Médecine

La médecine (du latin : medicina, qui signifie « art de guérir, remède, potion »[1]) est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain (anatomie humaine), son fonctionnement normal (physiologie), et cherchant à préserver la santé (physique comme mentale) par la prévention (prophylaxie) et le traitement (thérapie) des maladies.

La médecine contemporaine utilise les soins de santé, la recherche et les technologies biomédicales pour diagnostiquer et traiter les blessures et les maladies, habituellement à travers la prescription de médicaments, la chirurgie ou d'autres formes de thérapies. Depuis plusieurs décennies, le soulagement de la douleur s'est imposé comme un objectif médical à travers des solutions chimiques mais également par la relation médecin-patient.

Pédiatre
Examen d'un bébé par une pédiatre.

Histoire

Préhistoire et antiquité

Il n'existe pas suffisamment de données fiables pour déterminer le début de l'usage des plantes à des fins médicinales (phytothérapie). Les données médicales contenues dans le Papyrus Edwin Smith[2] peuvent être datées du XXXe siècle av. J.-C.[3]. Les premiers exemples connus d’interventions chirurgicales ont été réalisés en Égypte aux alentours du XXVIIIe siècle av. J.-C. (voir chirurgie). Imhotep sous la troisième dynastie est parfois considéré comme le fondateur de la médecine en Égypte antique et comme l'auteur originel du papyrus d’Edwin Smith qui énumère des médicaments, des maladies et des observations anatomiques. Le papyrus gynécologique Kahun[4] traite des maladies des femmes et des problèmes de conception. Nous sont parvenues trente-quatre observations détaillées avec le diagnostic et le traitement, certains d'entre eux étant fragmentaires[5]. Datant de 1800 av. J.-C., il s’agit du plus ancien texte médical, toutes catégories confondues. On sait que des établissements médicaux, désignés par l’expression Maisons de vie ont été fondés dans l’Égypte antique dès la première dynastie[6].

Les plus anciens textes babyloniens sur la médecine remontent à l’époque de l’ancien empire babylonien dans la première moitié du IIe millénaire av. J.-C. Cependant, le texte babylonien le plus complet dans le domaine de la médecine est le Manuel de diagnostic écrit par Esagil-kin-apli le médecin de Borsippa[7], sous le règne du roi babylonien Adad-ALPA-iddina (1069-1046 av. J.-C.)[8].

Hippocrate, est considéré comme le père fondateur de la médecine moderne et rationnelle[9],[10], et ses disciples ont été les premiers à décrire de nombreuses maladies. On lui attribue la première description des doigts en baguette de tambour, un signe important pour le diagnostic de la bronchopathie chronique obstructive, du cancer du poumon et des cardiopathies cyanogènes congénitales. Pour cette raison, le symptôme des doigts en baguette de tambour est parfois appelé hippocratisme digital [11]. Hippocrate a également été le premier médecin à décrire la face hippocratique. Shakespeare fait une allusion célèbre à cette description dans sa relation de la mort de Falstaff dans Henry V, acte II, scène III[12],[13]. Le Corpus hippocratique popularise la théorie des humeurs. La médecine rationnelle grecque et latine coexiste cependant pendant toute l'Antiquité avec les cultes des Dieux guérisseurs[14].

Moyen Âge

La plupart des connaissances sur la médecine hébraïque de l’antiquité au cours du Ier millénaire av. J.-C. proviennent de la Torah, c'est-à-dire des cinq livres de Moïse qui contiennent diverses lois relatives à la santé et à différents rituels, tels que l'isolement des personnes infectées (Lévitique 13:45-46), le lavage des mains après avoir manipulé un cadavre (Livre des Nombres 19:11-19) et l’enfouissement des excréments à l’extérieur du campement (Deutéronome 23:12-13). Bien que le respect de ces lois soit susceptible d’entraîner certains avantages pour la santé, la religion juive avait institué ces rituels et ces interdictions uniquement pour obéir à la volonté de Dieu. Max Neuberger, dans son Histoire de la médecine écrit : « Les commandements ont pour objet la prévention et le contrôle des épidémies, l’éradication des maladies vénériennes et de la prostitution, les soins d’hygiène corporelle, les bains, la nourriture, le logement et l'habillement, la réglementation du travail, la vie sexuelle, la discipline du peuple, etc. Beaucoup de ces commandement, tels que le repos du Sabbat, la circoncision, les lois concernant les denrées alimentaires (interdiction du sang et de la viande de porc), les mesures concernant les menstruations et les suites de couches des femmes et des personnes souffrant de gonorrhée, l'isolement des lépreux et l'hygiène du campement sont, compte tenu des conditions climatiques, étonnement rationnelles[15] ».

La traduction dans les années 830-870 de 129 œuvres du médecin de l'Antiquité grecque Galien en arabe par Hunayn ibn Ishaq et ses assistants et, en particulier, l'insistance de Galien sur une approche rationnelle et systématique de la médecine, ont servi de modèle à la médecine islamique qui s’est propagée rapidement à travers l’Empire arabe. Qusta ibn Luqa joua aussi un rôle important dans la traduction et la transmission des textes grecs. Les médecins musulmans ont mis en place certains des premiers hôpitaux qui se sont par la suite développés en Europe à la suite des croisades, en s’inspirant des hôpitaux du Moyen-Orient[16].

En Europe occidentale, l'effondrement de l'autorité de l’empire romain a conduit à l’interruption de toute pratique médicale organisée. La médecine était exercée localement, alors que le rôle de la médecine traditionnelle augmentait, avec ce qui restait des connaissances médicales de l'antiquité. Les connaissances médicales ont été préservées et mises en pratique dans de nombreuses institutions monastiques qui s’étaient souvent adjoint un hôpital et disposaient de carrés d'herbes médicinales. Une médecine professionnelle organisée est réapparue, avec la fondation de l’école de médecine de Salerne en Italie au XIe siècle qui, en coopération avec le monastère du Mont Cassin, a traduit de nombreux ouvrages byzantins et arabes.

À partir du XIe siècle, l'Église veut dissocier la vocation de moine de la profession de médecin. La volonté d'encadrer le savoir aboutit à la formation d'universités aux mains des ecclésiastiques. Les médecins de l'université de médecine de Montpellier, dépositaires des doctrines des médecins juifs et arabes, privilégient les plantes, ceux de l'Ancienne université de Paris privilégient la purge et la saignée[17].

XIXe siècle et XXe siècle

Laennec - Théobald Chartran
Laennec - Théobald Chartran.

Au XIXe siècle, Karl August Wunderlich publie Das Verhalten der Eigenwärme in Krankheiten, qui établit que la fièvre est seulement un symptôme et met fin au credo d'une maladie infectieuse jusqu'alors nommée « fièvre intermittente ». En 1881 Theodor Billroth réalise la première gastrectomie, il révolutionne la chirurgie du pharynx et de l'estomac. En utilisant l'analyse statistique, le médecin Pierre-Charles Alexandre Louis (1787-1872) montre que l'utilisation des saignées chez les malades atteints de pneumonie n'est pas bénéfique mais néfaste[18]. Ceci esquisse la notion d'étude randomisée en double aveugle.

Le , Aloïs Alzheimer décrit le tableau clinique de la maladie qui porte son nom. Il n'existe toujours aucun traitement connu à ce jour. Les traitements médicaux font des progrès spectaculaires avec l'invention de nouvelles classes de médicaments. Felix Hoffmann dépose le brevet de l'aspirine le . En 1909, le Nobel de médecine Paul Ehrlich invente la première chimiothérapie en créant un traitement à base d'arsenic contre la syphilis. En 1921 Frederick Banting de l'université de Toronto isole l'insuline et invente un traitement du diabète sucré. Le premier antibiotique date de 1928 avec la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming.

Délimitations

La délimitation de ce qui est médecine et de ce qui ne l'est pas est source de débat.

Médecine « moderne » occidentale

La plus grande partie de cet article traite de la médecine telle qu'elle s'est développée à partir de l'époque moderne, et pratiquée à partir du XIXe siècle. Les innovations majeures apportées par la médecine occidentale à partir du XIXe siècle (anesthésie et asepsie puis vaccination et antibiotiques au XXe siècle), ses succès, ainsi que sa diffusion à travers le monde par le biais notamment de la colonisation par l'Occident vont inciter à poser, dès la fin du XIXe siècle, la médecine scientifique occidentale comme modèle de médecine faisant autorité, lequel s'est diffusé au niveau mondial à travers son industrialisation au XXe siècle[19].

Médecine médiévale occidentale

Certains chercheurs réhabilitent de même certains aspects de la médecine médiévale occidentale. Ainsi l'historien de la médecine Roger Dachez qui met en valeur l'aspect préventif et la vision globale qu'avait de la médecine le Moyen Âge[20].

Médecines non occidentales

De même, toujours à la fin du XXe siècle, notamment sous l'effet de la mondialisation, les médecines traditionnelles ou non occidentales ont vu leur place reconnue au sein de la médecine mondiale : en 2002, l'organisation mondiale de la santé a ainsi mis en place sa première stratégie globale en matière de médecine traditionnelle[21].

On identifie ainsi, à côté de la médecine occidentale, d'autres types de médecines, dites « alternatives » incluant : médecine chinoise, médecine tibétaine traditionnelle, médecine traditionnelle, et médecine non conventionnelle.

En Occident, l'usage de médecines alternatives et complémentaires est constaté dans certaines conditions où les traitements de biomédecine semblent inefficaces, notamment dans le cas de maladies chroniques[22].

Processus médical

Les étapes de l'acte médical sont formées de :

  • l'étiologie qui désigne l'étude des causes de la maladie ;
  • la pathogénie ou pathogenèse qui désigne l'étude du mécanisme causal ;
  • la physiopathologie qui désigne l'étude des modifications des grandes fonctions au cours des maladies ;
  • la sémiologie qui désigne l'étude de l'ensemble des signes apparents. Elle est apparentée à ce qui est nommée la clinique, opposée à la para-clinique qui sont les résultats des examens complémentaires. Face à la complexité croissante des techniques d'imagerie, il s'est développé une sémiologie des examens complémentaires ;
  • le diagnostic qui désigne l'identification de la maladie ;
  • le diagnostic différentiel qui désigne la description des maladies comportant des signes proches et qui peuvent être confondues ;
  • la thérapeutique qui désigne le traitement de la maladie ;
  • le pronostic qui désigne l'anticipation de l'évolution de celle-ci ;
  • la psychologie qui désigne la partie de la philosophie qui traite de l’âme, de ses facultés et de ses opérations. La psychologie du patient est un élément important de la réussite du processus médical. Comme le dit dès 1963 l'historien de la médecine Jean Starobinski, « une médecine vraiment complète ne se borne pas à cet aspect technique ; s'il accomplit pleinement son métier, le médecin établit avec son patient une relation qui satisfera les besoins affectifs de ce dernier. L'acte médical comporte donc un double aspect : d'une part les problèmes du corps et de la maladie font l'objet d'une connaissance qui n'est pas différente de celle que nous prenons du reste de la nature - et l'organisme du patient est alors considéré comme une « chose » vivante capable de réagir conformément à des lois générales ; d'autre part, le rapport thérapeutique s'établit entre deux personnes, dans le contexte d'une histoire personnelle - et la médecine devient alors cette fois un art du dialogue, où le patient s'offre comme un interlocuteur et comme une conscience alarmée »[23]. Georges Canguilhem écrivait lui que « l’acte médicochirurgical n’est pas qu’un acte scientifique, car l’homme malade n’est pas seulement un problème physiologique à résoudre, il est surtout une détresse à secourir ».

Branches

En travaillant ensemble comme une équipe interdisciplinaire, de nombreux professionnels de la santé hautement qualifiés sont impliqués dans la prestation des soins de santé modernes. Voici quelques exemples : les infirmiers, les techniciens médicaux d'urgence et les ambulanciers, les scientifiques de laboratoire, pharmaciens, podologues, physiothérapeutes, inhalothérapeutes, psychologues,orthophonistes, ergothérapeutes, radiologues, des diététiciens, des bioingénieurs et des chirurgiens.

Un patient admis à l'hôpital est habituellement sous les soins d'une équipe spécifique en fonction de leur problème de présentation principale, par exemple, l'équipe de cardiologie, qui peut ensuite interagir avec d'autres spécialités, par exemple, la chirurgie, la radiologie, pour aider à diagnostiquer ou traiter le problème principal ou des complications ultérieures. Les médecins ont de nombreuses spécialisations et sous-spécialisations dans certaines branches de la médecine, qui sont énumérés ci-dessous. Il existe des variations d'un pays à l'autre en ce qui concerne les spécialités et les sous-spécialités.

Les principales branches de la médecine sont :

Sciences fondamentales

Spécialités et compétences

Par pratique

Par type de patient

  • L'andrologie : médecine de l'homme, prise en charge des maladies spécifiques du sexe masculin ;
  • la gynécologie : spécialité médicochirurgicale, dont l'activité variée inclut notamment la médecine de la femme, le suivi gynéco-obstétrical et les cancers des organes génitaux féminins ainsi que des seins ;
  • l'obstétrique : médecine de la femme enceinte. À noter la pratique médicale à part entière des sages-femmes, qui se consacrent à la surveillance de la grossesse normale ;
  • la médecine fœtale : médecine du fœtus grâce à l'apparition de méthodes d'explorations de la vie intra-utérine (échographie, Doppler, amniocentèse) ;
  • la médecine légale : recherche des causes de la mort sur un cadavre (nécropsie) et rédaction d'un rapport pour la Justice ;
  • la pédiatrie : médecine des enfants, domaine très large et englobant généralement la génétique clinique ;
  • la néonatologie : médecine et réanimation des nouveau-nés et des prématurés ;
  • la gériatrie : médecine des personnes âgées ;
  • la médecine des gens de mer : médecine des marins et travailleurs de la mer.

Par organe

Par affection

Types de chirurgie

Divers

Institutions médicales

Institutions

Professions médicales et paramédicales

Une profession de la santé est une profession dans laquelle une personne exerce ses compétences ou son jugement ou fournit un service lié au maintien ou l'amélioration de la santé des individus, ou au traitement ou soins des individus blessés, malades, souffrant d'un handicap ou d'une infirmité. Des exemples de profession peuvent notamment inclure : médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste, sage-femme, masseur-kinésithérapeute, physiothérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, infirmier, podologue, aide-soignant, ambulancier, et attaché de recherche clinique.

Études médicales et paramédicales

Chaque profession possède son propre cursus de formation. En plus des études permettant d'exercer la profession de médecin dont l'organisation varie selon les pays, on trouve donc notamment les études en soins infirmiers, et les études de pharmacie.

L'étudiant en médecine s'appelle carabin.

Bilan

Grands succès

Les succès de la médecine, particulièrement de la médecine occidentale depuis le XIXe siècle, se mesure notamment par l'allongement de la durée de la vie, la réduction de la mortalité infantile, et l'éradication ou la capacité technique d'éradication de très anciennes épidémies (tuberculose, peste, lèpreetc.). Ces progrès se poursuivent comme avec les succès de nouvelles thérapies (ou actes chirurgicaux) sur des pathologies considérées encore incurables il y a une quinzaine d'années (comme certains cancers et maladies auto-immunes).

Limites et perspectives

La médecine n'est pas une science exacte, et l'acte médical peut parfois affecter la personne humaine de manière négative, par exemple via :

  • des « effets secondaires » ou indésirables de médicaments ou traitements, qui devront pour certains (Distilbène par exemple) être supportés par plusieurs générations. La recherche de ces effets se fait par pharmacovigilance ;
  • l'antibiorésistance est due à la sélection de souches bactériennes résistantes à divers antibiotiques à cause d'un usage non raisonné de ces derniers ;
  • les maladies nosocomiales peuvent apparaître en hôpital à cause de la concentration de malades. La forte pression exercée par les traitements ainsi que par les désinfectants et antiseptiques sur ce « pot pourri » de germes amène à long terme à l’émergence d'agents infectieux résistants qui pourront infecter facilement les malades déjà affaiblis ;
  • les résultats de maladresses, d'erreurs médicales, de défauts d'organisation, de prises excessives de médicaments ou de traitements inadaptés. Un trouble ou une maladie est dite iatrogène lorsqu'elle est provoquée par un acte médical ou par les médicaments, même en l’absence d’erreur du médecin, du soignant, du pharmacien ou tout autre personne intervenant dans le soin. En France, 4 % des hospitalisations sont consécutives à des soins, et 40 % de ces cas seraient évitables[24]. Ces problèmes comprennent une partie des maladies nosocomiales dont les plus fréquentes sont les infections nosocomiales.

De nombreux progrès sont annoncés ou espérés dans les années à venir, en matière de santé-environnement, d'épidémiologie, d'allongement de la durée de vie, si ce n'est de la durée de vie en bonne santé. La médecine prédictive, le clonage, les cellules-souches posent des questions nouvelles en termes de bioéthique.

Des défauts d'anticipation font que, par exemple en France, en 2025, alors que la population aura augmenté (et la population âgée plus encore), le nombre de médecins aura diminué de 10 % et la densité médicale de 15 %, à la suite du non-remplacement des médecins baby-boomers induit par les quotas d’accès aux études de médecine dans les années 1970 à 1990. La médecine libérale devrait perdre 17 % de ses effectifs, et le secteur salarié 8 %, sauf en milieu hospitalier où le ministère envisage une hausse de 4 % ; 13 % des généralistes auront disparu, contre 7 % pour les spécialistes (ophtalmologistes, oto-rhino-laryngologistes et psychiatres surtout). La faible « densité médicale » augmentera aussi le coût des soins, l’impact des déplacements en termes de pollution (et secondairement de santé) et pourrait diminuer l'efficience médicale (une moindre densité médicale augmente la mortalité), d'autant plus que les patients sont plus pauvres[25].

Notes et références

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « médecine » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. (en) J. H. Breasted, The Edwin Smith Surgical Papyrus, University of Chicago Press, 1930
  3. (en) Medicine in Ancient Egypt 1
  4. (en) Griffith, F. Ll. The Petrie Papyri: Hieratic Papyri from Kahun and Gurob
  5. The Kahun Gynaecological Papyrus
  6. (en) Medicine in Ancient Egypt by Sameh M. Arab, MD
  7. (en) H. F. J. Horstmanshoff, Marten Stol, Cornelis Tilburg (2004), Magic and Rationality in Ancient Near Eastern and Graeco-Roman Medicine, p. 99, Éditions Brill, (ISBN 90-04-13666-5).
  8. (en) Marten Stol (1993), Epilepsy in Babylonia, p. 55, Éditions Brill, (ISBN 90-72371-63-1).
  9. Hippocrates: The "Greek Miracle" in Medicine
  10. The Father of Modern Medicine: Hippocrates
  11. (Schwartz, Richards et Goyal 2012)
  12. (Singer et Underwood 1962, 40)
  13. (Margotta 1968, 70)
  14. Evelyne Samama, Les médecins dans le monde grec, Librairie Droz, , p. 64
  15. (en) Neuburger: History of Medicine, Oxford University Press, 1910, Vol. I, p. 38
  16. (cf. A. Zahoor and Z. Haq (1997), Quotations From Famous Historians of Science, Cyberistan.
  17. L'Université de Montpellier, ses maîtres et ses étudiants depuis sept siècles : 1289-1989, Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon, , p. 114
  18. Le Quotidien du Médecin : toute l'information et la formation médicale continue des médecins généralistes et spécialistes « Copie archivée » (version du 3 mars 2006 sur l'Internet Archive)
  19. Bivins 2007, p. 36 : « by the end of the nineteenth century, the new ‘scientific’ medicine was perceived by a growing number of doctors and patients alike as both authoritative and powerful. [...] The twentieth century saw what might be called the industrialization of medicine. It was marked by rapid increases in the complexity of medical organization and technologies, and in the number of specializations—already burgeoning by the end of the nineteenth century. »
  20. Roger Dachez (professeur d’histoire de la médecine à Paris-VII, président de l’Institut Alfred-Fournier) « Une vision médiévale de la santé : le regimen sanitatis » Revue des deux Mondes, mai 2005.
  21. Stratégie de l'OMS en médecines traditionnelles en 2003.
  22. Bivins 2007, p. 49 : « Today in the West, alternative, complementary, and cross-cultural medicines have come to prominence in the treatment of conditions which are common, highly visible, chronic, generally not life-threatening, and intractable to the usual techniques of biomedicine. »
  23. Jean Starobinski : Histoire de la médecine, Ed. : Rencontre-ENI, 1963
  24. [1].
  25. Observatoire national des professions de santé, Rapport annuel 2005, La Documentation française, cité par Le rapport Prospective géostratégique à l’horizon des trente prochaines années, Chapitre santé, Ministère de la défense 2008
  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Histoire de la médecine » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Charles Singer et E. Ashworth Underwood, A Short History of Medicine, New York et Oxford, Oxford University Press,
  • (en) Roberto Margotta, The Story of Medicine, New York, Golden Press, .
  • (en) Roberta Bivins, Alternative Medicine?: A History, Oxford University Press, (ISBN 9780191568817, lire en ligne)
  • (en) Robert A. Schwartz, Gregory M Richards et Supriya Goyal, « Clubbing of the Nails », Medscape Reference,‎ (lire en ligne).
  • Stanis Perez, Histoire des médecins. Artisans et artistes de la santé de l'Antiquité à nos jours, Perrin, 2015, 470 pages.

Liens externes

  • Portail de la médecine
Académie nationale de médecine

L'Académie nationale de médecine est issue de l'Académie royale de médecine qui a été fondée en 1820, en y intégrant l'Académie royale de chirurgie qui existait depuis 1731. C'est une société savante médicale située rue Bonaparte dans le 6e arrondissement de Paris, mais ne fait pas partie de l'Institut de France.

Chirurgie

La chirurgie (du grec χειρουργός, kheirourgós, formé à partir de χείρ, kheír, signifiant « main », et de ἔργον, ergon, « travail ») est la partie de la thérapeutique qui implique des opérations internes ou des manœuvres externes sur les tissus, notamment par incision et suture. Un chirurgien est un professionnel de la santé habilité à pratiquer la chirurgie (médecin spécialiste, chirurgien-dentiste, vétérinaire). Un acte médical pratiqué par un chirurgien est une opération chirurgicale.

Diseases Database

Diseases Database est un site web gratuit qui répertorie les maladies.

Il intègre le Unified Medical Language System.

Docteur en médecine

Pour un article plus général sur les études doctorales, voir DoctoratUn docteur en médecine est un médecin titulaire d'un diplôme qui est parfois appelé doctorat en médecine ou, en France, diplôme d'État de docteur en médecine.

EMedicine

eMedicine est une base de données médicales en ligne créée en 1996 par Scott Plantz et Richard Lavely, deux docteurs en médecine. Elle fut rachetée par WebMD en janvier 2006.

Faculté de médecine de Paris

L'ancienne faculté de médecine de Paris était une des « compagnies » de l'ancienne université de Paris fondée vers 1200 ; elle fut fermée en 1793. Une nouvelle École de médecine de Paris ouvre en 1794.

La nouvelle faculté de médecine de Paris est créée en 1808 pour être scindée en plusieurs facultés différentes en 1970.

Medical Subject Headings

Le Medical Subject Headings ou MeSH est un système de métadonnées médicales en langue anglaise concernant la nomenclature en se basant sur l'indexation d'articles en sciences de la vie. Cette initiative a été lancée et est toujours maintenue par la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis d'Amérique, le MeSH s'appuie sur le système MEDLINE-PubMed.

MedlinePlus

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Médecin

Un médecin est un professionnel de la santé titulaire d'un diplôme de docteur en médecine ou, en France d'un diplôme d'État de docteur en médecine. Il soigne les maladies, pathologies et blessures. Il travaille généralement au sein d'une équipe de professionnels de la santé comme le psychologue, le pharmacien, le physicien médical, l'infirmier ou le chirurgien-dentiste.

Médecine générale

La médecine générale, ou médecine familiale, est une spécialité médicale prenant en charge le suivi durable, le bien-être et les soins de santé généraux primaires d'une communauté, sans se limiter à des groupes de maladies relevant d'un organe, d'un âge, ou d'un sexe particulier. Le médecin généraliste, aussi appelé médecin omnipraticien ou médecin de famille, est donc souvent consulté pour diagnostiquer les symptômes avant de traiter la maladie ou de référer le patient à un autre médecin spécialiste.

Dans la plupart des cas, le médecin traitant d'une personne est un médecin généraliste. Un exemple d'une exception serait un jeune qui a un pédiatre (médecin spécialiste) pour médecin traitant. Les médecins omnipraticiens, cependant, ont aussi toutes les compétences nécessaires pour les traiter de façon efficace.

Médecine non conventionnelle

Les médecines non conventionnelles (encore appelées médecines alternatives, médecines parallèles, médecines holistiques, médecines naturelles, médecines douces) regroupent plusieurs centaines de pratiques thérapeutiques dont l'efficacité n'est pas démontrée, c'est-à-dire non testée, non supérieure au placebo, ou bien insuffisamment démontrée d'où le qualificatif de pseudo-médecines qui peut leur être appliqué. Elles se distinguent donc de la médecine fondée sur les faits, parfois dite « conventionnelle », dont l'efficacité est prouvée scientifiquement. En France, le terme de thérapies complémentaires (ThC) est recommandé par l'Académie nationale de médecine. Le Conseil de l'Ordre des médecins utilise l'expression médecines alternatives et complémentaires (MAC) tout en indiquant que « l'utilisation médiatique [de ces termes], concernant notamment l’homéopathie, entretient une ambigüité qui est source de confusion et de litiges d’interprétation ».

Un certain nombre de médecines non conventionnelles se réclament de traditions anciennes et sont alors considérées comme médecines traditionnelles (par exemple la phytothérapie, l'acupuncture ou la médecine ayurvédique), mais d'autres sont apparues à la fin du XVIIIe siècle ou au cours du XIXe siècle (comme l'hypnose, l'ostéopathie, l'homéopathie, la naturopathie ou l'oligothérapie). Certaines thérapies se revendiquent comme « holistiques », déclarant examiner l'individu dans sa « globalité », y compris son histoire et mode de vie.

Ces pratiques non conventionnelles sont dénuées de fondement scientifique et ne sauraient se comparer, ni se substituer, à la médecine proprement dite, bien que pouvant être parfois utilisées en complément, en tant que « techniques empiriques » ou « méthodes adjuvantes ». Elles sont diversement contrôlées par des instances officielles et, selon les pays, leurs traditions et législations sont plus ou moins répandues et reconnues. Elles se développent en complément ou en alternative à la médecine et sont utilisées par 20 à 50 % des populations de plusieurs pays de la Communauté européenne selon les résultats d'enquêtes d'opinion de la fin du XXe siècle, voire par près de 4 Français sur 10, en particulier les patients atteints de cancer. Elles sont parfois utilisées dans des hôpitaux, cela ne valant toutefois pas reconnaissance de leur validité.

Le concept de « médecine intégrative » a été inventé pour désigner le recours simultané à la médecine dont l'efficacité est avérée et aux thérapies alternatives dans la prise en charge d'un patient. Ces dernières n'ont cependant, par définition, pas d'effet bénéfique au-delà de l'effet placebo,,, à très peu d'exceptions près ayant montré une efficacité spécifique mais faible. Leur action spécifique peut entraîner des effets secondaires, et elles peuvent avoir des effets négatifs en interférant avec les traitements efficaces, notamment dans le traitement de cancer,. Des problèmes peuvent survenir lors du recours à des traitements alternatifs en lieu et place de soins ayant fait leurs preuves d'efficacité, d'autant plus en fonction de la gravité de la maladie.

Des mouvances font l'objet de surveillance de la part des autorités du fait du risque d'escroquerie, d'abus de faiblesse et de dérive sectaire lié à l'utilisation de certaines méthodes, régimes alimentaires et thérapies alternatives : « charlatanisme et amateurisme peuvent avoir des conséquences graves pour des personnes fragilisées physiquement et psychologiquement par des pathologies lourdes et/ou chroniques ».

Parasitisme

Le parasitisme (du grec παρά / para, « à côté » et σῖτος sitos, « grain, blé, pain, nourriture », signifiant littéralement « qui prend la nourriture à côté de » et désignant à l'origine une fonction honorifique, celle de l’officier chargé de l'alimentation au prytanée d'Athènes) est une relation biologique durable entre deux êtres vivants hétérospécifiques où un des protagonistes — le parasite — tire profit d'un organisme hôte pour se nourrir, s'abriter ou se reproduire. Cette relation aura un effet négatif pour l’hôte. Les organismes qui ne sont pas parasites sont qualifiés de « libres ».

On trouve des parasites dans l'ensemble du monde vivant. Certains groupes sont composés quasi exclusivement de parasites (exemples : les plathelminthes monogènes), bien que la plupart comportent à la fois des espèces parasites et libres (exemple : les nématodes). Les vertébrés comportent très peu d'espèces parasites : les chauves souris hématophages se nourrissent du sang d'autres espèces, les lamproies rongent la peau de poissons pélagiques, les poissons-vampires (ou candirús) sucent le sang de gros siluridés amazoniens, certains poissons-perles (ou aurins) parasitent des holothuries. De nombreux parasites peuvent modifier le comportement de leur hôte, à l'avantage du parasite, phénomène maintenant classé parmi les interactions durables.

Bien que plus rarement utilisée, la définition du parasitisme correspond parfaitement aux interactions qui existent entre un virus ou une bactérie pathogène et son hôte. Les parasites sont parfois eux-mêmes victimes d'autres parasites, qui sont alors dits hyperparasites. On appelle parasitoïdes les organismes qui, au cours de leur développement, tuent systématiquement leur hôte, ce qui les fait sortir du cadre du parasitisme au sens strict.

Pathologie

La pathologie (grec ancien παθολογία [pathologia], « examen des passions », soit « étude des maladies »), est la science qui a pour objet l'étude des maladies et notamment leurs causes (étiologie) et leurs mécanismes (physiopathologie). La nosologie quant à elle a pour objet la classification des maladies. La pathologie cardiaque désigne ainsi l'étude des maladies du cœur ; la pathologie du bétail pour parler de l'étude des maladies des veaux, vaches, moutons.

Selon le type d'être vivant étudié, on distingue :

pour les plantes, la pathologie végétale ;

pour les animaux, la pathologie animale ;

pour l'Homme, la pathologie humaine.

Prix Nobel de physiologie ou médecine

Le prix Nobel de physiologie ou médecine honore annuellement, selon les volontés du testament d'Alfred Nobel, des personnalités du monde médical et de la recherche en biologie dont l'œuvre a rendu de grands services à l'humanité. Le lauréat doit ainsi avoir apporté des savoirs inédits ou des techniques nouvelles dans le domaine. Le prix est attribué par un jury de professeurs en médecine de l'Institut Karolinska qui établit une liste de cinq nominations à partir d'un choix préalable d'une cinquantaine de candidatures élaborées par le comité Nobel. Le comité se compose de 5 membres de l'Institut Karolinska qui se relaient par cooptation tous les trois ans. Les nominations sont établies avec l'aide d'autres grands instituts médicaux suédois et étrangers, de cercles de chercheurs, d'éminentes personnalités du monde médical ou encore d'anciens lauréats du prix qui proposent chaque année plusieurs noms éligibles pour le prix. La récompense ne peut être conjointement attribuée à plus de trois personnes. Après la révélation du nom du ou des lauréats début octobre, la médaille et le diplôme de la fondation Nobel lui sont officiellement remis par le roi de Suède, le 10 décembre suivant, jour anniversaire de la mort du fondateur du prix. Depuis 2001, le prix Nobel est doté d'un montant de 10 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d'un million d'euros.

Psychiatre

Un psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale, exerçant la psychiatrie. Il diagnostique, traite et tente de prévenir la souffrance psychique et les maladies mentales.

Le psychiatre, après une formation médicale polyvalente, effectue une spécialisation en psychiatrie générale.

Comme tout médecin, il doit prendre en charge le patient dans sa globalité et tenir compte de son état de santé général.

Pour cela, il doit, selon Claude Dumézil, appuyer son évaluation sur des connaissances solides en psychanalyse, psychopathologie, psychologie médicale, neurobiologie et sciences cognitives, tout en étant en mesure de connaître la pathologie somatique médicale ou chirurgicale.

Le psychiatre coordonne les maladies mentales et peut proposer au patient un traitement médicamenteux ou une hospitalisation.

Dans certains pays, par décret, il est psychothérapeute, technique qu'il peut pratiquer à titre complémentaire ou exclusif.

C'est un spécialiste en psychopathologie et en psychopharmacologie. Le médecin psychiatre est un spécialiste de la prescription des médicaments psychotropes, et il a accès à la prescription d'examens complémentaires (IRM, prise de sang), d'arrêts de travail ou de certificats, contrairement au psychologue, qui n'est pas médecin.

D'autres médecins peuvent prescrire des psychotropes, sans avoir nécessairement de formation spécifique.

Tout comme les psychologues, les psychiatres peuvent pratiquer la psychothérapie selon diverses méthodes et selon leur formation.

En France, le psychiatre peut acquérir une compétence ou une hyperspécialisation reconnue par le Conseil de l'Ordre des médecins dans le traitement des enfants et adolescents (pédopsychiatrie), l'addictologie ou encore dans celui des personnes âgées (gérontopsychiatrie).

PubChem

PubChem est une banque de données américaine de molécules chimiques gérée par le National Center for Biotechnology Information (NCBI), branche de la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis sous l'autorité des National Institutes of Health (NCI).

PubChem répertorie plusieurs millions de composés en mettant en ligne, gratuitement, pour chaque substance une grande quantité de données de divers ordres : chimique, biochimique, pharmacologique, production, toxicologie, environnemental, etc.

PubMed

PubMed est le principal moteur de recherche de données bibliographiques de l'ensemble des domaines de spécialisation de la biologie et de la médecine. Il a été développé par le Centre américain pour les informations biotechnologiques (NCBI), et est hébergé par la Bibliothèque américaine de médecine des Instituts américains de la santé. PubMed est un moteur de recherche gratuit donnant accès à la base de données bibliographique MEDLINE, rassemblant des citations et des résumés d'articles de recherche biomédicale.

La base de données MEDLINE possède en juillet 2014 plus de 24 millions de citations publiées depuis 1950 dans environ 5000 revues biomédicales (revues en biologie et en médecine) distinctes. Elle est la base de données de référence pour les sciences biomédicales. Comme avec d'autres index, l'inclusion d'une citation dans PubMed ne comporte pas le contenu. En plus de MEDLINE, PubMed offre aussi accès à :

OLDMEDLINE pour les articles d'avant 1966 ;

les citations de tous les articles, même « hors sujet » (c’est-à-dire couvrant des sujets tels que la tectonique des plaques ou l'astrophysique) de certains journaux de MEDLINE, principalement ceux publiés dans les journaux importants généralistes de science ou de biochimie (comme Science et Nature, par exemple) ;

des citations en cours de référencement avant leur indexation dans MeSH ou MEDLINE, ou passage ou statut « hors-sujet » ;

des citations plus anciennes que la sélection pour MEDLINE du journal dont elles sont issues (quand elles sont fournies électroniquement par l'éditeur) ;

les articles soumis gratuitement à PubMed Central.La plupart des citations contiennent un lien vers l'article entier quand celui-ci est disponible gratuitement (par exemple dans PubMed Central).

PubMed est un des moteurs de recherche qui permettent de chercher dans la base de données MEDLINE ; ces informations sont également disponibles auprès d'organismes privés comme Ovid et Silverplatter, entre autres. Pubmed est gratuit depuis le milieu des années 1990.

Pour une utilisation optimale de PubMed, il est nécessaire d'avoir une compréhension de son cœur, MEDLINE, et spécialement le vocabulaire du MeSH, utilisé pour l'indexation des articles dans MEDLINE.

On peut également trouver dans PubMed des informations à propos des journaux, que l'on peut rechercher par titre, sujet, titre abrégé, l'ID de NLM, l'abréviation ISO, et les ISSN (International Standard Serial Number) écrit et électroniques. La base de données « journal » inclut tous les journaux de la base Entrez.

Spécialité médicale

Une spécialité médicale est une branche de la pratique médicale. Après avoir terminé le tronc commun des études de médecine, les médecins continuent leur formation médicale dans une spécialité spécifique de la médecine, devenant ainsi un médecin spécialiste.

Vétérinaire

Le vétérinaire, aussi appelé médecin vétérinaire dans certains pays, est un spécialiste de la médecine et de la chirurgie des animaux.

Initialement formés pour soigner les chevaux et les animaux de production (bovins, moutons, chèvres, porcs) en milieu rural et dans un but purement économique, les vétérinaires furent ensuite appelés à soigner de plus en plus les animaux de compagnie, et notamment les carnivores domestiques (chiens, chats, furets) et les lapins.

Outre le maintien des animaux en bonne santé et dans les meilleures conditions pour remplir leurs fonctions de production, le rôle des vétérinaires est important au regard de la santé humaine : tant pour maîtriser les maladies transmissibles à l’humain directement ou indirectement (zoonoses) qui peuvent être dangereuses, comme la rage, la tuberculose, l’influenza aviaire ou l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), que pour assurer le contrôle sanitaire des produits animaux qui entrent dans l’alimentation humaine. Ils furent les précurseurs et demeurent les spécialistes de l’hygiène des denrées animales ou d’origine animale (viande, lait, œufs, miel…), et partant de là, de la sécurité alimentaire.

Le vétérinaire actuel est donc une personne pluridisciplinaire. Soins aux animaux, conseils aux propriétaires, prescription de médicaments, suivi médical, médecine générale ou spécialisée, surveillance alimentaire, suivi des fermes, gestion du troupeau, rural, urbain ou mixte.

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