Presse typographique

La presse typographique est un dispositif destiné à imprimer des textes et des illustrations sur du papier, en exerçant une forte pression sur la feuille de papier placée sur une forme imprimante, ensemble de caractères en relief ou gravure sur bois, préalablement encrés, de manière que l'encre se dépose sur le papier. L'opération répétée permet d'obtenir un grand nombre d'exemplaires identiques. C'est la mise au point de la presse, conjointement à l'emploi des caractères mobiles en plomb et de l’encre grasse spécifique, qui constitue l'invention majeure de Johannes Gutenberg, celle de l'imprimerie en Occident. Il est certain que les Chinois, les Coréens, ont utilisé les caractères mobiles, les Mongols, les Turcs, les Tibétains, les Arabes et d'autres peuples d'Asie, ont également utilisé l'imprimerie à des époques antérieures, mais ils n'ont pas utilisé la presse, ni réalisé la synthèse qui caractérise l'œuvre de Gutenberg.

La presse typographique a constitué la base de l'imprimerie en Occident pendant plusieurs siècles, jusqu'à ce qu'elle soit supplantée par la presse offset. En parallèle, on a continué à imprimer en xylogravure et à l'encre à l'eau et au frotton en Asie et on le fait encore aujourd'hui dans les techniques de l'estampe artistique.

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L'atelier de Joost Amman en 1568.

Presse à bras

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Presse à bras de 1811, pratiquement inchangée depuis Gutenberg.

On ne sait pas avec précision à quoi ressemblait la première presse utilisée par Gutenberg. Sans doute s'inspirait-elle largement à la fois du pressoir des vignerons et des diverses presses utilisées par d'autres professions : un montant horizontal transversal, portant sur deux montants verticaux, une vis centrale en bois actionnée par un levier et une platine exerçant la pression. On peut supposer que des caractéristiques spécifiques ont été rapidement apportées, comme un chariot coulissant portant la forme, ce qui évitait d'avoir à relever trop haut la platine pour encrer et marger (placer la feuille de papier). D'abord en bois, il fut fabriqué en pierre calcaire, d'où son nom de marbre qui est resté. On ajouta l'encrier, où l'ouvrier déposait l'encre qu'il appliquait sur le forme imprimante au moyen de deux balles en cuir rembourrées de crin et munies de poignées en bois. Selon la tradition, les balles étaient en peau de chien, donnant un cuir très fin et dépourvu de pores. L'encre est aussi un élément majeur de l'invention de la typographie : il a fallu trouver une encre pouvant adhérer au métal et se reporter sur le papier sans couler ni baver.

Les premières représentations de presses typographiques montrent donc des machines robustes en bois, solidement étançonnées aux poutres du plafond de l'atelier pour éviter la torsion due à l'effort appliqué sur le levier. La vis sera le premier élément en métal. Le marbre s'équipe d'un volet mobile, le tympan, sur lequel on fixe la feuille de papier, qui se rabat par des charnières sur la forme, et qu'on garnit d'un blanchet, de tissu, de cuir ou de papier qui s'interpose entre la platine et la feuille à imprimer pour répartir et atténuer la dureté du foulage (déformation en creux du papier). Plus tard, vers 1572, on ajoute un second volet, la frisquette, cadre qui sert à maintenir la feuille sur le tympan et qui, garni d'un fort papier ou d’un parchemin découpé dans les parties qui recevront l'impression, protège les marges des maculages d'encre toujours possibles.

Jusqu'au début du XIXe siècle, la pression exercée par la platine, au-delà d'une certaine dimension, n'est pas suffisante pour réaliser une impression correcte : il faut procéder en deux fois, en exerçant la pression sur une moitié de l'ensemble forme-feuille de papier, puis en déplaçant le chariot portant la forme pour procéder au second coup sur l'autre moitié : on parle de presse à deux coups. Pendant très longtemps, la presse restera stable dans son principe, ne recevant que de petites modifications pratiques mineures.

Presse hollandaise

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Presse typographique de P-D. Pierres, 1769, Musée des Arts et Métiers.

En 1620, l'imprimeur hollandais Willem Janszoon Blaeu, d'Amsterdam, adapte un contrepoids au barreau de pression, qui permet de relever automatiquement la platine (au lieu d'avoir à « dévisser », opération longue et fastidieuse). La presse hollandaise connaît un grand succès.

L'étape suivante, au XVIIIe siècle, est de supprimer l'encombrant étançonnage des presses dans l'atelier. Pour cela, on alourdit considérablement le bâti de la presse en le montant sur un massif de pierre. En 1787, l'imprimeur bâlois Wilhelm Haas (aussi directeur de la fonderie Haas) construit une presse dont il parvient à réduire les dimensions tout en lui donnant la plus grande stabilité.

La fin du XVIIIe siècle voit l'apparition des « mécaniciens » qui vont s'efforcer d'améliorer la qualité et le rendement de la presse. En France un conflit oppose deux inventeurs, l'imprimeur Firmin Didot et Anisson fils, directeur de l'Imprimerie royale, à propos de la mise au point d'une presse à un coup[1]. Philippe-Denis Pierres (1741-1808), de son côté, fabrique une presse très mécanisée.

En Allemagne, de petites presses à bras, appelées Kniehebelpresse, utilisent un principe de « genou » articulé actionné par un levier pour démultiplier la pression, procédé inventé par Diedrich Uhlhorn en 1817. La Presse Uhlhorn était destinée à frapper des monnaies et des médailles, mais elle connut des applications en imprimerie.

Presse Stanhope

Museum Plantin-Moretus Printing Press
Les deux plus anciennes presses conservées (XVIe siècle) au musée Plantin d'Anvers.

Enfin, en 1795, l'Anglais Lord Charles Stanhope (1753-1816) met au point la presse qui représente l'ultime évolution : synthèse des améliorations précédentes, elle repose sur un socle cruciforme en bois, mais c'est la première presse totalement métallique. La platine exerce une pression forte et régulière, elle se relève automatiquement grâce à un contrepoids. C'est une presse à un coup. La Stanhope reste en usage pendant tout le siècle suivant, et était encore utilisée au XXe siècle comme presse à épreuves.

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Presse Stanhope, musée d'Iserlohn.

Kniehebelpresse-1845

Presse à levier de 1845.

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Presse à levier.

Statistiques

European Output of Printed Books ca. 1450–1800

Production des livres imprimés par la presse à bras jusqu'à 1800[2].

Printing towns incunabula

Imprimeries utilisant la presse à bras au XVe siècle[3].

Incunabula distribution by region

Proportion des livres imprimés par la presse à bras au XVe siècle par région[3].

Incunabula distribution by language

Proportion des livres imprimés par la presse à bras au XVe siècle par langue[3].

Presse mécanique à cylindres

Friedrich Koenig, né à Eisleben le 17 avril 1774, est, croit-on, horloger, mais il devient imprimeur pour mettre au point son invention : une presse qui réaliserait mécaniquement toutes les opérations effectuées jusque-là manuellement : encrage, marge de la feuille, impression, éjection de la feuille. Il ne trouve pas les capitaux sur le continent européen, et c'est en Angleterre qu'il trouve les fonds auprès du journal The Times. Associé à son élève Andreas Friedrich Bauer, il ouvre en 1809 son atelier de construction à Londres.

La presse de Koenig n'a plus de platine traditionnelle, mais des cylindres. Le cylindre, en « roulant » sur l’ensemble forme-papier, exerce une pression plus forte que la platine, qui exerce sa pression sur l'ensemble de la surface. La feuille, guidée par des courroies, effectue un trajet entre les cylindres et se trouve imprimée par la forme, qui effectue un mouvement de va-et-vient en passant sous le cylindre, dont l’axe est fixe.

En 1814, la presse réalisée par Koenig pour le Times est la première actionnée à la vapeur. Elle ouvre l'imprimerie à l'ère industrielle. Par la suite, les presses à cylindre sont actionnées par des moteurs électriques.

Koenig et Bauer quittent Londres en 1817 pour revenir en Allemagne ; ils s'installent à Oberzell, en Bavière, pour créer Koenig & Bauer AG, aujourd'hui l'un des leaders de son secteur[4].

Les premières presses à cylindres sont dites machines en blanc, car elles n'impriment qu'un côté de la feuille. Par la suite, les presses permettent d'imprimer successivement les deux côtés, ce sont les presses à retiration.

De nombreux fabricants proposent leurs propres modèles tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du XXe. La plupart des impressions des livres et journaux sont alors réalisées sur des machines à cylindres.

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Presse à vapeur de Koenig, 1814.

Hoe's one cylinder printing press

Presse à cylindre de Hoe, 1864.

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Presse Heidelberg à deux couleurs, 1965.

Presse rotative

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Presse rotative.
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Presse rotative de Marinoni, 1883.

Malgré leur succès et leur efficacité, les presses à cylindres présentent un défaut : la forme typographique plane en plomb, surtout dans les grands formats, représente une masse considérable qui est animée d'un mouvement de va-et-vient, d'où relative lenteur, vibrations et pertes d'énergie. Les machines, nécessairement lourdes, doivent reposer sur des massifs de maçonnerie.

L'invention de la rotative est attribuée en 1847 à l'américain Richard March Hoe. Elle a cependant connu de multiples précurseurs : Cowper en imagine le principe en 1816, Worms et Justin, en 1838, utilisent le cliché stéréotypique cintré, base du procédé. On peut aussi dire que les presses à imprimer le papier peint, au moyen de rouleaux de bois gravés, étaient des rotatives avant la lettre.

La rotative de Hoe utilise encore du papier en feuilles, et c'est William Bullock qui imagine de remplacer les feuilles par des bobines de papier, ce qui permet d'augmenter encore la vitesse d'impression. La rotative de Hoe est employée en 1871 par The New York Tribune. Elle imprime les deux côtés du papier en un seul passage et produit 18000 journaux à l'heure. En 1866-1867, aidé par l'ingénieur Alexandre Yves Gaveaux, le constructeur Hippolyte Marinoni propose une presse rotative qui sera employée pour la première fois par Le Petit Journal, dont il prendra le contrôle en 1882 pour en faire le quotidien le plus tiré au monde. De son côté, le patron de presse Jean Dupuy utilise le matériel Durriey & Cie qui est 2,5 fois plus rapide que la presse Marinoni : son Petit Parisien devient en 1903 le plus gros tirage national.

La rotative est une presse à cylindre, à cette différence que la forme imprimante n'est plus à plat, mais fixée sur un cylindre rotatif. À partir d'une composition traditionnelle, on réalise un flan, sorte de moule à partir duquel on coule du plomb, on a donc une composition de la page entière en un seul bloc, qui peut être cintré pour s'adapter à un cylindre. Le mouvement alternatif de la lourde forme est alors remplacé par un mouvement rotatif (d'où le nom de la rotative) continu, fluide et rapide, l'impression étant réalisée sur une bobine de papier continu (coupé en sortie de presse). Tous les journaux à grands tirages adoptèrent la rotative.

Presse à platine

Manual Printing Machine
Presse à platine à main. Le levier actionne le mouvement du rouleau encreur, qui va prendre l'encre étalée sur le disque, en haut, passe sur la forme imprimante verticale, puis la platine portant la feuille de papier, à l'avant, vient s'appliquer sur la forme.

Parallèlement au développement des presses mécaniques à cylindres, on voit fleurir de nombreuses petites presses à platine actionnées par une pédale, ou un levier, puis par un moteur électrique, qui servent essentiellement aux travaux de ville de petit format : cartes de visite, invitations, faire-part, prospectus.

Le promoteur de ce genre de machine est l'américain Geo P. Gordon. Apparaissent après les Gordon, les Liberty, puis en 1878 le système Gally, caractérisé par un encrage à rouleaux très efficace, qui sera repris par la plupart des constructeurs européens avec une quantité de modèles, dont la Victoria. Aux États-Unis, l'un des constructeurs les plus populaires fut la firme Chandler and Price (en), ou C & P, fondée en 1881.

En France, on parlera couramment de ces presses sous le nom de Minerve ou de Pédale : en 1869, Stanislas Berthier & Durey lance « La Minerve », puis Charles Derriey (mort en 1880) lance la « Pédale Derriey » ; son fils Jules est à l'origine de plusieurs machines très performantes entre 1900 et 1912 comme « La Nécessaire »[5]. D'autres constructeurs-ingénieurs équipent l'important parc de petits et moyens imprimeurs français comme Niel et Valuet (1875), Alauzet et Cie (Montrouge), Henri Voirin...

La forme est placée verticalement, elle est surmontée par un plateau encreur circulaire : un ou plusieurs rouleaux encreurs passent sur ce plateau où on a mis l'encre, puis sur la forme, et la platine portant la feuille de papier vient presser sur la forme, selon des modalités qui varient selon les machines, mais en règle générale comme les deux parties d'un livre ouvert qui se referme. Pour des formats moyens, la pression exercée est suffisante. À l'origine, l'ouvrier se borne à marger manuellement, puis les presses à platine s'automatisent de plus en plus. Sur ce principe de base, beaucoup de machines présentant diverses variantes ont été créées. Ces machines, en usage tant qu'a duré l'impression typographique, sont encore souvent visibles, même si elles ne servent plus que rarement.

Boston-Tiegel

Presse à platine à levier Boston, ca 1900.

Roycroft printing press

Presse à platine à pédale.

Platen Printing press

Presse à platine motorisée.

Heidelberg-Tiegel-Deutsches-Museum

Presse Heidelberg, fabriquée de 1926 à 1985.

Notes et références

  1. Marius Audin, Somme typographique, vol. 2, p 90
  2. Buringh, Eltjo; van Zanden, Jan Luiten: "Charting the “Rise of the West”: Manuscripts and Printed Books in Europe, A Long-Term Perspective from the Sixth through Eighteenth Centuries", The Journal of Economic History, Vol. 69, No. 2 (2009), pp. 409–445 (417, table 2)
  3. Incunabula Short Title Catalogue, consulté le 2 mars 2011
  4. Koenig & Bauer : (en) Histoire du groupe, en ligne.
  5. Musée de l'imprimerie et de la communication graphique, Lyon, en ligne.

Voir aussi

Bibliographie

  • Maurice Audin, Histoire de l'imprimerie, A. et J. Picard, 1972
  • Marius Audin, Somme typographique, vol. 1, 1948, Paris, Paul Dupont ; vol. 2, 1949, Lyon, Audin.
  • Paul-Marie Grinevald, Les presses à pédale. Autour de textes de Charles Verneuil & Jules Soufflet. Présentés par Paul-Marie Grinevald. Paris, Éditions des Cendres, 1997. 20 cm, 139p., ill.

Articles connexes

Liens externes

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Bryan Donkin

Bryan Donkin né le 22 mars 1768 à Sandoe en Angleterre

et mort le 27 février 1855 est un ingénieur et homme d'affaires britannique qui a révolutionné la presse par l'introduction des premières rotatives. De ses six fils, trois (John, Bryan et Thomas) sont aussi devenus ingénieurs.

Cameron

Cameron est un nom de famille d'origine écossaise et le prénom parfois porté dérive d'un surnom qui vient du gaélique cam-shron et est le nom d'un clan écossais.

Casterman

Casterman est une maison d'édition de bande dessinée et de livres pour la jeunesse créée en 1777 à Tournai (Belgique) par Donat Casterman, fondateur d’une lignée d’éditeurs-imprimeurs qui connaîtra sept générations de Casterman jusqu’à aujourd’hui.

Gravure sur bois

La gravure sur bois ou xylogravure, est un procédé de gravure en taille d'épargne sur un support en bois. Il s'agit peut-être de la plus ancienne technique permettant l'impression de motifs sur un support.

Terme synonyme, la xylogravure désigne l'action de graver un dessin ou un texte sur une planche de « bois de fil » (coupe longitudinale) ou sur « bois debout » (coupe transversale), généralement à l'aide d'une gouge ou un burin. On l'appelle aussi xylographie, qui a le sens étymologique d'« écriture sur bois » et se rapporte aussi bien à la technique dont tous les caractères, non mobiles, sont gravés sur la plaque, qu'à l'estampe ainsi obtenue après impression, mais l'usage est de réserver ce terme aux gravures en feuilles, c'est-à-dire aux pages entières obtenues par gravure de texte et/ou d'image sur un même support de bois, et non aux gravures qui interviennent en tant qu'illustrations rajoutées dans des textes imprimés. On rencontre aussi le terme de xyloglyphie, trait gravé en creux dans le bois, qui s'applique plus particulièrement aux lettres gravées dans le bois pour les affiches.

Hajime Watanabe (graveur)

Hajime Watanabe (渡邊 一) est un graveur buriniste sur bois japonais né en 1967 à Tokyo.

Il accorde une grande importance à la matrice (le bois proprement dit), considérée comme une sculpture et souvent présentée dans ses expositions en même temps que les épreuves qui en sont tirées.

Il a repris la presse typographique ancienne et historique Stanhope (XIXe siècle) des graveurs, illustrateurs et relieurs Francois-Louis Schmied et Théo Schmied.

Incunable xylographique

Un incunable xylographique (ou tabellaire) est un petit livre d'environ 50 pages maximum, imprimé en Europe dans la deuxième moitié du XVe siècle au moyen de blocs de bois sur lesquels sont taillés des textes et des illustrations.

Le contenu de ces livres concerne presque toujours des thèmes religieux, destinés à un public populaire, et certains titres étaient souvent réédités avec de nouveaux blocs de bois. Bien que l'on a longtemps cru que les incunables xylographiques ont précédé l'invention de la presse typographique par types mobiles de Johannes Gutenberg, car existant au début des années 1450, il est désormais accepté que la plupart des blocs de bois ayant survécu ont été imprimés dans les années 1460 ou plus tard, et que les plus vieux exemplaires pourraient dater d'environ 1451. Ils auraient été une alternative bon marché et populaire aux livres composés, qui étaient encore très chers à cette époque. Les xylographies des décennies antérieures, imprimées sur une seule face d'une feuille, incluaient souvent des passages de texte avec des oraisons, des indulgences et autres contenus.

Les incunables xylographiques sont très rares, et quelques éditions ont survécu par fragments.

Liant

Un liant est un produit qui sert à agglomérer en masse solide des particules solides sous forme de poudre ou de granulats (appelés aussi agrégats ; dans le cas des peintures et mastics, on parle de charges).

Les liants rentrent dans la fabrication des peintures, des colles, des mastics, des mortiers, etc.

Marbre (typographie)

En typographie, et plus généralement dans l’imprimerie et la presse, le marbre a désigné une partie de la presse, puis une table placée dans l’atelier, où l’on pose les formes avant de les placer dans la presse elle-même, enfin a pris un sens plus abstrait.

Le nom vient du fait que cette table était à l’origine en marbre. La raison en est qu’on ne connaissait pas de moyen de donner à un plateau de métal la planéité rigoureuse exigée pour « serrer » les formes, alors on utilisait du marbre ou de la pierre que l’on polissait soigneusement.

Naissance en 1425

Cette page dresse une liste de personnalités nées au cours de l'année 1425 :

25 janvier : Henri IV, dit l'Impuissant, roi de Castille et de León, sous le nom d'Henri IV et comte de Barcelone.

2 février : Éléonore de Navarre, reine de Navarre.

21 mars: Henry de Beauchamp, 14e comte de Warwick et 1er duc de Warwick.

31 mars : Blanche Marie Visconti, duchesse de Milan.

30 avril : Guillaume II de Thuringe, ou Guillaume III de Saxe, surnommé le Brave, landgrave de Thuringe, prétendant du droit de son épouse au duché de Luxembourg, second souverain nommé Guillaume qui règne en Thuringe et au Luxembourg, 3e Margrave de Misnie ou souverain de Saxe, nommé Guillaume.

28 juin : Adolphe de Clèves-Ravenstein, noble et un politicien des Pays-Bas.

1er août : Frédéric Ier du Palatinat, dit Frédéric le Victorieux, électeur palatin de la Maison de Wittelsbach.

14 août : Teodoro Paleologo di Montferrato, dit le cardinal de Monferrato ou en français Le Cardinal Théodore Paléologue de Montferrat, cardinal italien.

18 novembre : Cunégonde de Sternberg, comtesse de Sternberg, de Kunštát et de Poděbrady.Cheikh Abdelkrim El Maghili, érudit musulman algérien.

Andrija Aleši, ou Andrea Nikollë Aleksi et Andrea Alessi, peintre, sculpteur et architecte de la Renaissance, d'origine albanaise et actif en Dalmatie.

Basinio Basini, humaniste italien de la Renaissance.

Jean Budé, lettré, bibliophile, possesseur d'une riche bibliothèque.

Antoine Champion, évêque de Mondovi dans le Piémont, puis évêque de Genève.

Coriolano Cippico, historien vénitien.

Taddeo Crivelli, peintre italien enlumineur de la première Renaissance.

Charles Ier d'Armagnac, comte d'Armagnac et de Rodez.

Charles Ier de Bade, dit le Guerrier ou le Belliqueux, margrave de Bade.

Élisabeth de Brandebourg-Kulmbach, duchesse de Poméranie.

Guillaume II de Brunswick-Calenberg-Göttingen, dit le Jeune, duc de Brunswick-Lunebourg.

Zaal de Géorgie, prince géorgien de la dynastie Bagration.

Jean Ier de Lubin, il règne conjointement avec son frère Henri X de Chojnów sur Lubin et Chojnów, ainsi que sur Brzeg. En 1446, Lubin est perdu au profit des ducs de Głogów, ils règnent sur Złotoryja.

Jeanne Enríquez, reine consort de Navarre et d'Aragon.

Kerey Khan, khan kazakh, qui fonde le Khanat kazakh avec Janibek Khan.

Antoine Le Moiturier, sculpteur français.

Simon Marmion, peintre et enlumineur français.

Lucrezia Tornabuoni, noble et poète italienne.date incertaine (vers 1425)

Louis Bastet de Crussol, seigneur de Crussol et de Beaudisner.

Leone Cobelli, historien et peintre italien.

Éric II de Poméranie, duc de Poméranie-Wolgast, en Poméranie centrale et de Szczecin.

Jean de Roye, juriste et administrateur français, auteur présumé d'une chronique du règne de Louis XI connue sous le nom traditionnel de Chronique scandaleuse.

Johannes Regis, compositeur franco-flamand.

Peter Schoeffer, typographe-imprimeur allemand qui perfectionna la presse typographique inventée par Gutenberg.

István Várdai, cardinal hongrois.

Odia

L’odia, aussi appelé plus anciennement oriya (ଓଡ଼ିଆ (oṛiā)), est une langue indo-aryenne parlée dans l’État de l'Odisha, dans l’Est de l’Inde. C’est la langue officielle de cet État et l’une des langues officielles de l’Inde.

Elle s’écrit avec un alphasyllabaire spécifique.

Peter Schoeffer

Peter Schöffer (ou Pierre Schoeffer), né vers 1425 à Gernsheim et mort vers 1503 à Mayence dans le Saint-Empire romain germanique, est un typographe-imprimeur allemand qui perfectionna la presse typographique inventée par Gutenberg. Son habileté technique lui a assuré une place capitale dans l'histoire de l'imprimerie et de la typographie.

Presse

Au sens premier, le mot presse désigne l'action de presser. Il est également employé pour désigner :

une machine permettant d'exercer une pression, servant à :

imprimer, voir offset (imprimerie), presse typographique, presse mécanique, presse à taille-douce, presse lithographique, presse rotative, presse à chaud ;

produire des pièces métalliques, presse plieuse, cisaille/presse-plieuse, presse à emboutir, presse à découper, à estamper, à matricer, presse hydraulique ;

frapper des monnaies, presse monétaire ;

produire des pièces plastiques, presse à injecter ;

filer des métaux, presses à filer (principalement pour l'aluminium) ;

botteler, en les compressant le foin ou la paille.

Presse à cuisses, machine de musculation qui fait travailler les cuisses.

Presse à sardines, technique de conservation du poisson avant l'invention de l'appertisation.

par extension, la presse écrite, c'est-à-dire l'ensemble des journaux imprimés, l'activité consistant à les rédiger, le monde du journalisme, et même plus généralement les médias.

des ustensiles de cuisine, presse-agrumes, presse-ail, presse-purée, presse à tortillas.

un système de recrutement, la presse, spécialement en Angleterre, qui consistait à enrôler de force des gens pour servir dans la marine.

Presse à taille-douce

Une presse à taille-douce est un dispositif d'impression des gravures en creux, c’est-à-dire utilisant des plaques métalliques où le motif a été gravé ; l’encre étendue sur la plaque et demeurant dans les creux se reporte sur le papier sous l’effet d’une forte pression.

Rotative

Le terme rotative (forme abrégée de « machine rotative », « presse rotative »), désigne en imprimerie, une presse typographique ou offset servant à imprimer en continu, en noir ou en couleur (de la bichromie à la quadrichromie ou polychrome), généralement un rouleau de papier appelé bobine. L'intérêt du procédé réside dans sa capacité à réaliser une impression de masse. Le terme apparaît au milieu du XIXe siècle, au moment de l'âge d'or de la presse écrite.

Tympan (imprimerie)

Dans une presse typographique traditionnelle, le tympan est un volet articulé qui se rabat sur la feuille de papier déposée sur la forme imprimante encrée, à la fois pour la maintenir et pour recevoir et transmettre la pression exercée par la platine.

Typographie

La typographie (souvent abrégée en « typo ») désigne les différents procédés de composition et d’impression utilisant des caractères et des formes en relief, ainsi que l’art d’utiliser les différents types de caractères dans un but esthétique et pratique.

Typographie (technique d'impression)

La typographie est une technique d’impression sur différents supports, en premier lieu le papier, basée sur l’utilisation de caractères en relief, assemblés pour former des mots, la surface supérieure, qui porte le tracé de la lettre ou du signe (glyphe) étant enduite d’encre et recevant ensuite le papier : l’ensemble subit une forte pression sous une presse spéciale et l’encre est reportée sur le papier. Des techniques fondamentaux ont d'abord été mis au point en Asie, par Bi Sheng (Chine de la dynastie Song) à partir du XIe siècle, puis Corée, avec des encres à l'eau et imprimé manuellement (voir histoire de l'imprimerie). Johannes Gutenberg a amélioré ces techniques (il n'est pas démontré qu'il ait eu connaissance des techniques asiatiques) en utilisant une presse mécanique et d'encres grasses permettant un tracé plus fin et une précision plus régulière, ces techniques se sont améliorées au cours des siècles jusqu’au recul du procédé au milieu du XXe siècle.

William Caxton

William Caxton (né vers 1422 dans le comté de Kent, mort vers mars 1492), est un négociant, diplomate, traducteur et imprimeur anglais. Il est connu pour avoir été le premier à introduire une presse typographique dans son pays.

XVe siècle

Le XVe siècle a débuté le 1er janvier 1401 et a pris fin le 31 décembre 1500.

Ce siècle se situe entre le Moyen Âge et la Renaissance.

La population mondiale à la fin de ce siècle est estimée à 460 millions d'habitants, répartie essentiellement entre trois grands foyers ; Chine-Japon-Corée, Inde et Europe de l'Ouest. Cette dernière est encore marquée par la peste noire de 1347–1352 qui a décimé 25 % à 50 % de la population européenne.

Techniques d'impression
Machine à imprimer

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