Musée d'Israël

Le Musée d’Israël (en hébreu : מוזיאון ישראל) est un musée situé sur la colline de Guivat Ram à Jérusalem à proximité de la Knesset, de la cour suprême d'Israël, de l'université hébraïque de Jérusalem, du campus national pour l'archéologie d'Israël et du Bible Lands Museum.

Il a été fondé en 1965 et il est le musée national d'Israël, bien que son financement soit en grande majorité assuré par des fonds privés. Il est l'un des plus grands musées du Proche-Orient.

Musée d'Israël
Israel museum
Vue aérienne du Musée d’Israël avec la Knesset au second plan.
Informations générales
Ouverture
Visiteurs par an
750 066 ()
Site web
Collections
Collections
Art, ethnographie, archéologie
Localisation
Pays
Commune
Adresse
11 avenue Rupin, Jérusalem
Coordonnées
31° 46′ 21″ N, 35° 12′ 16″ E

Histoire

Héritier de l'école d'arts de Bezalel, le Musée d'Israël a été créé en 1965 par le maire de Jérusalem Teddy Kollek. Ses collections proviennent de fouilles archéologiques et surtout de dons importants, telle la collection Jacques Lipchitz ou encore celle d'Arturo Schwarz qui rassemble un fonds surréaliste de premier ordre.

Après trois ans de rénovation, il a été rouvert au public le 26 juillet 2010, agrandi et rénové.

Collections

Le Musée d’Israël conserve quelque 500 000 œuvres. Il s'agit d'un musée encyclopédique, composé de 5 ailes distinctes (elles-mêmes divisées en divers départements) :

  • l'aile des collections beaux-arts (art ancien européen, art moderne, art contemporain, photographie, arts graphiques, art israélien, arts américains, arts asiatiques, arts africains et océaniens)
  • l'aile des collections archéologiques
  • l'aile des Judaïca (ethnologie et rituels juifs)
  • l'aile consacrée aux jeunes publics et à la médiation culturelle
  • le sanctuaire du Livre (les manuscrits de la mer Morte)

Le Musée d’Israël expose également :

Outre le "museum campus", deux établissements dépendent du Musée d’Israël :

L'aile des collections archéologiques

L'aile Samuel et Saidye Bronfman présente des collections archéologiques d'objets mis au jour dans la région. Elle est organisée de manière chronologique, depuis la Préhistoire jusqu'à l'Empire ottoman. L'entrée de l'aile archéologique est marquée par l'exposition de sarcophages anthropomorphes provenant de Gaza et datant du XIIIe siècle av. J.-C.

L'aile des collections beaux-arts

L'aile Edmond et Lily Safra présente des collections de peintures et de sculptures, depuis la Renaissance européenne jusqu'à la création israélienne contemporaine. Le département d'art européen ancien expose notamment le salon Rothschild, un salon dans le goût français du XVIIIe siècle, donné par Edmond et Nadine de Rothschild. Le département d'art moderne conserve, outre des œuvres d'Alfred Barye, celles de quelques grands noms de l'impressionnisme (Claude Monet, Camille Pissaro), le portrait de Celso Lagar par Amedeo Modigliani, et une importante collection pour le Surréalisme : Marcel Duchamp, Man Ray, Max Ernst, Aline Gagnaire...

L'aile des Judaica (ethnologie juive)

L'aile Jack, Joseph et Morton Mandel présente une importante collection d'objets traditionnels et cultuels juifs, provenant du monde entier. L'exposition débute par la présentation des différents temps de la vie, depuis la naissance jusqu'au décès. Cette section comporte aussi la restitution de 4 synagogues provenant d'Allemagne, de Venise, d'Inde et du Suriname

L'aile pour la jeunesse

Cette aile est dédiée aux jeunes publics ainsi qu'aux publics ayant peu l'habitude de fréquenter les musées. Ses équipes proposent des dispositifs pour accompagner la visite ou des expositions adaptées.

Maquette de Jérusalem à l'époque du Second Temple

Un des ajouts récents au musée est la maquette de Jérusalem à l'époque du Second Temple, avant que la grande révolte juive contre les Romains n'éclate, entraînant la destruction de la ville et du Temple. La maquette reconstitue la topographie et le caractère architectural de la ville telle qu'elle était au début du Ier siècle. Elle comprend une réplique du Temple d'Hérode. Initialement construite pour l'hôtel Holyland de Jérusalem, la maquette est depuis 2006 une exposition permanente du musée, adjacente au Sanctuaire du Livre.

Jerusalem Modell BW 2

Maquette de Jérusalem à l'époque du Second Temple.

West Jerusalem Israel Museum Youth Wing

Ces deux petits personnages sur le pavillon des enfants sont devenus l'emblème du musée.

Moor, three piece sculpture vertebrae ,1968-1969

Vertèbres de Moore (1968-1969).

Kadishman, suspence 1966

Sculpture Kadishman (1966).

Agam - Eighteen levels

Yaakov Agam.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Angelus novus (Klee)

Angelus novus est une aquarelle de Paul Klee peinte en 1920 et faisant actuellement partie de la collection du musée d'Israël, à Jérusalem.

Big Bambú

Big Bambú est une œuvre d'« installation artistique » créée par les artistes jumeaux américains, Doug et Mike Starn. Des variations sur le thème de Big Bambú ont été construites dans plusieurs endroits du monde. Combinant architecture et sculpture, elles expriment la tension existant entre le chaos et l'ordre dans la nature.

Big Bambú est constituée de milliers de cannes de bambous, assemblées pour former une structure complexe dans laquelle les visiteurs peuvent marcher sur des chemins de bambou surélevés, même pendant qu'une équipe de monteurs est occupée à construire une nouvelle partie de la structure,.

Dans l'installation originelle dans le studio des artistes à Beacon (New York), Big Bambú est en mouvement continu, une équipe en démontant une partie tout en continuant à construire une autre partie à l'autre extrémité.

Son nom est tiré de l'album Big Bambu de Cheech et Chong.

Canaan (région)

Canaan /kanaɑ̃/ (phénicien : ou 𐤊𐤍𐤏𐤍, KNˁN (Kanaʿn) ; hébreu : כנען Kənáʿan ; arabe : كنعان Kanʿān) désigne une région et une civilisation du Proche-Orient ancien située le long de la rive orientale de la mer Méditerranée. Cette région correspond plus ou moins aujourd'hui aux territoires réunissant l’État d'Israël, les Territoires palestiniens, l'ouest de la Jordanie, le Liban et l'ouest de la Syrie. On appelle Cananéens les habitants de ce territoire à l'âge du bronze, parfois appelé pour cette région « période cananéenne ».

Dans le récit biblique, Canaan désigne la Terre promise aux Hébreux, par Dieu (Yahvé) à Abraham. Elle désigne la région comprise entre la mer Méditerranée et le Jourdain, avant sa conquête par Josué et les tribus d'Israël sorties d'Égypte. Le terme proviendrait du nom de Canaan, petit-fils de Noé.

Codex d'Alep

Le Codex d'Alep (en hébreu כֶּתֶר אֲרָם צוֹבָא Keter Aram Tsova) est la plus ancienne version connue de la Bible hébraïque selon la massora tibérienne. Il aurait été écrit entre 910 et 930 de notre ère.

Bien qu'il ne soit plus complet depuis 1947 (environ un tiers de ses pages manque, ce qui comprend la plus grande partie de la Torah), contrairement au codex de Léningrad, il demeure la plus grande autorité en matière de massora (« transmission », la tradition par laquelle les Écritures hébraïques ont été préservées à travers les générations), et donc le plus fiable concernant le texte biblique, sa vocalisation et sa cantillation.

C'est sur la base du codex d'Alep que le rabbin et décisionnaire Moïse Maïmonide (1135-1204) a édicté les règles exactes de rédaction de rouleaux de la Torah. Ces édits halakhiques confèrent au codex d'Alep un sceau d'autorité suprême, même si Maïmonide ne l'a utilisé qu'au sujet des sections ouvertes et fermées, et non pour le texte lui-même.

Le Codex d’Alep est inscrit le 8 février 2016 sur la liste des biens du patrimoine mondial.

Florilège Rothschild

La Florilège Rothschild (Rothschild Miscellany) est un manuscrit enluminé de langue hébreu exécuté vers 1479 en Italie. Il compile environ 37 textes différents et contient 816 pages décorées dans le style de la Renaissance italienne, ce qui en fait l'un des plus riches manuscrits hébraïques enluminés. Autrefois propriété de la famille Rothschild, il est actuellement conservé au musée d'Israël à Jérusalem (180/051).

Guivat Ram

Guivat Ram (en hébreu גבעת רם ; en hébreu massorétique גִּבְעַת רָם) est un quartier du centre de Jérusalem où se situe plusieurs des bâtiments abritant les principales institutions de l'état d'Israël. La colline de Guivat Ram domine la vallée de la Croix.

Parmi les édifices publics situés à Guivat Ram, on compte :

la Knesset, la Kiryat HaMemshala (le « complexe gouvernemental »), le Ministère des Affaires étrangères, la Cour suprême d'Israël, la Banque d'Israël

l'Université hébraïque de Jérusalem, qui comprend notamment la Bibliothèque nationale d'Israël, l'Académie de musique et de danse de Jérusalem et l'ORT Israel

le musée d'Israël, le musée des pays de la Bible et le musée de sciences de JérusalemOn y trouve aussi les plus grands parcs publics de Jérusalem : le parc Sacher et la roseraie Wohl.

La Mort d'Adonis

La Mort d'Adonis est une peinture de Pierre Paul Rubens créée vers 1614. Elle est conservée au musée d'Israël à Jérusalem. Elle montre Adonis pleuré par Vénus, Cupidon et les Trois Grâces.

Lettres de Lakish

Les lettres de Lakish ou plus exactement ostraca de Lakish sont 22 ostraca écrits en alphabet paléo-hébraïque provenant du site archéologique de Lakish en Israël. Vingt et un ostraca ont été découverts lors des campagnes de fouilles réalisées entre 1932 et 1938 par l'archéologue britannique James Leslie Starkey puis ont été déchiffrés et publiés par le professeur Naftali Herz Tur-Sinai. Un ostracon supplémentaire a été découvert en 1966. Ces ostraca représentent le principal corpus d'inscriptions en hébreu ancien. Ils ont été trouvés dans le niveau archéologique II qui correspond à la dernière phase du gouvernement judéen de la ville de Lakish avant sa destruction par l'armée babylonienne de Nabuchodonosor II en 586 av. J.-C.. Ils apportent d'importants renseignements sur la paléographie, l'orthographe, le vocabulaire et la grammaire de l'hébreu ancien.

À l'époque du royaume de Juda, la ville de Lakish était la deuxième ville la plus importante après Jérusalem. Les ostraca de Lakish sont généralement des correspondances militaires qui traitent de problèmes administratifs, militaires et politiques. Ils reflètent l'atmosphère troublée qui règne en Juda à la veille de la campagne babylonienne. On trouve un écho de cette situation dans le livre de Jérémie. Le style des lettres est elliptique car il fait allusion à un contexte supposé connu à la fois par l'auteur des lettres et leurs destinataires mais qu'il est difficile de reconstituer aujourd'hui.

Les ostraca 1-15 et 18 proviennent d'une pièce adjacentes à la porte extérieure de la ville. Il s'agissait peut-être d'une salle de garde où arrivaient les messages pour le commandant de la forteresse. À trois reprises, le destinataire des lettres est un certain Yaosh (יאוּש). Compte tenu du contexte, il peut s'agir du commandant de la forteresse. Les lettres donnent un aperçu des formules de salutations en usage telle que ישמַע יהוה את אדֹנִי שמֻעֹת טֹב עָתָ כּיֹם « puisse Yahweh faire entendre à mon maître de bonnes nouvelles maintenant » (ostracon 8) ou des formules épistolaires d'un subordonné s'adressant à son supérieur מי עבדך כּלב כּי (my `bdk klb ky) « qui est ton serviteur (sinon) un chien que ... » (ostracon 6).

L'ostracon 3 est une lettre de Hoshaiah à Yaosh. Elle fait allusion à une ambassade menée par le général Coniah fils d'Elnathan en Égypte. Des tractations semblent avoir pour but d'obtenir une aide militaire face à l'invasion babylonienne. Cette lettre fait écho au livre de Jérémie qui indique l'existence d'un parti pro-égyptien à la cour de Juda. Jérémie mentionne aussi un certain « Elnathan fils d'Achbor » en lien avec l’Égypte. Ce dernier y est envoyé par le roi Joaqim pour arrêter le prophète Ouriah. Il est possible que cet Elnathan soit le père de Coniah, même si rien dans l'ostracon ne permet de relier l'ostracon au récit de Jérémie. Un passage obscur fait aussi référence à la mise en garde d'un prophète non nommé mais qui pourrait rendre compte des divisions dans le choix de la politique à mener dans la situation de crise où se trouve le royaume.

L'ostracon 4 se situe dans le contexte de la dernière phase de la campagne babylonienne. Il semble faire allusion à l’abandon d'un avant-poste judéen nommé Beth-harapid, et peut-être à la chute d'Azéqa. Selon Jérémie, Lakish et Azéqa sont les principales forteresses de Juda et ce sont les dernières encore aux mains des Judéens à la veille de la chute de Jérusalem.

Liselotte Grschebina

Liselotte Grschebina, ou Grjebina, née Liselotte Billigheimer le 2 mai 1908 à Karlsruhe (Empire allemand) et morte le 14 juin 1994 à Petah Tikva (Israël), est une photographe allemande puis israélienne.

Liste de musées en Israël

Israël est un pays du Proche-Orient qui dispose de nombreux musées, dont voici la liste. Certains d'entre eux se trouve en territoires occupés.

Manuscrits de la mer Morte

Les manuscrits de la mer Morte, également appelés manuscrits de Qumran, sont un ensemble de parchemins et de fragments de papyrus principalement en hébreu, mais aussi en araméen et en grec, mis au jour principalement entre 1947 et 1956 à proximité du site de Qumran, en Cisjordanie, alors sous contrôle jordanien. La découverte de ces quelque 970 manuscrits — dont il ne reste parfois que d'infimes fragments — copiés entre le IIIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle apr. J.-C. a été faite dans douze grottes où ils avaient été entreposés. Parmi les documents découverts figurent de nombreux livres de la Bible hébraïque (l'Ancien Testament des chrétiens). Antérieurs de plusieurs siècles aux plus anciens exemplaires du texte hébreu connus jusqu’alors, ces manuscrits présentent un intérêt considérable pour l'histoire de la Bible.

Ils ont été fréquemment attribués, mais sans preuve définitive, au groupe des Esséniens.

La découverte majeure de Qumrân est le Grand Rouleau d'Isaïe. C'est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d'un livre biblique : le Livre d'Isaïe. Ce rouleau est le plus emblématique des manuscrits découverts à Qumrân, car le mieux conservé. Composé de dix-sept feuillets de cuir cousus ensemble, il mesure 7,34 mètres de long. Y est transcrite en hébreu, sur cinquante-quatre colonnes, l'intégralité des soixante-six chapitres du livre d’Isaïe. Copié vers le IIe siècle av. J.-C., il fait partie avec les autres manuscrits de la mer Morte des plus anciens textes du Tanakh (Bible hébraïque) connus à ce jour.

D'autres lieux de la rive occidentale de la mer Morte ont également produit des manuscrits, entre autres Massada et Nahal Hever.

Maquette Holyland de Jérusalem

La maquette Holyland de Jérusalem est une maquette de la vieille ville de Jérusalem vers la fin de la période du Second Temple. Elle a été d'abord été exposée à l'hôtel Holyland de Jérusalem. Elle a été inaugurée en 1966, avec d'autres maquettes de structures anciennes d'Israël. En 2006, la maquette a été transférée vers un nouveau site au musée d'Israël.

Natoufien

Le Natoufien est une culture archéologique de l'Épipaléolithique, attestée au Levant entre 14 500 et 11 500 avant le présent, et caractérisée par les premières expériences de sédentarisation.

Sanctuaire du Livre

Le Sanctuaire du Livre (en hébreu : היכל הספר, heykhal ha-Sefer) est une aile du musée d'Israël près de Givat Ram à l'ouest de Jérusalem, qui détient les Rouleaux de la mer Morte — découverts entre 1947 et 1956 dans onze grottes dans et autour du Wadi Qumrân.

Second Temple de Jérusalem

Le Second Temple de Jérusalem est le Temple reconstruit sur les bases du Premier Temple. Le Premier Temple, également connu sous le nom de Temple de Salomon, fut détruit lors du siège de Jérusalem en 586 av. J.-C. La construction du Second Temple commence après la captivité des Judéens à Babylone, durant l'époque perse sous Zorobabel. Il est finalement consacré après près de vingt ans de travaux en 516 av. J.-C. puis restauré et agrandi sous Hérode Ier le Grand, à partir de 20 av. J.C.. En raison de l'expansion massive du lieu de culte par Hérode, il est quelquefois appelé Temple d'Hérode. Durant toute la période jusqu'à sa destruction, le Second Temple devient le centre culturel et spirituel du judaïsme et le lieu des sacrifices rituels, les korbanot. Il est détruit en l'an 70 par les Romains, au terme de la première guerre judéo-romaine. Selon la tradition juive, les deux temples ont été détruits à la même date, le 9 Av selon le calendrier hébraïque. Les énormes pierres du mur de soutènement de l’esplanade du Temple sont encore debout.

Stèle d'Héliodore

La stèle d'Héliodore est une stèle en calcaire rosé portant une inscription en grec. Elle rapporte trois correspondances entre le roi Séleucos IV, son ministre Héliodore et deux officiels séleucides, Dorymenes et Diophanes. L'inscription principale concerne la nomination d'un administrateur pour les sanctuaires de la satrapie de Cœlé-Syrie et de Phénicie. Cette stèle est exposée au musée d'Israël à Jérusalem.

Stèle de Tel Dan

La stèle de Tel Dan est une stèle de basalte érigée par un roi araméen au IXe – VIIIe siècle av. J.-C. dans le nord d'Israël. Deux fragments de la stèle ont été découverts en 1993 et 1994 lors des fouilles archéologiques dirigées par Avraham Biran (en) sur le site de Tel Dan dans le nord de la vallée de la Houla en Israël.

Temple d'Hérode

Le temple d'Hérode de Jérusalem est le nom donné aux extensions massives du second Temple de Jérusalem et aux rénovations du mont du Temple, réalisées par Hérode Ier le Grand. Ce projet débuta vers 19 av. J-C et ne fut entièrement terminé que vers 63.

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