Pharmacopée

Historiquement, une pharmacopée est un ouvrage encyclopédique recensant principalement des plantes à usage thérapeutique, mais également des substances d'origine animale ou minérale et, plus récemment, des substances chimiques.

Parmi les importantes pharmacopées publiées à l'époque contemporaine, il faut citer le Nuovo ricettario composto dal Collegio dei Dottori di Firenze (1498)[1], ainsi que celles du médecin Abul Qasim ibn Mohammed al-Ghassani[2] (1610), de Nicolas Lémery (1697), de John Quincy (1749) et d'Antoine Jourdan (1828).

De nos jours, le terme désigne généralement un recueil à caractère officiel et réglementaire des matières premières autorisées dans un pays ou dans un groupe de pays pour la fabrication des médicaments. Il existe des pharmacopées nationales, comme la pharmacopée française, dénommée Codex Medicamentarius Gallicus[3] jusqu'en 1963, et des pharmacopées internationales, comme la pharmacopée européenne, publiée par le Conseil de l'Europe, et celle publiée au niveau mondial par l'OMS.

Par métonymie, le terme de pharmacopée désigne aussi l'ensemble des médicaments, souvent des plantes, utilisés dans une région ou à une époque donnée. On parle ainsi de pharmacopée traditionnelle.

Le terme dérive du grec hellénistique φαρμακοποιΐα [farmakopoiía], « l'art de préparer les médicaments », lui-même issu de φάρμακον / pharmakon = médicament, suivi par la racine verbale ποι- / poi- = faire et enfin de la terminaison abstraite –ια / -ia..

En tant qu'ouvrage de pharmacie la pharmacopée succède à l'antidotaire du Moyen Âge (synonyme) ou liste de drogues composées, de médicaments. L'aqrabadin des arabes était également une liste de « drogues composées » et non de drogues simples comme Materia medica de Dioscoride (herbes, plantes, simples médecine).

Exemples de pharmacopées

Pharmacopée traditionnelle

À base d'extraits de plantes médicinales, elle a été utilisée jusqu'à l'époque contemporaine en Europe et dans les sociétés primitives. Elle est primordiale dans la médecine traditionnelle chinoise car elle répertorie toutes les plantes et minéraux utilisés pour le traitement des maladies (par des décoctions, des poudres, etc.). Comme exemple de pharmacopée ancienne dite maritime, on peut citer la pharmacopée de la Compagnie française des Indes orientales.

Pharmacopées internationales

  • la Pharmacopée internationale (abréviation : Ph. Int.), publiée au niveau mondial par l'OMS. Disponible en ligne sur le site de l'OMS[4] ;
  • la Pharmacopée européenne (abréviation : Ph. Eur.), publiée par le Conseil de l'Europe. Elle en est à sa 9e édition. Elle est disponible en versions française et anglaise[5].

Des accords ont été passés entre les trois « grandes » pharmacopées (la Pharmacopée européenne, la Pharmacopée américaine (USP), la Pharmacopée japonaise) afin d'harmoniser la présentation des monographiesetc. En France, la loi « Grenelle II » de 2010 demande au gouvernement de rendre au parlement un rapport sur les « méthodes d’encouragement et de développement de la recherche en matière de valorisation et d'exploitation de la pharmacopée des territoires ultramarins » (art. 97).

Pharmacopées nationales

  • la Pharmacopée américaineUSP (United States Pharmacopeia, USP 39 pour l'actuelle 39e édition).
  • la Pharmacopée japonaiseJP (disponible en anglais : Japanese Pharmacopoeia).
  • la Pharmacopée indienneIP (également disponible en anglais : Indian Pharmacopoeia).
  • la Pharmacopée helvétiquePh. Helv.
  • la Pharmacopée françaisePh. Fr. (Ph. Fr. XI : actuelle 11e édition). Disponible en ligne gratuitement sur le site de l'Ansm Pharmacopée française
  • la Pharmacopée belgePh. Belg. (Ph. Belg. VI : actuelle 6e édition, identique à la Ph. Eur. II).
  • la Pharmacopée britanniqueBP (British Pharmacopoeia).
  • la Pharmacopée allemandeDAB (Deutsches Arzneibuch).
  • la Pharmacopée autrichienneÖAB (Österreichisches Arzneibuch).

Notes et références

  1. « Nuovo ricettario composto dal Collegio dei Dottori di Firenze », sur BEIC
  2. « Medecine dans l'histoire du Maroc », sur biusante.parisdescartes (consulté le 23 novembre 2017)
  3. Codex medicamentarius gallicus. Pharmacopée française, rédigée par ordre du Gouvernement, (lire en ligne)
  4. (en) « The International Pharmacopeia, Fourth Edition 2013 (incl. First, Second and Third Supplements »
  5. (en) « European Pharmacopoeia 9th Edition | Pharmacopeia | EDQM », sur www.edqm.eu (consulté le 27 février 2017)

Articles connexes

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Apiaceae

La famille des Apiacées (Apiaceae) est constituée de plantes dicotylédones caractérisées notamment par leur inflorescence typique, l'ombelle, d'où leur appellation d’Ombellifères (Umbelliferae, nom alternatif). Cette famille relativement homogène, à répartition cosmopolite comprend près de 3 500 espèces réparties en 463 genres, surtout présentes dans les régions tempérées du monde. Plusieurs espèces fournissent des condiments appréciés, certaines sont toxiques comme la grande ciguë.

Calluna vulgaris

La Callune (Calluna vulgaris Hull.) est une espèce de chaméphytes ou nanophanérophytes sempervirents et le seul représentant du genre Calluna (famille des Ericaceae). C'est la fleur nationale de la Norvège.

Cette plante vivace est parfois appelée Béruée, Brande, Bruyère commune, Bucane, Fausse Bruyère, Grosse Brande, Péterolle ou Bruyère callune.

Cardiologie dans l'Égypte antique

La cardiologie dans l'Égypte antique était pratiquée par des médecins mettant en œuvre un art compris selon les possibilités du moment et indiqué dans les papyrus médicaux. Cette médecine était journellement pratiquée par des médecins religieux ou civils déjà très au fait des connaissances anatomiques, physiologiques et cliniques de cette époque. L’exercice était également conditionné par la pharmacopée disponible.

Coriandre

La coriandre ou coriandre cultivée (Coriandrum sativum) est une plante herbacée annuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). C'est une plante aromatique cultivée dans les zones tempérées du monde entier et employée pour de nombreuses préparations culinaires, particulièrement en Asie, en Amérique latine et dans la cuisine méditerranéenne. Les feuilles sont généralement utilisées fraîches en accompagnement ou comme condiment. Les fruits séchés, souvent confondus avec des graines, sont utilisés comme épice. Moulus, ils sont un ingrédient de base de nombreux mélanges, tels que les currys. La coriandre est également une plante médicinale, reconnue notamment pour faciliter la digestion. On en tire une huile essentielle utilisée en aromathérapie, dans l'industrie alimentaire pour son arôme et comme agent de senteur en parfumerie, dans les cosmétiques ou les produits sanitaires.

« Coriandre longue » ou « coriandre chinoise » (Eryngium foetidum), « coriandre bolivienne » (Porophyllum ruderale) et « coriandre vietnamienne » (Polygonum odoratum) sont des appellations vernaculaires désignant d'autres espèces végétales, également utilisées en cuisine.

Houblon

Le houblon ou houblon grimpant (Humulus lupulus) est une plante herbacée vivace grimpante de la famille des Cannabaceae. Elle a parfois pour noms vernaculaires couleuvrée septentrionale, bois du diable, salsepareille indigène ou vigne du Nord.

Les Romains, croyant que le houblon suçait la sève des arbres sur lesquels il grimpait, l'appelèrent lupulus (littéralement « petit loup »). Ce nom latin du houblon a donné luppolo en italien, lúpulo en espagnol, portugais et galicien, ou encore llúpol en catalan.

Ibn Jazla

Abu ali Yahya ibn Isa Ibn Jazla Al Baghdadi (arabe : أبو علي يحيى بن عيسى بن جزلة البغدادي), latinisé Buhahylyha Bingezla, était un médecin du XIe siècle de Bagdad. Ibn Jazla est né comme un chrétien nestorien. Il s'est converti à l'islam en 1074 et est mort en 1100.

Il est l'auteur d'une encyclopédie de pathologie intitulée Kitab Taqwim Al-Abdan, dans laquelle toutes les maladies connues, y compris le cancer, se trouvent décrites cliniquement. Dans un second ouvrage consacré à la pharmacopée, Kitab Minhaj Al-Bayan, le même spécialiste a recensé toutes les plantes médicinales et leurs effets curatifs.

Infectiologie dans l'Égypte antique

L' infectiologie dans l'Égypte antique était pratiquée par des médecins mettant en œuvre un art compris selon les possibilités du moment et indiqué dans les papyrus médicaux. Cette médecine était journellement pratiquée par des médecins religieux, civils ou militaires déjà très au fait des connaissances anatomiques, physiologiques et cliniques de cette époque. Les notions d'étiologies étaient d'ordres religieux, magique, mais pouvaient aussi résulter d'observations. L’exercice était également conditionné par la pharmacopée disponible.

Morue

Morue, ou cabillaud, est un nom vernaculaire désignant en français des poissons de plusieurs espèces de l'ordre des Gadiformes. Ces poissons vivent dans les eaux froides. Auparavant populaire et méprisé, ce grand poisson est présent aujourd'hui sur la carte de bien des restaurants pour sa saveur et les multiples préparations dont il fait l'objet. En effet, sa chair est particulièrement appréciée car, dépourvue de fines arêtes, elle se détache facilement de l'épine dorsale et des robustes côtes. La pêche en surnombre est à l'origine de sa rapide raréfaction, à l'exception des stocks de cabillauds de la mer de Barents dont la quantité augmente depuis le milieu des années 2000,,.

En termes culinaires, le « cabillaud » désigne le poisson frais ou surgelé alors que la « morue » est le poisson séché et salé.

Neurologie dans l'Égypte antique

La neurologie dans l'Égypte antique était pratiquée par des médecins mettant en œuvre un art médical et un art chirurgical bien compris et codifiés selon les possibilités du moment, indiquées dans les papyrus médicaux. Cette médecine et ces traitements chirurgicaux étaient journellement pratiquée par des médecins religieux, civils ou militaires déjà très au fait des connaissances anatomiques, physiologiques et cliniques de cette époque. L’exercice était également conditionné par les moyens techniques disponibles dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la pharmacopée et les instruments chirurgicaux.

Pharmacopée chinoise

La pharmacopée chinoise est l'une des branches de la médecine chinoise traditionnelle. Elle comporte un large éventail de produits, depuis les plantes médicinales (comprenant, racines, plantes, graines et champignons) utilisées seules ou en mélange, jusqu'à des décoctions intégrant des extraits animaux ou minéraux.

Chacune des prescriptions à base d'herboristerie est un cocktail de plantes élaboré sur mesure pour le patient. Un assortiment d'herbes médicinales est généralement infusé deux fois en une heure. Le praticien conçoit habituellement un remède en utilisant un ou deux ingrédients principaux qui visent la maladie. Puis il ajoute d'autres ingrédients pour ajuster la formule aux conditions yin/yang du patient. Parfois, des ingrédients sont nécessaires pour annuler la toxicité ou les effets secondaires des principaux ingrédients. Certaines herbes requièrent l'utilisation d'autre ingrédients qui agissent à la manière de catalyseurs ou sinon l'infusion est inefficace. Les dernières étapes exigent beaucoup d'expérience et de connaissance, et font la différence entre un bon herboriste et l'amateur. À la différence de la médecine occidentale, l'équilibre de l'ensemble des ingrédients est considéré comme plus important que les effets des ingrédients séparés.

L'herboristerie chinoise incorpore des ingrédients provenant de toutes les parties de la plantes, feuille, tige, fleur, racine.

L'utilisation d'espèces menacées (tel que les hippocampes, la corne de rhinocéros et l'os de tigre) a créé des polémiques et a eu comme conséquence l'apparition d'un marché noir qui a encouragé le braconnage d'espèces menacées.

La vente de ces plantes en occident, hors de tout contrôle médical, est porteuse de risques. Ainsi au début des années 1990, en France et en Belgique, plus d'une centaine de personnes ayant ingéré lors d'un régime amaigrissant Aristolochia fangchi au lieu de Stephania tetandra en raison de la proximité de leurs noms, ont développé une néphropathie interstitielle et plusieurs d'entre en sont mortes. D'autres cas de confusions mortelles ont ensuite été rapportées en France, en Allemagne, et au Royaume-Uni.

Pharmacopée dans l'Égypte antique

La pharmacopée dans l'Égypte antique était pratiquée par des médecins propharmaciens mettant en œuvre des traitements codifiés et renouvelables indiqués dans les papyrus médicaux, au nombre desquels le papyrus Ebers. Nous trouvons en effet dans ces derniers de véritables réceptaires où sont enregistrés tous les composants utilisés à l’époque. Ils sont accompagnés de leurs indications.

Les médications employées par les praticiens de l’époque pourraient nous surprendre. Nombre d’entre elles ont été qualifiées de « repoussantes ». Elles sont en effet issues des « produits de la nature ».

Cependant, des études historiques et pharmacologiques nous montrent que ces prescriptions pouvaient parfois être utiles,.

Leurs compositions pouvaient aussi correspondre à des préoccupations magiques et religieuses.

Pharmacopée de la Compagnie française des Indes orientales

La pharmacopée de la Compagnie française des Indes orientales est l'ensemble des préparations pharmaceutiques ou « remèdes » que devaient embarquer dans leur coffre à médicaments, au titre de la médecine navale, les navires de la Compagnie française des Indes orientales pour les soins de l'équipage. L'apothicairerie du port de Lorient permettait de satisfaire cet approvisionnement lors de l'armement.

Selon les armements, ces remèdes dépendaient en diversité et en quantité de l'importance du navire et de son équipage, de la durée estimée du voyage et des interventions du chirurgien major qui pouvait ajouter des préparations selon ses propres habitudes thérapeutiques.

Conservées comme archives, des listes de base ou « listes-types » permettent de connaître ces remèdes, classés principalement selon leur forme galénique, mais aussi en « drogues simples » et « drogues composées ». Les archives concernant chaque navire donnent les remèdes réellement embarqués et leur quantité :

Selon l'ordre du cahier imprimé de l'armement intitulé Apothicairerie, la liste est subdivisée en :

Électuaires et confections : 10 remèdes ; thériaque ; diascordium ; catholicum simple et catholicum fin ; diaprun solutif ; diaphoenix ; confection Hamech ; confection d'alkermès ; confection d'hyacinthe ; conserves de roses de Provins.

Opiats et extraits : 8 ;

Poudres et pilules : 6 ; poudre de cornachine ; poudre diacarthamy ; poudre de citro ; poudre de guttete ; poudre de vipères ; pilule mercurielle.

Trochisques et pierres : 11 ; trochique alhandal ; trochique d'Albi Rhasis ; trochique de tuthie ; trochisque d'yeux d'écrevisses ; trochique de corail rouge ; trochique d'antimoine diaphorétique ; trochique d'antihectique de Poterius ; trochique d'agaric ; pierre médicamenteuse ; pierre à cautères ; pierre infernale.

Sels : 14 ;

Miels et sirops : 10 ;

Eaux simples et composés : 11 ;

Teintures et esprits : 15 ;

Huiles : 15 ;

Baumes et onguents : 8 baumes ; 12 onguents ; 2 divers

Emplâtres : 10 ;

Diverses préparations : 20 ;

Drogues simples : 78.Le cahier se poursuit avec « Pots et bouteilles », « Boetier du chirurgien », « Caisse d'instrumens de chirurgie », « Article du chirurgien ».

La liste des remèdes est longue (deux cent trente environ), mais nombreux sont ceux aux propriétés semblables. La plupart sont d'origine végétale, principalement des remèdes laxatifs ou purgatifs. Les autres proviennent très majoritairement du monde minéral avec cette fois un emploi surtout externe.

La liste-type imprimée évoluera peu depuis la première connue pour les archives de la compagnie à Lorient, à savoir de 1745, soit 21 ans après la création de l'apothicairerie de la compagnie.

Pharmacopée européenne

La pharmacopée européenne (Ph. Eur.) est un recueil de normes communes du Conseil de l'Europe, qui se veulent à l’échelle des 47 États membres, destinées au contrôle de la qualité des médicaments à usage humain ou vétérinaire et des substances qui entrent dans leur composition. Les textes de la pharmacopée européenne (les « monographies ») définissent des exigences de qualité, générales ou spécifiques, auxquelles doivent satisfaire les substances pharmaceutiques qui composent les médicaments, ainsi que les formes pharmaceutiques finales et les méthodes d’analyse.

Pharmacopée traditionnelle

Une pharmacopée traditionnelle est une pharmacopée (une liste de produits thérapeutiques) décrivant des produits utilisés avant l'apparition des médicaments synthétiques modernes.

Pin sylvestre

Le Pin sylvestre (Pinus sylvestris) est une espèce d'arbres de la famille des Pinaceae originaire d'Europe moyenne et septentrionale, d'Asie du Nord jusqu'en Sibérie orientale, ainsi que des montagnes du nord du Moyen-Orient. C'est une espèce à grande amplitude écologique et climatique, notamment l'une des plus importantes de la forêt boréale d'Eurasie.

Son bois, lorsqu'il provient d'Europe du Nord ou de Russie, est souvent commercialisé sous l'appellation « pin du Nord ».

Plante médicinale

Une plante médicinale est une plante utilisée pour ses propriétés particulières bénéfiques pour la santé humaine, voire animale.

D'abord appelées « simples » à partir du Moyen Âge en médecine médiévale, elles sont aujourd'hui définies par la pharmacopée française (11e éd., 2012) comme une « drogue végétale au sens de la pharmacopée européenne dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses ». Une « drogue végétale » est (entre autres) une plante ou une partie de plante, utilisées en l’état, soit le plus souvent sous forme desséchée, soit à l’état frais (Ph. eur., 7e éd., 01/2010:1433).

L’expression drogue végétale ou, plus couramment, drogue, désigne donc — historiquement — une matière première naturelle servant à la fabrication des médicaments. De nos jours, le mot est équivoque et certains ont proposé qu'il soit, dans le contexte des plantes médicinales, remplacé par l’expression « partie de plante utilisée ».

La plante est rarement utilisée entière (piloselle). Le plus souvent il s’agit d’une partie de la plante : rhizome (gingembre), bulbe (scille), racine (angélique), parties aériennes (ortie), tige (prêle), écorce (cannelle), bourgeon (pin), feuille, (sauge), sommité fleurie (salicaire), fleur (violette), pétale (coquelicot), fruit (fenouil), graine (lin), tégument de graine (ispaghul), exsudation de la plante (gomme arabique, myrrhe), thalle des algues (varech). Différentes parties d’une même plante peuvent avoir des utilisations différentes (aubier et inflorescence de tilleul).

Des plantes ayant des propriétés médicamenteuses peuvent avoir également des usages alimentaires ou condimentaires ou encore servir à la préparation de boisson hygiénique. Avant l'époque moderne, la théorie des signatures a joué un grand rôle pour distinguer par analogie les plantes nécessaires à une guérison humaine[réf. nécessaire].

Selon les données de l'OMS, dans le monde 14 à 28 % des plantes sont répertoriées comme ayant un usage médicinal. Des enquêtes réalisées au début du XXIe siècle révèlent que 3 à 5 % des patients des pays occidentaux, 80 % des populations rurales des pays en développement et 85 % des populations au sud du Sahara utilisent les plantes médicinales comme principal traitement.

Pédoncule

En botanique, on appelle pédoncule la pièce florale en forme de tige (parfois on parle improprement de « queue »), qui porte les fleurs, puis, après la fécondation, les fruits. Une fleur sans pédoncule, ou à pédoncule très court, est dite sessile.

Anatomiquement, le pédoncule a la structure d'une tige (comme le pétiole, qui porte la feuille). Il est généralement vert et dépourvu de feuilles. Cependant le pédoncule floral peut porter des feuilles, souvent réduites, et parfois transformées en bractées, vertes ou colorées qui annoncent la fleur ou l'inflorescence. Ainsi chez Euphorbia pulcherrima, l'élément décoratif est constitué par des bractées rouge vif, alors que l'inflorescence est insignifiante. Chez certaines plantes, le pédoncule est coloré.

L'extrémité du pédoncule, plus ou moins profondément transformée, constitue le réceptacle floral sur lequel sont insérées les différentes pièces constituant la fleur (pétales, sépales, etc.) ou les différentes fleurs dans le cas des fleurs composées (cf. capitule). Cette extrémité se présente parfois sous forme d'une masse plus ou moins renflée appelée thalamus qui porte les carpelles et les étamines.

Le pédoncule peut être ramifié, notamment dans le cas des inflorescences en grappe. Dans ce cas, les ramifications sont appelées « pédicelles ».

Dans certains cas, le pédoncule subit des transformations remarquables après la fécondation de la fleur :

chez l'anacardier, il se renfle et devient charnu, formant un faux-fruit appelé pomme de cajou, qui porte à son extrémité le fruit véritable ou noix de cajou ;

chez les fraisiers, la fraise résulte de la transformation en faux-fruit du thalamus ;

chez l'arachide, une partie du pédoncule appelée gynophore s'allonge démesurément et se recourbe vers le bas, ce qui permet l'enfouissement de l'ovaire qui se transformera en gousse d'arachide dont la maturation se fait sous terre.Les pédoncules de cerises, dits « queues de cerises » (Prunus avium ou griottier), sont réputés avoir des propriétés diurétiques et sédatives du système urinaire et sont inscrits à ce titre à la pharmacopée française. Ces queues de cerises font partie cependant des plantes médicinales en vente libre.

Le chêne pédonculé (qui se distingue du chêne rouvre aux fruits sessiles) doit son nom au fait que ses fruits, les glands, sont portés par un long pédoncule.

Érable champêtre

L'Érable champêtre (Acer campestre) est un arbre du genre Acer appartenant à la famille des Acéracées (Sapindaceae APG III). Il est classé dans la section Platanoidea de la classification des érables.

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