Maison de Habsbourg

La maison de Habsbourg /ˈabzbur/ ou maison d'Autriche est une importante Maison souveraine d'Europe connue entre autres pour avoir fourni tous les empereurs du Saint-Empire romain germanique entre 1452 et 1740, ainsi qu'une importante lignée de souverains d'Espagne et de l'empire d'Autriche, puis de la double monarchie austro-hongroise. La dynastie porte le nom de « maison de Habsbourg-Lorraine » depuis 1780.

Maison de Habsbourg
Premier armorial des Habsbourg au XIe siècle : d'or au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'azur
Premier armorial des Habsbourg au XIe siècle : d'or au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'azur
Données clés
Type Impériale
Pays Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Titres Empereurs germaniques
Fondation 1045
Werner Ier
Déposition Charles VI
Dissolution 1740
Ethnicité Bavarii
Branche Habsbourg-Laufenbourg

Historique de la maison d'Autriche

Flag of the Habsburg Monarchy
Drapeau de la maison de Habsbourg - également drapeau de l'Empire d'Autriche jusqu'au compromis de 1867 (Empire austro-hongrois).
Wappen röm.kaiser
Blason de l'empereur Habsbourg montrant l'étendue de ses possessions territoriales.
Aigle bicephale poignee bibliotheque cabinets interieurs Reine Versailles
Poignée en forme d'aigle habsbourgeoise, Petit Appartement de la reine à Versailles.

Sous le nom de maison d'Autriche, la dynastie règne sur plusieurs pays d'Europe :

Marie-Thérèse d'Autriche est la dernière représentante de cette maison. Les enfants qu'elle a de son mariage avec François-Étienne de Lorraine commencent la dynastie des Habsbourg-Lorraine.

Les chefs de la maison de Habsbourg-Lorraine règnent comme empereurs germaniques, rois de Hongrie et de Bohême jusqu'en 1806 puis comme empereurs d'Autriche de 1804 à 1918, ainsi que rois de Hongrie et de Bohême jusqu'en 1918.

Les membres actuels de la maison de Habsbourg-Lorraine, dite maison d'Autriche, tous descendants de Marie-Thérèse et de François-Étienne, portent tous les titres d'archiduc ou archiduchesse d'Autriche, prince ou princesse royale de Hongrie et de Bohême, avec le prédicat d'altesse impériale et royale. Les membres de la famille ayant contracté une union non égale au regard du statut de la maison de Habsbourg, ou non autorisée par le chef de famille, et issus de telles unions portent le titre de comte ou comtesse de Habsbourg à défaut d'un autre nom ou titre attribué, comme Hohenberg pour les descendants de l'archiduc François-Ferdinand, issus de son union morganatique avec la comtesse Sophie Chotek, titrée duchesse de Hohenberg.

La devise des Habsbourg d'Autriche est « Alles Erdreich ist Österreich untertan » en allemand et « Austriae est imperare orbi universo » en latin. On l'abrège « A.E.I.O.U. », dans chacune des deux langues. Elle signifie « Il appartient à l'Autriche de commander à tout l'Univers » et affiche l'ambition de cette famille.

Ancêtres des Habsbourg

Tirant son nom du château de Habsbourg en Suisse alémanique, l'histoire de cette maison ne commence à offrir quelques certitudes qu'à partir de Gontran le Riche (Guntram)[1], comte d'Alsace de 917 à 954.

On a cherché à la faire descendre d'Etichon-Adalric d'Alsace, premier duc d'Alsace, né vers 626 et mort vers 690[2]. En effet, la première mention du premier ancêtre des Habsbourg date du milieu du Xe siècle avec Gontran le Riche (Guntramnus dives). Or, dans le but de contrôler les routes commerciales reliant la Germanie et l'Italie, le roi Otton Ier confisque, lors d'une Diète d'Empire à Augsbourg en août 952, une grande partie des possessions situées en Alsace, en Brisgau et en Thurgovie d'un comte, dénommé Gontran (Guntramnus comes), un membre de la famille des comtes éberhardiens du Nordgau (Bas-Rhin). Un solide faisceau d'arguments tend à montrer que ce dernier et Gontran le Riche ne forment qu'un seul et même personnage. Si l'identité s'avère, la maison de Habsbourg descend ainsi des Étichonides, l'illustre famille des ducs mérovingiens issue d'Etichon-Adalric d'Alasace, régnant aux VIIe et VIIIe siècles sur l'Alsace, dont le membre le plus éminent est sainte Odile de Hohenbourg.

Deux petits-enfants de Gontran le Riche, Radbot et Rodolphe d'Altenbourg, entrent dans l'histoire comme d'actifs bâtisseurs. Le premier, tige du lignage des Habsbourg, jette les bases de l'abbaye de Muri (Muri (Argovie) en Suisse) ; le second, mort sans descendance, fonde l'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Ottmarsheim en Alsace, un chef-d'œuvre architectural très inspiré de la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle (chapelle privée de Charlemagne) et de l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem (le tombeau du Christ).

L'évêque de Strasbourg Werner de Habsbourg (mort à Constantinople le 28 octobre 1028[3]), un frère de Radbot et de Rodolphe, fonde en Argovie, au début du XIe siècle, le château de Habsbourg de Habsburg (Argovie) en Suisse alémanique, qui donne son nom à la dynastie issue de Radbot. Selon d'autres auteurs, Werner n'est que le beau-frère de Radbot, et ce dernier le véritable fondateur du château[4]. Jamais les Habsbourg ne doivent habiter leur château éponyme : à sa fondation le château se présente comme un simple avant-poste militaire au service de la politique impériale, face au Second Royaume de Bourgogne mûr pour tomber dans l'escarcelle de l'Empire.

Une implication politique au plus haut niveau doublée d'une habile stratégie matrimoniale permet aux descendants de Radbot d'asseoir durablement leur domination sur un grand nombre de terres alsaciennes, suisses et badoises. Le centre de leur puissance, essentiellement politique, accessoirement territoriale, se situe en Alsace. Dès le début du XIIe siècle, les Habsbourg acquièrent le landgraviat (comté provincial) de Haute-Alsace (Haut-Rhin), l'avouerie sur des terres épiscopales strasbourgeoises (Haut-Mundat) et surtout l'avouerie sur la puissante et prestigieuse abbaye de Murbach.

Le statut des Habsbourg évolue en 1273 lorsque le comte Rodolphe IV de Habsbourg, allié des bourgeois des villes de Strasbourg et de Zurich, est élu empereur, prenant le nom de Rodolphe Ier de Habsbourg. En effet, les princes-électeurs préfèrent, comme souvent, confier la couronne de l'Empire à un seigneur qui ne leur semble alors ni trop puissant, ni trop menaçant pour leurs propres intérêts[5].

Histoire des Habsbourg

Armoiries Habsbourg
Armoiries des premiers comtes de Habsbourg.
Flag of Alsace
Sur l'actuel drapeau alsacien, les couronnes symbolisent les aspirations des Habsbourg, elles sont ajoutées au rouge et blanc, couleurs alémaniques traditionnelles.

Werner II, un des fils de Radbot, est le premier à prendre le titre de comte de Habsbourg. Dans la guerre entre l'empereur du Saint-Empire Henri IV et l'anti-empereur Rodolphe de Rheinfelden, Werner embrasse le parti de ce dernier (1077-1080).

Adalbert III, petit-fils de Werner II, succède à son père Werner III en 1163, fait la guerre en Palestine (1187-1191 et 1196-1198), combat ensuite Berthold V de Zähringen et fonde Waldshut ; il prend le premier le titre de Landgrave d'Alsace.

Après la mort de Rodolphe II l'Ancien, fils d'Adalbert III, en 1232, la maison des Habsbourg se partage en deux branches : Habsbourg-Habsbourg et Habsbourg-Laufenbourg, dont les chefs sont Albert IV le Sage et Rodolphe III, son frère. La maison de Habsbourg-Laufenbourg s'éteint en 1415[6].

Depuis l'Alsace historique, la famille étend son influence vers l'est, contrôlant le Saint-Empire romain germanique dès 1273, l'étendant jusqu'à l'actuelle Autriche (1278-1382). En seulement deux ou trois générations, les Habsbourg réussissent à s'assurer le contrôle quasi permanent du trône impérial pour plusieurs siècles (1273-1291, 1298-1308 et 1438-1740).

Branche aînée

Albert IV le Sage (mort en croisade en 1239), tige de la branche aînée ou impériale, a pour sa part Habsbourg, le comté d'Argovie et les alleux d'Alsace ; il y joint par mariage le comté de Kybourg. Son fils Rodolphe IV agrandit considérablement ses domaines du côté de la Suisse et acquiert en 1278 les duchés d'Autriche et de Styrie par la défaite de son compétiteur Ottokar II de Bohême à la bataille de Marchfeld. Il est le premier Habsbourg appelé au trône impérial en 1273 ; il règne 18 ans (1273-1291) sous le nom de Rodolphe Ier de Habsbourg, et a pour successeur dans ses États héréditaires, et plus tard à l'Empire (1298), son fils Albert (Albert Ier comme duc d'Autriche et empereur). Sous celui-ci les Suisses se révoltent, et pendant toute la durée du XIVe siècle et la moitié du XVe siècle, la maison de Habsbourg s'épuise vainement à les combattre ; elle se voit successivement enlever la plus grande partie de ses domaines. En 1438 un nouveau prince de la maison d'Autriche-Habsbourg est appelé au trône impérial ; Albert V, roi de Hongrie et de Bohême, régna sous le nom d'Albert II ; depuis lors, la maison de Habsbourg règne sans interruption sur le Saint-Empire romain germanique jusqu'en 1740, date de la mort sans descendance mâle de Charles VI du Saint-Empire. Sa fille aînée, héritière de cette maison, Marie-Thérèse d'Autriche « La Grande », porte ses possessions, par mariage, dans la maison de Lorraine.

Branche cadette

Elle a pour tige Rodolphe IV d'Autriche, oncle de l'empereur Rodolphe Ier de Habsbourg, et reçoit en partage Laufenburg, Waldshut, Neu-Habsbourg (sur le lac des Quatre-Cantons) et les domaines de Klekgau. Après la mort de Rodolphe IV, cette branche se partage en deux rameaux (les comtes de Habsbourg-Laufenbourg et les nouveaux comtes de Kybourg). Le premier de ces deux rameaux, commencé par Godefroy (mort en 1271), s'éteint au commencement du XVe siècle. Eberhard, tige du second, a acquis le comté de Kybourg en épousant Anne, héritière de cette maison ; il meurt en 1284 ; sa descendance s'éteint en 1415. La branche aînée réunit alors tous les domaines de la maison.

Suite

Habsburg Map 1547
Les possessions des Habsbourg après la bataille de Muehlberg (1547).
Europe en 1547 par Mister Shek
L'Europe en 1547.

Après le mariage de Maximilien Ier avec Marie de Bourgogne, princesse de Valois et héritière des possessions bourguignonnes (notamment les Pays-Bas) et le mariage de son fils Philippe « le Beau » avec Jeanne « la Folle », héritière des Espagnes et de leurs nombreuses dépendances, le fils de ces derniers, Charles Quint (ou Charles V), hérita d'un empire sur lequel « le soleil ne se couchait jamais ».

Après l'abdication de l'empereur Charles V — aussi roi Charles Ier des Espagnes et des Indes (1516-1556), la famille se sépare en deux branches, l'autrichienne et l'espagnole.

Les Habsbourg mirent le mariage de leurs enfants au service de leur politique diplomatique en favorisant les unions avec différents souverains européens, faisant de la maison d'Autriche une véritable usine à princes et princesses Habsbourg. Pour maintenir au sein de la famille les possessions acquises par la politique matrimoniale de leurs ancêtres, les Habsbourg, successeurs de Charles, malgré le Traité d'Oñate (1617), abusèrent des unions consanguines qui finirent par épuiser la lignée et on estime que les unions à l'intérieur de la maison de Habsbourg contribuèrent à son extinction : ainsi Philippe IV d'Espagne était simultanément plusieurs fois cousin de Ferdinand III d'Autriche, son beau-frère et son gendre. Son fils Charles II fut de santé délicate et ne put avoir de descendance[7].

La branche espagnole s'éteignit dans les mâles en 1700, déclenchant la guerre de Succession d'Espagne, comme fit l'autrichienne en 1740, provoquant la guerre de Succession d'Autriche. Cependant la dernière de tous les Habsbourg (Marie-Thérèse) avait épousé François-Étienne, duc de Lorraine et de Bar, et leurs descendants perpétuèrent le nom de Habsbourg dans la maison de Lorraine sous l'appellation Habsbourg-Lorraine. La Hongrie, nominalement sous la royauté Habsbourg depuis 1526, mais pour la plus grande partie sous occupation turque pendant un siècle et demi, fut reconquise en 1683-1699 par Charles V de Lorraine qui épousa une Habsbourg, sœur de Léopold Ier du Saint-Empire. Ils furent les grands-parents de l'époux de Marie-Thérèse. La Hongrie se révolta contre les Habsbourg-Lorraine en 1848 ; ceux-ci ne parvinrent à la maintenir qu'en faisant appel aux troupes russes du tsar Nicolas Ier.

Souverains issus de la maison de Habsbourg

Empereur du Saint-Empire, roi de Hongrie et de Bohême, archiduc souverain d'Autriche

N.B. : Marie-Thérèse Ire, ultime Habsbourg et épouse de l'empereur des Romains François Ier Étienne, régna comme roi de Hongrie, reine de Bohême et archiduchesse souveraine d'Autriche, 1740-1780

Roi des Espagnes et des Indes

Roi de Portugal et des Algarves

Roi et Reine de Bohême

Roi de Naples

Roi et Reine de Hongrie

Buda--Castles01

Palais de Budavár, Budapest.

Vista aerea del Monasterio de El Escorial

Escurial (Espagne).

Notes et références

  1. Généalogie de Guntram le Riche sur le site Medieval Lands
  2. Les Habsbourg et Ottmarsheim - Ottmarsheim, berceau des Habsbourg par Philippe Nuss
  3. Généalogie de Werner de Strasbourg sur le site Medieval Lands
  4. Jean Bérenger, Histoire de l'empire des Habsbourg Fayard 1990, rééd. Tallandier 2012 coll. Texto, tome I p. 34
  5. Pour en savoir plus, consulter le verbatim de cette conférence.
  6. Die Habsburger, Eine Europäische Familiengeschichte, Brigitte Vacha, Sonderausgabe 1996, p. 22
  7. Catarina de Habsbourg, Ces Autrichiennes, nées pour régner, Michel de Maule, , 302 p.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean Bérenger, Histoire de l'Empire des Habsbourg : 1273-1918, Fayard, [Paris], 1990.
  • Henry Bogdan, Histoire des Habsbourg : des origines à nos jours. Paris, Perrin, coll. « Tempus », no 107, 2005. 425 pp., 18 cm. (ISBN 2-262-02376-X).
  • Philippe Nuss, Les Habsbourg en Alsace, des origines à 1273. Recherches pour une histoire de l’Alsatia Habsburgica. Société d'Histoire du Sundgau, Altkirch, 2002, 542p.
  • Habsbourg Biographies
  • Philippe Nuss, Les Regestes des Comtes de Habsbourg : en Alsace avant 1273. Société d'histoire du Sundgau, Altkirch, 2005, 513 p.

Source partielle

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Maison de Habsbourg » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)

Articles connexes

Liens externes

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Archiduc

Archiduc (au féminin : archiduchesse et en allemand : Erzherzog(in)) est un titre princier, réservé aux seuls membres de la maison de Habsbourg.

Charles II (roi d'Espagne)

Charles II d'Espagne (ou Carlos II en espagnol) (Madrid, le 6 novembre 1661 - Madrid, le 1er novembre 1700), dit l’Ensorcelé, a été roi d’Espagne, des Indes, de Naples, de Sardaigne et de Sicile, duc de Bourgogne et de Milan et souverain des Pays-Bas, entre 1665 et 1700, après la mort de son père Philippe IV d'Espagne.

Proclamé roi en 1665 à l'âge de quatre ans, placé sous la tutelle de sa mère Marie-Anne d'Autriche, il est sans cesse gouverné : par sa mère, puis par Juan José d'Autriche (fils bâtard de Philippe IV), par sa femme, Marie Louise d'Orléans, et par ses ministres. La faiblesse de son pouvoir fut la cause de la décadence de la maison de Habsbourg en Espagne. Les guerres soutenues contre la France se soldèrent par des déroutes successives : perte de la Franche-Comté à la suite de la paix de Nimègue en 1678, perte du Luxembourg avec la trêve de Ratisbonne de 1684, invasion française de la Catalogne en 1691…

Charles II reçoit le surnom d'« Ensorcelé » (Hechizado) car on attribuait son lamentable état physique à des influences néfastes et même diaboliques. Les mariages consanguins successifs contractés par ses ascendants royaux en sont certainement l'origine. Il reste toute sa vie une personne chétive, malade et faible, mais également stérile. Son incapacité à avoir un héritier constitue la cause de graves conflits de succession dans les années qui précèdent et suivent sa mort, qui met un terme définitif au règne de la maison de Habsbourg sur les couronnes d'Espagne.

Duc de Modène

Le titre de duc de Modène fut créé en 1452 par l'empereur Frédéric III pour la famille italienne d'Este, dont les membres étaient seigneurs de Ferrare, et furent également créés ducs de Reggio d'Émilie puis ducs de Ferrare en 1471. En 1597, le duché de Ferrare fut incorporé aux États pontificaux, les Este demeurant ducs de Modène et de Reggio jusqu'en 1796. À cette date, les deux duchés furent incorporés à la République cispadane créée par Napoléon Bonaparte.

En 1814, le duché de Modène fut rétabli au profit de la maison de Habsbourg en conséquence du mariage de l'archiduc Ferdinand de Habsbourg-Lorraine-Este (1754-1806), fils de l'empereur François Ier et de l'impératrice Marie-Thérèse et frère aîné de Marie-Antoinette, avec Marie-Béatrice d'Este (1750-1829), dernière duchesse de Modène de la maison d'Este. Cette deuxième existence du duché de Modène dura jusqu'à l'annexion de celui-ci par le royaume de Piémont-Sardaigne en 1859.

À partir de 1815, les ducs de Modène obtinrent en outre le titre de duc de la Mirandole et, à partir de 1829, celui de duc de Massa et prince de Carrare.

Liste des comtes de Barcelone

Cet article dresse la liste des comtes de Barcelone.

Liste des conjoints des souverains de Bohême

Cette liste concerne les conjoints des souverains de Bohême. Toutes ont été des femmes et titrées reines, à l'exception de l'époux du "roi" de Bohême Marie-Thérèse d'Autriche (ainsi titrée pour souligner le fait qu'elle exerçait la pleine souveraineté sur la Bohême), François Ier du Saint-Empire. De ce fait, Marie-Thérèse demeure la seule reine régnante de Bohême.

La première duchesse de Bohême est Ludmila de Bohême et la première reine de Bohême est Świętosława de Pologne (česká královna).

Liste des ducs de Parme et Plaisance

Le duché de Parme et de Plaisance était un petit État de la péninsule italienne qui exista entre 1545 et 1802 puis de 1814 à 1859.

Les ducs de Parme et de Plaisance furent également ducs de Plaisance excepté dans les premières années du règne d'Octave Farnèse (1549 – 1556) et sous le règne des deux ducs choisis par Napoléon Bonaparte en 1808.

Liste des souverains d'Allemagne

Cet article dresse la liste des souverains ayant régné sur le territoire formant actuellement l'État allemand.

Pour la plupart de ces souverains, avant la dissolution du Saint-Empire, les territoires de langue allemande ou Allemagne (Deutschland) ne constituaient qu'une partie des régions sous leur souveraineté.

Elle regroupe les rois de Francie orientale, les rois de Germanie, les empereurs à l'époque du Saint-Empire romain, les présidents des différentes confédérations ainsi que les empereurs allemands.

Pour les rois des Romains, voir Roi des Romains

Pour seulement les empereurs romains du Saint-Empire, voir la liste des souverains du Saint-Empire.

Liste des souverains d'Autriche

Voici une liste des souverains d'Autriche depuis la création de ce pays en 976 avec l'avènement de la Maison de Babenberg.

Liste des souverains du Saint-Empire

Avant de dresser la liste des empereurs dits du Saint-Empire romain germanique, il convient de dresser la liste des rois des Francs carolingiens arborant le titre d'empereur des Romains, ce titre ayant été porté initialement par ceux-ci avant ceux-là.

Créateur de fait de l'Empire carolingien, le roi des Francs Charles Ier, dit Charlemagne, se fait couronner Imperator Romanorum (« empereur des Romains ») par le pape Léon III en 800, et s'institue ainsi de droit continuateur légitime de l'Empire romain d'Occident, créé en 395, après la mort de Théodose le Grand (en même temps que l'Empire romain d'Orient). Cette prise d'un titre impérial égal à celui des empereurs d'Orient (officiellement Imperator Romanorum ou Βασιλεύς Ῥωμαίων soit « Empereur des Romains ») lui est permise par la possession de Rome depuis sa victoire sur les Lombards en 774, par le soutien du pape Léon III et par l'approbation d'Irène, impératrice d'Orient (les empereurs d'Orient étant en théorie empereurs de toute la « Romania » depuis la vacance du trône d'Occident avec la mort en 480 du dernier empereur d'Occident Julius Nepos, l'Empire romain d'Occident ayant théoriquement disparu en 476 après la déposition de Romulus Augustule par Odoacre). Plusieurs diplômes de Charlemagne sont signés du titre d’imperator Romanorum gubernans imperium (« empereur des Romains gouvernant l'empire »). Louis le Pieux revient au titre romain d’imperator augustus.

Le titre d’imperator Romanorum (« empereur des Romains ») n'est pourtant pas utilisé par ceux que l'on appelle empereurs romains. Imperator n’est qu’un prænomen de l'empereur qui utilise comme « titres » le nomen de Cæsar et le cognomen d'Augustus. Dans la réforme de la tétrarchie, on distingue quatre empereurs, deux Augustes et deux Césars. C'est à l’époque de Justinien que l'on voit apparaître, de manière officieuse, le titre d’Imperator Romanorum, mais les empereurs romains d'Orient qui succèdent à Justinien continuent à utiliser officiellement les traditionnels nomina romains. À partir d'Héraclius, ils abandonnent ce système et utilisent le titre grec de Basileus. Le terme de Basileus désigne à l'époque antique le roi mais le sens que lui donne Héraclius est bien celui d'empereur, puisqu'il est traduit en latin par Imperator. Les autres souverains doivent se contenter du terme de rigas, roi, néologisme grec forgé à partir du latin.

En reprenant le titre d'« empereur des Romains » (Imperator Romanorum), Otton Ier fonde, en 962, le Saint-Empire romain. Otton III, lointain successeur de Louis le Pieux, revient au Xe siècle au titre d'empereur des Romains, qui est repris par ses héritiers, les souverains du Saint-Empire romain germanique. L'historiographie, en langue française, a consacré l'usage pour ces souverains du terme d’empereur romain germanique. Il était élu par le collège des princes-électeurs. Du XIVe siècle au XVIIe siècle, ces princes sont au nombre de sept.

Selon les usages de la chancellerie impériale, notamment sous Charles Quint, la titulature complète en était « par la divine clémence, empereur des Romains toujours auguste », « divina favente clementia Romanorum imperator semper augustus » en latin. À cela, s’ajoutait selon les époques les diverses autres possessions personnelles ; ainsi Joseph II avait pour titulature complète : « Joseph, par la divine clémence empereur des Romains toujours auguste, roi de Germanie, de Jérusalem, de Bohême, de Hongrie, de Dalmatie, de Croatie, de Slavonie, de Galicie et de Lodomérie, archiduc d’Autriche, grand-prince de Transylvanie, prince de Souabe, duc de Bourgogne, de Lothier, de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, de Gueldre, de Silésie, de Milan, de Mantoue, marquis de Moravie, de Burgau, de Lusace, comte de Habsbourg, de Flandre, de Tyrol, de Hainaut, de Kybourg, de Gorice et de Gradisca, de Namur, seigneur de Malines ».

Entre le moment de son élection et son couronnement, ce prince était titré roi des Romains. Les conflits permanents entre le pape et les empereurs puis la réforme protestante modifièrent cet usage au XVIe siècle. Sur le modèle des évêques qui portaient le titre d’évêque élu entre leur élection et leur consécration, Maximilien Ier décida, en 1508, de se faire appeler « empereur élu des Romains » (electus Romanorum imperator), faute d’avoir pu être couronné par Jules II. Après un retour à la tradition sous son petit-fils et successeur Charles Quint, couronné par le pape en 1530, Ferdinand Ier et ses successeurs se contentèrent du titre introduit sous Maximilien Ier.

Maison de Habsbourg-Lorraine

Seule branche légitime actuellement subsistante de la maison de Lorraine, les membres de la maison impériale et royale de Habsbourg-Lorraine sont issus du mariage du duc François III, duc de Lorraine (1708-1765), et de Marie-Thérèse de Habsbourg (1717-1780), « roi » de Hongrie et de Bohême et archiduchesse souveraine d'Autriche en 1736.

Les membres de cette branche, héritant des possessions patrimoniales des Habsbourg et de leur vocation à l'Empire, mais descendant en ligne mâle de la maison de Lorraine, accolent les deux noms. Ainsi, à l'ouverture de son procès, la reine de France Marie-Antoinette d'Autriche se présente comme « Marie-Antoinette de Lorraine d'Autriche ».

Maison de Habsbourg en Espagne

La Maison d'Autriche est le nom qu'a connu la dynastie des Habsbourg régnant sur la monarchie espagnole, du XVIe au XVIIe siècle : de la Concordia de Villafáfila (es) du 27 juin 1506 durant laquelle Philippe le Beau est reconnu comme roi consort de la Couronne de Castille, laissant ainsi à son beau-père, Ferdinand le Catholique, la Couronne d'Aragon, à la mort sans succession directe de Charles II le 1er novembre 1700 qui a mené à la guerre de Succession d'Espagne.

L'empereur Charles V (Carlos Ier d'Espagne) a accumulé un immense empire territorial, alors sans précédent dans l'histoire : ce territoire s'étend des Philippines à l'Est a la Nouvelle Espagne à l'ouest, des Pays-Bas au nord au détroit de Magellan au sud. En plus de l'expansion à l'étranger et de certains acquis comme Milan, cet immense territoire a été le résultat de l'addition de quatre maisons dynastiques européennes : la Bourgogne (1506), l'Autriche (1519), l'Aragon (1516) et la Castille (1555), et il a formé la base de ce qui est connu sous le nom d'empire espagnol, surtout après la division de sa succession (1554-1556) entre son frère Ferdinand Ier et son fils Philippe II. Depuis lors, nous pouvons parler de deux branches de la maison d'Autriche, les Habsbourg de Madrid (sujets de cet article) et les Habsbourg de Vienne (qui ont continué à régner en Autriche jusqu'en 1918).

La monarchie espagnole (également connue sous le nom de « monarchie catholique ») est pendant cette période la plus grande puissance en Europe. Elle a atteint l'apogée de son influence au cours de la période dite des « Vieux Autrichiens » (Charles Ier et Philippe II) notamment avec l'ajout du Portugal et de son vaste empire ainsi que l'âge d'or des arts et des lettres. À l'inverse, les règnes des Habsbourg Philippe III, Philippe IV et Charles II représentent la période de « décadence espagnole » : la perte de l'hégémonie européenne et une profonde crise économique et sociale.

L'Espagne est au XVIe siècle la première puissance maritime (cependant, si son commandement général et sa participation à la bataille de Lépante furent essentiels, par les 54 galères apportées par ses possessions et le soutien financier fourni aux 27 galères génoises (trois pour la République, treize pour les flottes privées), les douze de la flotte de l'État de l'Église, les six de Savoie et les trois de Malte, la république de Venise a apporté à elle seule 106 galères et six galéasses — grosses galères transformées en forteresses flottantes, peu maniables — soit 112 grosses unités, plus de la moitié de la flotte de 214 grosses unités, ainsi que le second contingent de soldats embarqués) et, malgré l'échec de l'Armada espagnole en 1588, elle s'est affirmée dans une série de victoires contre l'Angleterre durant la Guerre anglo-espagnole de 1585 à 1604. Mais la puissance maritime de la Maison d'Autriche au milieu du XVIIe siècle subi un long déclin avec des défaites successives contre les Provinces-Unies et plus tard contre l'Angleterre. Durant les années 1660, la flotte espagnole se battait désespérément afin de défendre ses possessions d'outre-mer contre les pirates et les corsaires. En Europe, les Habsbourg de Madrid sont engagés dans la défense de leur dynastie-sœur de Vienne durant la grande guerre de Trente Ans qui, bien qu'ayant commencé avec de bonnes perspectives pour les armées espagnoles, s'est terminée en catastrophe après la crise de 1640 avec les soulèvements simultanés du Portugal (qui s'est finalement séparé de l'Espagne), de la Catalogne et de Naples. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les Espagnols ont été remplacés par l'hégémonie européenne de la France de Louis XIV.

Maison de Hohenberg

Hohenberg est le nom d'une branche morganatique — non dynaste — des Habsbourg-Lorraine, issue du mariage en 1900 de l'archiduc héritier du trône François-Ferdinand d'Autriche (Franz Ferdinand) (1863-1914) avec la comtesse Sophie Chotek de Chotkowa et Wognin (1868-1914), créée princesse souveraine puis première duchesse de Hohenberg par l'empereur François-Joseph Ier, et qui transmit son titre à ses descendants.

Bien que les Hohenberg soient issus de la branche aînée de la famille de Habsbourg-Lorraine, le mariage morganatique que contracta leur ancêtre, l'archiduc héritier François-Ferdinand en 1900 ne fait pas d'eux des membres de la Maison de Habsbourg-Lorraine. Le chef de la Maison de Habsbourg-Lorraine et héritier des trônes de l'ancienne double-monarchie est actuellement l'archiduc Charles de Habsbourg-Lorraine (Karl Habsburg-Lothringen), petit-fils du dernier empereur d'Autriche et roi de Hongrie Charles (Karl), béatifié par le pape Jean-Paul II en 2004.

Monarchie de Habsbourg

Le terme monarchie de Habsbourg ([ˈabzbuʁ]), également monarchie d'Autriche ou empire de Habsbourg, renvoie à l'ensemble des territoires européens gouvernés directement par la branche cadette autrichienne de la maison de Habsbourg puis par la maison de Habsbourg-Lorraine du début de l'époque moderne jusqu'aux guerres napoléoniennes. Cette monarchie est donc à distinguer de l'empire de la maison de Habsbourg en Espagne et aussi des États immédiats du Saint-Empire sous la suprématie indirecte des Habsbourg en tant qu'empereurs romains germaniques.

La monarchie se compose essentiellement des territoires héréditaires des Habsbourg, ainsi que des pays de la couronne de Bohême et du royaume de Hongrie, tous unis en union personnelle à partir de 1526. La politique matrimoniale de la lignée autrichienne descendant de Ferdinand Ier, frère cadet de l'empereur Charles Quint, lui a assurée la domination sur un grand espace fermé d'Europe centrale. Depuis le mariage de l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche et François Étienne de Lorraine en 1736, la dynastie porte le nom de Habsbourg-Lorraine.

Face au sacre de Napoléon Ier en 1804, le dernier empereur romain germanique François II créa le titre d'empereur d'Autriche. Ainsi est né l'empire d'Autriche que la dynastie de Habsbourg-Lorraine gouverna jusqu'au Compromis de 1867 puis la double monarchie d'Autriche-Hongrie gouvernée en union réelle jusqu'en 1918.

Philippe III (roi d'Espagne)

Philippe III (ou Felipe III en espagnol) est un prince espagnol de la maison de Habsbourg né le 14 avril 1578 à Madrid et mort le 31 mars 1621 dans la même ville. Fils de Philippe II et de sa nièce Anne d'Autriche, il est roi d'Espagne, de Naples, de Sicile et de Portugal (« Philippe II ») de 1598 à sa mort.

Philippe IV (roi d'Espagne)

Philippe IV (ou Felipe IV en espagnol) (Valladolid, 8 avril 1605 - Madrid, 17 septembre 1665), dit le Grand ou le « roi-Planète », est roi des Espagnes et des Indes après la mort de son père Philippe III d'Espagne, du 31 mars 1621 à sa mort. Il porta également les titres de roi des Deux-Siciles, roi de Portugal et souverain des Pays-Bas.

Les toutes premières années du règne de Philippe IV virent le renforcement de la prééminence des Habsbourg en Europe, mais les guerres constantes qu'il dut mener conduisirent au déclin de la monarchie espagnole. Cependant, si l'histoire l'a retenu comme un piètre homme politique, Philippe IV compte parmi les plus grands mécènes et les plus grands collectionneurs de son temps.

Philippe Ier le Beau

Philippe Ier, roi consort de Castille, dit également Philippe de Habsbourg ou Philippe d'Autriche et surnommé Philippe le Beau (né le 22 juin 1478 à Bruges et mort le 25 septembre 1506 à Burgos), est un prince européen des XVe et XVIe siècles. Fils de l'empereur du Saint-Empire romain germanique Maximilien Ier et de Marie, duchesse titulaire de Bourgogne, il meurt avant son père, dont il est l'héritier présomptif. Sa mère Marie, fille de Charles le Téméraire, était l'héritière de l'État bourguignon. Par mariage, Philippe d'Autriche devint roi consort de Castille et de León.

Roi des Romains

Le titre de roi des Romains (en latin : rex Romanorum) est un titre utilisé dans le Saint-Empire romain germanique pour désigner le candidat au trône impérial, entre le moment de son élection et celui où il est couronné empereur (imperator Romanorum).[réf. nécessaire]

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