Mireille Hadas-Lebel

Mireille Hadas-Lebel née Bonan[1] le en Tunisie[2], est une historienne française de l'Antiquité, spécialiste de l'histoire du judaïsme.

Biographie

Née le en Tunisie dans une famille juive d'origine livournaise[3], elle réussit le concours d'entrée à l'École normale supérieure de jeunes filles (promotion 1960 Lettres). Après avoir obtenu l'agrégation de grammaire et un doctorat d'État (histoire antique), elle devient professeur à l'INALCO, où elle dirige le Département d'hébreu pendant de nombreuses années. Elle enseigne jusqu’à sa retraite l'histoire des religions à l'université Paris-Sorbonne. Son cours porte sur l'histoire du judaïsme dans le monde antique et, plus particulièrement, sur les liens de la Judée avec le monde hellénique et romain, ainsi que sur l'importance de la diaspora juive à travers l'étude de textes d'auteurs grecs et romains et des Livres historiques de la Bible.

Également vice-présidente de l'Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), Mireille Hadas-Lebel est l'épouse du haut fonctionnaire Raphaël Hadas-Lebel[4]. Ils ont cinq enfants : Anne, épouse Miller, haut fonctionnaire ; Jean ; Hélène ; Emmanuelle ; Laure.

Décorations

Principaux ouvrages

  • Jérusalem contre Rome, Cerf, 1990
  • L'hébreu : 3 000 ans d'histoire, Albin Michel, 1992 (ISBN 2-226-05865-6)
  • Massada, Albin Michel, 1995
  • Le peuple hébreu : entre la Bible et l'Histoire, coll. « Découvertes Gallimard / Histoire » (no 313), Gallimard, 1997
  • Flavius Josèphe, Fayard, 1989
  • Philon d'Alexandrie, Fayard, 2003
  • Hillel, un sage au temps de Jésus, Albin Michel, 2005
  • Rome, la Judée et les Juifs, Picard, 2009
  • Une histoire du Messie, Albin Michel, 2014
  • Hérode, Fayard, 2017
  • De nombreux ouvrages pédagogiques (écrits, cassettes ou CD) pour apprendre l'hébreu, ainsi qu'une histoire de la langue hébraïque.

Notes et références

  1. « Décret du 19 avril 2000 portant promotion et nomination », sur Légifrance.
  2. Notice dans le catalogue du Sudoc
  3. Mireille Hadas-Lebel descend d'un rabbin italien de Livourne établi à Tunis au XVIIIe siècle (voir « Les noms juifs de Tunisie »).
  4. « Mireille Hadas-Lebel, officier de l’ordre national du Mérite », sur Amitié judéo-chrétienne de France.

Annexes

Liens externes

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479 av. J.-C.

Cette page concerne l'année 479 av. J.-C. du calendrier julien proleptique.

Akadem

Akadem, sous-titré « le campus numérique juif », est un site web consacré au judaïsme et à la culture juive. Il est classé comme « bibliothèque numérique » par la BNF, qui souligne sa vocation de pédagogie et de communication.

Boethos (famille sacerdotale)

Boethos ou Boethus est le nom d’une famille sacerdotale juive dont plusieurs membres ont été des grands prêtres du Temple de Jérusalem de la fin du Ier siècle av. J.-C. jusqu'à la Grande révolte juive (66-70). Ils sont probablement à l'origine de la création du mouvement boéthusien dont la tradition rabbinique indique qu'il est étroitement lié aux sadducéens, voire un de ses développements.

Fiscus judaicus

Le fiscus iudaicus (latin : fiscvs ivdaicvs fiscous ioudaïcous, hébreu : המס היהודי HaMas HaYehoudi, « [l']impôt juif »), est une capitation annuelle prélevée sur les Juifs dans l'Empire romain à partir de l'année 73 AD.Il s'agit d'une mesure discriminatoire, visant à punir les sentiments nationaux et religieux des Juifs pour s'être opposés à Rome lors de la Grande révolte.

Flavius Josèphe

Joseph fils de Matthatias le Prêtre (hébreu : יוסף בן מתתיהו הכהן, « Yossef ben Matityahou HaCohen »), plus connu sous son nom latin de Flavius Josèphe (latin : Titus Flavius Iosephus ; grec ancien Ἰώσηπος, « Iốsêpos »), né à Jérusalem en 37/38 et mort à Rome vers 100, est un historiographe romain juif d'origine judéenne du Ier siècle.

Son œuvre — écrite en grec — est l'une des sources principales sur l'histoire des Judéens du Ier siècle. Elle concerne, les Antiquités judaïques en particulier, les événements et conflits de son temps entre Rome et Jérusalem, même si elle n'est pas sans poser de problèmes aux historiens actuels.

Gaulanitide

La Gaulanitide était une région du Moyen-Orient entre les IIe siècle av. J.-C. et VIIe siècle, prospère en particulier sous l'Antiquité romaine. Elle s'étendait du mont Hermon jusqu'au fleuve Hiéromax (aujourd'hui Yarmouk) avec pour localités principales Panéas (ou Césarée de Philippe), Hippos, Gaulon (Golan, Jawlan, aujourd'hui Saham al-Jawlan) et Gamla, ce qui correspond approximativement à la région actuelle du Golan,,.

Gouverneurs romains de Judée

Cet article recense les gouverneurs de la province romaine de Judée créée en l'an 6 sur une partie du territoire des royaumes hasmonéens et hérodiens. Cette province tire son nom du royaume israélite de Juda (Xe au VIe siècle av. J.-C.). Elle couvre les régions de Judée, de Samarie et d'Idumée.

Grande Assemblée

La Grande Assemblée, Grande Synagogue ou Grand Synode (hébreu : כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה Knesset HaGuedolah) est, selon la tradition juive rabbinique, une assemblée de Sages créée à l'époque d'Esdras ; elle aurait assuré la direction spirituelle du peuple juif au retour d'exil de 410 à 310 avant l'ère commune, à une époque où la transmission de l'enseignement est essentiellement orale. Ils auraient fait évoluer radicalement la physionomie du judaïsme en le détachant du culte lié au temple et en érigeant l'étude comme mitzva suprême.

Au-delà de la tradition, sur un plan historique on ne sait rien de cette institution ni de la façon dont elle était constituée, pas plus qu'on ne peut en établir une chronologie.

Histoire des Juifs à Constantine

L'Histoire des Juifs à Constantine en Algérie s'étend de la période préislamique à la période contemporaine.

Hébreu

L’hébreu (en hébreu ancien לשון הקודש lašon ha-qodeš « langue sacrée » et en hébreu moderne עִבְרִית / ivrit) est une langue chamito-sémitique appartenant à la branche centre-nord de la famille des langues sémitiques du groupe canaanéen. Elle est étroitement apparentée au phénicien et aux langues araméennes ainsi qu'à l'arabe.

L'hébreu classique est la langue rituelle et liturgique de la religion juive, tandis que l'hébreu moderne compte plus de 8 millions de locuteurs en Israël et dans le monde. L’hébreu est la langue officielle de l’État d’Israël.

Judas le Galiléen

Judas le Galiléen ou Judas le Gaulanite, ou encore Judas de Gamala ou Judas ben Hizkiya (fils d'Ézéchias), est un chef révolutionnaire qui dirige une révolte en Galilée au moment de la succession d'Hérode le Grand (mort en 4 av. J.-C.), puis en Judée au moment où celle-ci devient une province romaine, en 6 EC. Associé à un pharisien nommé Tzadok (le Juste), il s'oppose alors par la violence au recensement fiscal effectué par Quirinius. Il serait le fondateur d'un mouvement que Flavius Josèphe rend responsable de la destruction du Temple de Jérusalem.

Il appartient à une dynastie d'opposants aux Hérodiens et aux Romains : son père Ézéchias a été tué par Hérode en 47 - 46 AEC et deux de ses fils, Simon et Jacob, sont crucifiés sur ordre du procurateur de Judée Tiberius Alexander entre 45 et 48. Un troisième fils, Menahem, est un des chefs les plus importants du début de la Grande révolte juive.

Après sa mort, en 66, les sicaires de Massada sont dirigés par un de ses petits-fils, Éléazar fils de Jaïr, qui va résister aux Romains jusqu'en 73-74.

Si la survie de son groupe après sa mort est admise, il est difficile de savoir si celui-ci donne naissance aux sicaires ou aux zélotes, ou si l'un de ces groupes existait déjà de son vivant.

Les écrits de Flavius Josèphe (Guerre des Juifs II, § 8, 1 et § 17, 8 et les Antiquités judaïques livre XVIII) sont les seules sources à son sujet, à part une brève mention dans les Actes des Apôtres (5, 37).

Menahem (Sicaire)

Menahem ben Juda ben Hizkiya (Menahem fils de Judas fils d'Ézéchias) ou Menahem ben Yaïr (Menahem fils de Jaïr), est un patriote judéen, dirigeant des Sicaires et un prétendant à la messianité du Ier siècle de l'ère commune.

Monothéisme

Un monothéisme (du grec μονός [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est une religion qui affirme l'existence d'un Dieu unique et transcendant. C'est notamment le cas des religions abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam. D'autres religions ou croyances monothéistes ont vu le jour comme le zoroastrisme, le culte d'Aton, le sikhisme ou encore le déisme. Les religions monothéistes s'opposent notamment aux polythéismes et aux panthéismes, mais aussi à l'animisme, etc. En effet, les polythéistes croient en plusieurs divinités tandis que pour les panthéistes Dieu est immanent et non transcendant.

Quand une religion conçoit une divinité nationale, ou métaphysique (comme Shiva ou Vishnou), comme simplement supérieure à d'autres, on parle plutôt de « monolâtrie » ou d'« hénothéisme », termes de création récente, types de polythéisme.

Philon d'Alexandrie

Philon d’Alexandrie (grec : Φίλων ὁ Ἀλεξανδρεύς, Philôn ho Alexandreus, latin : Philo Judaeus, « Philon le Juif », hébreu : פילון האלכסנדרוני, FYLôN HaLeKSaNDRôNY) est un philosophe juif hellénisé qui est né à Alexandrie vers 20 av. J.-C., où il est mort vers 45 apr. J.-C. Contemporain des débuts de l’ère chrétienne, il vit à Alexandrie, qui est alors le grand centre intellectuel de la Méditerranée. La ville compte une forte communauté juive dont Philon est un des représentants auprès des autorités romaines. Son œuvre abondante est principalement apologétique, entendant démontrer la parfaite adéquation entre la foi juive et la philosophie hellène.

Dans son œuvre, Philon interprète la Bible à travers la philosophie grecque principalement à l'aide de Platon et des stoïciens. Il en résultera dans les siècles qui suivront non pas une soumission de la théologie à la philosophie, mais au contraire de la philosophie aux Écritures. Si la pensée de Philon imprègne les Pères de l'Église, dont Origène, Ambroise de Milan et Augustin d'Hippone, son influence est faible sur la tradition juive, notamment sur la tradition rabbinique qui prendra naissance un ou deux siècles après sa mort. Cela tient pour partie au fait qu'il utilise la Septante (Bible traduite en grec) plutôt qu'une Bible en hébreu et pour partie au fait qu'il interprète la Torah de façon allégorique. Son œuvre donne aussi des indications sur des mouvements religieux aujourd'hui disparus comme les Thérapeutes d'Alexandrie.

Philon est le premier à avoir pensé Dieu en architecte de l'univers, alors que chez Platon le démiurge est un artisan et que chez Aristote le monde est incréé. Dieu étant fortement transcendant, son œuvre accorde une grande importance à la Providence divine et à la grâce, reconnaissant que le monde appartient à Dieu et non aux hommes. Ainsi, si les êtres humains peuvent avoir une certaine parenté spirituelle avec Dieu, ils ne sont pas au même rang que lui. Croire l'inverse serait succomber au mal. Dieu agit au moyen des puissances divines : celle qui crée, celle qui ordonne, celle qui interdit, la compassion ou la miséricorde et enfin la puissance royale ou souveraine. Pour Philon, il existe deux sortes d'anges : ceux qui ont aidé Dieu à créer le monde et ceux qui assistent les hommes dans leur ascension vers Dieu.

Dans son éthique, Philon distingue les passions mauvaises (désir, peur, tristesse et plaisir) des bonnes (joie, précaution et vouloir). Il compare aux quatre fleuves du paradis les quatre vertus que sont la prudence (ou contrôle de soi), la tempérance, le courage et la justice. Les êtres vertueux sont un bienfait pour ceux qui les entourent et ils trouvent leur propre récompense dans l'action juste et vertueuse. Les êtres humains ne sont toutefois pas naturellement vertueux et ont besoin de lois adaptées, dérivées de la loi naturelle pour vivre ensemble tant bien que mal. Dès lors, tout en soutenant, à la suite des stoïciens, que les hommes appartiennent à une communauté naturelle, il estime que celle-ci doit être divisée en nations pour être viable.

Si pour Philon la démocratie est la meilleure forme de gouvernement, il la voit toujours menacée soit par un excès de liberté soit par la faiblesse des dirigeants. Aussi insiste-t-il sur le fait que ces derniers doivent être sages et soucieux de justice et d'égalité. Enfin, tout en reconnaissant la nécessité de la politique, il montre une certaine méfiance envers les personnages politiques symbolisés par la personne de Joseph (fils de Jacob) envers qui il a des sentiments ambivalents. L'œuvre de Philon sera redécouverte aux XVIe et XVIIe siècles et traduite ou citée par d'éminents juristes, tels Guillaume Budé et Cardin Lebret, dont l'œuvre influencera la pensée française de l'État et la notion de souveraineté développée durant cette période.

Racines juives du christianisme

Les racines juives du christianisme sont un domaine auquel la recherche historique s'intéresse principalement depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et, dans les milieux catholiques, plus particulièrement depuis les Dix points de Seelisberg, suivis quelques années plus tard par la déclaration Nostra Ætate.

Loin de se limiter à un rappel des croyances de l'Ancien Testament, le Nouveau Testament et les pratiques du christianisme qui en découlent depuis près de deux mille ans témoignent de l'influence et de l'importance du judaïsme aussi bien dans ses rites que dans son système de pensée.

Si la séparation des deux religions semble effective dès le IIe siècle, le processus d'émergence de l'identité chrétienne en tant que telle demeure difficile à cerner sur le plan temporel. La période comprise entre les années 40 et 90 apparaît comme une phase de transition qui se conclut, à la fin du Ier siècle, par la rédaction du corpus johannique comme de la Première épître de Clément et se caractérise par une exclusion mutuelle des deux communautés.

Raphaël Hadas-Lebel

Raphaël Hadas-Lebel, né à Tlemcen le 24 avril 1940, est un conseiller d'État français, ancien dirigeant de sociétés (secrétaire général d'Elf Aquitaine, directeur général de France 2) et ancien président du Conseil d'orientation des retraites.

Revue des études juives

La Revue des études juives (ou REJ) est une revue scientifique fondée à Paris en juillet 1880 par la Société des études juives. Elle était publiée à l'origine sous la direction d'Isidore Loeb et, après sa mort (3 juin 1892), sous celle d'Israël Lévi. Ses créateurs voulaient y mettre en œuvre un équivalent (mais non un calque) français de la grande entreprise d’étude scientifique du passé juif et de défense du judaïsme face à ses détracteurs qui s’était développée en Allemagne, la Wissenschaft des Judentums.

La REJ est organisée en volumes, dont deux contiennent les archives de l'année. Chacun de ces volumes se compose de deux numéros. Comme la Jewish Quarterly Review, elle est consacrée à la recherche scientifique et à la publication de textes inédits concernant le judaïsme, entre autres des documents relatifs à l'histoire du peuple juif. Presque tous les numéros contiennent aussi une section bibliographique spéciale, consacrée à la recension de travaux actuels sur la culture juive. Les contributeurs sont de diverses nationalités et appartiennent à différentes universités ou instituts de recherche, comme le CNRS.

L'éditeur de la REJ publie également des ouvrages séparés dans la « Collection de la Revue des études juives », avec des auteurs tels que Paul Fenton ou Mireille Hadas-Lebel.

Tiberius Julius Alexander

Tiberius Julius Alexander (aussi nommé Tibère Alexandre) était un gouverneur romain issu de l’ordre équestre et un général de l'Empire romain.

Né dans une riche famille juive d’Alexandrie, il est le neveu de Philon d'Alexandrie. Son père Alexander était Alabarch d'Alexandrie, un poste de haut fonctionnaire qui correspond à Directeur des douanes. Probablement très hellénisé, il s'éloigne des pratiques de la religion juive. Il devient sous-préfet (épistratège) de Thébaïde (Égypte) en 42, puis est promu procurateur de Judée (46-48) par l'empereur Claude.

Il aurait fait partie de l’état-major de Gnaeus Domitius Corbulo lors de ses campagnes contre les Parthes en 62-64. En 66, il escorte avec le gendre de Corbulo, le roi Arsacide d'Arménie Tiridate jusqu'à Rome pour y être couronné par Néron, « amenant comme otages trois de ses neveux ainsi que les enfants de son vassal Monobaze II d'Adiabène ». Cette traversée de l'empire depuis l'Euphrate est décrite comme « une sorte de marche triomphale ».

En mai de la même année, Néron le nomme Préfet d'Egypte (66-69), il engage alors ses légions contre les Juifs alexandrins lors de violences ethniques qu’il réprime brutalement. Grâce à son soutien à Vespasien, qu'il fait reconnaître empereur par ses légions dès le 1er juillet 69, il contribue à son accession au trône. En 70, il seconde Titus lors du siège de Jérusalem. Il obtient un titre de Préfet sans que l'on parvienne à déterminer à quel poste cela correspondait, puis disparaît de l'histoire alors que Titus est retourné à Rome (fin 70 - début 71).

Zélotes

Les Zélotes (ou zélés, קנאים ou Qana'im en hébreu, de qinne', être jaloux, exclusif, de la racine קנא "qn'") sont à l'origine d'un mouvement politico-religieux au Ier siècle, dans le judaïsme du Second Temple, qui incitait le peuple de la province de Judée à se rebeller contre l'Empire romain et l'expulser par la force des armes. Ils ont joué un rôle de tout premier plan pendant la Grande révolte juive (66-70).

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