Roy Rosenzweig

Roy Alan Rosenzweig, né le à New York et mort le à Arlington, est un historien américain, professeur à l'université George Mason en Virginie. Après des travaux sur le monde ouvrier, il se spécialise dans l'histoire numérique et fonde le Center for History and New Media en 1994.

Roy Rosenzweig
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Richard W. Lyman Award (en) ()

Carrière

Après des études à l'université Columbia, Roy Rosenzweig part au St John's College de Cambridge entre 1971 et 1973, puis retourne aux États-Unis pour faire sa thèse à Harvard. Une fois celle-ci soutenue, en 1978, il rejoint le Worcester Polytechnic Institute comme professeur assistant, puis intègre en 1981 l'université George Mason où il effectue tout le reste de sa carrière. Il y gravit tous les échelons jusqu'à l'obtention du titre le plus prestigieux, celui de distinguished professor, en 1998[1].

Il s'intéresse d'abord au monde ouvrier et à sa lutte pour la réduction du temps de travail, puis élargit son travail aux classes populaires en général et à leur accès à la culture, son souci constant étant de faire parler les humbles à une époque où l'historiographie reste marquée par une vision du passé façonnée par les élites. Le développement de la microinformatique puis d'internet va faire évoluer ses centres d'intérêt vers ces nouvelles technologies et leur apport au métier d'historien. En 1994, il fonde au sein de son université le Center for History and New Media, centre de recherches spécialisé dans les rapports entre l'histoire et les technologies de l'information et de la communication.

Roy Rosenzweig Center for History and New Media H - Stierch
Un cours au Roy Rosenzweig Center for History and New Media

En tant que fondateur et directeur du Center for History and New Media, il s'est investi dans un grand nombre de projets liés à la digital history (histoire numérique), dont des sites web consacrés à l'histoire des États-Unis, à l'épistémologie de l'histoire, à la Révolution française, à l'histoire des sciences et des technologies, à l'histoire globale et aux attentats du 11 septembre 2001. Son travail dans le domaine de l'histoire numérique a été récompensé par le prix Richard W. Lyman (attribué par le National Humanities Center et la Fondation Rockefeller) pour sa « contribution exceptionnelle au progrès de la recherche et de l'enseignement par l'utilisation des TIC dans le domaine des humanités ». Le 15 avril 2011, le Center for History and New Media change de nom et devient, en son honneur, le Roy Rosenzweig Center for History and New Media.

Principaux travaux

Parmi les travaux les plus importants de Roy Rosenzweig, on peut citer The Park and the People : A History of Central Park (1992), coécrit avec Elizabeth Blackmar, livre qui a reçu en 1993 le Historic Preservation Book Award et le prix du meilleur livre d'histoire urbaine nord-américaine décerné par l'Urban History Association. Rosenzweig a également obtenu des récompenses pour son livre The Presence of the Past : Popular Uses of History in American Life (1998), écrit en collaboration avec David Thelen et primé par le Center for Historic Preservation et l'American Association for State and Local History, et pour le CD-ROM Who Built America ? (1994), conçu dans le cadre de l'American Social History Project et réalisé avec Steve Brier et Joshua Brown. Cette production a obtenu le prix James Harvey Robinson de la Société américaine d'histoire pour sa « contribution exceptionnelle à l'enseignement et à l'apprentissage de l'histoire ».

Roy Rosenzweig est aussi l'auteur d'une étude sur les ouvriers et leurs loisirs (Eight Hours for What We Will : Workers and Leisure in an Industrial City, 1870-1920, 1983) mais également d'ouvrages sur l'histoire des musées (History Museums in the United States : A Critical Assessment, 1989), l'histoire et son public (Presenting the Past : Essays on History and the Public, 1986), l'enseignement de l'histoire (Experiments in History Teaching, 1977), l'histoire orale (Government and the Arts in 1930s America, 1986) ou encore l'histoire du temps présent (A Companion to Post-1945 America, 2002).

Il a produit à la fin de sa vie des travaux majeurs dans le domaine de l'histoire numérique, dont Digital History : A Guide to Gathering, Preserving, and Presenting the Past on the Web (2006), livre coécrit avec Daniel Cohen, et Clio Wired : The Future of the Past in the Digital Age (2011), recueil posthume qui regroupe des articles ayant trait à la digital history, dont « Can History be Open Source ? Wikipedia and the Future of the Past », article paru originellement dans le Journal of American History en juin 2006.

Source

Notes et références

  1. D'après son C.V. sur le site du Roy Rosenzweig Center for History and New Media.

Voir aussi

Bibliographie

Principaux ouvrages de Roy Rosenzweig

  • (en) Eight Hours for What We Will : Workers and Leisure in an Industrial City, 1870-1921, Cambridge and New York, Cambridge University Press,
  • (en) en collaboration avec Susan Porter Benson et Stephen Brier, Presenting the Past : Essays on History and the Public, Philadelphie, Temple University Press, coll. « Critical Perspectives on the Past », (ISBN 0-87722-406-4)
  • (en) Government and the Arts in Thirties America : A Guide to Oral Histories and Other Research Materials, Fairfax, George Mason University Press, (ISBN 0-8026-0002-6)
  • (en) en collaboration avec Leon Warren, History Museums in the United States : A Critical Assessment, Urbana, University of Illinois Press, (ISBN 0-252-06064-4)
  • (en) en collaboration avec Elizabeth Blackmar, The Park and the People : A History of Central Park, Ithaca, Cornell University Press, (ISBN 0-8014-2516-6)
  • (en) sous la direction conjointe de Stephen Brier, Who Built America ? From the Centennial Celebration of 1876 to the Great War of 1914, New York, Voyager, (ISBN 1-55940-295-4)
  • (en) en collaboration avec David Thelen, The Presence of the Past : Popular Uses of History in American Life, New York, Columbia University Press, (ISBN 0-231-11148-7)
  • (en) sous la direction conjointe de Jean-Christophe Agnew, A Companion to Post-1945 America, Malden, Blackwell, coll. « Blackwell Companions to American History », (ISBN 0-631-22325-8)
  • (en) en collaboration avec Daniel J. Cohen, Digital History : A Guide to Gathering, Preserving, and Presenting the Past on the Web, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, (ISBN 978-0-8122-1923-4, lire en ligne)
  • (en) Clio Wired : The Future of the Past in the Digital Age, New York, Columbia University Press, (ISBN 978-0-231-15085-9)

Articles connexes

Liens externes

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  • Portail de l'historiographie
Bibliographie sur Wikipédia

Cet article liste les ouvrages bibliographiques publiés avec comme sujet Wikipédia.

Bomis

Bomis ([bɒmɨs], ce qui rime avec promise en anglais) est une entreprise point com connue pour avoir aidé la création de Nupedia et Wikipédia, deux projets d'encyclopédie en ligne. L'entreprise a été fondée par Jimmy Wales, Tim Shell et Michael Davis en 1996.

Central Park

Central Park est un espace vert américain d'une superficie de 341 hectares (3,41 km², environ 4 km sur 800 mètres), situé dans l'arrondissement de Manhattan à New York (État de New York). Il est géré par la Central Park Conservancy (comité de sauvegarde de Central Park) qui dispose d'un budget annuel de 200 millions de dollars, et est entretenu au même titre que les autres espaces verts de la ville par le New York City Department of Parks and Recreation (département des Espaces Verts et des Loisirs de la Ville de New York).

Achevé en 1873 après treize années de construction, selon les plans de Frederick Law Olmsted et Calvert Vaux (également à l'origine du Prospect Park de Brooklyn), Central Park représente une oasis de verdure au milieu de la forêt de gratte-ciel de Manhattan, même s'il est situé au nord de l'île où les édifices sont un peu moins élevés. Il est délimité par la 110e rue au nord, la 8e avenue à l'ouest, la 59e rue au sud et la 5e avenue à l'est. Ces rues sont respectivement baptisées Central Park North, Central Park West et Central Park South, et le parc est encadré par deux quartiers résidentiels : l'Upper East Side (à l'est) et l'Upper West Side (à l'ouest). Avec 37,5 millions de visiteurs par an, Central Park est le parc le plus visité aux États-Unis.

Son aspect naturel est le résultat d'un important travail paysager : le parc contient plusieurs lacs artificiels (dont le plus important, le Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir s'étend sur 0,43 km2), des chemins piétonniers, deux pistes de patinage sur glace, une zone de protection de la vie sauvage et des pelouses pour pratiquer sports et jeux de plein air. Le parc est en outre un « sanctuaire » pour les oiseaux migrateurs, où de nombreux observateurs viennent les découvrir. Une route de 9,7 km de long, relativement peu fréquentée par les automobilistes, entoure le parc. Elle peut être empruntée par les piétons, les coureurs de fond, les cyclistes ou encore les adeptes du roller, surtout le week-end et en semaine après dix-neuf heures, lorsque la circulation automobile y est totalement interdite.

Chute du mur de Berlin

La chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, est l'enchaînement des décisions prises ce jour là par les dirigeants est-allemands et de la mobilisation spontanée des habitants de Berlin-Est qui forcent sans violence l'ouverture des postes-frontières du mur de Berlin, et se répandent par milliers dans Berlin-Ouest dont l'accès leur était interdit, sauf à disposer d'une autorisation qu'ils ne pouvaient que dans de très rares cas obtenir.

L'ouverture du Mur, vingt-huit ans après sa construction en août 1961, est le symbole par excellence de la chute des régimes communistes en Europe de l'Est en 1989 et de la fin de la guerre froide.

Cet évènement est une étape capitale de cette période de l'histoire récente de l'Allemagne, le plus souvent appelée die Wende (« le tournant ») ou die friedliche Revolution (la révolution pacifique), rendue possible par la nouvelle politique de l'URSS vis-à-vis des pays de l'Est instaurée par Mikhaïl Gorbatchev depuis 1985 et qui aboutit à la réunification de l'Allemagne le 3 octobre 1990.

Encyclopédie

Une encyclopédie est un ouvrage (livre, ensemble de livres ou document numérique) de référence visant à synthétiser toutes les connaissances pour édifier le savoir et à en montrer l'organisation de façon à les rendre accessibles au public, dans un but d'éducation, d'information ou de soutien à la mémoire culturelle. Basé sur des autorités ou des sources valides et souvent complété par des exemples et des illustrations, ce genre d'ouvrage privilégie un style concis et favorise la consultation par des tables et des index. Le terme a pris son sens moderne avec l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772).

En principe, une encyclopédie est différente d'un dictionnaire, car ce dernier a pour objet le sens et l'emploi des mots d'une langue, et est donc intraduisible en tant que tel, alors que l'encyclopédie traite des choses ou réalités du monde et de la culture. Cette distinction n'est toutefois pas rigide, car un dictionnaire doit nécessairement aussi « traiter des choses dans la mesure où cela est nécessaire pour déterminer la signification et l'usage des mots », et bien des dictionnaires modernes accentuent leur caractère encyclopédique, tel Le Petit Larousse, afin d'offrir le maximum de renseignements en un seul volume. Quand ils sont suivis de la préposition (de, du ou des), dictionnaire et encyclopédie peuvent l'un et l'autre désigner un livre de proportions modestes portant sur un domaine restreint (par exemple : La Grande Encyclopédie des fées, Dictionnaire de géographie).

Les finalités ont varié au fil du temps : « Au Moyen Âge comme dans l'Antiquité, en Chine comme dans l'Islam classique, l'encyclopédie moralise, instruit, éduque, intègre socialement ; après le XVIIe siècle, elle ne veut plus qu'informer ». Souvent inféodées à des impératifs religieux ou étatiques, les encyclopédies n'ont réussi que tardivement à s'astreindre à « un exposé critique et impartial des faits et des idées », même si des biais idéologiques ou culturels parviennent encore à s'imposer de façon plus ou moins consciente.

La question de l'organisation interne a soulevé des passions et est liée à la conception que l'auteur se fait du savoir et de la façon dont son ouvrage devrait être utilisé. L'organisation dominante a d'abord été purement thématique, en fonction des disciplines. Le classement alphabétique, qui apparaît dans un dictionnaire au Xe siècle, ne s'imposera définitivement dans une encyclopédie qu'au XVIIIe siècle. Organisation thématique et classement alphabétique peuvent être utilisés de façon croisée en intégrant un ou plusieurs volumes d'index à un ouvrage thématique donné.

Les encyclopédies se sont multipliées pour suivre le rythme d'accroissement des connaissances. La révolution numérique a facilité la mise à jour, la consultation et la dissémination des encyclopédies, mais s'est révélée fatale pour la plupart des encyclopédies classiques, alors que Wikipédia devenait la plus grande encyclopédie en ligne. Au XXIe siècle, en raison de l'accélération des découvertes scientifiques et technologiques, une encyclopédie est plus que jamais un projet ouvert, en évolution permanente.

Histoire

L’histoire, souvent écrit avec la première lettre majuscule, est à la fois l’étude et l'écriture des faits et des événements passés quelles que soient leur variété et leur complexité. L'histoire est également une science. On désigne aussi couramment sous le terme d’histoire (par synecdoque) le passé lui-même, comme dans les leçons de l'histoire. L'histoire est un récit écrit par lequel des hommes et des femmes (les historiens et historiennes) s'efforcent de faire connaître les temps révolus. Ces tentatives ne sont jamais entièrement indépendantes de conditionnements étrangers au domaine telle que la vision du monde de leur auteur ou de sa culture, mais elles sont censées être élaborées à partir de sources plutôt que guidées par la spéculation ou l'idéologie.

Au cours des siècles, les historiens ont façonné leurs méthodes ainsi que les champs d'intervention, tout en réévaluant leurs sources, leur origine et leur exploitation. La discipline universitaire d'étude et écriture de l'histoire, y comprise la critique des méthodes, est l'historiographie. Elle s'appuie sur diverses sciences auxiliaires complétant selon les travaux menés la compétence générale de l'historien. Elle reste malgré tout une construction humaine, inévitablement inscrite dans son époque, susceptible d'être utilisée en dehors de son domaine, notamment à des fins d'ordre politique.

Histoire numérique

L'histoire numérique consiste en l'utilisation des outils numériques et de l'analyse computationnelle au profit des sciences historiques, tant dans leur dimension de recherche que dans leur vulgarisation. Elle est une branche des humanités numériques et est un produit croisé de l'histoire quantitative, de la cliométrie et de l'histoire de l'informatique. Les travaux d'histoire numérique se répartissent généralement entre deux pôles principaux : d'un côté, l'histoire publique, qui s'interroge sur l'engagement du grand public vis-à-vis de contenus historiques au moyen de médias numériques, et, de l'autre, les méthodes numériques elles-mêmes qui consistent à développer des outils et des procédures qui améliorent la recherche académique.

Humanités numériques

Les humanités numériques (traduction française de digital humanities, abrégées "DH", voire humanités digitales) sont un domaine de recherche, d'enseignement et d’ingénierie au croisement de l'informatique et des arts, lettres, sciences humaines et sciences sociales.

Elles se caractérisent par des méthodes et des pratiques liées à l'utilisation et au développement d'outils numériques en sciences humaines et sociales (les humanities computing, ou « humanités computationnelles »), en ligne et hors ligne, ainsi que par la volonté de prendre en compte les nouveaux contenus et médias numériques, au même titre que des objets d'étude plus traditionnels (les digital studies, ou « études numériques »).

Les humanités numériques s'enracinent souvent d'une façon explicite dans un mouvement en faveur de la diffusion, du partage et de la valorisation du savoir.

Rosenzweig

Rosenzweig :

Franz Rosenzweig (1886-1929), philosophe et théologien allemand ;

Jake Rosenzweig (1989-), pilote automobile américain ;

Luc Rosenzweig (1943-2018), journaliste français ;

Paul Leduc Rosenzweig (1942-), réalisateur, scénariste, producteur, monteur et critique de cinéma mexicain ;

Roy Rosenzweig (1950-2007), historien américain ;

Lital Rosenzweig (he) (1984-), actrice et mannequin israélienne.

Zoo de Central Park

Le zoo de Central Park est un parc zoologique américain situé à New York, dans l'arrondissement de Manhattan, au sud-est de Central Park. Il est administré par la Wildlife Conservation Society. On peut visiter une serre tropicale, voir des ours polaires et des lions de mer. Il conserve des espèces animales en danger telles que le tamarin, le crapaud du Wyoming ou le petit panda. La plupart des grands animaux ont été transférés au zoo du Bronx.

Le lieu a été popularisé en tant que lieu de déroulement de l'intrigue de films célèbres tels que The Wild et Madagascar et surtout, la série dérivée Les Pingouins de Madagascar. Certaines scènes du film Les Animaux fantastiques s'y déroulent également.

Zotero

Zotero est un logiciel de gestion de références gratuit, libre et open source qui s'inscrit dans la philosophie du Web 2.0. Il permet de gérer des données bibliographiques et des documents de recherche (tels que des fichiers PDF, images, etc.). Ses principaux atouts techniques reposent sur l'intégration au navigateur web, la possibilité de synchronisation des données depuis plusieurs ordinateurs, la génération de citations (notes et bibliographies) dans un texte rédigé depuis les logiciels LibreOffice, Microsoft Word, NeoOffice, Zoho Books et OpenOffice.org Writer grâce à l’installation d'un plugin. Le développement du logiciel est à l'initiative du Center for History and New Media (CHNM) de l'université George Mason.

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