Paideia

En grec ancien, le mot paedeia ou paideia (παιδεία) signifie « éducation » ou « élevage d'enfant ». Historiquement, il fait référence à un système d'instruction de l'ancienne Athènes dans lequel on enseignait une culture vaste. Étaient enseignées la grammaire, la rhétorique, les mathématiques, la musique, la philosophie, la géographie, l'histoire naturelle et la gymnastique. La paideia désignait alors le processus d'éducation des hommes, une éducation comprise comme modelage ou élévation, par laquelle les étudiants s'élevaient à leur « vraie » forme, celle de l'authentique nature humaine[1]. Selon les Définitions de Platon, la paideia, l’éducation, ce sont les « soins que l'on dispense à l’âme ».

L'Athènes antique ayant un gouvernement démocratique, la paideia (combinée avec l’ethos, c'est-à-dire les habitudes) devait rendre un homme excellent, au sens où l'homme qui excelle est celui qui accomplit bien sa fonction. De la sorte, un homme dont la paideia était réussie pouvait être un bon citoyen ou même un roi[2]. Cette éducation ne consiste pas dans l'apprentissage d'un art ou d'un commerce, que les Grecs considéraient comme relevant de tâches mécaniques, sans valeur et indignes des citoyens - les ouvriers et artisans dans les métiers du feu étaient désignés du terme péjoratif de banausos - mais dans l'apprentissage moral de la liberté et de la noblesse ou de la beauté. La paideia est un héritage culturel poursuivi à travers les générations. Le terme paideia a donné lieu au concept d'encyclopédie, qui combine les mots grecs ἐγκύκλιος, enkyklios (désignant un système complet, circulaire) et paideia, qui apparaît en français sous la forme du suffixe, -pédie ou -pedia. Wikipédia utilise également ce terme et ce suffixe.

Origines

Les Grecs considéraient la paideia comme relevant de la classe aristocratique et correspondant à son niveau culturel ; la culture et la jeunesse se doivent d'être façonnées par cet idéal, nécessaire apprentissage de la vertu. Dans les premiers temps de la Grèce antique, l'amour jouait un rôle important dans ce processus, les professeurs adultes étant encouragés dans la plupart des villes à entretenir des relations pédérastiques avec les jeunes dont ils s'occupaient. L'idéal aristocratique est celui du Kalos kagathos, l’homme beau et bon. Cette conception de l’homme idéal est comparable à celle qu'auront plus tard les chevaliers du Moyen Âge, ou les classiques français du XVIIe siècle avec l'idéal de l'honnête homme ; s'y rattache notamment le concept anglais de gentleman. La paideia implique l'idée de la perfection, de l'excellence. Dans l’Iliade, Homère fait dire au roi Pélée que la mentalité grecque se doit d'être toujours prééminente : il s'agit de l'excellence (arété en actes). D'après Werner Jaeger, « l'arété est l'idéal central de toute la culture grecque »[3]. Toujours dans l’Iliade, Homère peint les couleurs de l'excellence dans la force physique et le courage des Grecs et des Troyens. Dans l’Odyssée, il met davantage l'accent sur l'excellence de l'esprit, qui est également requise pour vaincre. L’arété est nécessaire au héros, tout comme elle l'est dans la guerre pour celui qui cherche à vaincre. Elle consiste dans la capacité à « garder sa tête avec ses mains, contre les ennemis, les monstres et les dangers de toute sorte, puis revenir victorieux »[4].

Cette mentalité se remarque aussi dans la tendance des Grecs à ne reproduire et recopier que la littérature qui est considérée comme la meilleure. Les jeux olympiques proviennent de la même origine. D'une manière générale, l’arété se retrouve dans tout ce que font les Grecs et provoque une grande émulation, donnant elle-même lieu à des compétitions dans toutes les disciplines, y compris en littérature avec des concours de poésie, de tragédie et de comédie.

Les Grecs anciens se décrivaient eux-mêmes comme des « amoureux de la beauté » et portaient une grande attention à l'esthétique. Ils voyaient celle-ci dans la nature et dans des canons particuliers. La beauté est alors comprise, non pas comme liée à des éléments « superficiels » tels que la couleur, la lumière ou l'ombre, mais dans l'essence des êtres, qui est faite de structures, de formes et de proportions.

Au XXe siècle, le classiciste germano-américain Werner Jaeger, dans son grand livre Paideia (1934, 3 volumes), utilise le concept de paideia pour retracer le développement de la pensée grecque et de l'éducation d’Homère à Démosthène. Ce concept a aussi été utilisé par Mortimer Adler dans sa critique de l'éducation contemporaine en Occident.

Platon définit la paideia en deux occasions dans son œuvre :

  • « Vous pouvez juger que je dis la vérité et que les Lacédémoniens sont supérieurement entraînés aux entretiens philosophiques par le fait que voici. Entretenez-vous avec le dernier des Lacédémoniens ; pendant presque tout l'entretien, vous le trouverez insignifiant ; mais à la première occasion, il jette au milieu de la conversation un mot plein de sens, bref et serré, comme un trait lancé d'une main habile, en sorte que son interlocuteur a l'air d'un enfant à côté de lui. Aussi a-t-on remarqué de nos jours, comme certains l'avaient déjà fait autrefois, que l'institution lacédémonienne repose beaucoup plus sur le goût de la philosophie que sur le goût de la gymnastique, parce que le talent de trouver des traits pareils n'appartient qu'à des gens d'une éducation parfaite. De ce nombre étaient Thalès de Milet, Pittacos de Mytilène, Bias de Priène, notre Solon, Cléobule de Lindos, Myson de Chénée et Chilon de Lacédémone qui passait pour être le septième de ces sages. Tous furent des émules, des partisans et des sectateurs de l'éducation lacédémonienne, et il est facile de voir que leur sagesse ressemblait à celle des Lacédémoniens par les sentences concises et dignes de mémoire attribuées à chacun d'eux. Ces sages s'étant rassemblés offrirent en commun à Apollon les prémices de leur sagesse et firent graver sur le temple de Delphes ces maximes qui sont dans toutes les bouches : Connais-toi toi-même et Rien de trop »[5].
  • « Les belles choses sont difficiles »[6].

Notes et références

  1. Werner Jaeger, Paideia I, xxiii.
  2. Aristote, Politique, Livre III, XVIII, 1, 1288 b.
  3. W. Jaeger, Paideia I.15.
  4. W. Jaeger, Paideia II.56.
  5. Platon, Protagoras, 343 a-b, éd. GF-Flammarion, 1967, traduction par Émile Chambry.
  6. Platon, République, 435 c, éd. GF-Flammarion, 2004, traduction par Georges Leroux.

Voir aussi

Bibliographie

  • Portail de la Grèce antique
Arété

En grec ancien, le terme d’arété (ἀρετή / arété) qui se rencontre déjà aux époques les plus lointaines, traverse toute l'histoire de la culture et de l’éducation en Grèce, et demeure vivant dans la langue grecque moderne. Cette notion au sens premier de « mérite, vertu », est en réalité beaucoup plus riche de sens, et n'a pas d'équivalent en français moderne, comme le remarque l'helléniste Werner Jaeger ; son étymologie permet d'approcher de sa signification fondamentale : le mot est formé sur la racine indo-européenne *ar-, au sens d'« adapter, ajuster », et désigne « l’adaptation parfaite » comme l'adjectif ἂριστος / aristos, qui signifie « excellent ». À cette racine, une des plus fécondes et les mieux représentées en grec, se rattachent aussi les verbes άραρίσκω / arariskô, et άρμόττω / armottô, « ajuster », qui disent l’adaptation pratique, ainsi que le nom ὰρμονία / harmonia, « l'harmonieuse beauté », et plus encore, le verbe άρέσκω / areskô, « plaire ». Cette famille de mots révèle l'esprit grec qui ne sépare pas la vertu de l'utile, et qui la pare de l'attrait du plaisir. L’arété désigne donc l'aptitude à faire quelque chose, le pouvoir de remplir parfaitement une fonction ou d’accomplir une tâche jusqu'à l'excellence ; en ce sens, la force et la santé sont l’arété du corps, l'intelligence et la perspicacité, celle de l'esprit. La valeur objective accordée au mérite de celui qui possède cette arété entraîne un élément de reconnaissance sociale, d'où le sens second de « glorieux renom » que revêt le terme d’arété. La tradition grecque de l'excellence a en effet été reconnue et honorée publiquement dans les concours, l’arété exprime alors la considération due à l'effort gratuit, la distinction des meilleurs dans une compétition loyale et désintéressée. Rien ne le montre mieux que l'anecdote rapportée par Hérodote, de ce dignitaire perse, stupéfait d'apprendre que les Grecs qui concourent aux Jeux Olympiques « ne se disputent pas la possession de richesses, mais un glorieux renom ! (en grec : περὶ ἀρετῆς) », puisque leur récompense n'est qu’une simple couronne d'olivier.

Au total, l’arété désigne, au sens le plus fondamental, toute sorte d'excellence. Celui qui jouit de cette arété réalise son plein potentiel, elle fait de lui un homme complet. Elle est ce à quoi tout Grec doit aspirer.

Claude Aveline

Claude Aveline né Eugène Avtsine dans le 5e arrondissement de Paris le 19 juillet 1901, mort dans cette même ville le 4 novembre 1992, est un écrivain, poète et résistant français.

Culture générale

La culture générale désigne les connaissances en tout genre d'un individu, sans spécialisation. Elle fait partie du projet humaniste, trouvant ses origines dans la paideia grecque, traduite par Cicéron sous le terme d'humanitas, puis se mêlant lors de la Renaissance aux arts libéraux, par exemple chez Pic de la Mirandole. Le projet d’une culture générale est intrinsèquement lié à des réflexions à propos de l'humanité, qu'elle soit conçue comme nature humaine ou encore comme dépassement de la nature par la culture (ou « seconde nature »). Durant la Renaissance, elle forme l'idéal de l'« honnête homme ». La problématique de la culture générale est au cœur de ce que l'on a pu appeler la « crise de l'éducation » (La crise de la culture de Hannah Arendt).

Cyropédie

La Cyropédie est une biographie romancée du souverain perse Cyrus II, rédigée autour de  -370 par Xénophon. Le titre latinisé Cyropaedia dérive du grec ancien Κύρου παιδεία / Kúrou paideía signifiant « L’Éducation de Cyrus ».

Aulu-Gelle rapporte dans ses Nuits Attiques que les deux premiers Livres de La République de Platon furent d’abord édités seuls et que Xénophon y opposa la Cyropédie. La Cyropédie a été imitée au Moyen Âge comme modèle du genre miroirs des princes. Elle a influencé Machiavel, qui rejetait cependant le modèle médiéval. La Cyropédie, comme Le Prince n'était pas toutefois nécessairement destinée à décrire le gouvernant idéal. En substance, la Cyropédie décrit « l’éducation du dirigeant idéal, entrainé pour gouverner ses sujets admiratifs et consentants comme un despote bienveillant ».

Droits culturels

Les droits culturels constituent une vision de la Culture fondée sur les notions de droit créance, de diversité et d'identité. Pour ses promoteurs qui cherchent à faire reconnaître cette notion comme "droit fondamental", il visent à garantir à chacun la liberté de vivre son identité culturelle, comprise comme « l’ensemble des références culturelles par lesquelles une personne, seule ou en commun, se définit, se constitue, communique et entend être reconnue dans sa dignité » (Déclaration de Fribourg sur les droits culturels, 2007).

Georges Adilon

Georges Adilon est un architecte, artiste peintre et plasticien français, né le 5 février 1928 à Lyon et mort le 2 avril 2009.

Jeux panhelléniques

Les Jeux panhelléniques (ou plus exactement concours panhelléniques) sont des fêtes à caractère religieux célébrées en Grèce antique en l'honneur des dieux, auxquels on participait de toutes les régions de Grèce. Ce sont à l'origine des concours athlétiques réservés à l'aristocratie, dont les familles disposaient d'assez de temps et d'argent pour s'entraîner de façon prolongée, et qui attachaient une importance primordiale aux prouesses athlétiques ; par la suite, ces compétitions cessèrent d'être l'apanage exclusif de la noblesse, et des jeunes gens issus de la bourgeoisie y remportèrent aussi des victoires ; à partir du Ve siècle av. J.-C., d'autres disciplines culturelles se sont ajoutées aux épreuves athlétiques, puis les athlètes devinrent des professionnels.

Les quatre grands Jeux panhelléniques, qui forment la période des jeux publics sont :

les Jeux olympiques à Olympie ;

les Jeux pythiques à Delphes ;

les Jeux isthmiques à Corinthe

les Jeux néméens d'abord à Némée

Métapédia

Métapédia ou Metapedia (sans accent aigu sur les « e ») est un nom propre, ou plus rarement un nom commun, d'origine étrangère qui peut référer à :

Metapedia, site internet d'extrême droite nommé par antonomase inverse d'un néologisme qui n'existait pas en grec et ne figure dans aucun dictionnaire, forgé d'après le grec classique : meta signifiant au-delà et paideia dont le sens est éducation.

Metapedia ou Matapédia , déformation d'un mot des langues algonquiennes désignant un endroit où se rejoignent deux rivières (un confluent) ; ce nom commun se retrouve, par antonomase inverse, dans divers toponymes, parmi lesquels la forme Metapedia (avec un « e » initial) est la plus rare :

Metapedia, une île ontarienne du sud du lac Nipissing.

Orthophonie

L'orthophonie (ortho : « droit », phonè : « son »), ou logopédie (logos : « parole », paideia : « éducation ») en Belgique, en Suisse et en Allemagne, est une profession paramédicale, pratiquée par des orthophonistes en France et au Canada, des logopèdes en Belgique, et des logopédistes en Suisse, et liée à un champ d'expertises et de pratiques thérapeutiques spécialisées dans l'évaluation et le traitement des troubles de la communication liés à la voix, à la parole et au langage oral et écrit, ainsi que des troubles de la déglutition et de motricité bucco-faciale.

Pisistrate

Pisistrate (en grec ancien Πεισίστρατος / Peisístratos, surnom signifiant qui convainc l'armée), né vers -600, mort en -527, est un tyran d'Athènes.

Prometheus Rising

Prometheus Rising est un livre écrit par Robert Anton Wilson en 1983. Cet ouvrage consiste en une présentation et une adaptation des travaux de Timothy Leary à propos de son modèle de l'esprit humain en huit circuits de conscience.

Robert Anton Wilson s'est basé sur le modèle proposé par Timothy Leary mais l'a adapté en y ajoutant des réflexions personnelles et en le reliant aux travaux de Gurdjieff, au yoga de Patañjali, au tarot d'Aleister Crowley.

Ce texte est issu de la thèse que Wilson a présenté à l'université alternative de Paideia en 1978-79 sous le titre : The Evolution of Neuro-Sociological Circuits : A Contribution to the Sociobiology of Consciousness.

À la fin de chaque chapitre, des exercices pratiques sont proposés au lecteur.

Quantum Psychology, paru en 1990, peut être considéré comme la suite de Prometheus Rising.

Prométhée enchaîné

Prométhée enchaîné (en grec ancien Πρoμηθεύς δεσμώτης / Promêtheús desmốtês) est une tragédie grecque traditionnellement attribuée à Eschyle. Elle faisait partie d'une trilogie consacrée à Prométhée dont les autres pièces ne sont connues que sous forme fragmentaire (Prométhée délivré et Prométhée porte-feu).

Pédagogie

La pédagogie (du grec παιδαγωγία, direction ou éducation des enfants) désigne l'art de l'éducation. Le terme rassemble les méthodes et pratiques d'enseignement requises pour transmettre des compétences, c'est-à-dire un savoir (connaissances), un savoir-faire (capacités) ou un savoir-être (attitudes).

Plus généralement, l'expression « Faire preuve de pédagogie » signifie l'aptitude à enseigner et à transmettre à un individu ou un groupe d'individus — de tous âges et de toutes conditions — un savoir ou une expérience par l'usage des méthodes les plus adaptées à l'audience concernée.

Reed College

Le Reed College est une université d'arts libéraux américaine située à Portland, dans l'Oregon. Cet établissement privé très sélectif propose un cursus de quatre ans et a la réputation d'offrir de solides connaissances académiques à ses étudiants, dont une proportion importante pousse ensuite ses études jusqu'au doctorat.

Werner Jaeger

Werner Jaeger, né le 30 juillet 1888 à Lobberich et mort le 19 octobre 1961 à Cambridge au Massachusetts, est un savant, historien de la philosophie et helléniste allemand de la première moitié du XXe siècle.

École pythagoricienne

L’école pythagoricienne fondée par Pythagore (580-495 av. J.-C.) en Grande-Grèce constitue une confrérie à la fois scientifique et religieuse : le pythagorisme repose en effet sur une initiation et propose à ses adeptes un mode de vie éthique et alimentaire, ainsi que des recherches scientifiques sur le cosmos. Bien que le terme d'école philosophique soit contesté et qu'on préfère généralement parler de secte pour le pythagorisme, cette association religieuse, politique et philosophique dure neuf ou dix générations, et a joui d'une très grande notoriété aussi bien dans l'antiquité grecque que romaine. Ses membres adoptèrent le vocable d’études, en grec μαθήματα / mathemata, pour désigner les multiples branches du savoir qui constituaient leur science particulière : ils explorèrent la science des nombres, les bases de l'acoustique et la théorie musicale, les éléments de la géométrie, le mouvement des étoiles et la cosmologie, tout en adhérant à la doctrine de la religion orphique sur la transmigration des âmes.

Le pythagorisme et la légende qui s'est formée autour de lui ne sont pas dénués d'obscurités et de sujets à controverse. En distinguant entre « ceux qu'on appelle les Pythagoriciens » et Pythagore lui-même, Aristote évite de se prononcer sur les liens exacts entre leur pensée et celle du philosophe ; la tradition postérieure, ignorant cette distinction, a sans doute favorisé la fabrication d'un grand nombre de textes pseudépigraphes attribués à Pythagore ou aux Pythagoriciens anciens . Ce n'est qu'à partir du IIIe siècle après J.-C. qu'apparaissent les premiers exposés relatifs au mode de vie pythagoricien. Après la mort de Pythagore, l'école a été dirigée par son épouse, la mathématicienne Théano.

Éducation au Moyen Âge en Occident

Durant les derniers siècles de l’Empire, l’école publique romaine est prise en charge par les civitates ou par le gouvernement impérial. On y enseigne les sept « arts libéraux » qui comprennent du trivium - grammaire, rhétorique, dialectique et du quadrivium - arithmétique, géométrie, astronomie, musique. Si durant l’Antiquité l’éducation - paideia - vise à former les élites politiques et administratives des cités, l’école médiévale occidentale a, elle, pour mission d’enseigner la vérité chrétienne. L'effondrement de l'empire d'Occident oblige l'Église à prendre en main cette formation, qui est, dans un premier temps, réservée aux futurs clercs. Ce n’est pas pour autant qu’il y ait un rejet drastique de la culture antique. Selon Riché, « Pendant le catastrophique Ve siècle — grandes invasions – Romains païens, chrétiens continuent à faire confiance au système pédagogique classique romain. » Donc, ni les Germains ni l'Église ne détruisent l'institution scolaire. On peut distinguer plusieurs phases dans le passage de l'éducation antique à l'éducation médiévale. L’empire d’Orient quant à lui, continue à développer son propre système éducatif.

Éducation classique

L'éducation classique, telle qu'elle a été interprétée et enseignée au Moyen Âge de la civilisation occidentale, est en partie fondée sur le concept de la Paideia de la Grèce antique. La civilisation chinoise a connu une période d'éducation classique totalement différente, fondée principalement sur le Confucianisme et le Taoïsme. Cet article ne traite que de la vision occidentale de l'éducation classique.

Éducation musicale

L’éducation musicale est une discipline qui s'occupe, d'une part, de l'enseignement et de l'apprentissage de la musique (académique, populaire et du monde) et, d'autre part, de l'éducation aux aspects sociaux et culturels du code sonore et des bruits dans notre monde actuel.

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