Science politique

La science politique consiste à étudier les processus politiques mettant en jeu des rapports de pouvoir entre les individus, les groupes, et au sein de l'État, mais pas seulement. Des tendances contemporaines tentent de saisir les rapports de forces sur une base transnationale (par exemple, entre diasporas ou entre firmes multinationales) ainsi que certains courants postmodernes qui mettent l'accent sur le langage (philosophie du langage), sur la biopolitique, ou encore sur les conceptions genrées des individus.

Comme de nombreuses disciplines universitaires, la science politique est divisée en sous-disciplines. L'American Political Science Association compte 42 sections organisées[1]. Parmi les sous-disciplines les plus importantes, mentionnons : la philosophie politique, les relations ou études internationales, la politique comparée, l'étude de la volatilité électorale, l'administration publique et les politiques publiques.

Histoire

Antiquité

La réflexion sur le problème politique remonte aux Ve – IVe siècles av. J.-C., avec des philosophes, tels Platon (-427 à -347) et Aristote (-384 à -322) ou des historiens tels Thucydide (-460 à -395) qui commencent à théoriser les affaires de la Cité, ainsi que, par extension, ce qui se rapporte à la science du gouvernement.

Dans la Pensée chinoise de Marcel Granet, l'art politique date des « écoles confucéennes ». L'administration publique chinoise est la plus ancienne (le « mandarinat ») et commence à cette époque. En Europe, la science politique emprunte aux méthodes et aux thèmes des sciences sociales telles que la sociologie, le droit ou la psychologie.

Moyen Âge

La science politique en tant qu'objet n'existe pas au Moyen Âge. Néanmoins, la pensée « politique » est alimentée par un certain nombre de paradigmes. La religion et les controverses qui lui sont liées en est un. La féodalité et ses évolutions en est un autre. Quel que soit l'espace considéré, le roi, ou l'empereur, par ailleurs un cas très particulier, sont les figures centrales du pouvoir délégué par Dieu et duquel émane tous les autres pouvoirs. Cette figure est constamment concurrencée dans son rôle d'ordonnateur de l'espace politique par la figure papale, en construction tout au long de la période et qui finira par revendiquer une prééminence sur l'ensemble des princes, avant de disparaître momentanément et d'être soumise au travers des déchirures qui lui sont imposées au XIVe siècle. Querelle des Investitures, Césaropapisme et Schisme d'Occident sont les traits saillants de la période marquant profondément la lecture que l'on peut faire du fait politique et de la pensée qui l'accompagne en Occident au Moyen Âge.

L'augustinisme, en opposition avec le thomisme, lui-même teinté d'aristotélisme, marquèrent la période de leur empreinte. La synthèse scolastique imprègne alors tous les débats de l'Occident Chrétien, durant des siècles et sert de fondement philosophique à toute discussion sur la nature des pouvoirs, quels qu'ils soient. Pour Thomas d'Aquin, dans le commentaire qu'il fait de l'épître de Paul aux Romains, « le pouvoir des princes, en tant qu'il est précisément un pouvoir, vient de Dieu ». Dans le Commentaire des Sentences, il écrit que « le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel viennent l'un et l'autre du pouvoir divin ». Jean de Salisbury, dans le Policraticus, aborde la question de la responsabilité des rois vis-à-vis de leurs sujets (même s'il défend le droit de ceux-ci à punir les responsables de lèse-majesté), soumis qu'ils sont à la volonté de Dieu et de l'Église et pourrait bien être l'un des premiers à envisager la possibilité du tyrannicide. Saint Bonaventure, quant à lui, conciliait l'origine divine de l'autorité et le système électif ; il soulignait les dangers du système héréditaire et insistait sur l'idée que généralement les chefs élus sont les meilleurs. Cependant, il considérait que cette élection n'était qu'une simple désignation et qu'il appartenait à Dieu, c'est-à-dire au pouvoir spirituel représentant Dieu, de conférer le pouvoir au chef ainsi désigné[2]. Mentionnons également Raymond Lulle, dont l'œuvre imposante inclut l'Artificium electionis personarum (1247-1283) ou De arte electionis (1299), descriptions de systèmes de vote préfigurant les redécouvertes du XVIIIe siècle en la matière. Un juridisme précoce s'insère également dans le débat, tant du côté de l'Église que de celui du pouvoir temporel. On peut citer l'éminent cas de Nogaret, juriste qui, au service du roi de France, Philippe le Bel, « renversera », la papauté.

Deux figures originales viennent bouleverser peu ou prou les conceptions du temps et, en définitive, appuyer les prétentions impériales au détriment de la papauté : Marsile de Padoue, qui distingue strictement la morale religieuse (basée sur l'Évangile) de la morale politique ou morale naturelle (fondée sur la conception aristotélicienne), il distingue totalement la foi et la raison et fait l'apologie de la monarchie élective; et Guillaume d'Ockham qui considère que le pouvoir temporel est d'un autre ordre que le pouvoir spirituel, se plaçant ainsi dans une logique de séparation précoce entre le spirituel et le temporel. Le premier est issu de la culture italienne, à une époque où se développent les cités-états, dont les rivalités feront naître la pensée de celui qui marquera la période suivante de son empreinte indélébile: Machiavel. C'est bien dans ce contexte italien qu'il faut replacer l'élection dont Marsile de Padoue se fait le chantre.

Renaissance

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Nicolas Machiavel, un des théoriciens politiques d'influence.

Machiavel, le premier illustra la pratique parfaitement empirique que ses contemporains avaient de la science politique. Il s'intéresse, à vrai dire, plus aux mécanismes de gouvernement qu'à une quelconque science politique à proprement parler. La vertu et la religion ne sont vues que comme des moyens de gouvernement. Il n'étudie pas la question de la légitimité du pouvoir mais les moyens de son établissement et de sa conservation. Son mérite fut d'envisager la politique non plus d'une manière métaphysique mais pratique. Son influence fut considérable en cela qu'elle permit de répandre le goût de la science politique et l'habitude de l'étudier d'un point de vue historique.

Quantité de penseurs des siècles suivants peuvent lui être rattachés, soit qu'ils en furent les héritiers directs, soit qu'ils lui empruntèrent sa méthode. Francesco Guicciardini, Paolo Paruta, Giovanni Botero, qui le premier mentionne l'expression « raison d'État », la moralité en sus, s'inspirèrent de ses écrits. Scioppius, Juste Lipse, Fra Paolo sont également de ses continuateurs. Son influence serait sensible jusque chez René Descartes et d'autres auteurs du XVIIe siècle. Le Testament de Richelieu porte sa marque, et dans une certaine mesure, toute la politique de la monarchie absolue peut lui être rattachée. Il rendit à la politique le service de la détacher entièrement de l'utopie et de la religion. Par contrecoup, le rejet de l'étude mesquine des procédés contemporains permit à des courants d'idées totalement différents et novateurs d'émerger.

XIXe siècle: naissance de la science politique moderne

La science politique moderne est une discipline relativement récente, dont certains datent l'émergence (du moins en ce qui concerne la science politique moderne), au XVIe siècle avec Nicolas Machiavel[3]

La langue anglaise distingue political scientist et policy analyst. Le premier analyse la politique (politics), le second élabore les politiques publiques (policies). Auparavant la formation en science politique était réalisée dans les facultés de droit. La formation en « Économie politique » était également proposée par les facultés de droit. La science politique se ramifie alors en trois grandes branches : administration publique, relations internationales, études militaires et stratégiques.

Mais ce n'est véritablement qu'au milieu du XIXe siècle que naissent les sciences sociales et parmi elles la science politique, surtout grâce aux changements liés à l'ère industrielle. Cette industrialisation donne naissance à une science sociale indépendante. C'est aussi la fin des grandes explorations, on cherche davantage à comprendre le monde et son fonctionnement. Les positivistes mettent en question les explications divines de la société. Jusque lors, les hommes de science, à l'image du Pic de la Mirandole, se devaient de connaître toutes les sciences. Au XIXe siècle, ils se spécialisent dans des domaines particuliers.

Il s'opère une scission de l'économie et de la politique. L'État se développe et acquiert au fil du temps de nouvelles compétences, d'où un développement de l'administration. Sa complexification va de pair avec sa bureaucratisation comme l'ont noté Max Weber dans Économie et société, ainsi qu'Émile Durkheim dans De la division du travail social.

Dans une société connaissant de profondes transformations, la science politique, à l'image des autres sciences sociales, pense l'organisation des sociétés et des gouvernements[4].

XXe siècle

Pendant que la science politique évolue aux États-Unis, il y a stagnation en Europe durant l'entre-deux guerres, notamment en raison de la présence de régimes autoritaires. Le développement aux États-Unis est stimulé par l'absence de contraintes et par la venue d'un certain nombre de scientifiques réfugiés (allemands, anglais, italiens, autrichiens). Les travaux de cette époque sont illustrés par de grandes figures telles que Seymour Martin Lipset ou Reinhard Bendix. Ils ont pour principal objet la stratification sociale.

Dès 1945, la science politique entre dans une nouvelle phase de son développement, il y a accord sur toute une série d'objets d'étude qui forment le champ de la science politique, il y a une revendication commune de l'expression « science politique », émergence de vecteurs de distribution des résultats des recherches.

Selon Philippe Braud[5], la science politique recouvre la théorie politique, la sociologie politique, la science administrative, les relations internationales. D'autres y ajoutent les études stratégiques. Selon Maurice Duverger, la science politique n'est constituée que par la sociologie politique.

The Civic Culture (1963), de Gabriel Almond et Sidney Verba, donna lieu à l'une des premières enquêtes transnationales à grande échelle en sciences politiques et popularisa la pratique des études comparatives[6].

XXIe siècle

Le philosophe Michel Serres introduit le Plan stratégique 2013-2017 de l'INRIA[7] et déclare que "l’avenir politique de nos collectivités est une chose trop sérieuse pour être laissée aux mains et aux réflexions des hommes et des sciences politiques ; et leur destin humain et social est une chose trop sérieuse pour que nous la laissions dépendre des sciences sociales ou humaines actuelles".

Quelques grands objets et concepts

Méthodes

Les méthodes utilisées par la science politique sont principalement celles des sciences sociales[11]. Les enquêtes de terrain ou recherches d'archives fondent les théories avancées par les auteurs. Dans les autres cas, le registre est celui de l'essai ou du commentaire politique.

Méthode historique

La méthode historique[12] ne consiste ni en une collection de dates et une succession d'évènements ni en une histoire quantitative mais à retracer l'« histoire longue du politique »[13] afin de mettre en lumière les « logiques sociales à l'œuvre dans la vie politique »[14] sur le long terme.

Méthodes quantitatives

La méthodologie politique désigne le domaine des sciences politiques consacré à l'application des méthodes quantitatives à la science politique. Ce domaine de recherche a émergé au cours des années 1980 notamment sous l'impulsion d'auteurs comme Gary King[15].

Notes et références

  1. « APSA organized sections », American political science association.
  2. E. Cattin, L. Jaffro, E. Petit, Figures du théologico-politique, Librairie philosophique J. Vrin, 1999
  3. Machiavel, Le prince, diverses éditions (1532) ; et sur Machiavel, voir Skinner, Quentin, Machiavel, Paris, Points, Essais, 2001
  4. Favre, Pierre, Naissance de la science politique en France : 1870-1914, Paris, Fayard, 1989 (ISBN 978-2-213-02325-0)
  5. Braud, Philippe, La science politique, Paris, Presses universitaires de France, coll. Que sais-je?, 2007 (9e éd.) (ISBN 978-2-13-056002-9)
  6. « Gabriel Abraham Almond », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 6 mai 2015)
  7. « INRIA, Plan stratégique 2013-2017, Objectif 2020 », sur inria.fr, (consulté le 27 juin 2018)
  8. Voir le classique Michels, Roberto, Les partis politiques : essai sur les tendances oligarchiques des démocraties, Paris, Flammarion, 1971 (1914)
  9. Offerlé, Michel, La profession politique : XIXe – XXe siècles, Paris, Belin, 1999 (ISBN 978-2-7011-2542-8)
  10. Ihl Olivier, Kaluszynski Martine, Pollet Gilles, Les sciences de gouvernement, Paris, Economica, 2003 (ISBN 978-2-7178-4683-6)
  11. Coman, Ramona, Amandine Crespy, Frederic Louault, Jean-Frédéric Morin, Jean-Benoit Pilet et Emilie van Haute, Méthodes de la science politique: De la question de départ à l'analyse des données, de Boeck, 2016 (ISBN 9782807302242)
  12. Pour un exemple d'application de cette démarche, voir le classique Elias, Norbert, La dynamique de l'Occident, Paris, Calmann-Lévy, 1979 (ISBN 978-2-7021-2035-4), et parmi les travaux récents voir Déloye, Yves, Les voix de Dieu. Pour une autre histoire du suffrage électoral : le clergé catholique français et le vote XIXe – XXe siècles, Paris, Fayard, 2006 (ISBN 978-2-213-62278-1)
  13. Déloye, Yves, Sociologie historique du politique, Paris, La Découverte, Repères, 2007, (3e éd.), p. 22 (ISBN 978-2-7071-5201-5)
  14. Déloye, Yves, Sociologie historique du politique, Paris, La Découverte, Repères, 2007, (3e éd.), p. 26 (ISBN 978-2-7071-5201-5)
  15. Voir notamment son ouvrage Unifying Political Methodology, University of Michigan Press, 1998

Annexes

Liens externes

Bibliographie

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Autoritarisme

Le terme autoritarisme peut désigner aussi bien un comportement que le mode de fonctionnement d'une structure politique. L'autoritarisme consiste dans les deux cas en une prééminence, une hypertrophie de l'autorité érigée en valeur suprême. Si certains chercheurs et professeurs en science politique définissent l'autoritarisme comme un des trois grands types de systèmes politiques avec la démocratie et le totalitarisme, beaucoup d'autres considèrent cette classification comme trop formelle et ne correspondant pas à la réalité. Un régime politique autoritaire est un régime politique qui par divers moyens (propagande, encadrement de la population, répression) cherche la soumission et l'obéissance de la société.

Cabinet fantôme

Dans les pays appliquant le système de Westminster, le cabinet fantôme (« anglais : shadow cabinet ») comprend les députés d'un parti d'opposition qui, sous la conduite du chef de leur parti, forment un cabinet alternatif à celui du gouvernement. Chaque membre du cabinet fantôme est chargé de surveiller et critiquer l'action d'un ministre du gouvernement.

Les membres du cabinet fantôme sont généralement appelés « ministre fantôme de [nom du ministère surveillé] » (« Shadow Minister for »). Dans la Chambre des communes du Canada, on parle plutôt de « critique » et à la Chambre des lords britannique ou de la Chambre des représentants de Nouvelle-Zélande de « porte-parole ».

Si le parti d'opposition gagne les élections, il est courant que le ministre fantôme reçoive le portefeuille gouvernemental qu'il était chargé de surveiller lorsqu'il était dans l'opposition.

Centrisme

Le centrisme est un terme utilisé en science politique pour désigner une position défendant un équilibre ou un compromis entre l'idéal de l'égalitarisme et la nécessité d'une hiérarchie sociale, conduisant dans les faits à une modération entre interventionnisme et laissez-faire sur le plan économique, ainsi qu'entre progressisme et conservatisme sur le plan sociétal et culturel.

Conservatisme social

Le conservatisme social est une idéologie politique qui combine et défend des préoccupations conservatrices, en particulier pour les traditions établies, le respect pour l'autorité, l'ordre, la sécurité, l'identité nationale et parfois les valeurs religieuses, avec des idées sociales sur le plan économique.

Droit constitutionnel

Le droit constitutionnel est une branche du droit public qui rassemble les règles juridiques relatives à la forme de l'État, à la constitution du gouvernement et des pouvoirs publics et à la participation des citoyens à l'exercice de ces pouvoirs. Ce droit de la Constitution est sanctionné par un juge. Le droit constitutionnel rassemble les règles juridiques intéressant les institutions, le système de norme et de rapports entre normes, et les droits fondamentaux.

Internationale (politique)

Le terme d'Internationale désigne une association internationale de travailleurs et/ou de partis politiques, sur le modèle de l'Association internationale des travailleurs (AIT) fondée en 1864 et aussi dénommée Première Internationale ou plus simplement l'Internationale.

Liste des chronologies thématiques

La liste des chronologies thématiques est une liste qui recense, par thème, les articles de l'encyclopédie établissant ou contenant des chronologies.

Philosophie politique

La philosophie politique est une branche de la philosophie qui étudie les questions relatives au pouvoir politique, à l'État, au gouvernement, à la loi, à la politique, à la paix, à la justice et au bien commun entre autres. Elle est considérée comme une des branches de la philosophie pratique à côté de la philosophie du droit et de la philosophie morale.

En tant que recherche philosophique, elle se distingue de celles menées par les sciences humaines et sociales (sociologie, histoire, psychologie, psychologie politique, science politique) en ce que, à la différence de celles-ci qui s'attachent à ce qui existe historiquement et particulièrement, elle est fondée sur la recherche d'un universel, guidée par la question du juste, du meilleur et du légitime. Cette recherche aboutirait-elle à l'impossibilité de son achèvement que cela ne changerait pas la nature de la recherche.

De nos jours, la science politique est devenue inséparable de la philosophie politique.

Pierre-Marie Dioudonnat

Pierre-Marie Dioudonnat, né le 24 mars 1945 à Neuilly-sur-Seine, est un éditeur, historien et politologue français.

Versé dans la prosopographie, il est spécialiste de l'histoire des familles.

Politologue

Un politologue, ou politiste, est un spécialiste de la science politique, l'objet de la science politique étant l'étude des phénomènes politiques qui renvoient aux différentes facettes de la gestion de la vie en collectivité. Le qualificatif s'applique à différents métiers, parmi lesquels chercheur, consultant, sondeur. Selon Philippe Braud, il existe quatre sous-disciplines propre à la science politique : la théorie politique (qui étudie le pouvoir, la nation, l'état...), la sociologie politique (qui étudie les acteurs de la vie politique, partis, groupes d’intérêt, comportements électoraux...), les politiques publiques (l'étude des processus de décision dans les administrations), les relations internationales (les rapports interétatiques).

En France, dans le domaine universitaire, une opposition est faite entre les deux termes :

« En France toutefois, le substantif « politiste » tend à être préféré à celui de « politologue ». L'usage du mot « politiste » vise à distinguer le spécialiste « authentique » de science politique, qui fait avant tout de la recherche « fondamentale », du « politologue », expert que ce soit dans l'interprétation sur le vif de l'actualité politique dans les médias (« commentateur politique ») ou dans l'élaboration de recommandations opérationnelles au monde politique (« conseiller du prince »). »

Presses universitaires de France

Les Presses universitaires de France (PUF) sont une maison d'édition fondée en 1921 par un collège de professeurs. L'entreprise est spécialisée dans la publication de revues scientifiques et de manuels universitaires. La société est dissoute en 2017.

Relations internationales

Les relations internationales sont aussi appelées études internationales (en anglais International Studies (IS)). Les sujets principaux d'études y sont la politique, l'économie et la jurisprudence à un niveau global. Sous ces vocables, sont en général désignés l'étude des affaires étrangères et des grandes questions du système international : rôle des États, des organisations internationales, des organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que des entreprises multinationales. Les relations internationales appartiennent à la fois au domaine académique et au domaine politique. Elles peuvent être étudiées soit dans une optique positiviste soit dans une optique normative, toutes deux cherchant tant à analyser qu'à formuler les politiques internationales des pays.

Si les relations internationales appartiennent historiquement au domaine de la science politique, l'accent est de plus en plus mis sur le domaine économique à travers l'économie politique internationale qui s'est beaucoup développée depuis les années 1970. D'autres champs académiques sont également concernés : le droit international, la philosophie, la géographie (à travers notamment la géopolitique), la sociologie, l'anthropologie, l'étude des cultures.

Concernant plus spécifiquement les sujets étudiés, il est possible de citer : la mondialisation, l'État, l'écologie et le développement durable, le terrorisme et le crime organisé, la prolifération nucléaire, le nationalisme, le développement économique, la finance internationale, les droits de l'homme, etc.

Les relations internationales ont pour objectif la compréhension de ses différents cadres conceptuels dans l'analyse de la mondialisation en particulier. L'expression naît en 1789 par un juriste anglais, dénommé Bentham. Dans son ouvrage, il s'interroge sur les relations entre les États, à un moment clé où la nation prend le pas sur le monarque. Ce thème comprend grand nombre d'institutions internationales comme l'ONU, le FMI, l'OMC, la Banque mondiale. Il est important de connaître et comprendre les fonctions qu'elles assument en matière de sécurité internationale, de développement économique et social, des droits de l'homme ou encore de l'humanitaire. En parlant de relations internationales, il est important de parler de nations et de nationalisme. En effet l'objectif premier est de comprendre la problématique de l'État-nation et de l'idéologie nationaliste, en étudiant les principales étapes historiques de leur émergence et les théories qui ont été développées pour analyser ce phénomène. Traditionnellement, les Relations internationales sont un ensemble de liens, de rapports et de contacts qui s'établissent entre les États et relèvent de la politique étrangère de ces États. Cette définition étroite part de l'idée que les RI sont les relations inter-étatiques. Aujourd'hui, une vision plus large tient compte du fait que de nombreux processus échappent au contrôle des gouvernements.

Revue française de science politique

La Revue française de science politique (RFSP) est créée en 1951 par la Fondation nationale des sciences politiques et l'Association française de science politique. Elle est éditée par les Presses de Sciences Po.

La RFSP est la principale revue de la discipline en France. Six numéros paraissent par an.

Son directeur de publication est Yves Déloye à partir de janvier 2009. Il succède au professeur Jean-Luc Parodi.

Tactique du salami

La tactique du salami est une expression inventée par l'homme politique hongrois Mátyás Rákosi, chef du Parti communiste hongrois, pour décrire l'élimination progressive des pouvoirs extérieurs au communisme (Église, autres partis, etc.), « tranche après tranche, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien ».

Cette stratégie est assurée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale au moment du processus de prise de pouvoir par les communistes, qui aboutit à la formation de la République populaire de Hongrie. Elle a été précédée par la tactique du cheval de Troie.

Université complutense de Madrid

L'université complutense de Madrid (en espagnol : Universidad Complutense de Madrid) connue officieusement comme « la Complutense » pour avoir été la seule université espagnole autorisée à accorder le titre de docteur au cours de la fin du XIXe et au début du XXe siècle, est l'une des principales et prestigieuses universités d'Espagne (et du monde hispanophone). Fondée en 1822 à partir de la réunion dans une seule institution des compétences prévues à différents sites, y compris les études royales du collège Saint-Isidore, le Musée royal des sciences naturelles de Madrid et l'université d'Alcalá, elle est considérée comme l'une des plus vieilles universités du monde.

Elle dispose de deux campus : le campus de la Moncloa et celui de Somosaguas, outre le bâtiment historique situé au centre de Madrid, dans la rue San Bernardo, Malasaña.

Sur les huit lauréats espagnols du prix Nobel, sept ont étudié ou étaient professeurs à l'Université Complutense. Parmi eux, le prix Nobel de physiologie ou médecine Severo Ochoa et Santiago Ramón y Cajal et le Nobel de littérature José Echegaray, Camilo José Cela, Vincente Aleixandre, Jacinto Benavente et Mario Vargas Llosa. D'autres figures notables ont également été étudiants à l'Université Complutense que ce soit en arts, sciences, philosophie ou politique espagnole et universelle comme Antonio Machado, Federico García Lorca, Gregorio Marañón, Manuel Azaña, Miguel de Unamuno et José Ortega y Gasset. Les deux derniers seraient les fondateurs de l'école philosophique appelé École de Madrid. Le centre de diffusion était la faculté de philosophie et de lettres (maintenant faculté de philosophie) de l'université complutense de Madrid. Le roi Juan Carlos Ier y a également étudié le droit, l'économie et les finances publiques quand il était prince d'Espagne ; et sa fille, l'infante Doña Cristina de Borbón, y a fait sa carrière universitaire de science politique.

À l'échelle internationale, la Complutense a conclu des accords de coopération avec certaines des universités les plus prestigieuses au monde, telles l'Université d'Oxford, l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l'Université de Rome La Sapienza et l'Université Harvard.

La Bibliothèque de l'université complutense de Madrid, avec un fonds de 2 941 815 volumes, est la plus grande bibliothèque universitaire en Espagne et la deuxième plus grande bibliothèque dans le pays après la Bibliothèque nationale d'Espagne.

Université d'Aix-Marseille

Aix-Marseille Université (AMU) est une université française généraliste, implantée à Marseille et à Aix-en-Provence, et posédant des implantations dans d'autres villes de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle est créée en 2012 par fusion de 3 ex-universités.

Université de Liège

L'université de Liège ou en abrégé ULiège (anciennement ULg), est une université publique et pluraliste belge située à Liège. Fondée en 1817 dans les bâtiments de l'ancien collège jésuite, l'université comporte aujourd'hui onze facultés. Par ordre de création : Philosophie et Lettres, Droit - Science politique & criminologie, Sciences, Médecine, Sciences appliquées, Médecine vétérinaire, Psychologie et Sciences de l'éducation, Gembloux Agro-Bio Tech - Faculté d'agronomie, Architecture, Sciences sociales et une école de gestion (HEC Liège). Elle offre des formations de premier, deuxième et troisième cycles (37 bacheliers, 207 masters, 65 masters de spécialisation).

Le campus principal est situé au Sart Tilman à une dizaine de kilomètres au sud de Liège, mais l'université a conservé son siège et de nombreuses implantations administratives au centre ville, ainsi que la faculté de Philosophie et Lettres, l'institut de zoologie, d'anatomie, les zones HEC Liège et la nouvelle faculté d'architecture. Gembloux Agro-Bio Tech est installé à Gembloux et le Département des Sciences et Gestion de l'Environnement à Arlon. L'université possède en outre une station scientifique dans les Hautes Fagnes et, à l'étranger, la station d'océanographie STARESO en Corse, une station météorologique au Jungfraujoch en Suisse, ainsi que des stations scientifiques et observatoires au Chili (SPECULOOS et TRAPPIST-Sud), au Maroc (TRAPPIST-Nord), ainsi qu'à Tenerife, en Espagne.

Université du Québec à Montréal

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) est un établissement d'enseignement universitaire situé à Montréal, au Canada. Elle est affiliée à l'Université du Québec. En 2015, selon les classements du QS World University Rankings et du Times Higher Education, l'UQAM figure parmi les 100 meilleures universités au monde ayant été créées ces 50 dernières années,. Elle s’est vu décerner à neuf reprises au cours des onze dernières années le prix le plus prestigieux de la simulation des Nations unies à New York (NMUN), soit le « Outstanding Delegation Award ».

À l'automne 2018, l'université accueillait quelque 40 738 étudiants dont 3 859 étudiants étrangers provenant de 95 pays, et ce, dans un total de 310 programmes d'études distincts.

L'UQAM gère plus de 714 ententes avec plus de 417 partenaires (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sciences Po Paris, University College London…), dans 63 pays et dans une centaine de domaines.

Échiquier politique

L'échiquier politique est une expression idiomatique qui rapproche métaphoriquement le positionnement des partis politiques, mouvements politiques, et courants politiques d'une société au positionnement des pièces d'un jeu d'échecs sur un échiquier. Dans l'image de l'échiquier, les organisations politiques sont placées, telles les pièces d'un jeu d'échecs, à gauche si elles appartiennent à la gauche et à la droite, et il est induit que ces organisations politiques diffèrent par leurs puissances et leurs importances, tout comme la dame et le roi diffèrent des pions.

On assimile souvent dans le langage courant à un échiquier n'importe quelle représentation d'un paysage politique : ces représentations peuvent être une simple échelle, ou un graphique à deux ou trois dimensions dont les axes représentent différentes variables (par exemple l'importance donnée aux libertés économiques). À la place d'échiquier politique, on parle dans de nombreuses langues, notamment en anglais et en allemand, de « spectre politique », en référence au spectre de décomposition de la lumière blanche.

Concepts de base
Domaines

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