Monarchie

La monarchie (du grec mono « seul », arke « pouvoir » : « pouvoir d'un seul ») est un système politique où l'unité du pouvoir est symbolisée par une seule personne, appelée « monarque ». Elle n'est ni nécessairement une royauté, ni nécessairement héréditaire : il a toujours existé des monarchies électives, par exemple les rois chez les Gaulois, ou les doges dans la république de Venise. Selon la définition de Montesquieu, une monarchie se définit par le gouvernement absolu d'un seul, mais ce pouvoir est limité par des lois.

La monarchie est constitutionnelle lorsque les pouvoirs du monarque sont définis par une constitution écrite qui fixe des lois fondamentales prévoyant une séparation des pouvoirs[1]. Il est souvent admis, lorsque l'État est menacé par une guerre étrangère ou civile, qu'une loi martiale lui donne provisoirement tous les pouvoirs : la monarchie devient alors, au sens antique, une dictature (comme l'exerçaient les consuls ou les généraux romains en cas de graves problèmes).

La monarchie est parlementaire lorsque le chef du gouvernement, nommé par le roi lorsqu'il y en a un, est responsable devant le Parlement, dans ce cas le monarque est le représentant de l'État au titre de chef de l'État, un arbitre, et le garant de la continuité des institutions (exemples : Royaume-Uni, Espagne, Belgique).

La monarchie est absolue lorsque le monarque détient tous les pouvoirs. Certains parlent alors de régime despotique. Toutefois, le monarque est généralement limité dans les faits par un ensemble de traditions et de coutumes, plus ou moins codifiées, comme les lois fondamentales du royaume de France, tandis qu'un despote ou un tyran n'est limité par aucun pouvoir supérieur[2].

C'est ainsi que Louis XIV s'est vu refuser par le Parlement de Paris l'enregistrement du traité d'Utrecht sur la partie où le roi renonçait au trône de France pour son petit-fils Philippe (devenant roi d'Espagne) et sa descendance. Le Parlement de Paris a rappelé au « Roi-Soleil » que personne, même lui, ne peut disposer de la dévolution de la couronne qui se fait indépendamment de lui selon un ordre prévu par les lois fondamentales du royaume (loi salique de primogéniture mâle pour la France).

Le monarque absolu, à la différence du monarque constitutionnel, représente au sens propre du mot la « monarchie » en ce sens que tout le pouvoir repose sur un seul être : le roi, qui regroupe les trois pouvoirs de l'État : législatif, exécutif et judiciaire. S'il dirige le royaume lui-même avec ses ministres et « en ses conseils », il rend la justice par le biais de tribunaux et de cours (c'est la justice « distributive », chaque sentence étant écrite « de par le roi », et édicte tous les textes législatifs que l'assemblée des trois ordres (clergé, noblesse et tiers état) préconise quand le roi les regroupe lors des états généraux. Mais à bien regarder, cela perdure encore aujourd'hui puisqu'une loi ne peut être applicable qu'une fois que le décret d'application a été signé par le pouvoir exécutif.

Typologies

Types de monarchies d'après le titre du monarque

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Couronne impériale (Russie).

Espace occidental

Espace musulman

Autres régimes politiques

Monarchie de droit divin et monarchie élective

Moulay Ismail
Moulay Ismail. Illustration de John Windus (en) tirée de Reise nach Mequinetz, der Residentz des heutigen Käysers von Fetz und Marocco, Hanovre 1726.

Dans la monarchie de droit divin, le pouvoir est légitimé par un lien spirituel qu'entretiendrait le tenant du pouvoir avec la ou les divinités.

Monarchie de droit divin

Chez les anciens Germains, le pouvoir royal était d'essence divine à travers le rattachement de la dynastie régnante à Woden ou Wotan (Odin). Le royaume de France était également une monarchie de droit divin.

Actuellement, il existe encore de nombreuses monarchies de droit divin dont le Royaume-Uni, où la reine est également chef de l’Église anglicane.

Au Maroc, encore actuellement, la dynastie alaouite est dite descendante du prophète de l'islam Mahomet ce qui lui octroie une certaine « noblesse religieuse » et une certaine légitimité dans un pays majoritairement musulman. Par ailleurs, la dynastie est passée du titre du sultan au titre de roi au cours du XXe siècle.

Monarchie élective

Dans la République polono-lituanienne[3] et dans le Saint-Empire romain germanique, et encore actuellement en Malaisie, au Vatican et dans les Émirats arabes unis, le chef d'État est un monarque désigné par ses pairs au cours d'une élection ou par consensus.

Le roi et l'Église au Moyen Âge

À ce lien païen, se substitua à l'époque chrétienne la vision du roi comme un intermédiaire entre Dieu et ses sujets, entre le ciel et la terre. Se fondant sur une lecture de la Patristique (saint Augustin dans la Cité de Dieu), la monarchie trouvait sa justification dans le fait que, de la même manière qu'un seul régnait dans les cieux, il était juste qu'un seul ne régnât sur terre.

Mais cette justification, associée à une confusion relative entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel se heurta de nombreuses fois aux prétentions du pape de Rome au pouvoir politique : notamment sous les pontificats de Léon IX et de Grégoire VII (1073-1085). Ce dernier, en particulier, développa la doctrine de la théocratie pontificale qui portait directement atteinte à l'étendue du pouvoir royal.

Pour les souverains pontifes, en effet, le pouvoir temporel devait demeurer soumis au pouvoir spirituel. Il est évident que les rois ne l'entendaient pas de cette manière. Outre l'excommunication, les papes bénéficiaient contre eux d'une arme juridique : une série de faux, forgés par la chancellerie pontificale, et dont le plus connu est la fausse donation de Constantin leur servaient à appuyer leurs prétentions au pouvoir temporel.

Les affrontements entre les rois trop indépendants et les pontifes romains, affrontements qui concernèrent surtout les souverains du Saint-Empire romain germanique, se multiplièrent sous les papes Innocent III et Innocent IV : ce sont ces derniers qui s'approchèrent le plus de la « théocratie pontificale » au XIIIe siècle.

Roi de France

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Louis XIV en 1661 par Charles Le Brun. À 23 ans, il décide de prendre réellement le pouvoir en devenant monarque absolu.

Le roi de France, en raison du baptême de Clovis Ier (roi des Francs saliens, puis roi de tous les Francs de 481 à 511) est considéré comme le premier souverain de la chrétienté. Au Moyen Âge comme jusqu'au XVIIIe siècle, on considéra le roi de France comme souverain de droit divin — « par la grâce de Dieu » et on lui prêta des pouvoirs thaumaturgiques, comme le fait de guérir des écrouelles.

À partir de la deuxième moitié du VIIIe siècle, le sacre conféra au roi de France un caractère sacré, à l'instar des rois wisigoths ou du royaume d'Aragon. Fait unique parmi les monarques de la chrétienté, le roi de France était « oint » par un représentant de l'Église. L'onction du saint chrême, un mélange d'huile d'olive et de parfum dont l'usage, prescrit dans tous les sacrements de l'Église, et faisant aussi partie des éléments du sacre des évêques, contribuait à faire du roi de France le « vicaire de Dieu », son représentant.

Se fondant sur la signification de l'onction, un mouvement de légistes et d'évêques français fidèles à la monarchie, affirma à la suite d'un conflit contre le pape Boniface VIII, la liberté de l'Église française sur les plans théologique et juridique, ainsi que la supériorité du roi de France à l'égard du souverain pontife en ce qui concernait le pouvoir temporel.

Monarchie absolue et monarchie constitutionnelle

L'évolution de la monarchie absolue, où le monarque n'a théoriquement aucun compte à rendre à personne, vers le système de monarchie constitutionnelle, où ses pouvoirs sont encadrés par une constitution, ne s'est pas fait en une seule étape, dans le royaume d'Angleterre par exemple le point de départ en fut la Grande Charte (Magna Carta) en 1215.

Sous l'Ancien Régime en France, le monarque, de droit divin par le sacre, était défini comme « le roi en ses conseils ». Ces conseils, qui ont beaucoup évolué au fil des temps, permettaient au roi de se faire une idée des choses en écoutant les spécialistes qui s'y trouvaient ou qu'il y invitait avant de prendre ses décisions. Diverses sociétés ou assemblées influaient sur la vie du Royaume, les « corps intermédiaires », associations composées des différents éléments formant la société : parlements régionaux, États provinciaux, corps de métiers, bailliage ou échevinage, etc. Ce type d'organisation politique, avec ou sans monarque à sa tête, est dénommé corporatisme.

Le modèle de monarchie sans pouvoir autre que celui d'« inaugurer les chrysanthèmes » est souvent qualifié de « monarchie de type scandinave » (le roi de Suède étant le seul chef d'État et le seul monarque de l'Union européenne qui n'a même plus le pouvoir de signer les traités internationaux[4]) ; il est d'ailleurs régulièrement évoqué dans les débats sur le sujet aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni, trois pays où il existe un débat récurrent, quoique limité, entre partisans d'une monarchie aux pouvoirs renforcés, d'une monarchie « à la scandinave » et d'une république, la majorité des élus et de la population semblant plutôt favorables à un statu quo, même si les arguments économiques sur le coût de la monarchie ont un écho plus grand, plus particulièrement quant aux dotations des autres membres de la famille royale que le monarque et les principaux héritiers du trône.

Jusqu'à la deuxième décennie du XXIe siècle, ce débat n'a pratiquement pas atteint l'Espagne où le roi Juan Carlos a obtenu l'appui de la population après avoir résisté au putsch militaire de 1981 qui a tenté de rétablir la dictature franquiste, et pour avoir joué un rôle clé dans le rétablissement de la démocratie après la mort de Franco, qui l'avait porté au pouvoir. La cote de popularité de la monarchie espagnole a chuté à la suite de scandales de corruption au sein de la famille royale et de l'éloignement du roi des réalités de la crise économique qui frappe l'Espagne depuis 2008[5], et à la suite de l'abdication du roi en juin 2014 plusieurs partis de gauche ont demandé la célébration d'un référendum sur la permanence de la monarchie[6].

En Belgique, le roi est le chef de l'exécutif, et fait partie du pouvoir législatif. Il sanctionne et promulgue les lois, mais est considéré comme « politiquement irresponsable » : tout acte du roi doit être contresigné par un ministre. La sanction royale a d'ailleurs posé problème en 1990, quand Baudouin a refusé de signer la loi sur l'avortement. Le roi est également chef des armées.

Un cas récent de retour d'un système de monarchie constitutionnelle vers une monarchie quasi absolue est celui du Liechtenstein, ce qui a d'ailleurs causé un certain émoi au sein du Conseil de l'Europe, qui a émis des remarques peu amènes à ce sujet.

Des cas d'évolutions récentes de monarchies absolues vers des monarchies moins absolues, voire constitutionnelles, se retrouvent en Andorre (dotée d'une constitution depuis 1993), et surtout dans le golfe arabo-persique, avec la restauration des constitutions et des parlements au Koweït et à Bahreïn et l'élection de conseils consultatifs locaux ou nationaux au Qatar, à Oman et en Arabie saoudite, ces trois derniers États ainsi que les monarchies membres des Émirats arabes unis restant des monarchies absolues, de même que le Bhoutan, petit royaume himalayen (depuis 2008, le pays est devenu une monarchie constitutionnelle, le roi pouvant être démis par un vote des parlementaires à la majorité des deux tiers), le royaume du Swaziland, en Afrique australe, le sultanat du Brunéi, sur l'île de Bornéo, ainsi que le royaume des îles Tonga, dans le Pacifique Sud. Tous ces États font toutefois partie de l'Organisation des Nations unies et sont théoriquement signataires de sa charte et de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Monarchie absolue et monarchie constitutionnelle : une distinction à affiner

L'historien Raymond Fusilier a comparé les systèmes de monarchie constitutionnelle existant en Europe[7] (en Belgique, Suède, Danemark, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas) concluant que la distinction doit s'affiner entre Monarchie constitutionnelle et parlementaire, d'une part, et Monarchie absolue, d'autre part. En effet la monarchie dite absolue comme pouvoir légitime (au sens de Montesquieu), est quelque part constitutionnelle, car le roi a au-dessus de lui les lois du royaume (celle qui détermine sa succession entre autres). Et, d'autre part, tant dans la monarchie absolue que dans la monarchie constitutionnelle et parlementaire, le roi n'a jamais à rendre des comptes au public (au sens de Jürgen Habermas). Le roi absolu ne rend pas compte de ses actes politiques au Public parce que celui-ci n'existe pas au sens fort dans l'Ancien Régime (période de non publicité que J. Habermas décrit dans L'espace public, Payot, Paris, 1978). Le roi constitutionnel n'exerce son pouvoir que par des ministres (qu'il rencontre, influence, de qui il reçoit des informations selon les critères retenus par Bagehot). Ceux-ci sont les seuls à pouvoir poser des actes politiques valables en un régime démocratique, soit dont ils soient responsables, c'est-à-dire dont ils ont à rendre compte devant le Parlement, le Public (ou l'opinion publique), bref le peuple qui est devenu le vrai souverain. Pour Fusilier, la monarchie constitutionnelle la plus forte de facto, est la monarchie belge, car le roi y est entouré d'un imposant cabinet, sorte de gouvernement parallèle qui double l'action des ministres (les membres de ce cabinet étant nommés par le roi, sans réel contrôle parlementaire). Cette disposition est l'une des origines de la grave Question royale en Belgique, étape sur le chemin de l'Histoire de la monarchie belge qui explique qu'elle ait été peu à peu mise en cause et qu'elle ait peu à peu perdu son pouvoir de facto, politiquement central en Belgique jusqu'aux années 1960. Les monarques constitutionnels posent certes des actes publics (comme des discours), mais ces discours (qui ne sont pas des discours du trône rédigés par le Premier ministre comme en Grande-Bretagne, et où, par conséquent, la pensée du roi s'exprime), sont couverts par le Premier ministre s'ils sont mis en cause au Parlement comme cela est arrivé cette année en Belgique.

Transmission du pouvoir royal

La transmission du pouvoir royal était généralement assurée par l'héritage du plus proche parent de la génération suivante : en ce cas, le régime est celui de la « monarchie héréditaire ». En théorie, cependant, le roi était « élu » — au sens premier, c'est-à-dire choisi — par ses pairs, les grands du royaume. Cette méthode devait permettre d'éviter que des incapables n'accèdent au trône. C'est pourquoi étaient chantées lors des cérémonies du sacre les « acclamations carolingiennes » reprenant ainsi l'ancienne coutume franque de l'élection du roi par sa montée sur le pavois.

Les événements historiques ont créé la coutume du choix du fils aîné du roi comme nouveau roi, en raison de l'association par son père du fils à l'administration du royaume. Et là encore une ancienne coutume franque s'appliquait : la loi salique (car provenant des Francs saliens comme Clovis), excluant les femmes de l'hérédité dans le souci non seulement que le chef fût toujours un homme capable de faire la guerre s'il le fallait, mais aussi que par mariage le territoire ne soit pas démembré ou apporté à la famille de l'époux…

Ainsi par la dévolution de la couronne par primogéniture mâle, la transmission des buts et des méthodes d'administration a amené une stabilité dans la gestion des affaires du royaume, et a permis l'unification de la France comme le développement du pays par le fait de la tradition monarchique (tradition = transmission).

Sept monarchies européennes ont vu leurs règles de dévolution modifiées, la règle passant de la primogéniture avec préférence masculine à degré égal à la primogéniture absolue sans considération de sexe :

  • la Suède en 1980 : la princesse Victoria (née en 1977), fille aînée du roi Carl XVI Gustaf est ainsi devenue princesse héritière en lieu et place de son frère cadet Carl Philip (né en 1979).
  • les Pays-Bas en 1982. Le roi Willem-Alexander (né en 1967) étant devenu père en 2003 de la princesse Catharina-Amalia, celle-ci devrait en principe devenir à son tour reine des Pays-Bas, dans un avenir non prévisible.
  • la Norvège en 1990, mais sans effet rétroactif. Le prince Haakon (né en 1973), fils cadet du roi Harald V, a conservé sa position de prince héritier devant sa sœur aînée la princesse Märtha Louise (née en 1971). Toutefois, l'aîné des enfants du prince Haakon étant une fille, la princesse Ingrid Alexandra (née en 2004), la nouvelle règle sera appliquée à la génération suivante.
  • la Belgique en 1991, où les femmes étaient jusque-là exclues de la succession. Cette modification a eu pour effet de placer la princesse Astrid (née en 1962), fille cadette du roi Albert II, en 3e position dans l'ordre de succession de 1991 à 1994, puis en 2e position de 1994 à 2001. À présent, la première position dans l'ordre de succession est occupée par la princesse Élisabeth (née en 2001), fille aînée du roi Philippe (né en 1960).
  • le Danemark en 2009. Ce changement n'a pas eu d'effet à ce jour car la reine Margrethe II n'a eu que deux fils. De plus, le prince héritier Frederik a pour aîné de ses enfants un fils, Christian.
  • le Luxembourg en 2011. La princesse Alexandra, fille unique du grand-duc Henri est donc en 4e position à la place de son petit frère le prince Sébastien. Cette règle s’applique à la descendance du grand-duc Henri.
  • le Royaume-Uni en 2012. Ce changement n'a pas eu d'effet à ce jour car le prince de Galles n'a eu que deux fils. De plus, le prince William de Cambridge a pour aîné de ses enfants un fils, George de Cambridge. Cependant,il est important de noter que grâce à l'abrogation de la règle de primogéniture à préférence masculine,la princesse Charlotte de Cambridge,passe devant son frère cadet,Louis dans l'ordre de succession au trône britannique.

La règle de primogéniture avec préférence masculine à degré égal est toujours en vigueur dans les monarchies suivantes :

  • Espagne, où le roi a deux filles dont l'aînée Leonor est appelée à régner si elle n'a pas de frère.
  • Monaco, où le prince Albert II a des jumeaux : une fille et un garçon, c'est ce dernier qui est le prince héréditaire.

Un État européen, la principauté de Liechtenstein, a une règle de dévolution « semi-salique » : le trône est transmissible en premier lieu dans toutes les lignes masculines et, à défaut d'héritier masculin dans l'une de ces lignes, à l'aîné des descendants, masculin ou féminin, de la première ligne féminine. Par ailleurs, d'autres monarchies conservent des règles de dévolution excluant les femmes de la succession : Japon (même si l'on prête au gouvernement l'intention de modifier la Constitution sur ce point) et toutes les monarchies de pays avec l'islam comme religion d'État (Arabie saoudite, Jordanie, Maroc, etc.).

Notes et références

  1. Toute Société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution. Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, article 16.
  2. Stéphane Rials, art. « Monarchie et philosophie politique », Mémoire, Revue semestrielle, no V, mai-novembre 1986, Paris, p. 15.
  3. Tadeusz Wyrwa, « Monarchie élective et démocratie nobiliaire en Pologne au XVIe siècle », Revue historique de Droit français et étranger, no 4, 1977, Paris, p. 579-612 ; Daniel Beauvois, La Pologne : histoire, société, culture, La Martinière, 2004, 522 p. (ISBN 9782846750936) p. 80-112.
  4. Préambule du traité de Lisbonne.
  5. Sandrine Morel, « Juan Carlos abdique pour préserver l'avenir de la monarchie espagnole », Le Monde, 3 juin 2014. Consulté le 8 juin 2014.
  6. (es)« IU lleva al Senado el debate del referéndum sobre la Monarquía », El País, Madrid, 3 juin 2014. Consulté le 8 juin 2014.
  7. Raymond Fusilier, Les monarchies parlementaires, Études sur les systèmes de gouvernement (Suède, Norvège, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Luxemburg), Éditions ouvrières, Paris, 1960.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

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Absolutisme

L'absolutisme est un concept lié aux réactions de régimes politiques centraux, généralement monarchiques, visant à l'affranchissement des contrepoids (parlementaires, traditionnels ou constitutionnels) liés aux premières formes de séparation des pouvoirs qui ont suivi les formes consultatives (droit de remontrance et d'enregistrement des lois). Les qualificatifs d'absolutisme apparaissent quand le pouvoir central se dégage des remontrances et oppose des Vetos aux contre-pouvoirs. L'absolutisme est lié aux périodes de centralisation politique et militaire caractérisées par la consolidation de la souveraineté territoriale des États, d'importants changements d'ordre militaire, l'affaiblissement du droit coutumier, la diffusion du droit romain, la montée du mercantilisme, ainsi qu'une importance accrue du rôle de la cour et surtout du roi dont la sacralité ne se porte plus simplement sur la fonction mais sur la personne physique.

À partir du XVe siècle, l'absolutisme réduit graduellement la fragmentation de la souveraineté politique caractérisant le Moyen Âge ; il atteint son apogée à la suite de la guerre de Trente Ans. Il amorcera alors son déclin aux XVIIe et XVIIIe siècles, à la suite des révolutions anglaise et française qui instaurent des contre-pouvoirs de type parlementaire.

L’absolutisme, ou monarchie absolue, est donc : « un type de régime politique dans lequel le détenteur d'une puissance attachée à sa personne, concentre en ses mains tous les pouvoirs, gouverne sans aucun contrôle ». Comme catégorie, le mot « absolutisme » a été inventé longtemps après le système de pouvoir qu'il est censé définir. C'est en effet pendant la Restauration que le néologisme est créé, et il ne sera mentionné dans le Dictionnaire de l’académie française qu’à partir de 1878. Dès lors, ce terme sera utilisé dans tous les livres d'histoire pour caractériser la nature du pouvoir politique dans la France d’Ancien Régime, entre la Renaissance et la Révolution. En effet, c'est de « pouvoir absolu » (poder absoluto), expression utilisée par plusieurs auteurs aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles à propos de la France et de l’Espagne, que dérive le néologisme absolutisme.

Néanmoins, dans le cas de la France, le terme absolu vient de la racine latine absolutus qui signifie indépendant de, détaché de, autonome. Cette définition propre à l'absolutisme français marque le contraste entre la monarchie française (indépendante et souveraine) et la monarchie anglaise qui est dépendante et soumise aux influences des affaires bourgeoises depuis la Magna Carta (la Grande Charte) médiévale).

Autriche-Hongrie

L'Autriche-Hongrie (en allemand : Österreich-Ungarn), en forme longue habituelle l'Empire austro-hongrois (en allemand : Österreichisch-Ungarische Monarchie), est l'ancienne union de deux États d'Europe centrale créée par la transformation en une « double monarchie » de l’Empire d'Autriche (lui-même regroupant à partir de 1804 les États régis par les Habsbourg à la suite de la disparition du Saint-Empire romain germanique). L’Autriche-Hongrie a existé de 1867 à 1918.

Également appelée « monarchie danubienne », l'Autriche-Hongrie consiste en l'union réelle,,,,, de deux États, contigus et égaux, unis par la maison de Habsbourg-Lorraine et liés par un « compromis » (en allemand : Ausgleich ; en hongrois : kiegyezés) :

les royaumes et pays représentés au Reichsrat,, dits Cisleithanie,, incluant notamment l'archiduché d'Autriche, les royaumes de Bohême et de Galicie ;

les pays de la Couronne de saint Étienne, dits Transleithanie,, incluant les royaumes de Hongrie et de Croatie-Slavonie.Jusqu'en 1907, une union douanière complète l'union réelle. En 1908, l'Autriche-Hongrie annexe la Bosnie-Herzégovine qu'elle occupait et administrait depuis 1878 mais qui était restée nominalement sous souveraineté ottomane.

La constitution politique de l'Autriche-Hongrie fait suite à l’exclusion des empereurs d'Autriche de leurs zones d’influence traditionnelles : l'Italie (1860) puis l’Allemagne (1866). Le projet de François-Joseph Ier consiste alors à conforter son assise en associant les élites hongroises au pouvoir. Ce compromis est accepté par la noblesse hongroise car il pérennise la plupart de ses privilèges féodaux institués par la Bulle d'or du roi André II en 1222. En 1867, François-Joseph, déjà empereur d’Autriche, est couronné roi de Hongrie à Budapest. Autocrate conservateur mais pragmatique, il s’appuie sur les facteurs de cohésion que sont la monarchie et sa bureaucratie, l’Église catholique, l’aristocratie et l’armée. Son petit-neveu lui succède en 1916 sous les noms de Charles Ier d’Autriche et Charles IV de Hongrie.

L'empire habsbourgeois devient ainsi une « double monarchie », expression réservée à l’Autriche-Hongrie. L’aigle à deux têtes, symbole bien antérieur à la constitution, lui convient parfaitement.

Les adjectifs officiels étaient les suivants :

« impérial et royal » (K. und K. » : Kaiserlich und Königlich) pour les services communs (armée, finances, diplomatie) : la KuK Marine est la marine de guerre et la KuK Armee la composante commune des forces terrestres austro-hongroises ;

« impérial-royal » pour les services propres à la « Cisleithanie » dont le souverain est empereur d'Autriche, roi de Bohême, de Galicie et de Lodomérie, margrave de Moravie et duc ou comte des autres territoires héréditaires des Habsbourg ;

« royal » pour les services propres à la « Transleithanie » où le souverain règne à titre de roi de Hongrie et de Croatie.Ce compromis politique avec la noblesse hongroise lèse les intérêts des autres peuples de la « double monarchie », slaves (Tchèques, Slovaques, Polonais, Ukrainiens, Slovènes, Croates, Serbes) ou latins (Italiens, Roumains). Lors de la défaite à l’issue de la Première Guerre mondiale et au nom du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes », les assemblées représentatives de ces peuples, constituées en décembre 1918, proclament, ainsi d'ailleurs que le Conseil national des Hongrois, leur séparation de la « double monarchie ». Ce processus aboutit au remplacement de l’Empire austro-hongrois par sept « États-nations ». Certains sont nouvellement indépendants, allant ainsi bien au-delà des anciennes revendications de l’austroslavisme, restées insatisfaites : ce sont la Tchécoslovaquie et le royaume des Serbes, Croates et Slovènes, future Yougoslavie, formé par la réunion des Slaves du Sud d’Autriche-Hongrie, de Serbie et du Monténégro. Un autre, la Pologne, est ressuscité après plus de 120 ans de disparition. Deux pays latins déjà existants sont simplement agrandis aux dépens de l’empire : l’Italie et la Roumanie.

Ces profonds changements sont officialisés durant les deux années suivantes par la signature des traités de Saint-Germain et du Trianon qui consacrent la fin de l’Empire, l’interdiction pour les Habsbourg de résider en Autriche, mais aussi l’interdiction pour les Allemands d’Autriche, ainsi exclus du fameux « droit des peuples », de s’unir à la république de Weimar. L’Autriche elle-même devient et reste une république, tandis qu'en Hongrie, le bref épisode républicain laisse place à une monarchie sans roi, gouvernée par une régence et réduite au tiers central de la Grande Hongrie où les Magyars sont très majoritaires.

Chambre des députés (monarchie de Juillet)

La Chambre des députés (sous la monarchie de Juillet) est le nom porté, en France par la Chambre basse du Parlement français élue au suffrage censitaire de 1830 à 1848. Elle portait également ce nom de 1814 à 1830 lors de la Restauration.

Chambre des pairs

La Chambre des pairs fut en France la chambre haute du Parlement pendant les deux Restaurations, les Cent-jours et sous la monarchie de Juillet.

Créée ex nihilo en 1814, elle fut supprimée en 1848 lors de la mise en place de l'Assemblée nationale constituante de la Seconde République, et ne sera réellement remplacée en tant que chambre haute que par l'évolution du Sénat vers la fin du Second Empire.

Les pairs de France, dont le nom est repris de la pairie de l'ancien régime, sont héréditaires jusqu'à la révolution de 1830.

Ministre de l'Éducation nationale (France)

En France, le ministre de l'Éducation nationale prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement relative à l'accès de chacun aux savoirs et au développement de l'enseignement primaire (préélémentaire, élémentaire) et secondaire.

Monarchie britannique

La monarchie du Royaume-Uni (communément appelée monarchie britannique) est un système de gouvernement, fondé sur le système de Westminster (une monarchie parlementaire), dans lequel un monarque héréditaire est le souverain du Royaume-Uni et de ses territoires d'outre-mer. Il est à l'origine des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif. Le monarque britannique est le gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre et le chef d'État des seize royaumes du Commonwealth. Cette forme d'union personnelle s'est développée à partir de l'ancien empire colonial britannique, mais ces pays sont indépendants et la monarchie de chacun d'entre eux est juridiquement distincte. Il est également, depuis George VI, le chef symbolique du Commonwealth composé de cinquante-deux pays.

Le monarque actuel est la reine Élisabeth II, depuis le 6 février 1952. La reine, le prince Charles, prince de Galles, le prince Philip, duc d'Édimbourg, et le reste de la famille royale exercent diverses fonctions publiques conformément à leurs positions. Depuis la Magna Carta, pendant la guerre civile anglaise et la restauration, les pouvoirs politiques du monarque ont progressivement diminué. Aujourd'hui, le rôle du monarque est constitutionnel et limité à des fonctions cérémonielles non-partisanes. Malgré cela, l'autorité exécutive ultime sur le gouvernement du Royaume-Uni est toujours sous la prérogative royale du monarque. Ces pouvoirs comprennent la dissolution du Parlement ainsi que la promulgation des règles pour le gouvernement et la réglementation de la fonction publique et des forces armées. Mais ces pouvoirs sont utilisés conformément aux politiques et procédures prévues par les lois adoptées au Parlement. Dans les cas où aucune loi ne s'appliquerait, il est chargé de prendre une décision en accord avec les conventions et les précédents. Le monarque possède plusieurs résidences royales (publiques ou privées) gérées au sein du Crown Estate. Ce « domaine royal » est, avec un actif d'une valeur supérieure à 7 milliards de livres, un des plus grands propriétaires terriens du Royaume-Uni. La résidence officielle du monarque est le palais de Buckingham.

Monarchie catholique espagnole

La monarchie catholique, monarchie espagnole ou simplement la monarchie est le vocable sous lequel était désigné l'ensemble des territoires tenus par les monarques espagnols de la fin du XVe siècle à 1716. Cette désignation vient du titre de roi catholique, concédé par le pape aux souverains d'Aragon et de Castille en 1496. Elle constitue une union dynastique de principautés réputées égales et indépendantes partageant un prince commun, assisté personnellement par un système polysynodique de conseils spécialisés.

Le souverain agissait dans chaque territoire de la monarchie comme le prince particulier, contraint de respecter les usages et les lois de ce territoire. Malgré cette nécessité de se plier aux traditions de chaque partie, une politique commune s'exprimait, en particulier dans les domaines de la guerre et de la diplomatie, en s'appuyant sur la domination de fait de la couronne de Castille dans l'ensemble.

La monarchie naît en 1479 de l'union des couronnes de Castille et d'Aragon. À cette mise primitive se sont associés les territoires de la maison de Bourgogne en 1504, le duché de Milan en 1540 et la couronne de Portugal de 1581 à 1640. Dans le même temps, la couronne de Castille s'accroît de la Navarre et surtout d'un immense empire colonial et celle d'Aragon du royaume de Naples (1504). Stricto sensu, elle disparaît en 1716 par la Guerre de Succession d'Espagne qui voit l'unification des territoires hispaniques de la couronne en un royaume d'Espagne, pourvu d'un empire colonial outre mer, mais perdant ses dépendances en Europe.

Monarchie constitutionnelle

Une monarchie constitutionnelle est un type de régime politique qui reconnaît un monarque élu ou héréditaire comme chef de l'État, mais où une constitution limite ses pouvoirs.

Les monarchies constitutionnelles modernes sont le plus souvent des monarchies royales parlementaires avec un système de séparation des pouvoirs où le monarque est le chef symbolique du pouvoir exécutif. Ce pouvoir est en pratique dévolu à un Premier ministre nommé par le monarque, et devant avoir le soutien du Parlement, envers lequel son gouvernement est seul responsable.

Le monarque, indépendant des partis politiques, dispose de prérogatives constitutionnelles afin d'exercer son rôle éminemment symbolique en tant que garant de la Constitution et de la démocratie, de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale, mais aussi en tant que symbole de la continuité historique de l'État, représentant et garant de ses intérêts à l'étranger. Il peut également avoir un droit de regard, de conseil et d'avertissement sur la politique menée par le gouvernement, présider les séances du conseil des ministres, et être un arbitre, en cas de crise politique ou gouvernementale. De ce fait, il joue un rôle neutre et peut servir de médiateur, c'est en cela que le monarque est un « pouvoir modérateur » selon Benjamin Constant. Ainsi, le monarque parlementaire règne mais ne gouverne pas, ou pour reprendre la formule exacte d'Adolphe Thiers : « Le roi n'administre pas, ne gouverne pas, il règne. »

Le monarque héréditaire peut être roi ou reine, comme dans la plupart des monarchies européennes, mais aussi grand-duc ou grande-duchesse, comme au Luxembourg, prince, comme à Monaco ou au Liechtenstein, émir, comme au Koweït, ou empereur, comme au Japon.

Monarchie constitutionnelle française

La monarchie constitutionnelle est une brève période des institutions de l'histoire de France et de la Révolution française. Étape entre la monarchie absolue et la république, elle dure du 13 septembre 1791 au 21 septembre 1792.

Monarchie de Habsbourg

Le terme monarchie de Habsbourg ([ˈabzbuʁ]), également monarchie d'Autriche ou empire de Habsbourg, renvoie à l'ensemble des territoires européens gouvernés directement par la branche cadette autrichienne de la maison de Habsbourg puis par la maison de Habsbourg-Lorraine du début de l'époque moderne jusqu'aux guerres napoléoniennes. Cette monarchie est donc à distinguer de l'empire de la maison de Habsbourg en Espagne et aussi des États immédiats du Saint-Empire sous la suprématie indirecte des Habsbourg en tant qu'empereurs romains germaniques.

La monarchie se compose essentiellement des territoires héréditaires des Habsbourg, ainsi que des pays de la couronne de Bohême et du royaume de Hongrie, tous unis en union personnelle à partir de 1526. La politique matrimoniale de la lignée autrichienne descendant de Ferdinand Ier, frère cadet de l'empereur Charles Quint, lui a assurée la domination sur un grand espace fermé d'Europe centrale. Depuis le mariage de l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche et François Étienne de Lorraine en 1736, la dynastie porte le nom de Habsbourg-Lorraine.

Face au sacre de Napoléon Ier en 1804, le dernier empereur romain germanique François II créa le titre d'empereur d'Autriche. Ainsi est né l'empire d'Autriche que la dynastie de Habsbourg-Lorraine gouverna jusqu'au Compromis de 1867 puis la double monarchie d'Autriche-Hongrie gouvernée en union réelle jusqu'en 1918.

Monarchie de Juillet

La monarchie de Juillet est le nom donné au régime politique du royaume de France entre 1830 et 1848. Instaurée le 9 août 1830 après les émeutes dites des « Trois Glorieuses », elle succède à la Restauration. La branche cadette des Bourbons, la maison d’Orléans, accède alors au pouvoir. Louis-Philippe Ier n’est pas sacré roi de France mais intronisé roi des Français. Son règne, commencé avec les barricades de la révolution de 1830, s’achève en 1848 par d’autres barricades, qui le chassent pour instaurer la Deuxième République. La monarchie de Juillet, qui a été celle d’un seul roi, marque en France la fin de la royauté. Elle fait suite à la monarchie dite « conservatrice » que constitue la Restauration entre 1814 et 1830. La monarchie de Juillet est plus libérale que la première, et le monarque doit renoncer à la monarchie absolue de droit divin (absolutisme).

L’idéal du nouveau régime est défini par Louis-Philippe répondant à la fin de janvier 1831 à l’adresse que lui envoie la ville de Gaillac : « Nous chercherons à nous tenir dans un juste milieu, également éloigné des excès du pouvoir populaire et des abus du pouvoir royal ».

Monarchisme

Le monarchisme est une doctrine politique qui prône la monarchie, c’est-à-dire une forme de gouvernement dans laquelle une seule personne fonde l'autorité de l'État. Le mode de désignation du monarque n'est pas nécessairement héréditaire : il peut dans de rares cas être élu, comme les empereurs du Saint-Empire romain germanique, les doges de la république de Venise ou (encore actuellement) les papes de l'Église catholique romaine.

Cependant, les mots monarque et monarchisme sont presque toujours utilisés à la place de ceux de roi et royalisme, en particulier dans les textes de ceux qui critiquaient la royauté sous l'Ancien Régime.

Monarque

Un monarque est une personne qui est le représentant et le chef d'une nation dont le régime est une monarchie.

Le monarque se définit, selon son étymologie, par le fait d'être la personne unique qui concentre ou dont émanent tous les pouvoirs politiques. Dans les faits, ils sont toujours soumis à une constitution (orale ou écrite) qui définit et borne leur pouvoirs ; lorsque cette constitution est écrite, on parle de monarchie constitutionnelle. Les monarques exercent rarement un pouvoir absolu : on parle alors de dictateurs ou de tyrans.

Le monarque peut être héréditaire ou élu (à l'image des doges de la république de Gênes ou de la république de Venise, comme les rois de Pologne ou les empereurs romains germaniques désignés par certains grands électeurs, ou comme l'actuelle Malaisie qui opère une alternance entre les sultans héréditaires de neuf États traditionnels).

De nombreux pays continuent d'avoir pour chef de l'État un monarque héréditaire. Ils sont au nombre de dix en Europe (Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Royaume-Uni, Norvège, Suède, Espagne, Monaco et Liechtenstein).

D'autres, quant à eux, n’ont pas, en tant que chef(s) de l'État, un monarque héréditaire. Ils sont au nombre de deux en Europe (Vatican et Andorre).

Première République (France)

La Première République, officiellement nommée République française, est le nom conventionnellement donné par les historiens à l'ensemble des régimes parlementaires de la France entre septembre 1792 et mai 1804. Amenée par la Révolution française, la Première République succède à la monarchie constitutionnelle qui disparaît le 10 août 1792 avec la prise du palais des Tuileries par les sans-culottes, annonçant une nouvelle guerre d'exercice du pouvoir en Europe. Elle exerce sa souveraineté sur les territoires actuels de la France et sur toutes les provinces du Saint-Empire situées sur la rive gauche du Rhin et formant les territoires actuels de la Belgique, du Luxembourg et d'une partie de l'actuelle République fédérale d'Allemagne.

Le 21 septembre 1792, les députés de la Convention, réunis pour la première fois, décident à l'unanimité de l'abolition de la monarchie constitutionnelle en France.

Bien que la République n'ait jamais été officiellement proclamée, le 22 septembre 1792, la décision est prise de dater les actes de l'an I de la République. Le 25 septembre 1792, la République est déclarée « unie et indivisible ». De 1792 à 1802, la France est en guerre avec le reste de l'Europe. Elle connaît également des conflits intérieurs, avec les guerres de Vendée.

La République française, avant l'Empire, passa par trois formes de gouvernement ou régime politique différents :

La Convention nationale, entre le 21 septembre 1792 et le 26 octobre 1795, inclut la période dite de la Terreur (1793–1794), durant laquelle l'essentiel du pouvoir réside dans le Comité de salut public dominé par les Montagnards (6 avril 1793 – 27 juillet 1794). À partir du 5 octobre 1793, le calendrier républicain est officiellement utilisé. Le 6 messidor an I (24 juin 1793) est proclamée la Constitution de l'an I, qui se substitue à la Constitution de 1791 : elle ne fut jamais appliquée. La chute de Robespierre, le 9 thermidor an II (26 juillet 1794), amène à la fin de la Terreur.

Le Directoire, est fondé par la Constitution de l'an III. Il s’étend entre le 26 octobre 1795 et le 9 novembre 1799.Le Consulat, entre le 10 novembre 1799 et le 18 mai 1804, est issu du coup d'État du 18 brumaire et défini par la Constitution de l'an VIII. Le Consulat prend fin avec l'instauration du Premier Empire. Dans la Constitution de l'an XII, il est précisé que le gouvernement de la République est confié à un empereur héréditaire. L'usage du nom de République, qui avait alors son sens latin d'organisation de l'État ou d'État, dans le sens que Jean Bodin donnait à ce mot appliqué à la royauté, tombe ensuite en désuétude pour disparaître complètement en 1808. Lorsqu'il sera repris il signifiera uniquement un système démocratique électif.

Princesse

Princesse est un titre attribué soit à l'épouse d'un prince, soit à la fille d'un roi ou d'un autre souverain régnant, soit à une femme souveraine d'une principauté. Il s'agit de l'équivalent féminin de prince (venant du latin princeps, signifiant « premier »).

Restauration (histoire de France)

La Restauration est la période de l'histoire de France comprise entre la première abdication de Napoléon Bonaparte le 6 avril 1814 et son retour en mars 1815, et entre la chute du Premier Empire et la révolution des Trois Glorieuses du 29 juillet 1830. La Restauration consiste en un retour à la souveraineté monarchique de la maison de Bourbon, exercée dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle limitée par la Charte de 1814, sous les règnes de Louis XVIII et Charles X, frères cadets de Louis XVI, déchu en 1792 puis exécuté en 1793.

Cette période est interrompue par les Cent-Jours du 20 mars au 8 juillet 1815 pendant lesquels l'empereur déchu Napoléon Ier reprend le pouvoir. Cet intermède permet de distinguer la Première Restauration de la Seconde Restauration. Elle est suivie par la monarchie de Juillet de 1830 à 1848, également limitée par la nouvelle Charte de 1830, sous le règne de Louis-Philippe Ier, issu d'une branche cadette de la maison de Bourbon, les Orléans.

Cette période de restauration de la monarchie fut un temps d'expérimentation des débuts du parlementarisme, en préservant quelques acquis de la Révolution française. Elle voit donc l'expérience d'une monarchie constitutionnelle, avec une paix relative dans un contexte international troublé. La Révolution industrielle provoque des bouleversements économiques et sociaux profonds. La politique ministérielle s'en ressent. En politique intérieure, c'est un retour monarchique mais sous l'influence d'une vraie vie parlementaire, qui est marquée d'une oscillation entre ultraroyalistes et libéraux.

Royaume de France

Le royaume de France est le nom historiographique donné à différentes entités politiques de la France au Moyen Âge et à l'Époque moderne. Selon les historiens, la date de création du royaume est associée à un de ces trois événements majeurs : l'avènement de Clovis en 481 et l'extension des Royaumes francs, le partage de l'Empire carolingien en 843 et l'élection d'Hugues Capet en 987. Il prend fin lors de la Révolution française en 1792 avant de réapparaître brièvement de 1814 à 1848.

Le roi des Francs Clovis avait scellé l’alliance des Royaumes francs avec l’Église catholique lors de son baptême. Cette alliance se perpétue dans le royaume de France par le sacre jusqu’en 1824 des rois à Reims, qui en fait des monarques de droit divin. Les premiers Capétiens sont soucieux de couronner leur fils aîné de leur vivant, car leur autorité se limite en fait à l’Île-de-France. Ce n’est qu’à partir de Philippe Auguste que leurs actes officiels utilisent la dénomination de royaume de France et qu’ils sont en mesure de faire réellement acte d’autorité dans l’ensemble du royaume. Le territoire de celui-ci est composé des fiefs féodaux dont le roi de la Francie occidentale est le suzerain depuis le partage en 843 de l'Empire carolingien.

L’intégration progressive des fiefs féodaux au domaine royal nécessite la mise en place d’une administration royale. Saint Louis accorde une importance primordiale à son rôle de justicier et le Parlement, cour supérieure de justice, est mise en place. La longue guerre de Cent Ans est l’occasion d’instaurer sous Charles VII une armée et des impôts permanents. Richelieu, ministre de Louis XIII, et Louis XIV confortent l’autorité royale dans les provinces en mettant au pas les gouverneurs locaux issus de la noblesse et en y déléguant des intendants commis du roi.

La tendance de la royauté à exercer un pouvoir de plus en plus absolu a pu être contestée dans les périodes de troubles, guerres civiles et règnes de rois mineurs. La contestation prend un caractère plus prononcé à l’occasion de la diffusion de la philosophie des Lumières et des valeurs que celle-ci véhicule : gouvernement de la raison, séparation des pouvoirs, libertés individuelles… La Révolution française débouche sur l’instauration d’une monarchie constitutionnelle. Cependant les différentes formules expérimentées échouent successivement en 1792, 1830 et 1848, amenant la fin de la royauté en France.

Royaume de Grèce

Le royaume de Grèce (en grec : Βασίλειον τῆς Ἑλλάδος (Vasíleion tīs Elládos)) était le régime politique en vigueur en Grèce de 1832 jusqu'au milieu des années 1970, à l'exception d'un intermède républicain entre 1924 et 1935.

République

La république, désigne un mode de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par des personnes élues. Une république est typiquement antonyme d'une monarchie héréditaire, mais n'est pas toujours synonyme de démocratie.

La république est en 2019 la forme de régime politique la plus répandue : sur 197 pays, 151 sont des républiques.

Monarchie et titres de noblesse
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