Mythe des races

Le mythe des races métalliques ou mythe des âges de l'humanité est un récit anthropogonique de la mythologie grecque qui fait pendant au mythe prométhéen. Il est rapporté pour la première fois par Hésiode, dans Les Travaux et les Jours (VIIIe siècle av. J.-C.), et repris ensuite par d'autres auteurs.

Lucas Cranach d. Ä. 004
L'Âge d'argent, par Cranach l'Ancien (1re moitié du XVIe siècle)

Le mythe hésiodique (les cinq races)

Dans Les Travaux et les jours, poème didactique composé en grec ancien au VIIIe siècle av. J.-C., le poète Hésiode distingue cinq races d'êtres humains successives, dans lesquelles l'existence, d'abord idéale, se dégrade progressivement. Chacune de ces races est créée par les dieux de l'Olympe, et vient à s'éteindre après un temps déterminé.

  • La race d'or est créée lorsque Cronos règne encore au ciel :

« les Hommes à cette époque ne travaillaient pas et vivaient en accord parfait avec la faune et la flore, les sacrifices étaient donc inexistants. Les Hommes n'étaient pas à proprement parler « humains » ; ainsi, ils ne se reproduisaient pas, mais étaient « semés ». Les saisons étaient inexistantes, ils vivaient dans un printemps éternel. La nature était d'ailleurs bienfaitrice (mère nourricière) et leur fournissait tout sans aucun effort. « Ils vivaient comme des dieux, le cœur libre de soucis, à l'écart et à l'abri des peines et des misères : la vieillesse misérable sur eux ne pesait pas ; mains, bras et jarret toujours jeunes, ils s'égayaient dans les festins, loin de tous les maux. Mourants, ils semblaient succomber au sommeil[1]. »

Ceux-là vivent des récoltes que la terre donnait d'elle-même et, après leur mort, sont changés par Zeus en « bons génies de la terre, gardiens des mortels, dispensateurs de la richesse ».
  • La race d'argent, parce qu'elle se montre coupable d’hybris, connaît le mal et la douleur : « Ils ne savaient pas s'abstenir entre eux d'une folle démesure. » C'est aussi le début de l'agriculture ; pour la première fois les Hommes doivent creuser la terre afin d'obtenir le blé. Elle fut finalement ensevelie par Zeus, courroucé de ne les voir rendre aucun hommage aux dieux.
  • La race de bronze est une race guerrière, « fille des frênes, terrible et puissante » : également coupable d’hybris, elle finit par s'anéantir elle-même.
  • La race des héros, « plus juste et plus brave », est celle des demi-dieux engendrés par les immortels venus s'unir avec les mortelles. Leurs histoires sont racontées dans les épopées antiques ; la plupart périssent lors de la guerre des sept chefs à Thèbes puis à la guerre de Troie, et les plus méritants sont placés par Zeus dans les Îles des Bienheureux.
  • La race de fer, actuelle, trouve encore « quelques biens mêlés à tant de maux ». Mais un temps plus dur attend cette race, où : « [...] l'hôte n'est pas à l'abri de son hôte, ni le beau-père de son gendre ; même entre frères, la bonne entente est rare. Le mari médite la mort de sa femme, et la femme celle de son mari ; de redoutables marâtres mélangent les sucs livides de l'aconit ; le fils se demande combien d'années va vivre encore son père. » Indignées, Aidos et Némésis quitteront alors la terre pour se réfugier dans l'Olympe, alors « il ne restera plus aux mortels que les chagrins dévorants, et leurs maux seront irrémédiables ».

Autres versions du mythe

Regius - Ages of Man
Gravure pour le livre I des Métamorphoses d'Ovide

Platon, évoquant explicitement l'œuvre d'Hésiode, propose une interprétation du mythe dans sa République[2] : il est censé justifier les inégalités sociales auprès du peuple par le droit naturel. On y apprend que les Hommes sont naturellement divisés en trois races, à chacune desquelles correspond une caste. Selon le métal avec lequel chaque Homme est mélangé, il appartiendra à l'une ou l'autre de ces races (et se verra ainsi attribuer une caste spécifique) : les Hommes « ayant reçu » de l'or à la naissance, seront philosophes ; ceux d'argent seront gardiens, et enfin, ceux d'airain et de fer se verront affectés aux « professions manuelles ».

Ovide, dans ses Métamorphoses, ne cite pas cinq races mais quatre âges successifs : l'or, l'argent, le bronze et le fer.

Interprétations

Plus que le métal dont ils sont faits (car rien ne précise dans les textes que ces Hommes sont réellement métalliques), les vertus qui président à leur façon de conduire leur vie, la façon dont se répartissent diké, c'est-à-dire « Justice » (qui est aussi une déesse) et hybris, c'est-à-dire « Démesure » (au sens de rivalité avec les Dieux, ou de comportement déraisonnable : la race de bronze, par exemple, ne cessait de guerroyer) dans leur vie détermine leur sort dans la vie future. Chez les Hommes de la race d'or comme chez ceux de la race d'argent, c'est la justice qui oriente leur vie en sorte que, après leur mort, les uns comme les autres deviendront des daimones (esprits intermédiaires entre les Dieux et les Hommes). On peut comprendre cette détermination comme une forme de prédestination ou comme un accès possible à une forme de sainteté. Le mythe est alors une forme de compréhension de l'humanité et du projet de dépasser le sort commun à sa qualité d'être périssable.

Sources

Version hésiodique

Versions latines

Notes

  1. Ce passage de Les Travaux et les Jours ainsi que les suivants sont issus de la traduction de Paul Mazon, Les Belles Lettres.
  2. Platon, La République [détail des éditions] [lire en ligne], III, 414b-415e.

Voir aussi

Article connexe

Bibliographie

  • Jean-Pierre Vernant :
    • « Le Mythe hésiodique des races. Essai d’analyse structurale », « Le Mythe hésiodique des races. Sur un essai de mise au point » et « Méthode structurale et mythe des races », dans Mythe et pensée chez les Grecs. Études de psychologie historique, La Découverte, coll. « Poches », Paris, 1996, respectivement p. 19–47, 48–85 et 86–106 (ISBN 2707126284),
    • « Le Mythe prométhéen, le mythe des races et l'émergence de la Cité-État », dans Fabienne Blaise, Pierre Judet de la Combe et Philippe Rousseau (dir.), Le Métier du mythe. Lectures d'Hésiode, Presses Universitaires du Septentrion, coll. « Cahiers de Philologie / Apparat critique » (ISBN 2-85939-508-3) ;
  • Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?, Seuil, 1984 (ISBN 2020159538) ;
  • Pierre et André Sauzeau, « Le Symbolisme des métaux et le mythe des races métalliques », Revue de l'histoire des religions, RHR 3/2002 [présentation en ligne] ;
  • Alain Ballabriga, « L'Invention du mythe des races en Grèce archaïque », dans Revue de l'histoire des religions, RHR 3/1998 [présentation en ligne] ;
  • J.-P. Brisson, Rome et l’âge d’or, de Catulle à Ovide, vie et mort d’un mythe, La Découverte, coll. « Textes à l’appui / Histoire classique », Paris, 1992 (ISBN 2707121576) ;
  • J. Fabre-Serris, Mythologie et littérature à Rome : la réécriture des mythes aux Iers siècles avant et après J.-C., Payot, Lausanne, 1998 (cf. notamment p. 27-38) (ISBN 2601032286).

Liens externes

  • Monique Mund-Dopchie :
    • « De l'âge d'or à Prométhée : le choix mythique entre le bonheur naturel et le progrès technique », dans Folia Electronica Classica no 2 (2001) [lire en ligne].
    • « L’âge d’or et Prométhée : destins croisés de deux mythes fondateurs chez les Grecs », dans Folia Electronica Classica no 14 (2007) [lire en ligne].
  • Mythe des races. Goltzius. Collection De Verda
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Alalcoménée

Dans la mythologie grecque, Alalcoménée (en grec ancien Ἀλαλκομενέως / Alalkomenéôs) est un autochtone de Béotie.

Certains auteurs antiques réfutent le mythe selon lequel Prométhée aurait créé les hommes, et affirment que c'est la Terre qui les enfanta. Selon eux, Alalcoménée serait le premier de ces hommes enfantés par la Terre, près du lac de Copaïs en Béotie, avant même que la Lune n'apparaisse. Il fut le conseiller de Zeus lors de sa querelle avec Héra, et le tuteur d'Athéna lorsqu'elle était jeune.

Ces hommes furent appelés la « race d'or ». Sujets de Cronos, il ne manquaient de rien, la terre leur offrant tout en abondance sans qu'ils aient besoin de travailler.

Anthropogonie

L'anthropogonie est l'étude de l'apparition de l'espèce humaine et de son évolution, en utilisant parfois des mythes.

Eupolis

Eupolis, en grec ancien Εὔπολις, est un poète comique grec, rival d’Aristophane.

Fer (homonymie)

Le terme fer est polysémique.

Front-de-cuivre

Front-de-cuivre (en russe : Медный лоб, Mednyï lob) est un personnage qui apparaît, sous divers noms et aspects, dans certains contes slaves orientaux (russes, biélorusses, ukrainiens), et qui a été étudié par Vladimir Propp. Il se rapproche du personnage de l'Homme sauvage des traditions d'Europe occidentale.

Heroic Age

Heroic Age (ヒロイック・エイジ, Hiroikku Eiji) est un anime japonais réalisé par Toshimasa Suzuki sorti en 2007.

L'anime a été adapté en manga par Kugeko Warabino en 2007.

La Doctrine secrète

La Doctrine secrète, synthèse de la science, de la religion et de la philosophie (The Secret Doctrine. The Synthesis of Science, Religion, and Philosophy) est un livre publié à l'origine en deux volumes en 1888, œuvre majeure d'Helena Petrovna Blavatsky. Le premier volume est appelé Cosmogenèse et le second Anthropogenèse. Cet ouvrage a été un exemple influent du regain d'intérêt des idées ésotériques et occultes dans l'ère moderne, en particulier parce qu'il affirme réconcilier l'ancienne sagesse orientale et la science moderne, au travers de l'étude d'un ouvrage supposé tibétain et ésotérique, le Livre de Dzyan.

Helena Blavatsky affirme que son contenu lui a été révélé par les Mahâtmas, ou « Maîtres de Sagesse », qui auraient compilé la connaissance de l'histoire spirituelle de l'humanité, connaissance qu'il était désormais possible de révéler (en partie). Selon elle, le but de l'ouvrage est de « montrer que la nature n'est pas un "concours fortuits d'atomes", et assigner à l'homme sa place réelle dans le plan de l'univers ; sauver de la dégradation des vérités archaïques qui sont à la base de toutes les religions ; découvrir, jusqu'à un certain point, l'unité fondamentale dont toutes ont jailli ; et finalement montrer que le côté occulte de la Nature n'a jamais été considéré par la Science de la civilisation moderne. »

L'édition française de l'ouvrage voit chacun des volumes divisé en deux tomes et existe en pdf.

Les Travaux et les Jours

Les Travaux et les Jours (en grec ancien Ἔργα καὶ Ἡμέραι / Érga kaì Hêmérai) est un poème grec d'Hésiode écrit en hexamètres dactyliques et datant sans doute de la fin du VIIIe siècle av. J.-C.

Il s'agit du plus ancien texte de poésie didactique.

L'ouvrage concerne un différend entre l'auteur et son frère, Persès. Le texte contient à trois reprises des éléments autobiographiques. Hésiode y aborde des thèmes fondamentaux pour la réflexion :

L’histoire de Prométhée et de Pandore,

Les cinq races successives de l’humanité (or, argent, bronze, race des héros puis fer),

La fable du faucon et du rossignol (le faucon représentant le roi, et le rossignol le poète)

La vision de deux cités, celle de la justice, Δίκη / Díkê et la cité opposée, celle de la démesure Ὕϐρις / Hýbris.

Il donne aussi une description des travaux agricoles sur les terres arides de son pays natal et il se présente comme un calendrier précis de l’année d’un agriculteur en incluant des conseils sur l’agriculture : outils, soins des animaux, cultures, entre autres. Une section décrivant la rigueur de l’hiver dans les montagnes de Grèce est particulièrement remarquable. Il termine le récit en prédisant qu’à la fin, l'homme de la justice devient riche, tandis que celui de la démesure perd tout. Hésiode est le prophète de la race de fer, qu’il fait succéder à la race des Héros.

Il donne aussi les descriptions du Sirius et des Pléiades sur le printemps astronomique.

Littérature grecque archaïque

La littérature grecque archaïque est la littérature grecque antique datant de l'époque archaïque, qui couvre la période allant du VIIIe siècle av. J.-C., moment où apparaissent les premières œuvres poétiques grecques connues, jusqu'au début du Ve siècle av. J.-C. et les guerres médiques. Cette période voit l'émergence de la cité grecque, l'apparition puis le renversement des tyrannies un peu partout en Grèce et une grande activité législative, cependant que les cités sont très fréquemment en conflit les unes avec les autres. La littérature connue de cette période consiste en bonne partie en textes poétiques.

Mythe

Un mythe est une construction imaginaire (récit, représentation, idées) qui se veut explicative de phénomènes cosmiques ou sociaux et surtout fondatrice d'une pratique sociale en fonction des valeurs fondamentales d'une communauté à la recherche de sa cohésion. Il est porté à l'origine par une tradition orale, qui propose une explication pour certains aspects fondamentaux du monde et de la société qui a forgé ou qui véhicule ces mythes :

la création du monde (cosmogonie) ;

les phénomènes naturels ;

le statut de l'être humain, et notamment ses rapports avec le divin, avec la nature, avec les autres individus (d'un autre sexe, d'un autre groupe) ;

la genèse d'une société humaine et ses relations avec les autres sociétés.L'étude des mythes est la mythologie. La mythification est l'action ou le processus par lequel l'historiographie, la production artistique ou les représentations populaires considèrent, interprètent ou transforment un personnage ou un épisode historique en un mythe.

Le terme mythe est souvent employé pour désigner une croyance manifestement erronée au premier abord, mais qui peut se rapporter à des éléments concrets exprimés de façon symbolique et partagée par un nombre significatif de personnes. Il met souvent en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine.

Le mythe (qui se veut explicatif en se fondant sur des constructions imaginaires) se distingue de la légende (qui suppose quelques faits historiques identifiables), du conte (qui se veut inventif sans expliquer), et du roman (qui "explique" avec peu de fondements). Ces quatre types de récits fictifs sont parfois confondus.

Mythologie grecque

La mythologie grecque, c'est-à-dire l'ensemble organisé des mythes provenant de la Grèce antique, se développe au cours d'une très longue période allant de la civilisation mycénienne jusqu'à la domination romaine. La rencontre entre les Grecs et les Romains coïncide avec celle de la mythologie grecque et de la mythologie romaine : la première exerce une forte influence sur la seconde, qui ne s'y réduit pas pour autant. Longtemps après la disparition des religions grecque et romaine, la mythologie grecque est utilisée comme sujet d'inspiration par les artistes, et continue à l'être de nos jours.

La mythologie grecque nous est parvenue grâce à un vaste ensemble de textes dont les plus anciens sont les épopées d'Homère et les poèmes d'Hésiode, principalement la Théogonie, mais aussi par les arts picturaux comme la céramique ou par les monuments sacrés. L'ensemble de ces sources présente des généalogies et des récits qui forment un système doté d'une cohérence limitée. Les mythes grecs témoignent de la représentation que les anciens Grecs se faisaient du monde. Néanmoins, le statut de la mythologie grecque est complexe, car la mythologie dépasse le cadre de la religion. Les personnages et les événements mythiques rapportés par la tradition étaient pour les Grecs, du moins dans leurs grandes lignes, des réalités historiques relevant d'un passé lointain et servaient donc de base de travail aux historiens antiques. Dans le même temps, la mythologie fournit une ample source d'inspiration à la littérature et aux arts grecs antiques.

Mythologie romaine

La mythologie romaine ou latine est l'ensemble des légendes et des mythes de la Rome antique.

D'origine indo-européenne, la mythologie romaine a emprunté au fil des siècles des conceptions religieuses et culturelles aux pays qui ont été peu à peu intégrés dans la sphère de Rome : la Grèce, l'Égypte, la Syrie, etc.

Les Romains se sont approprié puis ont adapté ces mythologies pour créer un ensemble syncrétique qui se manifeste dans la religion romaine.

Pierre Sauzeau

Pierre Sauzeau, né le 29 décembre 1946 est un universitaire français, professeur de grec ancien à la retraite à l'Université Paul-Valéry de Montpellier, spécialiste d'Homère, de mythologie grecque et de mythologie comparée. Il est membre associé de l'équipe de recherche CRISES dont il a été le sous-directeur.

Avec son frère André, il a proposé d'ajouter une quatrième fonction aux trois qui ont été repérées par Georges Dumézil dans les mythologies indo-européennes.

Reprenant une idée proposée par les frères Rees, reprise par Nick Allen, Pierre et André Sauzeau élaborent à nouveaux frais une théorie de la "quatrième fonction" regroupant ce qui est marginal, étrange et étranger, ce qui échappe à l'ordre ; théorie qui complète de façon économique, sans la dénaturer, la trifonctionnalité dumézilienne.

Cette quatrième fonction regrouperait par exemple le dieu védique Rudra, le scandinave Loki, ou encore le grec Apollon, qui ne trouvent pas leur place dans les trois fonctions duméziliennes, ou encore des personnages mythiques ou légendaires tels que Robin des Bois ou Ulysse.

Ainsi, en explorant les mythologies et les langues des anciens Indiens, des Grecs et Romains jusqu'aux "derniers païens" de l'Hindou-Kouch, en passant par l'Irlande et la Scandinavie médiévales, ce champ de recherche permet d'approfondir le champ de la quatrième fonction : le reste, l'anormal, l'ambigu, le passage, l'Autre ; étranger, bourreau, esclave, berger, monstre, fripon, poète ou prophète.

On retrouve cette structure des quatre fonctions dans des ouvrages de fiction contemporaine tels que la saga Harry Potter, le Seigneur des Anneaux ou encore dans le jeu vidéo Starcraft.

Ses premiers travaux de recherche ont porté sur le nom d’Argos et sur la mythologie qui s’y rapporte, dans le cadre de sa thèse Les Partages d'Argos. Recherches sur l'imaginaire de la Cité rayonnante, dirigée par Michel Cassevitz et Pierre Vidal-Naquet.

À travers cette étude des mythes et des langues, les recherches touchent également à l'histoire des couleurs, qui participent à la structuration des fonctions. Ainsi, aux trois couleurs fonctionnelles analysées par G. Dumézil (à savoir blanc, rouge et une couleur foncée) s'ajoute la couleur chlore, si discutée : couleur des yeux d'Athéna, de l'olivier ou encore de l'or.

Il a publié plusieurs numéros des Cahiers du GITA consacrés au théâtre antique.

Race (homonymie)

En biologie, une race désigne une subdivision d'une espèce domestique fondée sur des caractères héréditaires. Voir par exemple :

Race (chat) ;

Race (cheval).

La notion de race humaine est une application contestée de la notion de race biologique à l'espèce humaine ; elle est cependant parfois utilisée officiellement :

Race (recensement des États-Unis).

Le mythe des races est un récit anthropogonique de la mythologie grecque.

Au tennis, la Race (abréviation de ATP Race) est un classement cumulatif des joueurs masculins en fonction de leurs résultats de l'année calendaire.

RACE est un club automobile d'Espagne, Real Automóvil Club de España.

Race est un film indien de Bollywood sorti en 2008.

Race est le titre anglophone de La Couleur de la victoire, un film biographique franco-germano-canadien coproduit et réalisé par Stephen Hopkins, sorti en 2016.

Sources sur la religion grecque antique

La religion grecque antique n'existant plus en tant que telle, il n'est pas possible de la décrire à partir d'observations directes. Il faut donc, pour la connaître, s'appuyer sur un ensemble important de sources, qui sont principalement d'ordre littéraire, épigraphique et archéologique. Quelque riches et intéressantes qu'elles soient, toutes ces sources ne sont réellement pertinentes que considérées ensemble.

Symbolisme des métaux

Le symbolisme des métaux concerne les métaux dans leur capacité à désigner, à signifier, voire à exercer une influence. Le métal en général a son symbolisme (il représente la solidité, la matérialité), et chaque métal en particulier a son symbolisme (l'or représente la perfection, le fer la guerre). Sous peine de délire, la symbolique des métaux doit rester dans le cadre de la métallurgie et des caractéristiques des métaux : un métal est un "corps simple, bon conducteur de la chaleur et de l'électricité, libérant des cations et donnant des oxydes généralement basiques par combinaison avec l'oxygène et doué d'un éclat souvent brillant".

Âge

Le mot âge a généralement l'une des deux significations suivantes :

le temps écoulé depuis un événement précis (l'âge d'une personne, l'âge d'une roche, l'âge de l'Univers, etc., etc.) ;

une période de temps, dont le début et la fin sont souvent flous ou fixés arbitrairement (les âges de la vie, un âge géologique, l'âge du cuivre, etc., etc.).

Âge d'or

L’âge d'or est un mythe qui apparaît principalement dans la mythologie grecque puis la mythologie romaine (qui s'y réfère sous le nom de « règne de Saturne »). L’âge d'or fait partie du mythe des âges de l'humanité, avec l'âge d'argent, l'âge d'airain et l'âge de fer.

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