Sécularisation

La sécularisation (étymologiquement "rendre au siècle, au monde", de séculier, du mot latin seculum, « siècle ») consiste à faire passer des biens d’Église dans le domaine public, ou encore, à soustraire à l’influence des institutions religieuses des fonctions ou des biens qui lui appartenaient.

Définition

Le terme entre dans le langage courant à l'occasion du traité de Westphalie (1648), quand des biens et des territoires appartenant à l'Église catholique passent aux mains de propriétaires civils. Il désigne également, dans le droit canon, le retour de membres du clergé au statut de laïcs.

À partir du XIXe siècle, sa signification porte sur l'autonomie des structures politiques et sociales par rapport aux religions. C'est en ce sens qu'il est caractéristique de la modernité selon Jürgen Habermas[1] et qu'il a été étudié par des sociologues tels que Durkheim, Troeltsch ou Max Weber[2]. Ce dernier inscrit la sécularisation dans le phénomène plus large de désenchantement du monde et de rationalisation. Si la sécularisation concerne la société dans son ensemble, il ne faut pas la confondre avec la laïcisation qui, elle, ne touche que les institutions.

John Sommerville (1998) a relevé six utilisations du terme sécularisation dans la littérature scientifique. Les cinq premières sont proches de définitions alors que la sixième est plutôt une clarification d'usage[3] :

  1. En parlant de "structures macro sociales", la sécularisation peut se référer à une différenciation : un processus dans lequel les divers aspects sociaux, économiques, politiques, législatifs, et moraux, deviennent de plus en plus spécialisés et distincts les uns des autres.
  2. Lorsque l'on parle d'"institutions individuelles", la sécularisation peut dénoter la transformation d'une religion en une institution séculière. On peut prendre en exemple l'évolution d'institutions telles que l'Université Harvard qui est passée d'une institution à dominance religieuse à une institution séculière.
  3. En parlant d'"activités", la sécularisation se réfère au transfert d'activités religieuses en institutions séculières, par exemple des services sociaux donnés non plus par un groupe religieux mais par le gouvernement.
  4. Lorsqu'on parle de "mentalités", la sécularisation se réfère au passage de préoccupations ultimes en des préoccupations de proximité. Par exemple, de nombreux occidentaux guident désormais leurs actions plus par leurs conséquences immédiatement applicables que par d'éventuelles conséquences post-mortem. Il s'agit là d'un déclin religieux au niveau personnel, ou d'un mouvement vers un style de vie séculier.
  5. En parlant de "populations", la sécularisation fait référence à de larges domaines sociaux de déclin religieux, en opposition avec la sécularisation individuelle du point (4) ci-dessus. Cette définition de sécularisation est aussi différente du point (1) ci-dessus car elle fait référence spécifiquement au déclin religieux plutôt qu'à la différenciation sociale.
  6. Lorsqu'on parle de "religion", la sécularisation peut uniquement être appliquée sans ambiguïté à la religion au sens générique. Par exemple, une référence au christianisme n'est pas claire à moins de spécifier exactement de quelles dénominations du christianisme il s'agit.

En histoire

Il existe trois périodes principales de sécularisation des biens des Églises européennes :

En France, le pouvoir institutionnel s’affirme progressivement par la sécularisation du politique : Jean Bodin pose les fondements de l’État moderne dans ses Six livres de la République (1576) en faisant clairement apparaître le lien direct entre ce concept et la notion de souveraineté, laquelle est unique, indivisible, perpétuelle et absolue. Cette sécularisation du pouvoir politique, qui marque le début d’une conception moderne de l’État, transparait également dans la pensée de Nicolas Machiavel. Dans Le Prince (1513), ce dernier confère une dimension strictement humaine à l’action publique, excluant toute référence à une norme transcendante.

Des sécularisations ont aussi eu lieu en Russie sous Catherine II et en Prusse.

La perspective de la sécularisation et de la fin des religions au XXIe siècle a été plus radicalement remise en cause qu'elle ne l'est avec la thématique de la recomposition ou de la dérégulation du religieux. Cette remise en cause a trouvé une expression particulièrement claire avec la publication en 1999 d’un collectif dirigé par Peter L. Berger et intitulé La Désécularisation du monde. Peter Berger y affirme que la théorie de la sécularisation, qu'il avait lui-même défendue auparavant, est globalement fausse lorsqu'elle prédit la fin des religions car la sécularisation entraîne une réaction religieuse sur des lignes conservatrices ou traditionalistes. Pour Peter Berger, « le monde d'aujourd'hui est, à quelques exceptions près [...], aussi furieusement religieux que toujours, et par endroits plus qu'il ne l'a jamais été »[4].

En philosophie : origine de la notion

La notion de sécularisation est récente et apparaît dans la philosophie politique allemande du XXe siècle, notamment chez Carl Schmitt, Karl Löwith et Hans Blumenberg. Cependant, les contenus doctrinaux liés à la problématisation des conséquences de la perte d'influence de la religion sur la société dans la modernité préexistent aux débats récents, notamment dans l'œuvre de Friedrich Nietzsche.

Le sens du terme sécularisation apparaît déjà dans les écrits du Nouveau Testament, notamment chez Paul de Tarse, où il désigne déjà sous l'aspect du saeculum, le "siècle" (latin de la Vulgate qui traduit le terme grec aiôn, présent dans sa lettre aux chrétiens de Rome chapitre 12 verset 2), c'est-à-dire de la temporalité de "ce monde-ci", la dimension "mondaine" de la vie humaine, associée à la dimension du péché. Retourner dans le siècle signifie retourner dans le monde profane.

C'est dans l'ouvrage daté de 1922 de Carl Schmitt, Théologie politique (cf. la traduction française, Gallimard, 1988, p. 46), qu'apparaît pour la première fois le terme de Säkularisation, néologisme allemand calqué sur le français sécularisation, terme indiquant la translation dans la politique moderne de notions issues de la théologie et réinvesties dans le vocabulaire de la vie politique : « Tous les concepts prégnants de la théorie moderne de l'État sont des concepts théologiques sécularisés ».

Dans son cours sur Nietzsche professé en 1941, Martin Heidegger emploie le terme de Säkularisation.

Néanmoins, c'est sur la base d'une étude des processus qui ont vu naître les philosophies de l'histoire que Karl Löwith utilise le terme de Verweltlichung dans son étude Histoire et Salut.

Le christianisme face à la sécularisation

Point de vue catholique

Les autorités de l'Église catholique ont longtemps accueilli la sécularisation avec beaucoup de réticences, considérant qu'elle pouvait constituer un danger pour la foi.

Le cardinal Tarcisio Bertone accusa, en juin 2012, les universités catholiques dans le monde d'une certaine complaisance face à la sécularisation par une réduction de leur mission à un humanisme consensuel et le christianisme à un ensemble de valeurs[5].

Sécularisation et salut

Chez les théologiens catholiques, c'est Jean-Baptiste Metz qui montre le plus d'enthousiasme pour ce phénomène, et en discerne ses rapports avec la foi. C'est dans la théologie politique de ce théologien que l'on trouve une analyse des rapports entre la sécularisation et le salut[6] car, selon lui, « c'est le christianisme qui donne au monde la liberté d'être lui-même »[7]. Jean-Baptiste Metz ne veut toutefois pas dire que l'Église n'a plus « son mot à dire dans la sphère politique » mais plutôt que la sphère politique n'a plus son mot à dire dans l'Église »[8].

L'historien et sociologue Jean Baubérot considère quant à lui que la sécularisation comporte des aspects positifs, en ce sens que l'adhésion au christianisme n'est plus le résultat d'un conformisme social mais un choix personnel[9].

Notes et références

  1. Jürgen Habermas, An Awareness of What is Missing: Faith and Reason in a Post-secular Age, 2010.
  2. « Secolarizzazione », Encyclopédie Treccani.
  3. Sommerville, C. J. "Secular Society Religious Population: Our Tacit Rules for Using the Term Secularization. Journal for the Scientific Study of Religion 37 (2):249-53. (1998).
  4. Peter L. Berger (éd.), The Desecularization of the World. Resurgent Religion and World Politics, Grand Rapids, Eerdmans, 1999, p. 2. (ISBN 978-0802846914). Citation traduite de : « The world today, with some exceptions to which I will come presently, is as furiously religious as it ever was, and in some places more so than ever. It's mean that a whole body of the litterature by historians and social scientists loosely labeled « secularization theory » is essentially mistaken ».
  5. « Le Vatican en bref », sur Radio Vatican, .
  6. Gabriel Chénard, « Sécularisation et salut », Laval théologique et philosophique, vol. 37, no 2,‎ , p. 169–190 (DOI 10.7202/705852ar, lire en ligne).
  7. Cavanaugh 2008, p. 13.
  8. Cavanaugh 2008, p. 14.
  9. Jean Baubérot : « Benoît XVI oublie l'aspect positif de la sécularisation », La Croix.

Voir aussi

Bibliographie

En français
  • Hans Blumenberg, La Légitimité des temps modernes, Gallimard, 1999
  • Rémi Brague, La Sagesse du monde, Fayard, 1998
  • William T. Cavanaugh, Eucharistie et mondialisation : la liturgie comme acte politique, Ad Solem, coll. « Théologie », , 123 p. (ISBN 978-2-940402-25-0 et 2-940402-25-6, OCLC 652530816).
  • Guillaume Cuchet, Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement, Seuil, 2018
  • Jacques Ellul, Les Nouveaux Possédés, 1973 (réédition : 2003)
  • Marcel Gauchet, Le Désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion, Gallimard, 1985
  • Karl Löwith, Histoire et salut, Gallimard, 2002
  • Jean-Claude Monod, La Querelle de la sécularisation, Vrin, 2002
  • Olivier Roy, La Sainte Ignorance. Le temps de la religion sans culture, Seuil, 2008
  • Carl Schmitt, Théologie politique, Gallimard, 1988
  • Eric Voegelin, La Nouvelle Science du politique, Seuil, 2000
  • Eric Voegelin, Réflexions autobiographiques, Bayard, 2003
Autres langues
  • David Martin, A General Theory of Secularization, New York, Harper & Row, 1979
  • Charles Taylor, A Secular Age, Harvard University Press, 2007

Articles connexes

Lien externe

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Abbaye Saint-Géraud d'Aurillac

L'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac est une ancienne abbaye bénédictine qui a été le modèle de celle de Cluny. Elle a été fondée avant 885 en Auvergne (actuel département du Cantal) par le comte Géraud d'Aurillac,.

L'abbaye a été un centre intellectuel de premier plan au Moyen Âge, ayant par exemple formé Gerbert d'Aurillac, tandis que la ville est une des premières sauvetés. L'abbé-comte d'Aurillac était le chef d'une importante seigneurie comprenant la ville d'Aurillac et une part conséquente du sud-ouest de l'actuel département du Cantal et du nord de l'Aveyron correspondant à l'ancien Carladez et Barrez. Elle avait également plus d'une centaine de dépendances et possessions, dont une quarantaine de prieurés allant de l'Auvergne jusqu'en Espagne et s'étendant sur une douzaine de diocèses.

Abbaye Saint-Victor de Marseille

L’abbaye Saint-Victor de Marseille a été fondée au Ve siècle par Jean Cassien, à proximité des tombes de martyrs de Marseille, parmi lesquels saint Victor de Marseille († en 303 ou 304), qui lui donna son nom. L'abbaye prit une importance considérable au tournant du premier millénaire par son rayonnement dans toute la Provence. L'un de ses abbés, Guillaume de Grimoard, fut élu pape en 1362 sous le nom d'Urbain V. À partir du XVe siècle, l'abbaye entama un déclin irrémédiable.

Depuis plus de 1 500 ans, Saint-Victor est un des hauts lieux du catholicisme dans le sud de la France, et bien que le monastère ait été démantelé à la Révolution, l'église reste toujours affectée au culte.

En 1968, le maire de Marseille Gaston Defferre fait replacer dans les cryptes de l’abbaye la riche collection de sarcophages de la fin du IVe siècle à la première moitié du Ve siècle que contenait l’église. Ces sarcophages étaient précédemment exposés au musée du château Borély. Ce transfert fait de l’abbaye de Saint-Victor le musée d'art chrétien du premier millénaire le plus important en Provence après celui d’Arles.

L'abbaye fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840 et par la Liste de 1862.

En 1934, l'abbatiale est élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie XI.

Abbaye de Bobbio

L'abbaye de Bobbio est un monastère fondé en 614 par San Colomban, autour duquel se dressa par la suite la ville de Bobbio, province de Plaisance en Émilie-Romagne. Ce monastère, consacré à son fondateur saint Colomban, fut un haut-lieu de la réaction à l'arianisme et possédait au Moyen Âge l'une des plus somptueuses bibliothèques de manuscrits. Il inspira l'abbaye décrite par Umberto Eco dans son célébrissime roman intitulé Le Nom de la rose. Ce monastère fut dissout lors de la sécularisation imposée par le Consulat sous l'occupation française en 1803. Les bâtiments, préservés, ont connu plusieurs fonctions depuis.

Abbaye de Gorze

L’abbaye Saint-Gorgon, de Gorze (en latin : abbatia Sancti Gorgonii,) est une abbaye bénédictine, fondée à Gorze,, près de Metz, vers 747. À partir de 933, elle est à l’origine d’une réforme de la règle bénédictine qui va se diffuser à tout le Saint-Empire.

L'abbaye est classée au titre des monuments historiques en 1886.

Abbaye de Lérins

L’abbaye de Lérins est une abbaye, située sur l'île Saint-Honorat dans les îles de Lérins, sur le territoire de la commune de Cannes, dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le premier monastère est fondé par Honorat d'Arles, vers 400-410. Les bâtiments actuels ont été construits entre les XIe et XIVe siècles, puis au XIXe. L'abbaye fut longtemps clunisienne ; le monastère abrite aujourd'hui une communauté de moines cisterciens de la Congrégation cistercienne de l'Immaculée Conception. Depuis 2011, elle accueille chaque année le Festival de Silence qui se tient parallèlement au Festival de Cannes.

Abbaye de Murbach

L'abbaye de Murbach est située en Alsace, au fond de la vallée vosgienne de Guebwiller après la commune de Buhl, où une bifurcation mène vers le vallon de Murbach.

Depuis ce site sont visibles les deux hautes tours de grès, vestiges d'une célèbre abbaye romane. Sur la clé de voûte du porche d'entrée figurent les armes du prince-abbé : le lévrier d'argent surnommé autrefois le « chien de Murbach » par les habitants de la région. L'abbaye comptait parmi les plus riches et les plus influentes du Saint-Empire romain germanique.

L'abbaye fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1841,.

Années 1550

XVe siècle | XVIe siècle | XVIIe siècle

Années 1530 | Années 1540 | Années 1550 | Années 1560 | Années 1570

1550 | 1551 | 1552 | 1553 | 1554 | 1555 | 1556 | 1557 | 1558 | 1559

اتتة

Cercle de Basse-Saxe

Le Cercle de Basse-Saxe (en allemand, Niedersächsischer Reichskreis) est un cercle impérial du Saint-Empire romain germanique.

Diocèse de Wurtzbourg

Le diocèse de Wurtzbourg (en latin Dioecesis Herbipolensis) est un diocèse catholique romain d'Allemagne, situé en Basse-Franconie. Il a son siège à la cathédrale Saint-Kilian de Wurtzbourg, et est suffragant de l'archidiocèse de Bamberg.

Créé en 743, il constitua une principauté ecclésiastique du Saint-Empire romain germanique qui fut médiatisée en 1803 (voir Évêché de Wurtzbourg pour l'histoire de cet État). Il faisait alors partie de l'ancienne province ecclésiastique de Mayence.

Le diocèse sécularisé fut rétabli en 1818.

Duché de Prusse

Le duché de Prusse (en allemand : Herzogtum Preußen), ou Prusse ducale (herzogliches Preußen), est une principauté territoriale héréditaire fondée lors de la sécularisation de l'État teutonique par son grand maître Albert de Brandebourg-Ansbach. Premier prince à se convertir officiellement à la religion réformée, le duc réorganise son État, le faisant régir par un droit directement inspiré du protestantisme. À partir de 1618, il est lié à la marche de Brandebourg au sein d'une union personnelle nommée Brandebourg-Prusse et placée sous la souveraineté des Hohenzollern jusqu'en 1918.

Foi

La foi (du latin fides, « confiance ») désigne étymologiquement le fait d'avoir confiance en quelque chose ou quelqu'un. En général, cela revient à juger authentiques certains faits ou certains événements, en vue de trouver des solutions à des problèmes. Dans le domaine religieux, la foi induit souvent une dévotion, une pratique et des comportements censés traduire cette conviction. La foi est la condition de toute religion et la motivation de sa pratique.

Bien que d'étymologies communes, la foi religieuse et la confiance peuvent se distinguer assez nettement. Dans un contexte de sécularisation, la foi a souvent pris le sens de simple confiance. Ainsi, de nombreux auteurs (ex. : Joseph Murphy) estiment que la « foi » toute puissante dont il est question dans l'Évangile (« Ta foi t'a sauvé », la « foi qui soulève les montagnes ») est une simple question de confiance dans la vie, et non de confiance en Dieu dans le cadre d'une religion quelconque (voir Loi de l'attraction). Dans un cadre encore plus large, on parle aussi de « foi en la technologie » pour résoudre les problèmes qui se posent aujourd'hui, mais il s'agit en fait de confiance.

Un symbole religieux est une représentation schématisée renvoyant à la foi et aux croyances d'une religion donnée.

Le terme croyance désigne (par métonymie) ce que l'on croit, c'est-à-dire l’objet d'une croyance. Le concept philosophique de croyance fait partie de la théorie de la connaissance. Les croyances, qu’elles soient religieuses, scientifiques, superstitieuses ou autres, sont aussi un objet d'étude de l'anthropologie culturelle. La science n'étant pas une croyance, mais une somme de savoirs vérifiés, partagés et modifiables, ne peut toutefois être mise au rang de croyances figées ou inamovibles.

Freising

Freising ou Frisingue en français est une ville allemande de Bavière de 47 000 habitants. Située au nord de Munich, elle est baignée par l’Isar. L'aéroport Franz-Josef-Strauß de Munich se trouve sur le territoire de cette commune.

Peu après sa fondation légendaire par l'apôtre Corbinien, la ville fut, à partir de 739, le siège d'un diocèse, lequel sera transféré à Munich le 1er avril 1818. La cathédrale Sainte-Marie et Saint-Corbinien est le siège de l'épiscopat.

L'ours de saint Corbinien est le symbole de la ville.

On y trouve la plus ancienne brasserie au monde, la Bayerische Staatsbrauerei Weihenstephan.

Freising est jumelée avec la ville française d'Arpajon, distante de 701 km, dans l'Essonne (91).

Islam en Turquie

L’islam est présent dans la région de l'actuelle Turquie depuis la seconde moitié du XIe siècle, lorsque les seldjoukides ont commencé à s'étendre depuis l'Est vers l'Anatolie orientale. C'est la religion très majoritaire de la Turquie, où l'on estime que 83 % de la population est musulmane. Mais l'islam n'est pas religion d’État, contrairement aux pays musulmans. On estime qu'environ 80-85 % des musulmans sont sunnites, et 15-20 % sont chiites. Les chiites sont surtout alevis, mais il existe une petite minorité de duodécimains.

La société turque a commencé à se séculariser lors des dernières années de l’empire ottoman. La sécularisation s'est ensuite opérée à marche forcée sous Atatürk. Sous son règne, il a fait disparaître le califat, c'est-à-dire le pouvoir politico-religieux suprême de l'islam, ainsi que les symboles de suzeraineté sur tout le monde musulman. Après 1950, plusieurs dirigeants politiques ont cherché à s'appuyer sur l'attachement populaire à l'islam, qui a alors retrouvé un soutien politique. Malgré tout, dans la continuité du kémalisme, la majorité du personnel politique resta opposée à ce retour du religieux dans la sphère politique. Cette opposition politique a polarisé la société. Dans les années 1980, une nouvelle génération est apparue, à la fois éduquée et attachée à l'islam. Elle a remis en cause la sécularisation imposée par l'État, revendiquant fièrement l'héritage islamique ottoman.

Königsberg

Kœnigsberg ou Königsberg in Preussen (en vieux-prussien : Twangste, Kunnegsgarbs, Knigsberg ; en lituanien : Karaliaučius ; en polonais : Królewiec) est l'ancien nom de l'actuelle ville russe de Kaliningrad. Capitale de la Prusse-Orientale, au bord de la mer Baltique, elle fut d'abord la capitale du duché de Prusse, avant de devenir l'une des principales villes du royaume de Prusse puis de l'Empire allemand. Presque totalement détruite durant la Seconde Guerre mondiale, elle est rebaptisée Kaliningrad après son annexion par les Soviétiques.

Laïcité

En droit, la laïcité est le « principe de séparation dans l'État de la société civile et de la société religieuse » et « d'impartialité ou de neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses ». Le mot désigne par extension le caractère des « institutions, publiques ou privées, qui sont indépendantes du clergé et des Églises ».

La laïcité s'oppose à la reconnaissance d'une religion d'État. Toutefois, le principe de séparation entre l'État et les religions peut trouver des applications différentes selon les pays.

Religion au Royaume-Uni

La religion principale au Royaume-Uni est le christianisme. Cependant, on assiste depuis plusieurs années à une forte diminution de la pratique religieuse et à une baisse de l'influence des religions dans la société. On retrouve ce phénomène de sécularisation dans les autres pays occidentaux.

En 2009, on a dénombré davantage de pratiquants catholiques (861 000 fidèles assistant chaque dimanche à une messe catholique) que de pratiquants anglicans (852 000), soit une première depuis le XVIe siècle,.

Révolution tranquille

Dans l'historiographie québécoise contemporaine, la Révolution tranquille est une période caractérisée par de nombreux changements sociaux et une intervention importante de l'État dans diverses sphères de la société. Cette période succède à celle qui a été nommée « Grande Noirceur », et s'étend des années 1959 jusqu'aux années 1970 environ.

La Révolution tranquille comprend une réorientation de l'État québécois qui adopte les principes de l'État-providence, la mise en place d'une véritable séparation de l'Église catholique et de l'État, et la construction d'une nouvelle identité nationale québécoise, qui s'écarte du nationalisme traditionnel canadien-français.

Cette période a été interprétée comme une rupture importante dans l'histoire du Québec, mais résultant d'une évolution entreprise à partir du XIXe siècle par le double processus d'industrialisation et d'urbanisation. La rupture avec la tradition est accélérée par les débats intenses qui ont cours durant les années 1950. La Révolution tranquille débute donc après la mort du premier ministre Maurice Duplessis de l'Union Nationale et l'élection de 1960 qui porte au pouvoir le gouvernement Jean Lesage du Parti libéral du Québec. Elle s'étend sur toute la décennie 1960, voire jusqu'aux années 1970. Durant cette courte période, le Québec comble son retard économique face aux autres nations et se constitue en État moderne.

Évêché de Minden

L'évêché de Minden est un ancien diocèse catholique allemand, qui a également constitué une principauté ecclésiastique du Saint-Empire romain germanique.

Le diocèse est fondé en 803 par Charlemagne avec Minden pour siège, sous l'autorité de l'archevêché de Cologne. En 1180, à la suite du démantèlement du duché de Saxe, il obtient l'immédiateté impériale, devenant une principauté indépendante. En 1648, malgré les efforts du dernier évêque, le futur cardinal Franz Wilhelm von Wartenberg, les traités de Westphalie entraînent sa sécularisation en principauté de Minden (Fürstentum Minden), aussitôt annexée par le Brandebourg.

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