Mémoire culturelle

La mémoire culturelle désigne les souvenirs et les expériences immortalisés par les médias et les rites commémoratifs.

En tant que concept, la mémoire culturelle est introduite pour la première fois en 1997 par l'égyptologue allemand Jan Assmann dans son ouvrage Das Kulturelle Gedächtnis. Dans son livre, Assmann reprend puis dépasse la théorie de mémoire collective proposée par le sociologue franco-allemand Maurice Halbwachs pour élaborer le concept de mémoire communicationnelle (souvenirs et expériences transmis oralement et de façon informelle de génération en génération) et de mémoire culturelle, cette dernière permettant notamment de construire des récits sur les origines avec non pas des événements historiques mais des « mnémohistoires » (Gedächtnisgeschichte, histoires des souvenirs)[1].

Annexes

Articles connexes

Notes et références

  1. Tristan Landry, La mémoire du conte folklorique de l'oral à l'écrit, Presses Université Laval, , p. 11
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Bibliothèque cantonale de Saint-Gall

La Bibliothèque cantonale de Saint-Gall est la plus grande bibliothèque de la Suisse orientale. Elle contient environ 800 000 média. En tant que centre de rassemblement des écrits saint-gallois, elle est la mémoire culturelle et sociale du canton et fournit à la population au-delà de la littérature et des média de tous les domaines. Elle encourage la collaboration entre les bibliothèques avec la direction du Réseau bibliothéconomique saint-gallois. En outre, elle s’engage dans la formation de bibliothèques et conseille les bibliothèques scolaires et communales.

Déa Fenelon

Déa Ribeiro Fenelon (décédée le 20 avril 2008) est une historienne brésilienne. Elle s'est spécialisée dans le domaine de la mémoire culturelle.

Encyclopédie

Une encyclopédie est un ouvrage (livre, ensemble de livres ou document numérique) de référence visant à synthétiser toutes les connaissances pour édifier le savoir et à en montrer l'organisation de façon à les rendre accessibles au public, dans un but d'éducation, d'information ou de soutien à la mémoire culturelle. Basé sur des autorités ou des sources valides et souvent complété par des exemples et des illustrations, ce genre d'ouvrage privilégie un style concis et favorise la consultation par des tables et des index. Le terme a pris son sens moderne avec l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772).

En principe, une encyclopédie est différente d'un dictionnaire, car ce dernier a pour objet le sens et l'emploi des mots d'une langue, et est donc intraduisible en tant que tel, alors que l'encyclopédie traite des choses ou réalités du monde et de la culture. Cette distinction n'est toutefois pas rigide, car un dictionnaire doit nécessairement aussi « traiter des choses dans la mesure où cela est nécessaire pour déterminer la signification et l'usage des mots », et bien des dictionnaires modernes accentuent leur caractère encyclopédique, tel Le Petit Larousse, afin d'offrir le maximum de renseignements en un seul volume. Quand ils sont suivis de la préposition (de, du ou des), dictionnaire et encyclopédie peuvent l'un et l'autre désigner un livre de proportions modestes portant sur un domaine restreint (par exemple : La Grande Encyclopédie des fées, Dictionnaire de géographie).

Les finalités ont varié au fil du temps : « Au Moyen Âge comme dans l'Antiquité, en Chine comme dans l'Islam classique, l'encyclopédie moralise, instruit, éduque, intègre socialement ; après le XVIIe siècle, elle ne veut plus qu'informer ». Souvent inféodées à des impératifs religieux ou étatiques, les encyclopédies n'ont réussi que tardivement à s'astreindre à « un exposé critique et impartial des faits et des idées », même si des biais idéologiques ou culturels parviennent encore à s'imposer de façon plus ou moins consciente.

La question de l'organisation interne a soulevé des passions et est liée à la conception que l'auteur se fait du savoir et de la façon dont son ouvrage devrait être utilisé. L'organisation dominante a d'abord été purement thématique, en fonction des disciplines. Le classement alphabétique, qui apparaît dans un dictionnaire au Xe siècle, ne s'imposera définitivement dans une encyclopédie qu'au XVIIIe siècle. Organisation thématique et classement alphabétique peuvent être utilisés de façon croisée en intégrant un ou plusieurs volumes d'index à un ouvrage thématique donné.

Les encyclopédies se sont multipliées pour suivre le rythme d'accroissement des connaissances. La révolution numérique a facilité la mise à jour, la consultation et la dissémination des encyclopédies, mais s'est révélée fatale pour la plupart des encyclopédies classiques, alors que Wikipédia devenait la plus grande encyclopédie en ligne. Au XXIe siècle, en raison de l'accélération des découvertes scientifiques et technologiques, une encyclopédie est plus que jamais un projet ouvert, en évolution permanente.

Exode hors d'Égypte

L’Exode d'Israël hors d'Égypte (hébreu : יציאת מצרים Yetsi'at Mitzrayim, « la sortie d'Égypte ») est un récit biblique selon lequel les Hébreux, réduits en esclavage depuis des siècles par l’Égypte, s’en émancipent pour revenir, sous la conduite de Moïse et Aaron, dans le pays de Canaan et en prendre possession en vertu de la promesse divine faite à leurs ancêtres. La sortie d’Égypte et la longue traversée du désert qui y fait suite sont relatées dans les Livres de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome.

Ce récit est considéré comme l’un des événements fondateurs du judaïsme avec le don de la Torah sur le mont Sinaï, qui fonde sa foi en un Dieu personnel intervenant directement dans l’histoire, et est commémoré lors de la fête de Pessa'h.

Son historicité fait cependant l’objet de débats et critiques dans le milieu académique. Tel que le récit de l'Exode le présente, il ne correspond vraisemblablement pas à la description d'un événement historique. Selon l'historien Nadav Naaman, ce récit de l'Exode et de la conquête de Canaan constitue probablement une construction biblique littéraire et théologique qui évoque la perte du contrôle militaire égyptien en Canaan vécue comme une libération, la mémoire culturelle juive transférant cette situation par la mise en scène d'une sortie d'Égypte.

Goliath (Bible)

Goliath (nom hébreu : גָּלְיָת ; nom arabe : جالوت), aussi connu sous le nom « Goliath de Gath » – du nom d'une des cinq cités-États philistines – est un personnage biblique du Tanakh et de l'Ancien Testament. Dans la Bible, le récit de son combat avec David est au chapitre 17 du Premier livre de Samuel. Dans le Coran, Goliath est connu sous le nom de Jalout.

Griot

Le griot (ou djeli, djéli ou encore jali), aussi appelé barde est une personne qui officie comme communicateur traditionnel en Afrique de l'Ouest. Le terme malinké djèliya signifie « activité du djéli », autrement dit l'ensemble des activités du djéli ; il pourrait également designer « transmission par le sang », il désigne le griotisme. Chez les Wolofs, le griotisme sera désigné approximativement par ngéweul. Le griotisme est la science généralement réservée à un groupe d'hommes et de femmes unis par les liens du sang. Djéliya a pour racine le mot malinké djéli qui signifie « sang » et qui est aussi le nom donné aux griots dans les pays qui délimitent l'ancien Empire du Mali ou mandingue. En Mauritanie, les guerriers ayant colonisé le pays se sont inspirés du griotisme mandingue et ont créé une caste, les iggawen dont la fonction et l'organisation sociale est très proche de celle des djelilu.

Il existe quelques exceptions à cette constitution en castes héréditaires : au pays Nyanga en République démocratique du Congo, les bardes appelés She-Karisi ou Mwami n'appartiennent à aucun clan déterminé. Au Mali et dans les autres pays d'Afrique de l'Ouest, à côté des griots héréditaires mandingues ou djélilu, il existe un groupe de bardes, les soraw, appartenant à la confrérie des chasseurs et chargés de chanter leurs louanges ou leurs épopées, qui ne font pas partie d'un groupe endogame et accèdent à la fonction par choix.

Hypérion (Eminescu)

Hypérion (en roumain Luceafărul, titre diversement traduit par l’Étoile — ou l’Astre — du matin, l’Étoile — ou l’Astre — du soir, Lucifer etc.) est un poème narratif de 392 vers, composé par l’écrivain roumain Mihai Eminescu et paru pour la première fois en 1883. Généralement considéré comme le chef-d’œuvre de son auteur, le poème est aussi l’un des sommets de la littérature roumaine, et l’un des derniers flamboiements de la poésie romantique en Europe. Prenant place dans un plus vaste ensemble — ou « constellation » — de poèmes, l’œuvre prit à Eminescu dix ans à concevoir, et sa forme définitive fut en partie réalisée par le philosophe Titu Maiorescu. Tout au long de ce processus de création, l’auteur vint à incorporer des ingrédients du folklore roumain, des thèmes romantiques, et différents éléments de la mythologie proto-européenne, pour aboutir, au départ d’un conte de fées versifié, à une mythopoïèse et à une réflexion sur sa propre condition de génie, ainsi qu’à une transposition littéraire de sa philosophie de l'amour.

L’être céleste éponyme, Hypérion, a généralement été identifié comme étant l’alter ego d’Eminescu ; cette figure combine en elle des caractéristiques de l’ange déchu, des démons, des incubes, mais n’apparaît toutefois jamais malveillant ou délibérément séducteur. Sa mission quotidienne dans le firmament est perturbée par les voluptueux appels de la princesse Cătălina, qui le sollicite de « glisser » jusqu’à elle et de devenir son compagnon. Ayant été persuadé par elle de renoncer à son immortalité, ce qui requiert l’acquiescement d’un troisième protagoniste, le Démiurge, l’Étoile du matin résout de se rendre chez celui-ci aux confins de l’univers, mais ne rapportera de son voyage que la révélation de l’inconsistance du genre humain. Entre-temps, pendant sa brève absence, la princesse a été séduite par un congénère mortel. Aussi, après qu’il a regagné sa place dans le ciel, Hypérion s’avise-t-il que le Démiurge avait raison.

Luceafărul est célèbre non seulement à titre de chef-d’œuvre de l’art poétique, mais encore en tant qu’il s’agit de l’une des toutes dernières œuvres achevées et lues en public par Eminescu avant sa grave maladie mentale et son internement. Le poème a persisté dans la mémoire culturelle autant comme objet d’étude pour la critique universitaire que comme œuvre plébiscitée par le grand public. Il fut traduit dans de nombreuses langues, notamment par Günther Deicke, Zoltán Franyó, Mite Kremnitz, Leon Levițchi, Mate Maras, Corneliu M. Popescu, David Samoylov, Immanuel Weissglas, Todur Zanet et Vilém Závada ; la dernière traduction française est due à Jean-Louis Courriol. Le poème a laissé des empreintes dans les œuvres des écrivains Mircea Eliade, Emil Loteanu, Alexandru Vlahuță, et, peut-être, d’Ingeborg Bachmann, et inspira des compositeurs tels que Nicolae Bretan et Eugen Doga, en plus de plusieurs artistes visuels.

John Tyler

John Tyler, né le 29 mars 1790 dans le comté de Charles City (Virginie) et mort le 18 janvier 1862 à Richmond (même État), est un homme d'État, militaire et avocat américain, 10e président des États-Unis.

Capitaine de la guerre anglo-américaine de 1812 élu à la Chambre des représentants des États-Unis pour la Virginie puis gouverneur de l'État, il est par la suite sénateur au niveau fédéral avant de devenir vice-président en 1841. Il est le premier à accéder au poste de président à la suite de la mort de son prédécesseur, William Henry Harrison. L'opposition de Tyler au fédéralisme et son soutien enthousiaste aux droits des États le rend populaire auprès de ses concitoyens de Virginie mais lui aliéna le soutien de la plupart de ses alliés politiques, qui l'avaient amené au pouvoir à Washington. Sa présidence fut ainsi paralysée par l'opposition des deux partis à sa politique et à la fin de sa vie, il rejoignit les États confédérés d'Amérique lors de la guerre de Sécession.

Tyler était né dans une famille aristocratique de Virginie d'ascendance anglaise et il gravit les échelons du pouvoir dans une période de bouleversements politiques. Dans les années 1820, le seul parti politique du pays, le Parti républicain-démocrate se divisa en plusieurs factions dont beaucoup ne partageaient pas les idéaux de Tyler. Bien qu'étant à l'origine un démocrate, son opposition aux présidents Andrew Jackson et Martin Van Buren le rapprocha du Parti whig et il fut élu vice-président sur le ticket whig en 1840. À la mort du président Harrison le 4 avril 1841, un mois seulement après son investiture, une brève crise constitutionnelle éclata sur le processus de succession. Tyler se rendit immédiatement à la Maison-Blanche, prêta le serment de président et assuma l'ensemble des pouvoirs présidentiels, un précédent qui définit la gestion des futures successions et finit par donner lieu au 25e amendement de la Constitution des États-Unis adopté en 1967.

Une fois président, il s'opposa à son parti et mit son veto à plusieurs de ses propositions. En conséquence, une grande partie de son Cabinet démissionna et les whigs, qui le surnommaient « Son Accidence », en raison des circonstances de son accession au pouvoir, l'expulsèrent du parti. Cela contribua à bloquer sa politique intérieure, mais il connut plus de succès dans les affaires étrangères et fit adopter les traités de Webster-Ashburton avec le Royaume-Uni et de Wanghia avec la Chine. Tyler consacra ses deux dernières années de présidence à l'annexion du Texas. S'étant aliéné les démocrates et les whigs, il chercha à fonder un nouveau parti pour soutenir sa campagne présidentielle mais ses efforts furent vains.

L'annexion du Texas fut approuvée par le Congrès dans les derniers jours de son mandat et elle fut menée par son successeur, le démocrate James K. Polk. Tyler se retira de la vie politique jusqu'au déclenchement de la guerre de Sécession en 1861. Il rejoignit le gouvernement confédéré et fut élu à la Chambre des représentants de la Confédération peu avant sa mort. Même si certains ont fait l'éloge de sa détermination politique, la présidence de Tyler est tenue en faible estime par les historiens qui le considèrent comme un président obscur sans grande importance dans la mémoire culturelle américaine.

Maître de cérémonie

Maître de cérémonie, ou plus couramment dans le milieu anglophone Master of Ceremony, est un terme désignant, au sens strict, un animateur de spectacle, c'est-à-dire la personne qui dirige une ou des cérémonies, une fête, une soirée ou un spectacle.

Musée du Pará Emílio Goeldi

Le musée du Pará Emílio Goeldi (en portugais, Museu Paraense Emílio Goeldi) est un institut de recherche brésilien situé dans la ville de Belém dans l'État du Pará. Il a été fondé en 1866 sous le nom de musée du Pará d'histoire naturelle et d'ethnographie avant d'être plus tard renommé en honneur du naturaliste suisse Emílio Augusto Goeldi (1859-1917), qui a réorganisé l'institution initiale et l'a dirigé de 1894 à 1905.

Cette institution a pour mission d'étudier, de cataloguer et d'analyser la diversité biologique et socioculturelle du bassin amazonien, de conserver sa mémoire culturelle et de participer à son développement. Il participe également à promouvoir la science grâce à son musée d'histoire naturelle, son jardin botanique, son parc zoologique, etc.

Le Musée gère également une station de recherche scientifique dans la forêt amazonienne (Estação Científica Ferreira Penna). Elle a été inaugurée en 1993 dans le parc national de Caxiuanã (300 km²), comté de Melgaço, Pará.

Neige (bande dessinée)

Neige est une série de bande dessinée créée par le scénariste Didier Convard et le dessinateur Christian Gine. Publiée à partir de 1986 dans l'hebdomadaire Tintin des éditions du Lombard, elle est reprise par Glénat à partir de 1991.

La série principale compte treize albums, publiés de 1987 à 2007, et deux séries dérivées de trois albums écrites par Convard en collaboration avec divers auteurs : Neige Fondation (2010-2012) et Neige Origine (2015-2017).

Pharaon de l'Exode

Le pharaon de l'Exode est le pharaon qui aurait régné sur l'Égypte lors de l'Exode décrit dans la Bible. Au cœur de ce sujet se trouve le problème de l'identification de ce pharaon ainsi que l'historicité de l'Exode.

Philip R. Davies

Philip R. Davies (né en 1945) est un professeur émérite de l'Ancien Testament à l'université de Sheffield (Angleterre),. À la fin des années 1990, il devient directeur du Centre d'Étude des Manuscrits de la mer Morte. Il est aussi éditeur et directeur éditorial de la Sheffield Academic Press. Il est l'auteur de nombreux articles et livres sur l'histoire antique d'Israël en particulier Scribes and Schools (1998). Il a promu la théorie de la mémoire culturelle. Lui et David Clines sont connus pour éditer le Journal d'Études de l'Ancien Testament (Journal for the Study of the Old Testament) et ses suppléments.

Rapport Caillet

Le Rapport Caillet est un rapport rédigé par Maurice Caillet en 1978-1979 concernant la situation de la Bibliothèque nationale de France, particulièrement du point de vue de la conservation.

Au cours de l’année 1978, Alice Saunier-Seité, ministre des Universités a constitué une commission afin d’étudier l’état des collections de la Bibliothèque nationale et de proposer les mesures nécessaires à leur sauvegarde. Cette commission fut mise en place en octobre 1978 et la présidence en fut confiée à Maurice Caillet, inspecteur général honoraire des bibliothèques. Par une lettre du 1er septembre 1978, l'administrateur général de la Bibliothèque nationale, Georges Le Rider, demandait à Maurice Caillet d'effectuer une mission sur l'état des collections imprimées de la Bibliothèque.

Une conférence réunissant les responsables de la Library of Congress, de la British Library, de la Bayerische Staatsbibliothek de Munich et de la Bibliothèque nationale s’est tenue à Paris en septembre 1978 et a montré que les principales bibliothèques nationales avaient à résoudre des difficultés analogues en ce qui concerne la conservation du papier.

La commission a fait porter son enquête sur les collections de huit départements : Livres imprimés, Périodiques et Publications officielles (déménagés en 1998 sur le site François-Mitterrand) ; Musique, Manuscrits, Cartes et Plans, Estampes et Photographies, et Arts du Spectacle (demeurés sur les sites Richelieu et Louvois). Cette mission aboutit à la présentation d'un rapport préliminaire sur les objectifs et les moyens du plan de sauvegarde des collections de la Bibliothèque nationale de France remis le 26 février 1979. Le 14 mai 1979 M. Caillet a remis au ministre des Universités un rapport détaillé, et préconisait un plan de sauvegarde des collections.

Ce rapport se compose de cinq parties : constatations et ampleur des dommages menaçant les collections des départements des Livres imprimés, des Cartes et plans, des Estampes et des Périodiques ; actions à mener parallèlement, reproduction et restauration ; pluralité des procédés à mettre en œuvre ; définition d'unités de travail ; évaluation des moyens et des rythmes de réalisation ; six annexes.

Les dommages sont de deux sortes : l'autodestruction du papier et l'usure des documents due à la fréquence des demandes de communication et de reproduction.

Ses conclusions étaient et sont restées très alarmantes : « si une action énergique n’est pas entreprise, une part considérable des documents entrés à la Bibliothèque nationale depuis cent ans disparaîtra : au département des Livres imprimés, les deux tiers des deux millions de livres français publiés entre 1875 et 1960 sont ou seront bientôt dans un état critique ; 90 000 volumes se trouvent déjà hors communication. Or, la Bibliothèque nationale est la seule collection publique à posséder, du fait du dépôt légal, la quasi-totalité des œuvres imprimées en France. Une partie d’entre elles ne se trouve dans aucune autre bibliothèque : c’est donc une part de notre mémoire culturelle qui est menacée. »

Le rapport Caillet, après avoir constaté la réalité des faits, proposait un plan de sauvegarde de notre patrimoine imprimé contemporain. Il préconisait deux actions immédiates, l’une liée au transfert des informations, l’autre liée à la matérialité des documents : soit la photographie des documents en péril, qui, dans l’usage courant, devait remplacer la consultation des originaux par celle de microfilms ou de microfiches ; soit la consolidation ou la restauration des originaux, pour que nous disposions toujours d’un recours en matière d’authenticité et leur reliure systématique. Cependant, des doubles traitements de type consolidation en doublant des feuillets avant les prises de vues étaient souvent nécessaires. Le rapport Caillet insistait également sur la nécessité de mettre au point un procédé de désacidification de masse du papier, qui en éliminerait le ferment destructeur.

Robert Poujade, président du conseil d’administration de la Bibliothèque nationale, a fait connaître le 21 juin 1979, dans une conférence de presse, quelles étaient les intentions du gouvernement : à partir de 1980, le ministre des Universités attribua une subvention annuelle de dix millions de francs à la Bibliothèque nationale jusqu’à ce que cette dernière ait pu mettre hors de danger et maintenir à la disposition des chercheurs la production imprimée française des cent dernières années.

La réalisation du plan de sauvegarde démarra en partie à Paris, dans les nouvelles installations du service restauration du site Richelieu, pour les manuscrits, les estampes, les cartes et plans, les imprimés musicaux, mais aussi à Sablé-sur-Sarthe et à Provins, où le ministre des Universités a décentralisé deux unités de travail de la Bibliothèque nationale. Le château de Sablé accueille le centre technique Joël Le Theule, dont les installations sont destinées au traitement du livre imprimé, et le couvent des cordelières de Provins est consacré jusqu’aux années 2000 au traitement des collections de la presse.

Maurice Caillet a permis de prendre conscience, chiffres à l'appui, du danger de perdre « la mémoire du monde » pour sa partie française, si aucune action d'envergure n'était mise en œuvre.

Shalom Europa

Shalom Europa est un centre culturel et communautaire juif ouvert en 2006 ouvert à l'initiative de la communauté juive de Wurtzbourg et du district de Basse-Franconie.

Le musée a pour but de développer une "mémoire culturelle", notamment au sujet la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque les Juifs de Wurtzbourg et leur rabbin Seligmann Bär Bamberger s'opposent aux juifs libéraux. Ces souvenirs servent de guide dans un musée pour décrire la vie juive traditionnelle contemporaine.

Les visiteurs peuvent découvrir ce que signifie le judaïsme orthodoxe. Il n'y a pas de valeurs culturelles et historiques présentées, mais la continuité de la tradition juive. Les enregistrements vidéo et les hologrammes sont mis plus en avant que les objets rituels.

Villes d'Égypte antique

Les grandes capitales égyptiennes, Thèbes, Memphis, Pi-Ramsès, ont marqué les descriptions des géographes grecs qui en ont assuré la pérennité dans la mémoire culturelle. Mais chaque égyptien avait un lien particulier à « sa ville », ce qui a permis à la littérature égyptienne de prendre la cité pour objet, au point de produire un genre littéraire, l‘éloge de la ville, propre au Nouvel Empire.

Sur le plan de l‘urbanisme, certaines métropoles s'affirment dans une association historique entre la ville-temple et la capitale administrative régionale.

Éden

Le jardin d'Éden (hébreu : גן עדן, jardin des délices ; arabe : عَدْن, جَنَّة عَدْن, عدن, jardin des délices) est le nom du jardin merveilleux où la Genèse (chapitres 2 et 3) place l'histoire d'Adam et Ève. Il est souvent comparé au Paradis.

Églises fortifiées de Transylvanie

Les églises fortifiées de Transylvanie sont spécifiques aux villages saxons et sicules situés dans le sud-est de la Transylvanie. Autrefois au nombre d'environ 300, les églises fortifiées de Transylvanie ont joué un rôle à la fois religieux et militaire pendant plus de cinq siècles. Comptant environ 150 édifices au début du XXIe siècle, les églises fortifiées de Transylvanie se trouvent au cœur de l'un des plus denses systèmes de fortifications médiévales bien préservées du continent européen.

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