Paroisse

Une paroisse est une organisation qui est originellement, dans le christianisme, la subdivision de base d'un diocèse de l'Église. La paroisse occupe un rôle essentiel dans la vie religieuse, elle est le lieu de culte, de célébration pour les croyants.

On retrouve la même structure aussi bien dans l'Église latine que dans les Églises orientales. L'Église anglicane, et l'Église luthérienne, ainsi que les pays passés à la Réforme calviniste ont repris cet héritage.

Depuis le concile Vatican II, le Code de droit canonique de 1983 définit la paroisse de l'Église catholique comme « la communauté précise de fidèles qui est constituée d’une manière stable dans l'Église particulière, et dont la charge pastorale est confiée au curé, comme à son pasteur propre, sous l'autorité de l'évêque diocésain »[1].

Elle a également donné son nom à une subdivision administrative dans plusieurs pays, la paroisse civile, reprenant le territoire de la paroisse originale. En France, les paroisses ont donné naissance aux communes actuelles à la Révolution.

Étymologie

Le mot français paroisse dérive du mot grec παροικία [paroikía], résidence en pays étranger, par l'intermédiaire du latin ecclésiastique parochia, déformation du latin părœcĭa, transcription latine du mot grec παροικία[2].

Le mot provient du latin parochia utilisé par les premières communautés chrétiennes pour désigner le territoire d'une cité épiscopale. Au Ve siècle, il est déjà très proche de son sens actuel puisqu'il s'applique aux territoires et communautés existant en dehors du siège épiscopal.

Description

La paroisse désigne à la fois une aire géographique précise, le « territoire de la paroisse », et un groupe de personnes habitant sur ce territoire et constituant la communauté paroissiale.

La paroisse catholique

L'église paroissiale

L'église dite paroissiale est le lieu de rassemblement de la communauté devant laquelle le pasteur et toute l'assemblée célèbrent la Résurrection du Christ à travers différentes célébrations dont la plus importante est la messe dominicale.

Pas moins de 2 800 des 15 000 églises rurales de France sont en péril selon un rapport rédigé par le Sénat[3] français.

Curé et équipe pastorale

À chaque paroisse est affecté un prêtre qui porte le titre de curé de la paroisse. Chaque paroisse est rattachée à un curé, mais celui-ci n'est pas forcément résident (à la cure) dans la paroisse. Ce nom de curé signifie « chargé du soin des âmes » (curatus animarum). Sous l'autorité directe de son évêque, dont il est le délégué, c'est le pasteur[4] de la paroisse avec l'équipe pastorale

Un curé peut être, selon la taille ou la population de la paroisse, assisté par un ou plusieurs prêtres appelés vicaires. Dans les paroisses administrées par un curé non résident, on les appelle desservants (en). En Bretagne, le curé est plus souvent appelé recteur et c'est son vicaire qui est appelé curé.

Le curé est avant tout responsable de la pastorale et de l'exercice du culte, mais cela le charge aussi de préoccupations d'ordre temporel à l'égard de ses paroissiens (pratiquants ou non). Dans son dictionnaire, Antoine Furetière décrit la paroisse comme le territoire « sur lequel s'étend la juridiction spirituelle du curé ». Le concile Vatican 2 a encouragé la constitution des conseils pastoraux régi par le Code de droit canonique de 1983 associant des laïcs engagés à l'équipe pastorale présidé par le curé avec un rôle consultatif pour recueillir les besoins et favoriser les différentes initiatives.

À l'époque moderne et jusqu'à la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 en France, le conseil de fabrique ou fabrique assure la collecte et l'administration des fonds pour la construction et l'entretien de l'église et de son mobilier. Depuis, ce rôle est dévolu au conseil paroissial[5].

Le corps politique (sous l'Ancien Régime)

Au XVIIIe siècle, les décisions concernant la paroisse étaient prises par le corps politique, qui comprenait généralement autour de 17 personnes, par exemple en Bretagne : 5 membres de droit (le sénéchal, le procureur du roi ou du seigneur, le recteur et les fabriciens en exercice) et 12 membres choisis parmi les anciens fabriciens[6].

Les prêtres habitués (sous l'Ancien Régime)

Dans les paroisses d'Ancien Régime, outre les curés et les vicaires, il y avait des prêtres qui n’avaient pas de fonctions précises. Ils vivaient généralement dans la paroisse où ils étaient nés. On les appelait « prêtres habitués », puisqu'ils y habitaient, qu’ils y avaient leurs habitudes. Certains bénéficiaient d’une chapellenie, mais la plupart étaient fort pauvres, vivant en partie des maigres participations des fidèles au casuel lorsqu'ils assistaient à des offices religieux, par exemple à des enterrements. Ils avaient souvent recours à la charité publique et vivaient aussi souvent du soutien de leur famille[6].

Activités

Une paroisse catholique a pour activité quotidienne la célébration des messes et offices, l'administration des sacrements (baptême, mariage, confession, sacrement des malades), l'organisation de manifestations exceptionnelles, et la présence et disponibilité du prêtre auprès de ses paroissiens remplissent l'emploi du temps du clergé.

À travers toute une pédagogie d'enseignement et d'expérience religieuse appelée catéchèse ou catéchisme, les paroissiens et en particulier les enfants sont initiés aux mystères de la religion chrétienne.

Évolutions aux XXe siècle et XXIe siècle

Dans les campagnes françaises, le nombre décroissant de prêtres a poussé depuis quelques décennies au regroupement paroissial (ou vicariat forain). Plusieurs paroisses sont réunies et confiées à un seul curé assisté de quelques laïcs.

Des laïcs, bénévoles ou rémunérés, soulagent le clergé de diverses tâches matérielles telles que l'entretien de l'église et la préparation des cérémonies ; le sacristain (aussi appelé bedeau ou custos) y vouait souvent toute son existence. De nos jours, ce rôle est assuré par un ou plusieurs laïcs. Pour les cérémonies dans l'église, en particulier la messe dominicale et les processions, les ministres du culte sont assistés par les enfants de chœur, ou servants de messe, jeunes garçons ou jeunes filles de la paroisse volontaires pour assumer ce rôle. De nombreuses vocations sont révélées dans ce cadre.

Organisation géographique

Subdivisions hiérarchiques

Selon sa géographie, son habitat, la paroisse peut être divisée en quartiers regroupant plusieurs hameaux (ou rues) ; des chapelles ou des prieurés facilitant la pratique de la religion pour les paroissiens voisins. Après la Révolution, on trouve mention de ces quartiers (sous le nom de frairies) dans les listes électorales ou encore les plans du cadastre.

En raison des conditions de leur naissance, de leur taille ou configuration, une paroisse appelée paroisse-mère peut avoir délégué à une ou plusieurs paroisses-filles une partie de ses prérogatives sur une portion du territoire. Il s'agit essentiellement de permettre à une partie des habitants de disposer d'une église sans devoir se déplacer à l'église principale. Un service minimum est donc assuré sous l'autorité du curé de la paroisse-mère. Les messes principales mais aussi les registres paroissiaux y sont en principe tenus.

Les paroisses-filles sont généralement appelées succursales sous des dénominations variables géographiquement : trève en Bretagne, mais aussi selon Furetière, « aide, fillette, annexe, vicairerie ». Record au moins régional, en Bretagne la paroisse de Bothoa - maintenant Saint-Nicolas-du-Pélem - ne comportait pas moins de quatre trèves, l'ensemble occupant 140 km2.

L'entité géographique supérieure dans l'Église catholique est le doyenné, regroupant plusieurs paroisses. Le curé de l'une d'elles étant désigné comme doyen par l'évêque du diocèse. Au-dessus hiérarchiquement, l'archidiaconé regroupe plusieurs doyennés.

Répartition

Deux types de paroisse existent : la paroisse rurale et la paroisse urbaine.

L'association « Œuvre des Chantiers du Cardinal », créée en 1931 par le cardinal Verdier pour accompagner l'exode rural et la vague d'immigration, a promu la construction et l'entretien des églises catholiques de Paris et de la région parisienne.

Histoire des paroisses catholiques en France

Antiquité

Au IVe siècle, Saint Martin de Tours crée et organise les premières paroisses en France[7].

Époque moderne

En dehors des villes, au statut particulier, la paroisse jusqu'à la Révolution était l'entité de base du Royaume. Non seulement son origine et sa nature religieuse n'empêchaient pas les élites et les administrations de la considérer comme la circonscription de base, mais le curé était estimé comme le personnage et l'interlocuteur essentiel, le clergé et de rares notables étant parfois les seuls à posséder quelque instruction. Le clergé séculier a été modelé par les séminaires mis en place à la suite du Concile de Trente. Les études y durent 5 ans (2 ans de philosophie, 3 ans de théologie). Ordonnés prêtres après ce cursus, leur ministère commence par une période de vicariat, certains restent vicaires toute leur vie alors que d'autres sont nommés aux fonctions de curé.

Celui qui nommait les curés était rarement l'évêque diocésain ; le droit de collation, c'est-à-dire de nomination du titulaire, pouvait aussi être détenu par un autre ecclésiastique, une abbaye ou un laïc, généralement un seigneur du lieu ou le roi. Ainsi, dans le diocèse de Besançon, à la fin du XVIIIe siècle, 24 sont nommés par le chapitre métropolitain, une centaine par des abbayes, 70 par les seigneurs, 6 par le roi et cinq curés sont élus par les paroissiens[8]. Dans tous les cas, l'évêque gardait le droit d'institution canonique.

S'appuyant sur le respect des ouailles (nom courant pour les paroissiens fidèles) pour leur curé, celui-ci se trouva chargé de fonctions civiles comme l'État-civil ou la lecture de textes législatifs ou d'ordonnances de justice au cours ou à l'issue des messes. Habitués à recevoir de sa part des doléances ou requêtes au nom de ses paroissiens, les agents royaux trouvaient naturels de solliciter le curé pour obtenir des informations ou de lui confier des tâches où sa connaissance et sa proximité du peuple étaient essentielles telles que la distribution de secours. Au milieu du XVIIIe siècle, c'est au clergé qu'on demande des statistiques de population pour leur paroisse ; opération encadrée par les subdélégués de l'intendant. Il assumait avec plus ou moins de bonne volonté ces charges supplémentaires et apparaissant généralement sans accord préalable.

S'appuyer sur les paroisses en confiant aux curés des missions d'intérêt général était aussi pour le pouvoir royal une façon de négliger la féodalité et de ne pas devenir les obligés des seigneurs du lieu.

De ce point de vue administratif, la paroisse était l'unité fiscale. Au cours d'assemblée de paroisse, les paroissiens intéressés devaient répartir les impôts sur chaque foyer et désigner chaque année les collecteurs. Ces assemblées rassemblent les chefs de famille de la paroisse qui peuvent être des femmes en cas de veuvage.

Révolution française

Sauf pour les plus petites et celles situées en milieu urbain, la Révolution transforma chaque paroisse en une commune avec des territoires et populations identiques (loi établissant les municipalités du 14 décembre 1789). La paroisse parut à ce moment une notion et une réalité définitivement condamnées, et il lui fallut plusieurs années pour récupérer une partie de ses attributs d'Ancien Régime.

Concordat de 1801

Le régime concordataire établit en 1801 par Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII, soumet toutes créations de paroisses de l'église catholique à l'approbation des pouvoirs publics, comme le stipule l'article 9 de l'accord[Note 1] : « Les évêques feront une nouvelle circonscription des paroisses de leurs diocèses, qui n'aura d'effet que d'après le consentement du Gouvernement ». Les articles 60 à 63[Note 2] de la convention du 26 messidor An IX (Titre IV - section 2) qu'il y aura au moins une paroisse dans chaque justice de paix. Chaque paroisse pouvant disposer d'autant de succursales que nécessaire (art. 60). « Chaque évêque, de concert avec le préfet, réglera le nombre et l'étendue de ces succursales. Les plans arrêtés seront soumis au Gouvernement, et ne pourront être mis à exécution sans son autorisation » (art. 61). « Aucune partie du territoire français ne pourra être érigée en cure ou en succursale sans l'autorisation expresse du Gouvernement. » (art. 62). « Les prêtres desservant les succursales sont nommés par les évêques » (art. 63)[9].

Ce régime prend fin lors de la promulgation de loi de séparation des Églises et de l'État en décembre 1905 qui rend aux évêques la totale liberté de fixer le nombre et les limites paroissiales de leur diocèse.

Au XXe siècle

À la fin des années 1980, la France comptait près de 38 000 paroisses, soit un peu plus d'une paroisse par commune en moyenne. Les communes plus peuplées disposant parfois de plusieurs paroisses sur leurs territoires.

L'exode rural et autres facteurs divers a réduit son nombre à environ 15 000 (chiffres 2006)[10], avant de remonter dans les années 2010 à 19 000 à la faveur de la rurbanisation (chiffres 2011)[11].

Sociologie

Identités paroissiales d'autrefois

Jusqu'au début du XXe siècle et surtout dans les paroisses rurales à forte vocation agricole, les individus s'identifiaient avant tout à leur paroisse, voire de manière métonymique à leur clocher : tout passant, tout visiteur était considéré comme étranger quand bien même il était de la paroisse voisine ; celui-ci savait avoir la même attitude une fois de retour chez lui. Les variantes du patois ou des pièces de vêtements désignaient immédiatement comme suspect celui qui n'est pas du pays : que venait-il faire là ? pour quelles raisons ? comment interpréter l'aisance affichée par son habit ou au contraire l'indigence de ses hardes ? est-il de passage ou un nouveau paroissien ?

L'isolement induit par la géographie (îles, vallées, ressources locales spécifiques, etc) favorisait et favorise encore dans une certaine mesure le repli sur les éléments familiers et immuables.

L'identification à la paroisse se faisait en parallèle à une attitude de rivalité à l'égard des paroisses voisines, surtout la ou les paroisses d'importance comparable. Cette attitude était positive en s'exprimant par une émulation sur l'adresse ou la force des jeunes paysans, sur le savoir-faire des artisans ou encore sur les signes extérieurs de la piété (ornements des églises, zèle dans les processions...). Ce sentiment d'appartenance devait être suspendu à l'occasion des foires, pèlerinages, etc., où chacun se vouait à des intérêts supérieurs temporels ou spirituels. Il fallait aussi savoir mettre de l'eau dans son vin quand l'amour et les liens du mariage attiraient malgré soi sur des terres étrangères situées seulement à une lieue ou deux de là. Les cas de force majeure, épidémies et autres formes d'agression du territoire, mobilisation générale, imposaient aussi de temps à autre une remise en cause de son identité locale.

La paroisse urbaine

Origine

La paroisse urbaine apparaît au XIe siècle dans une grande majorité de la France. Ce n'est qu'au XIIIe siècle que cela s'étend à toute l'Europe. La paroisse urbaine est apparue après la vie en communauté autour d'un évêque, système qui prévalait au haut Moyen Âge. Ce système était d'abord apparu dans les villes et ensuite dans les campagnes. Mais avec l'apparition des paroisses, c'est le contraire qui se produisit. Les paroisses sont arrivées avec l'essor des villes médiévales dû au commerce. Leur apparition est également lié au progrès de l'évangélisation. Mais l'expansion des paroisses en ville est liée à la croissance de ces dernières : en effet, il n'était nullement obligatoire de construire ces lieux de culte en ville. La plupart des paroisses se sont construites au fur et à mesure, mais il y en a aussi qui se sont développées à partir de lieux de culte déjà présents.

Organisation

La paroisse est organisée autour d'un évêque, qui fait respecter l'ordre paroissial. C'est-à-dire l'assistance à la messe paroissiale, l'administration des sacrements et les prérogatives de la paroisse en matière de sépulture. L'église paroissiale urbaine est devenue le lieu d'accomplissement des devoirs religieux. La paroisse est le lieu de la manifestation de la vie religieuse. L'esprit de la paroisse est communautaire, il est lié aux charités. La paroisse tient un rôle très important dans la vie sociale, en effet elle est très liée à la vie artistique, l'assistance, l'enseignement et la sécurité.

Paroisse personnelle

Sur le modèle des prélatures personnelles (au niveau mondial), l'Église catholique a parfois recours à des paroisses personnelles, ancrées non dans un territoire géographique précis au sein du diocèse (paroisse géographique), mais sur une thématique pastorale précise ou sur une liturgie particulière. Par exemple, des paroisses personnelles ont été créées pour les fidèles attachés à la forme tridentine du rite romain ou en fonction de la langue (en Suisse, des paroisses de langues italienne et espagnole ont été créés pour tenir compte de la forte proportion d'immigrés de ces 2 langues dans le pays)[12]. Les curés des paroisses personnelles ne sont pas nécessairement des prêtres diocésains, la paroisse qui leur est confiée n'a pas de délimitation géographique.

Archives paroissiales

Les paroisses, comme toutes les institutions, produisent divers documents qui en perdant leur actualité prennent le statut d'archives. Ces documents varient avec les époques et la complexité du fonctionnement, mais peuvent se regrouper en principales catégories au-delà des noms qu'on leur donne. La plupart des registres sont rédigés chronologiquement et sont des sources de premier plan pour l'histoire locale.

  • Les registres paroissiaux ou registres de catholicité où le clergé enregistre les actes de baptême, mariage et sépulture, c'est-à-dire un bref rapport à la forme réglementée citant la personne ou les personnes concernées, les témoins et le prêtre responsable, le tout suivi de leurs signatures si elles savent signer.
  • Les registres post-concordataires, nom des registres paroissiaux tenus par le clergé à partir de 1803.
  • Les registres de délibérations de l'assemblée paroissiale sur l'administration de la paroisse.
  • Les registres de délibérations de la fabrique concernant l'administration et entretien courant de l'église et des biens annexes.
  • Les ouvrages liés au culte en général et dans la paroisse en particulier : le livre de prières appelé paroissien ou paroissial ; le coutumier décrivant les usages locaux.
  • Les registres du conseil paroissial, à partir du début du XXe siècle en France.
  • Les bulletins paroissiaux, imprimés périodiques, surtout à partir du début du XXe siècle en France.
  • Les registres de paroisse qu'il ne faut pas confondre avec les registres paroissiaux sont aussi appelés « Livres de paroisse » ou « Cahiers de paroisses » parce qu'ils sont le journal de bord des événements petits ou grands de la paroisse complété par toutes sortes d'informations pouvant soutenir ou aider le clergé dans son sacerdoce, charge à chaque curé de le mettre à jour et de le transmettre à son successeur. Les plus anciens datent du début du XIXe siècle en France.

Les registres paroissiaux ont été intégrés aux archives communales à la suite de la loi du qui confie la responsabilité de l'état civil français aux mairies.

Labels écologiques pour les paroisses

Les Églises chrétiennes ont développé des labels écologiques pour les communautés chrétiennes. Ce sont des outils qui permettent d'initier ou d'approfondir la conversion écologique des paroisses et des églises locales. En France, le label « Église verte » a été lancé le 16 septembre 2017. Des initiatives similaires ont été menées dans d'autres pays : en Allemagne le label « Coq vert », au Royaume-Uni les « Eco-churches », au Canada les « Églises vertes », en Norvège les « Congrégations vertes »[13] ; en Suisse « œco Église et environnement » met à disposition un guide « Paroisses vertes »[14].

Pour le label français, la communauté doit établir un éco-diagnostic par le biais d'un questionnaire à choix multiples qui couvre cinq domaines[15] :

  • les célébrations et la catéchèse ;
  • les bâtiments ;
  • les terrains de la paroisse ;
  • l'engagement communautaire et global ;
  • les styles de vie.

L’église doit s’engager à progresser – à son rythme – dans l’un des cinq thèmes durant l’année.

Voir aussi

Notes

  1. Article numéroté « IX » dans le texte.
  2. Articles numérotés « LX », « LXI », « LXII » et « LXIII » dans le texte.

Références

  1. Code de droit canonique, canon 515, paragraphe 1..
  2. Étymologie de « Paroisse » d'après le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.
  3. « Des maires sont contraints de démolir leurs églises « Copie archivée » (version du 20 mai 2007 sur l'Internet Archive) », sur lefigaro.fr.
  4. pasteur, ici au sens évangélique du terme. Ce mot n'est pas son appellation usuelle.
  5. « Conseil paroissial pour les affaires économiques », sur Église catholique en France (consulté le 7 septembre 2018).
  6. Jean Rohou, Catholiques et Bretons toujours ? : essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne, Brest, Dialogues, (ISBN 978-2-918135-37-1)
  7. Martin de Tours sur le site du diocèse de Tours.
  8. Sauzay, Histoire de la persécution religieuse dans le département du Doubs, T I, p. 168. Cité par Pierre-Marie de la Gorce, Histoire religieuse de la Révolution française, T I, P. 22.
  9. « Le Concordat de 1801 », sur napoleon.org (consulté le 30 mars 2019)
  10. Béatrice Bazil, « La paroisse », sur La Croix, .
  11. « Des paroisses comme communautés », Documents Episcopat, no 7,‎ , p. 16.
  12. « Diocèse de Coire: Deux paroisses personnelles pour le rite tridentin », (consulté le 9 janvier 2019).
  13. Delphine Allaire, « Les Églises françaises lancent un « Label Église verte » », La Croix, 6 août 2017, lire en ligne
  14. œco Église et environnement
  15. Label Église verte, éco-diagnostic

Bibliographie

  • Michel Aubrun, La paroisse en France, des origines au XVe siècle, Paris, Picard, 2008, 256 p. (ISBN 978-2-7084-0826-5)
  • Bonzon Anne, Guignet Philippe et Venard Marc (éd.), La paroisse urbaine : du Moyen Âge à nos jours, Paris, Cerf, 2014. (ISBN 978-2-204-09903-5)
  • Favier Jean, Dictionnaire de la France médiévale, Paris, Fayard, 1993. (ISBN 978-2213031392)
  • Gaudemet Jean, « La paroisse au Moyen Âge », dans revue d’histoire de l’Église de France, vol. 59, no 162, 1973, p. 5-21.

Articles connexes

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Andorre-la-Vieille

Andorre-la-Vieille (en catalan : Andorra la Vella) est le nom de l'une des sept paroisses (parròquia) et la capitale de la Principauté d'Andorre. La paroisse compte de nos jours un peu plus de 22 000 habitants, 19 000 pour la ville elle-même. Elle se situe sur la rivière Valira (ou Gran Valira), peu après la confluence du Valira d'Orient et du Valira del Nord (située dans la paroisse d'Escaldes-Engordany), à environ 1 013 m d'altitude, ce qui en fait la plus haute capitale nationale d'Europe.

C'est la principale paroisse, regroupant la majorité des services et institutions, dont le Gouvernement d'Andorre.

Autorité taxatrice

Au Nouveau-Brunswick (Canada), une autorité taxatrice est une subdivision de certains districts de services locaux (DSL) offrant des services complémentaires; il y a environ 50 autorités taxatrices en 2008.

Capitale-Nationale

La Capitale-Nationale est une région administrative du Québec. Elle est composée de l'agglomération de Québec, de six municipalités régionales de comté (MRC), d'une réserve autochtone hors MRC et d'une municipalité de paroisse hors MRC. Elle ne doit pas être confondue avec la région de Québec.

Centre-du-Québec

Le Centre-du-Québec est une région administrative du Québec située sur la rive sud du Saint-Laurent, face à Trois-Rivières. Elle est composée de 5 municipalités régionales de comté (MRC) et de 80 municipalités. Elle est devenue une région administrative indépendante le 30 juillet 1997.

Conseil de fabrique

La fabrique ou général (paroisse) ou fabrique d'église, au sein d'une communauté paroissiale catholique, désigne un ensemble de « décideurs » (clercs et laïcs) nommés pour assurer la responsabilité de la collecte et l'administration des fonds et revenus nécessaires à la construction puis l'entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse : église(s), chapelle(s), calvaire(s), argenterie, luminaire(s), ornement(s), etc. Le terme « Fabrique d'Église » désigne à l'origine une assemblée de clercs auxquels se sont ajoutés, depuis le Concile de Trente (1545-1563), des laïcs, chargés de l'administration des biens de la communauté paroissiale.

Les membres du conseil de fabrique sont donc des administrateurs désignés plus spécifiquement par les termes de marguilliers ou de fabriciens.

Les revenus de la fabrique provenaient des quêtes, offrandes, dons en nature, loyers et fermages, legs mais aussi de la location des places de bancs dans l'église qui fournissaient un revenu régulier (bien souvent perçu annuellement à date fixe) pour la fabrique.

Curé

Le curé est un prêtre catholique qui est chargé de la cure c'est-à-dire qu'il a « charge d'âmes » d'une paroisse (en latin, cura animarum). Il est nommé par un évêque, dont il est le représentant et le délégué dans la paroisse. Il doit confesser et absoudre les péchés des personnes qui le souhaitent.

Les autres prêtres qui l'assistent sont nommés vicaires, ou prêtres habitués.

Diocèse de Chartres

Le diocèse de Chartres est un diocèse de l'Église catholique romaine en France couvrant le département d'Eure-et-Loir (et desservant quatre communes situées dans le département de l'Eure), et rattaché à la province ecclésiastique de Tours correspondant à la région Centre-Val de Loire.

Le 2 février 2018, Mgr Philippe Christory est nommé évêque de Chartres par le pape François.

Diocèse de Coutances et Avranches

Le diocèse de Coutances (en latin : Dioecesis Constantiensis) est un diocèse de l'Église catholique en France. Érigé au Ve siècle, c'est un des diocèses historiques de Normandie. Jusqu'en 1790, il couvrait le Cotentin. Depuis 1801, il couvre le département de la Manche, incorporant aussi l'ancien diocèse d'Avranches. Depuis 1854, il s'appelle « diocèse de Coutances et Avranches ». Suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Rouen, il relève de la province ecclésiastique de Rouen.

Depuis le 5 septembre 2013, Mgr Laurent Le Boulc'h est l'évêque du diocèse.

Diocèse de Nantes

Le diocèse de Nantes (en latin : dioecesis Nannetensis) est une circonscription territoriale de l'Église catholique en France correspondant au département de la Loire-Atlantique.

Le diocèse de Nantes faisait partie de l'Archidiocèse de Tours jusqu'en 2002. En 2003, les régions ecclésiastiques ont été remaniées de façon à mieux correspondre aux régions administratives. Le diocèse de Nantes fait donc maintenant partie de la nouvelle province ecclésiastique de Rennes qui regroupe les diocèses des régions Bretagne et Pays de la Loire.

C'est un des neuf évêchés de la Bretagne historique (symbolisés par les 9 bandes du drapeau breton Gwen ha du) ; son territoire constituait le Pays nantais, lui-même correspondant approximativement à l'actuel département de la Loire-Atlantique.

Diocèse de Soissons

Le diocèse de Soissons est un diocèse de l'Église catholique romaine française couvrant le département de l'Aisne, dans la région Hauts-de-France correspondant à la province ecclésiastique de Reims. Le siège épiscopal est localisé à Soissons.

Il a été érigé dès le IIIe siècle. Depuis le 11 juin 1901, son nom complet est diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin.

Depuis le 30 octobre 2015, l'évêque du diocèse est Mgr Renauld de Dinechin.

La Grande-Paroisse

La Grande-Paroisse est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Grands-Paroissiens ou Roissiens plus familièrement.

La Nouvelle-Orléans

La Nouvelle-Orléans /la nu.vɛ.l‿ɔʁ.le.ɑ̃/ (en anglais : New Orleans /ˈnu ɔɹˈlinz/ ) est la plus grande ville de l'État de Louisiane, aux États-Unis. Comptant 393 292 habitants et 1 275 762 dans son aire métropolitaine, selon les dernières estimations du Bureau du recensement des États-Unis (2017), la ville est située sur les bords du Mississippi, non loin de son delta, sur les rives sud du lac Pontchartrain. Les limites de la paroisse d'Orléans, l'une des 64 paroisses subdivisant l'État de Louisiane, correspondent à celles de la ville. Sa vie culturelle riche, ancienne et vibrante lui vaut le surnom de Big Easy. Berceau du jazz, La Nouvelle-Orléans est marquée par l'héritage colonial français, que l'on retrouve aussi bien dans la toponymie que dans l'architecture ou les traditions locales.

Fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne, sieur de Bienville, et des colons français, son nom est choisi en l'honneur du régent Philippe, duc d'Orléans. Nommée capitale de la Louisiane en 1722, elle est construite ex nihilo selon un plan en damier symétrique. Elle devient peu à peu un centre commercial, exportant vers l'Europe des peaux et fourrures produites par les Amérindiens ainsi que des produits de plantations (indigotier, tabac). Cédée à l'Empire espagnol puis reprise par la France, la ville est définitivement vendue aux États-Unis, avec la Louisiane, par Napoléon Bonaparte en 1803. En 1880, elle perd son statut de capitale d'État au profit de Baton Rouge. Modernisée au début du XXe siècle, grâce à la création de digues et de canaux ainsi que d'un réseau de streetcars, La Nouvelle-Orléans perd 30 % de sa population après le passage de l'ouragan Katrina le 29 août 2005, qui entraîne d'importantes inondations et destructions de bâtiments.

Peuplée à plus de 65 % d'Afro-Américains, La Nouvelle-Orléans devient dès 1910 un lieu de bouillonnement artistique et musical. Foyer de la musique afro-américaine, elle voit émerger de nombreux artistes de blues, de jazz, comme Louis Armstrong et Sidney Bechet — tous deux nés dans la ville — mais aussi de musique dite cadienne. En outre, la ville possède un important patrimoine colonial français, notamment dans le Vieux carré français, le Faubourg Marigny et Tremé ainsi que celui de Fontainebleau. Certains de ses habitants, descendants des créoles français, parlent encore le français et le Mardi gras est fêté chaque année. L'atmosphère chaleureuse et bruyante de la Nouvelle-Orléans a inspiré beaucoup d'artistes, dont l'écrivain Tennessee Williams qui en fit le théâtre de sa célèbre pièce Un tramway nommé Désir. Enfin, la ville accueille plusieurs équipes sportives, dont la franchise NBA des Pelicans de La Nouvelle-Orléans.

Liste des gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick

Voici une liste des gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick.

Les superficies et populations données dans cette liste proviennent du recensement de 2011 effectué par Statistique Canada. Il y a plusieurs gouvernements locaux ayant un nom différent en anglais et en français, certains n'étant pas reconnus officiellement mais d'un usage courant. Les toponymes français sont donc préconisé dans cette liste.

Cliquez sur le triangle double au sommet d'une colonne pour classer le tableau selon cette colonne.

Liste des villes du Canada

Cette liste recense les villes incorporées du Canada, par ordre alphabétique.

Au Canada, il existait environ 4 100 municipalités en 2001. En incluant les réserves indiennes et les territoires non-organisés, ce nombre monte à 5 600 subdivisions de recensement. En vertu de l'article 92(8) de la Loi constitutionnelle de 1867, les « institutions municipales » tombent dans la catégorie des pouvoirs législatifs exclusifs aux provinces. Les villes québécoises, ontariennes, albertaines, etc., sont donc régies par des législations distinctes.

Mauricie

La Mauricie est une région administrative ainsi qu'une région touristique du Québec.

D'une superficie de 39 748 km2, elle est située au nord du fleuve Saint-Laurent dont l'axe principal est la vallée de la rivière Saint-Maurice qui a une longueur de 587 km. Elle compte trois principales villes : Trois-Rivières (en Basse-Mauricie) ; Shawinigan (en Moyenne-Mauricie) et La Tuque (en Haute-Mauricie). Elle compte aussi trois municipalités régionales de comté regroupant 42 municipalités.

Région pionnière de l’industrialisation du Québec, sur le plan historique, la Mauricie est considérée comme le berceau de l’industrialisation au Canada alors que, vers 1730, les Forges du Saint-Maurice deviennent la première entreprise sidérurgique de l’Amérique du Nord.

Municipalité

Une municipalité est l'administration territoriale d'une entité de type communal qui peut inclure une seule ville ou plusieurs agglomérations (villages, hameaux, lieux-dits, etc). Le terme peut également désigner le territoire sur lequel s'exerce cette administration,.

L'organisation, les compétences ou la taille du territoire des municipalités varient d'un pays à l'autre. Elles peuvent porter différents noms :

en France ou en Suisse, la municipalité est soit l'ensemble des élus soit l'organe exécutif de la commune ;

le mot désigne également des communes en Allemagne, Belgique et Autriche (Gemeinde), aux Pays-Bas (gemeente), en Suède (kommuner), etc ;

au Canada, les municipalités peuvent être des cités (city), villes (town), paroisses (parish), comtés (county), cantons (township), etc. ; au Québec (province francophone), une distinction est faite entre municipalités locales et municipalités régionales ;

dans les pays hispanophones, il s'agit d'ayuntamiento, de municipio (par exemple, les municipalités du Mexique, ou de comuna ;

dans les pays anglophones, il s'agit de municipalité (municipality), gouvernement local (local government), zone d'administration locale (Local Government Area), etc.Dans certains pays, l'ensemble du territoire relève d'une municipalité. Dans d'autres, certaines zones généralement peu peuplées ne relèvent d'aucune municipalité.

Paroisse civile

Une paroisse civile est, dans plusieurs pays, États ou régions, une subdivision administrative, directement héritée de la paroisse religieuse.

Paroisse civile (Royaume-Uni)

La paroisse civile (anglais : Civil parish) constitue la subdivision territoriale de base de l'Angleterre et de l'Écosse, au Royaume-Uni.

Église paroissiale

Une église paroissiale, dans le christianisme, est une église qui joue le rôle de centre religieux d'une paroisse, l'unité administrative fondamentale de l'Église orthodoxe, de l'Église catholique et des autres églises épiscopales. Canoniquement, l'église est paroissiale lorsqu'elle se voit reconnaître le droit de célébrer les baptêmes avec l'attribution de fonts baptismaux.

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