S. Yizhar

Yizhar Smilansky (en hébreu : יזהר סמילנסקי) est un écrivain et homme politique israélien né le 27 septembre 1916 à Rehovot, et mort le 21 août 2006. Il est mieux connu sous son nom de plume S. Yizhar (en hébreu : ס יזהר), et est un grand innovateur de la littérature hébraïque moderne.

Son nom de plume lui a été donné par le poète et éditeur Yitzhak Lamdan, quand en 1938 il publie la première histoire de Yizhar, Ephraim Hozer La-Aspeset (Ephraïm retourne à la luzerne), dans la revue littéraire de celui-ci. Depuis lors, toutes ses œuvres sont signées de ce nom.

Smilansky est élu à la première Knesset en 1949 sur la liste du Mapaï. Il est réélu à la deuxième Knesset. Il n'est pas réélu en 1955 mais suite à la démission d'Aharon Becker en 1956, il revient à Knesset. Smilansky est réélu aux quatrième et cinquième Knesset. En 1965, Smilansky rejoint le Rafi, un nouveau parti fondé par David Ben Gourion. Il est élu à la sixième Knesset sur la liste du Rafi mais démissionne de son mandat le 20 février 1967 et est remplacé par Aryeh Bahir.

Bibliographie en français

  • Prémices, [« Mikdamot »], trad. de Emmanuel Moses, Arles, France, Actes Sud / Solin, 1997, 320 p. (ISBN 978-2-7427-1368-4)
  • Convoi de minuit, [« Shayarah Shel Hatzot »], trad. de Laurent Schuman, Arles, France, Actes Sud, coll. « Lettres hébraïques », 2000, 238 p. (ISBN 978-2-7427-2538-0)
  • Hirbat-Hiza, trad. de Laurent Schuman, Paris, Éditions Galaade, coll. « Auteur de vue », 2010, 128 p. (ISBN 978-2-35176-090-1)

Récompenses

  • 1959, Prix Israël pour la littérature.
  • 1959, Prix Brenner pour la littérature.
  • 1960, Prix Lamdan pour la littérature enfantine.
  • 1991, Prix Bialik pour la littérature.
  • 2002, Prix EMET.

Il est également récipiendaire du Prix Ben-Gourion.

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

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21 août

Le 21 août ou 21 aout est le 233e jour de l'année du calendrier grégorien, le 234e en cas d'année bissextile. Il reste 132 jours avant la fin de l'année.

C'était généralement le 4e jour du mois de fructidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'escourgeon.

20 août - 21 août - 22 août

Exode palestinien de 1948

L'exode palestinien de 1948 fait référence à l'exode de la population arabe palestinienne qui se produisit pendant la guerre israélo-arabe de 1948. L'événement est commémoré dans la mémoire collective palestinienne en tant que Nakba (arabe : النكبة, al-Nakbah, lit. « désastre » ou « catastrophe »).

Durant cette guerre, approximativement 700 000,, Arabes palestiniens fuient, vers les secteurs de contrôle arabe et les pays arabes voisins. Ils se voient de manière générale refuser le droit au retour à la suite de l'échec des accords de paix,,. Approximativement 400 villages arabes sont abandonnés, évacués ou détruits,,,. Leurs descendants sont aujourd'hui plus de 5 millions de réfugiés palestiniens.

Khirbet Khizeh

Khirbet Khizeh est un roman de l'écrivain israélien S. Yizhar publié en 1949 qui raconte l'expulsion des habitants arabes d'un village arabe fictif, Khirbet Khizeh, par la toute nouvelle armée israélienne lors de la guerre de 1948.

Khirbet Khizeh est également le nom d'un film israélien tiré de ce roman et réalisé par Ram Loevy (en). Diffusé en 1978 sur la télévision israélienne, il est le premier film israélien à évoquer l'exode des palestiniens de leur village en 1948 (ce que les Palestiniens nomment la Nakba, la « catastrophe »). Le film fit scandale à l'époque car il attaquait l'image morale de Tsahal, l'armée d'Israël, et son réalisateur reçut des menaces de mort. Le film est sorti deux ans plus tard en Jordanie dans une version sous-titrée en arabe. Le film ne fut plus rediffusé en Israël pendant 14 ans, jusqu'à une rétrospective consacrée au cinéaste.

À ce jour (juin 2014), seuls deux films israéliens ont traité la question de l'exode palestinien, Iyim Bachof (« Des îles sur la plage ») de Yehud Levanon (en) (2003) et Mehilot (« Grottes ») d'Udi Aloni (2006).

Une traduction en français du roman par Laurent Schuman est parue en 2010 sous le titre Hirbat-Hiza chez Galaade éditions.

Littérature israélienne

La littérature israélienne est la littérature écrite par des Israéliens.

Elle est en principalement écrite en hébreu et marque le renouvellement de cette langue comme langue vivante.

Depuis le milieu du XIXe siècle, la langue hébraïque a de plus en plus été utilisée aussi bien pour parler que pour écrire de la prose, de la poésie ou des pièces de théâtre.

Prix Bialik

Le prix Bialik est un prix littéraire annuel décerné par la municipalité de Tel Aviv, pour récompenser des avancées significatives en littérature hébraïque. Le prix a été nommé ainsi en mémoire de Haïm Nahman Bialik, poète de langue hébraïque.

Il existe en fait deux prix Bialik, l'un concernant spécifiquement la littérature, considérée comme appartenant au champ de la fiction, et l'autre la « pensée juive » (hébreu : חכמת ישראל).

Le prix Bialik fut créé en janvier 1933, à l'occasion du soixantième anniversaire de Haïm Nahman Bialik.

Prix Brenner

Le prix Brenner est un prix littéraire annuel israélien décerné depuis 1945 par l'Association des écrivains hébreux en Israël et la fondation de la famille Haft.

Le prix a reçu le nom de l'auteur Yosef Haim Brenner.

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