Su Song

Su Song[1] (chinois traditionnel : 蘇頌, pinyin : Sū Sòng, prénom social : Zirong子容[2]), né en 1020 et mort en 1101, fut un scientifique polymathe chinois lors de la période de la dynastie Song (960-1279).

Astronome, cartographe, horloger, pharmacologue, géologue, zoologiste, botaniste, ingénieur en mécanique, architecte, poète et ambassadeur de la dynastie Song, il fut avec Shen Kuo l'un des scientifiques les plus représentatifs de cette période en Chine.

Su Song a été notamment le concepteur d'une tour horloge astronomique à force hydraulique et qui utilisait l'échappement d'horlogerie[3],[4],[5],[6]. Construite à Kaifeng, son mécanisme d'échappement avait déjà été inventé par moine bouddhiste Yi Xing pour exploiter une sphère armillaire hydraulique, bien que la sphère armillaire de Su a été la première à être créée avec une horloge mécanique en « dur »[7],[6]. La tour horloge avaient également la plus ancienne transmission à chaîne connue, appelée tian ti (天梯), ou « échelle céleste », comme on peut le voir dans son traité d'horlogerie Xiangfayao Xinyi (新仪.象法要)[8]. La tour horloge indiquait de manière sonore les heures[9].

Le traité sur la tour horloge, Xiangfayao Xinyi, a survécu depuis sa forme écrite en 1092 et imprimé officiel et la publication en 1094. Le livre a été analysé par de nombreux historiens, comme Joseph Needham. Toutefois, l'horloge elle-même a été démantelée par les envahisseurs Mandchous en l'an 1127 et, bien que des tentatives aient été faites pour remonter la tour, elle n'a jamais fonctionné. Bien que le traité sur la tour horloge soit le plus connu de ses traités, le polymathe Su Song avait composé d'autres œuvres. Il a réalisé un grand atlas céleste de plusieurs cartes, plusieurs cartes terrestres, ainsi qu'un traité de pharmacologie. Ce dernier traite des questions connexes en minéralogie, zoologie, botanique et métallurgie. Ses cartes utilisait également la projection de Mercator près de cinq cents ans avant qu'elle soit utilisée en Europe et connue par Gerardus Mercator.

Bien que plus tard, les écrits de voyageurs européens jésuite en Chine tels que Matteo Ricci et Nicolas Trigault mentionnassent les horloges chinoises à roues motrices[10], les précoces visiteurs européens en Chine ont cru à tort que les Chinois n'avaient jamais dépassé le stade de la clepsydre, de l'horloge à encens ou du cadran solaire[11]. Ils ont estimé que la mécanique avancée des horloges était nouvelle pour la Chine, et ont pensé que c'était quelque chose de précieux que l'Europe pourrait offrir[11]. Bien que moins importante que dans la période Song, des textes contemporains chinois de la dynastie Ming (1368-1644) décrivent plusieurs modèles d'horloges mécaniques en Chine du XIIIe au XVIe siècles[12].

Bibliographie

  • (en) Joseph Needham, Taipei : Caves Books Ltd, 1986 :
    • Science and Civilization in China: Volume 1, Introductory Orientations ;
    • Science and Civilization in China: Volume 3, Mathematics and the Sciences of the Heavens and the Earth ;
    • Science and Civilization in China: Volume 4, Physics and Physical Technology, Part 3: Civil Engineering and Nautics ;
    • Science and Civilization in China: Volume 5, Chemistry and Chemical Technology, Part 1: Paper and Printing ;
    • Science and Civilization in China: Volume 6, Biology and Biological Technology, Part 1: Botany.
  • (en) Derk Bodde, Chinese Thought, Society, and Science, Honolulu : University of Hawaii Press, 1991.
  • (en) Robert E. Harrist Jr., The Artist as Antiquarian: Li Gonglin and His Study of Early Chinese Art, Artibus Asiae (Volume 55, Numéro 3/4, 1995), pages 237 à 280.

Notes et références

  1. Par convention, les noms chinois sont écrits en commençant par le nom de famille, Su, puis le prénom, Song.
  2. Harrist, 239, footnote 9.
  3. Needham, Volume 4, 445.
  4. Needham, Volume 4, 448.
  5. Bodde, 140.
  6. Fry, 10.
  7. Needham, Volume 3, 351.
  8. Needham, Volume 4, 111.
  9. Needham, Volume 4, Part 2, 165.
  10. Needham, Volume 4, 438.
  11. Needham, Volume 4, 435-440.
  12. Needham, Volume 4, Part 2, 509-512.

Liens externes

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Armille (astronomie)

Une armille (du latin armilla : cercle, bracelet) est un instrument de mesure et d'observation astronomique utilisé dès le IIIe siècle av. J.-C. par Ératosthène puis au siècle suivant par Hipparque. Son usage, sous sa forme originelle, se perpétue jusqu'à la Renaissance.

Astronomie chinoise

L’astronomie chinoise s'est développée sur plusieurs siècles et s'est longtemps montré en avance sur celle du monde occidental. Un très grand nombre d'observations antérieures à la fin du Moyen Âge sont sans comparaison avec ce qui se faisait dans le monde occidental. Une des finalités du développement de l'astronomie était de nature divinatoire. L'article astrologie chinoise porte sur l'interprétation symbolique associée aux différents astres mentionnés ici.

Calculatrice mécanique

Une calculatrice mécanique, appelée selon l'époque machine à calculer ou machine arithmétique, est une machine conçue pour simplifier et fiabiliser des opérations de calculs, et dont le fonctionnement est principalement mécanique.

Le nom machine arithmétique fut choisi par Blaise Pascal, et donc utilisé à partir de 1642 et pendant tout le XVIIIe siècle. Il fut suivi du nom machine à calculer, qui fut utilisé pendant le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. Le nom calculatrice mécanique, un néologisme de la deuxième moitié du XXe siècle, fut utilisé pour différencier les machines à calculer mécaniques des machines à calculer électroniques à partir de 1961, date de présentation de la première calculatrice entièrement électronique de Sumlock Comptometer.

Clepsydre

À l'origine, la clepsydre est un instrument à eau qui permet de définir la durée d'un évènement, la durée d'un discours par exemple. On contraint la durée de l’évènement au temps de vidage d'une cuve contenant de l'eau qui s'écoule par un petit orifice. Dans l'exemple du discours, l'orateur doit s'arrêter quand le récipient est vide. La durée visualisée par ce moyen est indépendante d'un débit régulier du liquide ; le récipient peut avoir n'importe quelle forme. L'instrument n'est donc pas une horloge hydraulique.

Culture sous la dynastie Song

La dynastie Song (960-1279) est une période riche de l'histoire culturelle de la Chine, dans tous les domaines tels que les arts picturaux, la littérature, les divertissements, les codes vestimentaires, les arts culinaires et la philosophie. La culture en Chine a durant cette période largement profité de l'impressionnant essor économique et technique, avec notamment le développement de la xylographie, mais également du soutien sans modération de l'élite lettrée chinoise qui a contribué au développement culturel en finançant les artistes.

Les arts picturaux atteignent un niveau de sophistication encore jamais égalé dans l'histoire de l'art chinois. Reflets du déclin du bouddhisme et de la montée du néoconfucianisme dans les milieux aisés, ils témoignent également des préoccupations changeantes des Chinois au fur et à mesure du temps à travers les thèmes abordés par les artistes.

En termes de littérature, la période Song conserve la tradition de la poésie ci et connaît certains poètes majeurs, tels que Su Shi ou encore Li Qingzhao. Profitant des progrès de l'imprimerie, la littérature chinoise se diversifie en genre, avec la rédaction d'importants ouvrages historiographiques, encyclopédiques, techniques et géographiques. Contributeurs importants de ces genres littéraires, Shen Kuo et Su Song sont à l'origine de nombreuses compilations d'ouvrages scientifiques et techniques qui témoignent des avancées technologiques de l'époque. Par ailleurs, les livres décrivant des carnets de voyage deviennent également populaires grâce aux travaux de Fan Chengda.

Avec l'essor économique, les Chinois consacrent plus de temps aux divertissements. Dans les grandes villes, des quartiers dédiés aux loisirs se développent afin de répondre aux attentes croissantes des citadins. Les arts scéniques se développent et se diversifient. Tout au long de l'année des festivités sont organisées pour divertir les Chinois, avec feux d'artifice, carnavals et banquets grandioses, au cours desquels les plats des différentes régions de la Chine sont proposés.

Signe extérieur de niveau social, le code vestimentaire est strict. Par exemple, selon leur rang professionnel la couleur des vêtements des fonctionnaires est différente, le violet étant réservé aux plus hautes fonctions, même si ce code s'assouplit progressivement, notamment sous la dynastie des Song du Sud. Alors que les nobles se parent de Hanfu, sortes de robes en soie, les classes sociales les moins aisées préfèrent quant à elles les pantalons pour des raisons pratiques.

Dynastie Song

La dynastie Song (chinois : 宋朝 ; pinyin : sòng cháo ; Wade : sung ch'ao ; prononcé /sõŋ tʃao/) est une dynastie qui a régné en Chine entre 960 et 1279. Elle a succédé à la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes et a été suivie par la dynastie Yuan. Il s'agit du premier gouvernement au monde à émettre des billets de banque. Cette dynastie a également vu la première désignation du vrai Nord à l'aide d'une boussole.

L'histoire de la dynastie Song se divise en deux périodes distinctes : les Song du Nord et les Song du Sud. Durant la période des Song du Nord (chinois : 北宋 ; pinyin : běi sòng, 960-1127), la capitale est la ville septentrionale de Bianjing (actuelle Kaifeng) et l'empire s'étend sur la plus grande partie de la Chine historique. La période des Song du Sud (chinois : 南宋 ; pinyin : nán sòng, 1127-1279) est la période durant laquelle les Song perdent le Nord de la Chine au profit de la dynastie Jin. À cette époque, la cour impériale se réfugie au sud du fleuve Yangzi Jiang et la nouvelle capitale est établie à Lin'an (actuelle Hangzhou). Bien que la dynastie ait perdu le contrôle du berceau traditionnel de la civilisation chinoise au bord du fleuve Jaune, son économie ne s'effondre pas pour autant, le Sud de la Chine abritant 60 % de la population de la Chine et la majorité des terres les plus fertiles de la région. La dynastie Song du Sud a considérablement développé et professionnalisé sa force navale pour défendre ses eaux et ses frontières et pour mener des expéditions maritimes vers l'étranger.

Pour repousser les Jin et plus tard les Mongols, les Song ont développé des technologies militaires révolutionnaires, notamment l'usage de la poudre à canon. En 1234, la dynastie Jin est défaite par les Mongols qui mettent la main sur le Nord de la Chine. Möngke, quatrième grand Khan de l'Empire mongol, meurt en 1259 lors du siège de la ville de Chongqing. Son plus jeune frère Kubilai Khan est proclamé nouveau Grand Khan, nomination partiellement soutenue par les Mongols de l'Ouest. En 1271, Kubilai Khan est proclamé empereur de Chine. Après deux décennies de guerres sporadiques, ses armées vainquent définitivement la dynastie Song en 1279. La Chine est de nouveau unifiée sous la dynastie Yuan (1271-1368).

La population chinoise double au cours des Xe et XIe siècles. Cette croissance est due à l'expansion de la culture du riz en Chine centrale et méridionale, à l'usage de riz précoce en Asie du Sud-Est et du Sud et à la production d'abondants surplus alimentaires,. Le recensement des Song du Nord fait état d'une population d'environ 50 millions d'individus, soit bien plus qu'au cours des dynasties Han et Tang. Cette estimation est tirée des Vingt-Quatre Histoires, une compilation de livres historiques faisant référence dans le domaine. Cependant, on estime que la population des Song du Nord atteint les 100 millions de personnes. Cette spectaculaire croissance démographique a suscité une révolution économique dans la Chine pré-moderne. L'expansion de la population est en partie due au retrait graduel du gouvernement central, qui régulait jusqu'alors profondément l'économie de marché. Cette croissance démographique renforce également le rôle de la petite noblesse locale dans l'administration du peuple et des affaires locales. Les fonctionnaires nommés dans les xian et les provinces délèguent en effet la gestion et la supervision des affaires locales à la noblesse érudite.

La vie sociale durant la dynastie Song est prospère. Les élites participent au commerce d'arts précieux. La population aime à se rassembler au cours de fêtes publiques et dans des clubs privés. Les villes possèdent des quartiers dédiés aux divertissements. La diffusion de la littérature et des connaissances est améliorée par l'invention de l'impression par blocs de bois et par l'invention au cours du XIe siècle des caractères mobiles d'imprimerie. La technologie pré-moderne, la science, la philosophie, les mathématiques et autres disciplines intellectuelles prospèrent. Des philosophes tels que Chen Yi et Zhu Xi ravivent le confucianisme avec de nouveaux commentaires, inspirés de certains idéaux bouddhistes, et mettent en valeur une nouvelle organisation des textes classiques qui fait ressortir le cœur de la doctrine néoconfucianiste. Bien que les examens impériaux aient existé pendant la dynastie Sui, ils acquièrent une plus grande importance sous la dynastie Song. Ainsi, l'élite gouvernementale évolue progressivement de l'aristocratie vers la bureaucratie.

Décès en 1101

Cette page dresse une liste de personnalités mortes au cours de l'année 1101 :

12 février : Liao Daozong, né Yelü Hongji ou Yehlu Hongji, empereur de la dynastie Liao.

14 mars : Fujiwara no Morozane, chef du clan Fujiwara, sessho et kampaku (postes de régence) sous le règne de l'empereur Shirakawa.

24 avril : Vseslav de Kiev, Vseslav Briatcheslavitch ou Vseslav de Polotsk, prince du Rus' de Kiev de la dynastie des Riourikides.

22 juin : Roger Ier de Sicile comte de Sicile.

27 juillet :

Conrad de Basse-Lotharingie, duc de Basse-Lotharingie et marquis de Turin, roi des Romains et Roi d'Italie.

Hugues d'Avranches, vicomte d'Avranches et 1er comte de Chester.

août : Gilbert Maminot, évêque de Lisieux.

24 août : Su Shi, écrivain, calligraphe, peintre et homme politique (mandarin) de la dynastie des Song du Nord.

27 août : Guillaume de Montfort, évêque de Paris.

30 septembre : Anselm IV (en), archevêque de Milan.

6 octobre : Bruno le Chartreux, ou Bruno de Cologne, saint catholique fondateur de l'ordre des Chartreux.

6 novembre : Welf IV de Bavière, duc de Bavière, comte d'Altdorf.

15 novembre : Elvira de Toro (en), , infante léonaise.

12 décembre : Al-Musta'li, calife fatimide et le dix-neuvième imam ismaélien mustalien.

Egilbert (en), archevêque de Trèves.

Gillafin mac Coulahan (en), seigneur de Síol Anmchadha (en).

Gilla na Naemh Ua Dunabhra (en), chef poète de Connacht.

Gualterio d'Albano (en), cartinal-évêque d'Albano.

Henri de Nordheim, dit Henri le Gras, Comte dans le Rittigau et l'Eichsfeld et à partir de 1099 margrave de Frise.

Hugues Ier de Clermont-en-Beauvaisis, comte de Clermont-en-Beauvaisis.

Ida de Cham, margravine consort d'Autriche.

Lambert III (en), évêque de Cracovie.

Liemar (en), archevêque de Brême.

Martin I (en), archevêque d'Oviedo.

Nikon le Sec (en), moine puis esclave.

Qingshui (en), moine Chán (bouddhisme).

Renaud Ier de Craon, seigneur de Craon.

Roger Ier de Sicile, dit le Bosso, le grand Comte, Jarl Rogeirr, aventurier normand, conquérant de la Sicile musulmane, à l'origine du futur royaume de Sicile.

Su Dongpo (Su Shi), poète, calligraphe, lettré chinois.

Su Song, scientifique polymathe chinois.

Uicheon, moine bouddhiste coréen, fondateur de l'école Cheontae (en) du bouddhisme.

Urraque de Zamora, infante léonaise.

date incertaine

vers 1101/1102 :

Anne Dalassène mère d'Alexis Ier Comnène.vers le 31 mars :

Odon de Châtillon, cardinal français.

Histoire de la dynastie Song

La dynastie Song (chinois : 宋朝 ; pinyin : Sòng cháo ; 960–1279) de Chine est une dynastie régnante qui contrôle la Chine historique et le Sud de la Chine du milieu du Xe siècle jusqu’au dernier quart du XIIIe siècle. Cette dynastie marque un tournant important dans le domaine des innovations en science et technologie de la Chine ancienne, avec l'émergence de figures intellectuelles éminentes comme Shen Kuo et Su Song et l'utilisation révolutionnaire de la poudre à canon dans les armes (catapultes projetant des bombes, fusils de rempart, boute-feux lance-flammes et mines explosives).

Cependant, il s'agit également d'une période d'instabilité politique et militaire, au progrès d'une certaine manière entravé, par des factions politiques opposées et parfois agressives. La politique de gestion des frontières du Premier ministre Wang Anshi exacerbe les relations hostiles le long de la frontière sino-vietnamienne, menant à une guerre contre la dynastie Lý. Bien que ce conflit se termine sans véritable vainqueur, la déroute militaire lors de l'invasion des Jurchens au nord, en 1127, force la cour des Song à fuir Kaifeng, pour établir la nouvelle capitale à Hangzhou. Les Song y développent alors leur puissance maritime pour se défendre contre les Jurchens de la Dynastie Jin installés au Nord. Bien que les Song arrivent à défaire les tentatives successives d'invasion des Jurchens, les Mongols menés par Genghis Khan, Ögedei Khan, Möngke Khan et finalement Kublai Khan conquièrent la Chine jusqu'à la chute du dernier empereur Song en 1279.

Histoire des sciences et techniques en Chine

L'histoire des sciences et des techniques en Chine est l'occasion de découvrir les contributions d'une civilisation non occidentale à un développement précoce des savoirs. Contributions qui, depuis Marco Polo notamment, ont été reconnues en Occident jusqu'à inspirer une véritable fascination européenne pour la civilisation Chinoise. Le mythe d'un « retard chinois » entre le XVe et le XXe siècle reste un sujet de discussion historique.

Durant l'Antiquité, indépendamment des philosophes grecs, les penseurs et les techniciens chinois ont contribué à des progrès significatifs dans de nombreux domaines.

Le premier exemple d’outil de calcul complexe est l’abaque, qui connut diverses formes, jusqu’au boulier toujours utilisé en Chine.

L'astronomie chinoise s'est développée sur plusieurs siècles et s'est longtemps montrée en avance sur celle du monde occidental. Elle a toutefois été précédée de plusieurs millénaires par l'astronomie sumérienne ou égyptienne. Un très grand nombre d'observations antérieures à la fin du Moyen Âge sont sans comparaison avec ce qui se faisait dans le monde occidental. Une des finalités du développement de l'astronomie était de nature divinatoire. Les premières observations de comètes, d'éclipses solaires et de supernovæ furent faites en Chine.

En physique, les travaux sur le magnétisme permirent aux Chinois de mesurer avec précision la déclinaison d'une boussole.

En médecine, l'acupuncture et l'usage des plantes médicinales fut précoce et développé. Les alchimistes taoïstes ont été des pionniers. Shennong est réputé avoir goûté de nombreuses substances pour tester leurs vertus médicinales, à la suite de quoi il a écrit une des premières pharmacopées incluant 365 remèdes issus de minéraux, plantes, animaux.

L'un des aspects les plus remarquables de la civilisation chinoise est l'invention de technologies, souvent plusieurs siècles avant leur apparition ou leur transmission ailleurs. Parmi les principales inventions chinoises figurent la porcelaine, la sériciculture (soie), la boussole, le papier, les types amovibles (imprimerie), l'acier, le gouvernail de poupe, le compas[réf. nécessaire], la brouette, l'abaque, le harnais du cheval, les étriers, l'horlogerie, la ferronnerie, les pâtes, le papier monnaie, la poudre à canon, et les allumettes.

Horloge astronomique

Une horloge astronomique est une horloge qui affiche l'heure ainsi que des informations relatives à l'astronomie.

De façon générale, le terme fait référence à toute horloge qui affiche, en plus de l'heure, des informations astronomiques. Parmi celles-ci : les positions relatives du Soleil, de la Lune, des constellations du Zodiaque, les planètes les plus brillantes, ainsi que toutes sortes d'informations cycliques comme la durée du jour et de la nuit, l'âge et la phase de la lune, la date des éclipses (par l'indication des nœuds lunaires), de Pâques et d'autres fêtes religieuses, la date et l'heure des marées, l'heure solaire, le temps sidéral, la date des solstices, une carte du ciel, etc. Les horloges astronomiques sont parfois agrémentées de toutes sortes de symboles religieux, culturels, artistiques ou scientifiques, voire d'automates.

Les horloges astronomiques les plus anciennes représentent le système solaire selon un modèle géocentrique. Le centre du cadran comporte alors un disque ou une sphère représentant la Terre. Le soleil est souvent représenté par une sphère dorée tournant autour de la terre une fois par jour sur un cadran 24 heures. Cette représentation s'accorde à la fois à l'expérience de tous les jours et à la vision philosophique du monde en Europe pré-copernicienne.

Le modèle héliocentrique a été admis en Occident à partir de la fin du XVIIe siècle, quand les travaux de Newton sont venus confirmer les observations de Copernic et de Galilée.

Les horloges astronomiques ne doivent pas être confondues avec les régulateurs astronomiques, d'anciennes pendules utilisées dans des observatoires, de grande précision mais parfaitement classiques.

Horloge hydraulique chinoise

Les horloges hydrauliques chinoises sont des horloges hydrauliques anciennes, que l'on trouvait en Chine, pays isolé du monde occidental, jusqu'au XVIIe siècle. Instruments originaux permettant de mesurer le temps en continu au moyen de l'eau et parfois du mercure, elles y ont connu un développement très important. L'utilisation de ces horloges s'est étendue aux pays avoisinants jusqu'à une période relativement récente.

Dans la Chine impériale, l’empereur était l’intermédiaire entre le Ciel et la Terre – aujourd’hui, on dirait l’interface. Il détient un « mandat céleste » et se doit de transmettre, à travers les signes détectés dans le ciel, les informations pour une vie harmonieuse sur Terre comme la longueur de l’année, le début des saisons pour un usage agricole, etc.

Les astronomes, directement rattachés à sa personne sont chargés de scruter la voute céleste, d’en suivre les évènements (Soleil, Lune, étoiles, planètes, éclipses, comètes, etc.) et de rendre compte. La date et l’instant de chaque observation sont scrupuleusement notés, exploités et archivés, et ceci depuis plus de quatre millénaires.

Pour noter les évènements du Ciel, les astronomes chinois utilisaient :

un calendrier avec ses mois, ses jours et ses subdivisions « horaires » ;

des instruments de mesure du temps. En ce qui concerne les « heures », les astronomes chinois se sont servis principalement à l'origine de clepsydres, puis d'horloges hydrauliques plus ou moins sophistiquées.

Naissance en 1020

Cette page dresse une liste de personnalités nées au cours de l'année 1020 :

Almodis de la Marche, femme de la haute noblesse.

Bernard de Menthon, archidiacre d'Aoste (saint).

Hugues Candide, cardinal français.

Filarete de Calabre, abbé ascétique (saint).

Frédéric III de Lorraine, comte de Bar et un duc de Haute-Lotharingie (ou de Lorraine).

García IV de Navarre, également appelé García IV Sánchez, el de Nájera, roi de Pampelune et de Navarre

Guillaume Ier de Bourgogne, dit Guillaume le Grand ou Tête Hardie, comte de Bourgogne, comte de Mâcon et père du pape Calixte II.

Guillaume de Poitiers, chroniqueur normand.

Guo Xi, peintre chinois.

Henri II de Louvain, dit le ceinturé, comte de Louvain et de Bruxelles.

Osbern Giffard (en), chevalier ayant participé à la conquête normande de l'Angleterre, en 1066.

Salomon ibn Gabirol (Avicebron) philosophe juif.

Su Song, scientifique polymathe chinois.

Sven II de Danemark, roi de Danemark.

Vladimir de Novgorod (en), prince de Novgorod.

Wulfhilde de Norvège, princesse norvégienne et duchesse de Saxe.

Zhang Zai, cosmologue chinois.

Quanzhou

Quanzhou (chinois : 泉州市 ; pinyin : quánzhōu shì ; dans d'anciennes translittérations, Tchiouan-Tchéou, T'swan-chau ou Chinchew) est une ville-préfecture de la province du Fujian en Chine. La population du centre urbain d'environ 400 000 habitants. La population de la ville-préfecture de Quanzhou est de 7 620 000 habitants (en 2006). On y parle le dialecte minnan.

La ville, traversée par le Jin Jiang, est située au pied des monts Qingyuan, à une centaine de kilomètres nord est de Xiamen.

Le nom médiéval de Quanzhou, Citong, Tsia-toung, Çayton, Zayton, Zaytûn en arabe, est probablement à l'origine du nom satin.

Samsung SDI

Samsung SDI (Coréen : 삼성SDI Hanja: 三星SDI ou 三星電管) est un club coréen de rugby à XV détenu par Samsung et basé à Ulsan.

Shen Kuo

Shen Kuo (chinois : 沈括 ; pinyin : Shěn Kuò, Wade-Giles Shen K'uo, EFEO Chen K'ouo), Shen Guo, Shen Kua ou encore Shen Gua, né en 1031 à Hangzhou et mort en 1095 à Zhenjiang, est un scientifique polymathe chinois, fonctionnaire gouvernemental sous la dynastie Song (960-1279)

Homme d'esprit universel, il fut notamment géologue, astronome, mathématicien, cartographe, inventeur, météorologue, agronome, ethnographe, zoologiste, botaniste, ingénieur en hydraulique, pharmacologue, encyclopédiste, poète, musicien, diplomate, général, chancelier académique, ministre des finances et inspecteur des services de l'État. Il fut également responsable du Bureau de l'Astronomie à la cour des Song, ainsi qu'adjoint du ministre de l'Hospitalité impériale.

Shen fut un inventeur prolifique qui, dans son livre Mengxi Bitan (夢溪筆談, « Discussions de pinceau depuis un petit ruisseau de rêve ») de 1088, décrivit de nouveaux outils et instruments tels que le compas à aiguille magnétique, la sphère armillaire, le gnomon, le télescope, la forme de radoub, l'écluse à poids et la chambre noire. Il développa également des procédés de typographie. Il participa aux recherches astronomiques de son époque par ses travaux sur le vrai Nord, la description d'orbites célestes (Lune, planètes), s'intéressa à la formation de la Terre, à la géomorphologie et à l'évolution du climat.

Outre la poésie et les sciences, il écrivit aussi sur la divination et le surnaturel, commentant d'anciens textes taoïstes et confucéens.

Si son livre Mengxi Bitan ainsi que quelques de ses poèmes nous sont parvenus, une grande partie de ses écrits a été perdue.

Technologie sous la dynastie Song

La dynastie Song (chinois : 宋朝 ; 960–1279) apporte les avancées techniques les plus significatives de l'histoire de la Chine, dont la plupart émanent des talentueux fonctionnaires recrutés par les examens impériaux.

L'ingéniosité des avancées en génie mécanique est une longue tradition en Chine. L'ingénieur de la dynastie Song Su Song admet que lui et ses contemporains se sont appuyés sur les travaux d'anciens tels que Zhang Heng (78-139), un astronome, inventeur et maître en matière d'engrenages. L'utilisation des caractères d'imprimerie mobiles accélère l'usage déjà répandu de blocs en bois afin de pouvoir éduquer les étudiants confucianistes et le peuple. L'apparition de nouvelles armes utilisant de la poudre noire permet aux Song de survivre face à leurs ennemis, les dynasties Liao, des Xia occidentaux et des Jin, jusqu'à l'effondrement de la dynastie sous les coups des Mongols de Kubilai Khan à la fin du XIIIe siècle.

Des avancées notables en génie civil, génie maritime et métallurgie sont faites en Chine durant la période Song, comme l'introduction de moulins à vent en Chine durant le XIIIe siècle. Ces avancées, avec l'apparition du billet de banque, aident la révolution et le maintien de l'économie de la dynastie Song.

Zhang Heng

Zhang Heng (chinois simplifié : 张衡 ; chinois traditionnel : 張衡 ; pinyin : Zhāng Héng ; Wade : Chang Heng ; EFEO : Tchang Heng), né en 78 et décédé en 139, était un astronome, mathématicien, inventeur, géographe, cartographe, artiste, poète, homme d'État, et érudit de littérature chinoise de Nanyang, Henan, en Chine. Il vécut pendant la dynastie Han orientaux (25-220). Il a été éduqué dans les capitales de Luoyang et de Chang'an, et il commença sa carrière comme un servant civil mineur à Nanyang. Par la suite, il devint chef astronome, préfet des Majors pour les Carrosses Officiels, et ensuite Préposé au Palais à la cour impériale. Ses positions intransigeantes sur certains problèmes de calendrier et d'histoire firent de Zhang une figure controversée, ce qui l'empêcha de devenir l'historien officiel de la cour. Ses rivalités politiques avec les eunuques du palais sous le règne de l'empereur Han Shundi furent à l'origine de sa décision de se retirer de la cour centrale pour servir comme administrateur de Hejian dans la région de Hebei. Il retourne à Nanyang pour un court laps de temps, avant d'être rappelé pour servir dans la capitale une fois de plus en 138. Il meurt une année plus tard, en 139.

Zhang a appliqué sa connaissance étendue des mécaniques et des engrenages dans plusieurs de ses inventions. Il a inventé la première sphère armillaire fonctionnant à l'énergie hydraulique au monde, pour représenter les observations astronomiques ; il améliora l'écoulement de la clepsydre en ajoutant un second réservoir ; et inventa le premier sismoscope au monde, qui discernait la direction cardinale d'un tremblement de terre,,. De plus, il améliora les calculs chinois précédents de la formule de pi. En plus de documenter environ 2 500 étoiles dans son vaste catalogue d'étoiles, Zhang a aussi posé des théories sur la Lune et ses relations avec le Soleil ; plus précisément, il discuta de la sphéricité de la Lune, de son illumination par le reflet de la lumière solaire sur un côté et demeurant obscur de l'autre côté, et de la nature des éclipses solaire et lunaire. Ses fu (rhapsodie) et shi en poésie étaient renommés et commentés par des écrivains chinois postérieurs. Zhang reçut beaucoup d'honneurs posthumes pour son savoir et son génie, et est considéré comme un polymathe par certains érudits. Certains savants modernes ont aussi comparé son travail en astronomie à celui de Ptolémée.

Empereurs
Personnalités de la dynastie Song
Littérature

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