Salut (théologie)

Le salut est une notion spirituelle qui signifie « délivrance et libération ». Le croyant qui possède le salut se trouve ainsi délivré et libéré du péché, de l'insatisfaction et de la condamnation éternelle (enfer). Il bénéficie d'une relation avec Dieu et a ainsi accès au paradis.

La sotériologie est un domaine de la théologie qui étudie les différentes doctrines du salut.

Dans le judaïsme

Dans la Bible hébraïque, le mot יֵשׁוּעַ, Yeshou’a, est un substantif traduit par « secours » ou « salut ». Il apparaît dans des mots composés, en tout 113 fois, souvent dans des supplications : une fois dans la Genèse (49, 18), deux fois dans l’Exode (14, 13 et 15, 2), deux fois dans 1Samuel (2,1 et 14, 45), trois fois dans 2Samuel, très fréquemment dans les Psaumes et dans Isaïe, une fois dans Jonas (2, 10) et dans Habacuc (3,8), quatre fois dans Job.

Exemples :

  • Psaume 3, 9 : Le salut est auprès de YHWH (לַיהוָה הַיְשׁוּעָה, LéAdonaÏ HaYeshou’a)
  • Psaume 44, 5 : Ordonne le salut de Jacob ! צַוֵּה יְשׁוּעוֹת יַעֲקֹב, Tsavéh Yeshou’ot Ya’aqov
  • Jonas 2, 10 : Le salut vient de l’Eternel : יְשׁוּעָתָה לַיהוָה, Yeshou’atah LéAdonaï

Dans le christianisme

Approche thématique

Constatant une variété des théologies du salut, certains auteurs ont essayé de les articuler. Comme c'est le Christ qui sauve l'humanité, une conception du salut va donc avoir des conséquences sur une compréhension des mystères du Christ : la sotériologie influence la christologie.

Bernard Sesboüé propose un modèle proche, mais, à la suite de Aulen[1], il distingue un salut qui vient de Dieu et un salut qui vient par l'homme[2].

  • La médiation descendante :
    1. Le Christ illuminateur : le salut par révélation.
    2. Le Christ vainqueur : la rédemption.
    3. Le Christ libérateur.
    4. Le Christ divinisateur.
    5. Le Christ justice de Dieu.
  • La médiation ascendante
    1. Le sacrifice du Christ.
    2. L’expiation souffrante et la propitiation.
    3. La satisfaction.
    4. De la substitution à la solidarité.
  • Finalement, Sesboüé conclut avec le concept de réconciliation.

Approche historique

Les textes du Nouveau Testament

Divers textes du Nouveau Testament insistent sur l'importance capitale du salut éternel. D'autres expressions sont utilisées pour désigner le salut, comme « vie éternelle » ou « Royaume de Dieu ».

  1. La venue de Jésus est pour le salut du Monde : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle », Jn 3,16.
  2. Le salut s'obtient par la grâce et par la foi : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de toute personne qui est née de l'Esprit », Jn 3,8. « En effet, c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu », Eph 2, 8.
  3. Le salut s'obtient aussi par les œuvres : « Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement », Jacques 2,24.
  4. La repentance est nécessaire pour la nouvelle naissance : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle », Mc 1,15.
  5. L'expérience du salut débute à la nouvelle naissance : « Jésus lui répondit : "En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu'un ne naît pas de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu" », Jn 3,3.
  6. Le salut est une assurance, une certitude pour le croyant : « Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux », Lc 10,20. « Puisque nous avons une telle espérance, nous faisons preuve d'une grande assurance », 2 Cor 3,12.
  7. Le Christ sauve tous les hommes : « En nul autre que lui, il n'y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n'est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. », Ac 4,12.
  8. Le salut se manifeste dans la vie terrestre du croyant : « Le royaume de Dieu c'est la justice, la paix et la joie, par l'Esprit Saint », Rom 14,17.
  9. Le salut nous assure le paradis à notre mort : « Jésus lui répondit : "Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis" », Lc 23,43.

Les Pères de l'Église

Au Ve siècle, l'évêque africain Augustin d'Hippone s'était opposé à ce sujet au moine britannique Pélage. Ce dernier soutenait que l'Homme a en lui la force de vouloir le bien et de pratiquer la vertu, une position relativisant l'importance de la grâce divine.

Augustin refuse cette vision et déclare que Dieu est le seul à décider à qui il accorde (ou non) sa grâce. Les bonnes ou mauvaises actions de l'Homme (sa volonté et sa vertu, donc) n'entrent pas en ligne de compte, puisque le libre-arbitre de l'Homme est réduit par la faute originelle d'Adam. Dieu agit sur l'Homme par l'intermédiaire de la grâce efficace, donnée de telle manière qu'elle atteint infailliblement son but, sans pour autant détruire la liberté humaine[3]. L'Homme a donc un attrait irrésistible et dominant pour le bien, qui lui est insufflé par l'action de la grâce efficace. Mais le salut de l'âme après la mort ne vient que de la seule volonté de Dieu (Sola gratia).

Au Moyen Âge

La théologie médiévale, dominée par la pensée augustinienne, laisse peu de place à la liberté humaine : Thomas d'Aquin tente cependant d'organiser autour de la pensée d'Augustin un système métaphysique permettant de concilier grâce et liberté humaine. Il lui faut tenir à la fois l'affirmation de l'action divine dans chaque action de l'Homme, et l'affirmation de la liberté de ce même Homme.

Le jansénisme

Le jansénisme est issu d'un courant théologique s'inscrivant dans le cadre de la Réforme catholique, apparu dans les années qui suivent le Concile de Trente mais qui puise ses sources dans des débats plus anciens.

S'il tire son nom de Cornelius Jansen, il se rattache à une longue tradition de pensée augustinienne. Jansenius, alors étudiant à l'université puis professeur, entreprend la rédaction d'une somme théologique visant à régler le problème de la grâce en faisant une synthèse de la pensée de saint Augustin.

Ce travail, un manuscrit de près de mille trois cents pages intitulé « Augustinus », est presque achevé lorsque son auteur, devenu évêque d'Ypres, meurt brusquement en 1638. Il y affirme, en conformité avec la doctrine augustinienne de la Sola gratia, que depuis le péché originel, la volonté de l'homme sans le secours divin n'est capable que du mal. Seule la grâce efficace peut lui faire préférer la délectation céleste à la délectation terrestre, c'est-à-dire les volontés divines plutôt que les satisfactions humaines. Cette grâce est irrésistible, mais n'est pas accordée à tous les hommes. Jansen rejoint ici la théorie de la prédestination de Jean Calvin, lui-même très augustinien.

Approche confessionnelle

Doctrine catholique

La dimension « positive » de la théologie catholique évoque le salut comme vision béatifique, adoption filiale, réconciliation avec Dieu, divinisation[4].

La dimension « négative » de l'enseignement catholique sur le salut l'explique comme la réparation du péché de l'homme. Par le péché originel, « l'homme a fait choix de soi-même contre Dieu »[5]. Après sa chute, l’homme n’a pas été abandonné par Dieu : l'homme étant incapable de se rapprocher de Dieu par lui-même, étant incapable de réparer une telle faute, Dieu a envoyé son Fils qui est l'instrument de la réconciliation : sa vie sur terre et son sacrifice sont le moyen pour Dieu de prendre le péché des hommes et de leur accorder possibilité d'accomplir la finalité de l'homme rappelé par Ignace de Loyola : « L'homme est créé pour louer, respecter et servir Dieu notre Seigneur ». Le salut s'obtient par l'acceptation de la Bonté divine et du Sauveur qu'il nous donne.

Doctrines protestantes

En lisant l'Épître aux Romains, Martin Luther élabore la doctrine de la justification par la foi : « le juste vivra par la foi. Dieu ne réclame rien, au contraire, c'est lui qui donne, sa justice infinie est un don »[6]. Luther prend la formule dans un sens absolu qui l'amène à adopter le doctrine de la prédestination, car « la foi est l'œuvre de Dieu et non de l'homme »[7].

Jean Calvin pense qu'en désobéissant à Dieu, l'homme est esclave du péché, il n'a plus qu'un « serf arbitre » ; il a gardé sa volonté, mais il a été dépouillé d'une volonté pour le bien. Citant Bernard de Clairvaux, Calvin déclare : « Vouloir est de l'homme. Vouloir le mal est de nature corrompue. Vouloir le bien est de grâce »[8]. Calvin dénie à l'homme toute volonté de chercher Dieu. Dieu se penche vers les êtres humains et leur ouvre ses bras tel un père miséricordieux. Toute l'œuvre de justice et de justification est en Dieu. Continuant son raisonnement, Calvin pense que la foi elle-même vient de Dieu. Si Dieu fait tout et l'homme rien, c'est Dieu qui choisit. Les êtres humains ne choisissent rien[9]. À peine mentionnée dans l'édition de 1536 de l'Institution, elle a pris peu à peu une place croissante dans les éditions suivantes. Le chrétien n'a plus aucune responsabilité dans son destin après la mort. Son destin est entre les mains du souverain divin à qui il doit s'abandonner en toute confiance.

Jacobus Arminius (vers 1560 - ) est un théologien protestant néerlandais[10]. Il fut ministre de l'Église réformée hollandaise reconnue par l'État. Il est le fondateur de la notion d'arminianisme qui amènera à la fondation de la Fraternité remonstrante, il prétend, contre la doctrine de Calvin sur la prédestination, que la détermination de la destinée de l'homme par Dieu n'est pas absolue. L'acceptation ou le refus de la Grâce par l'homme joue aussi son rôle dans la justification. Il défend le libre examen comme supérieur aux doctrines des Églises établies. En cela, il se montre un précurseur du libéralisme théologique. D'abord nommés « arminiens », ses partisans soumirent une « remonstrance » aux gouvernements et aux assemblées de Frise et de Hollande afin d'obtenir plus de tolérance à leur égard, en particulier de la part des gomaristes (du nom de François Gomar). D'où le nom de « remonstrants ».

Pour les églises chrétiennes évangéliques, le salut s'obtient par la grâce, après la repentance (reconnaître ses péchés et son besoin de Dieu) et en donnant sa vie à Jésus le Sauveur. Dans certaines églises, une invitation au salut est régulièrement faite. Le croyant qui possède le salut est délivré et libéré du péché et de la condamnation éternelle (enfer). Cette expérience commence dans la vie terrestre de la personne (paix, joie et assurance) et continue après la mort, par un accès direct au paradis.

Dans l'hindouisme et bouddhisme

Dans l'hindouisme et le bouddhisme, le salut est défini comme la fin, pour l'adepte, du cycle des renaissances, le samsâra.

L'hindouisme qualifie ce résultat de moksha, libération finale de l'âme individuelle (appelée jivātman par l'école la plus représentative, celle du Védanta).

Le bouddhisme, qui refuse le concept d'âme immortelle (concept d'anātman), l'appelle Éveil (bodhi) ou nirvāna, extinction de la soif d'existence, d'inexistence et du désir.

Ces deux religions, dans leur aspect le plus profond (qui ne correspond pas forcément à leurs manifestations populaires), par opposition aux religions théistes de type abrahamique, sont non-duales : opposer l'être individuel à l'Absolu est une erreur, issue d'une ignorance métaphysique (mâyâ, avidyā). L'individu est en quelque sorte « déjà sauvé », ce qui lui manque est la prise de conscience de cette réalité, et la voie de salut qu'il doit suivre consiste à écarter le voile d'ignorance qui le porte à se croire séparé de l'Absolu.

Notes et références

  1. Aulen (trad. Segel), Christus Victor, Paris, Aubier, (1re éd. 1931)
  2. Bernard Sesboüé s.j., Jésus-Christ l'unique médiateur-Essai sur la rédemption et le salut., Paris, Desclée,
  3. Louis Cognet, Le jansénisme, Que sais-je ?, p. 8.
  4. Bernard Sesboué s.j., Jésus-Christ l'unique médiateur-Essai sur la rédemption et le salut, Paris, Desclee,
  5. Catéchisme de l'Église catholique §398.
  6. Michel Péronnet, le XVIe siècle, Hachette U, 1981 p. 137.
  7. Émile Léonard, Histoire générale du protestantisme PUF, Tome 1, p. 45 .
  8. Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne, Vrin, Paris, 1957-1963 II, III, 5.
  9. André Dumas, Article Calvinisme, Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007.
  10. « JACOBUS ARMINIUS », sur Encyclopædia Universalis

Voir aussi

Bibliographie

  • Élizabeth Germain, Parler du salut ? Aux origines d'une mentalité religieuse, études publiée par les professeurs de théologie à l'Institut catholique de Paris sous la direction de Jean Daniélou, Beauchesne et ses fils, 1967 (éd. française), lire en ligne
  • Pierre de Martin de Viviés, pss, Apocalypses et cosmologie du salut, Éditions du Cerf, coll. « Lectio divina » no  191, 2002, 416 p. (ISBN 2-204-07008-4), prix Jean et Maurice de Pange
  • Bernard Sesboüé, s.j., Jésus-Christ l'unique médiateur. Essai sur la rédemption et le salut, Paris, Desclée, 1988

Articles connexes

Liens externes

  • Portail des religions et croyances
Damnation

La damnation, dans un sens religieux, signifie un jugement défavorable (ou une condamnation) ainsi que la punition ou châtiment qui en résulte, qu'il soit de la part de Dieu ou de la part de l'être humain (envers lui-même), ou encore, dans une conception eschatologique, le jugement défavorable par Dieu, d'abord lors du jugement personnel, immédiatement dès l'instant de la mort, puis lors du Jugement dernier ainsi que ses conséquences a priori éternelles (l'enfer, dont la peine principale est le dam et la corollaire la peine du sens, concernant non seulement l'âme mais encore le corps ressuscité incorruptible, soit pour le salut, soit pour la réprobation) (avec l'exception notable des annihilationnistes chrétiens qui conçoivent les choses différemment) : un jugement par lequel Dieu déclare que le péché est punissable par la mort. Il s'agit proprement d'un terme juridique ayant pour signification « sentence réprobatrice, jugement pénal, sentence ».

Justification (théologie)

Dans la théologie chrétienne, la justification est la transformation du pécheur en serviteur juste de Dieu. La doctrine de la justification de l'homme par Dieu exprime à la fois l'exigence radicale que Dieu a envers l'homme et le salut radical que Dieu donne à l'homme qui ne répond pas à cette exigence. La justification annonce le retournement de la condamnation en une grâce, quand Jésus-Christ meurt en tant que rédempteur pour racheter les péchés de l'homme. La doctrine de la justification est au cœur de la sotériologie issue de la Bible chrétienne.

La doctrine de la justification par la foi a joué un très grand rôle au moment de la Réforme protestante, lorsque Martin Luther, très préoccupé par son salut et insatisfait des réponses de l'Église de son temps, a compris l'importance de l'Écriture, en lisant l'épître de Paul aux Romains.

Michel (archange)

Michel, Mika'il en arabe, Mîkhâ'êl en hébreu, Quis ut Deus ? en latin, signifiant « Qui est comme Dieu ? », est un des sept archanges majeurs (avec Gabriel et Raphaël notamment) des religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, et islam).

Chef de la milice céleste des anges du Bien, il est principalement représenté au moment de la fin des temps (Apocalypse / fondation du Royaume de Dieu) en chevalier ailé sauroctone, qui terrasse le Diable durant la guerre des anges, et avec la balance de la Pesée des âmes du Jour du jugement, juge et guide du salut des âmes pour l'Enfer ou le Paradis (allégorie symbolique de la victoire finale du Bien sur le mal).

Il est désigné comme saint par l'Église orthodoxe et l'Église catholique et figure donc au calendrier. Il est fêté principalement les 29 septembre et 8 novembre, mais aussi le 8 mai, 6 septembre, 16 octobre et le troisième dimanche de Pâques (deuxième dimanche après Pâques).

Il est le saint patron de la Normandie, de la France (ordre de Saint-Michel, avec également la Sainte Vierge dans son Assomption à partir de 1638 - vœu de Louis XIII), de l'Allemagne (avec saint Boniface de Mayence), de la Belgique (après saint Joseph) ainsi que de Bruxelles (il se retrouve d’ailleurs sur son blason) et, depuis avril 2017, de la Cité du Vatican (avec Saint Joseph), selon la consécration du pape François et selon le vœu du pape émérite Benoît XVI.

Nirvana (monde indien)

Nirvana (sanskrit IAST : nirvāṇa ; pali : nibbāna) est un concept philosophique de l'hindouisme, du jaïnisme et du bouddhisme qui signifie « extinction » (du feu des passions, de l'ignorance) ou « libération » (du saṃsāra, du cycle des réincarnations).

Première épître de Clément

La Première épître de Clément, ou Épître de Clément aux Corinthiens (Κλήμεντος πρὸς Κορινθίους / Klếmentos pròs Korinthíous), est une lettre rédigée en grec par Clément de Rome, évêque de cette ville dans les années 90. Considéré comme pape, il est canonisé sous le nom de saint Clément Ier dans les traditions catholique et orthodoxe. C'est en grande partie à cette lettre que Clément doit sa notoriété. Il s'agit du seul écrit de cet auteur.

Datant probablement de 95-97 et destinée à l'Église de Corinthe, la lettre est postérieure d'une quarantaine d'années aux deux épîtres adressées par Paul de Tarse à la même communauté corinthienne. Avec la Didachè, elle constitue l'un des plus anciens témoignages sur le christianisme primitif, parallèlement au Nouveau Testament. La personnalité de son auteur ainsi que le lieu et l'époque de sa rédaction la situent à une double confluence : celle du monde grec et du monde romain, d'une part, et celle de la tradition juive et de ce qui apparaît déjà comme la tradition chrétienne, d'autre part. En tant que document, elle est la première œuvre de la littérature chrétienne à développer le thème de la succession apostolique et à mentionner les persécutions de l'époque impériale. Elle permet aussi à l'exégèse historico-critique d'affiner la datation de l'Épître aux Hébreux tout en soulevant plusieurs questions sur les dernières années de Paul.

Texte à la fois connu et méconnu, longtemps disparu, tardivement retrouvé, la Première épître de Clément figure désormais dans les recueils des Pères apostoliques. Elle est répertoriée sous le titre latin de Prima Clementis, abrégé en 1 Clem.

Elle a été découverte au XVIIe siècle dans le Codex Alexandrinus, où elle fait suite au Nouveau Testament et précède un pseudépigraphe intitulé Seconde épître de Clément dont l'auteur véritable n'est pas identifié avec certitude.

Rédemption

La Rédemption (du latin Redemptio qui veut dire « rachat ») est un concept théologique du christianisme, qui met l’accent sur l’aspect divin du mystère du salut de l’Homme. Dieu rachète l’Homme de l’esclavage du mal et du péché, afin de lui rendre sa liberté. L’Homme est sauvé (le « Salut ») parce que Dieu le rachète (la « Rédemption »).

Salut

Une salutation est un comportement destiné à adresser une marque de reconnaissance, de respect envers une (ou plusieurs) personnes rencontrée(s) physiquement ou seulement virtuellement (par exemple, lors d'une correspondance). Le salut peut s'effectuer au travers d'un acte de langage, éventuellement performatif. En français, le mot « salut » peut servir d'interjection pour saluer une personne dont on est familier. En langage SMS, l'abréviation de salut est "Slt".

Plus ou moins contraint par les normes culturelles et sociales, le salut peut prendre une forme relativement codifiée dans certains contextes, qu'il s'agisse d'exprimer son respect à un individu, à un groupe d'individus ou à une institution (e.g., le drapeau national). On peut ainsi mentionner :

Dans les contextes militaire et paramilitaire :

le salut maritime ;

le salut militaire ;

le salut romain et ses dérivés tels le salut hitlérien ;

le salut scout.

Salut (christianisme)

Le salut de l'âme est l'un des thèmes fondamentaux du christianisme. Son étude se nomme la sotériologie. Le salut, dans le christianisme, est associé au Christ, considéré comme le rédempteur de l'humanité ; ainsi la sotériologie est-elle liée à la christologie. Le salut est de plus associé à l’œuvre de la grâce et aux sacrements. Quant à ses fins, il est appréhendé par la théologie des fins dernières[pas clair] : l'eschatologie.

Cette notion recouvre une grande variété de thèmes, qui ont été plus ou moins développés selon les périodes de l'histoire et selon les confessions chrétiennes.

Sola fide

Sola fide est un principe théologique protestant signifiant en latin « par la foi seule ». Il fait partie des cinq solae.

La foi est la croyance en la mort rédemptrice de Jésus-Christ, mort sur la croix pour les péchés des hommes qui le reconnaissent comme leur sauveur. La foi permet la réconciliation avec Dieu, c'est le seul moyen qui permet de parvenir au salut, ce qui signifie pour le chrétien la vie éternelle après la mort.

Le principe sola fide (« seule la foi ») signifie que les bonnes œuvres ne peuvent pas contribuer au salut.

La doctrine du salut par la foi (que l'on appelle également la justification par la foi) a joué un très grand rôle au moment de la Réforme protestante, lorsque Martin Luther, très préoccupé par son salut et insatisfait des réponses de l'Église de son temps, a compris l'importance de l'Écriture, en lisant l'épître de Paul aux Romains. Cette doctrine est par conséquent la pierre angulaire de la Réforme protestante. Par cette doctrine du salut par la foi seule, le protestantisme se démarque des autres religions qui prescrivent des œuvres ou des rites dans l'optique d'améliorer l'homme afin qu'il participe à son salut.

Sotériologie

La sotériologie, du grec : σωτηρία, (sôtêria, salut) et λόγος (logos, discours, science), est l'étude des différentes doctrines religieuses du salut de l'âme. Les théories du salut occupent une place importante dans de nombreuses religions.

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