Vulgate

La Vulgate (du latin vulgata, qui signifie « rendue accessible, rendue publique », lui-même de vulgus, qui signifie « la foule ») est une version latine de la Bible, traduite initialement par Jérôme de Stridon à la fin du IVe siècle directement depuis le texte hébreu de l'Ancien Testament et depuis le texte grec du Nouveau Testament, auxquels Jérôme et ses successeurs ont ajouté des adaptations de la Vetus Latina (« vieille [bible] latine »), une version plus ancienne traduite du grec de la Septante.

Diffusée essentiellement en Occident, elle connaît plusieurs versions et évolutions, dont celles due à Alcuin au VIIIe siècle ou encore à Érasme au XVIe siècle avant d'être fixée par le pape Clément VIII en 1592, dans une version dite « sixto-clémentine (en) » qui fera autorité dans l’Église catholique romaine jusqu'en 1979. En 1454, c'est à la Vulgate que Gutenberg réserve l'honneur d'être le premier livre imprimé.

La dernière révision en date, promulguée en 1979 par Jean-Paul II, est appelée la « Néo-Vulgate (en) ».

Gutenberg Bible, Lenox Copy, New York Public Library, 2009. Pic 01
Bible Gutenberg, vers 1455

Terminologie

Le terme Vulgate (vulgata) appliqué à la version latine de la Bible est anachronique concernant le travail de Jérôme de Stridon : ce n'est qu'à partir du début du XVIe siècle qu'il sert à désigner habituellement les bibles latines dont les versions ont été plus ou moins stabilisées depuis l'édition faite à Mayence vers 1450. Afin d'identifier ce texte stabilisé, le Concile de Trente de 1546 utilise l'expression « vetus et vulgata editio »[1].

Quand Jérôme ou son contemporain Augustin d'Hippone utilisent le terme vers le IVe siècle, c'est plutôt pour désigner la Bible grecque commune non révisée — ou ses traductions latines — connue sous le nom actuel de Vetus Latina (« vieille bible latine »)[1].

Enfin, le texte connu sous le nom de Vulgate de nos jours n'était toujours pas fixé au VIIIe siècle ni son usage réellement « vulgarisé » : celui-ci commencera à réellement se répandre aux alentours de 850, notamment grâce à la diffusion des bibles carolingiennes illustrées dites « Bibles de Tours », la Bible de Moutier-Grandval ou encore la Bible Vivien[1].

Jérôme de Stridon

Caravaggio - Saint Jerome Writing, c1606
Saint Jérôme par Le Caravage.

Les traductions latines de l'Ancien et du Nouveau Testament

À partir du IIe siècle, le nombre croissant de convertis au christianisme qui sont de langue ou de culture latine nécessite que les textes sur lesquels s’appuie cette religion leur soient accessibles. Cette demande est rencontrée par des traducteurs locaux, sans coordination ni systématisme. Il en résulte une grande variété de manuscrits et de versions des textes, aggravée par les processus de copie qui peuvent occasionner des fautes, des adaptations, ajouts ou retraits de la part des copistes[2].

Au IVe siècle, les traductions latines des textes de la Bible, réalisées à partir de la version grecque et caractérisées, à l'origine, par leur littéralisme (elles seront désignées par la suite sous le terme générique de Vetus latina, vieille latine ; il en existe deux types de variantes : africaine, la plus ancienne, et européenne) finissent par devenir fort diverses en qualité et en précision à cause de la multiplication des manuscrits.

Ainsi, à cette époque, il existe presque autant de versions des textes bibliques qu'il y en a de copies et l'évêque de Rome, Damase (366-384) vraisemblablement préoccupé par cette grande diversité des textes qu'il étudie, commande à Jérôme — un de ses collaborateurs occasionnels[3] qui a été ordonné par un évêque schismatique[4] — d'en produire une version fiable[2].

Le Nouveau Testament

Gutenberg bible Old Testament Epistle of St Jerome
Épître de Jérôme dans la Bible de Gutenberg.

C'est donc vraisemblablement à l'instigation de Damase[5] que Jérôme traduit les Évangiles à Rome, entre 383 et 384 : en se fondant sur des manuscrits grecs il révise une version européenne de la Vetus Latina des Évangiles, vraisemblablement une version d'Eusèbe de Césarée[6]. Les traductions latines des autres livres du Nouveau Testament ne lui doivent rien : leur version latine est attribuée à Rufin le Syrien et à des cercles pélagiens[7].

L'Ancien Testament

Concernant l'Ancien Testament, la plupart des chercheurs contemporains s'accordent sur le fait que Jérôme a accompli son travail de traduction entre 390 et 405[8]. Doué d'une bonne connaissance du grec qu'il perfectionne durant six ans à Antioche[9], Jérôme apprend l'hébreu lors de sa retraite dans le désert Syrien avec un moine d'origine juive converti au christianisme puis il noue une relation avec certains érudits juifs qu'il poursuit tout au long de sa carrière[10]. Faisant face à des difficultés d'interprétation, il se rend en Palestine pour consulter les docteurs juifs, spécialistes du texte hébreu. Son désir est de retrouver la veritas hebraica par-delà l'héritage grec. Néanmoins, le niveau de maîtrise de l'hébreu par Jérôme demeure en débat au sein de la recherche du XXIe siècle[11].

Jérôme traduit l’Ancien Testament à partir d’un original hébreu proche du texte massorétique[12], à Bethléem entre 390 et 405[13]. Il s'appuie également sur la version grecque issue de l'édition officielle d'Eusèbe, commandée par l'empereur Constantin à l'issue du concile de Nicée de 325[6]. Concernant l'ordre des traductions, la recherche actuelle propose la datation suivante : les Prophètes, Samuel, les Rois, les Psaumes[14] et Job sont achevés vers 393 ; Esdras, Néhémie et les Chroniques vers 394-396 ; les Proverbes, l'Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques vers 398 ; enfin le Pentateuque, Josué, les Juges, Ruth et Esther entre 398 et 405[8].

Il n’a pas traduit les livres deutérocanoniques, à l'exception de ceux de Tobie et de Judith. La traduction latine des livres de la Sagesse, Siracide, les deux livres des Maccabées, ou Baruch ne doit rien à Jérôme et reflète d'anciennes Vetus Latina[15].

Jérôme révise également, entre 382 et 385, un Psautier vieux latin dont aucune trace n'a été conservée de l'original[16]. Le Psautier de la Vulgate sixto-clémentine (en), dit « gallican » car il fut diffusé en Gaule à partir du IXe siècle[17], est une traduction en latin de Psaumes effectuée par Jérôme à Bethléem entre 386 et 389[18], à partir du texte hexaplaire (en grec) de la Septante d'Origène[17]. La traduction des Psaumes effectuée à partir du texte hébreu par Jérôme n'a jamais fait l'objet d'une utilisation liturgique et ne se trouve pas dans la Vulgate sixto-clémentine[17][note 1]. L'édition de la Bible réalisée à la fin VIIIe siècle et au tout début du IXe siècle par Alcuin inclut uniquement le psautier gallican[19]. D'autres psautiers latins (en) existent[20].

Réception antique

Jérôme propose une littéralité nouvelle des Écritures, éloignée de son style personnel[21]. La traduction de Jérôme, que les pratiques ascétiques et approches théologiques confinent en dehors des courants alors dominants de la Grande Église, est largement rejetée par ses contemporains, religieux comme laïcs, qui vont jusqu'à questionner l'orthodoxie de son auteur[22]. Sa façon de recourir au texte hébreu pour établir le texte de la Bible chrétienne est ainsi désapprouvée par ses contemporains comme Augustin d'Hippone qui pense qu'il faut suivre la Septante[23], selon l'usage, devenu prédominant dans le christianisme après la prédication de Paul de Tarse, des Églises issues des milieux juifs hellénisés et païens.

Correspondance de Jérôme et Damase

Dans la lettre-préface à sa traduction des Évangiles adressée à Damase, Jérôme exprime ses doutes à propos de l'accueil que recevra cette révision : « Tu me contrains à faire du travail nouveau sur de l'ancien : tu veux que, une fois les exemplaires des Écritures dispersés dans le monde entier, je siège comme arbitre et que, dans la mesure où ils varient entre eux, je décide quels sont ceux qui s'accordent avec la vérité grecque. […] Qui en effet, qu'il soit instruit ou non, quand il prendra le volume en mains et qu'il verra que ce qu'il y lit diverge du goût de la salive qu'il a senti la première fois, n'éclatera aussitôt en exclamations, s'écriant que je suis un faussaire, un sacrilège, moi qui ose ajouter, changer, corriger quelque chose aux livres anciens ? »[24]

La correspondance entre Jérôme et Damase est peut-être apocryphe[25] : selon Pierre Nautin, spécialiste de la littérature patristique, plusieurs des lettres entre Jérôme et Damase auraient en fait été écrites par Jérôme après la mort de Damase, Jérôme ayant « composé toute cette correspondance après la mort du pape dans une circonstance où il lui était utile de se prévaloir de ses relations avec le pontife défunt »[26]. Du vivant même de Jérôme des lettres faussement attribuées à ce dernier, à son grand dam, étaient en circulation — dont un pseudo-courrier à Damase[27] —, et moins d'un siècle après sa mort, des faussaires forgeaient des lettres apocryphes entre les deux hommes afin de créer une autorité pour leurs travaux, comme Jérôme l'avait lui-même déjà fait avec une certaine finesse[28]. De nombreuses fausses lettres, censées avoir été échangées entre Damase et Jérôme, circulent ensuite au cours à l'époque médiévale[29].

Versions successives

Période carolingienne

Il existe près de dix mille manuscrits, souvent récents, de la traduction de la Vulgate attribuée à Jérôme, dont les plus anciens remontent au VIIe voire au VIe siècle[30].

Dès le VIIIe siècle, les copies manuscrites recommencent à s'écarter du texte de Jérôme. A la demande de Charlemagne désireux de proposer à ses sujets une version fiable de la Bible, Alcuin, abbé de Saint-Martin de Tours, effectue un travail de restauration, qui sera mené à son terme par Théodulfe, évêque d'Orléans[31]. Ainsi, l'usage de la Vulgate ne se généralise pas avant le IXe siècle tandis que l'usage et les copies de la Vetus Latina restent répandus parmi les moines et clercs érudits jusqu'au XIIIe siècle[22]

En 1454, c'est à une révision parisienne manuscrite de la Vulgate datée du XIVe siècle que Gutenberg réserve l'honneur d'être le premier livre imprimé ; pour cette première édition qui comporte deux volumes, on parle de « Bible à 42 lignes » d'après le nombre de lignes qu'elle comprend par pages, présentées en deux colonnes[32].

Réforme

Au XVIe siècle, la Réforme protestante favorise de nouvelles traductions directement dans les langues vernaculaires (en allemand, français, etc.) des textes originaux hébreu et grec pour qu'ils soient compris par chaque croyant.

Estimant que le texte de la Vulgate avait subi jusqu'à son époque de multiples corruptions, Érasme entreprend en 1513 de rétablir un texte plus fidèle à celui de Jérôme en se fondant, à l'exemple de Laurent Valla, sur des sources en grec ancien : c'est ainsi que parut le Novum Instrumentum omne (1516), texte bilingue latin-grec d'une Vulgate rétablie, qui sert de base aux bibles protestantes de Genève et d'Angleterre. Des éditions critiques de la Vulgate n'en apparaissent pas moins à la suite de celle de Gobelinus Laridius publiée à Cologne en 1530, comme celle de Robert Estienne en 1528[33]. En outre, les traductions directes des versions en grec ou en hébreux entreprises par les exégètes humanistes font perdre à la version de Jérôme son statut de seule version valable de l'Écriture au sein du christianisme occidental, pour devenir une version parmi bien d'autres et souffrant de défauts[33].

Frontispiece of the Sixto-Clementine Vulgate (1592)
Frontispice de la Vulgate sixto-clémentine de 1592

L’Église catholique ressent alors la nécessité de réaffirmer la suprématie de la Vulgate[33] au cours du concile de Trente en 1546 :

« [L]e [...] saint concile [...] statu[e] et déclar[e] que la vieille édition de la Vulgate, approuvée dans l'Eglise même par un long usage de tant de siècles, doit être tenue pour authentique dans les leçons publiques, les discussions, les prédications et les explications, et que personne n'ait l'audace ou la présomption de la rejeter sous quelque prétexte que ce soit. »

[34]. Les autorités ecclésiales catholiques s'attachent dès lors à établir une nouvelle version critique révisée qui connaît quelques errements[33] : Clément VIII fait arrêter la publication d'une version de la Vulgate préparée par Sixte V (dite « Vulgata Sixtina (en) ») — vivement critiquée et truffée d'erreurs[33] et publiée en 1590 — pour promulguer une version révisée en 1592[30]. C'est la Vulgate sixto-clémentine (en) qui fera autorité dans l’Église catholique romaine jusqu'en 1979[35].

XXe siècle

Au XXe siècle, le pape Pie XII requalifie comme simplement juridique la suprématie du texte latin :

Prologus Ioanni Vulgata Clementina
Prologue de l'évangile de Jean, Vulgate clémentine.

« Si le concile de Trente a voulu que la Vulgate fût la version latine « que tous doivent employer comme authentique », cela, chacun le sait, ne concerne que l'Église latine et son usage public de l'Écriture, mais ne diminue en aucune façon (il n'y a pas le moindre doute à ce sujet) ni l'autorité ni la valeur des textes originaux... Cette autorité éminente de la Vulgate ou, comme on dit, son authenticité, n'a donc pas été décrétée par le concile surtout pour des raisons critiques, mais bien plutôt à cause de son usage légitime dans les Églises, prolongé au cours de tant de siècles. Cet usage, en vérité, démontre que, telle qu'elle a été et est encore comprise par l'Église, elle est absolument exempte de toute erreur en ce qui concerne la foi ou les mœurs, une authenticité de ce genre ne doit pas être qualifiée en premier lieu de critique, mais bien plutôt de juridique »[36]

La dernière révision en date de la Vulgate catholique, promulguée en 1979 par Jean-Paul II, est appelée la Néo-Vulgate (en) ou Nova Vulgata en latin[35].

Notes

  1. Traduction de Jérôme en latin depuis l'hébreu disponible ici ou ici.

Références

  1. (en) Pierre-Maurice Bogaert, « The Latin Bible, c. 600 to c. 900 », dans Richard Marsden et E. Ann Matter (éds.), The New Cambridge History of the Bible, vol. II : From 600 to 1450, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-86006-2), p. 69
  2. (en) John J. Contreni, « The patristic legacy to c. 1000 », dans Richard Marsden et E. Ann Matter (éds.), The New Cambridge History of the Bible, vol. II : From 600 to 1450, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-86006-2), p. 510
  3. (en) Andrew Cain et Josef Lössl, « Introduction », dans Andrew Cain et Josef Lössl (dirs.), Jerome of Stridon. His Life, Writings and Legacy, Routledge, (ISBN 9781317111191), p. 2
  4. Paulin d'Antioche ; (en) Andrew Cain, « Rethinking Jerome’s Portraits of Holy Women », dans Andrew Cain et Josef Lössl (dirs.), Jerome of Stridon. His Life, Writings and Legacy, Routledge, (ISBN 9781317111191), p. 47
  5. Ce point est débattu ; (en) Yves-Marie Duval, « Sur trois lettres méconnues de Jérôme concernant son séjour à Rome (382–385) », dans Andrew Cain et Josef Lössl (dirs.), Jerome of Stridon. His Life, Writings and Legacy, Routledge, (ISBN 9781317111191), p. 30
  6. Étienne Nodet, « Recension : Rico Christophe, Le traducteur de Bethléem : le génie interprétatif de saint Jérôme à l’aune de la linguistique (Lectio Divina, 270), Paris, Cerf, 2016 », Revue Biblique,‎ , p. 124-129
  7. Cf. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbeville, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Introduction : Du travail de Jérôme à la Vulgate », p. 217
  8. (en) Matthew A. Kraus, Jewish, Christian, and Classical Exegetical Traditions in Jerome’s Translation of the Book of Exodus: Translation Technique and the Vulgate, BRILL, (ISBN 9789004343009, lire en ligne), p. 23
  9. Jacques Flamant et Françoise Monfrin, « Une culture si ancienne et si nouvelle », dans Jean-Marie Mayeur, Charles Pietri, Luce Pietri, André Vauchez, Marc Venard (dirs.), Histoire du Christianisme, vol. 2 : Naissance d'une chrétienté (250-430), Desclée, (ISBN 2-7189-0632-4), p. 639-640
  10. (en) Matthew A. Kraus, Jewish, Christian, and Classical Exegetical Traditions in Jerome’s Translation of the Book of Exodus: Translation Technique and the Vulgate, BRILL, (ISBN 9789004343009, lire en ligne), p. 21
  11. (en) Frans van Liere, An Introduction to the Medieval Bible, Cambridge University Press, (ISBN 9781107728981, lire en ligne), p. 87
  12. Michel Ballard, Histoire de la traduction: Repères historiques et culturels, De Boeck, (ISBN 9782804170745, lire en ligne), pt27
  13. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbevile, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Introduction : Révisions et retour à l'Hebraica veritas », p. 93-96
  14. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbevile, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Introduction : Révisions et retour à l'Hebraica veritas », p. 93
  15. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbevile, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Introduction : Du travail de Jérôme à la Vulgate », p. 217, 223-225
  16. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbevile, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Introduction : Révisions et retour à l'Hebraica veritas », p. 89-90
  17. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbevile, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Introduction : Du travail de Jérôme à la Vulgate », p. 213, 217
  18. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbevile, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Introduction : Révisions et retour à l'Hebraica veritas », p. 90-93
  19. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbevile, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Introduction : Du travail de Jérôme à la Vulgate », p. 215, 217
  20. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbevile, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Introduction : Du travail de Jérôme à la Vulgate », p. 212-214
  21. Claudio Moreschini et Enrico Norelli, Histoire de la littérature chrétienne antique grecque et latine, Labor et Fides, (ISBN 9782830909425, lire en ligne), p. 378
  22. (en) Andrew Cain, « Rethinking Jerome’s Portraits of Holy Women », dans Andrew Cain et Josef Lössl (dirs.), Jerome of Stridon. His Life, Writings and Legacy, Routledge, (ISBN 9781317111191), p. 48
  23. Pierre Gandil, « La Bible latine : de la Vetus latina à la Néo-Vulgate », Résurrection, nos 99-100,‎ (lire en ligne)
  24. Aline Canellis (dir.) et al., Jérôme : Préfaces aux livres de la Bible, Abbevile, Éditions du Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » (no 592), , 530 p. (ISBN 978-2-204-12618-2), « Préface su saint prêtre Jérôme sur l'Évangile », p. 471-473
  25. Régis Burnet, Le Nouveau Testament: « Que sais-je ? » n° 1231, Presses Universitaires de France, (ISBN 9782130634447, lire en ligne), pt73
  26. Pierre Nautin, « Le premier échange épistolaire entre Jérôme et Damase : lettres réelles ou fictives ? », Revue philosophique et théologique de Fribourg, no 30,‎ , p. 331
  27. Jean-Louis Maier, Le dossier du donatisme, Berlin, Akademie Verlag, (ISBN 9783050003160, lire en ligne), p. 98
  28. (en) Andrew Cain, The Letters of Jerome: Asceticism, Biblical Exegesis, and the Construction of Christian Authority in Late Antiquity, Oxford University Press, (ISBN 9780191568411, lire en ligne), p. 67
  29. voir par ex. P. Blanchard, « La correspondance apocryphe du pape S. Damase et de S. Jérôme », Ephemerides liturgicae, Città del Vaticano, vol. LXIII,‎ , p. 376–883, cité par Andrew Cain, op. cit., 2009, p. 67
  30. Roselyne Dupont-Roc, « Le texte du Nouveau Testament et son histoire », dans Daniel Marguerat (dir.), Introduction au Nouveau Testament : Son histoire, son écriture, sa théologie, Labor et Fides, (ISBN 978-2-8309-1289-0), p. 516
  31. (en) Frans van Liere, An Introduction to the Medieval Bible, Cambridge University Press, (ISBN 9781107728981, lire en ligne), p. 92
  32. (en) Hans Dieter Betz, Religion past and present, Brill, (lire en ligne), p. 620
  33. (en) Frans van Liere, « The Latin Bible, c. 900 to the Council of Trent, 1546 », dans Richard Marsden et E. Ann Matter (éds.), The New Cambridge History of the Bible, vol. II : From 600 to 1450, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-86006-2), p. 108-109
  34. Denzinger 1506, Décret touchant l'Édition & l'usage des Livres Sacrés, IVe session du concile de Trente.
  35. « Scripturarum Thesaurus (25 avril 1979) | Jean Paul II », sur w2.vatican.va (consulté le 11 août 2019)
  36. Pie XII, Encyclique Divino Afflante Spiritu

Bibliographie

  • (en) Matthew A. Kraus, Jewish, Christian, and Classical Exegetical Traditions in Jerome’s Translation of the Book of Exodus: Translation Technique and the Vulgate, BRILL, (ISBN 9789004343009, lire en ligne)
  • Christophe Rico, Le traducteur de Bethléem : le génie interprétatif de saint Jérôme à l'aune de la linguistique, Les éditions du Cerf, (ISBN 9782204105804, lire en ligne)
  • (en) Frans van Liere, An Introduction to the Medieval Bible, Cambridge University Press, (ISBN 9781107728981, lire en ligne)
  • (en) H. H. Glunz, History of the Vulgate in England from Alcuin to Roger Bacon: Being an Inquiry Into the Text of Some English Manuscripts of the Vulgate Gospels, Cambridge University Press, (ISBN 9780521170758, lire en ligne)
  • P.-M. Bogaert, La Bible latine des origines au Moyen Âge. Aperçu historique, état des questions, Revue théologique de Louvain, 19, 1988, 137-159
  • Henri Quentin, Mémoire sur l'établissement du texte de la Vulgate, Rome/Paris, Desclée/Gabalda, (ISBN 9785884069848, lire en ligne)
  • Samuel Berger, Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du Moyen Âge (Paris 1893)

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

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Armoiries de Porto Rico

Le blason de Porto Rico a d'abord été accordé par la Couronne espagnole en 1511 et qu'à ce titre il est aujourd'hui le plus vieux blason encore utilisé dans le nouveau monde. Il a été officiellement réadopté par le gouvernement de Porto Rico en 1976.

Sur le bouclier, le fond vert représente la flore de l'île. L'agneau et le drapeau sur le bouclier sont ceux de Jean le Baptiste, alors que le livre avec les sept sceaux sur lesquels l'agneau s'assoit représente le livre de l'Apocalypse, généralement attribué à Jean l'Évangéliste. La bordure est composée de plusieurs éléments : les châteaux et les lions pour représenter la Castille et le León (la Couronne de Castille) et un drapeau avec les armoiries d'Aragon et de Sicile (pour la Couronne d'Aragon). La croix de Jérusalem représente la foi catholique.

Le "F" et le joug (espagnol : "yugo") représentent Ferdinand II d'Aragon alors que le "Y" et les flèches (espagnol : "flechas") représentent Isabelle Ire de Castille, qui a accordé le blason à Porto Rico. Dans la partie inférieure, sur une ceinture d'argent on peut lire la devise officielle de Porto Rico en latin : Joannes est nomem ejus ("Jean est son nom") en référence au Vulgate 1:63 de Saint Luc car San Juan ou Saint-Jean était le nom d'origine de l'Île.

Bible

La Bible est un ensemble de textes considérés sacrés par les juifs et les chrétiens. Les différents groupes religieux peuvent inclure différents livres dans leurs canons, dans un ordre différent. Les textes des livres eux-mêmes ne sont pas toujours identiques d'un groupe religieux à l'autre.

La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée entre le VIIIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle av. J.-C. pour l'Ancien Testament, et la deuxième moitié du Ier siècle, voire le début du IIe siècle pour le Nouveau Testament.

La Bible hébraïque est dite en hébreu « TaNaKh », acronyme formé à partir des titres de ses trois parties constitutives : la Torah (la Loi), les Nevi'im (les Prophètes) et les Ketouvim (les autres écrits). Elle est traduite en grec ancien à Alexandrie. Cette version — la Septante — est utilisée au tournant du Ve siècle par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible — la Vulgate — à partir de l'hébreu puis, au IXe siècle, par les « apôtres des Slaves » Cyrille et Méthode pour traduire la Bible en vieux-slave.

La Bible chrétienne, qui connait plusieurs canons selon les époques et les confessions, est constituée de deux parties : l'Ancien Testament, qui reprend le Tanakh tel quel ou augmenté d'un certain nombre de livres et le Nouveau Testament commun à la plupart des Églises chrétiennes et regroupant les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s'agit des quatre Évangiles canoniques, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse.

Cantiques des degrés

Les cantiques des degrés (hébreu : שירי המעלות shirei hama'alot), également appelés psaumes graduels ou chants des montées, sont un ensemble de quinze psaumes (120 à 134 dans la Bible hébraïque, de 119 à 133 dans la Septante et la Vulgate) qui commencent, à l’exception du Psaume 121/120, par les mots Shir hama'alot (hébreu: שיר המעלות).

Conçus pour être chantés lors des trois fêtes de pèlerinage par les pèlerins ou les prêtres sur les quinze degrés, c’est-à-dire les marches qui menaient au Temple de Jérusalem, les cantiques des degrés sont considérés tant dans l’exégèse traditionnelle que dans la critique biblique comme une unité littéraire particulière.

Cassiodore

Cassiodore (en latin Magnus Aurelius Cassiodorus Senator) est un homme politique et écrivain latin, fondateur du monastère de Vivarium. Il est né vers 485 à Scolacium, dans l'actuelle province de Catanzaro en Calabre, et mort vers 580 aux alentours de l'actuel hameau de Copanello.

La vie de Cassiodore s'articule essentiellement autour de deux périodes séparées par sa « conversion », qui marque son retrait de la vie publique.

Jérôme de Stridon

Jérôme de Stridon, saint Jérôme ou, en latin, « Eusebius Sophronius Hieronymus Stridonensis » , en grec « Εὐσέβιος Σωφρόνιος Ἱερώνυμος » , né vers 347 à Stridon (en), à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie (en actuelle Slovénie ou Croatie), et mort le 30 septembre 420 à Bethléem, est un moine, traducteur de la Bible, docteur de l'Église et l'un des quatre Pères de l'Église latine, avec Ambroise de Milan, Augustin d'Hippone et Grégoire Ier. L'ordre des hiéronymites (ou « ermites de saint Jérôme ») se réfère à lui.

Jérôme suit des études à Rome, se convertit vers l'âge de 18 ans à la suite d'un rêve mystérieux, puis, après un séjour en Gaule, part pour la Terre sainte en 373. Il vit en ermite dans le « désert » de Chalcis de Syrie, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Antioche. Il est ensuite ordonné prêtre à Antioche. En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de traduire la Bible en latin. La marque de confiance que le pape lui avait accordée à cette occasion explique que la tradition et l'iconographie lui reconnaissent la qualité de cardinal, bien que l'institution cardinalice n'ait pas encore reçu, à l'époque, la définition précise que lui conférera au XIe siècle la réforme grégorienne.

À la mort du pape, il doit quitter Rome et retourne en Terre sainte en compagnie de Paula, noble romaine. Ils fondent un monastère double à Bethléem. Durant les 34 dernières années de sa vie, Jérôme se consacre à la composition d'un texte latin de l'Ancien et du Nouveau Testament, qui soit plus fidèle aux manuscrits originaux grecs et hébreux. Concurremment il rédige ses commentaires sur la Bible.

Il meurt en 420 et ses restes sont d'abord enterrés à Jérusalem puis auraient été transférés à la basilique Sainte-Marie-Majeure, l'une des quatre grandes basiliques de Rome.

Les catholiques le considèrent comme l'un des Pères de l'Église et, avec les orthodoxes, le vénèrent comme saint. Depuis Boniface VIII, en 1298, il est qualifié de docteur de l'Église.

Sa traduction de la Bible constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l'Église catholique. Il est considéré comme le patron des traducteurs en raison de sa révision critique du texte de la Bible en latin qui a été utilisée jusqu'au XXe siècle comme texte officiel de la Bible en Occident.

Lancelot-Graal

Le Lancelot-Graal, également connu comme Lancelot en prose, Cycle de la Vulgate ou encore Cycle du Pseudo-Map, est une série de cinq œuvres en prose française du Moyen Âge, centrées sur le roman de Lancelot (qui occupe huit volumes dans l'édition d'Alexandre Micha).

Il n'y a pas d'unité de lieu, mais la plupart des épisodes se passent au royaume de Logres, fief du roi Arthur. Ce dernier est l'un des personnages principaux, autour duquel gravitent une multitude d'autres, dont beaucoup sont des chevaliers de la Table ronde. Parmi eux, le célèbre Lancelot du Lac, dont le roman détaille les aventures, y compris les histoires d’amour successives, principalement celle avec la reine Guenièvre (l'épouse du roi Arthur) ; mais il y en a beaucoup d'autres : celle avec la Dame de Malehaut, celle avec la fille du roi Pellès (qui lui donnera son fils unique, Galaad), etc., et aussi, en parallèle, celle avec le roi Galehaut, seigneur des Îles lointaines, avec lequel Lancelot choisira d'aller reposer pour l'éternité, dans la tombe de la Joyeuse-Garde. Mais le cycle raconte aussi des aventures d'ordre plus spirituel, voire religieux : celles du Saint Graal, vaisseau ayant contenu le sang du Christ, en quête duquel tous les chevaliers de la Table ronde partiront à un moment ou à un autre, le vainqueur de cette compétition sacrée n'étant autre que le fils de Lancelot : Galaad.

Le cycle, tel qu'il nous est parvenu, avec ses multiples variantes et son foisonnement de personnages, représente une source majeure de la légende arthurienne.

Latin médiéval

Le latin médiéval désigne le latin tel qu'il était employé au Moyen Âge.

Les historiens et linguistes n'ont pas atteint de consensus sur la date de passage entre le bas latin et le latin médiéval : les différentes études réalisées sur le sujet estiment que la période de transition s'étale du IVe au IXe siècle. Bien que l'usage populaire de la langue s'étiole progressivement durant cette période, les érudits, les lettrés et les prêtres continuent de l'utiliser intensivement pour leurs échanges. C'est notamment à l'aide de ces derniers et de leurs travaux sur la Vulgate que la langue va s'enrichir : de nombreux emprunts sont effectués à partir du grec et de l'hébreu, en ce qui concerne le vocabulaire mais aussi la syntaxe et la grammaire. C'est principalement de cette période que viennent les nombreux termes de liturgie issus d'étymons grecs comme eucharistie ou liturgie lui-même. C'est aussi la période d'apogée des migrations germaniques ; leur omniprésence marquera fortement la langue.

Livre d'Esdras

Le Livre d'Esdras (ou Ezra) est un livre de la Bible hébraïque et de l'Ancien Testament. Il existe quatre livres portant ce nom, appelés différemment selon des traditions littéraires très complexes.

Livre de Tobie

Le Livre de Tobie, parfois appelé Livre de Tobit (Tobie étant le fils de Tobit dans la Septante), est un livre deutérocanonique de l'Ancien Testament. Il raconte l'histoire d'un Israélite de la tribu de Nephthali nommé Tobie (le texte latin de la Vulgate donne le même nom au père et au fils, Tobias). Déporté à Ninive, il devient aveugle après avoir reçu de la fiente d'oiseau dans les yeux et envoie son fils Tobie recouvrer une dette en Médie auprès de leur parent Gabaël.

Le texte est écrit en grec et figure dans la Septante. Rédigé sans doute initialement en hébreu ou en araméen, l'original a été perdu, mais un fragment en araméen avec un texte correspondant en grec a été retrouvé dans les années 1950, dans la grotte no 4 près des ruines de Qumrân parmi les manuscrits de la mer Morte. Ce livre ne figure pas au canon des Écritures hébraïques et ne se trouve donc pas dans le Tanakh. Il est déclaré canonique par l'Église au concile de Carthage III en 397, mais il était déjà largement utilisé par les différentes communautés chrétiennes. Il figure donc dans le canon deutérocanonique de l'Église catholique tout comme dans celui de l'Église orthodoxe.

Il est repris par la Vulgate. Clément d'Alexandrie le reconnaît comme partie de la Sainte Écriture et Ambroise de Milan le qualifie de liber propheticus.

Le Livre de Tobie est le seul de la Bible où la Terre promise est qualifiée de « Terre d'Abraham ».

Lucifer

Le nom Lucifer signifie en latin : « Porteur de lumière », de « lux (lumière) » et « ferre (porter) ».

À l'origine, pour les Romains, l'« astre du matin » (c'est-à-dire la planète Vénus) était un dieu appelé Lucifer. Précédant le soleil, il annonçait la venue de la lumière de l'aurore.

Les Chrétiens ont donné successivement trois sens au mot lucifer. Le premier, issu du sens latin « qui porte la lumière » a été utilisé par certains des premiers Chrétiens avec le sens figuré de « qui porte la vérité ». En ce sens, il a pu être attribué au Christ lui-même. Le second, issu du sens « étoile du matin » a été utilisé dans la Vulgate (première traduction latine de la Bible chrétienne) pour traduire l'expression « astre brillant » du livre d'Isaïe, entre autres. Le troisième, sous la forme définitive de Lucifer, est devenu le nom d'un ange déchu pour s'être rebellé contre Dieu. Certains l'ont rapidement assimilé à Satan.

Prière de Manassé

La Prière de Manassé est un texte de la Bible, rattaché à l'Ancien Testament, et souvent intégré au dernier chapitre du Second livre des Chroniques (Paralipomènes), sans titre ni capitulation propre.

Ce texte court (15 versets) est une prière de pénitence du roi de Juda, Manassé, captif à Babylone, qui était, selon la Bible, parmi les plus idôlatres. Cependant, après avoir été fait prisonnier par les assyriens, il pria pour son pardon et se détourna de son idolâtrie.

Elle contient de nombreuses réminiscences des Psaumes, en particulier du Psaume 50.

La Prière de Manassé fait partie de certaines éditions de la Septante grecque et de certaines versions de la Vulgate latine ("Oratio Manasse"). Saint Jérôme ne l'intègre pas à la traduction du Second livre des Chroniques qu'il a faite à partir de l'hébreu. Cependant, jusqu'au VIe siècle au moins, la traduction latine de la Prière de Manassé a fait partie du corpus des hymnes bibliques utilisées dans certaines liturgies latines, en Afrique du Nord notamment, comme l'atteste le commentaire qu'en a donné l'évêque Verecundus de Junca, mort après 552. La Glose ordinaire de la Bible (édition princeps, A. Rusch, Strasbourg, 1481, t. 2) en propose un commentaire extrait de celui de Verecundius.

Les manuscrits de la version parisienne ou universitaire de la Vulgate latine du XIIIe siècle ainsi que les premières éditions imprimées de la Vulgate, dont la Bible de Mayence à 42 lignes en 1452, l'intègrent à la suite du chapitre 36 du second livre des Chroniques (Paralipomènes), parfois avec un titre, parfois sans distinction. Les versions latines publiées à partir du XVIe siècle ont été considérablement interpolées à partir du grec. .

Le Canon des Écritures, promulgué par le Concile de Ferrare-Florence et le Concile de Trente, ne la mentionnent pas. Aucun acte conciliaire ne l'écarte explicitement du Canon. Cependant, la version Sixto-Clémentine de la Bible latine (Vulgate), promulguée en 1592 en application des décrets du Concile de Trente, la place à la suite de tous les livres bibliques (en appendice). Elle précise que la Prière de Manassé ne fait pas partie du corpus des Écritures défini par le concile de Trente, mais qu'il convient d'en conserver la mémoire puisqu'elle est citée par certains Pères et se trouve dans certains manuscrits de la Bible.

Le judaïsme[réf. souhaitée] et le protestantisme la rejettent comme apocryphe ; l'Église catholique romaine et les chrétiens orthodoxes la considèrent comme deutérocanonique.

Psaume 120 (119)

Le psaume 120 (119 dans la numérotation grecque) est le premier des quinze cantiques des degrés, appelés aussi chants des montées.

Psaume 137 (136)

Le psaume 137 (136 selon la Vulgate catholique et la numérotation grecque) est l'un des psaumes les plus connus du livre des Psaumes. Il est le seul des 150 psaumes à évoquer l'exil à Babylone qui a suivi la prise de Jérusalem par le roi de Babylone Nabuchodonosor en 586 av. J.-C. Selon la tradition rabbinique, il a été écrit par le prophète Jérémie. Ce psaume est appelé en latin Super flumina Babylonis, d'après son incipit. Il a été mis en musique à maintes reprises et se retrouve aussi dans la littérature.

Psaume 16 (15)

Le psaume 16 (15 selon la numérotation de la Septante en grec) est une hymne attribuée à David. Il fait partie des psaumes de confiance, et d'après le vocabulaire employé, il pourrait dater du temps de David ou du prophète Jérémie. Ce psaume apparaît dans le Nouveau Testament : il est cité deux fois explicitement dans le livre des Actes des Apôtres.

Psaume 56 (55)

Le psaume 56 (55 selon la numérotation grecque) est attribué à David.

Sadad

Sadad (en arabe: صدد) est un village de Syrie, à 60 kilomètres au sud de Homs et à 101 kilomètres au nord-est de Damas. Sadad est probablement le village mentionné dans l'Ancien Testament comme extrémité nord-est du pays de Canaan, sous le nom de Zedad, traduit en latin dans la Vulgate par Sedada. L'araméen y est encore parlé.

Vetus Latina

Vetus Latina (vieille [traduction] latine) est le nom collectif des anciennes versions latines des textes bibliques effectuées à partir des textes grecs. Les plus anciennes d'entre elles remontent au IIe siècle. Ces traductions, faites à différents endroits par des traducteurs différents, sans contrôle de la hiérarchie ecclésiastique, sont fort diverses et pas toujours très précises.

Ces versions ont précédé la traduction initiée par Jérôme de Stridon (382-405 AD), qui produisit la collection appelée Vulgate (traduction commune) latine. Celle-ci finit par évincer les anciennes versions dans l'usage des Églises chrétiennes latines.

La Vetus Latina n'est conservée que très partiellement. Les versions provenant de l'Afrique portent le nom collectif Afra ; celles de l'Europe Itala.

YHWH

יהוה est le Tétragramme (grec ancien : Τετραγράμματον, Tetragrammaton, « mot composé de quatre lettres »), le théonyme de la divinité d’Israël, composé des lettres yōḏ (י), hē (ה), wāw (ו), hē (ה), et retranscrit YHWH en français.

Apparaissant près de 7 000 fois dans l’ensemble de la Bible hébraïque et présenté comme le « nom propre » de l’Elohim du judaïsme, il pourrait être dérivé de la racine trilittère en hébreu : היה (HYH, « être »). Considéré d’une sainteté suprême et déclaré ineffable en raison du troisième commandement (« ne pas prononcer le nom divin en vain ») vers le IIIe siècle, il est substitué dans les prières ou la lecture de la Torah par Adonaï (hébreu : אדני « mon Seigneur ») et par HaShem (hébreu : השם « le Nom ») dans un contexte profane.

Certaines traductions chrétiennes de la Bible l’ont parfois transcrit par « Yahvé », « Yahweh », « Jéhovah » ou « Jéhova ». Depuis le pontificat de Benoît XVI, l’Église catholique préconise, entre autres par respect pour les Juifs, de ne plus prononcer « Yahvé » mais d’employer à la place l'expression « le Seigneur » selon l’usage de la Vulgate, laquelle suit elle-même les copies tardives de la Septante, dans lesquelles le Tétragramme avait fini par être remplacé par Κύριος (Kyrios, « Seigneur »).

Épître de Jérémie

L’épître de Jérémie est la copie de la lettre qu'envoya Jérémie aux captifs qui allaient être emmenés à Babylone par le roi des Babyloniens, pour leur annoncer ce que Dieu avait commandé de leur dire.

Cette lettre ne figure pas au canon des écritures hébraïques.

Elle figure comme un livre indépendant dans la Septante.

Elle constitue le 6e chapitre du livre de Baruch dans la vulgate et figure dans le canon deutérocanonique catholique.

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