Nomadisme

Le nomadisme est un mode de vie fondé sur le déplacement ; il est par conséquent un mode de peuplement. La quête de nourriture motive les déplacements des hommes : une économie de cueillette et de chasse peut en être à l'origine, mais les plus grandes sociétés nomades pratiquent l'élevage pastoral, où la recherche de pâturages et le déplacement des animaux fondent la mobilité des hommes.

Saami Family 1900
Famille nomade lapone au Nord de la Norvège.
1878 Mihaly Munkacsy Zigeunerlager anagoria
Camps de roms en Hongrie.
Nomads near Namtso
Nomades pastoraux campant près de Namtso (Tibet) en 2005.
China, Miscellaneous Scenes- Mongol lassoing pony, Tabool, Mongolia (7454208824)
Mongols trick chevaux

Histoire

Giulio Rosati 5
Camp nomade dans le désert (Giulio Rosati).

L'humanité a vécu à l'état nomade durant tout le Paléolithique, avec l'australopithèque, Homo habilis, Homo erectus, Homo heidelbergensis, Homo neandertalensis et vers la fin du Paléolithique avec Homo sapiens. Il y a ensuite l'époque mésolithique durant laquelle elle est devenue peu à peu semi-nomade pour commencer à se sédentariser durant le Néolithique.

Le nomadisme est souvent associé à une organisation sociale de type tribal ou à ce que les anthropologues appellent « une société segmentaire », c'est-à-dire une société structurée en lignages, clans, tribus et éventuellement confédérations tribales : de nos jours, seul ce type de sociétés pratique une économie nomade ou semi-nomade.

Nomades pré-modernes

Eastman Johnson - Ojibwe Wigwam at Grand Portage - ebj - fig 22 pg 41
Tente ojibwé.
Nomades Algérie
Nomades de la région de Djelfa, Algérie, 1971.

Les peuples du désert que sont les Arabes, Bédouins, les Berbères et d'autres nomades vivant dans le Sahara, Désert d'Arabie, Désert de Syrie, ceux des steppes d'Asie centrale ou encore les Amérindiens dans tout le continent américain pratiquent encore ce mode de vie. Néanmoins, les États que ces nomades traversent tentent le plus souvent de les sédentariser.

Certains groupes des peuples Roms (parfois appelés tziganes), pratiquent également ce mode de vie, et d'autres groupes humains l'ont pratiqué dans un passé relativement récent et le pratiquent encore. Pour cela, les tziganes utilisaient en général des roulottes, et plus récemment des caravanes.

Les Mercheros d'Espagne sont un groupe minoritaire, auparavant nomade, qui partage le style de vie des Roms espagnols. Leur origine est incertaine, peut-être étaient-ils des paysans sans terre au XVIe siècle. Les Mercheros sont souvent restés à part des Rom, même s'ils partageaient les mêmes persécutions.

En Allemagne, en Suisse, en France et en Autriche, il existe ainsi un groupe de « Tsiganes blancs », les Yéniches dont la langue semble être identique grammaticalement aux autres dialectes suisses alémaniques, l'origine du lexique mélange en revanche l'allemand, le romani, le yiddish et d'autres mots[1].

Campement de nomades Tibétains - Ngari
Campement de nomades Tibétains, Ngari méridional, Tibet.

En Norvège, et à un moindre degré en Suède et au Danemark, les Taters ont souvent été confondus avec les Roms parce qu'ils étaient, comme ceux-ci, parfois employés à construire des routes et des chemins de fer. Leur nom vient d'une croyance selon laquelle ils seraient apparentés aux Tatars.

Nomades modernes

Il y a en Irlande, au Royaume-Uni et aux États-Unis, un groupe appelé Travellers (« voyageurs ») ou Irish Gypsies (« Gitans irlandais »). En Écosse, on les appelle Tinkers, de l'irlandais tinceard (« ferblantier »). Ce terme est devenu péjoratif, et le mot Irish Travellers est actuellement préféré, mais ils se nomment eux-mêmes Pavees. Ils ne sont pas reliés génétiquement aux Rom, mais leur culture nomade a été influencée par ceux-ci. Leur langue, le shelta, est basée principalement sur un lexique gaélique et une grammaire basée sur l'anglais, avec des influences romani.

Récemment, de nouveaux groupes nomades sont apparus en Europe, constitués pour la plupart de musiciens jouant des musiques électroniques, dans la mouvance techno.

Les nomades de la mer sont des populations d'Asie du Sud-Est qui vivent sur des bateaux.

Semi-nomadisme

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On désigne par « semi-nomadisme », des modes de vie intermédiaires, connaissant une pluralité de lieux de résidence, mais en nombre limité et sur des emplacements prédéterminés. En général, il s'agit de l'association d'une résidence principale et d'un ou plusieurs lieux de résidence secondaire, utilisés de façon régulière, pour une période restreinte, souvent au moment de la transhumance estivale dans les sociétés pratiquant l'élevage extensif.

L'apparition d'une résidence principale peut être le fait d'une sédentarisation forcée, comme ce fut le cas lors du mouvement de collectivisation des terres dans les républiques ex-soviétiques d'Asie centrale. Le semi-nomadisme est ainsi le mode de vie de nombreux éleveurs kazakhs et surtout kirghizes.

Les Changpas, vivant dans la région autonome du Tibet, en Chine et au Ladakh, en Inde, sont également une communauté semi-nomade.

En outre, les grandes transhumances estivales du monde moderne durant lesquelles les deux-tiers de l'Europe contemporaine se déplacent pour plusieurs semaines par an d'un bout à l'autre de l'Europe peuvent relever du mode de vie nomade car elles représentent une mobilité de masse.

Nouveaux nomades

Le XXe siècle a vu apparaître de nouveaux groupes nomades[2]. D'une part, certains individus se regroupent en communautés et pratiquent une nouvelle forme de nomadisme (ou de semi-nomadisme) pour le plaisir. D'autre part, certains groupes socio-professionnels soit sont contraints au nomadisme pour survivre, soit ont développé une activité nécessitant une vie nomade. Plusieurs exemples permettent de se rendre compte de l'importance de ces groupes.

Les communautés nomades

Plusieurs communautés nomades ou semi-nomades sont nées aux États-Unis, mais aussi à travers le monde, tels que les snowbirds. Ce terme correspond aux Américains du Canada et du Nord des États-Unis qui passent tout ou partie de l'hiver dans des États de la Sun Belt dans des camping-cars. C'est un cas de semi-nomadisme car leur domicile d'été est fixe pour la plupart.

En France, Guilhem Chéron, co-fondateur de La Ruche qui dit Oui !, a présenté, lors du Festival d'Avignon dans le cadre des rencontres sur le thème « Le Monde d'après-demain » organisé par Mediapart, son nouveau projet des « îles-prairies ». L'idée est de créer des lieux de vie écologiques et des lieux de culture et de sociabilisation pour des nouveaux nomades[3].

Les groupes socio-professionnels nomades

En Europe, l'essor du nucléaire civil a eu pour conséquence la création d'une classe de travailleurs appelés les nomades du nucléaire. Leur travail consiste à effectuer les tâches les plus dangereuses dans les réacteurs, comme aller dans le générateur de vapeur[4]. Ils vont et viennent d'un réacteur à l'autre en fonction de l'arrêt du cœur de celui-ci. Lors de l'arrêt de l'un d'eux, ces travailleurs viennent par centaines et s'installent de façon presque précaire dans des campings à proximité. À la reprise de l'activité du cœur, ils partent vers un autre réacteur pour effectuer les mêmes tâches sans pour autant dépasser la dose annuelle maximale de radiations admissible, qui est de 20 mSv en France.

Ailleurs, en Amérique du Sud, des milliers d'ouvriers et d'ingénieurs migrent pour construire des barrages. Dès qu'un projet de centrale hydroélectrique voit le jour, ces travailleurs viennent et une ville éphémère naît autour du campement de ceux qui travaillent sur le barrage. Cela a été le cas, par exemple, pour le barrage de Guri au Venezuela.

Les derniers nomades apparus sont des entrepreneurs voyageant afin de gérer sur place leur(s) société(s) et utilisant abondamment les technologies numériques nomades. Contrairement au premier cas, le nomadisme est pour eux une conséquence de leur réussite financière, et non pas une nécessité liée à leur emploi précaire et pas forcément choisi[5].

Certains voyagent à tel point qu'ils n'ont plus vraiment de « Home, Sweet Home » et n'ont plus de point d'attache[6].

Il ne faut pas oublier de mentionner le travail nomade en entreprise. Le travail nomade fait référence à toutes les formes de travail accomplies ailleurs qu'au poste de travail habituel dans l'entreprise. Il constitue d'ores et déjà une tendance lourde qui continue de fortement se développer. Le travail nomade ne se limite pas au télétravail à domicile. Tout collaborateur, quel que soit son profil, peut être concerné. Ainsi, tout salarié peut, à son échelle, développer des comportements nomades[7].

Quelques chiffres[8] :

  • Le travail nomade concernerait entre 7 % et 10 % des salariés français.
  • Le nomadisme [lequel ?] représenterait, quant à lui, 20 % de la population active.
  • 73 % des cadres français travaillent en dehors de leur bureau.
  • On dénombre 1 milliard de travailleurs nomades dans le monde en 2011

Gestion par les États

Recensement

En France, à la fin du XIXe et au XXe siècle, on délivrait des carnets anthropométriques aux nomades. En 1951, le ministère de l'intérieur en recensait 6 830[9].

Génocides

En Amérique, les Européens (Espagnols, puis les Anglais, et enfin, les États-Unis avec la conquête de l'Ouest), ont exterminé de façon quasi systématique les populations américaines natives, majoritairement nomades.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Nazis ont organisé le génocide des Roms.

Expulsion des populations nomades

Lorsque les Nomades refusent la sédentarisation, ils sont souvent expulsés. Au XXIe siècle, des campagnes d'expulsions sont organisés à l'égard des Roms en France.

En Israël, le gouvernement détruit régulièrement les campements des populations de bédouins[10],[11].

Antonymie

Annexes

Notes et références

  1. Voir : http://www.thata.ch/jenische.htm (de)
  2. Supplément été 2011 de Courrier international no 1082-83-84
  3. « Guilhem Chéron, designer: «D’autres histoires pour d’autres modes de vie» », sur mediapart.fr, (consulté le 15 août 2018)
  4. http://www.rue89.com/tele89/2009/05/12/la-precarite-des-travailleurs-du-nucleaire-nuit-elle-a-la-sante
  5. « 7 raisons pour lesquelles ces digital nomades choisissent l'étranger », sur ouest-france.fr, (consulté le 15 août 2018)
  6. « Travailler en voyageant, le rêve accompli des nomades numériques », sur lemonde.fr, (consulté le 15 août 2018)
  7. « Travail à distance, télétravail ou salarié nomade... », sur lexpress.fr, (consulté le 15 août 2018)
  8. http://www.joneslanglasalle.fr/ResearchLevel1/Advance_A4_Travail%20NOMADE_32pages%2012012012%20BD%202.pdf
  9. (Ely 1964, p. 340)
  10. « Israël : les autorités démolissent un village bédouin pour la centième fois depuis 2010 », sur RT,
  11. François Hume-Ferkatadji, « Les Bédouins du Sud-Sinaï », RFI,

Bibliographie

Articles

  • René Rebuffat, « Nomadisme et archéologie : L'Afrique dans l'Occident romain (Ier siècle av. J.-C. - IVe siècle ap. J.-C.) », Actes du colloque de Rome, Rome, École française de Rome, no 134,‎ , p. 231-247 (lire en ligne)
  • Joào Pedro Marques, « Sur la Nature du nomadisme des steppes eurasiatiques », L'Homme, t. 28, no 108. Les Animaux : domestication et représentation,‎ , p. 84-98 (DOI 10.3406/hom.1988.369045, lire en ligne)
  • B. Ely, « Nomadisme et sédentarisation des Tsiganes en France. », Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, vol. XIe Série, t. 6,‎ , p. 339-351 (DOI 10.3406/bmsap.1964.1279, lire en ligne)

Ouvrages

  • Gérard Chaliand, Les Empires nomades de la Mongolie au Danube : Ve siècle av. J.-C. - XVIe siècle, Perrin, 1995 (2e éd. revue et corrigée)
  • Isabelle Ohayon, La sédentarisation des Kazakhs dans l'URSS de Staline, collectivisation et changement social (1928-1945), Maisonneuve et Larose, Paris, 2006
  • Michel Maffesoli, Du nomadisme : Vagabondages initiatiques, La Table Ronde, 2006
  • Jones Lang LaSalle, Étude sur le travail nomade, janvier 2012, Paris, 32 pages
  • Managing “Climate Migration” in Mongolia: The Importance of Development Policies (ISBN 978-3-319-14938-7)

Articles connexes

Liens externes

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Agriculture itinérante

L'agriculture itinérante est une forme d'agriculture essentiellement basée sur l'autoconsommation, et caractérisée par le défrichement, la mise en culture puis l'abandon (retour à la friche) d'une parcelle dont la fertilité a beaucoup diminué au profit de la culture d'un autre terrain plus fertile. Les familles, groupes ou tribus voyagent alors de terrain en terrain, en laissant en quelque sorte le sol en jachère longue durée. Quelques décennies ou siècles plus tard, il peut à nouveau être mis en culture. « C'est un système autorégénérant et adapté aux contraintes édaphiques, économiques et agronomiques ». L'agriculture itinérante ne doit pas être confondue avec le nomadisme : dans la majorité des cas seules les parcelles cultivées sont itinérantes, les villages ne changent pas d'emplacement.

La forme la plus fréquente d'agriculture itinérante est l'agriculture sur abattis-brûlis mais l'agriculture itinérante peut également être pratiquée sans usage du feu, comme dans les systèmes d'agriculture sur abattis-paillis ou encore sous les arbres.

Agropastoralisme

L'agropastoralisme désigne les situations d'élevage, de paysage ou socioéconomiques dans lesquelles l'agriculture est intimement associée au pastoralisme.

Bétail

Le bétail (terme collectif, sans pluriel) est l'ensemble des bêtes d'élevage, excepté celles de basse-cour et d'aquaculture. Le bétail au sein d'une ferme formant troupeau, troupe ou bande constitue le fond du cheptel de celle-ci. On distingue le « gros bétail » (bovin, cheval, mulet, âne) et le « petit bétail » (mouton, chèvre, porc).

Les sociétés humaines primitives étaient fondées sur un mode de subsistance appelé mode chasseur-cueilleur. Plus tard sont apparues les sociétés dont la subsistance dépend de l'élevage et de la domestication et qui impose un nomadisme dans un but de gestion de la ressource végétale naturelle (rotation). C'est la domestication qui a permis et permet toujours aux sociétés traditionnelles et modernes de sélectionner les animaux les plus favorables à l'élevage.

Cuisine kazakhe

La cuisine du Kazakhstan est fondée traditionnellement sur les viandes de mouton et de cheval, et sur les produits laitiers.

Démographie de la Mauritanie

La population mauritanienne est composée de Maures, de Toucouleurs, de Soninkés et de Wolofs.

Ce pays fait certainement partie des moins densément peuplés de la planète mais la répartition sur le territoire est très inégale. En effet, le Sahara mauritanien couvre la majorité du pays, la vie y est par conséquent difficile. Les régions les plus fortement peuplées se situent au sud du pays, plus particulièrement les régions du Gorgol et du Guidimakha avec plus de 10 habitants au km², au-delà de cette zone, les densités décroissent vite vers l’est et le nord.

Les cycles successifs de sécheresses entre 1977 et 1984 et l’attraction de la ville ont modifié l’organisation sociale, avec une réduction de la population nomade (qui, en 2013, ne représentait plus que 1,9 % de la population du pays) et une augmentation des sédentaires ruraux et des citadins.

Hilaliens

Les Banou Hilal ou Hilaliens (en arabe : بنو هلال) étaient une confédération de tribus d'Arabie des régions de Hejaz et Najd ayant migré en Afrique du Nord entre la fin du Xe au XIIIe siècle.

Originaires de la péninsule arabique, avec le mouvement révolutionnaire des Qarmates à Bahreïn et à Oman, ils ont participé au pillage de La Mecque en 930 dans leur lutte contre le califat fatimide. Les Fatimides devenus maîtres d'Égypte et fondateurs du Caire en 969 se sont hâtés de confiner les bédouins hilaliens indisciplinés vers le sud, avant de les envoyer au Maghreb.

L'afflux des Hilaliens fut un facteur majeur dans l'arabisation linguistique, culturelle et ethnique du Maghreb et dans la propagation du nomadisme dans les domaines où l'agriculture avait précédemment dominé.

Koriaks

Les Koriaks (ou Koryaks), sont un peuple du kraï du Kamtchatka (anciennement Koriakie) en Extrême-Orient russe, habitant au sud du bassin de l'Anadyr. Ils sont apparentés aux Tchouktches, notamment de par leur mode de vie (nomadisme, importance des rennes), leur langue et leurs traits physiques. Ils sont aussi apparentés, de façon plus distante, aux Itelmènes.

Mongols

Les Mongols sont un peuple nomade vivant actuellement en Mongolie, en Russie et en Chine. Les quatre ethnies principales sont les Khalkhas, les Oïrates, les Bouriates et les Kalmouks. Ils sont actuellement environ 10 millions, dont près de 5,8 millions en Chine. Leurs langues forment un groupe spécifique de la famille altaïque comportant plusieurs langues. Les principales sont le khalkha, dialecte devenu langue vernaculaire de Mongolie, le tchakhar, dialecte vernaculaire de Mongolie-Intérieure, le bouriate, parlé en Bouriatie, dans les deux Mongolies et dans d'autres républiques de Sibérie et le kalmouk, parlé en Kalmoukie. Les Mongols pratiquent traditionnellement un bouddhisme lamaïste (dit tibétain) teinté d'animisme voire de chamanisme.

À l'origine d'un des plus grands empires de tous les temps, qui s'étendit de la mer de Chine méridionale jusqu'au-delà de la Volga au XIIIe siècle et au XIVe siècle, ils conservent encore leur culture, malgré leur éclatement en quatre entités politiques distinctes ; outre la langue et l'histoire, cette culture profondément originale couvre des domaines tels la musique, la religion, les fêtes, les sports, le mode de vie, et enfin l'organisation sociale.

Nomadisme numérique

Le nomadisme numérique ou la mobilité connectée (qui intègre éventuellement la mobilité virtuelle réputée pour offrir tout ou une partie des avantages de la mobilité dans l'espace, sans certains de ses inconvénients, dont la nécessité de se déplacer physiquement) désigne les usages et usagers des technologies électroniques et informatiques sans-fil permettant d'accéder aux médias numériques et à des informations numériques, les modifier ou de communiquer par la téléphonie mobile ou par Internet et travailler En ligne et hors-ligne quel que soit l'endroit où l'on se trouve.

Cette forme de nomadisme virtuel pose de nouvelles questions éthiques. On ignore comment la psyché humaine s'adaptera à la virtualité et aux caractéristiques nouvelles de ce monde émergent, avec en outre le risque d'augmentation de la fracture numérique. En outre, des incertitudes concernent encore les effets sur la santé et l'environnement de la consommation électrique et production de déchets électroniques de ces technologies très consommatrices de ressources pas, peu, difficilement ou coûteusement renouvelables, qui évoluent rapidement en rendant des générations récentes de matériels désuets. Des incertitudes concernent aussi les effets des champs électromagnétiques induits par le développement et l'omniprésence des systèmes sans-fil.

Nénètses

Les Nénètses (parfois orthographié Nenets) ou Nénéens (russe : Ненцы, Nentsy) ou encore 'Yurak ou Samoyède Yurak, sont un peuple autochtone samoyède de Russie vivant à proximité du cercle polaire. Ils constituent la plus importante des 26 ethnies de la Sibérie. Leur activité traditionnelle est l'élevage de rennes ainsi que la pêche. Très nomades, leurs campements restent rarement une semaine au même endroit. Géographiquement, ils occupent principalement la péninsule de Yamal ; on les retrouverait aussi dans la toundra de Toukharde (Péninsule de Taïmyr).

Province de Zagora

La province de Zagora est une subdivision à dominante rurale de la région marocaine de Drâa-Tafilalet.

Robert Burnell

Robert Burnell est un évêque et homme d'État anglais né vers 1239 à Acton Burnell et mort le 25 octobre 1292 à Berwick.

Originaire du Shropshire, Robert Burnell travaille à la chancellerie royale avant d'entrer au service du prince héritier Édouard. Lorsque ce dernier se rend en Terre Sainte lors de la neuvième croisade, en 1272, Burnell reste en Angleterre. Il assure la régence du royaume après la mort du roi Henri III, survenue alors qu'Édouard se trouve encore outre-mer. Après son retour, le nouveau roi le nomme Lord Chancelier en 1274.

Burnell manque à deux reprises de devenir archevêque de Cantorbéry, mais sa vie privée l'empêche d'obtenir l'approbation du chapitre de Cantorbéry, puis du pape : il entretient notamment une maîtresse qui lui aurait donné quatre fils. Il est néanmoins élu évêque de Bath et Wells en 1275.

En tant que Lord Chancelier, Burnell participe aux réformes législatives du règne d'Édouard. À travers l'application de la procédure de Quo warranto (en), il s'efforce de faire respecter l'autorité des serviteurs du roi. C'est également lui qui met un terme au nomadisme de la Court of Chancery, qui suivait jusqu'alors le roi dans tous ses déplacements, en la fixant définitivement à Londres.

Burnell bénéficie de la confiance du roi Édouard jusqu'à sa mort. Il conduit plusieurs missions diplomatiques en son nom et administre la Gascogne vers la fin des années 1280.

Sahraoui (peuple)

L'expression peuple sahraoui désigne généralement l'ensemble des personnes vivant au Sahara occidental. Cependant, cette définition est parfois contestée dans cette acception, étant aussi utilisée pour désigner l'ensemble des groupes ethniques habitant ou nomadisant traditionnellement au Sahara occidental ou encore, plus rarement, les peuples vivant dans l'ensemble du désert saharien.

Scythes

Les Scythes (/sit/, en grec ancien Σκύθοι / Skúthoi) étaient un ensemble de peuples indo-européens d'Eurasie en grande partie nomades et parlant des langues iraniennes. Originaires d'Asie centrale, ils ont vécu leur apogée entre le VIIe siècle av. J.-C. et la fin de l'Antiquité, notamment dans les steppes de l'Eurasie centrale, une vaste zone allant de l'Ukraine à l'Altaï, en passant par la Russie et le Kazakhstan. Les Perses désignaient ces peuples par le nom de Sakas, francisé en Saces. De nombreuses sources antiques attestent des peuples scythes, les Assyriens mentionnent les Saces dès −640.

Société segmentaire

Une société segmentaire est en anthropologie un modèle de société divisée sur plusieurs niveaux hiérarchiques en de nombreuses composantes similaires, opposées entre elles à chaque niveau mais intégrées dans un niveau supérieur. Le modèle segmentaire a été appliqué à de nombreuses sociétés en particulier africaines et berbères.

Steppe pontique

La steppe pontique est une formation végétale correspondant au biome des prairies, savanes et brousses tempérées en Europe de l'Est. Elle constitue la partie occidentale et européenne de la grande steppe eurasienne, qui se poursuit vers l'est à travers la Sibérie méridionale, le Kazakhstan, jusqu'à la Mongolie et la Mandchourie en Chine du nord.

Elle est limitée au sud par la mer Noire et le Caucase, et au nord et à l'ouest par la steppe boisée d'Europe orientale qui forme une large transition avec la forêt tempérée décidue européenne. Elle couvre de vastes régions du sud et de l'est de l'Ukraine et de la Russie méridionale jusqu'à l'Oural. Elle correspond aux anciennes Scythie et Sarmatie de l'Antiquité.

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, elle a été le domaine des peuples cavaliers qui s'y sont succédé et mélangé, d'abord Pontiques, ensuite Cimmériens et Iraniens (Scythes, Sarmates, Roxolans, Alains...), puis germanophones (Bastarnes, Ostrogoths...), turcophones et magyarophones (Huns, Avars, Proto-Bulgares, Khazars, Magyars, Pétchénègues, Coumans dits aussi Polovtses, Mongols de Gengis Khan et de la Horde d'Or, Tatars...), sans oublier les Cosaques slaves, éleveurs de chevaux. À la fin du XVIIIe siècle, l'Empire russe met fin à plusieurs millénaires de nomadisme en colonisant et en mettant en culture le riche tchernoziom de la steppe pontique, qui devient le « grenier à blé » des Tzars.

Sédentarisation

La sédentarisation est l'adoption par une population, généralement humaine, d'un mode de vie sédentaire, ou sédentarité, qui se manifeste par l'établissement permanent dans un habitat occupé en continu, à l'opposé du nomadisme ou du semi nomadisme migratoire. Les premières traces de sédentarisation humaine correspondent au début du néolithique (environ 9 000 ans av. J.-C. dans le Croissant fertile).

Touaregs

Les Touaregs, qui se nomment eux-mêmes les Kel Tamasheq, (en berbère : ⴾⵍ ⵜⵎⵛⵈ Kel Tamacheq) sont des habitants du Sahara central et de ses bordures (Algérie, Libye, Niger, Mali, Mauritanie, Tchad, et Burkina Faso). Ils parlent une langue berbère, le tamasheq, et utilisent un alphabet appelé tifinagh (prononcé en français tifinar).

Souvent nomades, leur sédentarisation s'accélère depuis la seconde moitié du XXe siècle. Ils sont confrontés à des formes d'assimilation culturelle et linguistique (acculturation) et à une marginalisation économique et politique (de) qui les ont conduits à la lutte armée dans les années 1990. Beaucoup ont abandonné le nomadisme pour se fixer dans les grandes villes en bordure du Sahara, comme Tamanrasset en Algérie ou Agadez au Niger, ou les capitales des États sahéliens (Bamako, Niamey).

Toubous

Les Toubous forment une population pratiquant le pastoralisme et le nomadisme dans le Sahara central. Leur territoire a son centre de gravité dans le nord du Tchad et s'étend au sud de la Libye et au nord-est du Niger. Ils se divisent principalement en deux grands groupes suivant leurs zones d'implantations : les « Teda » (dans le Tibesti, le Fezzan libyen et le département de Bilma au Niger), et les « Daza » ou Goranes (dans le Borkou, l'Ennedi, le Kanem, le Bahr-El gazelle et le département de Nguigmi au Niger). Outre la zone d'implantation, les toubous se distinguent par l'usage de deux dialectes très proches mais différents, le tedaga(parlé par les Teda) et le dazaga (parler par les Anakaza, les Kréda, les Donza, les Gayda, les Daza, les Konma...).

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