Salomon (roi d'Israël)

Salomon (en hébreu שְׁלֹמֹה (shĕlōmōh)) est un personnage de la Bible. Il y est présenté comme un prophète et roi d'Israël[3] réputé pour sa richesse et sa sagesse. Il succède à son père, le roi David, le fondateur de la lignée de roi de Juda. Sa mère est Bethsabée. Conventionnellement, son règne s'étend de 970 à 931 av. J.-C.[4]. Sa naissance est mentionnée en Deuxième livre de Samuel, et son règne est décrit dans le Premier livre des Rois. Salomon bâtit la première Maison de Dieu, le Temple de Jérusalem (ou de Salomon) sur la fondation posée par le roi David. Entamée lors de la 4e année du règne de Salomon, la construction du Temple durera sept ans.

Plusieurs livres intégrés au canon biblique lui sont attribués (Proverbes, Cantique des Cantiques, Ecclésiaste). On lui attribue aussi d'autres ouvrages apocryphes. Il est l'objet de nombreuses légendes.

Le personnage biblique de Salomon figure dans le Coran en tant que prophète et roi sous le nom de Salomon ou Sulayman.

Salomon
Salomon, portrait de Pedro Berruguete réalisé vers 1500.

Salomon, portrait de Pedro Berruguete réalisé vers 1500.
Titre
Roi d'Israël et de Juda
970 av. J.-C. – 931 av. J.-C.[1]
Prédécesseur David, son père
Successeur Roboam, son fils (roi de Juda)
Jéroboam Ier (roi d'Israël)
Biographie
Dynastie Maison de David
Date de décès 931 av. J.-C.
Lieu de décès Jérusalem
Nature du décès Mort naturelle
Nationalité Israélite
Père David
Mère Bethsabée
Fratrie Amnon
Kileab
Absalom
Adonias
Schephathia
Jithream
sœur : Tamar
Conjoint Fille du Pharaon
environ 700 autres femmes et 300 concubines[2]
Enfants Roboam
Entourage Prophète Achija de Silo
Religion Judaïsme

Étymologie

Le Premier livre des Chroniques[5] interprète le nom Salomon (en hébreu Shelomo) comme signifiant que le roi apportera la paix (shalom en hébreu) et la tranquillité à Israël. Le nom signifierait « Sa Paix », référence au Dieu de Shalom, ou « complétude », état qui n'est atteint que dans la paix[6]. L’exégèse moderne propose d'y voir la signification de « remplacement » pour un membre défunt de la fratrie (de la forme verbale shillem « compenser »)[7].

Récit biblique

Accession au trône

Salomon est le 2e fils que le roi David eut d'une de ses femmes, Bethsabée, prise d'Urie le Hittite. Quand David fut vieux, son fils Adonias tenta de se faire proclamer héritier. Après 40 ans du règne de David, Salomon devient le 3e roi d'Israël. David ordonne au prêtre Sadoq d'oindre Salomon comme roi après lui. David, mourant, confie ces paroles à son fils de douze ans : « Je m'en vais par le chemin de toute la terre. Sois fort et montre-toi un homme. Prends garde à Dieu, ton Dieu, pour marcher dans ses voies et garder ses statuts, commandements et ordonnances, comme il est écrit dans la Loi de Moïse afin que tu réussisses dans tout ce que tu feras et où que tu te tourneras » (1 Rois 2,1).

Le jugement de Salomon

Considéré comme le plus sage parmi les hommes, il se rend populaire au début de son règne par ses jugements pleins de sagesse. Il avait d'ailleurs demandé à Dieu de le doter d'un cœur qui sache écouter (2Chroniques 1:7-12).

En 1Rois 3:16-28 se trouve rapporté un différend qui oppose deux femmes (de mauvaise vie) ayant chacune donné naissance à un enfant. L'un d'eux mourut dans la nuit et elles portèrent leur dispute sur le nouveau-né survivant devant Salomon, ce qui donna lieu à l'expression « jugement de Salomon »[8].

Un règne de paix et de prospérité

À son avènement, Salomon doit faire face à de nombreuses (1445) rivalités et révoltes au sein de son royaume. Il élimine les partisans de son demi-frère Adonias. Le prêtre Abyatar (Abiathar) est exilé et Joab est exécuté.

Le pharaon Siamon profite de la mort de David pour organiser une expédition en Palestine. Il prend et détruit Gezer. Mais devant l’armée de Salomon, il préfère une paix de compromis. Il donne sa fille en mariage à Salomon avec pour dot Gezer. Salomon s’engage probablement à ne pas attaquer la pentapole philistine. Avec ce mariage Salomon signe un traité avec Siamon aux tenants duquel il est autorisé à fixer, de manière permanente, les frontières méridionales de son royaume en occupant Gezer, qui dorénavant, restera une région d'Israël.

Salomon organise une expédition militaire à Hamath et Zoba pour contrôler Tadmor (Palmyre) et la route des caravanes.

Son règne marque cependant une période de paix, de prospérité et d'abondance. Le roi bâtisseur fait ériger dans sa capitale des édifices colossaux (le Temple, le palais royal et les fortifications de Jérusalem). Il bâtit le premier Temple de Jérusalem. C'est dans sa quatrième année de règne que Salomon se mit à bâtir le temple, qui fut achevé en sept ans et demi. C'est le temple et non plus le tabernacle, qui fut alors le centre du culte public.

L'organisation du royaume de Salomon

Salomon organise l’administration de son royaume, tâche qui lui vaut la réputation de « sage » (hâkâm) :

  • Comme David, il s’entoure de hauts fonctionnaires et de conseillers (sacrificateurs, scribes et secrétaires, héraut, chef de l’armée) mais crée de nouvelles fonctions (maître du palais, chef des préfets et chef de la corvée). La famille du prophète Nathan est très influente dans ce cabinet. Salomon crée un corps de fonctionnaires (lévites), dévoués au service de l’État. Il institue des écoles pour les former.
  • Le territoire israélite est divisé en douze préfectures dirigés par un préfet (nesîb), nommé par Salomon.
  • Chaque préfecture devait assurer l’entretien de la cour royale pendant un mois, charge assez lourde à cause du développement du harem royal, du nombre des hauts fonctionnaires et de la charrerie royale. D’autres entrées proviennent du domaine royal, géré par le maître du Palais, de cadeaux et tributs versés par les vassaux. De plus, le roi contrôle le commerce international : caravanes du désert (encens, aromates), commerce de haute mer dans des expéditions conjointes avec les Phéniciens (produits et animaux tropicaux, or), commerce avec la Phénicie (blé, huile, cèdre, cyprès, aide technique).
  • Salomon nomme à la tête de l’armée l’ancien chef de la garde personnelle de David. L’effort de modernisation porte sur les chars, peu utilisés dans le passé et la construction de places fortes.

Le déclin

Selon la Bible (1R 11,3), Salomon a pris 700 épouses et 300 concubines. Il laissa se développer des religions païennes dans son entourage « et il arriva, au temps de la vieillesse de Salomon, que ses femmes détournèrent son cœur auprès d'autres dieux » (1R 11,4 et 5). L'infidélité de Salomon à garder l'alliance avec Dieu entraîna la colère divine : « Parce que tu as fait cela[9], […] Je t'arracherai le royaume […] Seulement, Je ne le ferai pas dans tes jours, à cause de David, ton père. Mais Je l'arracherai de la main de ton fils. » (1R 11,9 à 13)

À la fin du règne, la levée de lourds impôts et l'institution de la corvée provoquent des révoltes qui aboutiront à la partition du royaume d'Israël après la mort de Salomon (-931).

Sagesse

« La sagesse de Salomon surpassait la sagesse de tous les fils de l'Orient et toute la sagesse des Égyptiens. Il était plus sage qu'aucun homme et sa renommée était répandue parmi toutes les nations d'alentour : il a prononcé 3 000 sentences, et composé 5 000 cantiques. Salomon a parlé sur les arbres depuis le cèdre du Liban jusqu'à l'hysope qui sort de la muraille. Il a aussi parlé sur les animaux, sur les oiseaux, sur les reptiles et sur les poissons. Des gens de tous les peuples venaient pour entendre la sagesse de Salomon de la part de tous les rois de la terre qui avaient entendu parler de sa sagesse. » (1Rois 4:30)

Mise en musique

Historicité

L'existence d'un « empire salomonien » dans les chapitres 3 à 11 du premier livre des Rois[10] est souvent considérée comme une pure fiction de l'auteur biblique de ce passage qui aurait attribué des réalités de l'empire néo-assyrien à « Israël » pour le doter d'un passé glorieux[11].

Dans les chapitres 6 à 8 premier livre des Rois[12] qui racontent la construction du temple, l'auteur deutéronomiste écrit le texte alors que le temple est déjà détruit, probablement à l'époque perse et du roi Achaz, la diaspora juive prenant alors Jérusalem comme une direction de prière. Le récit, qui suggère une construction par Salomon, refléterait plutôt une rénovation ou l'aménagement d’un sanctuaire déjà existant[13].

Ce même passage biblique, dans la Septante, suggère d'ailleurs que Salomon ne fait que transformer un sanctuaire en plein air (où était probablement vénéré le dieu solaire Shamash et le dieu de l’orage YHVH[14]).

En se basant sur l'archéologie, le royaume de Juda du Xe siècle av. J.-C. n'était ni unifié, ni florissant et se résumait à une contrée pauvre peu commerçante, n'ayant pas la richesse, le niveau de commerce ni les fastes décrits dans le récit biblique traitant de Salomon. À la suite de beaucoup d'autres archéologues et scientifiques, Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman (Les Rois Sacrés de la Bible[15]) amènent la preuve archéologique que la majeure partie de l'histoire décrite précédemment est en fait une compilation de faits s'étant déroulés 2 siècles plus tard et pour une partie attribuables à Manassé. En ce qui concerne le premier temple construit par Salomon, aucune fouille archéologique n'étant possible, la science ne peut confirmer ou infirmer sa construction par Salomon. Néanmoins, le faste et la surface de celui-ci ne sont pas réalistes en tenant compte des moyens et de la situation économique et politique du royaume de Juda du Xe siècle av. J.-C.

Livres attribués à Salomon

Livres bibliques

Bible hébraïque

« Le sage écoute et augmente son savoir ; celui qui est intelligent acquiert de l’habileté (1:5). La crainte de l’Éternel est le début de la sagesse ; les insensés méprisent l’instruction de la sagesse (1:7). Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence ! N’oublie pas les paroles de ma bouche et ne t’en détourne pas (4:5). La crainte de l’Éternel c’est la haine du mal : l’arrogance, l’orgueil, la voie du mal, la bouche perverse, voilà ce que je hais (8:13)[16]. »

Livres deutérocanoniques

Apocryphes

Dans l'islam

Salomon est présent en Arabie sous le nom Sulayman, forme dérivant du syriaque[18]. Ce nom est connu dès la période préislamique par une inscription et une poésie du VIe siècle. Il est présent dans sept sourates coraniques, donnant quelques fragments de l'histoire de Salomon. La sourate 21, par exemple, raconte un épisode de sa vie d'enfant, où Salomon aurait fait preuve d'une grande justice dans un jugement entre un cultivateur et un berger. Cet épisode rappelle un récit préislamique éthiopiens dans lequel un tel cas est présenté au fils de Salomon[18] Le souvenir de Salomon a été particulièrement important dans l'espace syrien. En particulier, la figure de Salomon a été associée aux califes syriens ommeyade et participe à l'image que les auteurs ont voulu construire de celle-ci[19].

Un thème déjà présent dans la légende de Salomon avant l'islam est le pouvoir qu'il posséde sur la nature et sur les djinns. Ainsi, de manière similaire à ce qui se trouve dans le Coran, la poésie du VIe siècle, citée ci-dessus, évoque la construction de Palmyre par Salomon et avec l'aide des Djinns[18]. Un autre thème est la visite de la reine de Saba appelée Bilqis par la tradition musulmane. Dans ce récit, elle aurait soulevé sa robe pour marcher sur des pierres brillantes qu'elle aurait pris pour de l'eau. Pour les commentateurs, cela aurait permis à Salomon de vérifier qu'il s'agisse bien d'une femme. Néanmoins, cet épisode peut être rapprochée des récits initiatiques de la mystique juive, la reine de Saba n'aurait pas réussi son initiation et se serait converti à cause de cela[18].

La sourate 38 présente Salomon comme un grand repentant, ce qui permet à Déclais de conclure "c'est donc qu'il avait commis des actes répréhensibles"[18]. Néanmoins, le texte coranique est très elliptique sur le sujet. Une des interprétations de la faute -Salomon se serait fait voler les vêtements royaux et remplacé sur le trône, rappelle un récit similaire dans la vie d'Alexandre de Plutarque[18]. La texte coranique sur Salomon se veut une correction des Ecritures. Ainsi, dans le versets 102 de la sourate 2, verset considéré par un grand nombre de spécialistes[20],[21] comme interpolé tardivement, il est explicitement dit que Salomon n'a pas été mécréant[21].

Légendes

« Salomon contraint tous les démons de lui décrire les différentes maladies qu’ils causaient et les remèdes nécessaires pour en guérir et différentes herbes à utiliser pour se débarrasser de la douleur ; puis Salomon écrit toutes ces choses sur le mur de la Maison de Dieu. Et quand un homme était malade, il allait au temple et regardait le mur pour trouver le remède de sa maladie et l’ayant appliqué il était guéri et glorifiait Dieu. Après la mort de Salomon, Ézéchias recouvrit le mur de chaux et les prescriptions ne purent plus être vues et lues. Quand Ézéchias tomba malade, il ne put trouver la prescription pour son mal, alors il alla au temple et se coucha là et voyant le mur il pleura et se repentit de ce qu’il avait fait. » Mysteries of St John the divine - Egyptian tales and romance, transl. W. Budge / British Museum Orient. mss 7026.

Chroniques d’Ahimaaz : « Lorsque les jours du roi David approchaient leur fin, il convoqua Salomon dans la salle des trésors où se trouvaient des rangées des coffres remplis de richesses ; 100 000 talents d'or et 1 000 000 talents d'argent, laiton, marbre, bois de cèdre et des coffres pleins de bijoux. David dit : Ce trésor que j’ai réuni appartient à Dieu et les matériaux qui attendent ici sont pour son temple, pour la maison où sa gloire va demeurer, que tu vas construire quand tu seras roi. Voici les plans du temple dessinés selon les caractéristiques qui m’ont été indiquées en rêve. Ce sont les plans pour la maison de Dieu que tu élèveras et dont la proportion est un travail monumental. J'ai confiance en tes talents mais c'est une entreprise grandiose et tu auras besoin d'aide pour la réaliser. Salomon dit : Que Dieu m’accorde la sagesse pour élever son temple selon sa volonté[22]. »

Chroniques de Tabari : « L’ange Gabriel dit à David (Daoud) : Celui de tes enfants qui répondra à ces questions sera ton successeur après ta mort ; les génies, les hommes, les démons, les oiseaux et tout l’univers seront sous sa domination[23]. »

Chroniques de John Seymour : « Les docteurs de la Loi voulurent tester Salomon pour éprouver son jeune âge et afin d’empêcher son accession au trône à la mort du roi David ; le roi se disait en lui-même que lorsqu’ils verraient la grandeur de sa sagesse ils cesseraient d’objecter qu’un être si jeune puisse contrer et leurs décisions et les miennes. Et Salomon répondit à leurs questions par des réponses si parfaitement sages que tous ceux qui se tenaient là comprirent que tout cela fut planifié par le roi David afin de montrer que Salomon serait un digne successeur après lui[24]. »

Salomonides d'Éthiopie

Selon une historiographie éthiopienne construite probablement à partir du XIIIe ou XIVe siècle[25] et rapportée par le Kebra Nagast[26], le roi Salomon a eu un enfant avec la reine de Saba[27] : il s'agit du roi Ménélik Ier ou Bäynä Ləhkəm en ge'ez, fils aîné de Salomon. Succédant à sa mère, ce premier roi légendaire de la dynastie salomonide d’Éthiopie aurait converti son royaume au judaïsme[28]. Suivant cette tradition, Salomon aurait également eu deux autres fils d'épouses différentes : Rehabam, qui succède à Salomon, et Adramis qui épouse Adlonya, fille de Balthasar ou Baltasor[28], le roi de Byzance ou de Rome auquel il succède[29].

Ce récit permet de revendiquer les origines juives du christianisme éthiopien tout en affirmant la supériorité de ce christianisme éthiopien par rapport au judaïsme à la fois d'un point de vue religieux et d'un point de vue politique[30] ainsi qu'il permet à la propagande impériale éthiopienne d’asseoir son ancienneté et son autorité[25].

Représentations ultérieures

Sebastiano Ricci 055
Salomon adore les idoles, 1724
Sebastiano Ricci
Galerie Sabauda (Turin)[31]

Salomon, bien qu'il apparaisse dans la Bible comme un personnage doté d'une très grande sagesse, prend plusieurs épouses et concubines. De plus, il accepte que des dieux étrangers soient adorés. C'est pour cela que son image n'est pas totalement positive et que des exégètes du Moyen Âge se sont demandé s'il avait été délivré des Enfers par Jésus-Christ ou s'il avait été abandonné[32].

Notes et références

  1. Selon Thiele. Comme de nombreuses dates concernant les personnages bibliques de cette époque, celles-ci sont approximatives, et peuvent faire l'objet de débats entre exégètes. Cf. Rois de Juda
  2. « In Our Time With Melvyn Bragg: King Solomon », Radio 4, BBC, UK, (consulté le 10 juin 2012)
  3. Il s'agit ici du royaume regroupant les douze tribus d'Israël
  4. Comme de nombreuses dates concernant les personnages bibliques de cette époque, celles-ci sont approximatives, et peuvent faire l'objet de débats entre exégètes.
  5. 1Ch 22,9
  6. (en) Shlomo Zalman Elazer Grafstein, Judaism's Bible. The Book of Genesis, Spirit of the Desert Productions, , p. 232.
  7. (en) Tomoo Ishida, « Solomon », dans David Noel Freedman (dir.), Anchor Bible Dictionary, vol. 6, Doubleday,
  8. Il peut signifier soit que face à l'impossibilité d'établir la vérité dans un litige, on partage les torts entre deux parties, soit on met ces mêmes parties devant une situation qui oblige l'une d'elles au moins à changer sa stratégie. Ce cas fait partie de ceux étudiés en théorie des jeux à somme non nulle au même titre que la Crise des missiles de Cuba, avec laquelle elle a des affinités (mettre l'une des parties dans une position intenable, et forcer l'issue en faveur du gagnant-perdant et non du perdant-gagnant).
  9. ici, la cause de la colère Divine n'est pas la polygamie, mais l'adoration d'autres divinités
  10. 1R 3-11
  11. Thomas Römer, L'Invention de Dieu, Seuil, , p. 77
  12. 1R 6-8 dans la Bible Segond.
  13. Karl Rupprecht (de), Der Tempel von Jerusalem: Gründung Salomos oder jebusitisches Erbe'? Beihefte zur Zeitschrift für die alttestamentliche Wissenschaft (BZAW), 144. Berlin, De Gruyter, 1977, p. 5-15
  14. Othmar Keel (de), « Der salomonische Tempelweihspruch. Beobachtungen zum religions-geschichtlichen Kontext des Ersten Jerusalemer Tempel », in O. Keel et E. Zenger (éd.), Gottesstadt und Gottesgarten. Zur Geschichte und Theologie des Jerusalemer Tempels, Freiburg-Wien-Basel, Herder, 2002, p. 9-22
  15. Finkelstein, Israel, 1949- ..., Ghirardi, Patrice. et Impr. Firmin-Didot), Les rois sacrés de la Bible : à la recherche de David et Salomon, Gallimard, impr. 2007 (ISBN 9782070345533, OCLC 471004915, lire en ligne)
  16. « Le sage, s'il entend les divines paroles, deviendra plus sage, car, entendant la loi de Dieu et la mettant en pratique, ne se laissant séduire par aucune tromperie, ni entraîner par la négligence dans la discipline du Seigneur, l'homme deviendra sage et, instruit de la sorte, il recevra de Dieu une connaissance parfaite. C'est ainsi que les sages sont instruits, et l'intelligence des discours de la sagesse n'est autre que la connaissance du Dieu unique et véritable. Parmi les Grecs, les uns ont pensé que Dieu est corporel, les autres l'ont adoré dans les simulacres des idoles. Les hérétiques, à leur tour, se sont égarés dans la connaissance du vrai. C'est pourquoi celui-ci [l'auteur des proverbes] parle de la connaissance véritable de Dieu, en disant qu'il est ineffable : « La gloire de Dieu cache la parole (Prov. 25:2) » et il dit de sa providence : « Les yeux du Seigneur contemplent en tous lieux les bons et les méchants. » (15:1) ». Extrait, Abbaye-saint-benoit.ch
  17. Troisième Concile de Carthage, 397
  18. Jean-Louis Déclais, "Salomon", dans Dictionnaire du Coran, Paris 2007, p.785-787.
  19. Antoine BORRUT, "La Syrie de Salomon : l'appropriation du mythe salomonien dans les sources arabes" Pallas, No. 63 (2003), pp. 107-120.
  20. Marie-Thérèse Urvoy, "DE QUELQUES PROCÉDÉS DE PERSUASION DANS LE CORAN" in Arabica, 49, 2002
  21. Gobillot, Geneviève. « Le Coran, guide de lecture de la Bible et des textes apocryphes », Pardès, vol. 50, no. 2, 2011, pp. 131-154.
  22. Ahimaaz ben Stadoq, Court Historian, The Book of King Solomon, transl. from an Hebrew manuscript handed to prof Solomon by an elder.
  23. Abou Djafar-Moʻhammed-ben Djarir-ben-Yezid Tabari, historien perse, Chronique de Tabari (p. 59), Volume 1, trad. Zotenberg, Imprimerie impériale 1867.
  24. John D. Seymour, B.D., Litt D., M.R.I.A., Tales of King Solomon, Oxford University Press, London 1924.
  25. Muriel Debié, « Le Kebra Nagast éthiopien : Une réponse apocryphe aux événements de Najran ? », dans J. Beaucamp, F. Briquel Chatonnet et C.J. Robin (éds.), Le massacre de Najrân : Religion et politique en Arabie du Sud au VIe siècle, vol. II : Le massacre de Najran, Centre de Recherche d’Histoire et Civilisation de Byzance, , p. 264
  26. Kebra Nagast ou Gloire des Rois (ክብረ ነገሥት), est un récit épique rédigé dans l'ancienne langue ge'ez à partir du XIIIe siècle, dont la version définitive serait datée du XIVe siècle. Ce texte se dit la traduction d’un original copte retrouvé avant 325 dans les trésors de Sainte-Sophie de Constantinople, reprenant les récits de l’Ancien Testament, enrichis d’une longue histoire établissant comment la domination d’une moitié de l’univers a été promise aux rois d’Éthiopie descendants de Salomon.
  27. Dans le Nouveau Testament, l'Évangile selon Luc l'évoque sous le nom de « Reine de Midi » (Lc 11. 31)
  28. Marie-Laure Derat, Le domaine des rois éthiopiens, 1270-1527 : Espace, pouvoir et monarchisme, Les publications de la Sorbonne, , p. 60-61
  29. Muriel Debié, « Le Kebra Nagast éthiopien : Une réponse apocryphe aux événements de Najran ? », dans J. Beaucamp, F. Briquel Chatonnet et C.J. Robin (éds.), Le massacre de Najrân : Religion et politique en Arabie du Sud au VIe siècle, vol. II : Le massacre de Najran, Centre de Recherche d’Histoire et Civilisation de Byzance, , p. 267
  30. Muriel Debié, « Le Kebra Nagast éthiopien : Une réponse apocryphe aux événements de Najran ? », dans J. Beaucamp, F. Briquel Chatonnet et C.J. Robin (éds.), Le massacre de Najrân : Religion et politique en Arabie du Sud au VIe siècle, vol. II : Le massacre de Najran, Centre de Recherche d’Histoire et Civilisation de Byzance, , p. 269
  31. Fondazione Zeri
  32. (en) Theodore Louis Steinberg, Reading the Middle Ages : An Introduction to Medieval Literature, McFarland, , 188 p. (ISBN 9780786481873, lire en ligne), p. 41

Annexes

Bibliographie

  • Ernest-Marie Laperrousaz, Salomon, roi d'Israël, Hachette Éducation, 2000
  • Claude Lichtert et Dany Nocquet (dir.), Le Roi Salomon. Un héritage en question, Bruxelles, Lessius (coll. Le livre et le rouleau 33), 2008
  • Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, Paris, Bayard, Folio histoire, 2002, chapitre V, p. 194-227
  • Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, Les Rois sacrés de la Bible, Paris, Folio histoire, 2006, chapitre V, p. 184-215
  • Jacques Bellichach, « Le Jugement de Salomon est-il un jugement ? », Gazette du Palais, recueil 2007, p. 3977-3978 (analyse juridique du jugement de Salomon)
  • Jean Koulagna, Salomon de l'histoire deutéronomiste à Flavius Josèphe, Éditions Publibook Université 2009, (ISBN 978-2-7483-4583-4), extraits sur Google books
  • Claude Rappe, Salomon, le roi des femmes, Albin Michel, roman
  • Kebra Negast ; la gloire des rois d'Éthiopie, traduction française de Samuel Mahler (ISBN 978-2-9530397-0-2)

Articles connexes

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Canaan (région)

Canaan /kanaɑ̃/ (phénicien : ou 𐤊𐤍𐤏𐤍, KNˁN (Kanaʿn) ; hébreu : כנען Kənáʿan ; arabe : كنعان Kanʿān) désigne une région et une civilisation du Proche-Orient ancien située le long de la rive orientale de la mer Méditerranée. Cette région correspond plus ou moins aujourd'hui aux territoires réunissant l’État d'Israël, les Territoires palestiniens, l'ouest de la Jordanie, le Liban et l'ouest de la Syrie. On appelle Cananéens les habitants de ce territoire à l'âge du bronze, parfois appelé pour cette région « période cananéenne ».

Dans le récit biblique, Canaan désigne la Terre promise aux Hébreux, par Dieu (Yahvé) à Abraham. Elle désigne la région comprise entre la mer Méditerranée et le Jourdain, avant sa conquête par Josué et les tribus d'Israël sorties d'Égypte. Le terme proviendrait du nom de Canaan, petit-fils de Noé.

Cantique des Cantiques

Le Cantique des Cantiques (hébreu : שיר השירים Chir ha-chirim, grec ancien : ᾎσμα ᾎσμάτων Asma asamatôn), dit aussi Cantique ou Chant de Salomon, est un livre de la Bible.

Son écriture est attribuée traditionnellement à Salomon, roi d'Israël. Le texte est lu à la synagogue lors du shabbat de la fête de Pessa’h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office de chaque vendredi soir.

Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg est une cathédrale catholique située à Strasbourg dans le département français du Bas-Rhin en Alsace (région Grand Est).

Elle est fondée en 1015 sur les vestiges d'une précédente cathédrale et sera élevée à partir de 1220 par la ville libre de Strasbourg, riche république marchande et financière, dans le style gothique.

Siège, disputé durant la Réforme, d'évêques qui ont été suffragants de la province de Mayence jusqu'au concordat de 1801, elle est ensuite exclusivement affectée au culte catholique romain. Elle est depuis 1988 le siège d'un archidiocèse propre. C'est aujourd'hui la deuxième cathédrale la plus visitée de France, après Notre-Dame de Paris, soit huit millions et demi de touristes par an.

Haute de 142,12 mètres, elle a été pendant une longue période l'édifice le plus élevé du monde. Pratiquement achevée en 1365, elle a la particularité d'avoir vu l'espace entre ses deux tours comblé en 1388 et se reconnait à son clocher unique, surmonté d'une flèche qui lui a été ajoutée en 1439.

Ce « prodige du gigantesque et du délicat », admiré de Victor Hugo et célébré par Goethe, qui a connu là ses premières amours, est visible de très loin dans la plaine d'Alsace, et jusque depuis les Vosges ou la Forêt-Noire. Côtoyée par le bâtiment de la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame et le palais Rohan, elle se dresse place de la cathédrale, au cœur de la Grande Île, le centre historique de Strasbourg.

Ernest-Marie Laperrousaz

Ernest-Marie Laperrousaz (né le 2 août 1924 - mort le 20 aout 2013) est un historien et archéologue français, professeur honoraire à la section des sciences religieuses de l'École pratique des hautes études. Ancien pensionnaire de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, fondateur et président honoraire du Centre interdisciplinaire de l'Université scientifique de Paris-Sud (Orsay), il a participé notamment aux fouilles de Massada avec le professeur Yigaël Yadin et de Qumrân au côté du P. Roland de Vaux. De 1970 à 1995, il a effectué chaque année une mission archéologique à Jérusalem et dans la région de Qumrân. Ernest-Marie Laperrousaz est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes des manuscrits de la mer Morte.

Il est l'auteur de nombreux articles dans différentes revues scientifiques et archéologiques, dont celle de l'Institut français du Proche-Orient.

Geneviève Tabouis

Geneviève Tabouis, née Geneviève Le Quesne le 23 février 1892 à Paris 8e et morte le 22 septembre 1985 (à 93 ans) à Paris 17e, est une journaliste française.

Histoire des Juifs en Tunisie

L'histoire des Juifs en Tunisie s'étend sur près de deux mille ans. Attestée au IIe siècle mais sans doute plus ancienne, la communauté juive en Tunisie croît à la suite de vagues d'immigration successives et d'un prosélytisme important créant des communautés de Berbères juifs, avant que son développement ne soit freiné par des mesures anti-juives à l'époque byzantine.

Après la conquête musulmane de la Tunisie, le judaïsme tunisien passe de périodes de relative liberté, voire d'apogée culturelle, à des temps de discrimination plus marquée. L'arrivée sur son sol de Juifs expulsés de la péninsule Ibérique, souvent par l'intermédiaire de Livourne, modifie considérablement son visage. Sa situation économique, sociale et culturelle s'améliore fortement à l'avènement du protectorat français avant d'être compromise durant la Seconde Guerre mondiale, avec l'occupation du pays par l'Axe. La création d'Israël en 1948 suscite une réaction antisioniste généralisée du monde arabe, sur laquelle se greffent l'agitation nationaliste, la nationalisation d'entreprises, l'arabisation de l'enseignement et d'une partie de l'administration. Les Juifs quittent la Tunisie en masse à partir des années 1950, en raison des problèmes évoqués et du climat hostile engendré par la crise de Bizerte, en 1961, et la guerre des Six Jours, en 1967. La population juive de Tunisie, estimée à environ 100 000 individus en 1948, n'est plus que de 1 500 individus en 2003, soit moins de 0,1 % de la population totale. En 2018, la communauté la plus importante est celle de Djerba, bien devant celle de Tunis.

La diaspora juive de Tunisie est répartie entre Israël et la France, où elle a préservé son identité communautaire, au travers de ses traditions, majoritairement tributaires du judaïsme séfarade, mais conservant ses spécificités propres. Le judaïsme djerbien en particulier, considéré comme plus fidèle à la tradition, car resté hors de la sphère d'influence des courants modernistes, joue un rôle dominant.

Histoire du mot pharaon

Le terme pharaon désigne les souverains d'Égypte durant l'Antiquité. Le pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte antique. Il est le fils de Rê. Le mot, se fondant sur une expression égyptienne, est un emprunt biblique et n'a jamais servi de titre pour désigner les rois d'Égypte à leur époque et ne se rencontre d'ailleurs pas dans le protocole des souverains égyptiens.

Le Royaume de Salomon (film)

Le Royaume de Salomon (The Kingdom of Solomon) est un film iranien réalisé par Shahriar Bahrani, sorti en septembre 2009.

Fondé sur les croyances musulmanes et sur l'enseignement coranique, le film relate la vie de Salomon, roi d'Israël.

Les Simpson dans la Bible

Les Simpson dans la Bible (France) ou Histoires bibliques (Québec) (Simpson Bible Stories) est le 18e épisode de la saison 10 de la série télévisée d'animation Les Simpson.

Liste des noms cités dans la Divine Comédie

Cette page présente la liste de tous les personnages cités dans la Divine Comédie de Dante Alighieri.

Nisi Dominus (Vivaldi)

Le Nisi Dominus (« Si l’Éternel », en latin), RV 608, est une cantate sacrée du XVIIIe siècle, d'Antonio Vivaldi (1678–1741).

C'est une psalmodie sur fond d'instruments à cordes du psaume 127 (126), du prophète Salomon (roi d'Israël), du Xe siècle av. J.-C., du cantiques des degrés, du livre des Psaumes de la Bible, sur le thème de la foi et la croyance au mystère chrétien.

Salomon adorant les idoles (Jacques Stella)

Salomon adorant les idoles est une œuvre de Jacques Stella réalisée en 1647. Cette peinture relate l'histoire de la vieillesse de Salomon, roi d'Israël selon la Bible hébraïque. Salomon est représenté ici comme un roi frivole, aimant faire la fête. Cette œuvre fait référence à une autre œuvre du même artiste, Salomon devant la reine de Saba, qui évoque au contraire la jeunesse plus sage de Salomon. Jacques Stella est un peintre classique français né en 1596 à Lyon. Il doit son inspiration à son voyage en Italie et fut influencé par le peintre Nicolas Poussin qu'il rencontra durant son voyage.

Xe siècle av. J.-C.

IIe millénaire av. J.-C. |

Ier millénaire av. J.-C. |

Ier millénaire

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XIIe siècle av. J.-C. |

XIe siècle av. J.-C. |

Xe siècle av. J.-C. |

IXe siècle av. J.-C. |

VIIIe siècle av. J.-C. |

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Années 990 av. J.-C. | Années 980 av. J.-C. | Années 970 av. J.-C. | Années 960 av. J.-C. | Années 950 av. J.-C. Années 940 av. J.-C. | Années 930 av. J.-C. | Années 920 av. J.-C. | Années 910 av. J.-C. | Années 900 av. J.-C.

Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains

Salomon (Maison de David)
Précédé par Suivi par
David
Roi d'Israël
-970 - -931
Royaume de Juda : Roboam
Royaume d'Israël : Jéroboam Ier
Structure
Versions et traductions
Exégèse biblique
Lieux
Personnages
Peuples
Rois d’Israël et de Juda
Monarchie unifiée
Rois de Juda
Rois d’Israël
Prophètes de l’islam dans le Coran

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