Tactique militaire

La tactique militaire est l'art de conduire une bataille, en disposant les différentes armes (infanterie, arme blindée cavalerie, artillerie, génie ; puis aviation tactique, etc.) sur le terrain et en en combinant l'action en vue d'obtenir le maximum d'effet sur l'ennemi.

La tactique désignait aussi la science de construire les machines des anciens, « qui lançaient les flèches, les dards, les pierres et les globes à feu » par la force des arcs bandés, bascules et contrepoids. Héron de Byzance et Végèce ont écrit à propos de ces machines et elles ont été décrites et dessinées par Juste Lipse.

Battle of Waterloo map
Waterloo, 1815. Disposition des troupes et mouvements.

Exemples de batailles

Plusieurs batailles sont restées célèbres pour leur dimension tactique, notamment :

La bataille d'El-Alamein (1942)

La bataille d'El-Alamein s'est déroulée entre la côte de la Méditerranée et la dépression de Quantara, sans possibilité de manœuvre opérative, et offre un exemple parfait de tactique telle que la considérait les grecs depuis Marathon.

2 Battle of El Alamein 001

Disposition des forces le 23 octobre.

2 Battle of El Alamein 002

Attaque anglaise à 22h le 23 octobre.

2 Battle of El Alamein 003

Contre-attaque de l'Axe le 24 octobre 1942 à 18h.

2 Battle of El Alamein 007

Échecs britanniques le 26 octobre.

2 Battle of El Alamein 008

Réorganisation des troupes entre les deux offensives

2 Battle of El Alamein 012

Début de l'opération Supercharge : assaut des Australiens contre Thompson Post.

2 Battle of El Alamein 013

L'attaque du 2 novembre 1942.

2 Battle of El Alamein 014

Début du repli de Rommel le 3 novembre.

2 Battle of El Alamein 015

Disposition des troupes de l'Axe après l'ordre d'Adolf Hitler de rester sur place au soir du 3 novembre. On voit que le Deutsche Afrikakorps tient la position devant le saillant, la division Ariete se trouve au sud.

2 Battle of El Alamein 016

Ultime offensive britannique, on voit que la division Ariete est tournée au sud et donc encerclée. Les autres troupes arrivent à progresser sauf les Australiens

Tactiques

La défense élastique ou défense en profondeur (1917)

Utilisée dans la phase statique de la Première Guerre mondiale, elle est formalisée par l'armée allemande avant d'être à son tour reprise par les alliés et l'armée française en particulier avec l'arrivée au pouvoir de Clemenceau. Elle vise à répondre aux offensives massives sur de larges proportions du front. Elle relève du principe d'économie et de concentration des forces.

La défense élastique, c'est d'abord l'aménagement du terrain, en première ligne, mais aussi à l'arrière. Dans un contexte de guerre de tranchées, des bastions, redoutes, positions fortifiées, équipés de mitrailleuses sont installés. À l'arrière, les moyens sont mis en œuvre pour organiser le casernement des réserves et leur déplacement rapide sur les différents secteurs du front.

Lorsque l'offensive se produit, plutôt que de casser l'attaque, les troupes de ligne reculent en bon ordre sur des positions préparées à l'avance, tout en ralentissant l'ennemi. Les places fortes, quant à elles, tiennent. Leur rôle est de :

  1. ralentir la progression pour donner à l'État-major le temps de diriger les réserves sur le secteur du front attaqué ;
  2. segmenter en plusieurs pointes et canaliser l'attaque ennemie vers les points où le défenseur qui a concentré ses troupes va commencer la contre-attaque.

Lorsque les pointes de l'ennemi sont là où on veut les voir, et lorsque les troupes pour la contre-attaque sont rassemblées, le défenseur prononce la contre-offensive pointe après pointe avec le maximum de ses réserves afin d'obtenir un rapport de force favorable sur le point de la contre-attaque pendant que le reste des unités ennemies s'embourbe.

Cette tactique va être la première utilisation efficace de la mitrailleuse lourde. Elle va mettre en lumière le rôle des sapeurs (Génie militaire) et des sapeurs télégraphistes (les futures Transmissions). Elle atteindra sa pleine efficacité avec l'utilisation des chars d'assaut en appui de l'infanterie.

Manœuvre de la section d'infanterie

Conçus pour la section d'infanterie (36 combattants) à trois groupes de combat face à une dizaine d'ennemis, le principe des trois mouvements de base peut aussi bien être appliqué par un groupe de combat face à un binôme de soldats, que par une compagnie face à une section. Dans ce dernier cas, l'appui sera réalisé par la troisième dimension : artillerie, aviation, flotte côtière (on parle alors d'appui feu naval).

Le but de la manœuvre est de se rendre maître d'un point du terrain. Dans l'ordre de mise en œuvre, nous avons : appui, couverture, débordement. Après reconnaissance du terrain environnant l'ennemi par un chef de groupe ou par le chef de section, les trois groupes partent du même point.

Le groupe d'appui fait face immédiatement à l'ennemi. Il s'agit pour lui d'immobiliser l'ennemi pendant le déplacement des deux autres groupes. Le deuxième groupe assure la couverture des deux autres en surveillant une autre direction potentiellement dangereuse. Il peut servir de réserve. Le troisième groupe contourne largement la position adverse en profitant de la couverture du deuxième. Au moment où le groupe d'appui ouvre le feu ou intensifie le tir sur l'objectif, le troisième groupe donne l'assaut par le flanc. Une fois le troisième groupe arrivé à proximité de l'objectif, le premier groupe reporte son tir sur un autre secteur du terrain pour éviter les tirs amis.

Blitzkrieg

Le Blitzkrieg (signifiant en allemand « guerre éclair ») est une tactique offensive visant à emporter une victoire décisive par l'engagement localisé et limité dans le temps d'un puissant ensemble de forces mécanisées, terrestres et aériennes dans l'optique de frapper en profondeur le moral des soldats, la capacité militaire, économique ou politique de l'ennemi.

Voir aussi

Bibliographie

  • Armée de terre française, Tactique générale, Economica, Paris, 2008, (ISBN 978-2717856255)
  • Général Michel Yakovleff, Tactique théorique, Economica, Paris, 2006, (ISBN 978-2717852653)
  • Comte Jacques de Guibert, Essai général de tactique, Economica, 1772, (ISBN 2-7178-4902-5)

Articles connexes

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Abordage

L’abordage (terme dérivé du mot « bord ») désigne à l'origine la collision accidentelle entre deux navires puis le choc que deux navires subissent en entrant en collision, généralement sur le côté (le bord) au moins de l'un d'eux. On distingue l'abordage volontaire et involontaire. Dans le premier cas (belligérants), la tactique militaire distingue :

l'abordage en belle : navires s'amarrant bord à bord ;

l'abordage de franc-étable : le navire attaquant présente son avant (étrave ou éperon) au navire ennemi.

Amalgame militaire

Un amalgame militaire est une fusion de différents corps, par incorporation, en une seule troupe .

Archerie montée

L'archerie montée désigne une technique de combat impliquant un cavalier armé d'un arc.

Armée byzantine

L'armée byzantine était le corps militaire principal des forces armées byzantines, servant côte à côte avec la marine byzantine. Descendante directe des légions et de la marine romaine de l'ancien Empire romain, l'armée byzantine maintint un niveau similaire de discipline, de prouesse stratégique et d'organisation. Pour une grande part de son histoire, l'armée byzantine fut la plus puissante et la plus performante force militaire de toute l'Europe. La tactique militaire byzantine commença à évoluer de manière autonome après la chute de l'Empire romain d'Occident et la disparition des légions romaines.

La langue utilisée dans l'armée était au départ toujours le latin. Cependant, progressivement, et particulièrement à partir du VIe siècle, le grec a commencé à s'imposer, de la même façon qu'à la même époque il est devenu la langue officielle de tout l'empire.

À la différence des légions romaines, sa force résidait dans l'utilisation d'une cavalerie lourde, appelée kataphractos (cataphractaire), qui était une évolution des clibanarii utilisés dans l'Empire romain dès le règne d'Hadrien. L'infanterie était encore employée mais principalement dans un rôle de soutien et comme base de manœuvre pour la cavalerie. La plus grande partie des fantassins de l'empire constituait ce que l'on pourrait appeler « l'infanterie lourde » — Skutatoi et plus tard, Kontarioi (pluriel de Kontarios) —, le reste formant « l'infanterie légère », avec les archers — Psiloi.

Le « Ρωμαίοι στρατιώται » était une force fidèle constituée de citoyens prêts à mourir pour défendre leurs maisons et leur État, et elle était renforcée par des mercenaires. La conscription était encore pratiquée pour l'infanterie, comme dans l'armée romaine, chaque citoyen étant susceptible d'être appelé pour servir. La formation était très poussée, comme celle des légionnaires, avec les soldats enfermés dans des casernes, apprenant les techniques de combat avec leurs épées. Mais comme vers la fin de l'Empire romain, le tir à l'arc était intensivement pratiqué.

Arrière-garde

Une arrière-garde est un groupe d'unités destiné à se déplacer après l'armée pour :

contenir un ennemi lors du repli de l'armée le temps qu'elle se mette en sécurité

contenir un ennemi ayant contourné l'armée le temps qu'elle puisse intervenir en ordre de bataille.Afin de répondre à ces missions, une arrière-garde est souvent constituée de troupes expérimentées disposant d'une forte cohésion et d'un bon moral.

Avant-garde (militaire)

Une avant-garde est un groupe d'unités destiné à se déplacer devant l'armée pour :

explorer le terrain afin d'éviter les surprises (embuscade ou bataille de rencontre),

occuper rapidement les positions fortes du champ de bataille (points hauts, retranchements, ponts, constructions),

faire écran et contenir l'ennemi le temps que l'armée puisse se déployer,

harceler un adversaire en repli ou le détruire s'il est en déroute.Afin de répondre à ces missions, une avant-garde est souvent constituée de troupes légères et rapides.

Blitzkrieg

Le Blitzkrieg [blitskʁiɡ] (de l'allemand : [ˈblɪtskʁiːk] litt. « guerre éclair »), est une tactique militaire offensive visant à emporter une victoire décisive par l'engagement localisé et limité dans le temps d'un puissant ensemble de forces motorisées, terrestres et aériennes dans l'optique de frapper en profondeur la capacité militaire, économique ou politique.

Charge militaire

Une charge militaire est une manœuvre consistant en une attaque frontale et massive effectuée à l'aide d'infanterie ou de cavalerie.

L'objectif d'une charge frontale est d'entrer en contact avec l'ennemi et de le désorganiser, soit par le mouvement, soit par le feu (ou le tir de projectiles avant l’invention des armes à feu) ; la charge rapide limite le temps d'exposition aux projectiles adverses et permet de déstabiliser l'adversaire grâce à l’énergie cinétique emmagasinée. La charge lente permet de garder une plus grande cohésion à la troupe attaquante.

La charge fut largement employée par les phalanges macédoniennes, la vitesse apportant une puissance de pénétration destructrice aux sarisses dont étaient équipées ces hommes. Elle fut aussi largement utilisé par les peuples de langue iranienne, principalement les Parthes et les Perses Sassanides, par le biais de la cavalerie lourde : les Cataphractaires. Au Moyen Âge, ce fut au tour des chevaliers européens. Puis, au XVIIIe siècle, ce fut l'infanterie de ligne qui perpétua cette manœuvre en chargeant à la baïonnette après un bref échange de coups de feu. L'usage de la charge frontale d’infanterie se perpétua même dans les guerres modernes : ce fut la manœuvre offensive la plus utilisée lors de la guerre des tranchées et elle fut employée au cours de certaines batailles de la Seconde Guerre mondiale notamment par l'armée rouge et l'armée japonaise.

Contre-attaque (militaire)

Une contre-attaque, aussi orthographié contrattaque depuis 1990, est une tactique militaire utilisée par les défenseurs lorsqu’ils sont attaqués par l’ennemi. Pendant leur assaut, les attaquants peuvent être devenus vulnérables en se plaçant eux-mêmes dans une position défavorable :

l’épuisement (due aux pertes de l’attaque),

la désorganisation (les lignes d’attaque peuvent avoir été fractionnées par les combats),

l’éloignement de ses bases de départ et de ses soutiens (délais d’arrivée des renforts et limitation des feux d’artillerie),

la rupture de ses lignes de communication (l’état-major ne sait plus où se trouvent ses forces),

la suffisance (l’attaque continue à cause de soldats impétueux mais sans plus aucun résultat).Au bon moment, les défenseurs sortent violemment de leurs fortifications, rencontrant et stupéfiant leurs attaquants directement et prenant ainsi l’initiative. Cela peut casser un siège et/ou changer l’issue de la bataille. Cependant, si le moment est mal choisi ou si la contre-attaque est mal exécutée, cela peut aboutir à un désastre militaire, étant donné que les défenseurs ne sont plus protégés par leurs fortifications.

Embuscade

L’embuscade est une tactique militaire ancestrale dans laquelle des belligérants se dissimulent pour attaquer l'ennemi par surprise lorsqu'il passe leur position.

Fort de chariots

Le fort de chariots est une tactique militaire mise au point par Jan Žižka (1370-1424), chef des guerres des Hussites, consistant à s'abriter derrière des chariots de ferme convertis en chariots de guerre. Appelé Vozová hradba en tchèque (« mur de chariots »), Wagenburg ou tabor en allemand (« fort de chariots »), il a été employé au XVe siècle pour permettre aux Hussites de résister des croisades menées contre eux en Bohême et dans l'est de l'Europe. On retrouve cette tactique au XIXe siècle en Afrique australe durant les guerres des Boers (notamment au cours de la bataille de Blood River) et en Amérique du Nord lors de la conquête de l'Ouest par les colons européens.

Guerre d'usure

La guerre d'usure est une conception des états-majors de la Première Guerre mondiale. Elle correspond à l'ultime blocage de la « guerre de position » résultant de l'échec du « culte de l'offensive ». Son paroxysme est atteint sur le front de la Somme de juillet à novembre 1916 où une hypothétique victoire était recherchée dans l'anéantissement de l'adversaire. Cette « lutte à mort » eut pour conséquences environ un million de soldats morts ou blessés ainsi que le limogeage des généraux Joffre, Foch et Falkenhayn.

Ligne de bataille

Une ligne de bataille désigne une formation de combat utilisée dans la marine militaire à voile consistant à ranger pour le combat les vaisseaux de haut rang les uns derrière les autres de manière aussi serrée que la manœuvre le permet pour échanger des tirs de flanc avec une ligne adverse qui progresse soit en parallèle, soit en sens contraire, sur bâbord ou sur tribord.

La ligne de bataille reste la formation de combat par excellence du vaisseau de ligne. Son idée vient, de manière paradoxale, des chefs de l'armée de terre de Cromwell, précédant la réduction des marines de guerre européennes à 2 ou 3 types de vaisseaux différents.

Les combats opposent le plus souvent des flottes ou des escadres de tailles équivalentes. Les officiers généraux ont reçu pour consigne de ne pas risquer inutilement les vaisseaux s'ils sont en position d'infériorité numérique, et la lutte ne s'engage vraiment que si les deux adversaires sont vraiment décidés à se battre.

Les navires se suivent à la file en laissant des intervalles de 150 à 200 m et les lignes de batailles peuvent atteindre des distances énormes (40 vaisseaux sur 8 à 10 km) contrairement à ce que laissent à penser les tableaux relatant ces épisodes maritimes. La transmission des ordres de l'amiral, au centre de la ligne de bataille, devient donc extrêmement problématique du fait de l'étirement de cette ligne, et si l'on y rajoute la fumée de la bataille ainsi que la complexité de certains signaux, les difficultés d'exécution sont parfois insurmontables. La cohésion joue alors un rôle total : on suit aveuglément le navire de devant, on réagit à l'imitation, en veillant à ne jamais s'en éloigner sous peine de voir l'ennemi couper la ligne et disloquer le dispositif ami. Tout vaisseau au sein de la ligne est protégé par celui qui le précède et celui qui le suit.

Politique de la terre brûlée

La politique de la terre brûlée est une tactique consistant à pratiquer les destructions les plus importantes possibles, et en cas de conflit militaire, à détruire ou à endommager gravement ressources, moyens de production, infrastructures, bâtiments ou nature environnante, de manière à les rendre inutilisables par l'adversaire.

Cela peut constituer une tactique offensive, consistant à ravager les territoires de l'adversaire afin de l'empêcher de reconstituer ses forces ou de trouver un refuge, ou bien une tactique défensive consistant, face à une armée d'invasion, à se déplacer ou à se retirer (retraite) en détruisant ou en brûlant tout derrière soi (habitations, récoltes, bétail, routes, ponts, moyens de communications et de production), afin d'ôter à l'ennemi toute possibilité de ravitaillement.

En cybersécurité, la politique de la terre brûlée correspond pour un malware à détruire les parties importantes d'un système afin de le rendre inutilisable (exemple : destruction du MBR par Rombertik).

Au sens figuré, cette expression désigne aussi l'attitude d'une personne qui, risquant de perdre face à un adversaire, saccage la place que celui-ci s'apprête à prendre afin de minimiser ses gains et de gêner toute progression ultérieure.

Rudeltaktik

Le terme Rudeltaktik (en français : tactique des meutes) ou en anglais Wolfpack (en français : meute de loups) se réfère à une tactique militaire d'attaque en masse utilisée par les U-Boote (sous-marin) allemands de la Kriegsmarine pendant la bataille de l'Atlantique (Seconde Guerre mondiale) contre les convois Alliés.

Dans l'océan Pacifique, des sous-marins de la Marine américaine utilisèrent cette même tactique contre les expéditions japonaises au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Sac de sable

Un sac de sable est un sac fabriqué en toile de jute, polypropylène ou à partir d'autres matériaux, qui est rempli avec du sable ou de la terre et utilisée à des fins telles que la maîtrise des crues, la fortification militaire, la protection des fenêtres en verre dans les zones de guerre et comme ballast.

L'avantage des sacs de sable est que la toile de jute et le sable sont peu coûteux, et que les sacs peuvent être transportés vides et remplis de sable ou de terre localement.

Supériorité aérienne

La supériorité aérienne est un terme militaire mettant en exergue la domination de l'espace aérien.

Habituellement utilisée en temps de guerre, elle définit le contrôle aérien avec une opposition présente mais faible permettant de conduire des actions militaires sans problèmes majeurs.

La supériorité aérienne est différente de la suprématie aérienne, qui définit une opposition nulle ou quasi nulle.

La supériorité aérienne permet généralement l'augmentation des bombardements et le soutien tactique aérien aux forces terrestres, y compris, les parachutages d'hommes et d'approvisionnements.

Tactique militaire utilisée par Alexandre le Grand

La tactique militaire utilisée par Alexandre le Grand (356-323) tend à corroborer l'avis de plusieurs historiens selon lequel il aurait été l'un des plus grands généraux de l'histoire.

Au cours des batailles du Granique (334) et d'Issos (333) remportées contre l'armée perse de Darius III, Alexandre emploie la tactique dite du « marteau et de l'enclume ». Mais lors de la bataille de Gaugamèles (331), les Perses possèdent une armée largement supérieure en nombre à l'armée macédonienne. Cette tactique de l'encerclement par des unités rapides et puissantes n'est plus envisageable. Alexandre doit composer et décide d'une formation de combat innovante pour l'époque : ses unités sont disposées en échelons ; elles feignent de vouloir contourner l'ennemi pour mieux le diviser et créer ainsi une brèche dans ses lignes de défense.

Tir en enfilade

L'enfilade et la défilade sont des concepts de tactique militaire utilisés pour décrire l'exposition d'une formation militaire au tir ennemi. En outre, un tir d'enfilade est utilisé pour décrire des coups de feu dirigés contre une formation ou une position en « enfilade. »

Le tir d'enfilade est aussi communément appelé « tir de flanquement » (flanking fire en anglais). Raking fire (littéralement « tir de balayage ») est le terme équivalent dans la guerre navale. Le mitraillage au sol, ou le tir sur des cibles depuis une plate-forme volante, est souvent effectué via un tir d'enfilade lorsque les armes situées à l'avant de l'appareil sont utilisées; ou via un tir en défilade lorsque les armes latérales sont mises en œuvre.

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