Péninsule Ibérique

La péninsule Ibérique est la péninsule à la pointe sud-ouest de l'Europe.

Péninsule Ibérique
Carte topographique de la péninsule Ibérique.

Carte topographique de la péninsule Ibérique.
Localisation
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau du Portugal Portugal
Drapeau de la France France
Drapeau d'Andorre Andorre
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Paroisses d'Andorre
Communautés autonomes espagnoles

Régions du Portugal

Territoire britannique d'outre-mer
Pyrénées Orientales (ouest du département français)
toutes sauf bassin versant de la rivière Ariège
toutes sauf les îles Canaries et les îles Baléares
toutes sauf les Açores et Madère
Gibraltar
Coordonnées 40° nord, 4° ouest
Étendues d'eau Océan Atlantique et mer Méditerranée
Géographie
Superficie 582 000 km2
Altitude 3 482 m

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Péninsule Ibérique

Géographie

La péninsule Ibérique est entourée par la mer Méditerranée au sud et au sud-est, l’océan Atlantique au sud-ouest, à l’ouest et au nord-ouest, et les Pyrénées au nord-est qui séparent l’Espagne de la France. Elle comprend actuellement :

Pays/Territoires Superficie dans la péninsule Proportion Description
Drapeau de l'Espagne Espagne 490 000 km2 84 % Occupe la plus grande partie de la péninsule. Partie continentale européenne sauf le Val d'Aran situé dans le bassin versant de la Garonne.
Drapeau du Portugal Portugal 89 261 km2 15 % Occupe la plus grande partie de l'Ouest de la péninsule. Seul État souverain de la péninsule exclusivement atlantique.
Drapeau de la France France 600 km2 < 1 % La moitié de la Cerdagne. Territoire français situé de l'autre côté des Pyrénées. Quelques vallées pyrénéennes comme la haute vallée de l'Irati et Artxilondo.
Drapeau d'Andorre Andorre 468 km2 < 1 % Localisé au nord de la péninsule, dans les Pyrénées, entre la France et l'Espagne. Sauf les vallées de l'est qui sont orientées vers le bassin versant de l'Ariège.
Drapeau de Gibraltar Gibraltar ~6,8 km2 < 1 % Petit territoire britannique d'outre-mer, localisé au sud de l'Espagne.

Environ 54 millions d'habitants peuplaient la péninsule Ibérique en 2005[1].

Climat

La péninsule ibérique est située au sud du continent européen et au nord du Maghreb. Le climat y est principalement méditerranéen, pour les régions à basses altitudes et le littoral. En fonction de l’altitude et des reliefs, on observe un climat aux tonalités montagnardes avec des hivers plus froids ou des chutes de neiges peuvent se produire. Le littoral possède des températures plus douces l’hiver par rapport à l’intérieur des terres.

Les vastes plaines portugaises et espagnoles ont un climat nettement méditerranéen avec des étés chauds à très chauds, secs, et des hivers doux et humides.

Plus l’on se déplace vers le sud de la péninsule, plus la sécheresse est forte et les pluies sont faibles en plaines et sur le littoral.

Le Portugal et l’Espagne constituent deux des pays les plus secs et chauds d’Europe, ceci étant propice à la culture des essences, arbres fruitiers et plantes méditerranéennes comme l’olivier, l’amandier, le figuier de Barbarie, le citronnier, l’oranger, le dattier, le lauriers.

L’ensoleillement de la péninsule est de 1700 à 2800 heures par année

Géologie

La péninsule Ibérique est constituée d'un ensemble de boucliers, anciennes îles de la mer Téthysienne, compressées lors de l'orogenèse alpine entre des sédiments marins soulevés et plissés. Le massif de la Galice et du nord du Portugal est le fragment méridional du massif avallonien, dont le fragment septentrional est le massif armoricain. Cette fragmentation est intervenue lors de la rotation du bloc Ibérique durant l'orogenèse himalayo-alpine. Cette histoire géologique a formé un plateau central (la Meseta) entouré de chaînes plus élevées, les monts Cantabriques, les Pyrénées, la Sierra Nevada

Histoire

Ses premiers habitants connus sont les Lusitaniens[2] et les Ibères, dont l'étymologie semble remonter à la racine indo-européenne *PiHwerjoHn (piouèryon, « fertile »)[3]. Puis les Carthaginois, les Celtes et enfin les Romains l'occupent successivement, la nommant Hispanie et y laissant la culture prédominante désormais, latine et chrétienne.

À la chute de l’Empire romain, les Wisigoths s'y installent, reprenant son nom antique de Bétique avant d'en être dépossédés par les Maures, qui eux la renomment Al-Andalus.

Au Moyen Âge, la péninsule est divisée en de nombreux États, les taïfas côté musulman, et des petits royaumes chrétiens dans le Nord. Durant sept siècles, elle représente un important carrefour entre les cultures chrétienne et musulmane (dont il reste de nombreux vestiges), jusqu'à la chute de Grenade en 1492.

Quatre des entités politiques présentes dans la péninsule sont regroupées en 1492 au sein d'une alliance monarchique personnelle, la monarchie catholique, permettant d'accentuer le degré d'intégration politique de l'ensemble, avec la conquête du royaume de Grenade par la Castille, du royaume de Navarre par l'Aragon, et la réunion des deux Couronnes de Castille et d'Aragon autour des Habsbourg d'Espagne. Cet ensemble, composé d’États distincts, servira de base aux Bourbons d'Espagne à partir du XVIIIe siècle pour créer l'État espagnol actuel.

L'Union ibérique, bien que transitoire et personnelle, a lieu en 1580, avec Philippe II, roi des Espagnes : le jeune roi Sébastien Ier du Portugal (Dom Sebastião) étant mort dans la bataille d'Alcácer Quibir (al-Ksar el-Kébir) en 1578, au Maroc, et n'ayant pas laissé de descendants, son grand-cousin Philippe de Habsbourg réclame son droit au trône portugais, sous le prétexte que sa mère était fille du roi portugais Manuel Ier. Bénéficiant de l'appui d'une partie de la noblesse portugaise jalouse de ses privilèges et de certains hommes d’État désireux de liquider l'énorme dette portugaise, il écarte les prétentions (légitimes) de Catherine de Bragance, vainc militairement les forces loyales au roi Antoine Ier, prieur de Crato, et se proclame en 1580 roi du Portugal, sous le nom de Philippe Ier de Portugal. Le Portugal et le reste des Espagnes demeurent tout de même des royaumes indépendants les uns des autres. L'union, qui n'est que personnelle, dure soixante ans jusqu'à ce que le Portugal s'en détache définitivement à la suite d'une révolte de l'aristocratie portugaise le 1er décembre 1640, parallèle à une révolte de la Catalogne, alors que régnait Philippe IV, petit-fils de Philippe II.

Villes principales

Les villes principales situées sur la Péninsule Ibérique sont Madrid, Barcelone, Lisbonne, Valence, Porto, Séville, Saragosse, Malaga, Murcie, Bilbao, Vigo, Alicante, Grenade, Valladolid, Oviedo, Santander, Braga, Coimbra, Badajoz, Setúbal, Leiria, Viseu, Tolède, Faro, Aveiro, Évora et Guarda.

Langues par État

On dénombre actuellement plus d'une quinzaine de langues parlées dans la péninsule Ibérique (sans compter les innombrables dialectes), avec des statuts légaux très variables, mais disposant en général d'un degré de protection assez élevé. La diversité linguistique, le dynamisme culturel et les questions de société en découlant sont une des caractéristiques géopolitiques de cette région du monde[4].

Espagne

La constitution espagnole de 1978 reconnaît plusieurs « langues espagnoles »[5] Malgré le statut actuel des différentes langues en Espagne, il faut constater qu’il existe depuis des siècles une politique de castellanisation forcée de la péninsule ibérique, préconisée par l’Espagne pour parvenir à une homogénéisation facilitant son hégémonie, avec des répercussions internationales (par exemple, en français une équivalence complète est faite entre « castillan » et « espagnol »). Cette incapacité à accepter ou à gérer autrement les différences linguistiques et culturelles de la péninsule ibérique se manifeste encore aujourd'hui de différentes manières, à la fois au niveau populaire et au niveau des initiatives politiques. Cette pression a principalement touché les langues les plus importantes sur le plan démographique et culturel, le portugais et le catalan. Ses statuts sont définis de la sorte :

Le Galice a été autorisée à postuler au statut de membre associé de la Communauté des pays de langue portugaise par les dirigeants de l'organisation lusophone, à condition que Madrid l'y autorise[14]. Le syndicat majoritaire de Galice a déjà un statut d’observateur à l’organisation syndicale des pays de langue portugaise[15].

Portugal

Andorre

D'autres langues sont parlées et enseignées dans le pays[21], justifiant son adhésion à certaines organisations internationales :

  • le castillan (non officiel), 36,8 % de locuteurs au sein de la population[22] ;
  • le portugais (non officiel), 17,6 % de locuteurs au sein de la population[23] ;
  • le français (non officiel), 7 % de locuteurs au sein de la population[24].

L'Andorre fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie. Il postule au statut de membre associé de la Communauté des pays de langue portugaise.

Gibraltar

France

La Cerdagne française[25], qui correspond à la moitié de la région naturelle de Cerdagne, est une partie de l'ancien comté de Cerdagne, dépendance traditionnelle des comtes de Barcelone (du XIIe au XVIIe siècle). Rattachée à la France lors du traité des Pyrénées (1659), elle appartient culturellement aux Pays catalans. On y parle :

La langue des Roms ibériques

  • Le caló, langue romani parlée dans l'ensemble de la péninsule (et au Brésil) par les Roms ibériques (entre 60 et 170 000 locuteurs). Il présente des variantes dialectales, et est appelé romaní español ou caló español dans les cinq communautés autonomes de Castille, caló portugués au Portugal, caló catalán dans les Pays catalans et caló vasco ou erromintxela au Pays basque (on le nomme caló brasileño au Brésil), non officiel[28].

Environnement

Agriculture

D’emblée confrontée à des climats semi-arides dans des régions océaniques et montagneuses[29] et en proie, depuis les années 1990, à une importante sécheresse[30], la péninsule Ibérique est l’une des régions européennes les plus vulnérables au réchauffement climatique. L’Ibérie est, en effet, fréquemment soumise à des sécheresses qui n’affectent pas moins de 20 % de son territoire et jusqu’à 50 % lors de très grande aridité[31]. Sécheresses que l’on peut difficilement prévoir tant spatialement que temporellement, rendant ainsi difficiles les adaptations. S’ajoutent à ces conditions peu clémentes, la situation géographique (entre l’océan Atlantique et la Méditerranée) qui occasionne non seulement des cyclones mais aussi des précipitations irrégulières : tantôt rares, tantôt abondantes, elles donnent lieu soit à des vagues de chaleur accompagnées de pénuries d’eau soit à des inondations avec des glissements de terrain[32]. L’ensemble de ces évènements climatiques génèrent ainsi d’importantes conséquences sociétales et surtout économiques qui mettent notamment à mal l’agriculture qui voit ses sols se dégrader, limitant alors le développement agraire.

Les études en péninsule s’intéressent davantage au cas de l’Espagne qui représente 85 % du territoire Ibérique. Si l’Espagne voit son agriculture affectée par le réchauffement, c’est que celle-ci est déjà réduite à seulement 40 % de la zone nationale, le reste n’étant pas cultivable à cause de la topographie[33]. Les impacts sont très différents car il existe des disparités géographiques : au nord et au sud, la pénurie d’eau et la baisse de rendement (jusqu’à 30 %) sont plus importantes qu’en régions centrales où la perte de rendement est moindre. Mais c’est quand même l’ensemble du pays qui réclame plus d’eau pour son irrigation[34].

En effet, la péninsule Ibérique entière est dotée, depuis plusieurs années déjà, de systèmes d’irrigation qui demandent énormément d’eau (75 % des besoins en eau)[35]. Les sécheresses prolongées et la diminution des ressources en eau (2/3 des ressources pluviales sont évaporées sous l’effet des influences continentales et du réchauffement climatique[36]) ont encore accru cette demande. Ces sécheresses, liées à des précipitations aléatoires, perturbent les cycles végétatifs[37] et ont affecté outre mesure l’environnement en provoquant, notamment, des feux sauvages et une importante désertification. Celle-ci a mené à une perte de la biodiversité et des écosystèmes naturels en réduisant les zones humides et agricoles ainsi que la faune et la flore qui y sont associées[38]. Ce phénomène a également provoqué l’augmentation du processus d’érosion et de salinisation des sols, réduisant encore les terres arables[39]. Face à ces problèmes, l’irrigation, étant un bon moyen contre la désertification[40], s’est naturellement multipliée.

Au-delà des conséquences environnementales, il faut aussi faire face à plusieurs problèmes économiques. Il était déjà rapporté en 1999 que la production agricole variait jusqu’à 20 % selon les années[41] et ceci ne s’est pas amélioré ces dernières temps avec la baisse de l’importance économique de l’agriculture non irriguée (notamment les céréales)[42]. S’ajoute à cela le coût de l’eau qui, se faisant rare, a nécessairement augmenté. Dans un pays tel que l’Espagne, qui est le 4e plus grand producteur d’eau dessalée (production de 1,9 million de m3 par jour en 2009), cette augmentation risque d’affecter sérieusement le secteur agricole en causant, notamment, la perte de l’agriculture dans certaines régions[39]. En outre, l’irrigation n’étant même plus une ressource fiable en eau, son extension semble être une option peu recommandable.

Ensuite, il faut s’attendre à des conséquences indirectes telles que la pollution des nappes aquifères et la dégradation de la qualité des eaux, dues à l’irrigation excessive. Des investissements sont alors à prévoir pour adapter des infrastructures de traitement des eaux usées et de protection contre les inondations, la pénurie d’eau et les sécheresses ; prévoir aussi les coûts supplémentaires pour l’expansion et le renforcement des réseaux de surveillance des alertes météorologiques[39].

Enfin, d’un point de vue sociétal, il faut conscientiser les agriculteurs et les impliquer davantage dans une meilleure utilisation des ressources disponibles (économies d’eau…) et dans une adaptation adéquate des cultures[39]. L’ampleur des changements sera telle que les agriculteurs devront s’accommoder de manière plus importante.

En conclusion, s’il existe d’autres régions, sur d’autres continents, où les problématiques dues au changement climatique sont beaucoup plus catastrophiques, la situation ibérique reste relativement alarmante pour une région d’Europe.

Notes et références

  1. (es) « Asimetrías socioeconómicas en Iberoamérica », 1. « Iberoamérica: un espacio geográfico y socioeconómico heterogéneo y asimétrico », Espacios iberoamericanos.
  2. Indigènes pré-celtiques de la péninsule Ibérique, qui servirent notamment comme mercenaires ou alliés des Carthaginois lors des deux guerres puniques.
  3. John T. Koch, Celtic Culture: A Historical Encyclopedia, ABC-CLIO, 2005, p. 709
  4. Encyclopédie Larousse, section Littérature espagnole, dans « Espagne », p. 3897, éditions Larousse, 1995.
  5. http://www.salic-slmc.ca/showpage.asp?file=biling_autres_pays/espagne/constitution&language=fr&updatemenu=false&noprevnext.
  6. Toutes les langues parlées en Espagne sont considérées juridiquement et historiquement comme des « langues espagnoles ». « Le castillan (castellano) est la langue espagnole officielle de l'État » (Constitution du 6 décembre 1978), et à ce titre, tous les citoyens espagnols « ont le devoir de le connaître et le droit de l'utiliser ». Cependant, en dépit de son statut de langue véhiculaire et de l'administration, il reste, techniquement, une « langue espagnole » parmi d'autres. La constitution de 1978 stipule : « Les autres langues espagnoles [i. e. basque, catalan, galicien, etc.] [sont] également officielles dans chacune des communautés autonomes en accord avec leurs statuts ».
  7. Accepté verbalement dans le Parlement de l'Union européenne comme portugais.
  8. Depuis qu'il a reçu un statut de semi-autononomie en 1990, l'Aran est le seul territoire d'Occitanie où l'occitan est langue officielle (conjointement avec le catalan et le castillan).
  9. Voir le Statut d'autonomie de Castille-et-León, Art 4.2.
  10. L'usage du portugais est drastiquement interdit à Olivenza par les autorités madrilènes à partir de 1840, y compris dans la liturgie. La politique de castillanisation d'Olivenza doit être étudiée dans le contexte plus général de la tentative de construction d'un État espagnol centralisé et castillanisé, contraire à toute autre langue que le castillan (donc espagnol) à partir du règne d'Isabelle II. Cette politique atteint son apogée pendant la dictature franquiste. Deux poblados de colonización sont créés en 1956 dans la municipalité portugaise : San Francisco de Olivenza, ainsi nommée en l'honneur du généralissime Francisco Franco, et San Rafael de Olivenza, qui doit son nom au ministre de l'Agriculture de l'époque, Rafael Cavestany Anduaga. Ces deux établissements sont des noyaux de colonisation, visant à castillaniser le territoire et à mettre les Portugais en minorité. Ils sont constitués de colons venus de diverses régions d'Espagne. Voir : http://www.ayuntamientodeolivenza.com/index2.php?id=16 et http://www.ayuntamientodeolivenza.com/index2.php?id=137.
  11. Le journal Público du 26 janvier 2009 a publié un grand reportage (RDP) sur le « portugais d'Olivença » : « Le dernier rapport du comité d'experts du Conseil de l'Europe, qui fait un bilan critique de l'application de la Charte Européenne des Langues Minoritaires ou Régionales approuvée en 1992, rappelait fin 2008 que les habitants d'Olivença doivent avoir accès à l'apprentissage de la langue portugaise. Le document défend « la protection et promotion du portugais d'Olivença ». Pour éviter que le lien de la population à la langue portugaise ne se perde, le Conseil de l'Europe propose le développement d'un modèle d'apprentissage de cette variante dialectale du portugais de l'Alentejo. » Même information diffusée par la presse espagnole, française, etc., voir par exemple Liberdad Digital, Bereber, leonés o asturiano. du 28 octobre 2012, mais aussi le 20 minutos espagnol du 12 décembre 2008 : « La UE critica que los castellanohablantes no son conscientes del plurilingüismo español ».
  12. L’État central espagnol ne reconnaît pas la langue des signes espagnole.
  13. La Catalogne fut la première Communauté autonome d'Espagne à ratifier une loi pour promouvoir une langue de signes.
  14. https://noticias.sapo.pt/lusa/artigo/540e9ba4b19eb7b555b54b.html.
  15. http://csplp.org/index.php?option=com_content&view=article&id=2&Itemid=3.
  16. Constitution de la République portugaise (1976), Principes fondamentaux, chapitre 11. Voir : http://www.parlamento.pt/Legislacao/Paginas/ConstituicaoRepublicaPortuguesa.aspx#art11.
  17. Le mirandais est officiellement reconnu par le Parlement de la république du Portugal le 29 janvier 1999. Voir : (pt) Lei no 7/99, Assembleia da Répública.
  18. Article 74.º, paragraphe 2, alinéa h) de la Constitution de la République portugaise.
  19. Article 2 de la constitution de 1993 de la principauté d'Andorre.
  20. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/andorre-loi1999.htm.
  21. Le second rapport sur Andorre de la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance fait état que le système éducatif andorran est un système multilingue. Le catalan, l’espagnol et le français sont utilisés comme langues d’enseignement afin qu’à l’issue de la période de scolarité obligatoire, les élèves aient une bonne maîtrise de ces trois langues. Compte tenu du nombre croissant d’élèves portugais dans les écoles andorranes, des mesures ont été prises pour permettre à ces élèves de suivre, dans les trois systèmes éducatifs, des cours de portugais en dehors des heures de cours.
  22. 26 638 nationaux espagnols selon le recensement de 2008.
  23. 12 789 nationaux portugais selon le recensement de 2008.
  24. 5 104 nationaux français selon le recensement de 2008.
  25. Ou « Cerdagne sous administration française », expression employée dans les documents administratifs utilisés par le Consell comarcal de la Cerdanya.
  26. Lors de la session du 10 décembre 2007, le Conseil général des Pyrénées-Orientales a approuvé la « Charte en faveur du catalan », par laquelle le département s'engage à veiller à la promotion, au développement et à la diffusion de la langue et la culture catalanes. Voir : http://www.cg66.fr/culture/patrimoine_catalanite/catalanite/charte.html « Copie archivée » (version du 7 février 2008 sur l'Internet Archive) Le département des Pyrénées-Orientales a mis en place des panneaux de signalisation routière bilingue français/catalan sur les routes départementales sous sa responsabilité.
  27. Depuis 2005, la loi no 2005-102 du 11 février 2005 « pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées reconnaît officiellement la LSF. » En conséquence de quoi, la langue des signes française y est reconnue comme une langue à part entière. Tout élève concerné doit pouvoir recevoir un enseignement de la langue des signes française. Le Conseil supérieur de l'éducation veille à favoriser son enseignement. Il est tenu régulièrement informé des conditions de son évaluation. Elle peut être choisie comme épreuve optionnelle aux examens et concours, y compris ceux de la formation professionnelle. Sa diffusion dans l'administration est facilitée. (Art. L. 312-9-1.)
  28. Bakker Peter et al., What is the Romani language?, Hatfield: University of Hertfordshire Press, 2000.
  29. S. Fernandez-Montes et al., « Circulation types and extreme precipitation days in the Iberian Peninsula in the transition seasons : Spatial links and temporal changes », dans Atmospheric Research, forme révisée, octobre 2013, vol. 138, p. 41.
  30. Cf. Michel Drain, « L’Espagne manque-t-elle d’eau ? », dans Bulletin de la Société Géographique de Liège, 1996, p. 57.
  31. Sergio M. Vicente-Serrano, “Spatial and temporal analysis of droughts in the Iberian Peninsula (1910-2000) », dans Hydrological Sciences Journal, février 2006, vol. 51, p. 87.
  32. S. Fernandez-Montes et al., op. cit., p. 41.
  33. Ana Iglesias, Cynthia Rosenzweig et David Pereira, « Agricultural impacts of climate change in Spain : developing tools for a spatial analysis », dans Global Environmental Change, vol. 10, avril 2000, p. 69.
  34. Ana Iglesias, Cynthia Rosenzweig et David Pereira, op. cit., p. 78.
  35. E. Vargas-Amenlin et P. Pindado, « The challenge of climate change in Spain : water resources, agriculture and land », dans Journal of Hydrologie, disponible en ligne 1er décembre 2013, p. 3.
  36. Michel Drain, op. cit., p. 1.
  37. S. Fernandez-Montes et al., op. cit., p. 42.
  38. E. Vargas-Amenlin et P. Pindado, op. cit., p. 3.
  39. E. Vargas-Amenlin et P. Pindado, op. cit., p. 4.
  40. Michel Drain, op. cit., p. 61.
  41. Ana Iglesias, Cynthia Rosenzweig et David Pereira, op. cit., p. 69.
  42. Sergio M. Vicente-Serrano, op. cit., p. 84.

Voir aussi

Articles connexes

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Art rupestre du bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique

L'art rupestre du bassin méditerranéen de la péninsule Ibérique ou art levantin est un bien culturel inscrit à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 1998. Il s'agit d'un ensemble de sites d'art rupestre de la moitié orientale de l'Espagne, remarquable par un nombre élevé de sites qui en fait la plus grande concentration en Europe. Sa dénomination fait allusion au bassin méditerranéen : même si quelques sites sont situés à proximité de la mer, la plupart d'entre eux sont à l'intérieur, dans des communautés comme l'Aragón ou Castille-La Manche.

Chronologiquement, cet art se situe entre 10 000 et 6 500 ans av. J.-C. La fin de cet art coïncide avec le début de l'art schématique ibérique (es) (6 500 à 3 500 ans av. J.-C.), expression elle aussi des croyances des peuples d'agriculteurs et éleveurs, radicalement différents des groupes de chasseurs-cueilleurs auteurs de l'art levantin, avec une tendance à l'abstraction, comme on peut le vérifier dans les zones où ces deux arts cohabitent. Actuellement et sur la base de nouvelles découvertes dans les terres d'Alicante, on croit que ce type d'art est le fait de groupes de la période Néolithique et qu'il a fleuri à l'âge des métaux. Certaines datations par le carbone 14 situent ces peintures autour de 5 600 ans av. J.-C., pouvant arriver, comme à La Gasulla, à la fin de l'âge du Bronze, presque au début du premier millénaire av. J.-C.

Cantabres

Les Cantabres également appelés Lapurdes sont un ensemble de onze peuples celtes qui occupaient une partie du nord de la Péninsule Ibérique, au sud du Golfe de Gascogne, près de Santander et Bilbao, dans les montagnes de l'actuelle communauté autonome de Cantabrie.

Castro (architecture)

Un castro est une fortification résidentielle associée à l’âge du fer de la péninsule ibérique, aussi bien utilisée par les populations celtiques des plateaux de Castille (meseta), de la Gallaecia et du nord du Portugal, que dans la partie ibérique du sud et de l'est. C’est la romanisation qui marque la fin des castros.

Celtibères

Le terme de Celtibères se réfère généralement aux tribus celtiques ou « celtisées » de la péninsule Ibérique. Ils sont nommés ainsi par les géographes grecs. Ces peuples celtibères habitaient à l'ouest des Monts ibériques (en latin : Idoubeda). Les Romains les considéraient comme un mélange de Celtes et d'Ibères, mais en les différenciant ainsi de leurs voisins, c'est-à-dire des Celtes du plateau et des Ibères de la côte.

Aujourd’hui il est convenu de partager la péninsule en deux zones linguistiques, avec une ligne allant des Pyrénées jusqu’à l’embouchure du Guadiana, et comprenant le centre et l’ouest pour les peuples dénommés celtibères. « Les principaux peuples Celtibères étaient les Arvaques, les Beronnes, les Carpétans (au moins en partie), les Lusones, les Turmoges, les Pelendons et les Vaccéens. [...] Les Cantabres, les Astures et les peuples de la Galice actuelle, ainsi que ceux qui habitaient le nord du Portugal appartenaient également au moins en partie à la famille celtibérique. ».

Les archéologues datent souvent l’apparition d’une culture celtibère, différenciée de celle des Ibères au début du second âge du fer. Il semble plus difficile de dater l’arrivée sur la péninsule des peuples celtes proprement dits. Les IIIe et IIe siècles av. J.-C. sont la période la plus florissante. Toutefois, la culture celtibère présente souvent plus d’affinités avec la culture des Ibères qu’avec les Gaulois contemporains, ce sont des peuples celtes qui se sont « ibérisés ».

Ceuta

Ceuta (du latin Septem Fratres ; Abyla dans l'Antiquité ou Sebta ⵙⴻⴱⵜⴰ en berbère et سبتة en arabe) est une ville autonome espagnole sur la côte nord de l'Afrique ayant une frontière directe avec le Maroc. Située sur le côté africain du détroit de Gibraltar, en face de la péninsule Ibérique, à environ quinze kilomètres des côtes de la province espagnole de Cadix, elle est revendiquée par le Maroc depuis 1956.

Conquête musulmane de la péninsule Ibérique

La conquête musulmane de la péninsule Ibérique est l'expansion initiale du califat omeyyade sur l'Hispanie, s'étendant en grande partie de 711 à 726. La conquête aboutit à la destruction du royaume wisigoth et l'établissement de la wilaya d'al-Andalus et marque l'expansion la plus occidentale du califat omeyyade et de la domination musulmane en Europe.

La conquête du royaume wisigoth par les dirigeants musulmans du califat omeyyade est un long processus, qui dure quinze ans, de 711 à 726, dans lequel ils viennent prendre la péninsule ibérique et une partie du sud de la France actuelle, bien que ce qui est le territoire péninsulaire du royaume soit déjà conquis en 720, soit neuf ans après le début de la conquête.

En 711, le général omeyyade Tariq ibn Ziyad débarque à Gibraltar, dans la péninsule ibérique, à la tête d'une armée composée presque exclusivement de Berbères. Il fait campagne plus au nord après avoir vaincu l'usurpateur Rodéric à la bataille de Guadalete, après quoi il est renforcé par une armée arabe dirigée par Moussa ibn Noçaïr. En 717, la force combinée arabo-berbère franchit les Pyrénées, la Septimanie et la Provence (734).

Gadès

Gadès (Gadir en punique, Didýme en grec ancien), est le nom de la ville actuelle Cadix. Toujours considérée comme une île, elle a été décrite par les auteurs comme Pomponius Mela (De chorographia, livre III) et Pline l'Ancien (livre IV de son Naturalis Historia). Antonio García y Bellido en fait le commentaire suivant « La ville disposait de deux centres urbains, l'un dans les îles et l'autre dans le continent, c'est de là que lui vient le nom de Didýme, en Grec didyma signifie « jumeau ». ».

La cité fut fondée vers 1100 av. J.-C. par les Phéniciens, au sud de l'Ibérie, à l'entrée du détroit de Gibraltar, sur le golfe atlantique de Gadès. Ses habitants, les Gaditains, étaient des commerçants et des marins réputés.

Gallaecia

La Gallaecia (ou en français Gallécie), était une province romaine du nord-ouest de la péninsule Ibérique qui comprenait le nord du Portugal et les actuelles communautés autonomes de Galice et des Asturies, ainsi que les actuelles provinces de Leon et de Zamora en Espagne. Sa capitale était Bracara Augusta (Braga).

Toutefois, on utilise le terme de Gallaecia pour désigner le nord-ouest de la péninsule Ibérique, jusqu'à l'installation du royaume suève dans la région en 410, voire au-delà.

Ibères

Les Ibères sont une population protohistorique de la péninsule Ibérique. Ils ont été appelés ainsi par les auteurs de l'Antiquité qui ont tenté, comme l'a fait Aviénus, de rapprocher cet ethnonyme du nom d'un fleuve local important aujourd'hui appelé l'Èbre. Les Ibères habitaient sur la côte Est et la côte Sud de la péninsule Ibérique. Il semble falloir les distinguer des peuples de l'intérieur qui avaient des cultures et des coutumes différentes. Toutefois, géographiquement, Strabon et Appien dénomment Ibérie le territoire de la péninsule ibérique.

Ibérie

Ibérie peut désigner :

l'Ibérie, un État géorgien aussi appelé Karthli, qui a perduré du IIIe siècle av. J.-C. au IXe siècle sous trois noms successifs :

royaume d'Ibérie (IIIe siècle av. J.-C. - VIe siècle) ;

principauté d'Ibérie (VIe siècle - IXe siècle) ;

duché d'Ibérie, regroupant les territoires géorgiens incorporés à l'Empire byzantin (XIe siècle).

l'Ibérie, zone de peuplement des tribus Ibères.

la péninsule Ibérique, qui comprend l'Espagne, le Portugal, Andorre et Gibraltar.L'étymologie semble remonter à la racine indo-européenne *PiHwerjoHn (piouèryon, « fertile »).

Maures

Les Maures désignent à l'origine et durant l'Antiquité les populations berbères d'Afrique du Nord, tout particulièrement celles vivant le plus à l'ouest. Ils ne furent clairement distingués des Numides que lorsque les Romains eurent connaissance de l'existence de royaumes berbères à l'extrême-ouest (actuel Maroc). Peuples vivant dans les deux provinces de Maurétanie sous l'Empire romain, la Maurétanie Tingitane et la Maurétanie Césarienne. Pline l'Ancien écrit que, parmi les tribus de Maurétanie Tingitane, la plus célèbre était jadis celle des Mauri.

Après la Conquête musulmane du Maghreb,

au VIIIe siècle les armées du califat omeyyade, sous le commandement du général berbère Tariq ibn Ziyad, conquièrent la péninsule ibérique, sous le nom d'Al-Andalus. C'est le début de l'Ibérie musulmane. À partir de cette époque, le terme « maure » va désigner les « musulmans », plus particulièrement ceux vivants en Al-Andalus, qu'ils soient d'origine berbère ou non. Ces populations s'installeront essentiellement en Tunisie, au Maroc et en Algérie après l' expulsion de tous les musulmans ordonnée par la monarchie catholique espagnole au XVIe siècle, à la suite de la Reconquista.

Après avoir qualifié à l’époque moderne (jusqu'au XIXe siècle) les populations urbaines et côtières du Maghreb, le terme est de nos jours plutôt utilisé pour désigner les populations arabo-berbères « blanches » (parfois quelques peu métissées) vivant dans l’Ouest du Sahara, parlant hassaniya, principalement en Mauritanie, au Sahara occidental ainsi que dans le Nord-Ouest du Mali.

Plaque ibérique

La plaque ibérique était une petite plaque tectonique, dite aussi micro-plaque, actuellement soudée depuis la fin de l'Oligocène à la plaque eurasienne dont elle fait partie intégrante, sur laquelle reposait la péninsule Ibérique mais aussi les îles Baléares, la Corse, la Sardaigne et peut-être le Briançonnais.

Concernant sa nomenclature scientifique lorsque celle-ci était indépendante de la plaque eurasienne, on trouve aussi les appellations Iberia,,, traduit en français par Ibéria ou encore Ibérie.

Préhistoire de la péninsule Ibérique

La Préhistoire de la péninsule Ibérique commence avec les premières traces laissées par des humains, il y a environ 1,4 million d'années, et s'achève avec les guerres puniques, entre Rome et Carthage, quand le territoire entre dans le domaine de l'histoire écrite. La péninsule Ibérique a livré des vestiges majeurs de la préhistoire européenne. L'Homme de Néandertal a été identifié à la Sima de los Huesos, à Atapuerca, par des fossiles datés de 430 000 ans, les plus anciens connus à ce jour. Néandertal livre ses derniers vestiges fossiles et lithiques au moment où Homo sapiens commence à investir la péninsule, il y a environ 30 000 ans.

Le Paléolithique supérieur ibérique se signale par son art pariétal exceptionnel. Pendant le dernier maximum glaciaire, il y a environ 20 000 ans, la péninsule Ibérique servit de refuge aux Homo sapiens chassés d'Europe du Nord par la glaciation. Ils purent se redéployer vers le Nord à la fin du Pléistocène supérieur, lors du réchauffement climatique qui mena à l'Holocène.

L'agriculture est présente dès le VIe millénaire av. J.-C. en Andalousie apportée par les descendants d'agriculteurs venant d'Anatolie.

A partir de 2.500 ans avant J.C., la péninsule Ibérique connaît une importante vague migratoire de populations issues d'Europe du Nord et d'Europe centrale portant une ascendance génétique venant de la steppe pontique qui remplacent la plus grande partie des hommes qui vivaient dans la région.

Reconquista

La Reconquista (mot espagnol et portugais, en français : « Reconquête ») est le nom donné à la période du Moyen Âge durant laquelle s'est produite la reconquête, par les royaumes chrétiens, des territoires de la péninsule Ibérique et des îles Baléares occupés par les musulmans. Il est communément admis que la Reconquista commence lors de la première moitié du VIIIe siècle ; néanmoins l'année exacte de son début reste sujette à débat. La victoire asturienne lors de la bataille de Covadonga en 722 est une des dates admises comme le point de départ de la reconquête. Elle s'achève le 2 janvier 1492 dans l'actuelle Espagne, lorsque les « Rois catholiques » prennent le dernier bastion musulman à Grenade.

Royaume de León

Le royaume de León, une des 15 grandes anciennes divisions de l'Espagne et du Portugal, fut un des royaumes médiévaux de la Péninsule Ibérique, successeur du royaume des Asturies, qui eut un rôle dans la Reconquista et la formation des royaumes chrétiens successifs de l'occident péninsulaire.

Royaume de Portugal

Le Royaume de Portugal correspond à un ancien statut juridique du Portugal, de l'Angola, Mozambique, Cap-Vert, Timor-Oriental, Brésil, Macao, Bahreïn, Ceuta, Uruguay, Olivence (ville portugaise revendiquée par le Royaume d'Espagne, entre autres, en vigueur de 1139, lors du couronnement du roi Alphonse Ier, à 1910, avec la proclamation de la République portugaise.

Grâce à l'habileté de ses navigateurs, ce petit État à l'ouest de la péninsule Ibérique est devenu le centre d'un important empire colonial. A la suite de la révolution du 5 octobre 1910, la république est proclamée, tandis le roi Manuel II est exilé avec sa famille.

À savoir l'alliance anglo-portugaise est l'alliance diplomatique et militaire la plus ancienne de la planète encore en vigueur, entre le Royaume du Portugal et l'Angleterre puis Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

Séfarade

Les Juifs séfarades ou simplement Séfarades (parfois orthographié Sépharades), sont les membres des communautés juives historiques habitant ou issus de la péninsule Ibérique. Au Moyen Âge, avant leur expulsion en 1492 par les autorités chrétiennes à la suite de la Reconquista, ils ont largement participé au foisonnement créatif et culturel d’Al-Andalus, caractérisé par un contexte multiculturel fécond à la fois musulman, chrétien et juif dans les domaines de la philosophie, de la poésie et des sciences. Ils y ont également développé une culture, un mode de vie et une langue propres, le judéo-espagnol, ainsi qu'une liturgie spécifique.

Leur expulsion a aussi participé à la découverte ou redécouverte des œuvres (plus exactes ou complètes) des auteurs classiques antiques, grecs et romain, ainsi qu'à la diffusion de la pensée des auteurs de langue arabe en philosophie, théologie, poésie, médecine, astronomie, arithmétique, logique, etc.[réf. souhaitée]

Vandales

Les Vandales sont une tribu ou groupe de tribus germanique orientale apparues pour la première fois dans l'histoire comme habitant le sud de l'actuelle Pologne. Une grande partie du peuple vandale a ensuite migré, envahissant successivement la péninsule ibérique, puis l'Afrique du Nord-Ouest où ils fondent le royaume vandale au ve siècle.

Selon la vision traditionnelle, les Vandales ont migré du sud de la Scandinavie vers la région comprise entre les rivières d'Oder et de Vistule au cours du IIe siècle av. J.-C. et se sont installés en Silésie à partir de 120 av. J.-C,,. Ils sont associés à la culture de Przeworsk et sont possiblement le même peuple que les Lugiens. S'étendant en Dacie pendant les guerres marcomanniques et en Pannonie pendant la crise du troisième siècle, les Vandales sont confinés en Pannonie par les Goths vers 330 ap. J.-C, où ils reçoivent la permission de s'installer de l'empereur romain Constantin Ier. Vers 400, les raids des Huns obligent de nombreuses tribus germaniques à migrer sur le territoire de l'Empire romain et, craignant qu'ils pourraient être leurs prochaines cibles, les Vandales sont poussés vers l'ouest, traversant le Rhin en Gaule avec les Alains et les Suèves en 406. En 409, les Vandales ont traversé les Pyrénées dans la péninsule Ibérique, où leurs groupes principaux, les Hasdings et les Sillings, se sont installés respectivement en Gallécie (nord-ouest de la péninsule ibérique) et en Bétique (centre-sud de la péninsule Ibérique).

Après l'invasion wisigoth de l'Ibérie en 418, les Alains et les Vandales sillings se sont soumis volontairement à l'autorité du chef hasding Gondéric, qui est poussé de Gallécie à la Bétique par une coalition romaine et Suève en 419. En mai 429, sous le chef Genséric, les Vandales traversent le détroit de Gibraltar et débarquent en Maurétanie (actuelle Maroc). En 439, ils établissent un royaume qui comprend la province romaine d'Afrique puis la Sicile, la Corse, la Sardaigne, Malte et les îles Baléares. Ils repoussent plusieurs tentatives de reconquête romaine, et saccagent la ville de Rome en 455. Après la mort de Genséric, le royaume connait une période de déclin, et s'effondre lors de la guerre des Vandales de 533-534, dans laquelle les armées de l'empereur byzantin Justinien Ier menées par le général Bélisaire déposent le roi vandale Gélimer et annexent la province d'Afrique.

Les écrivains de la Renaissance et du début de l'ère moderne ont qualifié les Vandales de barbares « pillant et razziant » la ville de Rome. Cela a conduit bien plus tard à l'utilisation en langue française du terme « vandalisme » pour décrire toute forme de destruction insensée. Cependant, les historiens modernes ont tendance à considérer les Vandales, pendant la période de transition de l'Antiquité tardive au début du Moyen Âge, comme des agents perpétuateurs, et non destructeurs de la culture romaine.

Âge d'or de la culture juive en Espagne

L’âge d'or de la culture juive en Espagne, également connu comme l’âge d'or du règne arabe (ou maure) en Ibérie, fait référence à une période de l'histoire de la péninsule ibérique sous domination musulmane pendant laquelle les Juifs auraient connu un important essor social, culturel, intellectuel et religieux.

La nature de cet « âge d'or, » corollaire de la période de La Convivencia pour les uns, mythe instrumentalisé dans le cadre des relations judéo-arabes pour d'autres, et sa durée sont sujettes à débat : pour certains savants, il commence après la conquête de l'Ibérie par la dynastie des Omeyyades (711–718) ou sous le règne d'Abd-ar-Rahman III (912), et s'achève avec la chute du califat de Cordoue (1031), le massacre de Grenade (1066), la conquête almoravide (1090) ou celle des Almohades (au milieu du XIIe siècle).

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