Vetus Latina

Vetus Latina (vieille [traduction] latine) est le nom collectif des anciennes versions latines des textes bibliques effectuées à partir des textes grecs. Les plus anciennes d'entre elles remontent au IIe siècle. Ces traductions, faites à différents endroits par des traducteurs différents, sans contrôle de la hiérarchie ecclésiastique, sont fort diverses et pas toujours très précises.

Ces versions ont précédé la traduction initiée par Jérôme de Stridon (382-405 AD), qui produisit la collection appelée Vulgate (traduction commune) latine. Celle-ci finit par évincer les anciennes versions dans l'usage des Églises chrétiennes latines.

La Vetus Latina n'est conservée que très partiellement. Les versions provenant de l'Afrique portent le nom collectif Afra ; celles de l'Europe Itala.

Old latin gospel
Une page du Codex Vercellensis, un exemple de Vetus Latina. Il s'agit d'un extrait de l'Évangile de Jean, 16:23-30.

Étude des sources

Un prêtre bavarois, Joseph Denk, entreprit, à la fin du XIXe siècle, de collecter les citations de la Bible latine dans les écrits des Pères de l’Église. La collection de Denk, comportant plusieurs centaines de milliers de fiches, a été léguée à l’abbaye majeure de Beuron.

En 1945 le moine bénédictin Bonifatius (Peter Paul) Fischer (1915–1997) fonda le Vetus-Latina-Institut au sein de l'abbaye majeure de Beuron, en Allemagne. Le but de cet Institut est la collection et l'édition de tous les restes des anciennes versions latines qui constituent la Vetus Latina. L'édition est prévue en 27 volumes.

À présent, l'Institut travaille en collaboration avec l'Université catholique de Louvain, en Belgique.

Liens externes

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Abbaye de Beuron

L'archi-abbaye de Beuron (Erzabtei St. Martin zu Beuron) est l'abbaye-mère de la congrégation de Beuron, l'une des congrégations faisant partie de la confédération bénédictine. Elle se situe en Allemagne, dans le land de Bade-Wurtemberg à Beuron, dans la région du Danube supérieur. Elle est consacrée à saint Martin.

Altercatio Ecclesiae et Synagogae

Altercatio Ecclesiae et Synagogae ("La controverse entre Église et synagogue") est un écrit anonyme rédigé au Ve siècle, attribué à tort à Augustin au début du conflit chrétien sur la délégitimation du judaïsme.

Bible

La Bible est un ensemble de textes considérés sacrés par les juifs et les chrétiens. Les différents groupes religieux peuvent inclure différents livres dans leurs canons, dans un ordre différent. Les textes des livres eux-mêmes ne sont pas toujours identiques d'un groupe religieux à l'autre.

La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée entre le VIIIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle av. J.-C. pour l'Ancien Testament, et la deuxième moitié du Ier siècle, voire le début du IIe siècle pour le Nouveau Testament.

La Bible hébraïque est dite en hébreu « TaNaKh », acronyme formé à partir des titres de ses trois parties constitutives : la Torah (la Loi), les Nevi'im (les Prophètes) et les Ketouvim (les autres écrits). Elle est traduite en grec ancien à Alexandrie. Cette version — la Septante — est utilisée au tournant du Ve siècle par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible — la Vulgate — à partir de l'hébreu puis, au IXe siècle, par les « apôtres des Slaves » Cyrille et Méthode pour traduire la Bible en vieux-slave.

La Bible chrétienne, qui connait plusieurs canons selon les époques et les confessions, est constituée de deux parties : l'Ancien Testament, qui reprend le Tanakh tel quel ou augmenté d'un certain nombre de livres et le Nouveau Testament commun à la plupart des Églises chrétiennes et regroupant les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s'agit des quatre Évangiles canoniques, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse.

Bibliothèque capitulaire de Constance

La bibliothèque capitulaire de Constance était à l'origine la bibliothèque des évêques de Constance et du chapitre cathédral. Cette collection de livres est aujourd'hui dispersée entre plusieurs bibliothèques européennes. Parmi les ouvrages qui y ont été conservés, on compte de nombreux manuscrits composés dans la région du Lac de Constance depuis les VIIIe et IXe siècles jusqu'au Moyen Âge tardif et à la Renaissance.

Codex Vercellensis

Le Codex Vercellensis, ou Codex Vercellensis Evangeliorum, est un codex du IVe siècle conservé à la bibliothèque de la cathédrale Saint-Eusèbe de Verceil, en Italie. Rédigé à l'encre d'argent sur du vélin teint en pourpre, il s'agit d'un manuscrit des quatre Évangiles qui appartient au corpus des traductions latines de la Bible antérieures à la Vulgate (Vetus Latina).

L'évêque Eusèbe de Verceil, mort en 371, est traditionnellement considéré comme l'auteur ou le commanditaire du codex.

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Crucifixion

La Crucifixion (du latin classique crucifixio) désigne le crucifiement de Jésus de Nazareth, considéré par les chrétiens comme le Christ. Selon les textes néotestamentaires, Jésus-Christ fut condamné à mort par le préfet romain Ponce Pilate, et exécuté par le supplice de la croix.

Les péricopes de l'arrestation de Jésus, de son procès, du portement de Croix et de sa crucifixion, font partie du récit de la Passion. Le passage de la crucifixion à la résurrection de Jésus est aux fondements de la religion chrétienne.

David Charles Parker

David Charles Parker est un professeur de théologie de l'université de Birmingham, il a été titulaire de la chaire Edward Cadbury Professor of Theology (en) (2005-2017). Son domaine d'activité comprend la critique textuelle du Nouveau Testament et le paléographie grecque et latine. Il participe à la numérisation du Codex Sinaiticus en 2008.

Humanités

Le terme humanités a longtemps désigné les collèges dispensant la première partie de l'enseignement des arts libéraux (trivium et quadrivium, sans celui de la philosophie) de la faculté des arts de l'Université. Ces collèges d'humanités étaient pourvus de trois ou quatre classes de grammaire, de deux classes d'humanité et de rhétorique. Ils correspondaient, depuis le Moyen Âge jusqu'à la Révolution française, à notre actuel enseignement secondaire, et préparaient à l'entrée dans l'une des trois autres facultés de l'Université (droit, médecine et théologie).

Par la suite, les Humanités ont continué à désigner les disciplines traitant des langues et de la littérature ancienne, c'est-à-dire essentiellement le latin et le grec ancien. Aujourd'hui la notion d‘Humanités tend à désigner un champ disciplinaire beaucoup plus large, recouvrant les Lettres et une partie des Sciences humaines et sociales. Si ce glissement de sens peut s'expliquer par un calque de l'anglais Humanities, il est aussi la conséquence des grands débats pédagogiques qui ont accompagné la marginalisation du grec et du latin par de nouvelles matières (Français, sciences, langues étrangères...) ; débats cristallisés en France par la réforme des lycées de 1902.

Cet article porte donc essentiellement sur les Humanités classiques, axées sur la découverte des auteurs latins et grecs dans l'Histoire, y compris avant et après la Renaissance.

Hélie

Hélie est un prénom français ancien.

Jérôme de Stridon

Jérôme de Stridon, saint Jérôme ou, en latin, « Eusebius Sophronius Hieronymus Stridonensis » , en grec « Εὐσέβιος Σωφρόνιος Ἱερώνυμος » , né vers 347 à Stridon (en), à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie (en actuelle Slovénie ou Croatie), et mort le 30 septembre 420 à Bethléem, est un moine, traducteur de la Bible, docteur de l'Église et l'un des quatre Pères de l'Église latine, avec Ambroise de Milan, Augustin d'Hippone et Grégoire Ier. L'ordre des hiéronymites (ou « ermites de saint Jérôme ») se réfère à lui.

Jérôme suit des études à Rome, se convertit vers l'âge de 18 ans à la suite d'un rêve mystérieux, puis, après un séjour en Gaule, part pour la Terre sainte en 373. Il vit en ermite dans le « désert » de Chalcis de Syrie, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Antioche. Il est ensuite ordonné prêtre à Antioche. En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de traduire la Bible en latin. La marque de confiance que le pape lui avait accordée à cette occasion explique que la tradition et l'iconographie lui reconnaissent la qualité de cardinal, bien que l'institution cardinalice n'ait pas encore reçu, à l'époque, la définition précise que lui conférera au XIe siècle la réforme grégorienne.

À la mort du pape, il doit quitter Rome et retourne en Terre sainte en compagnie de Paula, noble romaine. Ils fondent un monastère double à Bethléem. Durant les 34 dernières années de sa vie, Jérôme se consacre à la composition d'un texte latin de l'Ancien et du Nouveau Testament, qui soit plus fidèle aux manuscrits originaux grecs et hébreux. Concurremment il rédige ses commentaires sur la Bible.

Il meurt en 420 et ses restes sont d'abord enterrés à Jérusalem puis auraient été transférés à la basilique Sainte-Marie-Majeure, l'une des quatre grandes basiliques de Rome.

Les catholiques le considèrent comme l'un des Pères de l'Église et, avec les orthodoxes, le vénèrent comme saint. Depuis Boniface VIII, en 1298, il est qualifié de docteur de l'Église.

Sa traduction de la Bible constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l'Église catholique. Il est considéré comme le patron des traducteurs en raison de sa révision critique du texte de la Bible en latin qui a été utilisée jusqu'au XXe siècle comme texte officiel de la Bible en Occident.

Lectionnaire de Luxeuil

Le lectionnaire de Luxeuil (BnF, lat. 9427), ou lectionnarium gallicanum (lectionnaire gallican) est considéré comme l'un des chefs d'œuvre de l'enluminure mérovingienne. Réalisé vers 700, il provient de l'abbaye de Luxeuil.

Livre de Jérémie

Le livre de Jérémie (יִרְמְיָהוּ Yirməyāhū) est un livre du Tanakh et de l'Ancien Testament, écrit selon la tradition juive et chrétienne par le prophète Jérémie.

Sa rédaction commence avant la destruction de Jérusalem par les Babyloniens car il était déjà répandu et utilisé par les Juifs durant leur exil à Babylone. La quatrième année de Joachim correspond à 605/604 av. J.-C. ; c’est-à-dire au moment où la bataille de Karkemish fait basculer le Moyen-Orient de la domination égyptienne à celle de Babylone. Selon le texte, lorsqu'il prend connaissance du contenu du livre, le roi Joachim déchire le rouleau et le jette au feu ; Jérémie doit alors le récrire (Jr 36).

Manuscrits bibliques

Un manuscrit biblique est la copie d'un texte fondateur des religions juive et chrétienne, écrit avant l'usage de l'imprimerie en Occident. Le mot manuscrit vient du latin manus (main) et scriptum (écrit), Bible vient du grec βιϐλια (livres).

La taille d'un manuscrit biblique varie du minuscule parchemin, contenant des versets individuels ou des écritures juives (voir téfiline), à d'énormes codex, comme des Bibles polyglottes. Il peut contenir tout ou partie d'un texte canonique de la Bible hébraïque (Tanakh), du Nouveau Testament ou un travail extracanonique.

Il existe de nombreux manuscrits bibliques, complets ou fragmentés. Ainsi les manuscrits du Nouveau Testament constituent un ensemble de plus de 5 800 textes grecs, plus de 10 000 en latin et 9 300 dans diverses autres langues anciennes - syriaque, copte, arménien, éthiopien, slave ou gotique ; ces manuscrits datent de l'an 125 au XVe siècle, avec l'introduction de l'imprimerie.

La science de la critique textuelle s'intéresse aux évolutions du texte. Ses variations résultent des interprétations et des sélections faites volontairement par les copistes, mais aussi de leurs erreurs de transcription. Aussi ces études tentent-elle de reconstituer les différentes origines du texte.

Les manuscrits bibliques sont répartis en différentes catégories, selon leur support ou leur type d'écriture. On distingue d'abord :

les papyrus, fabriqués à l'aide de moelle de roseau, organisés sous forme de rouleaux ;

les parchemins, fabriqués à l'aide de peaux de veau ou de mouton, organisés sous forme de feuillets séparés.Pour les manuscrits du Nouveau Testament rédigés en grec, on distingue :

ceux rédigés en lettres capitales dites « onciales », ce sont les plus anciens ;

ceux rédigés en lettres minuscules, les plus nombreux.

Paul Mattei

Paul Mattei, né à Marseille le 15 mai 1953, est un latiniste, historien et universitaire français.

Psaume surnuméraire

Un psaume surnuméraire est un psaume attribué à David qui ne figure pas dans le Livre des Psaumes.

Synode de Francfort

Le synode ou concile de Francfort est une réunion des évêques de l’Empire carolingien convoqué par Charlemagne, ouverte le 1er juin 794 à Francfort dont c'est la première mention.

Traductions de la Bible

La Bible hébraïque (Tanakh) est écrite en hébreu à l'exception de certains passages des livres de Daniel, Esdras, et Jérémie qui sont en araméen. Au IIIe siècle av. J.-C., une version des livres qui formeront par la suite la Bible est traduite en grec à Alexandrie. Elle est appelée la Septante. C'est à partir de cette version en grec que sera formé l'Ancien Testament (AT) chrétien. À partir du Ier siècle, des traductions en araméen apparaissent.

Les différentes parties du Nouveau Testament (NT) ont été écrites en grec.

Les versions en latin de la Bible chrétienne sont élaborées dans un processus qui s'étale du IIe au IVe siècle.

Variantes textuelles du Nouveau Testament

Les variantes textuelles sont les altérations du texte du Nouveau Testament qui surviennent par propagation des erreurs (intentionnelles ou accidentelles) des copistes. Ces altérations peuvent être la suppression ou la répétition d’un mot, ce qui arrive lorsque l’œil du copiste revient à un mot semblable à un endroit du texte distinct de celui qu’il était en train de recopier. Dans d’autres cas, le copiste peut répéter du texte d’un passage semblable ou parallèle, par un automatisme de sa mémoire (subvocalisation). L'objet de la critique textuelle consiste notamment à retrouver ces altérations.

Dès 1707, le théologien John Mill signalait l’existence de 30 000 variantes dans le Nouveau Testament grec. Eberhard Nestle a réévalué ce nombre de 150 000 à 200 000. Plus récemment, Bart Ehrman estime qu'il y aurait entre 200 000 et 400 000 variantes textuelles pour plusieurs millions de pages de manuscrits.

Nous possédons actuellement plus de 5 800 manuscrits grecs complets du Nouveau Testament, plus de 10 000 manuscrits de la version latine de la Vulgate, et 9 300 copies d’autres versions.

Vulgate

La Vulgate (du latin vulgata, qui signifie « rendue accessible, rendue publique », lui-même de vulgus, qui signifie « la foule ») est une version latine de la Bible, traduite initialement par Jérôme de Stridon à la fin du IVe siècle directement depuis le texte hébreu de l'Ancien Testament et depuis le texte grec du Nouveau Testament, auxquels Jérôme et ses successeurs ont ajouté des adaptations de la Vetus Latina (« vieille [bible] latine »), une version plus ancienne traduite du grec de la Septante.

Diffusée essentiellement en Occident, elle connaît plusieurs versions et évolutions, dont celles due à Alcuin au VIIIe siècle ou encore à Érasme au XVIe siècle avant d'être fixée par le pape Clément VIII en 1592, dans une version dite « sixto-clémentine (en) » qui fera autorité dans l’Église catholique romaine jusqu'en 1979. En 1454, c'est à la Vulgate que Gutenberg réserve l'honneur d'être le premier livre imprimé.

La dernière révision en date, promulguée en 1979 par Jean-Paul II, est appelée la « Néo-Vulgate (en) ».

Structure
Versions et traductions
Exégèse biblique
Lieux
Personnages
Peuples

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