Naaran

Naaran, également orthographié Na'aran (en hébreu : נערן ; en grec ancien : Νεαρὰν[1]), était un village juif de Judée aux Ve et VIe siècles, en actuelle Cisjordanie. Des restes du villages ont été mis au jour à Éphraïm, entre Béthel et Jéricho. Le plancher en mosaïque d'une synagogue, orné de motifs du Zodiaque, a été découvert sur le site.

Naaran est mentionné dans la Bible (« 1 Chron  7:28 ») comme une ville faisant partie de l'est d'Éphraïm[2]. Dans son Onomasticon, Eusèbe décrit Naaran comme « un village habité par des Juifs, à huit kilomètres de Jéricho »[1]. La localité est aussi nommée dans un ouvrage de Flavius Josèphe (Antiquités judaïques, 17.13.1) sous son nom grec, ainsi que dans le Midrash Rabba (Lévitique Rabba 23:5). Des inscriptions et des mosaïques en araméen extraites de la synagogue sont exposées dans un musée d'archéologie fondé par l'archéologue Yitzhak Magen à l'Auberge du Bon Samaritain[3].

Antisemitic Vandalism in Naaran
Des croix gammées taguées sur la synagogue antique de Naaran.

En mai 2012, la synagogue de Naaran est taguée de croix gammées et de drapeaux palestiniens[4]. Le ministre israélien de la Diplomatie publique Yuli-Yoel Edelstein condamne cet acte et affirme que « l'incident montre une nouvelle fois que les lieux saints juifs doivent être sous souveraineté israélienne »[4].

La colonie israélienne de Niran (en) tient son nom du village de Naaran.

Naaran
Jerycho Synagoga
Les restes de la mosaïque de la synagogue de Naaran
Géographie
Pays
Fonctionnement
Statut

Notes et références

  1. (en) Eusèbe et Ze'ev Safrai (en), Onomasticon - The Place Names of Divine Scripture, Leyde, Brill, (ISBN 0-391-04217-3), p. 130, § 732.
  2. (en) « Naaran », dans Easton's Bible Dictionary (en) (lire en ligne).
  3. (en) « Inn of the Good Samaritan Becomes a Museum », sur members.bib-arch.org (consulté le 3 mars 2019).
  4. (en) Itamar Fleishman, « Swastikas sprayed on ancient synagogue near Jericho », Ynetnews, (consulté le 3 mars 2019).
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Mizrah

Le mizra’h (hébreu : כותל המזרח kotel hamizra’h, « mur oriental ») est, dans la plupart des lieux de culte juifs, le mur auquel font face les orants lors de leur prière afin de se tourner vers Jérusalem.

Les sièges pour le rabbin et autres dignitaires y sont habituellement situés. On peut également trouver des plaques ornementales dans les foyers juifs dont le but est d’indiquer cette direction.

Mosaïque byzantine

La mosaïque byzantine, dont l’apogée se situe entre le VIe siècle et le XVe siècle, plonge ses racines dans une longue tradition venue de la Grèce antique et de Rome. À partir du IVe siècle, les églises chrétiennes adoptèrent et adaptèrent cette tradition pour dépeindre des scènes de la vie religieuse et de la Bible, non plus sur les pavements de leurs édifices mais sur leurs murs et leurs plafonds. Les artistes byzantins devinrent renommés pour leur technique et leur inspiration, influençant ceux du royaume normand de Sicile au XIIe siècle ainsi que ceux de Venise, de Rome et d’autres villes de l’ancienne Italie byzantine, de même que ceux de Russie, d’Ukraine et d’autres pays du monde orthodoxe. L’art de la mosaïque s’estompa au cours de la Renaissance quoique divers artistes comme Raphaël continuèrent à pratiquer les anciennes techniques. Hors de l’empire byzantin, ces techniques furent adoptées à la fois par des artistes juifs pour la décoration des synagogues et par des artistes musulmans pour celle des mosquées et des palais. Elle eut une influence considérable sur les débuts de l’art musulman et on peut la retrouver dans nombre d’édifices prestigieux comme le Dôme du Rocher à Jérusalem et la mosquée des Omayyades à Damas. Elle tomba toutefois en désuétude dans le monde musulman après le VIIIe siècle.

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