Otto Neurath

Otto Neurath ( - ) est un philosophe, sociologue et économiste autrichien. Il fut un des rédacteurs en 1929 du texte « La Conception scientifique du monde » plus connu sous le nom de Manifeste du Cercle de Vienne.

Otto Neurath
Otto Neurath
Fonction
Directeur de musée
Biographie
Naissance
Décès
(à 63 ans)
Oxford
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Père
Wilhelm Neurath (en)
Conjoints
Olga Hahn-Neurath (en)
Marie Neurath (en)
Autres informations
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Religion
Parti politique
Directeurs de thèse
Influencé par

Biographie

Neurath est né à Vienne. Il était le fils de Wilhelm Neurath, un célèbre économiste politique de l'époque. Il étudia les mathématiques à Vienne, puis obtint son doctorat au département de science politique et de statistique de l'Université de Berlin. Il épousa Anna Schapire en 1907. Celle-ci mourut en couches en 1911. Il épousa alors une proche amie, la mathématicienne et philosophe Olga Hahn-Neurath.

Neurath enseigna l'économie politique à la Neue Wiener Handelsakademie (Nouvelle Académie de commerce de Vienne) jusqu'à ce que la guerre éclate. Il devient par la suite directeur du Deutsches Kriegwirtschaftsmuseum (Musée allemand d'économie de guerre, qui devint le Deutsches Wirtschaftmuseum) à Leipzig.

En 1919, il devient conseiller technique aux finances de la République des conseils de Bavière. Dès cette époque, il se faisait un point d'honneur de présenter ses travaux comme le résultat d'enquêtes scientifiques dénuées de caractère politique. Pour Neurath, la science positiviste doit être en mesure de régler les problèmes de la vie économique et sociale. Il se positionne pour de la planification économique scientifique en s'inspirant de l’approche développée par l'économiste et statisticien letton Carl Ballod notamment dans l'ouvrage l'État du futur (Ein Blick in den Zukunftsstaat. Produktion und Konsum im Sozialstaat) paru en 1898, en Allemagne[1].

Après la mort du président Kurt Eisner, il accepta de devenir responsable du Bureau central de la planification[2]. À la suite de la défaite de la révolution, Neurath est emprisonné pendant un an et demi.

Grâce à l'intervention du gouvernement autrichien, il est libéré et peut revenir en Autriche. En octobre 1923, il écrit à Rudolf Carnap afin de le rencontrer. Au cours des années 1920, il devient un fervent défenseur de l'empirisme logique et un personnage central du cercle de Vienne, étant avec Carnap l'un des rares membres à être de gauche. Il pensait que les mathématiques et le réductionnisme logique permettraient de dépasser les clivages politiques. Il demeurait marxiste : bien que professant toujours la supériorité de l'objectivité scientifique sur l'idéologie du Parti. Il s'éloigne progressivement de Moritz Schlick, qu'il accuse d'« idéalisme » et d'être trop « métaphysique ».

À Vienne, il ouvre en 1925 le Gesellschafts-und Wirtschaftsmuseum (Musée socio-économique) et commence à élaborer une méthode d'éducation visuelle et graphique en collaboration avec Gerd Arntz et Marie Reidemeister, qu'il épousa par la suite.

Après l'Anschluss, Neurath s'exile en Hollande, où il dirige le Mundaneum Institute de La Haye en liaison avec son ami Paul Otlet, celui de Bruxelles ayant dû fermer[3]. Avec l'invasion des Pays-Bas, il s'enfuit en Angleterre à bord d'une embarcation précaire.

Pour un langage visuel

Basic by Isotype
Extrait de Basic by Isotype de Neurath, 1937.

Neurath crée l'ISOTYPE, ou International System Of TYpographic Picture Education, conçue comme méthode de représentation symbolique de données quantitatives ou d'informations pratiques au moyen d'icônes facilement interprétables. À partir des années trente, il cherche à exploiter l'Isotype en vue d'en faire un médium de communication universel ou International Picture Language. Alors directeur de l'International Foundation for Visual Education, il applique les principes de ce langage dans Modern Man in the Making, un volume illustré de graphiques montrant l'évolution des modes de vie entre divers moments du passé et la modernité: espérance de vie, chômage, flux migratoires, densité urbaine, consommation, etc.

Pour l'unité des sciences

Neurath aspirait à l'unité des sciences, qu'il chercha à réaliser à travers son projet d'une « Encyclopédie des Sciences Unifiées ». Partant du constat que le domaine de la «recherche empirique avait longtemps été en opposition radicale avec les constructions logiques a priori dérivant de systèmes philosophico-religieux[4]», il propose de réaliser une synthèse de l'approche factuelle typique de la science et de la démarche logico-déductive : l'empirisme scientifique. Il s'agit notamment de dégager les règles gouvernant les procédures scientifiques, d'unifier les diverses terminologies scientifiques et de réduire tous les termes à des mots d'usage courant.

À la différence de Carnap, qui collabore également à ce projet, mais qui favorise une unification sous la conception hiérarchique de l'arbre, où tout dérive d'une science-mère, Neurath défend l'idée que l'unification ne peut se faire que de façon transversale, ce qui est le propre de l'encyclopédie, la marche de la science n'étant pas linéaire ni imposée par un modèle unique, mais « allant d'encyclopédies en encyclopédies »[5]. Il présente cette position dans son article « L'Encyclopédie comme modèle » (1936).

Ce thème est mis de l'avant lors du premier Congrès international pour l'Unité de la science, tenu à la Sorbonne en 1935. Lors du troisième congrès, également tenu à Paris, en 1937, Neurath présente son projet d'International Encyclopedia of Unified Science[6]. Cette encyclopédie doit paraître sous forme de fascicules. Dix fascicules sont publiés en 1938, avec des articles de Charles Morris, Rudolf Carnap, Leonard Bloomfield, Niels Bohr, John Dewey, Bertrand Russell et plusieurs autres portant sur les principes de la théorie des probabilités, de la cosmologie, de la biologie et de la psychologie. Un second volume consacré aux sciences sociales paraît en 1939, avant que la publication soit interrompue par la guerre[7].

Publications

  • Otto Neurath, « L'Encyclopédie comme modèle », Revue de Synthèse 1936, XII, 2, 187–201.
  • Otto Neurath, « Unified Science as Encyclopedic Integration », International Encyclopedia of Unified Science, The University of Chicago Press, 1938, vol. 1, no 1, p. 1-27.
  • Otto Neurath, Modern Man in the Making, New York and London, Alfred A. Knopf, 1939.
  • Otto Neurath, Des hiéroglyphiques à l'Isotype : une autobiographie visuelle, Paris : éditions B42, 2018, 232 p. (ISBN 9782917855782)

Bibliographie

  • Christian Bonnet et Pierre Wagner, (dir.), L'Âge d'or de l'empirisme logique. Vienne, Prague, Berlin, Paris: Gallimard, Coll. Bibliothèque de philosophie, 2006. [Cet ouvrage reproduit les textes « La sociologie dans le physicalisme » (1932), « Pseudo-rationalisme de la falsification » (1935) et « L'encyclopédie comme modèle » (1936)] (ISBN 2-07-077186-5)
  • Denis Lelarge, L'encyclopédie sociale d'Otto Neurath: La raison visuelle, Paris: L'Harmattan, 2010, 364 p. (ISBN 978-2296107359)
  • (de) Elisabeth Nemeth et Nicolas Roudet, (dir.), Paris-Wien. Enzyklopädien im Vergleich. Wien, Berlin, New York : Springer, Coll. Veröffentlichungen des Instituts Wiener Kreis, 13, 2005 (ISBN 3-211-21538-7)
  • (en) Nader Vossoughian, Otto Neurath. The Language of the Global Polis, Rotterdam: Nai010 Publishers, 2008, 176 p. (ISBN 978-90-5662-350-0)
  • Marie Neurath et Robin Kinross, Le Transformateur, Principes de création des diagrammes Isotype, Paris : éditions B42, 2013, 134 p. (ISBN 978-2-917855-33-1) — Édition française de The Transformer: Principles of making Isotype charts Londres : Hyphen Press 2009.

Voir aussi

Notes et références

  1. Amanar Akhabbar, « La Direction centrale de la statistique et la « Balance de l’économie nationale de l’URSS en 1923-24 » : la contribution de Pavel Illitch Popov à la théorie et à l’ingénierie de la planification économique », Œconomia, vol. 4, no 2,‎ , p. 147-188 (lire en ligne)
  2. Neurath, Empiricism and Sociology, trans. Paul Foulkes and Marie Neurath, ed. Marie Neurath and Robert S. Cohen (Dordrecht and Boston, 1973), p. 151-52.
  3. D. Lelarge, 2010, p. 266.
  4. Neurath, « Unified Science as Encyclopedic Integration », p. 1
  5. Stanislas Deprez, « De l'arbre cartésien au bateau de Neurath », dans Jean-Luc Blaquart et Jean-Baptiste Lecuit (dir), Repenser l'humain. La fin des évidences, L'Harmattan, 2010, p. 147.
  6. Voir la note 1 de l'article de Neurath, « Unified Science as Encyclopedic Integration », 1938, p. 26
  7. Les divers fascicules ont été réunis en deux volumes sous le titre Foundations of the Unity of Science, Chicago and London, The University of Chicago Press, 1955 and 1970.

Liens externes

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  • Portail de la sociologie
Bateau de Neurath

Le bateau de Neurath est une comparaison rhétorique employée dans les comptes rendus anti-fondationnels de la connaissance, en particulier en philosophie des sciences, et formulée pour la première fois par Otto Neurath. Elle est fondée en partie sur le bateau de Thésée qui, cependant, est habituellement utilisé pour illustrer d'autres questions philosophiques, notamment les problèmes relatifs à l'identité. La métaphore a été popularisée par W. V. O. Quine dans Le Mot et la Chose

Cercle de Vienne

Le cercle de Vienne, ou Wiener Kreis, est un groupement de savants et philosophes qui a fonctionné à Vienne, de 1923 – mais officiellement 1929 sous le nom de Société Ernst-Mach – jusqu'à l'assassinat de son chef de file, Moritz Schlick, le 22 juin 1936, après quoi le club se dispersa. Le Cercle existait de manière informelle déjà avant la Première Guerre mondiale. L’ouvrage de Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus (1921), est un des textes de cette époque qui servit de « Bible » à la pensée viennoise.

Chris Burke (créateur de caractères)

Christopher Burke, né en 1967, est un historien et créateur de caractères britannique.

Il a travaillé chez Monotype avant d’obtenir un PhD au département de la typographie et de la communication graphique de l’université de Reading en 1995. Il enseigne ensuite à cette université et y gère le programme MA en création de caractères typographiques jusqu’à 2001. Il vit ensuite à Barcelone où il gère une fonderie typographique : Hibernia Type. Sa police de caractères Parable est utilisée dans la 11e édition de 2004 du Concise Oxford English Dictionary aux côtés de Frutiger et de Nimrod.

Design de l'information

Le design de l'information, ou traitement graphique de l’information, a été défini[Par qui ?] comme « l’art et la science de la préparation de l’information pour elle puisse être utilisée par les êtres humains avec efficience et efficacité »[réf. souhaitée].

Le terme est apparu dans les années 1970.

Le design d’information signifie à la fois dessin et projet, qui[Quoi ?] traduit une information claire et directe. L'information utile n’est pas un accroissement de la quantité d’informations mais au contraire une réduction de cette quantité par des regroupements pertinents.

Le design d’information ou le traitement graphique de l’information se traduit comme l’arrangement des modèles d’organisation[pas clair] afin de fournir à l’utilisateur un contexte et un sens à l’information. Ce design, essentiellement graphique, se destine à structurer, à mettre en forme, en donnant à des informations des contenus et des valeurs complexes.[pas clair]Le design d'information croise plusieurs disciplines telles que la sémiologie graphique, la sémiotique, la psychologie cognitive, la cartographie, la sociologie, la Gestalt theorie (ou psychologie de la forme), etc.

Ses champs d'application les plus connus sont l'identité visuelle sous toutes ses formes, la représentation cartographique, l’information voyageurs, la signalétique, notamment celle des musées et expositions.

La conception des annuaires téléphoniques ou des encyclopédies et des dictionnaires sont des exemples où le design d'information est appliqué.

Le design d'information prend ses origines comme un sous-ensemble ou un synonyme du graphisme.

Empirisme logique

L'empirisme logique (parfois nommé positivisme logique, néo-positivisme, ou empirisme rationnel) est une école philosophique principalement illustrée par le Cercle de Vienne, fondé par un groupe réunissant des scientifiques et philosophes viennois dans les années 1920. Le Cercle de Vienne était avant tout un lieu de discussion entre scientifiques (Niels Bohr et Einstein y sont occasionnellement intervenus) et philosophes qui ne partageaient pas les mêmes convictions.

Il se forme autour du philosophe Moritz Schlick, et on y trouve notamment les mathématiciens Hans Hahn et Karl Menger, le physicien Philipp Frank, le sociologue Otto Neurath, les philosophes Rudolf Carnap et Victor Kraft, ainsi que des étudiants en philosophie comme Friedrich Waismann et Herbert Feigl. À la même époque, à Berlin, des sympathisants se regroupent autour de Hans Reichenbach et de la Gesellschaft für Empirische Philosophie (Société pour la philosophie empirique). Fondée en 1928, celle-ci accueillit Carl Gustav Hempel, Richard von Mises, David Hilbert et Kurt Grelling.

Le Cercle de Vienne est l'auteur d'un manifeste, publié en 1929 sous le titre La conception scientifique du monde, où il expose ses thèses principales. On peut aussi citer Alfred J. Ayer, qui a résumé les grandes thèses du positivisme logique, dans son œuvre Langage, Vérité et Logique (1936). On peut brièvement synthétiser celles-ci ainsi : il n'existe pas, comme le prétendait Kant, de jugement synthétique a priori. Par conséquent, la métaphysique ne peut être une science. D'autre part, tout énoncé de connaissance est soit analytique, soit synthétique a posteriori, et donc vérifiable par l'expérience. Dès lors, les énoncés éthiques et métaphysiques sont, en tant qu'énoncés prescriptifs et non descriptifs et vérifiables, nécessairement « vides de sens ». Le positivisme logique est ainsi à l'origine de la dichotomie tranchée entre les « faits » et les « valeurs » (reprise par le positivisme juridique), qui a été par la suite partiellement remise en cause.

Graphiste

Un graphiste est un professionnel de la communication qui conçoit des solutions de communication visuelle. Il travaille sur le sens des messages à l'aide des formes graphiques qu'il utilise sur tout type de supports. Le graphiste est alors un médiateur qui agit sur les conditions de réception et d’appropriation des informations et des savoirs qu’il met en forme.

Ses connaissances reposent sur la typographie, l'usage des signes et des images, l'art de la mise en page. Le graphiste peut s'exprimer dans le domaine de l'imprimé (édition, affichage), de l'interactivité (web, multimédia), de l'illustration ou de l'animation (motion design).

L'appellation « designer graphique » est quelquefois préférée au terme « graphiste », parfois jugé trop réducteur, par exemple dans les pays anglo-saxons et certains pays de la francophonie (Québec notamment).

Jusqu'en février 2016, en France, graphiste était classé parmi les métiers de l'artisanat d'art.

Le graphisme comporte d’autres métiers spécialisés :

L'infographiste est un graphiste spécialisé dans la création d'images numériques (infographie).

Le maquettiste est un graphiste spécialisé dans la mise en page, sur ordinateur, des titres, textes et illustrations.

Gustav Bergmann

Gustav Bergmann, né à Vienne le 4 mai 1906 et mort à Iowa City le 21 avril 1987 (à 80 ans), est un philosophe austro-américain.

Hans Hahn (mathématicien)

Hans Hahn (27 septembre 1879 à Vienne - 24 juillet 1934 à Vienne) est un mathématicien et philosophe autrichien qui a apporté de nombreuses contributions à l'analyse fonctionnelle, la topologie, la théorie des ensembles, le calcul des variations et la théorie des ordres : on lui doit entre autres le théorème de Hahn-Banach, le théorème de décomposition de Hahn (en), le théorème de Vitali-Saks-Hahn (en), le théorème de Hahn-Mazurkiewicz et l'étude des séries formelles généralisées auxquelles on a donné son nom.

Isotype (pictogramme)

L'Isotype (anglais : International System Of TYpographic Picture Education, français : Système international d'éducation par les images typographiques) est un langage visuel international créé en 1920 par le philosophe autrichien Otto Neurath (1882–1945) et l'artiste graphiste allemand Gerd Arntz (1900–1988).

La devise de Neurath : « Les mots divisent, les images unissent » fut le point de départ pour la création de ce nouveau langage qui se veut simple, universel et non verbal. L'intention initiale de Neurath était d'utiliser ce langage pour l'éducation des enfants, mais il s'est par la suite popularisé dans le domaine de la signalisation publique et de l'information graphique. Gerd Arntz a conçu pour ce langage plus de 4 000 pictogrammes dont certains ont inspiré directement des pictogrammes très courants aujourd'hui. Les pictogrammes présentent souvent des tracés simples et des lignes épurées qui indiquent l'influence de l'esthétique du Bauhaus. L'Isotype n'est pas sans rappeler le projet Geoscope de Buckminster Fuller, avec lequel il partage des objectifs communs.

Neurath a appliqué cette méthode dans son livre Modern Man in the Making (A. Knopf, 1939). Il y présente sous forme graphique des statistiques montrant l'évolution des modes de vie dans le monde au fil du temps. L'objectif est de « retracer l'origine de l'homme moderne et d'en dépeindre les comportements et les réussites sans faire appel à aucune théorie sociale ou économique ».

Neurath a fondé l'institut Isotype avec son épouse Marie Reidemeister.

Konstantin von Neurath

Konstantin von Neurath est un diplomate et homme politique allemand membre du parti nazi, né le 2 février 1873 à Vaihingen-sur-l'Enz où il est mort le 14 août 1956.

Langue physicaliste

Une langue physicaliste est une langue en partie formelle, restée à l'état de projet, dont la fonction est de traduire les phrases ou expressions usuelles dans les termes du langage de la physique.

Pour Otto Neurath, à l'origine du projet de fondation d'une langue physicaliste, il faut construire une science universelle susceptible de couvrir tous les champs du savoir. Cette science unifiée n'est réalisable que si elle s'appuie sur un slang universel constitué d'une langue « triviale » physicaliste servant elle-même d'ossature à une langue physicaliste formelle, ou « savante », de type physico-mathématique.

Liste de philosophes des sciences

Cette liste de philosophes des sciences (non exhaustive) regroupe des philosophes ayant contribué à la philosophie des sciences.

Manifeste du Cercle de Vienne

Le Manifeste du Cercle de Vienne est un texte historique et programmatique de Rudolf Carnap, Hans Hahn et Otto Neurath, publié en 1929, qui décrit les missions philosophiques, scientifiques et politiques de la conception scientifique du monde adoptée par les membres du Cercle de Vienne. Le titre complet de l'opuscule est La Conception scientifique du monde : Le Cercle de Vienne.

Mundaneum

Le Mundaneum, ouvert au public depuis 1998, est un centre d'archives de la Communauté française de Belgique (Fédération Wallonie-Bruxelles) et un espace d'expositions temporaires situé, depuis 1992, à Mons, dans la province de Hainaut en Belgique.

À l'origine, de 1920 à 1934, il était situé à Bruxelles, sous le nom de Mundaneum Palais mondial, et était composé de seize salles didactiques, un répertoire bibliographique comprenant douze millions de fiches, un musée de la Presse avec 200 000 spécimens de journaux du monde entier, reprenant les collections essentiellement constituées entre 1895 et 1914.

Redécouverts après l'explosion d'Internet, le Mundaneum et ses fondateurs, Paul Otlet et Henri La Fontaine, sont aujourd'hui identifiés en tant que pionniers du Web et des moteurs de recherche.

Il a reçu le Label du patrimoine européen.

Paul Otlet

Paul Otlet, né le 23 août 1868 et mort le 10 décembre 1944 en Belgique, est un bibliographe, créateur avec Henri La Fontaine de la classification décimale universelle (CDU) et créateur de l'Office international de bibliographie, aujourd'hui Mundaneum. Fils d'Édouard Otlet, il est à la fois juriste, entrepreneur et auteur ; militant socialiste et pacifiste. Il a pour ambition de « permettre aux hommes de mieux se connaître, de ne plus avoir peur les uns des autres et de vivre en paix ».

Philippe Soulez

Philippe Soulez (1943-1994) est un philosophe français. Docteur en philosophie (Université Paris IV-Sorbonne, 1987), il était professeur agrégé de philosophie à l'Université de Paris VIII.

Physicalisme

Le physicalisme, terme créé par Rudolf Carnap, est la thèse, ou doctrine, selon laquelle toutes les connaissances sont réductibles, au moins théoriquement, aux énoncés de la physique. Les sciences humaines et sociales, tout comme les sciences de la nature, qui ont chacune leur vocabulaire et leurs concepts spécifiques, pourraient être retranscrites dans la langue de la physique. Dans la première définition du physicalisme, qui est celle du Cercle de Vienne, une telle langue consiste en un ensemble d’énoncés se rapportant à des objets physiques, à leurs propriétés ainsi qu’à leurs caractéristiques spatio-temporelles. Ce langage se réduit à des protocoles ou compte-rendus d'expérience et à des énoncés logiques qui n'ont de sens que par rapport à des objets possibles.

En outre, le physicalisme soutient la thèse selon laquelle il n’existe pas de savoir philosophique constitué de thèses qui lui soient propres, qui soient distinctes et indépendantes des thèses scientifiques, et il conçoit l’activité philosophique dans le prolongement de l’activité scientifique, d’abord comme une recherche sur les structures du savoir, puis comme un exercice de clarification et d’interprétation des connaissances scientifiques.

Le physicalisme a été aussi appelé « théorie de l'unité de la science » ou « théorie de la science unitaire ».

Rhizome (philosophie)

La théorie du Rhizome — développée par Gilles Deleuze et Félix Guattari — est l'un des éléments de la « French Theory ». Il s'agit d'une structure évoluant en permanence, dans toutes les directions horizontales, et dénuée de niveaux. Elle vise notamment à s'opposer à la hiérarchie en pyramide (ou « arborescence »).

Ce système de fonctionnement s'inspire des travaux mathématiques sur les fractales, par la suite analysées à une grande échelle. Cette théorie a une part d'implication en philosophie, en art, ainsi que dans l'étude des évolutions sociales et politiques. Le rhizome porte en lui une part d'impermanence.

Éditions B42

Les Éditions B42, éditeur français basé à Paris, publient des ouvrages consacrés au design, au design graphique, à la typographie, à la création contemporaine et aux cultures populaires.

Le nom de la maison d'édition fait directement référence à un des premiers incunables imprimé par Gutenberg, qui est le premier livre imprimé en Europe à l'aide de caractères mobiles : dans les publications spécialisées, cet ouvrage de référence, composé sur 42 lignes, voit son nom souvent réduit à un simple « B42 ».

Les livres des éditions B42 bénéficient d'une mise en page très soignée, souvent conçue et réalisée par le studio deValence.

B42 publie la revue annuelle de design graphique et de typographie Back Cover, ainsi que la revue Back office consacrée au design graphique et pratiques numériques.

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