Umberto Cassuto

Umberto Cassuto, né le à Florence, mort le à Jérusalem, est un rabbin et érudit italien.

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Né à Florence, fils de Gustavo Cassuto, éditeur[1], et d'Ernesta Galletti, Cassuto venait d'une famille juive traditionaliste, enracinée dans la communauté juive de Florence depuis des générations. Il étudie à l'université de Florence jusqu'en 1906, et au Collège rabbinique, où il fut ordonné rabbin en 1908. Il sert comme assistant rabbin de la communauté juive jusqu'en 1922.

À la mort de Samuel Hirsch Margulies, en 1922, Cassuto lui succède à la fois dans le rabbinat et comme directeur du Séminaire rabbinique, puis en 1925, il devient professeur de langue et littérature hébraïque à l'université de Florence, jusqu'en 1933. Il se consacre d'abord à l'étude de l'histoire des Juifs en Italie. Son livre Gli Ebrei nell'età del Rinascimento a Firenze («Les Juifs à Florence pendant le Rinascimento"), est publié en 1918-1920.

À partir de 1933, il se concentre sur l'étude de la Bible. Devenu un des premiers spécialistes de Ougarit, il souligne les nombreuses connexions entre les légendes cananéennes et la littérature biblique. S'agissant de la Genèse, il combat l'hypothèse documentaire de Julius Wellhausen, selon laquelle la Genèse serait issue de trois sources originellement distinctes (Yahviste, Elohiste et Sacerdortale).

Nommé à l'université de Rome, il répertorie les manuscrits hébreux de la Bibliothèque Vaticane. Son catalogue des manuscrits hébreux 1-115 de la Bibliothèque apostolique vaticane ne parut qu'en 1956, quelques années après sa mort[2].

Cassuto, comme les autres professeurs juifs, est expulsé de l'Université de Rome avec les lois raciales en 1938. Sioniste de longue date, Cassuto accepte alors une invitation pour occuper la chaire d'études bibliques à l'Université hébraïque de Jérusalem en 1939, où il a enseigné jusqu'à sa mort en 1951. Il publie alors ses œuvres en hébreu, qu'il signe Moshe David Cassuto, d'après le nom de son grand père.

Ses dernières années sont assombries par la perte tragique de plusieurs membres de sa famille. Son fils Nathan, médecin réputé, qui dirige la communauté juive de Florence pendant la Shoah est arrêté par les Allemands en 1943, ainsi que sa belle-fille Anna, épouse de Nathan, et son gendre Shaul, mari de sa fille Hulda. Tous trois sont déportés à Auschwitz. Nathan est assassiné à Gross-Rosen, Shaul à Monowitz-Buna. Anna, transférée à Theresienstadt, en réchappe, émigre en Palestine, mais tombe dans l'embuscade du Mont Scopus du 13 avril 1948[3].

Œuvres en italien

  • Gli ebrei a Firenze nell'età del Rinascimento, Florence, Tip. Galletti e Cocci, 1918.
  • Dante e Manoello, Florence, Soc. Tip. Ed. Israel, 1922.
  • La questione della Genesi, Florence, F. Le Monnier, 1934.
  • Storia della letteratura ebraica postbiblica, Florence, Casa editrice Israel, 1938.

Traductions posthumes (de l'hébreu en anglais)

  • The documentary hypothesis and the composition of the Pentateuch: eight lectures by U. Cassuto, Jérusalem, Magnes Press, Hebrew University, 1961. New York, Shalem Press, 2006.
  • A Commentary on the book of Genesis, Jérusalem, Magnes Press, Hebrew University, 1961-1964.
  • A Commentary on the book of Exodus, Jérusalem, Magnes Press, Hebrew University, 1967.
  • The Goddess Anath: Canaanite Epics on the Patriarchal Age, Jérusalem, Magnes Press, Hebrew University, 1971.
  • Biblical and Oriental Studies, Jérusalem, Magnes Press, Hebrew University, 1973-1975.

Liens externes

Notes et références

  1. (it)Comunità ebraica di Firenze, « Firenze ebraica »,
  2. Humbertus Cassuto:Codices Vaticani Hebraici. Codices 1-115. BIBLIOTHECAE APOSTOLICAE VATICANAE CODICES MANUSCRIPTI RECENSITI, vol. 30 (ISBN 88-210-0152-0)
  3. (en)« Rabbi Nathan Cassuto officiates at a funeral in Florence. », sur United States Holocaust Memorial Museum

Source : Jewish Virtual Library (en)

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Cimetière de Sanhédriah

Le cimetière de Sanhédriah est un cimetière juif situé dans le quartier de Sanhédriah à Jérusalem, en Israël, ouvert en 1948.

Codex Cairensis

Le Codex Cairensis, également appelé : Codex Prophetarum Cairensis ou Codex du Caire des prophètes, est le plus vieux manuscrit hébreu daté contenant le texte des Nevi'im (livres prophétiques).

Codex d'Alep

Le Codex d'Alep (en hébreu כֶּתֶר אֲרָם צוֹבָא Keter Aram Tsova) est la plus ancienne version connue de la Bible hébraïque selon la massora tibérienne. Il aurait été écrit entre 910 et 930 de notre ère.

Bien qu'il ne soit plus complet depuis 1947 (environ un tiers de ses pages manque, ce qui comprend la plus grande partie de la Torah), contrairement au codex de Léningrad, il demeure la plus grande autorité en matière de massora (« transmission », la tradition par laquelle les Écritures hébraïques ont été préservées à travers les générations), et donc le plus fiable concernant le texte biblique, sa vocalisation et sa cantillation.

C'est sur la base du codex d'Alep que le rabbin et décisionnaire Moïse Maïmonide (1135-1204) a édicté les règles exactes de rédaction de rouleaux de la Torah. Ces édits halakhiques confèrent au codex d'Alep un sceau d'autorité suprême, même si Maïmonide ne l'a utilisé qu'au sujet des sections ouvertes et fermées, et non pour le texte lui-même.

Le Codex d’Alep est inscrit le 8 février 2016 sur la liste des biens du patrimoine mondial.

Datation de la Bible

La datation de la Bible consiste à déterminer la période de composition et de rédaction de chaque livre qui la compose, et si possible de chaque unité textuelle composant ces livres.

La Bible se présente comme une compilation de textes rédigés ou remaniés à différentes époques. La Bible hébraïque comprend trois parties, qui se sont constituées progressivement. Ce sont, de la plus ancienne à la plus récente : la Torah (תּוֹרָה, la Loi ou Pentateuque), les Nevi'im (נביאים, les Prophètes) et les Ketouvim (כתובים les Autres Écrits ou Hagiographes). À cette liste s'ajoutent les livres deutérocanoniques des catholiques, ainsi que le Nouveau Testament, propre aux chrétiens.

Depuis le XIXe siècle, des fouilles archéologiques au Moyen-Orient ont fourni de nouveaux éléments sur le contexte dans lequel la Bible a pris forme. Ces découvertes permettent de mieux préciser l'histoire des royaumes d'Israël et de Juda, aidant à mieux comprendre la formation du texte biblique qui s'y inscrit. La tradition faisant de Moïse l'auteur de la Torah, de David l'auteur des Psaumes et de Salomon celui des Proverbes est ainsi démentie, et une nouvelle approche historique et critique s'opère, reposant sur une base plus historique et scientifique que proprement religieuse.

La datation des textes bibliques dépend de méthodes telles que la philologie, la paléographie, la comparaison avec d'autres textes antiques, et l'archéologie. Les dates de rédaction des textes de la Bible hébraïque sont parfois difficiles à établir, et certaines datations font l'objet de débats entre les spécialistes. La majorité d'entre eux s'accordent toutefois pour situer son écriture entre les VIIIe et IIe siècle av. J.-C., et celle du Nouveau Testament entre le milieu du Ier et le début du IIe siècle.

Le plus ancien objet sur lequel on retrouve un texte biblique est l'amulette de Ketef Hinnom, datée vers 600 av. J.-C. Le plus ancien manuscrit de la Bible hébraïque retrouvé à ce jour est probablement le fragment d'un rouleau des livres de Samuel, datant du milieu ou de la fin du IIIe siècle av. J.-C., et trouvé à Qumrân en Samarie. Le plus ancien texte du Nouveau Testament retrouvé à ce jour est le papyrus P52 de la bibliothèque Rylands, contenant un fragment de l’Évangile selon Jean, qui date de la première moitié du IIe siècle. Les plus anciennes versions relativement complètes des écrits vétérotestamentaires rédigés en grec qui sont parvenues sont deux copies de la Septante datées du IVe siècle : le Codex Sinaiticus et le Codex Vaticanus. Depuis qu'une partie du Codex d'Alep a été perdue en 1947, le plus ancien manuscrit complet du texte massorétique, qui sert de base aux éditions des Bibles modernes, est le Codex Leningradensis, datant du XIe siècle.

Exil assyrien

L'exil assyrien (ou la captivité assyrienne) est la période de l'histoire de l'antique Israël et de Juda au cours de laquelle plusieurs milliers d'Israélites de l'ancienne Samarie ont été déportés en captivité par l'Assyrie. C'est l'un des nombreux cas de déportations forcées (en) mises en œuvre par l'Empire néo-assyrien. Le royaume du Nord (Israël) a été conquis par les monarques néo-assyriens, Tiglath-Pileser III (Pul) et Shalmaneser V. Les derniers dirigeants assyriens, Sargon II, ainsi que son fils et successeur, Sennachérib, étaient responsables des vingt ans de disparition du royaume des dix tribus du nord, bien qu'ils n'aient pas dépassé le royaume du Sud. La capitale du royaume de Juda, Jérusalem, a été assiégée, mais pas prise. Les tribus déportées de force (en) par l'Assyrie ont été appelées plus tard les Dix tribus perdues.

Gino Bartali

Gino Bartali, né le 18 juillet 1914 à Ponte a Ema, près de Florence, et mort le 5 mai 2000 (à 85 ans) dans la même ville, est un coureur cycliste italien. Professionnel de 1935 à 1954, il est considéré comme l'un des meilleurs coureurs de tous les temps.

Excellent grimpeur, mais aussi capable de s'imposer au sprint, il remporte notamment trois Tours d'Italie, en 1936, 1937 et 1946, ainsi que deux Tours de France à dix ans d'intervalle, une performance jamais égalée, en 1938 et 1948, rejoignant alors Ottavio Bottecchia, seul Italien à avoir remporté le Tour (en 1924 et en 1925) jusqu'alors. Il fait partie des rares coureurs de l'histoire à avoir terminé plus de 10 fois sur un podium final de grand tour. Il s'est adjugé sept fois le titre de meilleur grimpeur dans le Tour d'Italie et deux fois sur le Tour de France. Il compte également quatre victoires sur Milan-San Remo et trois sur le Tour de Lombardie, ainsi que des succès au classement général de courses à étapes renommées comme le Tour du Pays basque, le Tour de Romandie et le Tour de Suisse à deux reprises. Sa carrière a été marquée par sa rivalité avec Fausto Coppi, qui fut comme lui surnommé le « campionissimo ».

Profondément croyant, membre de l'Action catholique, « Gino le Pieux » a toujours refusé d'être un ambassadeur du fascisme. Proche du cardinal florentin Elia Dalla Costa, son activité de messager clandestin pendant la Seconde Guerre mondiale, sous couvert de sorties d'entraînement au cours desquelles il acheminait des faux papiers cachés dans le guidon ou la selle de son vélo, a permis de sauver plusieurs centaines de Juifs. Il fut à ce titre reconnu comme « Juste parmi les nations » en septembre 2013 et son nom figure au mémorial de Yad Vashem.

Giuseppe Ottolenghi

Giuseppe Ottolenghi est un général et homme politique italien né le 26 décembre 1838 à Sabbioneta (Lombardie) et mort le 2 novembre 1904 à Turin.

Histoire des Juifs à Florence

L’histoire des Juifs à Florence remonte à l’époque romaine et sa communauté, qui compte près de 2 000 membres inscrits en incluant les sections d’Arezzo et de Sienne, est l’une des plus importantes d’Italie. Elle est aujourd’hui l’une des vingt et une communautés juives italiennes réunies au sein de l'UCEI et tient son siège au numéro 4 de la via Farini.

Hypothèse documentaire

L’hypothèse documentaire est une théorie aujourd'hui abandonnée qui affirme que les cinq premiers livres de l'Ancien Testament, formant le Pentateuque ou Torah, ont pour origine quatre sources différentes : le document jahviste, le document élohiste, le document deutéronomiste et le document sacerdotal. Cette hypothèse a été systématisée au XIXe siècle par les biblistes allemands Charles-Henri Graf (1815-1869) et Julius Wellhausen (1844-1918), dont les conclusions sont connues sous le nom de « système de Graf-Wellhausen ».

Ce système n'est pas la première hypothèse documentaire. Auparavant, Henning Bernhard Witter (de) (1683-1715), Jean Astruc (1684-1766) puis Édouard Reuss (1804-1891) en avaient déjà formulé un équivalent.

Le système de Graf-Wellhausen a dominé dans les milieux de l'exégèse biblique jusqu'aux années 1970, époque à laquelle il a été remis en question par plusieurs chercheurs et, quoique encore défendu par certains d'entre eux, est devenu caduc sans qu'une nouvelle approche exégétique rencontre pour autant le consensus. S'appuyant sur l'état des textes et leur date probable de composition, la recherche actuelle privilégie deux autres hypothèses : d'une part, la « théorie des fragments », qui postule la mise en forme de plusieurs traditions différentes, à des dates variables ; d'autre part, la « théorie des compléments », selon laquelle des textes initiaux ont subi diverses modifications ou interpolations. Elle tend à discerner deux grands groupes rédactionnels : l'école deutéronomiste et l'école sacerdotale.

Massacre du convoi pour l'hôpital du mont Scopus

Le massacre du convoi pour l'hôpital du Mont Scopus s'est déroulé le 13 avril 1948 quand un convoi escorté par des troupes de la Haganah qui apportait des fournitures médicales et militaires et qui amenait du personnel à l'hôpital Hadassah sur le mont Scopus fut pris dans une embuscade montée par des forces arabes, dans le quartier de Sheikh Jarrah (en) à Jérusalem.

Soixante dix-huit Juifs (médecins, infirmières, étudiants, patients, professeurs et soldats de la Haganah) ainsi qu'un soldat britannique furent tués dans l'attaque. Des douzaines de corps non identifiés, brûlés au-delà de toute possibilité d'identification furent enterrés dans une tombe commune au cimetière Sanhédriah. L'Agence juive déclara que le massacre constituait une violation grossière des lois humanitaires internationales et demanda que des actions soient entreprises contre cette violation des conventions de Genève. Les Arabes déclarèrent qu'ils avaient attaqué une formation militaire, que tous les membres du convoi avaient combattu et qu'il était impossible de distinguer les combattants des civils. Une enquête fut menée et un accord fut trouvé pour séparer les convois militaires et les convois humanitaires.

Menahem Azariah da Fano

Menahem Azariah da Fano (souvent appelé Fano), né à Fano dans les Marches en 1548, mort à Mantoue en 1620, est un rabbin, talmudiste et kabbaliste italien.

Simone Luzzatto

Simone Luzzatto (hébreu : שמחה לוצאטו Simha Luzzatto) est un rabbin vénitien du XVIIe siècle (Venise, c. 1580 - 6 janvier 1663). Brillant orateur, il partagea le rabbinat de Venise avec un autre rabbin éminent, Léon de Modène, qui le tenait en haute estime. Ils coproduisirent un ouvrage sur les Karaïtes.

Torah

La Torah ou Thora (en hébreu תּוֹרָה, « instruction » ; en grec ancien Νόμος — Nomos —, « Loi ») est, selon la tradition du judaïsme, l'enseignement divin transmis par Dieu à Moïse (תּוֹרַת־מֹשֶׁה – Tōraṯ Mōshe) sur le mont Sinaï et retransmis au travers de ses cinq livres (hébreu : חמשה חומשי תורה – Ḥamishā Ḥoumshē Tōrā) ainsi que l'ensemble des enseignements qui en découlent,.

Elle est composée de cinq livres désignés en hébreu par un des premiers mots du texte et traditionnellement en français : la Genèse (Berēshīṯ : Commencement), l'Exode (Shemōṯ : Noms), le Lévitique (Wayyiqrā : Et il appela), les Nombres (Bamiḏbar : Dans le désert) et le Deutéronome (Devarim : Paroles). Elle contient, selon la tradition juive, 613 commandements et comporte, outre la composante écrite (hébreu : תורה שבכתב, Tōrā sheBikhtāḇ : « Torah écrite »), une dimension orale (hébreu : תורה שבעל פה, Tōrā sheBeʿal Pe : « Torah orale »), ultérieurement compilée dans le Talmud et la littérature midrashique.

Le christianisme appelle Pentateuque les livres traditionnellement attribués à Moïse, terme d'origine grecque Πεντάτευχος qui signifie « Les cinq livres ». Il les reconnaît comme faisant intégralement partie des Écritures canoniques (« Ancien Testament »), bien qu'il en ait partiellement abandonné les préceptes rituels et qu'il ne reconnaisse pas d'autorité aux enseignements rabbiniques. Le christianisme soutient en effet que le message du Christ diffusé par le Nouveau Testament conduit à l'accomplissement de la Torah (Matthieu 5, 17-20), désormais objet d'une observance intériorisée et d'une interprétation allégorique, comme l'attestent les écrits de Paul de Tarse dès le milieu du Ier siècle (Première épître aux Corinthiens).

La Torah est aussi reconnue par l'islam, selon lequel elle aurait cependant été falsifiée.

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