Qliphoth

Qliphoth, kliffoth, klippot ou kellipot (Heb. קליפות qelippot; littéralement pelures, coquilles, enveloppes [1]), sont des forces maléfiques mises en relation et en opposition par rapport aux Sephiroth dans la Kabbale. L'ensemble des Qliphoth est aussi nommé Arbre de Mort par opposition à l'Arbre de Vie. Dans certains traités kabbalistiques, cet ensemble de représentations spirituelles impures est également appelé Sitra Ahra (Araméen סטרא אחרא, littéralement l'« Autre Côté » opposé à la sainteté représentée par les Sephiroth).

Tree of life wk 02
L'arbre kabbalistique des dix sephiroth, le Qliphot est sa contrepartie maléfique.

Tradition juive

Dans l'opinion générale des textes, le Sitra Ahra serait produit par l'accroissement surabondant de la puissance de la sephirah Gebourah (jugement) lorsqu'elle est séparée de la sephira Hessed (miséricorde). Cet "Autre Côté" est, par conséquent, engendré à la suite d'un déséquilibre entre les sephiroth dans le monde divin. Bien que produit par un des attributs de la divinité et au sein de cette dernière, ce Sitra Ahra ne fait plus partie du monde divin des sephiroth, car il en est exclu.

Dans le Sefer Ha Zohar, est établie une hiérarchie des "émanations de gauche". Dans ce même traité, celles-ci peuvent être vues comme les derniers maillons de la chaîne d'émanations ou des intermédiaires entre les mondes supérieurs et inférieurs. Les qliphots sont aussi décrits comme des déchets naturels (eaux croupies, lie du bon vin, branche amère de l'arbre d'émanation). Certains kabbalistes appellent l'ensemble de ces émanations de gauche sous le terme d'"arbre extérieur" dans la mesure où il est extérieur au monde divin des sephiroth. Une autre symbolique associe le mal aux premiers mondes qui furent détruits par la suite. Selon ces textes, ces mondes furent trois émanations malveillantes, car ils contenaient trop de puissance de Gebourah (jugement)[2].

Différentes orthographes du terme

  • Qlifot, Qlifoth, Qelifot, Qeliffot, Qelifoth, Qlifa, Qlifá,
  • Qliphot, Qliphoth, Qeliphot, Qeliphoth, Qellippot, Qelippoth,
  • Klifot, Klifoth, Kelifot, Kelifoth, Klifa, Kliffa, Qulifa,
  • Kliphot, Kliphoth, Keliphot, Keliphoth, Kelifot, Kelliphot, Keliffot.

Noms des sephiroth maléfiques

  1. Taumiel
  2. Jaigidel
  3. Satariel
  4. Gamjikot
  5. Golajab
  6. Tagirion
  7. A'arab Zaraq
  8. Adramelej
  9. Gamaliel
  10. Nehemot

Dans la Culture Populaire

Dans le Jeu de cartes à collectionner Yu-Gi-Oh, une série de cartes nommés "Qliphort" sort dans l'extension "Les Nouveaux Challengers", ces derniers s'inspirent des Qliphoth et sont mis en opposition au "Zefra", qui eux sont inspirés des Sephiroth.

Dans le jeu video Tales of the Abyss, le Qliphoth est une region souterraine, remplie de miasmes mortels et de boue, dans laquelle se trouvent les Sephiroth, arbres qui soutiennent la voute du monde exterieur.

Dans le manga Berserk, le Qliphoth est une strate profonde du monde astral où résident de nombreuses créatures maléfiques. Guts et son groupe y rentre pour récupérer Casca et Farnese après qu'elles furent kidnappées par des trolls.

Notes et références

  1. The Kabbalah or, The Religious Philosophy of the Hebrews Adolphe Franck translated by I. Sossnitz (1926): Relation of The Kabbalah to Christianity page 279
  2. Gershom Scholem, La kabbale: une introduction Origines, thèmes et biographies, Gallimard, 1998, p. 212-215
  • Portail des créatures et animaux légendaires
Arbre de Vie (Kabbale)

L’Arbre de Vie (Etz haHa'yim עץ החיים en hébreu) représente symboliquement, dans la Kabbale, les lois de l'Univers (certains auteurs le rapprochent de l'arbre de la vie mentionné par la Genèse en 2:9). Sa description est considérée comme celle de la cosmogonie de la mystique kabbalistique.

Fictions souterraines

Initialement un sous-genre du roman d'aventures, les fictions souterraines constituent un genre de récits fictionnels évoquant des mondes souterrains peuplés de diverses créatures humanoïdes ou préhistoriques. Ces univers s'inspirent parfois des théories pseudo-scientifiques relatives à la Terre creuse.

Liste des chapitres de Berserk

Cet article est un complément de l’article sur le manga Berserk. Il contient la liste des volumes du manga parus en presse à partir du tome 1.

Liste des épisodes de Berserk (2016)

Cet article présente la liste des épisodes de la série télévisée d'animation japonaise Berserk issue de la deuxième partie du manga du même nom, et est une suite de la trilogie de film Golden Age.

Les épisodes sont groupés par saison en fonction des périodes de diffusions.

Necronomicon

Le Necronomicon est un ouvrage fictif du mythe de Cthulhu inventé par l'écrivain américain Howard Phillips Lovecraft.

Le Necronomicon est suggéré dans la nouvelle La Cité sans nom, achevée en 1921. Bien que le texte en lui-même ne donne pas le nom de l'ouvrage, il évoque pour la première fois son auteur fictionnel Abdul al-Hazred, ainsi que les vers : « That is not dead which can eternal lie / And with strange aeons even death may die ». La nouvelle de 1923 Le Molosse utilise le titre pour la première fois. En 1927, Lovecraft détailla l'histoire fictive de cet ouvrage afin d'éviter les possibles futures incohérences entre ses nouvelles. En tout, le Necronomicon est évoqué dans treize de ses œuvres : parfois seulement le titre, une ou deux phrases ou un paragraphe complet. Diverses sources ont été utilisées par l'auteur afin de créer un ouvrage crédible. Si celles-ci sont assez faciles à déterminer car Lovecraft a laissé de très abondantes notes de travail ainsi que des lettres, le contenu l'est moins. Les mentions en font parfois un livre de culte, un livre de magie ou une histoire des temps des « Grands Anciens ».

Très rapidement, le Necronomicon fut repris par les autres auteurs du cercle littéraire auquel appartenait Lovecraft, dans une émulation amicale. Ainsi, Robert E. Howard ou Robert Bloch évoquèrent le grimoire dans leurs œuvres. August Derleth fut cependant celui qui, hormis Lovecraft, développa le plus le mythe du Necronomicon en le liant au mythe de Cthulhu. Cette intertextualité croissante eut pour principale conséquence que certains lecteurs commencèrent à croire à l'existence réelle de l'ouvrage, puisque tant d'auteurs différents y faisaient référence. Les premiers canulars ne furent que des références à des livres inexistants proposés à la vente. Après la mort de Derleth et donc le relâchement de son contrôle sur l'héritage lovecraftien, de prétendus Necronomicon commencèrent à paraître. Parmi ceux-ci, le Necronomicon Simon eut le plus de succès.

L'aura du Necronomicon est telle qu'il est régulièrement utilisé dans la culture populaire, symbole du livre maléfique par excellence : dans les films, d'horreur surtout, dans la musique, plutôt metal, mais aussi dans les jeux vidéo, la bande dessinée ou les feuilletons télévisés.

Persona (série)

Persona (ペルソナ, Perusona), également connu sous le nom de Shin Megami Tensei: Persona, est une série de jeux vidéo de rôle développée puis publiée dans un premier temps par Atlus. La série est un spin-off de la franchise Megami Tensei, et est originellement basée sur le contexte scolaire de Shin Megami Tensei if.... Le premier jeu vendu en 1996, Revelations: Persona, sera ensuite suivi par neuf autres (cinq jeux principaux et quatre spin-off) dont le dernier, Persona 5, est publié en 2016 au Japon. La série doit son nom au fait que les joueurs se battent aux côtés de Personas qui sont la manifestation de leur personnalité durant les batailles.

Persona commence comme un spin-off basé sur l'environnement apprécié de If…. Ses caractéristiques récurrentes sont un contexte scolaire, un groupe de lycéens comme protagonistes, un héros muet semblable à la franchise mère Megami Tensei et les combats utilisant des Personas. Depuis la sortie de Persona 3 en 2006, la série principale utilise un système de liens sociaux tiré des jeux de drague qui influe directement sur l'évolution des Personas. Les personnages principaux sont dessinés par le co-créateur de la série Kazuma Kaneko (Persona et Persona 2) et Shigenori Soejima (dès Persona 3). Son thème général est l'exploration de la psyché humaine et la façon dont les personnages trouvent leur véritable « moi ». Les concepts récurrents et les éléments de conception de la série s'appuient sur la psychologie analytique et les archétypes, ainsi que sur de multiples mythologies du monde et de la littérature populaire.

Revelations: Persona est le premier jeu de rôle de la série Megami Tensei à être commercialisé en Occident. À partir de Persona 2: Eternal Punishment, les traductions anglaises ont commencé à rester fidèles aux versions japonaises, sous la pression d'Atlus. La série est très populaire sur le plan international, devenant le spin-off de Megami Tensei le plus connu, ce qui a permis l'établissement de la franchise mère ainsi que du développeur Atlus en Amérique du Nord. À la suite de la publication de Persona 3 et 4, la série devient populaire en Europe. Depuis la sortie du premier jeu Persona, la série s'est vendue à sept millions d'exemplaires dans le monde entier, ce qui constitue une partie importante des ventes totales de la franchise Megami Tensei. Il existe de nombreuses adaptations, y compris sous forme d'animes, de séries théâtrales, de novélisation, de mangas ou de pièces de théâtre.

Sephiroth (Kabbale)

Les Sephiroth en hébreu ספירות sont dix puissances créatrices énumérées par la Kabbale dans son approche mystique du mystère de la Création. Chaque Sephira est l'émanation d'une énergie du Dieu Créateur. Ces puissances divines manifestent dans la création du monde fini le Pouvoir Suprême du En Sof, l'Infini. Les traités de Kabbale présentent souvent les Sephiroth sous la forme d'un Arbre de Vie.

Tales of the Abyss (série télévisée d'animation)

Tales of the Abyss (テイルズ オブ ジ アビス, Tairuzu obu za abisu) est une série télévisée d'animation japonaise en 26 épisodes réalisée par Kenji Kodama en 2008. Elle est basée sur le jeu vidéo de rôle du mêne nom.

Thomas Karlsson

Thomas Karlsson, né en 1972, est un occultiste et un écrivain ésotérique suédois.

Concepts kabbalistiques
Méthodes herméneutiques
Textes fondamentaux
Personnalités
Autres

Dans d’autres langues

This page is based on a Wikipedia article written by authors (here).
Text is available under the CC BY-SA 3.0 license; additional terms may apply.
Images, videos and audio are available under their respective licenses.