Séfarade

Les Juifs séfarades ou simplement Séfarades (parfois orthographié Sépharades), sont les membres des communautés juives historiques habitant ou issus de la péninsule Ibérique. Au Moyen Âge, avant leur expulsion en 1492 par les autorités chrétiennes à la suite de la Reconquista, ils ont largement participé au foisonnement créatif et culturel d’Al-Andalus, caractérisé par un contexte multiculturel fécond à la fois musulman, chrétien et juif[2] dans les domaines de la philosophie, de la poésie et des sciences. Ils y ont également développé une culture, un mode de vie et une langue propres, le judéo-espagnol, ainsi qu'une liturgie spécifique.

Leur expulsion a aussi participé à la découverte ou redécouverte des œuvres (plus exactes ou complètes) des auteurs classiques antiques, grecs et romain, ainsi qu'à la diffusion de la pensée des auteurs de langue arabe en philosophie, théologie, poésie, médecine, astronomie, arithmétique, logique, etc.

Séfarades
(he) סְפָרַדִּי / Sefaradi
Synagogue séphardite de Bayonne
Synagogue séphardite de Bayonne
Populations significatives par région
Drapeau d’Israël Israël 1 400 000
Drapeau de la France France 0300 000 à 400 000
Drapeau des États-Unis États-Unis 0200 000 à 300 000
Drapeau de l'Argentine Argentine 0050 000
Drapeau de la Turquie Turquie 0017 300[1]
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 0008 000
Drapeau de la Grèce Grèce 0006 000
Drapeau du Maroc Maroc 0002 400[1]
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine 0002 000
Drapeau de la Tunisie Tunisie 0000900[1]
Autres
Langues Judéo-espagnol, haketia, judéo-catalan, arabe maghrébin, tamazight, shuadit, hébreu , portugais, français
Religions Judaïsme
Ethnies liées Ashkénazes, Mizrahim, Tochavim (Maghrebim), Bené Roma (Italkim), Romaniote, Falashas (Beta Israel), Samaritains

Étymologie et sens

Algerian Jew
Un juif d'Alger photographié en 1890.
Festin juif
Un repas de fête juif à Alger en 1835.
Le costume historique. Cinq cents planches, trois cents en couleurs, or et argent, deux cents en camaieu. Types principaux du vêtement et de la parure, rapprochés de ceux de l'intérieur de (14577493688)
Habit de juifs d'Alger dessiné vers 1850.

« Sefarad (en hébreu ספרד) n'apparaît qu'une fois dans la Bible, dans la phrase "Les déportés de Jérusalem qui sont en Sefarad" (Abdias, 20) et désigne originellement Sardes, capitale de Lydie en Asie Mineure[3] », sur le fleuve Pactole, dont le fameux Crésus fut roi au VIe siècle av. J.-C.. Ce mot est un hapax, c’est-à-dire un terme dont on ne connaît qu'une occurrence (pour celui-ci dans la Bible).

Cependant, le sens actuel de séfarade provient de la langue hébraïque médiévale, dans laquelle Sefarad désigne la péninsule Ibérique[3].

Sefarad désigne les Juifs originaires de la péninsule Ibérique.

Parfois, le terme séfarade désigne par extension les communautés juives ayant adopté certaines formes rituelles propres aux Juifs d’Espagne et du Portugal, voire tous les autres Juifs non ashkénazes. Ainsi, pour Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias, « Aujourd'hui, par une extension de sens, et en raison de contacts culturels et d'une relative communauté de rites, sont appelés séfarades les Juifs non ashkénazes, notamment les Juifs du Maghreb et d'Orient »[3],[4]. Pour Haïm Vidal Séphiha, il s'agit d'« une dichotomie par trop simpliste qui divise ainsi le judaïsme en deux branches »[5].

En Israël aussi, le grand rabbin séfarade représente surtout les Juifs issus des pays arabes souvent jadis intégrés à l'Empire ottoman, bien plus que ceux se réclamant d’une identité ibérique, désormais fortement diluée.

Les séfarades dans la péninsule ibérique

« La particularité du judaïsme ibérique au Moyen Âge est d'avoir connu aussi bien le régime musulman que le régime chrétien et d'avoir développé une culture imprégnée par ces deux univers »[6].

Les Juifs sont présents en Espagne à l'époque de l'Empire romain ; ils passent sous la domination des Wisigoths, puis sous celle des conquérants arabes musulmans dès 711.« Comme ailleurs en terre d'islam, et à l'instar des chrétiens, les Juifs bénéficient de la dhimma. C'est sur le sol ibérique que certains des sommets de la civilisation juive médiévale ont été atteints et l'on devait plus tard présenter ces acquis comme ceux d'un âge d'or »[7]. Des Juifs ont joué alors un rôle de premier plan dans l'administration, l'appareil d'État, la finance ; parmi les plus célèbres, Hasdaï ibn Shaprut, et Samuel ibn Nagrela. À cette époque se forme aussi une élite savante qui s'illustre par de grandes œuvres philosophiques et poétiques, dont les représentants sont, notamment Moïse ibn Ezra, Salomon ibn Gabirol, Moïse Maïmonide, etc. L'invasion des Almohades, musulmans intolérants venus du Maroc au XIIe siècle provoque le départ des Juifs qui se réfugient en Afrique du Nord ou dans l'Europe chrétienne.

Dès la fin du XIe siècle les rois chrétiens reconquièrent des régions importantes de la péninsule ibérique et, dans un premier temps, ont recours aux Juifs au fur et à mesure de leur progression pour assurer la transition entre l'administration musulmane et l'administration chrétienne. La vie culturelle et religieuse juive séfarade continue donc de s'épanouir aux XIIe-XIIIe siècles sous les régimes chrétiens, et exerce une influence aussi bien sur le judaïsme européen du Nord que sur le judaïsme des pays musulmans au sud. Dès le XIIIe siècle toutefois « la machine d'oppression contre les Juifs se met peu à peu en place sous la houlette des dominicains et des franciscains »[7], marginalisant les Juifs. « Entre 1391 et 1412, environ 100 000 Juifs se seraient convertis au christianisme »[7]. Les persécutions culminent avec le tribunal de l'Inquisition catholique et l'expulsion des Juifs en 1492.

Diaspora séfarade

Contraints par le décret de l’Alhambra signé par la reine Isabelle la Catholique en 1492 de quitter l’Espagne, les Séfarades conservent une langue proche de l'espagnol du XVIe siècle : il s'agit du judéo-espagnol, parlé encore aujourd’hui, et connaissant des expressions voisines telles que le judéo-catalan, le judéo-portugais et le ladino.

Les Juifs d’Espagne s’exilent essentiellement à travers tout l'Empire ottoman ; dans les Balkans comme à Sarajevo et Sofia, en Grèce comme à Rhodes et surtout Salonique qui devient un grand centre rabbinique et en Anatolie surtout sa capitale Constantinople, auparavant en Italie dans les ports comme Livourne, au Maroc et en Algérie sous le nom de megorachim. À Tétouan et dans l'ouest algérien se développe une variété de judéo-espagnol, le haketia. Les Juifs du Portugal emmènent aussi la tradition séfarade vers les Pays-Bas et en Angleterre. Les Séfarades émigrent aussi dans le Nouveau Monde ; ce furent les premiers Juifs d’Amérique, à New York notamment. Au Brésil, à Recife, des Juifs luso-néerlandais constituent la Synagogue Kahal Zur Israel, première congrégation religieuse juive des Amériques en 1636. D'autres suivront dans les îles Caraïbes et jusqu'à Cochin en Inde.

Le décret de l’Alhambra de 1492, responsable de l’expulsion des Séfarades d’Espagne, est resté en vigueur officiellement jusqu’en 1967[8].

Israël

Avant que ne commence, au XIXe siècle, le mouvement d'immigration de ce qui était à l'époque la Palestine sous domination ottomane, inspiré de l'idéologie sioniste, et qui mena à la constitution de l’État d'Israël, existait déjà un noyau de quelques milliers de Séfarades d'origine et de langue espagnole, à Jérusalem, Safed, et Hébron. La culture de ces communautés, illustrée notamment par l'œuvre d'Yitzhak Navon qui en était un descendant, a été submergée par l'apport ashkénaze des immigrants d'Europe centrale et orientale, devenus majoritaires au cours du XXe siècle. En Israël, les juifs arabophones, non séfarades mais qui suivaient une liturgie proche de celle des Juifs espagnols, ont également revendiqué à eux l'identité séfarade comme facteur d'unité et de fierté face à la suprématie des Juifs d'Europe de l'Est, tandis que les quelques milliers de séfarades d'ascendance espagnole (de Salonique, de Bulgarie et de Turquie) se sont lentement laissés absorber dans l'élément majoritaire.

En Israël, le terme séfarades s'emploie en concurrence avec mizrahim, les deux mots étant dans ce pays presque synonymes, et désignant tous deux de manière impropre l'ensemble des Juifs non ashkénazes. Sur les difficultés d'intégration dans ce nouveau pays, voir Juifs Mizrahim en Israël.

Vers 1950, l'État d'Israël construit des Ma'abarot, des camps pour accueillir les Juifs des pays arabes et musulmans à la suite de leur exode massif.

Dès 1971, des jeunes inspirés par le mouvement afro-américain des Black Panthers en fondent une version israélienne, luttant pour les droits des « nouveaux séfarades », précédant l'Affaire des enfants de la teigne qui fit scandale en 1974, et l'affaire des enfants yéménites.

« En 1977, le vote séfarade jouera un rôle décisif dans la victoire de Menahem Begin, chef du parti du Likoud, sur le camp travailliste. Par bien des aspects, il sera le vote de la revanche »[9]. « Plus que la fascination du "Grand Israël", le sentiment d'avoir été manipulés, humiliés, discriminés par un pouvoir "socialiste" » a poussé les séfarades dans les bras de l'opposition de droite[10]. Des partis politiques séfarades proches de l'extrême-droite apparaissent : le Tami en 1981, le Shas en 1984, dont la participation peut être indispensable aux coalitions gouvernementales et le Gesher en 1996.

En 1998, Ori Orr, président du groupe politique le Parti travailliste d’Israël, ayant tenu des propos jugés scandaleux, propres à aggraver le divorce entre les séfarades et le Parti travailliste, a été suspendu de toutes ses responsabilités internes par Ehud Barak[11].

En 2010, à Jérusalem, 80 000 juifs ashkénazes orthodoxes manifestent contre l’intervention de la Cour suprême d’Israël dans les affaires religieuses, et en particulier contre l'interdiction de la discrimination entre enfants ashkénazes et séfarades dans une école religieuse[12].

« Aucun séfarade n'a jamais été Premier ministre d'Israël »[13]. Le Premier ministre est en Israël le réel détenteur du pouvoir exécutif.

Deux séfarades-mizrahim ont été Présidents de l’État d'Israël : Yitzhak Navon (1978-1983) et Moshe Katsav (2000-2007), respectivement ladinophone et persanophone. Le Président de l’État d'Israël est doté d'attributions essentiellement honorifiques.

France

Fête juive à Tétouan, Alfred Dehodencq, 1865
Fête juive à Tétouan en 1865.
Eugène Ferdinand Victor Delacroix 020
Noce dans la communauté juive du Maroc, par Eugène Delacroix

.

Le berceau historique du judaïsme séfarade en France est la Gascogne, qui accueillit sous l'Ancien régime des milliers de Juifs fugitifs d'Espagne et du Portugal, en particulier à Bordeaux et à Bayonne. Ils constituèrent les premières communautés séfarades et furent rejoints au cours du XIXe et du XXe siècle par quelques milliers de Séfarades italiens et ottomans qui ont adopté le rite portugais en usage en France, notamment à Paris à la synagogue de la rue Buffault. La communauté juive française a été considérablement augmentée et transformée par l'arrivée en France des Juifs d'Afrique du Nord de culture nord-africaine mais se réclamant du rite séfarade, venus en France au moment de la décolonisation[14].

De 1981 à 1988, René-Samuel Sirat devient le premier grand rabbin de rite séfarade de France, fonction traditionnellement confiée à la communauté juive alsacienne autrefois majoritaire[15]. Raphaël Perez est le Grand-rabbin de la communauté séfarade de Strasbourg de 1984 à 2005. De 2008 à nos jours, Joël Mergui est le premier président d'origine nord-africaine du Consistoire central israélite de France[16], les précédents ayant été tous alsaciens-lorrains à l'exception d'Adolphe Crémieux, d'origine provençale, entre 1842 et 1845, le fondateur de l’École normale israélite orientale, et le promoteur du décret de naturalisation française des Juifs algériens en 1871, lorsqu'il était ministre de la Justice dans le premier gouvernement de la Troisième république.

Espagne

Depuis quelques années, l'Espagne acceptait d'octroyer la nationalité espagnole aux personnes pouvant attester d'une ascendance séfarade, sous certaines conditions. En juin 2014, le gouvernement de Mariano Rajoy lève l'une des clauses les plus décriées, celle imposant l'abandon de la nationalité précédente, et reconnaît dès lors la double nationalité. Cette décision relève de la démarche générale de reconnaissance d'une « erreur historique il y a cinq siècles » par les autorités espagnoles[17]. Depuis, les demandes de naturalisation, venues en majorité de Turquie, arrivent régulièrement aux ambassades espagnoles[18].

Spécificités

Henri Regnault (French, Paris 1843–1871 Buzenval) - Salomé - Google Art Project
Salomé, jeune séfarade peinte par Henri Regnault en 1870 en Algérie (Metropolitan Museum of Art).

Outre les différences de prononciation avec les Ashkénazes et les airs des chants synagogaux, il existe des différences mineures dans les programmes de prières et dans la façon de pratiquer certains commandements de la loi juive[19].

Les différences majeures entre Séfarades et Ashkénazes ne sont pas dans le domaine religieux, mais surtout dans le domaine culturel : langue vernaculaire, chansons, musique, poésie, littérature, nourriture…

Notes et références

  1. (en) (en) Sergio DellaPergola, « World Jewish Population, 2013 », North American Jewish Data Bank (en), (consulté le 10 mai 2014)
  2. María Rosa Menocal, L'Andalousie arabe VIIIe-XVe siècle. Une culture de la tolérance,, Paris, Autrement, (ISBN 9782746703681, lire en ligne), « Présentation », p. 17-45
  3. « Sépharade », dans Ch. Attias et E. Benbassa, Dictionnaire de civilisation juive, Larousse, , p. 250-251
  4. Encyclopædia Universalis, « Séfarade », sur Encyclopædia Universalis
  5. « Haïm Vidal Sephiha ou la passion du judéo-espagnol, par Claudine Barouhiel », sur Crif - Conseil Représentatif des Institutions Juives de France,
  6. « Espagne médiévale », dans Ch. Attias et E. Benbassa, Dictionnaire de civilisation juive, Larousse, , p. 275
  7. J.-Ch. Attias et E. Benbassa, Dictionnaire de civilisation juive, Larousse, , article « Sépharade », p. 72
  8. Danielle Rozenberg, L'Espagne contemporaine et la question juive : Les fils renoués de la mémoire et de l'histoire, Toulouse, Presse universitaire du Mirail, (ISBN 978-2-85816-864-4, lire en ligne), page 162
  9. Marius Schattner, Histoire de la Droite israélienne : de Jabotinsky à Shamir, Complexe, (lire en ligne), p. 275
  10. Marius Schattner, Histoire de la Droite israélienne: de Jabotinsky à Shamir, Editions Complexe, (ISBN 9782870273845, lire en ligne)
  11. Jean-Pierre Perrin, « Israël: la fracture ouverte entre ashkénazes et séfarades.Les déclarations racistes d'un cacique du Parti travailliste contre les juifs marocains ont rouvert les vieilles blessures entre les deux communautés. », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  12. « Manifs en ‘Israël’ : Les juifs ashkénazes ne peuvent pas saquer les enfants des juifs séfarades », sur fadounews.com,
  13. Nissim Behar, « Accusé de harcèlement sexuel, le ministre israélien de l’Intérieur démissionne », sur liberation.fr,
  14. Elisabeth Schulz, Identité séfarade et littérature francophone au XXe siècle : A. Cohen, A. Memmi et N. Kattan - Déconstruction et assimilation, Editions L'Harmattan, (lire en ligne), page 20
  15. « La chute d'un grand rabbin orgueilleux », sur Le JDD,
  16. Palais de l'Élysée, « Entretien avec M. Joël MERGUI, Président du Consistoire central israélite de France », sur elysee.fr,
  17. AFP, « L'Espagne facilite la naturalisation des descendants de juifs expulsés en 1492 », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 9 décembre 2014).
  18. [radio] Juliette Senik (réalisation Emmanuel Geoffroy), Un château en Espagne (reportage radiophonique), France Culture, coll. « Les Pieds sur terre », (présentation en ligne, écouter en ligne). Émission de Sonia Kronlund, diffusée le 9 décembre 2014 sur France Culture.
  19. Torat Emet אתר יהדות צפון אפריקה-תורה וחזנות.

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • David Bensoussan, L’Espagne des trois religions, L’Harmattan, Paris, 2007 (ISBN 978-2-296-04134-9)
  • Victor Malka, Les Juifs Sépharades, PUF, coll. Que sais-je ?, Paris, 1986, (ISBN 2-13-039328-4) 124 p.
  • Daniel Schroeter, « La Découverte des Juifs berbères », Relations Judéo-Musulmanes au Maroc : perceptions et réalités, édité par Michel Abitbol, Paris, Éditions Stavit, 1997, p. 169-187 (en ligne)
  • Eva Touboul-Tardieu, Séphardisme et hispanité, Paris, PUPS, 2009.

Articles connexes

Liens externes

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1270

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1357

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1385

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Buñuelos

Les buñuelos, également appelés bimuelos, birmuelos, bermuelos, burmuelos, bunyols, bonuelos et bougnettes sont des beignets généralement farcis ou garnis. Ils proviennent vraisemblablement de la cuisine maure ou séfarade et se sont répandus dans d’autres pays à la suite de l'expulsion des Juifs et des Morisques d’Espagne.

Goûter populaire dans nombre de pays d’Amérique latine (en particulier au Mexique), des Philippines, de Turquie, de Grèce et du Maroc, les buñuelos sont un plat traditionnel de Noël, du Ramadan et de Hanoucca.

Cantique des Cantiques

Le Cantique des Cantiques (hébreu : שיר השירים Chir ha-chirim, grec ancien : ᾎσμα ᾎσμάτων Asma asamatôn), dit aussi Cantique ou Chant de Salomon, est un livre de la Bible.

Son écriture est attribuée traditionnellement à Salomon, roi d'Israël. Le texte est lu à la synagogue lors du shabbat de la fête de Pessa’h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office de chaque vendredi soir.

Castro

Castro peut être :

Un nom d'origine portugaise ou espagnole : Voir aussi de Castro

Grand-rabbin

Le titre de grand-rabbin est donné dans certains pays au chef religieux de la communauté juive nationale, ou à un rabbin nommé par les autorités. En terre d'Israël, un grand-rabbin séfarade existe depuis le XVIIe siècle. Il existe un second grand-rabbin, ashkénaze, depuis 1921. En France, le titre de grand-rabbin est d'abord un titre honorifique donné par les consistoires pour honorer certains rabbins. Toutefois, le grand-rabbin de France a une autorité morale sur l'ensemble des rabbins français, de même que celui de Paris dans la région parisienne. Ils représentent le culte juif vis-à-vis des autorités.

Les villes possédant d'importantes communautés juives peuvent aussi avoir leur propre grand-rabbin ; c'est le cas en Israël aujourd'hui, mais aussi en Europe là où la communauté juive reste importante. Les villes nord-américaines ont rarement eu de grands-rabbins, à quelques exceptions : Montréal en a deux, un pour la communauté ashkénaze, l'autre pour les séfarades.

Histoire des Juifs aux Pays-Bas

C'est après l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1482, quand les premiers Marranes arrivent aux Pays-Bas en 1593 qu'une importante communauté juive se développe dans ce pays. Elle participe grandement à la prospérité du pays jusqu'au xxe siècle quand elle est exterminée lors de l'occupation nazie du pays. Aujourd'hui, il subsiste une communauté juive d'environ 29 900 personnes.

Hébreu ashkenaze

L'hébreu ashkénaze est le système de prononciation pour l'hébreu biblique et mishnaïque utilisé dans la pratique liturgique ashkénaze. Sa phonologie a été influencée par les langues avec lesquelles il est entré en contact, comme le yiddish, l'allemand et diverses langues slaves. Il existe toujours à ce jour comme un dialecte religieux, même au côté de l'hébreu moderne en Israël.

Hébreu mizrahi

L'hébreu mizrahi ou hébreu oriental fait référence à un système de prononciation de l'hébreu biblique utilisé en liturgie par les Juifs mizrahim originaires des pays arabes ou d'autres contrées plus à l'est, et possédant un fond d'arabe, de persan, d'hindi, de turc ou encore d'autres langues du Moyen-Orient ou d'Asie. De fait, l'hébreu mizrahi est un terme générique pour de nombreux dialectes.

L'hébreu séfarade n'est pas considéré comme en faisant partie, bien qu'il ait été parlé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Les Séfarades furent expulsés d'Espagne, et s'établirent parmi les Mizrahim, mais dans des pays tels que la Syrie et le Maroc il y eut un assez haut degré de convergence entre les prononciations séfarade et locales de l'hébreu. L'hébreu yéménite est aussi considéré comme distinct, car il possède un système totalement différent de prononciations des voyelles.

Les mêmes termes sont parfois utilisés pour la prononciation de l'hébreu moderne israélien par les Juifs d'origine arabe ou mizrahi. C'est généralement un compromis entre l'hébreu moderne standard et la prononciation liturgique traditionnelle comme décrite ici.

Hébreu séfarade

L'hébreu séfarade fait référence à un système de prononciation de l'hébreu biblique utilisé en liturgie par les Juifs séfarades. Sa phonologie a été influencée par la proximité de langues telles que l'espagnol, le ladino, le portugais, le néerlandais ou l'arabe.

Musique hébraïque

La musique hébraïque (qu'on ne peut limiter à la musique israélienne et qu'on distinguera de la musique juive liturgique) a un héritage s'étalant sur trois mille ans d'histoire avec naturellement une variété de ses constituants. De nombreuses cultures musicales sont à l'arrière-plan de l'évolution de cette musique comme celle des civilisations antiques et helléniques à l'époque des patriarches et des Temples, et celles de tous les pays de la Diaspora pendant environ deux mille ans de dispersion.

On connait peu de chose sur les origines lointaines de cette musique. Grâce aux découvertes de S. Haik Ventura, qui est arrivée à déchiffrer les signes inscrits sur les manuscrits des Bibles hébraïques, par la suite des études ont permis la reconstitution de la gamme musicale hébraïque à 8 sons.

S. Haik Ventura a pu retrouver la composante musicale sur laquelle se chantaient tous les textes bibliques, en constatant que la mélodie suivait le sens des mots, donnait un relief au texte pour l'enrichir. Cette cantilation est très ancienne et remonte à l'époque de l’Exode. Les chœurs exécutaient, probablement à l’unisson, la même mélodie sacrée, d'une composition simple, divisée en une partie masculine et une partie féminine, chantée à l'octave supérieure. En France, Esther Lamandier s'est attachée à retrouver et interpréter ce répertoire particulier en araméen et en hébreu.

Ovadia Yosef

Ovadia Yosef (en hébreu : רב עובדיה יוסף), né le 23 septembre 1920 (11 Tishri 5681) à Bagdad en Irak et mort le 7 octobre 2013 à Jérusalem, Israël, a été de 1973 à 1983 grand-rabbin séfarade d'Israël, décisionnaire rabbinique de grande renommée et leader spirituel du parti politique israélien séfarade et religieux Shass.

Il fut extrêmement controversé, notamment pour des propos selon lesquels les non juifs (goyim) n'ont de place dans le monde que pour servir les juifs.

Shas

Le Shas (en hébreu : ש"ס) est un parti politique israélien traditionnellement séfarade et religieux ultra-orthodoxe créé en 1984.

Le nom Shas vient des initiales de Sefardim Shomréi Tora (Séfarades orthodoxes pour la Torah) et non pas comme le nom du Talmud des mêmes initiales.

Synagogue de Teleki tér

La Synagogue de Teleki tér (en hongrois : Teleki téri zsinagóga), connue également sous le nom de salle de prière tchortkivienne de Teleki tér (Teleki téri csortkovi imaház) est une synagogue située dans le quartier de Népszínház, dans le 8e arrondissement de Budapest, sur Teleki László tér.

Si elle héberge de nos jours une active communauté orthodoxe, elle était à l'origine une synagogue hassidique séfarade, de rite espagnol, construite par une communauté juive de Tchortkiv, ville polonaise alors comprise dans l'empire austro-hongrois.

Synagogue de Vincennes

La synagogue de Vincennes fait partie des huit synagogues qui ont été totalement ou en partie financées par le banquier mécène Daniel Iffla, dit Osiris.

Âge d'or de la culture juive en Espagne

L’âge d'or de la culture juive en Espagne, également connu comme l’âge d'or du règne arabe (ou maure) en Ibérie, fait référence à une période de l'histoire de la péninsule ibérique sous domination musulmane pendant laquelle les Juifs auraient connu un important essor social, culturel, intellectuel et religieux.

La nature de cet « âge d'or, » corollaire de la période de La Convivencia pour les uns, mythe instrumentalisé dans le cadre des relations judéo-arabes pour d'autres, et sa durée sont sujettes à débat : pour certains savants, il commence après la conquête de l'Ibérie par la dynastie des Omeyyades (711–718) ou sous le règne d'Abd-ar-Rahman III (912), et s'achève avec la chute du califat de Cordoue (1031), le massacre de Grenade (1066), la conquête almoravide (1090) ou celle des Almohades (au milieu du XIIe siècle).

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