Niveau de la mer

Le niveau de la mer est la hauteur moyenne de la surface de la mer, par rapport à un niveau de référence suffisamment stable.

LightningVolt Deep Blue Sea

Mesure

Il est difficile de réaliser une mesure directe du niveau moyen de la mer. L'altimétrie satellitale permet néanmoins de rapporter l'altitude de la mer à un référentiel terrestre (géoïde ou système géodésique). On peut aussi mesurer la variation du niveau moyen en fonction du temps. Cette variation sert d'indication notamment sur le réchauffement climatique. Toutefois, il n'est pas possible d'effectuer une mesure directe des variations du niveau moyen. En effet, de nombreuses perturbations affectent les mesures avec notamment dans l'ordre d'importance, la marée, les effets de la pression atmosphérique, la houle

Ces perturbations sont dites hautes fréquences, car leur signature est rapide dans le temps : quelques secondes pour les vagues et quelques heures ou jours pour les marées.

Afin d'obtenir une estimation de la variation du niveau moyen dans le temps, il est nécessaire de soustraire ces perturbations. Les variations du niveau moyen sont très lentes, donc basse fréquence. Ainsi, il suffit d'appliquer sur les séries temporelles de mesures (enregistrées avec un marégraphe) une fonction mathématique dite filtre passe-bas. Cette fonction a pour caractéristique de ne conserver que les basses fréquences d'un signal. Ainsi, les perturbations sont éliminées du signal. Il est nécessaire toutefois pour appliquer ce filtre de posséder un enregistrement de grande qualité et de longue durée (1 an minimum)[1].

Il est également nécessaire de comparer et intégrer les mesures faites localement dans un système de référence mondial commun [2].

La recherche s'intéresse aussi à la mesure rétrospective des changements passés du niveau marin. Les études se fondent pour cela sur divers indices géologiques et paléoenvironnementaux (fossiles, dont foraminifères[3], analyses isotopiques, évaluation des températures et de la salinité en subsurface[4], etc.).

Référence

La mesure d'une hauteur du niveau de la mer pose immédiatement le problème d'un point de référence, c'est-à-dire un point qu'on suppose fixe et qui sert d'origine pour les mesures.

La localisation précise de ce point est liée à la définition d'un référentiel géodésique, un ensemble de points dont les coordonnées sont connues. Plusieurs systèmes de ce type coexistent ; en France, l'Institut national de l'information géographique et forestière utilise entre autres un réseau géodésique couvrant le territoire du pays, dont l'origine d'altitude est déterminée par un marégraphe situé à Marseille : définir le niveau de la mer à un autre endroit, visible depuis la terre ferme, peut ensuite se faire par nivellement.

En haute mer, une définition moderne fait appel à un géoïde de référence, une surface couvrant le globe de telle façon que la gravité terrestre lui soit toujours perpendiculaire en tout point. En l'absence de forces extérieures, le niveau de la mer coïnciderait avec ce géoïde, puisqu'il s'agirait d'une surface équipotentielle du champ de gravité terrestre. En réalité, les différences de pression, de température, de salinité et les courants marins font que ce n'est pas le cas, même sur une moyenne à long terme : à l'échelle du globe, le niveau de la mer n'est donc pas constant et les variations atteignent ±2 m par rapport au géoïde de référence. Le niveau de l'océan Pacifique à un bout du canal de Panama est par exemple 20 cm plus élevé que celui de l'océan Atlantique à l'autre bout.

Le géoïde de référence est une surface complexe. Pour simplifier le problème, on a souvent recours à un ellipsoïde de référence (WGS 84), plus facile à modéliser. Le niveau de la mer résultant varie en revanche beaucoup plus, pouvant s'éloigner d'une centaine de mètres par rapport à l'ellipsoïde de référence par le fait d'anomalies gravitationnelles.

Variations

175 Plogoff
Plogoff : plage suspendue entre la Pointe de Plogoff et la Pointe du Mouton

Le niveau de la mer a varié de façon plus ou moins rapide, au cours des âges.

Le dernier minimum date d'il y a environ 20 000 ans, le niveau de la mer était un peu plus de 100 m plus bas qu'actuellement. Malgré cela, le niveau de la mer semble être de nos jours à l'un des niveaux les plus bas depuis plusieurs centaines de millions d'années.

Ses oscillations sont dues à de multiples facteurs, en particulier les variations absolues du niveau de la mer (eustatisme dû aux glaciations et au regain d'activité des dorsales), les variations absolues du niveau des continents (isostasie, subsidence[5], tectonique des plaques, rejeu de failles)[6].

Noter qu'en revanche la glace flottante (icebergs, banquise arctique) n'a pas d'impact sur le niveau de la mer, du fait du principe d'Archimède.

Le niveau plus élevé de la mer, par exemple lors de la transgression flandrienne, explique la formation des plages suspendues, plages fossiles situées au-dessus du niveau actuel de la mer.

Sur les 30 derniers millénaires

La frise suivante tente de résumer les variations du niveau de la mer sur les 30 000 dernières années et ses implications sur la géographie (principalement européenne). Depuis les 10 000 dernières années la montée du niveau de la mer atteint en moyenne 65 cm par siècle[7].

Sur les deux dernières décennies

Entre et , l’élévation du niveau moyen des mers est estimée, après application de la correction de rebond post-glaciaire, à 3,11 mm par an.

Cette mesure, établie par CLS/CNES/LEGOS, est fondée sur les missions des satellites altimétriques TOPEX/Poseidon et Jason (1 et 2).

Les mesures des missions ERS (1 et 2) et ENVISAT servent de comparaison pour d’éventuelles corrections[8].

Prévision

Les prévisions donnent une élévation du niveau de la mer de 11 à 77 centimètres à la fin du XXIe siècle mais une nouvelle étude du Dr Hansen et de 16 autres glaciologues datant de prouve un doublement de la fonte des masses glaciaires tous les 10 ans, ce qui amènerait à une élévation de plusieurs mètres d'ici 40 à 50 ans. Si toute la glace qui se trouve sur le continent Antarctique fondait, le niveau de la mer s'élèverait de 70 mètres. Si la glace du Groenland fondait, cela ajouterait 7 mètres supplémentaires[9].

Une étude pluridisciplinaire des archives géologiques publiée dans la revue Science en montre que, durant les dernières périodes interglaciaires, des réchauffements de quelques degrés des zones polaires, analogues à ceux observés actuellement, ont conduit à des élévations des niveaux océaniques de plus de 6 mètres[10].

Notes et références

  1. Variations régionales des dérives du niveau de la mer mesurées par Topex-Poseidon, sur le site cnrs.fr
  2. Merrifield, M., T. Aarup, A. Aman, P. Caldwell, R.M.S. Fernandes, H. Hayashibara, B. Kilonsky, B. Martin Miguez, G. Mitchum, B. Perez Gomez, L. Rickards, D. Rosen, T. Schöne, L. Testut, P.L. Woodworth et G.Wöppelmann (2009) The Global Sea Level Observing System (GLOSS). In OceanObs’09, Ocean Information for society: sustaining the benefits, organizing the potential, Community White Papers, 21-25 Sept. 2009, Venice, Italy. DOI: 10.5270/OceanObs09.cwp.63
  3. Leorri, E., B.P. Horton et A. Cearreta, (2008) Development of a foraminifera-based transfer function in the Basque marshes, N. Spain: implications for sea-level studies in the Bay of Biscay. Marine Geology (journal) (en), 251, 60-74.
  4. Ishii M., M. Kimoto, K. Sakamoto et S.I. Iwasaki, 2006, Steric sea level changes estimated from historical ocean subsurface temperature and salinity analyses. Journal of Oceanography, 62, 155-170.DOI : 10.1007/s10872-006-0041-y
  5. Par exemple, la fonte d'une calotte glaciaire provoque un phénomène de rebond isostatique avec relèvement de l'emplacement de l'ancienne calotte, pendant que la périphérie de l'ancienne calotte (telle que la Bretagne) s'enfonce. Cette subsidence péri-paléo-calotte dure pendant 15 à 20 000 ans après la déglaciation et se produit toujours actuellement. cf. Pierre Thomas, « "Diapirs" d'argiles tourbeuses quaternaires, plage de Trez-Rouz, presqu'île de Crozon, Finistère », sur [planet-terre.ens-lyon.fr], .
  6. Charles Pomerol, Yves Lagabrielle, Maurice Renard, Stéphane Guillot, Éléments de géologie, Dunod, , p. 192, 297.
  7. (en) R. C. Anderson, « Submarine topography of Maldivian atolls suggests a sea level of 130 metres below present at the last glacial maximum », Coral Reefs, vol. 17, no 4,‎ , p. 339–341 (DOI 10.1007/s003380050135).
  8. Évolution du niveau moyen des mers vu par les altimètres, sur le site aviso.oceanobs.com, consulté le 26 avril 2013
  9. L'augmentation du niveau de la mer, sur le site atmosphere.mpg.de
  10. (en) Sea-level rise due to polar ice-sheet mass loss during past warm periods, Science du .

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Afar (région)

La région Afar (amharique : አፋር ክልል) est, depuis 1995, une des neuf régions de l'Éthiopie. Située à l'Est du pays, elle a une superficie de 96 707 km2. Son actuel chef-lieu Semera, qui a remplacé Assayta depuis 2007, est en construction sur la route reliant Awash à Assab. Cette région de l'Afar connaît une zone de dépression, appelée zone de dépression de l'Afar. Il s'agit de la zone la plus basse d'Afrique, 174 m sous le niveau de la mer. Dans cette zone on retrouve des manifestations volcaniques telles que des lacs de lave mais aussi de nombreuses failles.

Altimètre

Un altimètre est un instrument de mesure permettant de déterminer la distance verticale entre un point et une surface de référence. Il renseigne l'altitude si la mesure est effectuée par rapport au niveau de la mer, la hauteur si c'est par rapport au niveau du sol local et le niveau de vol si c'est par rapport à une surface isobare théorique. Le niveau choisi est appelé calage altimétrique.

Un altimètre barométrique mesure la différence de la pression atmosphérique entre sa position et une surface de référence. L'instrument affiche alors l'altitude correspondante en supposant une atmosphère standard.

L'altimètre est l'un des instruments de bord de base utilisé dans les aéronefs. Il est aussi utilisé en montagne pour la randonnée et l'alpinisme.

Altitude

L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base. C'est une des composantes géographique et biogéographique qui explique la répartition de la vie sur Terre.

L'altitude d'un point donné est donc sa distance à une surface de niveau de référence ; par convention, sur Terre cette surface de niveau est le plus souvent le niveau de la mer (ou « niveau zéro »).

Les sommets sont associés à une altitude, calculée par divers moyens indirects (géodésie, triangulation). L'altitude est également une donnée exogène utile pour le calcul numérique dans divers domaines : météorologie, physique, biologie.

En aéronautique, l'altitude est actuellement mesurée en pieds, sauf dans les pays de l'ex-Union soviétique et en Chine, où elle est exprimée en mètres.

Atmosphère normalisée

L'atmosphère normalisée définit des température et pression normales (TPN) qui permettent de s'affranchir des variations de ces deux paramètres selon le lieu et le temps considérés. Ici, le terme « normal » renvoie à « norme » (valeur arbitraire de référence acceptée par consensus), et non pas à « habituel ». Au niveau de la mer, l'air est « normalement » à 15 °C et à 1 013,25 hPa.

En chimie, la température et la pression normales (TPN) sont 0 °C ou 273 K et 1 013,25 hPa, le volume molaire de n’importe quel gaz étant alors évalué à 22,4 l/mol. À 25 °C ou 298 K et à une pression de 1 013,25 hPa, des conditions dites à température ambiante et pression normale (TAPN), ce volume molaire est évalué à 24,5 l/mol.

Mais la température et la pression de l'atmosphère varient en fonction de la position sur le globe, de l'altitude et du moment (saison, heure de la journée, conditions locales de météorologie, etc.). Les valeurs dites « normales » de pression et de température sont définies en fonction de l'altitude. Ces valeurs ont une grande importance dans de nombreux procédés chimiques et physiques, notamment en ce qui concerne les mesures.

Atmosphère terrestre

L'atmosphère terrestre est l'enveloppe gazeuse entourant la Terre que l'on appelle air. L'air sec se compose de 78,087 % de diazote, 20,95 % de dioxygène, 0,93 % d'argon, 0,04 % de dioxyde de carbone et des traces d'autres gaz. L'atmosphère protège la vie sur Terre en absorbant le rayonnement solaire ultraviolet, en réchauffant la surface par la rétention de chaleur (effet de serre) et en réduisant les écarts de température entre le jour et la nuit.

Les nuages qui sont liquides, parfois solides, ne sont pas considérés comme des constituants de l'atmosphère. En revanche la vapeur d'eau contenue dans l'air humide représente en moyenne 0,25 % de la masse totale de l'atmosphère. La vapeur d'eau possède la particularité notable d'être le seul fluide de l'atmosphère terrestre susceptible de changer rapidement de phase (glace, eau, vapeur), essentiellement en fonction de la température, et dont la concentration est très variable dans le temps et dans l'espace. La chaleur a tendance à faire monter l'air et l'humidité alors que l'élévation de l'altitude provoque une baisse de la pression atmosperique et de la température.

Atoll

Un atoll est un type d'île corallienne basse des océans tropicaux. Les atolls se composent d'un récif barrière, d'un ou plusieurs îlots appelés motu formés par accumulation de sable à l'arrière de ce récif, et entourant une dépression centrale.

La dépression peut faire partie de l'île émergente ou d'une partie de la mer (c'est-à-dire d'un lagon) ou, plus rarement, d'une enceinte fermée remplie d'eau douce, saumâtre ou fortement saline.

Le terme fut popularisé par le naturaliste anglais Charles Darwin, qui a décrit des atolls comme un sous-ensemble dans une classe spéciale d'îles, dont l'unique propriété est la présence d'un récif organique. Darwin théorise également la formation de ce type de structures par enfoncement total d'un volcan sous l'eau. Darwin avait pressenti que la disposition en anneau des bancs madréporiques était probablement imputable à la submersion graduelle d'une île existant précédemment, souvent d'origine volcanique, du fait de l'affaissement de celle-ci ou de la montée du niveau de la mer due à la phase interglaciaire actuelle.

Des définitions plus modernes d'atoll ont été données par McNeil et Fairbridge.

McNeil les définit comme « récif annulaire enfermant un lagon dans laquelle il n'y a aucun promontoire autre que des récifs et [des îlots] composés de détritus de récif ».

Fairbridge les décrit « dans un sens exclusivement morphologique, [comme] un récif en forme de ruban annulaire enfermant un lagon au centre ».

Le terme atoll provient du maldivien (langue indo-aryenne des îles Maldives) އަތޮޅު, atoḷu. Sa première trace d'utilisation dans les langues européennes date de 1619 : le terme atollon est employé à plusieurs reprises par François Pyrard pour décrire les atolls maldiviens dans son ouvrage Voyage de François Pyrard de Laval contenant sa navigation aux Indes orientales, Maldives, Moluques, et au Brésil.

Conditions normales de température et de pression

Les conditions normales de température et de pression (parfois abrégé CNTP) sont des conditions pratiques, en partie arbitraires, d'expérimentation et de mesure en laboratoire en physique et en chimie. Elles permettent des comparaisons commodes entre résultats expérimentaux. Les conditions les plus usuelles fixent la température normale à 0 °C (273,15 K) et la pression normale à 1 atm (1,013 bar = 101 325 Pa), soit la pression atmosphérique moyenne au niveau de la mer. Il existe toutefois d'autres définitions.

Dépression (géographie)

En géomorphologie, une dépression est un creux topographique dont l'altitude du fond est inférieure à celle des régions voisines et dont les pentes convergent vers lui ; cette dernière condition exclut les vallées dont le profil en long présente une solution de continuité vers l'aval jusqu'à leur débouché dans un cours ou une étendue d'eau.

Le terme est générique et est utilisé à des échelles très variables, depuis des effondrements et cuvettes topographiques de quelques mètres de diamètre jusqu'à de grands ensembles structuraux à l'échelle régionale voire continentale (bassin endoréique, bassin sédimentaire, bassin structural).

Quand elles sont recouvertes de matériaux peu perméables, les dépressions peuvent être à l'origine de zones humides ou de lacs.

La dépression la plus basse de la Terre est la mer Morte, qui se trouve à plus de 400 mètres en dessous du niveau de la mer.

Jundiaí

Jundiaí est une ville brésilienne de l'État de São Paulo, située à 23º11'11" Sud et 46º53'03" Ouest, à 761m du niveau de la mer et à 60 km de la capitale de l'État de São Paulo. Sa population était estimée à 347 738 habitants en 2008. La municipalité s'étend sur 432 km².

Kräsuli

Kakrarahu est une île d'Estonie. Elle se situe dans la baie de Tallinn.

L'île a une superficie de 17 hectares et s'élève à plus de 5 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Marégraphe

Un marégraphe est un instrument permettant de mesurer le niveau de la mer à un endroit donné sur une durée déterminée.

Mer Caspienne

La mer Caspienne est une mer fermée d’Asie occidentale, principalement alimentée par la Volga, issue de la fermeture d’une mer océanique ancienne, l'océan ou mer Paratéthys. C'est la plus grande mer fermée du monde, bordée au nord et à l’est par les steppes de l’Asie centrale, à l’ouest et au sud par des chaînes issues de l’orogénèse himalayo-alpine : respectivement Caucase et Elbourz. Les pays riverains sont (dans le sens des aiguilles d'une montre) : le Kazakhstan au nord-est), le Turkménistan au sud-est, l’Iran au sud, l’Azerbaïdjan au sud-ouest, et la Russie au nord-ouest (avec le Daghestan, la Kalmoukie et l’oblast d'Astrakhan). Son niveau varie selon les années, mais de 1995 à 2017 il diminue rapidement (−6,72 cm/an en moyenne, soit −1,5 m en 20 ans) principalement à cause d'une évaporation accrue par le réchauffement climatique, et cette tendance devrait se poursuivre.

Polder

Un polder (ou prise) est une étendue artificielle de terre gagnée sur l'eau, le plus souvent dont le niveau est inférieur à celui de la mer, à partir de marais, estuaires, lacs ou des zones littorales.

La surface à aménager est d'abord entourée de digues. L'eau emprisonnée dans ce périmètre est alors captée par un ensemble de pompes actionnées autrefois par des moulins à vent et, aujourd'hui, par des pompes électriques. Le drainage du terrain est facilité par un réseau d'étiers et de bassins. Même après l'assèchement du polder, les pompes continuent à éliminer l'eau qui s'infiltrerait en excès dans ce dernier.

Les Pays-Bas et la Belgique sont souvent associés aux polders, puisqu'une partie de leur surface a été gagnée sur la mer au cours des siècles. De telles zones existent aussi dans le Nord de la France dans la région des watergangs (Watergangen) ou Watringues (Wateringen), près de Dunkerque, et dans la région de Kamouraska, Québec. Là des centaines de milliers d'habitants vivent sous le niveau de la mer, exposés à un risque potentiel d'immersion.

Il existe aussi des polders fluviaux, des étendues naturelles dans la zone d'inondation d'un fleuve, aménagées en polder par un système de drainage. L'objectif d'un polder était économiques, territorial, démographiques voire défensif.

Pression atmosphérique

La pression atmosphérique est la pression qu'exerce le mélange gazeux constituant l'atmosphère considérée (sur Terre : de l'air) sur une surface quelconque en contact avec elle.

Sur Terre, la pression atmosphérique moyenne au niveau de la mer dépend essentiellement de la masse de l'atmosphère, celle-ci pouvant évoluer avec la masse moyenne des gaz à concentration variable comme la vapeur d'eau.

Elle est d'environ 1013 hPa au niveau de la mer. La pression atmosphérique se mesure à l'aide d'un baromètre, d'un hypsomètre ou d'un altimètre. Elle a été longtemps mesurée en millimètres de mercure (symbole mmHg ; nommé aussi torr, symbole Torr) en raison de l'utilisation courante du baromètre à colonne de mercure.

Depuis l'adoption du pascal dans le Système international d'unités (SI) comme unité de la pression, les météorologues utilisent un multiple de cette unité, l'hectopascal (hPa), qui a l'avantage de correspondre exactement au millibar utilisé auparavant : 1 hPa = 1 mbar.

Relief (géomorphologie)

Le relief est la forte variation verticale d'une surface solide, soit positivement, en saillie, soit négativement, en creux. Ce mot est souvent employé pour caractériser la forme de la lithosphère terrestre.

La géomorphologie distingue traditionnellement trois grands types de relief :

la plaine ;

le plateau ;

la montagne.D'autres types de relief incluent la vallée, la colline, le fjord, la gorge et, immergés, le haut-fond, le mont sous-marin, la dorsale et la fosse océanique.

Le dénivelé est la différence d'altitude entre deux points du sol. La pente, la position vis-à-vis du niveau de la mer caractérisent également le relief.

La topographie mesure les reliefs aériens tandis que la bathymétrie mesure les reliefs sous-marins.

En cartographie, le relief est représenté sous la forme de cartes topographiques.

Le relief modifie les trajectoires des écoulements des fluides (atmosphère, hydrosphère, courant marin...).

Supersonique

Supersonique signifie « supérieur à la vitesse du son ».

Un véhicule supersonique est un véhicule capable de se déplacer à une vitesse supérieure à la vitesse du son qui est de l'ordre de 343 mètres par seconde (environ 1 235 kilomètres par heure ou Mach 1) dans de l'air à 15 °C au niveau de la mer. Cette vitesse variant en fonction de la température, elle diminue donc avec l'altitude, ce qui fait qu'un avion volant à Mach 1 en haute altitude aura une plus petite vitesse exprimée en km/h qu'au niveau de la mer.

Un écoulement supersonique est symétriquement un écoulement de fluide dont la vitesse loin des perturbations par un obstacle est supérieure à la vitesse du son dans ce même fluide.On utilise également le terme « bi-sonique » pour un véhicule dépassant deux fois la vitesse du son, et « tri-sonique » s'il dépasse trois fois la vitesse du son. À l'inverse, ce qui n'est pas supersonique est dit, selon l'objet ou les circonstances considérés, subsonique, transsonique.

Élévation du niveau de la mer

L’élévation du niveau de la mer est un phénomène constaté de nombreuses fois à l'échelle des temps géologiques sur l'ensemble de la Terre ; elle aboutit alors à une transgression marine. Elle peut être causée par des facteurs multiples et complexes qui résultent conjointement des effets des apports en eau (des inlandsis, des calottes glaciaires et des glaciers), de l'expansion thermique de l'eau sous l'effet de sa température, et de la répartition des masses d'eau sous l'effet des grands courants et des vents. L'élévation n'est en effet pas uniforme ; elle varie selon les régions de l'océan (selon la hauteur de la masse d'eau sous-jacente, la proximité par rapport à l'équateur, l'action des vents et grands tourbillons). Il existe aussi sur de grands pas de temps des différences régionales temporelles liées aux courants et à la configuration des fonds et des côtes. Par ailleurs, les surcotes sont plus importantes dans les détroits exposés à des courants forts, en raison d'un effet « goulet d'étranglement » face à l'onde de marée.

Le niveau de la mer s'est élevé d'environ 120 mètres depuis le pic de la dernière glaciation, il y a environ 18 000 ans, principalement jusqu'à 6 000 ans avant aujourd'hui, avec une élévation moyenne de 7 millimètres par an. Depuis 3 000 ans et jusqu'au début du XIXe siècle, le niveau marin a peu varié en moyenne (+ 0,1 à 0,2 mm/an). Depuis 1900, il augmente de 1 à 3 mm par an. Depuis 1992, l'altimétrie satellite à partir de TOPEX/Poseidon indique un taux d'élévation d'environ 3 mm par an.

Au XXe siècle, la mer a monté de 17 cm. Le rapport du GIEC de 2007 estimait que la mer pourrait s'élever de 1,8 à 2,2 cm d'ici 2100. Cette prévision a été portée en 2012 de 5 à 10 cm d'ici 2100, par une étude (publiée 28 novembre 2012 pour la 18e conférence de l'ONU sur le climat à Doha) sur le changement climatique. Trois ans plus tard, la NASA estime qu'en 20 ans, de 1990 à 2011, la mer a monté en moyenne de 3,2 mm/an (selon les données satellitaires) ; c'est 60 % de plus que les 2 mm par an anticipés par le GIEC pour son scénario moyen ; en 2013, le GIEC a revu son estimation (30 à un peu plus de 90 cm en 2100).

Deux ans plus tard (mi 2015) la NASA revoit encore ses estimations : le niveau marin a gagné 0,8 cm (en moyenne géographique) de 1992 à 2015 (et localement jusqu'à 2,29 cm), ce qui fait envisager en 2100 une hausse d'au minimum 20 cm.

L'élévation du niveau marin est une des conséquences du réchauffement climatique, via deux processus principaux : la dilatation de l'eau, et la fonte des glaces terrestres.

D'autres processus doivent également être pris en compte : le volume des sédiments solides arrachés aux montagnes et amenés en mer par les fleuves, le volume de matériaux arrachés aux côtes (recul des traits de côtes), le volume de l'eau liquide nouvelle produite lors de la combustion des hydrocarbures liquides ou gazeux...

On nomme submersions marines les « inondations temporaires de la zone côtière par des eaux d’origine marine lors d’événements météorologiques (tempête ou simple conjonction d'une forte dépression et d'un vent de mer) et océanographiques (houles, marée) d’ampleur très inhabituelle ».

Quelque 824 millions de personnes à l’horizon 2030, et 1,2 milliard en 2060, seraient menacées par la montée des eaux. Les cinq pays les plus menacés se situent tous en Asie : Chine, Inde, Bangladesh, Indonésie et Vietnam.

Île

Une île (anciennement isle, ile depuis la réforme de 1990) est une masse de terre entourée d'eau de manière permanente ou parfois de manière temporaire en fonction des marées. L'eau baignant les îles peut être celle d'un océan, d'une mer, d'un lac ou d'un cours d'eau. Les îles peuvent être temporaires (banc de sable, volcans, etc.) ou permanentes, isolées ou groupées avec d'autres îles et peuvent alors former un archipel. Une petite île est parfois désignée sous les termes d'îlet ou d'îlot.

Les îles peuvent être reliées à d'autres îles ou à un continent par une chaussée, un pont ou un tunnel ; leur caractère insulaire ne disparaît pas pour autant à l'inverse d'une île reliée de manière naturelle ou non à une autre île ou à un continent par un isthme, un tombolo, une digue ou par isostasie.

Une île peut être continentale lorsque c'est le niveau de la mer qui isole un point haut du reste des terres ou que la dérive continentale détache l'île du reste des terres, volcanique, sédimentaire (alluvions, coraux, précipitation chimique, etc), tectonique (émersion du plancher marin) ou artificielle. Elle peut prendre l'aspect d'un véritable continent comme l'Australie ou bien être réduite au simple aspect d'un écueil ou d'un récif.

Île volcanique

Une île volcanique est formée par les éruptions successives d'un volcan, qui fait que son cratère va s'élever au-dessus du niveau de la mer et former une île. Nombre de ces îles sont instables et peuvent également disparaître en quelques mois ou années après leur émergence.

Vagues
Courants marins
Marées
Impacts sur le paysage
Tectonique des plaques
Zones océaniques
Niveau de la mer
Acoustique
Satellites
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