Perse

La Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom métonymique[1] hérité des Grecs de l'Antiquité pour désigner le territoire gouverné par les rois achéménides. L'apogée de la Perse antique est représentée par la dynastie achéménide, dont les conquérants Darius Ier et Xerxès Ier ont étendu le territoire allant jusqu'en Inde.

Convoitée, cette région sera ensuite conquise par Alexandre le Grand au IVe siècle av. J.-C., par les Parthes dans la seconde moitié du IIIe siècle av. J.-C., par les troupes musulmanes au VIIe siècle, par Gengis Khan au XIIIe siècle, par Tamerlan au XIVe siècle. Les Iraniens continuent aujourd'hui à parler persan et à célébrer les fêtes religieuses zoroastriennes qui se sont ancrées dans le patrimoine culturel au fil des siècles.

Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », traduit aussi par « pays des Iraniens ». Au VIIe siècle, après la chute des Sassanides, le pays reprend à l'étranger le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi remplace par un décret le nom de « Perse » par « Iran »[2].

Persepolis iran
Persépolis était une capitale de l’Empire perse achéménide.

Chronologie

Empire Perse
L'Empire perse au travers des temps.
Shah Abbas and Wine Boy
Abbas Ier et un jeune échanson.
  • 241 : début du règne de Shapur Ier, roi de Perse (fin en 272).
  • 242 : Mani commence à prêcher sa doctrine religieuse en Perse.
  • 259 : le roi persan Shapur Ier capture l'empereur Valérien.
  • 297 : Narses, le roi sassanide de Perse, évince le roi Tiridate IV d'Arménie.
  • 298 : le roi persan Narses est forcé de signer un traité avec Rome.
  • 309 : début du règne de Shapur II, roi de Perse (fin en 379).
  • 332 : nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse (Avesta).
  • 337 : début de la guerre perse contre Rome (fin en 350).
  • 348 : des femmes sont enrôlées en Perse dans les services auxiliaires de l'armée.
  • 350 : les Huns blancs envahissent la Perse et l'Inde.
  • 359 : Shapur II envahit la Syrie et prend la ville romaine d'Amida après une dure bataille.
  • 363 : l'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
  • 390 : Théodose Ier et le roi Shapur III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.
  • 399 : Yazdgard monte sur le trône de Perse. Il est tolérant envers le christianisme et entretient de bonnes relations avec les Romains.
  • 422 : Théodose II, empereur romain d'Orient, et le roi Vahram V de Perse signent un traité de paix.
  • 430 : les Huns hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
  • 506 : après une contre-offensive romaine, en Mésopotamie, la paix est rétablie entre l'empire d'Orient et la Perse.
  • 516 : le persan Mazdak définit la doctrine du mazdakisme.
  • 529 : la dernière école de philosophie en Europe, à Athènes, ferme et les derniers maîtres de philosophie émigrent en Perse.
  • 531 : le mouvement collectiviste de Mazdak est écrasé en Perse. Début du règne de Khosro Ier, roi de Perse (fin en 579).
  • 532 : Byzance verse à la Perse 3 548 kg d'or pour fortifier le Caucase.
  • 561 : l'empereur byzantin Justinien signe un nouveau traité avec Khosro Ier, le roi des Persans rétablissant la frontière entre la Perse et l'empire d'Orient. L'empereur byzantin Justinien accepte de payer un tribut annuel à la Perse. La Perse garantit à Byzance 50 ans de paix.
  • 589 : le roi de Perse Khosro Ier est déposé par une révolte militaire et s'enfuit à Constantinople pour demander de l'aide.
  • 590 : début du règne de Khosro II, roi de Perse (fin en 628).
  • 591 : l'empereur byzantin Maurice rétablit sur son trône le roi de Perse Khosro II. En retour, il reçoit d’importantes concessions territoriales. La paix est rétablie à nouveau entre les deux empires byzantin et persan.
  • 600 : les moulins à vent sont utilisés en Perse pour l'irrigation.
  • 627 : Héraclius, allié aux Khazars, parvient devant Ninive et anéantit l'armée perse.
  • 632 : début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse (fin en 651).
  • 632 : le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse en 634.
  • 637 : les Arabes anéantissent l'armée perse à la bataille d'al-Qadisiyya. On parlera désormais de Persans et non plus de Perses.
  • 900 : les moulins à vent arrivent de Perse en Al-Andalous (Espagne musulmane).
  • 975 : le Persan Muvaffak écrit un traité des remèdes.
  • 1048-1131 : vie de l'écrivain et savant persan Omar Khayyam.
  • 1055 : les nomades turcs seldjoukides, sunnites, qui étaient déjà nombreux dans les armées du Califat abbasside s'emparent de Bagdad en 1055.
  • 1094 : la secte des Assassins de religion chiite est fondée en Perse.
  • 1251 : début de la conquête de la Perse par Hulagu, petit-fils de Gengis Khan (fin en 1265).
  • 1256 : établissement de la dynastie mongole des Ilkhanides.
  • 1447 : éclatement de l'empire de Tamerlan (Timour Lenk), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.
  • 1502 : Ismail Ier établit la dynastie safavide en Perse. Le chiisme devient la religion d'État de la Perse.
  • 1571 : naissance d'Abbas Ier le Grand, chah de Perse († 1629).
  • 1585 : début du règne d'Abbas Ier (fin en 1622).
  • 1590 : Abbas Ier signe la paix avec les Turcs.
  • 1598 : Abbas Ier de Perse défait les Ouzbeks à Herat. Il fait d'Ispahan sa capitale.
  • 1623 : Abbas Ier prend Bagdad aux Turcs.
  • 1629 : décès d'Abbas Ier.
  • 1709 : les Afghans se soulèvent contre le pouvoir persan et forment un État afghan indépendant.
  • 1722 : début du contrôle afghan sur la Perse.
  • 1730 : les Afghans sont rejetés hors de Perse.
  • 1736 : début du règne de Nader Chah, chah de Perse, fondateur de la dynastie afchar, qui étendit l'influence persane en Inde (fin en 1747).
  • 1737 : début de l'occupation persane de l'Afghanistan (fin en 1747).
  • 1794 : Agha Mohammad Khan fonde la dynastie Qajar (Kadjar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
  • 1811 : guerre entre la Perse et la Russie qui remporte quelques victoires dans le Caucase.
  • 1826 : début de la guerre russo-persane de 1826-1828, la Russie s'empare des provinces arméniennes. Fin en 1828.
  • 1901 : une compagnie britannique reçoit une concession de forage pétrolier pour 60 ans en Perse.
  • 1934 : le nom d'Iran est repris officiellement dans les correspondances étrangères.
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Notes et références

  1. La région, qui porte le nom de Pars, Pārsa- en vieux-persan ou Pārs en moyen-persan, désigne un territoire réduit autour de Persépolis.
  2. Olivier Pironet, « Iran : chronologie historique », sur www.monde-diplomatique.fr, (consulté le 31 mai 2015). Un décret du 31 décembre 1934 remplace le nom de « Perse » par celui d'« Iran ».

Voir aussi

Bibliographie

  • (fr) Yves Bomati, Houchang Nahavandi, Les grandes figures de l'Iran, Perrin, Paris, 2015 (ISBN 978-2-262-04732-0).
  • Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encyclopædia Universalis et Grand Livre du Mois, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999.
  • Pierre Briant, Histoire de l’Empire perse, de Cyrus à Alexandre, [détail de l’édition].
  • Philip Huyse, La Perse antique, Belles Lettres, coll. « Guide Belles Lettres des civilisations », Paris, 2005 (ISBN 2-251-41031-7).
  • La Danse de l'âme, recueil d'odes et de quatrains d'auteurs persans traduits par les orientalistes du Journal asiatique, éditions InTexte, Toulouse, 2006, (ISBN 2-9514986-7-5).
  • Pascal Reigniez, Au pays de la vigne et du vin, la Géorgie, Paris, Les Indes savantes, 2016, 312 p. - (ISBN 978-2-84654-438-2).

Articles connexes

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Achéménides

L'Empire achéménide (prononcé \a.ke.me.nid\[réf. nécessaire]) est le premier des empires perses à régner sur une grande partie du Moyen-Orient durant le Ier millénaire av. J.-C. Il s'étend alors au nord et à l'ouest en Asie Mineure, en Thrace et sur la plupart des régions côtières du Pont Euxin ; à l'est jusqu'en Afghanistan et sur une partie du Pakistan actuels, et au sud et au sud-ouest sur l'actuel Irak, sur la Syrie, le Liban, Israël et la Palestine, la Jordanie, le nord de l'Arabie saoudite, l'Égypte, et jusqu'au nord de la Libye.

Le nom « Achéménides » (en vieux perse : Haxāmanišiya) se rapporte au clan fondateur qui se libère vers 550 av. J.-C. de la tutelle des Mèdes, auparavant leurs souverains, ainsi qu'au grand Empire qui résulte ensuite de leur domination. L'Empire fondé par les Achéménides s'empare de l'Anatolie en défaisant la Lydie, puis conquiert l'Empire néo-babylonien et l'Égypte, unissant alors les plus anciennes civilisations du Moyen-Orient dans une seule entité politique de façon durable. L'Empire achéménide menace par deux fois la Grèce antique et s'effondre, vaincu par Alexandre le Grand, en 330 av. J.-C., non sans léguer aux diadoques qui lui succèdent une partie notable de ses traits culturels et politiques.

Durant les deux siècles de sa suprématie, l'Empire achéménide a développé un modèle impérial reprenant de nombreux traits de ses prédécesseurs assyriens et babyloniens, tout en présentant des aspects originaux, comme une souplesse et un pragmatisme constants dans ses relations avec les peuples dominés, tant que ceux-ci respectaient sa domination. Les rois perses ont réalisé des travaux importants sur plusieurs sites du cœur de leur Empire (Pasargades, Persépolis, Suse), synthétisant les apports architecturaux et artistiques de plusieurs des pays dominés et exprimant avec pompe leur idéologie impériale.

Arsès

Arsès, ou Artaxerxès IV (en perse Artaxšacā, Aršaka ou Aršāma, également Arxès ou Oarsès), est un souverain de la dynastie perse achéménide de -338 à -336. Manéthon l’appelle Arsês et on lui compte trois ans de règne (selon Sextus Julius Africanus). Il est le plus jeune fils d'Artaxerxès III Okhos et de la reine Atossa. Il n'est connu dans les sources grecques que sous le nom d'Arsès, ce qui semble être son vrai nom, mais des documents retrouvés à Samarie signalent qu'il avait pris le nom royal d'Artaxerxès IV.

Il est porté sur le trône par l'eunuque Bagoas, le puissant ministre (ou général) de Perse, après l'assassinat de son père et la plupart de sa famille. Il n'est pas prouvé aujourd'hui qu'Arsès n'ait rien à voir dans ce meurtre. Bagoas, qui cherchait à garder sa fonction, voyait en remplaçant Artaxerxès III par son fils, plus facile à contrôler, le moyen de concentrer tous les pouvoirs.

Arsès et Bogoas n’ont pas un contrôle total de l'Égypte, un indigène, Khababash s’étant fait reconnaître comme Pharaon en Haute-Égypte. Celui-ci est soutenu par une grande partie du peuple opprimé du pays, mais il n'a jamais été semble-t-il au-delà de son propre nome.

Pendant le court règne de ce roi débutent les hostilités sur les frontières occidentales avec la Macédoine de Philippe II (-359/-336) d'abord, puis de son fils Alexandre le Grand (-336/-323) ensuite.

Arsès voit en Bagoas une menace pour son règne. Finalement, mécontent de cet état de chose et peut-être influencé par les nobles de la cour royale, qui généralement méprisaient Bagoas, Arsès planifie le meurtre de Bagoas. Mais le ministre, qui a eu vent de l'attentat, prend les devants et réussit à empoisonner Arsès. Il porte ensuite sur le trône un cousin d'Arsès, Darius III Codoman, dont le premier acte sera de se débarrasser de ce dangereux ministre.

Il n'y a pas de titulature égyptienne concernant Arsès.

Bardiya

Bardiya (en vieux perse : 𐎲𐎼𐎮𐎡𐎹), mort en -525 ou -522, fils de Cyrus II, de la dynastie des achéménides, grand roi de l'empire perse pendant quelques mois en -522, à moins qu'il ne fût assassiné avant et qu'un usurpateur ait pris sa place à la tête de l'empire. Il est également connu sous les noms grecs de Smerdis, Mergis, Mardos et Tanyoxarkès.

Basse époque

La Basse époque est une période de l'histoire de l'Égypte antique allant des environs de -750 à -332. Elle débute par la réunification du pays par un roi d'origine koushite, Piânkhy, et se termine par la conquête de l'Égypte par Alexandre le Grand. On y trouve les six dernières dynasties décrites par Manéthon, qui est lui-même un contemporain des premiers Ptolémées.

Calendrier persan

Le calendrier persan (ou iranien) est un calendrier solaire en usage notamment en Iran et en Afghanistan.

Il descend des calendriers zoroastriens de la Perse pré-islamique. Son système d’alternance des années communes et des années bissextiles le rend plus précis que le calendrier grégorien.

Cambyse II

Cambyse II (en vieux perse : 𐎣𐎲𐎢𐎪𐎡𐎹 ; en grec ancien : Καμϐύσης / Kambysês) († -522), grand roi achéménide de l'empire Perse de 529 av. J.-C. à sa mort en 522 av. J.-C., est surtout connu pour avoir conquis l'Égypte et y avoir régné en pharaon.

Cyrus le Grand avait désigné Cambyse comme son héritier bien avant sa mort, au détriment de son fils cadet Bardiya, ce qui entraîna une certaine rivalité entre les deux frères. Les premières années du règne de Cambyse après son accession au trône en 529 sont mal connues ; on sait seulement qu'il acheva la conquête des pays d'outre-Euphrate en s'emparant de la Phénicie et de Chypre. Ces deux forces maritimes permirent à l'armée perse de se munir d'une flotte très puissante.

Chah

Chah, shah ou schah, terme persan, est le titre porté par les rois d'Iran (Perse). Ce terme a été emprunté par d'autres langues où il désigne plus généralement le souverain ou le monarque d'un État. Il apparaît également dans d'autres titres dérivés.

Darius III

Darius III Codoman (v. 380 - 330) est le roi de Perse de 336 à sa mort en 330. Vaincu par Alexandre le Grand, il est le dernier grand roi achéménide de l'empire perse.

Darius Ier

Darius Ier dit le Grand (né vers 550 av. J.-C., mort en 486 av. J.-C. ; son nom en grec : Δαρεïος A' Dareiôs, en persan : Dārayawuš ou Dāriyūš ou Dārayavahuš داريوش بزرگ « Celui qui soutient le Bien » ou داریوش Dariush, en babylonien : Dariamuš, en élamite : Dariyamauiš ou Da-ri-(y)a-ma-u-iš, en araméen : Dryhwš, en hébreu : Darjaweš דריווש הראשון, en latin : Darius) est le troisième grand roi (ou quatrième si on compte Bardiya) de l'Empire perse ; il appartient à la dynastie perse des Achéménides.

Darius est le fils d'Hystaspès, le petit-fils d'Arsamès et le frère d'Artaban. Dans son inscription à Behistoun, Darius se présente comme descendant en droite ligne d'Achéménès, mais il s'agit sans doute, contrairement à ce qu'il affirme, d'une branche qui n'a pas produit de rois jusqu'à lui.

Darius porte les titres auliques de « porte-carquois » de Cyrus II, puis de « porte-lance » de Cambyse II lors de la conquête de l'Égypte. Il épouse une des filles de Gobryas, l'un des sept conjurés, qui lui donne trois fils dont Artobarzanès l'aîné, et Ariabignès.

Il est mentionné dans six Livres de l'Ancien Testament dont Esdras et Daniel.

Guerres médiques

Les guerres médiques opposent les Grecs aux Perses de l'Empire achéménide au début du Ve siècle av. J.-C. Elles sont déclenchées par la révolte des cités grecques asiatiques contre la domination perse, l'intervention d'Athènes en leur faveur entraînant des représailles. Les deux expéditions militaires des souverains achéménides Darius Ier et Xerxès Ier constituent les principaux épisodes militaires de ce conflit ; elles se concluent par la victoire spectaculaire des cités grecques européennes conduites par Athènes et Sparte.

Ils marquent traditionnellement le passage de l'époque archaïque à l'époque classique.

Même s'il ne faut pas en exagérer la portée — pour l'empire achéménide ce conflit semble initialement assez périphérique —, les guerres médiques apparaissent comme le point de départ de l'hégémonie athénienne en mer Égée, mais aussi comme la prise de conscience d'une certaine communauté d'intérêts du monde grec face à la Perse, idée que reprend, près de deux siècles plus tard, Alexandre le Grand.

Ilkhanat de Perse

L'Ilkhanat était un khanat perse créé en 1256 et qui fut dirigé par les Ilkhans (ou « Ilkhanides », aussi appelés « Houlagides » ; en persan : ایلخانیان, Ilxâniyân ; en mongol : Хүлэгийн улс, Hulagu-yn Ulus), de la maison de Houlagou.

Persan

Le persan (en persan : فارسی, fārsī, ou پارسی, pārsī) est une langue indo-européenne. C'est la langue officielle en Iran (centre, centre-sud, nord-est), Afghanistan et Tadjikistan où elle est majoritairement parlée. Le persan est une langue minoritaire notable à Bahreïn, en Irak, à Oman, au Qatar, et aux Émirats arabes unis. Le dari, dialecte du persan, également appelé persan afghan ou persan oriental, est une langue officielle en Afghanistan ; il est parlé également en Iran et au Pakistan. De même, le tadjik, autre dialecte du persan, est la langue officielle du Tadjikistan et également parlé au Kirghizistan, au Turkménistan, en Ouzbékistan, et dans une moindre mesure au Kazakhstan. Le persan ou l’une de ses langues-sœurs est également parlé en Azerbaïdjan, en Russie, et en Ouzbékistan (minorité tadjike). Jadis, du XVIe au XIXe siècle, il fut la langue officielle de l'Empire moghol.

Le persan fait partie du groupe indo-iranien de la famille des langues indo-européennes. C'est une langue du type « sujet-objet-verbe ». Les langues persanes s’écrivent surtout au moyen de l'alphabet arabo-persan, variante de l'alphabet arabe, bien qu'elles n'aient aucune parenté avec la langue arabe, dont elles diffèrent tant sur le plan de la grammaire que de la phonologie. Au Tadjikistan, en Russie, en Azerbaïdjan et en Ouzbékistan, où elle a été cyrillisée, la langue tadjike s’écrit en caractères cyrilliques.

Il est appelé fārsi (فارسی) en Iran et en Afghanistan (ce qui est une forme arabisée de parsi — l'alphabet arabe ne comporte pas de consonne p), parsi (پارسی, une appellation locale ancienne, encore utilisée par certains locuteurs), hazara et tadjik (un dialecte d'Asie centrale) ou dari (appellation locale en Afghanistan). Les gens qui parlent persan sont désignés comme persanophones.

Saint-John Perse

Alexis Leger, dit Saint-John Perse, né le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre et mort le 20 septembre 1975 à Hyères, est un poète, écrivain et diplomate français, lauréat du prix Nobel de littérature.

En marge des mouvements littéraires de son époque, sa poésie, en prose, est réputée pour son hermétisme, mais aussi pour sa force d’évocation. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1960 « pour l’envolée altière et la richesse imaginative de sa création poétique, qui donne un reflet visionnaire de l’heure présente ».

Sassanides

Les Sassanides sont une dynastie perse ayant régné sur le monde iranien de 224 jusqu'à l'invasion musulmane, en 651. Cette période constitue un âge d'or pour la région, tant sur le plan artistique que politique et religieux.

Avec l'Empire romano-byzantin, cet Empire a été l'une des grandes puissances de l'Asie de l'ouest pendant plus de quatre cents ans. Fondée par Ardachir Ier, qui met en déroute Artaban IV, le dernier roi parthe (arsacide), elle prend fin avec la défaite du dernier roi des rois (empereur) Yazdgard III (632-651). Ce dernier, après quatorze ans de lutte, ne parvient pas à enrayer la progression du califat arabe, le premier des empires islamiques. Le territoire de l'Empire sassanide englobe alors la totalité de l'Iran actuel, l'Irak, l'Arménie d'aujourd'hui ainsi que le Caucase sud (Transcaucasie), y compris le Daghestan du sud, l'Asie centrale du sud-ouest, l'Afghanistan occidental, des fragments de la Turquie (Anatolie) et de la Syrie d'aujourd'hui, une partie de la côte de la péninsule arabe, la région du golfe Persique et des fragments du Pakistan occidental. Les Sassanides appelaient leur empire Eranshahr, « l'Empire iranien », ou Empire des Aryens.

On considère l'ère des Sassanides comme l'une des périodes les plus importantes de l'histoire de l'Iran. Sous bien des aspects, elle représente l'accomplissement au plus haut degré de la civilisation perse, et fut le dernier grand empire iranien avant la conquête musulmane de la Perse et l'adoption de la religion musulmane. L'influence culturelle des Sassanides s'étend bien au-delà des frontières de l'empire, pour atteindre l'Europe de l'Ouest, l'Afrique, la Chine et l'Inde, et jouer un rôle dans la formation de l'art médiéval européen et asiatique. Cette influence sur la civilisation islamique se manifesta dès la conquête de l'Iran par les musulmans.

Sogdianos

Sogdianos (ou Sekyndianos, en perse Sogdyậna) est brièvement roi des Perses Achéménides six mois et demi en -424. C'est un personnage historique obscur, connu principalement que par les écrits de Ctésias de Cnide (médecin grec d'Artaxerxès II, historien de la Perse et de l'Inde. Manéthon l’appelle Sogdianus et lui compte sept mois de règne (Africanus, Eusebius)[réf. nécessaire]. Il est le fils d'Artaxerxès Ier et Alogyne (ou Alogune) une concubine. Après avoir assassiné en -424 son demi-frère, Xerxès II, il le remplace sur le trône. Son succès est de courte durée. Un autre de ses demi-frères, le satrape d'Hyrcanie Ochos (ou Darius II), le fils d'Artaxerxès Ier se soulève contre lui avec l'aide de ses troupes babyloniennes. Ochos parvient à isoler son demi-frère, qui doit se rendre. Il le fait assassiner par Arbarios, commandant de la cavalerie. Sogdianos n'a pas le temps de venir en Égypte pour être intronisé pharaon, de ce fait il n'est rapporté dans aucune source égyptienne. Il épouse sa demi-sœur Parysatis, fille d'Artaxerxès Ier et d'Andia de Babylone. Il n'y a pas de titulature égyptienne pour ce roi.

Ochos devient roi sous le nom de règne Darius II.

Séfévides

La dynastie des Séfévides ou Safavides (persan : Safaviān - صفویان ; azéri : صفوی‌لر - Səfəvilər) régna sur la Perse de 1501 à 1736. Succédant aux Timourides, ils sont la première dynastie totalement indépendante à régner sur l'Iran depuis près de 500 ans. Les Safavides sont issus d'un ordre religieux sunnite soufi militant fondé au XIVe siècle. Bien que turcophones, leur origine ethnique n'est pas assurée, car les Safavides l'ont délibérément falsifiée pour des raisons idéologiques ; ils pourraient être kurdes. Convertis au chiisme duodécimain au cours du XVe siècle, peut-être sous Khwajeh Ali ou sous Jonayd, ils proclament cette branche de l'islam religion d'État lorsque leur dirigeant, Ismaïl, prend le pouvoir en 1501. Soutenu par les nomades turcs Qizilbash, à partir de 1508, Ismaïl règne sur l'ensemble des territoires auparavant dominés par les Aq Qoyunlu, également des turcophones. À partir de 1510, les Séfévides, dont la montée en puissance va de pair avec la création d'une théocratie dirigée par le shah, s'opposent à l'est aux Ouzbeks également turcophones et dirigés par Mohammad Shaybânî, et à l'ouest aux Ottomans, défenseurs du sunnisme. La dynastie atteint son apogée sous Abbas Ier le Grand, chah de 1588 à 1629, qui sépare les fonctions religieuses et politiques de l'empire, et met en place une garde personnelle composée d'esclaves islamisés, les ghulams, afin de contrer la puissance des tribus qizilbashs. Avec l'Empire ottoman et l'Empire moghol, les Séfévides sont alors l'une des trois grandes puissances du monde musulman, qui entretient des contacts avec les souverains européens, désireux d'établir une alliance contre la Sublime Porte.

XXVIIe dynastie égyptienne

Peu après la défaite de Psammétique III à Péluse, le royaume d'Égypte passe aux mains des Perses (-525). Mais l'Égypte a une vitalité et une originalité trop puissante pour tomber immédiatement au rang de simple province : elle forme dans l'empire perse un état à part dont le souverain achéménide est le pharaon.

Cambyse II, pharaon de cette XXVIIe dynastie perse sous le nom de Mésoutirê, échoue dans ses entreprises sur l'Éthiopie et sur l'oasis d'Ammon, et maltraita ses nouveaux sujets dans un accès de folie (-525 à -522). Au contraire, Darius Ier travaille de son mieux à se les attacher.

Ainsi, après plusieurs insurrections infructueuses, sous Artaxerxès II, en -404, Amyrtée chasse les Perses. Celui-ci devient le seul pharaon de la XXVIIIe dynastie.

Région prospère après l’ouverture économique de la période saïte, l’Égypte reste marquée par le cosmopolitisme et le métissage de ses élites (autochtones, Libyens, Syro-Palestiniens, Cariens, Grecs) plus ou moins intégrés dans le milieu égyptien. Le pouvoir perse renforce certaines garnisons étrangères (Juifs d’Eléphantine), instaure de nouvelles donnes économiques (introduction de la monnaie). Il cherche à s’appuyer sur les élites locales, montrant un grand respect des us et des coutumes en échange de la soumission exigée. Le ralliement de ces élites paraît s’être facilement effectué (autobiographie d’Oudjahorresné) ; le souverain perse accepte d’être présenté selon la tradition pharaonique (titulature, iconographie). Cependant, pour la première fois, il ne s’agit pas d’un roi étranger égyptianisé, vivant en symbiose dans une véritable communauté culturelle. Le pharaon perse garde sa propre identité culturelle.

Xerxès II

Xersès II, mort vers -424, (En perse Xšayāršā ou Chschayaŗschā), Manéthon l’appelle Xerxês et lui compte deux mois de règne (Africanus, Eusebius). Il est roi des Perses Achéménides pendant quarante-cinq jours. Il est le fils d'Artaxerxès Ier et de la reine Damaspia. Il est assassiné par son demi-frère Sogdianos. La plupart des chronologies ne comptent pas ce roi vu son court règne.

C'est un personnage historique obscur connu principalement par les écrits de Ctésias de Cnide (médecin Grec d'Artaxerxès II, historien de la Perse et de l'Inde, mort v. -398). Il aurait été le seul fils légitime d'Artaxerxès Ier et de la Reine Damaspia. Il est connu pour avoir servi comme prince héritier, mais il n'est apparemment seulement reconnu à ce titre qu'en Perse et en Élam. La dernière inscription citant Artaxerxès Ier vivant peut être datée du 24 décembre -424.

Xerxès II monte apparemment sur le trône, mais deux de ses frères illégitimes le revendiquent aussi. Le premier est Sogdianos, fils d'une concubine, Alogyne (ou Alogune) et le second est Darius II. Ils étaient tous les deux mariés avec leur demi-sœur Parysatis, fille d'Andia de Babylone.

Une première inscription d'Ochus (Darius II) peut être datée du 10 janvier -423. Il était déjà à cette époque satrape d'Hyrcanie et il est rapidement reconnue par les Mèdes, la Babylonie et l'Égypte. Sogdianos à son tour sera tué quelques mois plus tard. Darius II devenant le seul dirigeant de l'Empire Perse.

Xerxès Ier

Xerxès Ier (en vieux perse : 𐎧𐏁𐎹𐎠𐎼𐏁𐎠 / Xšayaṛša ; en persan : خشایارشا / Xašâyâršâ), né vers 519 av. J.-C. et mort en 465 av. J.-C. (ou 475 av. J.-C.), est un grand roi perse, membre de la dynastie des Achéménides qui régnèrent sur un empire s'étendant de l'Indus à la mer Égée et du Syr-Daria au golfe Persique et au Nil, incluant ainsi l'Égypte antique durant la XXVIIe dynastie. Manéthon l’appelle Xerxès le Grand et lui compte vingt-et-un ans de règne (Africanus, Eusebius).

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