Temple de Jérusalem

Le Temple de Jérusalem (en hébreu Beit ha-Mikdash, « Maison sainte », équivalent plus tard du terme en arabe de Bayt al-Maqdis, « Maison du Sanctuaire ») est, selon la Bible, le bâtiment religieux construit par les Israélites pour abriter l'Arche d'Alliance. Il fut détruit par l'armée de Babylone et reconstruit 70 ans plus tard avec l'aide d'Esdras (d'après les récits bibliques), pour être à nouveau détruit par Rome.

Tous les détails relatifs à la construction du Temple se trouvent dans le premier Livre des Rois dans la Bible. Le roi David fut divinement averti que la charge de construire une maison pour l'Éternel reviendrait à sa descendance (2 Samuel 7), cette promesse fut accomplie avec son fils Salomon qui, en 1 Rois 5, entreprend cette construction suivant les instructions de l'Éternel. C'est Hiram, le roi de Tyr, qui a procuré le bois de cèdre et de cyprès nécessaires à Salomon, ainsi que de l'or et de la main d’œuvre pour construire le Temple, en échange de nourriture.

Jerusalem Modell BW 2
Maquette, selon la description de Flavius Josèphe du Deuxième Temple de Jérusalem, à l'origine à l'hôtel Holyland, depuis 2006 au Musée d’Israël à Jérusalem

Temples successifs selon la Bible

Hulda gates
Les portes de Houldah dans le mur sud

Données archéologiques sur le Temple de Jérusalem

Données archéologiques sur le Premier Temple

  • Nous n’avons aucune donnée archéologique sur le Temple de Salomon. Le nom même du roi Salomon n’apparaît nulle part, à l’époque de son règne, dans les documents archéologiques du Proche-Orient. Cependant, comme la maison de David est mentionnée sur la stèle de Tel Dan, l’archéologie ne met pas en doute l’existence d’un royaume de Salomon avec Jérusalem comme capitale. Seule l’étendue de ce royaume pose un vrai problème. Les analyses les plus récentes de la population de Jérusalem, faites à partir du relevé de la position des tombes et de leurs datations, conduisent à penser que la Jérusalem de Salomon, comme celle de David, avait la taille d’un village de montagne, situé à l’emplacement de ce qu’on appelle la Cité de David. Si Salomon a effectivement construit un Temple à Jérusalem, il ne s’agissait certainement pas d’une vaste construction.
  • Un ostracon trouvé à Tel Arad et daté entre le IXe et le VIe siècle mentionne la « maison de YHVH ». Il pourrait s'agir d'une mention du Temple de Jérusalem mais d'autres pensent que cela réfère simplement au temple local[2].
  • Rappelons que sur trois sites, la forteresse d’Arad, Tel Beer Sheva et Lakish, on a constaté que des lieux de culte en activité en 800 av. J.-C. (équipements pour les sacrifices) sont désacralisés en 700 av. J.-C. Cette constatation prouve que la volonté de ne pas avoir de lieux de sacrifices décentralisés, volonté proclamée dans la Bible, est effectivement en pratique en 700 av. J.-C. Cette mise en pratique, du même coup, prouverait clairement qu’il existe un Temple central à Jérusalem vers 700 av. J.-C., bien qu’il ne reste aucune trace matérielle du bâtiment. À l’époque d’Ézéchias, Jérusalem est devenue une cité importante et il est tout à fait logique qu’un Temple de grandes proportions y soit en activité. L'interprétation des données archéologiques concernant ces réformes cultuelles ne sont cependant pas sans ambiguïté et l'idée d'une centralisation effective du culte dans le seul temple de Jérusalem reste débattue[3]
Second Temple in model Jerusalem at Israel Museum
Focus sur la maquette du Sanctuaire du Temple (musée d'Israël)

Traces écrites de l'époque du Premier Temple, construction du Deuxième Temple

Le Temple d’Hérode et les édifices successifs

La Destruction du temple de Jérusalem - Nicolas Poussin - Israel Museum
La Destruction du Temple de Jérusalem, N. Poussin, 1626 (musée d'Israël)

Hérode Ier le Grand procède à de gigantesques travaux d’aménagement, bâtissant « à la romaine » une immense esplanade : la colline d’origine est ceinturée d’un énorme mur de soutènement, la surface intérieure entièrement nivelée puis comblée avec du remblai. La construction commence en 19 av. J.-C. et dure environ 7 ans, 100 000 hommes furent employés mais les travaux ne sont entièrement achevés qu'en 63 apr. J.-C.

Seulement 7 ans plus tard, lors de la chute de Jérusalem en 70, le Temple est détruit par les armées romaines. Le Temple était constitué de plusieurs cours successives permettant d'atteindre le bâtiment central : le parvis des Gentils, celui des Femmes, non pas réservé aux femmes mais que les femmes n'avaient pas le droit de dépasser, celui d'Israël réservé aux Israélites, celui des Prêtres où se déroulaient les sacrifices quotidiens, qui donnait accès à l'édifice du Hekhal qui lui-même contenait le Saint des saints[4] accédé seulement par le Grand Prêtre, le jour de Yom Kippour.

Le projet de construction d'un temple, dédié au dieu romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode, pourrait être la cause de la révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokheba. À la suite de l'écrasement de cette révolte, l'empereur Hadrien ordonne la destruction de la totalité de Jérusalem, celle-ci est rasée et le gouverneur romain fait passer symboliquement une charrue sur son espace.

Soreg inscription
Stèle du Soreg (trad.) : « Que nul étranger ne pénètre à l'intérieur de la balustrade et de l'enceinte qui sont autour de l'esplanade... »[5]

Hadrien fait bâtir une ville grecque sur ces ruines, de dimensions plus petites que l'ancienne cité de Jérusalem et la nomme Colonia Ælia Capitolina. Il fait construire des temples païens sur les lieux de pèlerinage. Les Juifs sont alors interdits de cité, dans la ville et dans ses environs, sous peine de mort, jusqu'à l'empereur Antonin le pieux. Au IVe siècle la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, y identifie les lieux saints chrétiens[6], où des églises sont édifiées, souvent sur les sites de temples païens qui sont ainsi détruits.

En 638, Jérusalem est conquise par des armées venues d’Arabie. « Vos vies seront épargnées, vos biens protégés, vos églises respectées aussi longtemps que vous paierez le tribut (djizîa)», déclare le calife Omar[7]. Il ne reste sur place que le Mur occidental (appelé plus tard « Mur des Lamentations ») qui est respecté lors de la construction du Dôme du Rocher puis de la Mosquée Al-Aqsa, érigés vers la fin des années 680 sur les ruines du temple juif. On trouve aussi au Musée archéologique d'Istanbul l'inscription du Soreg qui interdisait l'accès du Temple aux étrangers.

Architecture selon les textes juifs

Jerusalem Ugglan 1
Reconstitution hypothétique du Temple d'Hérode

La Bible nous dit qu'avant le Temple existait le Tabernacle dont les plans avaient été donnés par Dieu à Moïse et qui était destiné au culte dans le désert, particulièrement pendant les 40 ans de vie nomade des Hébreux après leur sortie de l’Égypte. Théodore Reinach note que le Temple s'inscrivait dans la ville de Jérusalem selon la gradation suivante indiquée dans la Mishna (Kélim 1, 8) : « la ville, la colline du temple avant cour extérieure, le hél (espace au-delà de la grille du temple), l'avant-cour des femmes, l'avant-cour des Israélites, l'avant-cour des prêtres, le Saint des saints »[8].

La structure du Temple de Salomon et les matériaux précieux utilisés sont décrits notamment dans le premier Livre des Rois (6,1-22). Le prototype de ce Temple est le dispositif portatif protégeant l'Arche d'alliance tel que décrit dans le Pentateuque. Ce modèle sera repris pour le Deuxième Temple.

Le Temple a une structure concentrique, avec des parties publiques et des parties toujours plus sacrées et toujours plus rarement accessibles. Dans le sanctuaire du Temple, le « Saint des saints », est conservée l'Arche d'alliance avec, à l'intérieur, les Tables de la Loi (pierres gravées avec le texte des Dix Commandements transmis par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, durant l'Exode ; la verge d'Aaron (frère de Moïse) qui aurait germé et un pot contenant de la manne du désert).

Le Temple comprend en outre des portiques, des autels (parfums, sacrifices d'animaux), des bassins d'ablution.

Le Temple de Jérusalem et les trois grands monothéismes

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Judaïsme

La destruction du Deuxième Temple et la fin des sacrifices et du sacerdoce a marqué une étape cruciale dans la constitution du « judaïsme » tel qu'on le connaît aujourd'hui, avec une pratique du culte public non sacrificiel mais centrée sur le Livre (culte synagogal), en addition du culte familial.

Le Kotel ou Mur occidental dit Mur des Lamentations, lieu de prières et de pèlerinages depuis la destruction du Deuxième Temple, est devenu depuis 1967 comme une vaste synagogue à ciel ouvert, avec une section réservée aux hommes et une section réservée aux femmes.

Pour la plupart, les Juifs religieux s'abstiennent de mettre le pied sur l'Esplanade des Mosquées, site du Temple, pour éviter de mettre le pied sur l'emplacement sacré du Saint des saints. En effet le Mont du Temple est considéré comme le premier lieu saint du judaïsme (suivi du tombeau des Patriarches à Hébron).

Une éventuelle reconstruction du Temple, le Troisième Temple, est promue et préparée par certains groupes et contestée par d'autres courants du judaïsme. Cette question est liée à celle de l'attente messianique. Une reconstruction avait été tentée par l'empereur Julien, mais elle fut ruinée par un tremblement de terre ; on prête à Napoléon Ier une intention analogue.

Christianisme

Map-Jerusalem
Carte de pélerinage à Jérusalem figurant le « temple de Salomon », M. Paris,1250

Le Temple est mentionné dans le Nouveau Testament : Jésus Christ y est présenté rituellement comme fils aîné[9], il y va en pèlerinage avec Marie et Joseph (épisode du « recouvrement au Temple », Jésus enfant parlant aux Docteurs)[10], en a chassé les marchands[11], a pleuré d'avance sa destruction[12].

Le Temple fait partie des éléments avancés lors du procès de Jésus[13]. Lors de sa Passion, d'après les Évangiles, le rideau du Temple se déchire au moment même de sa mort[14].

Les apôtres ont continué de fréquenter le Temple après la Résurrection[15]. De même, les chrétiens de Jérusalem semblent avoir visité les ruines du Temple peu après sa destruction[16].

Lorsque Jérusalem est devenue une ville chrétienne, le site même du Temple, ruiné, est laissé en l'état mais, selon certains (Anonyme de Plaisance, Cyrille de Scythopolis, Grégoire de Tours)[17], une église Sainte-Marie-la-Neuve, commémorant la Présentation de Jésus au Temple, est construite par Justinien, entre 531 et 543, au bord de l'esplanade ; elle est détruite par les Perses lors du siège de Jérusalem en 614[18]. Les Arabes édifient au même lieu la Mosquée al-Aqsa. Cette opinion semblait abandonnée depuis le XIXe siècle[19], jusqu'à ce que des résultats encore inexploités des recherches de 1939 aient révélé des vestiges inconnus à ce jour[20].

Les croisés y installent leur roi Baudoin Ier. Puis, les templiers le transforment en maison cheftaine et siège de leur ordre. Ils y font édifier une église, aux toits pentus et non en terrasse. Jérusalem est leur capitale, c'est à partir du Temple de Jérusalem que cet ordre de chevalerie chrétienne prend le nom d'ordre du Temple (1129-1312).

Tout en reconnaissant dans le site du Temple un lieu saint, le christianisme ne formule pas de revendication sur ce lieu. Dans la Tradition catholique et orthodoxe, le « centre du monde » chrétien à Jérusalem n'est plus le Temple mais un point, matérialisé (appelé « Compas » ou « Omphalos ») dans l'église du Saint-Sépulcre, à mi-chemin entre le Golgotha et la chapelle de la Tombe. Plus fondamentalement, chaque baptisé devient « Temple de l'Esprit Saint » et la présence « matérielle » la plus parfaite de Dieu est, pour les catholiques et les orthodoxes, dans l'Eucharistie. Les protestants insistent sur la déclaration de Jésus à la Samaritaine : « l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père […] Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité » (Jean 4:21-24).

Certains groupes évangéliques chrétiens américains soutiennent les groupes juifs promouvant la construction d'un Troisième Temple à Jérusalem.

St omar map

Carte st Omer de croisés, v. 1100

Brussels map

Carte Bruxelles de croisade, v. 1150

Plan of Jerusalem, 12th Century. ca. 1200

Carte La Haye issue d'un psautier, 1170

Copenhagen2 map

Carte Copenhague de croisés, 1250

Stutgart map

Carte Stuttgart de croisés, v. 1300

1321 map of Jerusalem from Sanudo-Vesconte’s Liber Secretorum

Carte Sanudo-Vesconte du réseau hydraulique de Jérusalem, 1321

Peregrinatio in terram sanctam. MET DP285186

Carte Reuwich (« Temple de Salomon » figure sur le dessin reconnaissable du Dôme du Rocher), 1486

National Library of Israel, Sieber Map, Karte von Jerusalem und seiner naechsten Umgebungen

Carte Sieber, 1818

Plan of Jerusalem LOC 2009579461

Carte Catherwood (inscription : "site du Temple de Salomon maintenant mosquée d'Omar"), 1835

Islam

Dans la tradition musulmane, la construction du Temple fut commencée par le prophète Daoud et terminée par son fils, Souleymane. Souleymane l'a construit à l'aide des djinns qui étaient sous ses ordres. C'est en hommage à son père qu'il a fini les travaux.

La mosquée Al-Aqsa (« la lointaine »)[21] qui s'élève non loin de l'emplacement du Temple, est l'un des principaux lieux saints de l'islam (après la mosquée de La Mecque et celle de Médine).

Selon le Coran (qui ne cite pas explicitement Jérusalem), Mahomet l'a visitée durant le voyage nocturne astral et il y a dirigé (Imam) la prière avec tous les prophètes et messagers qu'Allah avait envoyés sur terre depuis Adam. Allah, durant cette visite, lui ordonne de faire la prière cinq fois par jour. C'est aussi le lieu d'où il s'est élevé vers le paradis, traversant les 7 ciels, sur le cheval ailé Bouraq, pour que Allah l'honore en lui faisant voir certaines de ses merveilles. Ce Voyage est connu chez les musulmans sous le nom d'Isra et Miraj ou le voyage nocturne.

Le Dôme du Rocher, couvert d'une coupole dorée, est l'un des monuments les plus célèbres de Jérusalem.

La qibla, direction de la prière musulmane était orientée vers Jérusalem au début de la mission prophétique de Mahomet, avant d'être modifiée définitivement par Allah vers la Mecque afin de mettre à l'épreuve la foi des croyants.

Le Coran ne mentionne jamais explicitement Jérusalem. Cependant, selon une interprétation commune, l'un de ses versets désignerait cette ville comme le lieu du voyage nocturne de Mahomet : « Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur Muhammad (Mahomet), de la Mosquée Al-HaramLa Mecque) à la Mosquée Al-Aqsa (« la lointaine ») (à Jérusalem) dont Nous avons béni l'alentour, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient, le Clairvoyant » (Sourate 17 : Al-Isra (Le voyage nocturne) ; Verset 1).

Enfin, selon certains exégètes de l'islam, le site du Temple de Jérusalem est lié à la fin des temps, ou plus précisément au retour de Jésus, comme le pensaient les judéo-nazaréens qui se sont servis des Arabes comme supplétifs afin de reprendre Jérusalem : Jésus, fils de Marie, reviendra par la Porte Dorée, nom de la 8e porte de Jérusalem (murée aujourd'hui) qui donne sur l'Esplanade des mosquées et fait face au Mont des Oliviers. Les balances du Jugement Dernier (religion) seront suspendues aux portiques qui entourent le Dôme du Rocher.

Jerusalem Al Aqsa Moschee um 1900

La mosquée Al-Aqsa en 1900. Construite sur le mont du Temple, elle présente le même aspect depuis 1218 et est une des mosquées les plus saintes de l'islam.

Jerusalem Ugglan 2

L'Esplanade des Mosquées / Mont du Temple, telle qu'elle apparaissait en 1910, sous contrôle ottoman

Capitals, Temple Mount, Jerusalem, Palestine

Vestiges romains sur le Mont du Temple

Dans la culture

Notes et références

  1. Histoire Romaine, 69, 14
  2. (en) Gary A. Rendsburg, « Israel without the Bible », dans Frederick E. Greenspahn (dir.), The Hebrew Bible : New Insights and Scholarship, New York University Press, p. 9. Lire en99 P0 P0 ligne : Gary A. Rendsburg, « Israel without the Bible », sur Département d'études juives de l'université du New Jersey.
  3. (en) Nadav Na'aman, « The Debated Historicity of Hezekiah’s Reform in Light of Historical and Archaeological Research », dans Ancient Israel’s History and Historiograph9099y : The First Temple Period, Eisenbrauns, p. 274-290.
  4. Lucien Poznanski, La Chute du temple de Jérusalem, Éditions Complexes, (lire en ligne), page 48
  5. Charles Clermont-Ganneau, Un stèle du temple de Jérusalem: découverte et publiée, Didier et Cie, (lire en ligne).
  6. Voir L'invention de la Sainte Croix, selon la Légende dorée
  7. (voir ici)
  8. « Guerre des Juifs, Livre 1, Préambule, note 10 », sur Remacle
  9. Lc 2. 22-40
  10. Lc 2. 41-52
  11. Jn 2,1"-22 et parallèles dans les Synoptiques
  12. Lc 19,41-44
  13. Mc 14,58
  14. Mc 15,38 et parallèles synoptiques
  15. Lc 24,53
  16. Jonathan Bourgel, D'une identité à l'autre ? : la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem : 66 - 135, préface de Dan Jaffé, Paris, Le Cerf, coll. « Judaïsme ancien et Christianisme primitif »,,
  17. Jérusalem : Sainte-Marie la Neuve (?)
  18. La Jérusalem médiévale, Marie Lebert, 2006
  19. (en) Moshe Gil, A History of Palestine, 634-1099, Cambridge and New York: Cambridge University Press, 1992. Lire en ligne, p. 441
  20. Etgar Lefkovitz, « La mosquée d'Al-Aqsa construite sur une église byzantine ? », sur CICAD - reproduit du Jerusalem Post,
  21. Entre 1969 et 1983, le dôme de la mosquée Al-Aqsa était recouvert d'aluminium traité par anodisation, ce qui lui donnait un aspect argenté. En 1983, par souci d'authenticité, on lui a redonné son revêtement d'origine en plomb, de couleur gris foncé.

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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63 av. J.-C.

Cette page concerne l'année 63 av. J.-C. du calendrier julien proleptique.

Cantiques des degrés

Les cantiques des degrés (hébreu : שירי המעלות shirei hama'alot), également appelés psaumes graduels ou chants des montées, sont un ensemble de quinze psaumes (120 à 134 dans la Bible hébraïque, de 119 à 133 dans la Septante et la Vulgate) qui commencent, à l’exception du Psaume 121/120, par les mots Shir hama'alot (hébreu: שיר המעלות).

Conçus pour être chantés lors des trois fêtes de pèlerinage par les pèlerins ou les prêtres sur les quinze degrés, c’est-à-dire les marches qui menaient au Temple de Jérusalem, les cantiques des degrés sont considérés tant dans l’exégèse traditionnelle que dans la critique biblique comme une unité littéraire particulière.

Dais

Le dais (du latin discus, « disque, plateau circulaire ») est un ouvrage d'architecture et de sculpture en pierre, en métal, de bois sculpté ou de tissus, qui sert à couvrir un trône, un autel, une chaire, un catafalque, une statue dans une niche, une œuvre d'église ou la place où siègent, dans les occasions solennelles, certains personnages.

Menorah

La menorah (hébreu : מְּנוֹרָה IPA [mnoː'ɾaː]) est le chandelier (ou candélabre, autre acception conventionnelle) à sept branches des Hébreux, dont la construction fut prescrite dans le livre de l'Exode, chapitre 25, versets 31 à 40, pour devenir un des objets cultuels du Tabernacle et plus tard du Temple de Jérusalem. C’est le plus vieux symbole du judaïsme, mais également le plus important bien avant l’étoile de David apparu tardivement. On retrouve la Menorah reproduite dans énormément de synagogues anciennes, et sur toutes sortes d'objets. Depuis 1949 la ménorah forme les armoiries de l’État d’Israël et apparaît sur tous ses documents officiels.

Mont du Temple

Le mont du Temple (en hébreu הר הבית, transl. har ha Bayit) est le lieu le plus sacré du judaïsme. C'est le site sur lequel se trouvait le Temple de Jérusalem, détruit en 70 par l'empereur Titus. La partie occidentale des murs monumentaux, bâtis par Hérode pour agrandir le site, serait le seul vestige du temple de Jérusalem et constitue le Mur occidental (Kotel) ou Mur des Lamentations.

Aujourd'hui, l'esplanade des Mosquées occupe la majeure partie du mont du Temple avec deux monuments majeurs de l'islam: la mosquée al-Aqsa et le dôme du Rocher.

Le mont du Temple forme le premier lieu saint du judaïsme tandis que l'esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l'islam sunnite, après La Mecque et Médine. L'appellation arabe en est le « Noble Sanctuaire » (en arabe : الحرم الشريف al-Ḥaram aš-Šarīf) et l'appellation hébraïque « mont du Temple » (הר הבית, har ha Bayit, précisément le mont des deux temples juifs appelés Beit HaMikdash (« le Sanctuaire ») (beit = bayit = « maison », Ha Mikdash = « sanctifiée »).

L'accès à l'esplanade des Mosquées est régi par un statu quo affirmé par le général Moshe Dayan en 1967 lors de la conquête de la vieille ville de Jérusalem par les Israéliens en 1967, confirmé dans le traité de paix israélo-jordanien de 1994 et interdisant aux Juifs de venir prier sur le mont du Temple. De plus, le Grand-Rabbinat d'Israël a interdit l'accès au mont du Temple à toute personne se réclamant du judaïsme de peur qu'il ne foule par ignorance le Saint des Saints.

Le mont du Temple se situe dans la vieille ville de Jérusalem à Jérusalem-Est, revendiquée par l'État de Palestine comme sa capitale, annexée et administrée par l'État d'Israël qui a proclamé Jérusalem capitale « réunifiée et indivisible » en 1980. Son administration religieuse a cependant été confiée au Waqf, une fondation religieuse sous juridiction jordanienne.

Pinacle

Le pinacle (du latin pinnaculum, « faîte », de pinna, « créneau ») est la partie la plus élevée d'un édifice (synonyme de faîte). Par exemple, dans la Bible, le « pinacle du Temple » est le faîte du Temple de Jérusalem.

En architecture gothique le pinacle est un ouvrage en plomb ou en pierre, de forme pyramidale ou conique (forme de clocheton plus ou moins ouvragé), souvent ajouré et orné de fleurons, servant de couronnement à un contrefort, un pilier, un pignon, un fronton, un gable. Décoratif, il contribue aussi à la stabilité structurelle générale. Il ajoute ainsi son poids à celui du haut du contrefort qui retient la poussée de l'arc-boutant et permet d'éviter le glissement (latéral vers l'extérieur) des pierres de taille au voisinage de cet endroit critique. Enfin, c'est également un élément d'amortissement.

En peinture gothique, les retables, usant des arguments décoratifs architectoniques, placent des pinacles (triangulaires), espaces peints au-dessus du panneau central.

Au figuré, le pinacle est le sommet. « Porter quelqu'un au pinacle » signifie « le porter aux nues ».

Par extension de sens, un pinacle est un terme général utilisé pour désigner un piton rocheux en forme de pilier ou d'aiguille.

Piyyout

Un piyyout (plur. piyyoutim, en hébreu פיוט API : /pijút/ et [pijutím]) est un poème liturgique juif généralement destiné à être chanté ou récité pendant l'office. Il existe des piyyoutim depuis l'époque du temple de Jérusalem. La plupart sont en hébreu ou en araméen et utilisent une structure poétique tel un acrostiche suivant l'ordre de l'alphabet hébreu ou épelant le nom de l'auteur du piyyout.

Beaucoup de piyyoutim sont familiers à ceux qui se rendent régulièrement à l'office synagogal. Par exemple l'un des plus fameux est sans doute Adon Olam parfois attribué à Salomon ibn Gabirol rabbin et poète andalou du XIe siècle. Sa forme poétique consiste simplement en des tétramètres iambiques rimés et sa grande popularité fait qu'il est chanté à la fin de nombreux offices, après la récitation nocturne du Chema Israël et lors de la pose des tefilins le matin. Un autre piyyout très connu est le Yigdal (« Que Dieu soit sanctifié ») basé sur les treize principes de foi de Maïmonide.

L'auteur d'un piyyout est appelé un paytan (pluriel paytanim).

Psaume 30 (29)

Le psaume 30 (29 selon la numérotation grecque), est attribué à David. C’est un psaume d’action de grâce à l’occasion de la dédicace du temple de Jérusalem.

Période du Second Temple

La période du Second Temple désigne dans l'histoire des Juifs la période qui s’étend depuis le retour des Juifs en Judée à partir du milieu du VIe siècle av. J.-C. jusqu’au Ier siècle.

La période du Second Temple intègre beaucoup de l'Israël antique. Le Second Temple de Jérusalem est le principal centre religieux des Juifs, même s’il existe en dehors de la Judée d’autres temples où sont pratiqués des sacrifices. La Judée est successivement soumise aux différentes puissances régionales. Elle forme progressivement une province au sein de l’empire perse achéménide, appelée Yehoud Medinata. Cette province est à son tour absorbée par les royaumes hellénistiques lagides puis séleucides au IVe siècle av. J.-C., jusqu'à une courte période d'indépendance aux IIe et Ier siècles av. J.-C. sous la conduite des souverains hasmonéens. Le royaume hasmonéen est finalement intégré à l'empire romain dans lequel la Judée devient une province romaine. C'est pendant cette période que se développe le judaïsme hellénistique.

Au sens strict, la période du Second Temple désigne une période allant de 539 av. J.-C. à 70 ap. J.-C.. La communauté juive survit pourtant à la destruction du Second Temple de Jérusalem et ne disparaît de Judée qu’après 135 à la suite de la révolte de Bar Kokhba.

Pendant la période du Second Temple, le judaïsme prend forme à la suite de trois crises majeures et à la manière dont les différents groupes juifs y ont fait face : la destruction du royaume de Juda et l’exil, la révolte des Maccabées et les guerres judéo-romaines. C’est pendant cette période que la rédaction de la Bible hébraïque se termine et que sont rédigés les livres deutérocanoniques et le Nouveau Testament. Commence également le processus d’élaboration de la Loi orale qui sera mise par écrit dans la Mishna et le Talmud.

Sadducéens

On désigne généralement par sadducéens les membres d'un des quatre grands courants du judaïsme antique de l'ancienne Judée (avec les pharisiens, les esséniens et les zélotes), entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle, mais cette définition n'est nullement exclusive.

Elle fait également référence aux membres du clergé à l'époque du Premier Temple de Jérusalem (dont le Grand Prêtre était Sadoq) et à un courant théologique sans contextualisation historique dénommé sadocite[réf. non conforme]. Les sadducéens qui se recrutent essentiellement dans l'aristocratie sacerdotale, sont en opposition totale avec les pharisiens et semblent en opposition avec les esséniens. Ils sont décimés par les zélotes et les sicaires lors de la Première Guerre judéo-romaine.

Les sadducéens se distinguaient des pharisiens notamment sur la question de la résurrection des morts.

Second Temple de Jérusalem

Le Second Temple de Jérusalem est le Temple reconstruit sur les bases du Premier Temple. Le Premier Temple, également connu sous le nom de Temple de Salomon, fut détruit lors du siège de Jérusalem en 586 av. J.-C. La construction du Second Temple commence après la captivité des Judéens à Babylone, durant l'époque perse sous Zorobabel. Il est finalement consacré après près de vingt ans de travaux en 516 av. J.-C. puis restauré et agrandi sous Hérode Ier le Grand, à partir de 20 av. J.C.. En raison de l'expansion massive du lieu de culte par Hérode, il est quelquefois appelé Temple d'Hérode. Durant toute la période jusqu'à sa destruction, le Second Temple devient le centre culturel et spirituel du judaïsme et le lieu des sacrifices rituels, les korbanot. Il est détruit en l'an 70 par les Romains, au terme de la première guerre judéo-romaine. Selon la tradition juive, les deux temples ont été détruits à la même date, le 9 Av selon le calendrier hébraïque. Les énormes pierres du mur de soutènement de l’esplanade du Temple sont encore debout.

Siège de Jérusalem (70)

Le siège de Jérusalem en 70 est l'événement décisif de la Première Guerre judéo-romaine, la chute de Massada en 73 ou 74 y mettant un terme.

L'armée romaine, menée par le futur empereur Titus, qui est secondé par Tibère Alexandre, assiège et conquiert la ville de Jérusalem, qui avait été tenue par ses défenseurs juifs depuis 66. La ville est mise à sac, et le second Temple de Jérusalem détruit. Seul le mur d'enceinte occidental subsiste.

La destruction du Temple est un événement majeur pour l'histoire et la tradition juives commémoré annuellement par les Juifs lors du jeûne du 9 Av. Elle est également importante pour la théologie chrétienne. Cet événement a été conté en détail par le dirigeant juif passé au service des Romains puis devenu historien, Flavius Josèphe.

Tabernacle (Bible)

Le Tabernacle originel est la tente qui abritait l'Arche d'alliance à l'époque de Moïse. Son architecte en chef, désigné directement par Dieu à Moïse, est Béséléel.

Les termes hébreux pour le désigner sont mishkan (משכן), c'est-à-dire la Demeure, ou Tente d'Assignation (de Rencontre) (אוהל מועד). C'était un lieu de culte mobile pour les Hébreux depuis le temps de la sortie d'Égypte, puis de la conquête du pays de Canaan relatée dans le Livre des Juges, jusqu'à ce que ses éléments fassent partie du Temple de Salomon aux alentours du Xe siècle av. J.-C.

Le mot français « tabernacle » est dérivé du latin tabernaculum signifiant « tente, hutte ». Tabernaculum est une forme diminutive de taberna, « taverne ».

Le mot Sanctuaire ainsi que « tente de la rencontre » s'appliquent également au Tabernacle.

Tables de la Loi

Dans la Bible, les Tables de la Loi sont des tables en pierre sur lesquelles Dieu a gravé le Décalogue remis à Moïse (cf l'Exode). Leur figuration traditionnelle est devenue un des symboles du judaïsme, utilisé en particulier au fronton des synagogues.

Bien qu'étant représentées comme ayant des bords supérieurs arrondis, leur vraie représentation serait en fait carrée.

Temple d'Hérode

Le temple d'Hérode de Jérusalem est le nom donné aux extensions massives du second Temple de Jérusalem et aux rénovations du mont du Temple, réalisées par Hérode Ier le Grand. Ce projet débuta vers 19 av. J-C et ne fut entièrement terminé que vers 63.

Temple de Salomon

Le Temple de Salomon (hébreu : מקדש שלמה mikdash Shlomo), également connu comme le premier temple de Jérusalem est selon la Bible hébraïque (I Rois 6-8 & II Chroniques 3-5), un lieu de culte édifié par le roi Salomon sur le mont Moria et détruit lors du siège de Jérusalem par l’armée babylonienne de Nabuchodonosor II. Conçu par le roi pour centraliser le culte du Dieu d’Israël, Jéhovah (ou Yahvé), son hégémonie est remise en cause après sa mort et l’ouverture d’un autre sanctuaire à Béthel, dans le royaume schismatique d’Israël. C’est dans ce laps de temps que se produisent la plupart des faits décrits dans les livres prophétiques.

Le compagnonnage et la franc-maçonnerie intègrent dans leurs rituels de nombreuses références au Temple de Salomon : le temple maçonnique en est parfois vu comme une reproduction symbolique.

Titus (empereur romain)

Titus (latin : IMPERATOR•TITVS•CÆSAR•VESPASIANVS•AVGVSTVS) (30 décembre 39 – 13 septembre 81), appartenant à la dynastie des Flaviens, est un empereur romain, qui régna de 79 à 81. Il est resté célèbre pour la prise de Jérusalem, en 70. Pour commémorer cette victoire, son frère Domitien, devenu empereur à sa mort, fera ériger l'arc de Titus, lequel est toujours en bon état de conservation.

Troisième Temple de Jérusalem

Le Troisième Temple (hébreu : בית המקדש השלישי beit hamikdash hashlishi) ou Temple d’Ézéchiel est, selon la tradition juive, le temple de Jérusalem qui doit être reconstruit aux temps messianiques. Prophétisé après la destruction du temple de Salomon dans les derniers chapitres du livre d’Ézéchiel, il est décrit comme un édifice perpétuel accueillant pour l’éternité le Dieu d’Israël. Comme le temple reconstruit par les Juifs revenus à Sion ne correspond pas à la description et n’échappe pas à la destruction en l’an 70, lors de la grande révolte des Juifs contre Rome, les Juifs en déduisent que le temple décrit par Ézéchiel doit apparaître lors de la rédemption totale avec les autres prédictions prophétiques.

Le sujet du troisième temple est amplifié dans la Mishna, les Talmudim, le Midrash et la Kabbale, en particulier sa déclinaison hassidique. Du fait de l’attente fervente de sa construction, il apparaît aussi dans la liturgie et des livres de loi juive.

Le sionisme se réclamant par ailleurs de ces idées messianiques laïcisées, c’est l’État d’Israël qui devient, dans la bouche ou sous la plume de ses dirigeants et idéologues, le troisième Temple[réf. nécessaire].

Structure
Versions et traductions
Exégèse biblique
Lieux
Personnages
Peuples
Quartier juif
Quartier musulman
Quartier chrétien
Quartier arménien
Mont du Temple
Portes et remparts
(chiffres sur la carte)

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