Sanskrit

Le sanskrit ou sanscrit[3] (संस्कृतम् (saṃskṛtam)) est une langue indo-européenne de la famille indo-aryenne, autrefois parlée dans le sous-continent indien. De nos jours, certains érudits le parlent encore et publient des œuvres académiques ou tiennent des colloques en sanskrit[4].

Le sanskrit est notamment la langue des textes religieux hindous et bouddhistes ainsi que des textes littéraires ou scientifiques et, à ce titre, continue d'être utilisé, à la manière du latin en Occident, comme langue liturgique, culturelle et même véhiculaire (un recensement de 1981 indique qu'il y aurait encore environ 6 100 locuteurs ; en 1961, à peu près 194 400 personnes disaient l'utiliser comme langue secondaire). C'est d'ailleurs l'une des langues officielles de l'Inde. La grammaire du sanskrit est celle d'une langue hautement flexionnelle et très archaïsante, dont l'étude est fondamentale dans le cadre de la linguistique comparée.

Sanskrit
संस्कृतम् (saṃskṛtam)
Langues filles Hindi, Penjabi, Konkani, Marathi, Gujarati, Cachemiri, Dogri, Népalais, Bengali, Oriya, Assamais
Pays Inde et Népal
Région monde indien
Originaire de Delhi et Uttar Pradesh
Nombre de locuteurs 26 490 personnes en Inde et au Népal la déclarent comme leur langue maternelle en 2011 (24 821 en Inde[1] et 1 669 au Népal [2])
Typologie flexionnelle
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Inde
Codes de langue
ISO 639-1 sa
ISO 639-2 san
ISO 639-3 san
IETF sa
Glottolog sans1269
Échantillon
saṃskr̥tam

saṃskr̥tam

Histoire

Le sanskrit appartient à la famille des langues indo-européennes, dans la branche indo-iranienne, dans la sous-branche indo-aryenne. Le sanskrit a profondément influencé les langues du nord de l'Inde, comme l'hindi, l'ourdou, le bengali, le marathi, le cachemirien, le punjabi, le népalais, voire le romani (tsigane).

Son nom, saṃskṛtam, qui signifie « parachevé », est assez récent[5] ; la langue a pendant des siècles été simplement désignée par भाषा (bhāṣā), वाच् (vāc) ou शब्द (śabda), « la parole, la langue », le sanskrit étant senti comme la seule langue possible ; quelques désignations métaphoriques, comme गीर्वाणभाषा (gīrvāṇabhāṣā), « langue des dieux », marquent bien son caractère éminemment religieux.

Le premier sens de sanskrit est celui d'« indo-aryen ancien », langue mère qui a donné naissance à une multitude de dialectes et est parallèle à la langue sœur de l'iranien ancien (sous-branche attestée par deux langues, l'avestique et le vieux-perse), dont elle se sépare à peine. L'étude de plusieurs langues indiennes ou indo-aryennes moyennes conduit cependant à se demander si, parallèlement au sanskrit, au moins une autre langue indo-aryenne ancienne n'a pas pu coexister en Inde du Nord, dans l'Antiquité, léguant notamment à l'hindi moderne un vocabulaire et des variantes phonétiques héritées du tronc commun mais non attestés en sanskrit, à moins qu'il ne s'agisse que de niveaux de langues (par exemple propres à la caste des commerçants).

D'après des documents retrouvés en pays hittite et rédigés dans cette autre langue indo-européenne, comprenant quelques mots indo-aryens, noms communs (sur l'équitation) et noms propres (théonymes), il est possible de déterminer qu'une forme d'indo-aryen était parlée au XIVe siècle av. J.-C. en Asie occidentale. Toutefois, sur les attestations indianisantes d'Asie Mineure à l'Âge du Bronze, plusieurs linguistes considèrent qu'il ne s'agit pas à proprement parler de « vieil indien » ou d'indo-aryen, mais d'une forme d'indo-iranien de niveau culturel ou religieux proche du pré-védique. Autrement dit, l'émergence du vieil-indien aurait été favorisée dans un groupe socioculturel parlant l'indo-iranien commun, groupe formé de négociants, mercenaires cavaliers (les Mariyanu), orfèvres (en lapis-lazuli), non seulement immergés en Mésopotamie, mais aussi en Égypte et en Asie Mineure, où ils auraient été associés aux marchands assyriens comme aux groupes des Hourrites descendus des régions subcaucasiennes vers la Syrie et la Cilicie (empire du Mitanni en Syrie du Nord, Kizzuwatna des Louvites de Cilicie).

La plus vieille forme de sanskrit attestée de manière plus tangible est nommée védique : c'est la langue dans laquelle sont rédigés les Vedas. Il n'y a qu'un Véda (connaissance) sous la forme de quatre volumes : dont le Rig-Veda ou « Veda des hymnes (rig-) », le plus ancien ensemble de textes de l'hindouisme. Il est cependant extrêmement difficile de dater le Rig-Veda lui-même, et donc les débuts de l'histoire réelle de la langue védique : les textes sacrés, en effet, étaient avant tout récités et appris par cœur (ils le sont d'ailleurs encore). Les linguistes s'accordent à discerner maintenant plusieurs strates historiques dans le védique (au moins deux ou trois), d'après la grammaire, les théonymes et le style. Les neuf premiers livres du Rig-Veda contiendraient en particulier ce qu'il est convenu d'appeler le « védique ancien ». Cette langue archaïque et peu normée est l'une des plus proches de l'indo-européen commun, langues « anatoliennes » mises à part (hittite, louvite notamment), et elle s'avère précieuse pour la linguistique comparée tant le volume de ses textes, l'ampleur de sa grammaire et la richesse de son vocabulaire prêtent à des analyses.

Le sanskrit védique est la forme archaïque de sanskrit dans lequel les quatre Védas (le Rig-Véda, le Yajur-Véda, le Sama-Véda et l´ Atharva-Véda) ont été composés (la plupart d'après la linguistique ont été rédigés en « védique moyen » et « védique récent »). Le sanskrit védique diffère du sanskrit classique dans une étendue comparable à la différence entre grec homérique et grec classique. À titre indicatif, on peut indiquer les principales différences entre le sanskrit védique et le sanskrit classique :

  • Le sanskrit védique avait une consonne fricative bilabiale sourde (/ ɸ /, Upamādhamīya) et une consonne fricative vélaire sourde (/ x /, jihvāmūlīya) — qu'il a utilisées jusqu'à ce que le souffle visarga apparaisse devant les consonnes sourdes labiales et vélaires respectivement. Les deux ont été perdues en sanskrit classique.
  • Le sanskrit védique avait une consonne spirante latérale rétroflexe voisée (/ ɭ /), qui a été perdue dans le sanskrit classique.
  • Nombreuses formes parallèles et irrégularités, que le sanskrit classique nivellera.
  • Flexions nominale et pronominale plus développées.
  • Plus de formes de participes et de gérondifs.
  • Utilisation fréquente d'un subjonctif absent du sanskrit classique.
  • Douze formes d'infinitifs, contre une en sanskrit classique.
  • Présence d'un accent de hauteur ; aujourd'hui, l'accent de hauteur peut être entendu seulement dans les chants védiques traditionnels.
  • Règles de sandhi moins contraignantes, etc.
  • Le sanskrit classique a aussi emprunté de nombreux mots aux langues dravidiennes.

Une forme tardive du védique, déjà évoluée (on note la disparition du subjonctif, par exemple), forme un sanskrit préclassique, utilisé aux alentours du Ve ou IVe siècles av. J.-C.. On pourrait parler à son égard de « védique récent terminal ». C'est ce sanskrit que Pāṇini, sans doute le premier grammairien de l'Antiquité (quoique son approche structuraliste puisse être le fruit d'un héritage plus ancien), décrit de manière phonologique et grammaticale, dans un ouvrage d'une précision et d'une rigueur formelle inégalée jusqu'à ce que la linguistique moderne se développe, bien plus tard. Celui-ci s'attache à décrire dans son traité, l’Aṣṭādhyāyī, la langue qu'il parle et souligne les formules qu'il considère propres aux hymnes védiques, sans réellement dire qu'elles sont archaïques. La langue commence à se normaliser.

Au IIIe siècle av. J.-C., les premiers prâkrits (ou prākṛta, « [langue] ordinaire ») sont attestés, notamment grâce aux inscriptions d'Ashoka. Ces langues ainsi désignées correspondent à des dialectes moins « nobles » que le sanskrit, c'est-à-dire des langues vulgaires et vernaculaires d'usage quotidien qui, rapidement, se séparèrent les unes des autres et donnèrent naissance à la multitude des langues indo-aryennes présentes dans le sous-continent indien. Toutes issues du vieil indo-aryen des origines, elles connaissent chacune une évolution ainsi qu'un destin différents. Ce sont de tels prâkrits que proviennent, entre autres, les langues modernes comme l'hindī, la pañjābī (punjabi), ou encore la bangālī (bengali). Ces langues sont « vulgaires » au même titre que le latin vulgaire, c'est-à-dire « parlées par le peuple » ; leur statut d'idiomes vernaculaires vivants, donc de langues considérées inférieures, explique pourquoi ce n'est qu'au XIXe siècle que la littérature en langues modernes remplace celle en sanskrit. Outre les inscriptions d'Ashoka, de nombreuses citations en prâkrits sont aussi attestées dans des textes sanskrits, surtout dans le théâtre, où les personnages de rang inférieur s'expriment généralement en langue vernaculaire ; ces témoignages, cependant, sont d'essence littéraire, et ne peuvent être pris pour argent comptant. On peut établir ici une analogie avec le « patois » utilisé dans certaines pièces de Molière, comme Dom Juan, servant à représenter un parler populaire ; ce qu'il en donne ne peut être considéré comme une attestation réelle des langues vernaculaires françaises de son époque, mais sont susceptibles, mutatis mutandis, de renseigner quelque peu sur ces idiomes ; Molière donne en effet à entendre une synthèse littéraire et artificielle de traits linguistiques probables. La littérature prâkrite est pourtant représentée de manière indépendante, mais souvent masquée par le sanskrit classique. Un des prâkrits, le pāḷi, connaît un destin différent : devenu lui aussi langue sacrée, celle du bouddhisme theravâda, il n'évolue quasiment plus et reste employé tel quel dans la liturgie et les exégèses jusqu'à nos jours. Enfin, le canon jain, rédigé dans un prâkrit nommé ardhamāgadhī, offre de nombreux témoignages, bien qu'encore une fois littéraires, d'une des langues vulgaires réellement parlées dans l'Antiquité indienne.

C'est dans les commentaires que Patañjali fit de la grammaire de Pāṇini (dans son ouvrage nommé Mahābhāṣya), au IIe siècle av. J.-C., qu'apparaissent les premières critiques : le commentateur prouve que le sanskrit, est encore une langue vivante, mais que des formes dialectales peuvent l'émailler ; l'existence des prâkrits est donc reconnue et l'utilisation de formes vulgaires blâmée ; la notion de norme grammaticale apparaît plus fortement, et c'est à partir de ce moment que le sanskrit se figea pour devenir le sanskrit classique, enfin désigné dans les textes au moyen du vocable saṃskṛta (lequel n'est cependant pas utilisé par Patañjali), proprement « parachevé », « parfaitement apprêté » (se dit aussi de la nourriture). La langue, après l'ère chrétienne, n'est plus parlée de manière naturelle, elle est entièrement décrite par la grammaire et n'évolue plus. C'est une langue culturelle et religieuse, sans lien direct avec les langues vivantes, utilisée souvent comme lingua franca et comme langue littéraire (même par les peuples ne parlant pas une langue issue du vieil indien, comme les locuteurs d'idiomes dravidiens), jusqu'à ce que les langues néo-indiennes issues des prâkrits, aux alentours du XIVe siècle, ne commencent réellement à s'imposer à l'écrit pour, au XIXe siècle, remplacer le sanskrit dans la production littéraire. Il est notable que le tamiḻ, langue dravidienne sans rapport de filiation avec le sanskrit, fort d'une culture très ancienne lui aussi, fut en concurrence avec le sanskrit bien plus tôt, dès les premiers siècles apr. J.-C. On y trouve cependant des emprunts au sanskrit.

L'histoire du sanskrit peut se résumer ainsi :

  1. le vieil indien théorique, ancêtre de toutes les langues indo-aryennes, est surtout représenté par le védique puis le sanskrit classique qui, se figeant, abandonne son statut de langue vivante pour devenir un idiome littéraire et immuable ;
  2. continuant d'évoluer, le vieil indien donne naissance à une multitude de langues — le moyen indien — nommées prâkrits, parmi lesquelles le pāḷi, qui n'évoluera plus ;
  3. enfin, le moyen indien évolue en néo-indien, c'est-à-dire les langues vivantes modernes, comme l'hindī ou le bangālī.

« Pendant des siècles, le sanskrit est la langue du savoir en même temps que la langue littéraire, religieuse ou philosophique. Il est le véhicule de la communication générale en Inde et en Asie orientale, avant d'être concurrencé par le persan quand s'imposent des guerriers musulmans »[6].

Les écritures du sanskrit

Longtemps de tradition purement orale, ou peut-être progressivement à l'aide de symboles logographiques ou idéographiques, voire de signes syllabiques (via l'acrophonie) liés aux cultes, la religion hindouiste n'a pas eu besoin de fixer ses textes. C'est tardivement que l'emploi de la brāhmī, d'abord (semi-syllabaire utilisé pour les édits d'Ashoka), puis de la multitude d'écritures qui en dérivent, est généralisé, pour les textes profanes, puis sacrés. Chaque région de l'Inde utilise l'écriture qui lui sert pour noter sa propre langue afin d'écrire les textes sanskrits ; le sanskrit n'a ainsi pas d'écriture attitrée et, surtout, peut être noté par différents semi-syllabaires qui doivent donc être capables de représenter certains phonèmes dont ils n'ont pas l'usage autrement. L'on peut donner un exemple de cette souplesse d'emploi des écritures indiennes avec une même phrase sanskrite notée dans plusieurs graphies :

Phrase sanskrite

Au début du VIIe siècle, à l'époque de la dynastie chinoise des Tang, lorsque le grand chercheur bouddhiste chinois Xuanzang étudia le dharma bouddhique en Inde et qu'il ramena en Chine des centaines de soutras et commentaires, l'écriture utilisée en Inde et celle des textes bouddhiques était une écriture appelée le siddham, xītán (悉昙) en chinois.

Ce sont les colons britanniques qui, pendant leur suprématie, ont imposé une de ces écritures, la devanāgarī, elle aussi issue de la brāhmī. C'est maintenant en devanāgarī que l'on écrit majoritairement le sanskrit en Inde et dans les éditions occidentales.

En outre, en se transmettant par le bouddhisme, des termes sanskrits ont été adaptés en chinois puis en japonais, dont les écritures logographiques réclament la création de caractères phonétiques destinés à cet usage ou l'utilisation de caractères indépendamment de leur sens ; ainsi, le terme sanskrit bodhisattva est noté par 菩提薩埵, qui se lisait vraisemblablement bu-dej-sat-thwa en moyen chinois (de nos jours pútísāduò, abrégé en 菩薩 (púsà), d'où vient d'ailleurs le mot français poussah, « jouet à bascule » puis « gros homme ventru et débonnaire »). De ces caractères seuls 提 (tí), « tirer », et 埵 (duǒ), « terre compacte », ont un sens, qui est évincé dans le composé au profit du son, tandis que 菩 et 薩 n'ont jamais servi qu'à cette transcription et n'ont par ailleurs aucune signification.

Enfin, le Xe congrès des Orientalistes fixa, en 1894 à Genève, une transcription latine qui, de nos jours, est la seule utilisée dans les ouvrages didactiques occidentaux. C'est cette même transcription, qui, quelque peu augmentée, permet aussi de transcrire toutes les autres langues indiennes, qu'elles soient ou non indo-aryennes, au moyen des mêmes symboles. Cette transcription est décrite en détail dans l'article consacré à la transcription traditionnelle des langues de l'Inde.

L'étude de l'écriture de la civilisation de l'Indus, basée sur des sceaux et des empreintes de sceaux « harappéens » datés du IIIe millénaire av. J.-C., conduit certains chercheurs, notamment indiens, à suggérer qu'elle exprimait aussi, non pas une langue dravidienne (opinion la plus répandue), mais bien, au moins sur certains documents dénotant des rites pré-hindous assez explicites, une langue indo-iranienne voire indo-aryenne.

Plus récemment, un linguiste a proposé également, sur la base des fréquences de caractères et de l'épigraphie comparée, de discerner dans le crétois minoen noté en linéaire A (écriture syllabique de la première moitié et du milieu du IIe millénaire av. J.-C. en Crète) une langue de la famille indo-iranienne, dont le niveau religieux de langue (appliqué aux tables à libation de pierre) s'apparente étroitement au sanskrit védique ancien (voir références et liens, infra). Des théonymes comme Indra, Asura, y auraient leurs équivalents (I(n)tar, Asirai) qui ne sont pas sans rappeler des divinités du Mitanni et celles de l'Iran préislamique.

Étude de la culture d'expression sanskrite en France

La littérature sanskrite étant une des plus riches du monde, tout à la fois par son extension dans le temps et par la variété des sujets dont elle traite, elle a fasciné de nombreuses personnes en dehors de l'Inde. En France, les plus importants contributeurs à la connaissance de la culture d'expression sanskrite sont le grammairien et indianiste Eugène Burnouf (1801-1852) qui fut titulaire de la chaire de langue et de littérature sanskrites du Collège de France de 1832 à 1852, le grammairien et indianiste Hippolyte Fauche (élève de Burnouf et connu pour sa traduction du Rāmāyaṇa et du Mahâbhârata), l'indianiste Louis Renou (1896-1966), l'indianiste Madeleine Biardeau (auteur de la version du Mahâbhârata publiée au Seuil)) et évidemment Louis Dumont enseignant à l'EPHE et à Oxford et célèbre auteur de Homo Hierarchicus.

Un important ouvrage de référence en français, très utile pour la connaissance de cette culture, est L'Inde Classique, Manuel des études indiennes (2 volumes), que Renou a dirigé avec son collègue Jean Filliozat (1906-1982).

Caractéristiques principales

Phonologie

Le sanskrit classique possède 48 phonèmes :

  • voyelles, par paires brève-longue
    • monophtongues : /a/-/ā/, /i/-/ī/, /u/-/ū/
    • diphtongues : /e/-/ai/, /o/-/au/
    • consonnes syllabiques :
      • spirantes latérales /ḷ/
      • roulées rétroflexes /ṛ/-/ṝ/
  • consonnes
    • plosives aux points d'articulations respectifs vélaire, palatal, rétroflexe, dental, bilabial:
      • sourdes
        • non aspirées: /k/, /c/, /ṭ/, /t/, /p/
        • aspirées : /kh/, /ch/, /ṭh/, /th/, /ph/
      • sonores
        • non aspirées : /g/, /j/, /ḍ/, /d/, /b/
        • aspirées : /gh/, /jh/, /ḍh/, /dh/, /bh/
      • nasales : /ṅ/, /ñ/, /ṇ/, /n/, /m/
    • fricatives aux points d'articulation palatal, rétroflexe, dental, glottal (sonore) : /ś/, /ṣ/, /s/, /h/
    • liquides aux points d'articulation palatal, rétroflexe, dental, labio-dental: /y/, /r/, /l/, /v/
    • prolongeant la consonne précédente :
      • prolongation fricative glottale sourde /ḥ/
      • prolongation nasale /ṃ/

Grammaire

Morphologie

Le sanskrit est une langue flexionnelle.

Les verbes se conjuguent selon trois voix (active, moyenne, passive), trois modes (indicatif, optatif, impératif), quatre systèmes temporels et aspectuels :

et trois personnes.

Existent également des formes pour l'infinitif et le gérondif, ainsi que pour différents modes de procès (fréquentatif, causatif, etc.). L'inflexion utilise préfixes, suffixes et infixes, ainsi que le redoublement et l'ablaut.

Les substantifs et les pronoms connaissent trois genres (masculin, féminin, neutre), trois nombres (singulier, duel, pluriel) et huit cas (nominatif, vocatif, accusatif, instrumental, datif, ablatif, génitif et locatif). L'inflexion utilise l'affixation et l'alternance vocalique.

La langue possède des traits agglutinants en ce qui concerne la construction de mots composés à l'instar de l'allemand.

Syntaxe

L'ordre des mots en sanskrit est relativement libre avec une tendance SOV.

Bibliographie

  • Jules Bloch, Indo-Aryan, Geuthner, Paris, 1965.
  • Chauduri, S. K. (2011). Sanskrit in China and Japan. New Delhi, International Academy of Indian Culture and Aditya Prakashan.
  • Pierre-Sylvain Fillozat, Le sanskrit, Presses Universitaires de France - PUF, 30 juin 2010
  • Louis Renou, Histoire de la langue Sanskrite, Éditions IAC, 1956
  • Louis Renou, L’Inde classique, vol. 1, Paris, 1985
  • Rajiv Malhotra (2016), Battle for Sanskrit: Dead or Alive, Oppressive or Liberating, Political or Sacred? (Publisher: Harper Collins India; (ISBN 978-9351775386))
  • Nadine Stchoupak, Chrestomathie sanskrite, préfacée par Louis Renou, publication de l'institut de civilisation indienne, Librairie d'Amérique et d'Orient, Adrien Maisonneuve, Jean Maisonneuve successeur, Paris, 1977, 88 pages (contient une rareté : un lexique du français au sanskrit).

Grammaires

  • Alix Desgranges, Grammaire sanscrite-française, vol. 1-2, À l'Imprimerie Royale, Paris, 1845, 1847.
  • Louis Renou, Grammaire sanskrite, Paris 1935.
  • Louis Renou, Grammaire védique, Paris 1952.
  • Louis Renou, Grammaire sanskrite élémentaire, 109 pages, Librairie d'Amérique et d'Orient, Adrien Maisonneuve, J.Maisonneuve, succ., Paris 1978.
  • Louis Renou, Grammaire sanscrite (3e édition), J.Maisonneuve, Paris, 1996 (ISBN 2-7200-0941-5).
  • Jan Gonda, professeur à l'université d'Utrecht, Manuel de Grammaire élémentaire de la langue Sanskrite. Traduit de la quatrième édition en langue allemande par Rosane Rocher. E.J. Brill, Leiden et Adrien Maisonneuve, Paris 1966 ( éd. revue et corrigée 1997, réimpression 2002).
  • Jean Varenne, professeur à l'université de Provence, Grammaire du sanskrit 128 pages, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je » no 1416, Paris 1971 (ISBN 978-2-13-035894-7).
  • Sylvain Brocquet, Grammaire élémentaire et pratique du sanskrit classique, avec exercices corrigés et textes, Bruxelles, Safran (éditions), coll. « Langues et cultures anciennes », (ISBN 978-2-87457-020-9)
  • Manfred Mayerhofer (trad. Fabrice Duvinage), Grammaire de sanskrit accompagnée d’explications de linguistique comparée, 62 p.

Lexiques

Notes et références

  1. https://www.pratidintime.com/latest-census-figure-reveals-increase-in-sanskrit-speakers-in-india/
  2. National Population and Housing Census 2011, vol. 1, Central Bureau of Statistics, Government of Nepal, (lire en ligne[archive du ])
  3. Le Trésor de la langue française (TLF), ainsi que le Larousse, donnent ces deux graphies. La forme « sanskrit », plus récente, tend à s’imposer. C’est elle qui est dorénavant l’entrée principale, voire unique, dans les dictionnaires.
  4. Sylvain Brocquet, Grammaire élémentaire et pratique du sanskrit classique, p. 7.
  5. Il apparaît dans le Rāmāyaṇa. Voir Renou, L’Inde classique, vol. 1, p. 54.
  6. Michel Angot, « L'Inde, une civilisation ignorée : propos recueillis par Pauline Lecomte », La Nouvelle Revue d'histoire, n°63, 2012 (novembre-décembre), en ligne page archivée.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Anga (sanskrit)

Aṅga (sanskrit IAST ; devanāgarī : अङ्ग) signifie « membre ; partie du corps ; subdivision ; branche ». C'est selon le contexte :

l'une des huit pratiques de l' aṣṭāṅga yoga aussi appelé rāja yoga ;

l'une des six disciplines annexes (vedāṅga) du Véda ;

des textes (anga) du canon jaina ;

l'une des cinq subdivisions de l'évocation (mantra) ;

une subdivision d'un rythme (tāla) dans la musique indienne ;

un royaume du sous-continent indien ;

le roi Aṅga du Bengale, fils de Dīrghatamā et Sudeṣṇā.

Arménien

L'arménien est une langue qui constitue à elle seule une branche de la famille des langues indo-européennes, étant seule de cette famille à être plus agglutinante que flexionnelle. L'arménien classique (ou Grabar : en arménien Գրաբար, littéralement « langue écrite ») est attesté à partir du Ve siècle et véhicule une riche littérature théologique, historique, poétique, mystique et épique. Aujourd'hui coexistent l'arménien oriental, langue officielle de la république d'Arménie, parlée par les habitants de l'Arménie et par les communautés arméniennes d'Iran et de Russie, et l'arménien occidental, parlé par la diaspora arménienne. 2 960 000 personnes le parlent en Arménie en 2013, pour un total de 3 843 000 dans le monde.

L'arménien présente des ressemblances nombreuses avec le grec ancien (parallèles étymologiques, utilisation de l'augment, traitement particulier des laryngales de l'indo-européen, etc.), comme l'a souligné le linguiste français Antoine Meillet. D'autre part, les consonnes du proto-arménien ont connu la première mutation consonantique (loi de Grimm), ce qui le rapproche plus des langues germaniques pour sa physionomie phonologique.

L'arménien s'écrit au moyen d'un alphabet spécifique créé au Ve siècle.

Artha

Artha (en sanskrit IAST ; devanāgarī: अर्थ) signifie "but", "objectif" ou "cause". Il fait référence à la prospérité matérielle. Dans l'hindouisme, il désigne un des quatre buts de l'existence humaine. Il consiste à fonder sa famille, à poursuivre la richesse, à rechercher le succès dans ses affaires et le moyen de l'assurer, à accroître sa puissance et à garantir la sécurité de ses possessions. Après kāma, le désir, et avant dharma et mokṣa, il est le second objectif dans l'échelle des puruṣārtha (but de l'existence humaine, de toute créature) selon l'hindouisme.

Ashram

Un ashram (sanskrit : āśrama ; devanagari : आश्रम) était, dans l'Inde ancienne, sous le nom d'āshram ou āshrama, un ermitage en un lieu isolé, dans la forêt ou la montagne, où, dans une grande austérité de vie, un sage vivait et cherchait l'union à Dieu dans la solitude et la paix intérieure, loin des distractions et agitations du monde. Si le lieu servait à la pénitence, il était aussi utilisé pour la formation religieuse. En effet, le même mot est employé dans l'hindouisme pour une institution animée par un guru où des élèves, petits et grands, séjournent pour suivre les enseignements du maître. On utilise alors souvent, dans ce cas, le mot gurukula — de guru, (enseignant, professeur) et kula, (famille, maison) — pour désigner le lieu où vivent tant la famille biologique du guru que le groupe de ses élèves.

Le terme ashrama désigne aussi l'un des quatre stades de la vie religieuse d'un brahmane.

Dictionnaire Héritage du Sanscrit

Le Dictionnaire Héritage du Sanscrit, en anglais The Sanskrit Heritage Dictionary, est un support lexicographique au projet d'informatisation du dictionnaire sanscrit-français développé par l'Inria sous la direction de Gérard Huet. Il est décliné en version hypertexte et en version au format PDF qui donnent les principaux termes sanscrits nécessaires à la compréhension du vocabulaire religieux, philosophique et mythologique de la tradition indienne, aussi bien bouddhiste qu'hindouiste.

Hindi

Le hindi (en hindi : हिन्दी hindī) est une langue indo-européenne, issue d'une standardisation des langues hindoustanies, utilisant les caractères et du vocabulaire sanskrit. Parlée essentiellement dans le nord et le centre de l'Inde, c'est une langue indo-européenne de la branche des langues indo-aryennes, qui en est la plus vaste famille, dérivée du sanskrit et de divers prâkrits, écrite la plupart du temps au moyen de l'alphasyllabaire devanāgarī, qui se lit et s'écrit de gauche à droite.

Le hindi une des principales langues en Inde, et est une des deux langues utilisées par le gouvernement fédéral avec l'anglais. Officiellement, le hindi devrait servir de lingua franca dans le pays, ce qui, dans les faits, n'est pas toujours le cas. En 2001, 41 % de la population indienne a déclaré avoir le hindi (ou un de ses dialectes) comme langue maternelle. Le hindi serait parlé en langue seconde par 20 à 25 % des Indiens, et son importance continue d'évoluer, car il est enseigné dans tous les États de l'Inde.

Avant la partition de 1947 entre l'Inde et le Pakistan, le hindi, langue officielle de l'Inde et l'ourdou, langue officielle du Pakistan constituaient une seule et même langue dans leur version familière appelée hindoustani. Cette version familière est toujours utilisée dans le cinéma indien en langue hindi dont forme partie Bollywood.

Dans leurs versions courantes et soutenues, le hindi s'écrit officiellement avec l'alphasyllabaire devanāgarī (de gauche à droite) et son vocabulaire provient essentiellement du sanskrit alors que l'ourdou s'écrit au moyen de l'alphabet arabe (de droite à gauche), avec un vocabulaire dérivé du perse.

La syntaxe et les verbes des deux langues sont issus du sanskrit ce qui rend les deux langues mutuellement compréhensibles à l'oral dans leur version familière où elles partagent une partie de leurs vocabulaires. Néanmoins, la sanskritisation de l'hindi et la persianisation de l'ourdou depuis la partition de 1947 dans les écoles et institutions des deux pays respectifs ne permettent plus une aussi grande compréhension entre les locuteurs des deux langues.

De nos jours, le hindi et ses dialectes tels que le bhojpuri sont parlés par au moins un milliard d'habitants dans le monde principalement en Inde, au Népal et par la diaspora nord-indienne comme à Maurice. Aussi, un locuteur du Hindi communiquera (et comprendra) aisément un locuteur du Ourdou, qui est presque la même langue: les différences sont dans les accents, et les mots à caractères religieux ( à propos de l'Islam pour l'Ourdou, et Hindouisme pour l'Hindi).

Peu répandu dans les états du sud de l'Inde, avant 1970, le hindi y est de nos jours de plus en plus choisi en seconde langue, le plus souvent bien avant l'anglais.

International Alphabet of Sanskrit Transliteration

L'International Alphabet of Sanskrit Transliteration (IAST), c’est-à-dire l’« alphabet international pour la translittération du sanskrit », est une norme académique pour le sanskrit romanisé, translittéré dans l’alphabet latin. Vu la phonétique du sanskrit, l’IAST est en même temps un alphabet de transcription.

La norme IAST est utilisée dans les publications papier et de plus en plus dans les publications électroniques. Cette norme de translittération du sanskrit trouve son origine au Congrès des Orientalistes de 1912, tenu à Athènes.

L’IAST permet de préserver l’essentiel de la prononciation du sanskrit écrit dans l’alphabet devanāgarī. Cette norme représente non seulement les phonèmes du sanskrit, elle permet une transcription phonétique fidèle, tenant compte du visarga (ḥ) et de l’anusvāra (ṃ).

Itihâsa

Itihāsa (devanāgarī : इतिहास) est le nom donné dans plusieurs langues indiennes aux textes historiques. En sanskrit, le terme désigne plus particulièrement les deux grandes épopées de l'hindouisme, le Mahābhārata et le Râmâyana. Il est composé de iti (ceci), - ha (en effet, ainsi) et - asa (fut), ce qui peut se traduire par « il en fut ainsi ».

D'autres textes sont parfois inclus dans cette catégorie, par exemple les Purāṇa, considérés soit comme des itihâsa, soit comme des « chroniques anciennes », antérieures aux épopées.

Klesha

Klesha (sanskrit IAST kleśa ; devanāgarī : क्लेश ; pāli : kilesa) signifie « souffrance, affliction » ou « souillure ».

Maya (sanskrit)

Māyā (devanāgarī : माया) est un terme sanskrit qui a plusieurs sens dans les religions indiennes. Māyā est le pouvoir de dieu de créer, perpétuant l'illusion de la dualité dans l'univers phénoménal ; elle est aussi la nature illusoire du monde. Pour les mystiques indiens, cette manifestation est réelle, mais c'est une réalité insaisissable. Ce serait une erreur, mais une erreur naturelle, de la considérer comme une vérité ou une réalité fondamentale. Chaque personne, chaque objet physique, du point de vue de l'éternité, n'est qu'une goutte d'eau d'un océan sans limites. Le but de l'éveil spirituel est de le comprendre, plus précisément de faire l'expérience de la fausse dichotomie, du mirage de la Māyā afin de la transcender, de passer son voile et de réaliser que l'Âtman c'est-à-dire le soi et l'univers, le Brahman ne font qu'un.

Moksha

Moksha (sanskrit IAST : mokṣa ; devanāgarī : मोक्ष ; « libération ») désigne, dans l'hindouisme et le jaïnisme, la libération finale de l'âme individuelle ou jīva du cycle des renaissances, le saṃsāra. Le moksha est en quelque sorte l'équivalent hindou du nirvāṇa bouddhique ; dans le sikhisme, le terme de mukti est utilisé.

Nirukta

Nirukta (devanāgarī: निरुक्त) signifie en sanskrit « explication, interprétation, étymologie, herméneutique ». Nirukta ou Nirvacanaśāstra désigne aussi l'une des six disciplines annexes du Veda (Vedāṅga). La seule œuvre de base que l'on en ait conservé est le Nirukta de Yāska et concerne l'étymologie de mots védiques.

Romani

Le romani, rromani ou rromanès, est une langue indo-aryenne originaire du nord de l’Inde : elle fait partie du groupe des langues indo-aryennes du Nord-Ouest qui comprend également le pendjabi, le sindhi et d’autres, issues d’une seule langue populaire ou prâkrit parlée dans la vallée de l’Indus et dont l’origine s'enracine dans le sanskrit. On la dit parlée par une partie des Romane Chave (dits aussi « Bohémiens », « Gitans », « Manouches », « Romanichels », « Tziganes » et autres), dont les ancêtres auraient entrepris une migration lente et diffuse vers l’Ouest depuis le début du IIe millénaire apr. J.-C. à travers les territoires des Turcs Ghaznévides et Seldjoukides (route du Sud) et des khanats de la Horde d'or, de Hadjitarkhan et de Crimée (route du Nord). L'unité de la langue, voire son existence même en tant que langue « purifiée » et « originaire », est cependant discutée, certains chercheurs parlant d'une « fiction historique », liée à une ethnogenèse récente (comparable à l'invention d'une langue unifiée dans beaucoup d'États-nations européens). De fait, de nombreux Roms parlent d'autres langues (catalan ou caló, français, roumain, bulgare, etc.).

Saṃskāra

Saṃskāra (sanskrit, devanāgarī: संस्कार; pāli : sankhāra ; chinois : xing ; japonais : gyō ) est un terme qui désigne dans l'hindouisme les impressions à la suite d'une action, les tendances résiduelles subconscientes ; cependant saṃskāra a un deuxième sens, il se traduit par : cérémonie rituelle, c'est-à-dire les actes religieux dans la vie du fidèle hindou.

Dans la philosophie bouddhique, le terme désigne plusieurs concepts :

Saṃskāra est la « formation mentale » le quatrième des agrégats (skandha) qui constituent la personnalité.

Saṃskāra est le deuxième maillon (nidāna) du processus de la coproduction conditionnée.

Le terme sankhāra en pali est parfois utilisé dans le sens de quelque chose de confectionné et conditionné (sankhata).

Shruti

Shruti (श्रुति (Śruti)) signifie en sanskrit « audition », « oreille », « connaissance révélée » (opposée de Smriti, textes de la tradition).

Dans le védisme, le brahmanisme, puis l'hindouisme, shruti est le nom donné à la révélation reçue par les sages Rishi des temps les plus anciens. Śruti signifie en sanskrit le fait d'entendre, d'où « texte entendu » ou « texte révélé ».

La shruti, transmise uniquement oralement comprend les types de textes suivants :

Les Veda-samhitas (le Rig-veda, le Sama-Veda, le Yajur-Veda et le Atharva-aṅgiras)

Et leurs prolongements :

Les Brahmanas

Les Aranyakas.

Les Upanishad

Sutra

Un sutra (sanskrit IAST : sūtra ; devanagari सूत्र ; pali : sutta ; signifiant « fil ; aphorisme ; traité de rituel ou canonique ») est ce qu'on nomme en Occident un « classique », un « canon » voire, simplement, un « livre ». Le terme s'applique à des écrits spéculatifs ou philosophiques rédigés sous forme d'aphorismes. Soit l'appellation est métaphorique (ce sont les « fils de la pensée », la « trame des idées »), soit elle est métonymique (on entend : « les fils qui servent à coudre les pages ensemble »). Par métonymie, on nomme aussi sūtra les livres contenant de tels écrits.

Par extension, le terme en vient à désigner toutes sortes de traités, grammaires, analyses. C'est le cas par exemple du Kāmasūtra, « Livre de Kāma » ou « Sūtra du désir ».

Tapas (sanskrit)

Tapas (devanāgarī : तपस्) est un terme sanskrit qui signifie « ascèse » ou « austérités ». Ce terme est utilisé dans l'hindouisme et le jaïnisme.

Vocabulaire et concepts du bouddhisme

La plus grande partie du vocabulaire et des concepts du bouddhisme est difficilement traduisible en français, sans perdre le sens et la portée des termes originaux.

Cet article liste des concepts bouddhiques, dont les plus importants, avec une courte définition et une traduction dans les langages asiatiques.

Vyakarana

Vyākaraṇa (devanāgarī: व्याकरण) signifie en sanskrit « séparation », « distinction » ou encore« analyse ». Vyākaraṇa désigne aussi l'une des six disciplines annexes du Veda (Vedāṅga): la grammaire.

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