Livres des Chroniques

Les Livres des Chroniques forment un livre du Tanakh, originellement rédigé aux alentours du IVe siècle av. J.-C. comme un seul livre et dont la division en deux parties est tardive, initialement dans la Septante (LXX) puis, depuis la Vulgate dans les canons chrétiens et, finalement, à partir du XVe siècle, dans le texte hébreu. On distingue ainsi généralement le Premier Livre des Chroniques (1 Ch) et le Deuxième Livre des Chroniques (2 Ch).

Les Chroniques proposent une histoire d'Israël depuis la création jusqu'au terme de l'Exil à Babylone, présentant d'abord de longues généalogies jusqu'à l'époque du roi David puis insistant ensuite sur la période des rois de Juda.

Titre

Le titre du livre original hébreu est Divrei ha-Yamim, ce qui signifie « les paroles (ou les actes) des jours »[1], dans le sens d'« annales »[2]. Dans un commentaire en latin, Jérôme de Stridon[n 1] titre l'ouvrage Cronicon totius divinae historiae (« chronique de toute l'histoire divine »), appellation dont on tirera le nom usuel de « Chroniques »[1].

Cependant les traducteurs grecs de la LXX donnent un nom qui laissent penser que le texte serait une reprise des livres de Samuel et des Rois auxquels les auteurs auraient opéré des ajouts provenant de sources inconnues : ils parlent ainsi de « ce qui a été omis » ou Paralipomènes (du grec paraleipomena)[1]. Par après, les Chroniques ont longtemps été considérés comme une adaptation tardive du Livre de Samuel et du Livre des Rois mais la recherche du début du XXIe siècle estime qu'il s'agit plutôt d'une interprétation originale de la période de la royauté en Israël[3], et plus particulièrement la royauté à Juda après la scission en deux royaumes[4], par des rédacteurs lévites[n 2].

Plan

Place dans les canons

Dans la Bible hébraïque, les Chroniques sont généralement placées à la fin des Ketouvim (les Écrits) mais on les trouve également parfois au début des Écrits dans certains manuscrits espagnols[3], ou encore dans le Codex d'Alep et le Codex de Léningrad[5]. Au contraire, dans la LXX, les Chroniques - sous le nom de Paralipomènes - sont placées au sein des livres historiques, avant les livres d'Esdras et de Néhémie, proposant ainsi l'ordre suivant : Rois, Chroniques, 1 Esdras et 2 Esdras (soit Esdras-Néhémie)[3]. Cette distribution est reprise par les diverses versions canoniques chrétiennes dont la Vulgate - où le texte est encore titré paralipomenon - ou encore le canon éthiopien[3].

Division et plans

La division en deux parties est tardive, initialement dans la Septante (LXX) puis adoptée à partir du XVe siècle dans les éditions en hébreu[3] pour y devenir également la norme[5]. Cette division en deux parties semble être une mesure de commodité due à la taille des rouleaux[6],[4].

Toutefois le texte massorétique permet d'établir une division en trois parties, fondée sur une approche chronologique. Celle-ci présente tout d'abord comme introduction, sous forme de généalogies, la période allant d'Adam à David[7], présentant « Israël en sa terre » (1 Ch 1-9)[1] ; ensuite la monarchie sous David et Salomon, présentant « Israël en son unité » (1 Ch 10 - 2 Ch 9)[1] ; enfin les successeurs de Salomon, de Roboam à Sédécias, la chute de Jérusalem et le décret de Cyrus[7], présentant « Israël en quête d'identité »[1].

Plusieurs plans du Livre des Chroniques ont pu être proposés mais on s’accorde généralement pour proposer un découpage en trois séquences[n 3]:

Datation et milieu de production

Datation

La datation est l'objet de discussions, voire des controverses, qui ont pu proposer des dates oscillant de 515 à 190 avant l'ère commune[8]. Néanmoins, et sans plus de précision, une fourchette entre 400 et 300 est généralement retenue par la recherche contemporaine[8],[9],[10].

Milieu rédactionnel

Par commodité, le (ou les) rédacteur(s) anonyme(s) de l'ouvrage est habituellement appelé le « Chroniste » par la recherche[11].

Le rôle central que le texte semble accorder aux lévites incline à situer au sein de la tribu sacerdotale la rédaction de celui-ci[12]. Le Chroniste propose une théologie en concurrence avec les rédacteurs sacerdotaux[9] et le clergé aaronide[n 4], dans « une sorte de plaidoyer juridico-théologique » des lévites déclassés[13]. Le Chroniste fait ainsi peut-être partie plus particulièrement d'un groupe de lévites qui ne sont pas partis en Exil et « se représentent Israël à partir de la tradition cultuelle de Jérusalem »[9] : à la différence d'autres rédacteurs, le Chroniste ne considère pas la déportation en Babylonie comme une expérience fondatrice[14].

Sources

Sources bibliques

Les Chroniques, contrairement à ce que pourrait laisser penser l'autre nom Paralipomènes qui leur a été attribué, ne sont pas des compléments des livres de Samuel et des Rois. Ils s'en inspirent mais s'en distinguent aussi. D'autres livres, aujourd'hui disparus sont cités, comme le Livre des rois de Juda et d'Israël, les Actes du roi David, Les actes de Samuel le voyant, Les actes de Nathan le prophète... et ont pu servir de sources[4]

Rapports avec les Livres de Samuel et celui des Rois

Une partie importante des Chroniques est consacrée à la royauté en Israël et à Juda. Les livres relatent donc des évènements qui sont aussi évoqués dans les livres de Samuel et les Livres des Rois. Cependant, les buts poursuivis par l'écriture ne sont pas les mêmes dans les deux cas et des aspects sont plus ou moins développés. Ainsi l'histoire de David est plus brève, délaisse des moments largement présentés dans les Livres de Samuel comme l'épisode de Bethsabée. Au contraire, ce qui se rapporte au culte et au Temple de Jérusalem est plus important[6]. De même, l'épisode du Jugement de Salomon n'apparaît pas dans les Chroniques[15]. Cette importance pour le culte est aussi visible dans la façon de raconter les épisodes de l'histoire de Juda. L'essentiel du récit est fait avec cet éclairage même lorsqu'il s'agit de scènes de guerre[15].

Rapports avec Esdras-Néhémie

Les études de la fin du XXe siècle tendent à montrer que, au contraire de ce que l'on a longtemps affirmé, le Chroniste ne peut être également l'auteur des livres d'Esdras et de Néhémie[16]. Précédemment, l'argument de l'unité rédactionnelle - datant du XIXe siècle - reposait sur une affirmation du Talmud de Babylone[17] stipulant qu'« Esdras écrivit son livre et les Chroniques, c'est-à-dire à la suite des générations jusqu'à lui-même. Et qui l'acheva ? Néhémie, fils de Halakia » et s'appuyait sur une analyse des analogies stylistiques et thématiques entre les textes[1]. Mais les arguments stylistiques ont été en bonne partie réfutés, notamment par les travaux de Sara Japhet (en) et Hugh G. M. Williamson (en)[n 5], bien que lesdits travaux n'aient pas alors emporté l'unanimité ni convaincu tous les exégètes[18].

Les différences majeures entre les ouvrages sont cependant plus nombreuses, avec entre autres exemples : le prophétisme est important dans les Chroniques alors qu'il est dévalué dans Esdras-Néhémie ; par ailleurs, le traitement de l'Exode diffère profondément dans les différents textes, presque occulté dans les Chroniques quand il joue un rôle central et structurant pour Esdras-Néhémie ; mais, à l'inverse, on trouve une position centrale de la dynastie davidique dans le premier que l'on ne retrouve pas chez les seconds[19].

Néanmoins, le débat sur les rapports entre les différents textes n'est pas définitivement tranché[19].

Thèmes et théologie

Alors que la chute des royaumes d'Israël et de Juda et l'exil qui a suivi pourraient signifier l'abandon du peuple hébreu par Dieu, le chroniste, qui écrit après le retour des Hébreux en Israël, suggère une retrouvaille à la condition que les règles, et principalement celles concernant le culte, édictées par Dieu soient suivies. Pour rendre ce culte les lévites ont une part importante, bien que les fonctions sacerdotales appartiennent aux descendants d'Aaron. Le chroniste, que certains supposent faire partie de ce groupe, montre les lévites apportant leur soutien aux réformes cultuelles et parfois doués d'un esprit prophétique[4].

Notes et références

Notes
  1. dans son Prologus galeatus, préface aux livres de Samuel et des Rois
  2. Les lévites sont les descendants de Lévi, appartenant à une des douze tribus d'Israël tribu à part des autres, possédant l’exclusivité du sacerdoce et chargée du culte dans les sanctuaires juifs ; cf. « Glossaire », dans Michel Quesnel et Philippe Gruson (éds.), La Bible et sa culture, Desclée de Brouwer, (1re éd. 1998) (ISBN 978-2-220-06277-8), p. 542
  3. Le plan proposé ici l'est d'après Abadie 2009, p. 715 et Japhet et Sperling 2007, p. 696
  4. Si le Deutéronome réserve l'exclusivité du sacerdoce aux lévites, le Code sacerdotal du Pentateuque pose que seuls parmi les lévites les descendants d'Aaron auront le privilège sacerdotal, ce qui a pour résultat de « déclasser » nombre de lévites
  5. cf. bibliographie
Références
  1. Abadie 2009, p. 715
  2. Thomas Römer, « Les textes : l'histoire deutéronomique », dans Michel Quesnel et Philippe Gruson (éds.), La Bible et sa culture, Desclée de Brouwer, (1re éd. 1998) (ISBN 978-2-220-06277-8), p. 204-205
  3. Abadie 2009, p. 714
  4. Anonyme 2013
  5. Japhet et Sperling 2007, p. 696
  6. Dieterlé, Maire et Massini 2006, p. 37
  7. Japhet et Sperling 2007, p. 695
  8. Abadie 2009, p. 717-718
  9. Auneau 2011, p. 417
  10. Japhet et Sperling 2007, p. 703
  11. « Glossaire », dans Michel Quesnel et Philippe Gruson (éds.), La Bible et sa culture, Desclée de Brouwer, (1re éd. 1998) (ISBN 978-2-220-06277-8), p. 540
  12. Abadie 2009, p. 718
  13. Abadie 2009, p. 721
  14. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du IVe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère : Des prêtres aux rabbins, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio / L'histoire et ses problèmes », (ISBN 978-2-13-056396-9) p. 272
  15. Dieterlé, Maire et Massini 2006, p. 38
  16. Mimouni 2012, p. 256
  17. baba Bathra 27
  18. Abadie 2009, p. 716
  19. Abadie 2009, p. 717

Bibliographie

  • Anonyme, « Premier et deuxième livres des Chroniques : Introduction », dans Évêques catholiques, La Bible : traduction officielle, Mame, (ISBN 9782728919796, lire en ligne)
  • Philippe Abadie, « 1-2 Chroniques », dans Thomas Römer, Jean-Daniel Macchi et Christophe Nihan (éds.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, (1re éd. 2004) (ISBN 978-2-8309-1368-2), p. 714-723
  • Christiane Dieterlé, Charles-Daniel Maire et Alain Massini, Il était une fois... La Bible : De l'Ancien au Nouveau Testament, parcourir les textes et leur histoire, Éditions Olivétan, , 96 p. (ISBN 9782915245011, lire en ligne)
  • (en) Sara Japhet et S. David Sperling, « 1-2 Chroniques », dans Fred Skolnik (éd.), Encyclopaedia Judaïca, vol. 4, Thomson Gale, (ISBN 978-0-02-865932-9), p. 696-704
  • Joseph Auneau, « La théologie lévitique du Chroniste », dans Michel Quesnel et Philippe Gruson (éds.), La Bible et sa culture, Desclée de Brouwer, (1re éd. 1998) (ISBN 978-2-220-06277-8)
  • Ehud Ben Zvi, History, Literature and Theology in the Book of Chronicles, éd. Equinox, 2006
  • Sara Japhet, The Ideology of the Book of Chronicles and its Place in Biblical Thought, coll. Beiträge zur Erforschung des Alten Testaments und des Antiken Judentums, vol.9, éd. Peter Lang, 1997 (2e éd.)
  • R.W. Klein, « Chronicles, Book of (1-2) », in D. N. FReedman (éd.), The Anchor Bible Dictionnary, vol. 1, 1992, p. 992-1002
  • H. G. M. Williamson, Israel in the Book of Chronicles, Cambridge University Press, 1977
  • Portail de la culture juive et du judaïsme
  • Portail du christianisme
  • Portail de la Bible
Abijam

Abijam ou Abijah ou encore Abiya[réf. nécessaire] en hébreu אֲבִיָּם (ʾAbiyyām) : « Mon père est (de) la mer » ou 'Abiyyām ben Rehab'am[réf. nécessaire], en grec ᾿Αβιοὺ (Abiou), en latin Abiam), fils de Roboam, a été roi de Juda de -913 à -911 ou[réf. nécessaire] de -915 à -911, à la fin du Xe siècle av. J.-C.. Il est aussi nommé Abija (en hébreu אֲבִיָּה (ʾAbiyyāh) : « Mon père est Yahvé », en grec ᾿Αβιὰ (Abia), en latin Abia).

Adullam

Adullam, en hébreu biblique עֲדֻלָּם (ʿĂdulām), est une localité cananéenne située dans le nord de la Shéphélah, à mi chemin entre Bethléem et Gath. Elle est mentionnée dans la Bible, le plus souvent en rapport avec le roi David qui s'y réfugie alors qu'il fuit le roi Saül. Selon les livres des Chroniques, la ville est fortifié par Roboam face à l'invasion du royaume de Juda par le pharaon Shishak (probablement Sheshonq Ier). Compte tenu des fouilles archéologiques, il est possible que la ville ait en fait été fortifiée plus tardivement, sous le règne d'Ézéchias ou de Josias.

Dans les années 1950, il est prévu de développer la région sur le modèle du Hevel Lakhish. Approximativement située à l’emplacement du Tell Adullam et de l’ancien village arabe Aid-el-Ma, Adullam est actuellement un site archéologique près duquel a été ouverte la réserve naturelle d'Adullam en 1994.

Amasias

Selon la Bible, Amasias ou Amatsia (en hébreu אֲמַצְיָהוּ (ʾAmaʦyāhû) : « la force du Seigneur », « renforcé par le Seigneur », ou « le Seigneur est puissant », en grec ᾿Αμεσσίας (Amessias) ou ᾿Αμασίας (Amasias),, en latin Amasias), fils de Joas et de Joaddan, a été roi de Juda durant 29 ans, au début du VIIIe siècle av. J.-C..

Bithiah

Bithiah, en hébreu Batya (בִּתְיָה, littéralement Fille de Dieu) ou Batparoh (בַּת־פַּרְעֹה, littéralement Fille du Pharaon), est le nom donné à un personnage de l'Exode dans le Midrash rabbinique. Dans le texte original, la fille du Pharaon, qui sauve Moïse sur le fleuve et en devient la mère adoptive, n'est pas nommée.

Courants du judaïsme

L'hébraïsme, à partir duquel se développa le judaïsme, naquit dans un peuple qui situait sa naissance lors de la sortie de l'Égypte pharaonique après des siècles d'asservissement, et attribuait cette libération à YHWH. Cependant, en dehors de ces principes, qui n'étaient pas vécus comme des spéculations théologiques abstraites mais des expériences historiques, sur lesquelles tout le monde s'accordait, le judaïsme ne fut jamais monolithique, engendrant des courants réunissant un nombre plus ou moins grand d'adeptes.

Parmi les grandes lignes de clivage entre ces courants figurent les divergences d'interprétation du texte biblique, ainsi que le rapport à une tradition orale parallèle et supposée concomitante de la Torah, appelée la Torah orale.

Dès l'Antiquité, les juifs de l'époque du Second temple de Jérusalem sont éclatés en de nombreuses « sectes ». Celles-ci disparaissent après l'unification interprétative réalisée par le Talmud entre le IIe siècle et le Ve siècle, le karaïsme restant le seul contestataire, de moins en moins influent, de cette interprétation.

Une nouvelle diversité apparaît au XIXe siècle en Europe, avec la remise en cause par le judaïsme réformé et ses différents courants de tout au partie de l'interprétation talmudique de la Torah.

Les courants du judaïsme sont en principe distincts des subdivisions ethniques juives et des mouvements politiques juifs. Cependant, les interactions avec ceux-ci ne sont pas rares, et le rapport au sionisme engendre des interprétations théologiques fort différentes au sein des courants du judaïsme orthodoxe comme des mouvements non-orthodoxes.

Deuxième Livre des Chroniques

Le Deuxième Livre des Chroniques est un livre de l'Ancien Testament. Il suit le Premier Livre des Chroniques, qui retrace l'histoire du monde de la Création à la royauté de David. À l'origine ces deux livres n'en formaient qu'un, appelé Livres des Chroniques, mais ils ont été divisés probablement pour des raisons d'encombrement

Houldah

Houldah (en hébreu חֻלְדָּה) est une prophétesse brièvement mentionnée dans les livres des Rois et les Livres des Chroniques. Après la découverte des Tables de la loi lors de la rénovation du Temple de Salomon, ordonnée par Josias, Hilkiah, Ahikam, Asaiah, Achbor, et Shaphan l'ont consultée pour connaître l'avis de Dieu.

Elle était la femme de Shallum et vivait dans le deuxième quartier de Jérusalem.

Selon l'interprétation rabbinique, Huldah et Deborah ont été les principales femmes prophétesses enseignées dans le Nevi'im, alors que d'autres femmes sont pourtant citées. Huldah signifie "belette" ou "taupe", et "Deborah" signifie "abeille" ou "guêpe".

Houldah a donné son nom aux Portes de Houldah situées dans la muraille méridionale du Mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem.

Joas (Juda)

Selon la Bible, Joas ou Jehoash (en hébreu יְהוֹאָשׁ (Yehôʾāsh) : « Donné par le Seigneur » ou יוֹאָשׁ (Yôʾāsh),, en grec ᾿Ιωὰς (Ioas), en latin Ioas), fils d'Ochozias, a été roi de Juda durant 40 ans, à la fin du IXe siècle av. J.-C. et au début du VIIIe siècle av. J.-C., après la chute d'Athalie.

Il ne doit pas être confondu avec son contemporain Joas, roi d'Israël.

Jonadab

Jonadab ou Jehonadab, de l'hébreu יְוֹנָדָב (Yonādāb), signifiant « YHWH est libéral, noble », est un personnage biblique, fils de Réchab. Il est mentionné dans l'Ancien Testament dans le Deuxième Livre des Rois au chapitre 10. Il accompagne le roi d'Israël Jéhu dans le cadre de l'élimination de la maison d'Achab et de l'anéantissement du culte de Baal à travers la Samarie.

Il apparaît également dans le livre de Jérémie au chapitre 35. Il est crédité comme étant le fondateur du clan des Réchabites. Lorsque Jérémie offre du vin aux Réchabites lors de leur visite dans le Temple de Jérusalem, ceux-ci répondent en citant un commandement de Jonadab qui leur interdit de boire de l'alcool. Il leur est également demandé de vivre dans des tentes, plutôt que dans des maisons. Ce passage semble indiquer une forme de dévotion à Yahweh qui rejette la vie sédentaire et promeut un idéal pastoral. Le Livres des Chroniques associe Réchab, le père de Jonadab, au clan des Kénites. Si ce lien est authentique, il pourrait aller dans le sens de l'idéal pastoral des partisans de Jonadab. En Jérémie 35:6-19, Dieu demande au membres du clan d'adhérer à ses commandements, en leur promettant que sa lignée continuera.

Joram (Juda)

Selon la Bible, Joram (en hébreu יְהוֹרָם (Yehôrām), en grec ᾿Ιωρὰμ (Iôram), en latin Ioram), fils de Josaphat, a été roi de Juda durant 8 ans, au milieu du IXe siècle av. J.-C.. La Bible le présente comme un roi impie.

Il ne doit pas être confondu avec son proche parent Joram, roi d'Israël, les deux ayant régné en même temps.

Ketouvim

Les Ketouvim (en hébreu כתובים) forment la troisième et dernière partie du Tanakh (Bible hébraïque), après la Torah (Pentateuque) et les Nevi'im (Prophètes).

On traduit souvent Ketouvim par le terme Autres Écrits en français, le mot כתובים signifiant littéralement « écrits ». On les désigne aussi par l'expression Livres Hagiographes ou simplement Hagiographes.

Dans la tradition textuelle juive, le Livre des Chroniques est compté comme un seul livre. Ezra et Néhémie sont également regroupés dans un seul livre appelé "Esdras". Il y a donc onze livres au total dans cette section, selon l'énumération suivante.

Livre de Tobie

Le Livre de Tobie, parfois appelé Livre de Tobit (Tobie étant le fils de Tobit dans la Septante), est un livre deutérocanonique de l'Ancien Testament. Il raconte l'histoire d'un Israélite de la tribu de Nephthali nommé Tobie (le texte latin de la Vulgate donne le même nom au père et au fils, Tobias). Déporté à Ninive, il devient aveugle après avoir reçu de la fiente d'oiseau dans les yeux et envoie son fils Tobie recouvrer une dette en Médie auprès de leur parent Gabaël.

Le texte est écrit en grec et figure dans la Septante. Rédigé sans doute initialement en hébreu ou en araméen, l'original a été perdu, mais un fragment en araméen avec un texte correspondant en grec a été retrouvé dans les années 1950, dans la grotte no 4 près des ruines de Qumrân parmi les manuscrits de la mer Morte. Ce livre ne figure pas au canon des Écritures hébraïques et ne se trouve donc pas dans le Tanakh. Il est déclaré canonique par l'Église au concile de Carthage III en 397, mais il était déjà largement utilisé par les différentes communautés chrétiennes. Il figure donc dans le canon deutérocanonique de l'Église catholique tout comme dans celui de l'Église orthodoxe.

Il est repris par la Vulgate. Clément d'Alexandrie le reconnaît comme partie de la Sainte Écriture et Ambroise de Milan le qualifie de liber propheticus.

Le Livre de Tobie est le seul de la Bible où la Terre promise est qualifiée de « Terre d'Abraham ».

Livres de Samuel

Les livres de Samuel forment une partie de la Bible. Ils racontent les événements survenus pendant une période de l'histoire de l'Israël antique allant de la naissance du prophète Samuel jusqu'à peu avant la mort du roi David, ce que la tradition situe au Xe siècle av. J.-C.

En réalité, sur bases des faits évoqués, les deux livres de Samuel furent rédigés par plusieurs auteurs ou rédacteurs anonymes entre approximativement 1030 avant notre ère et le VIe siècle avant notre ère, couvrant donc les règnes de plusieurs générations de souverains.

À l'origine, il n'existe qu'un seul livre de Samuel, mais la traduction grecque de la Septante le divise en deux (Premier et Deuxième livre de Samuel) et le rattache au livre des Rois qui est également divisé en deux. Ces quatre livres deviennent un ensemble intitulé Règnes qui se retrouve encore dans les Bibles du christianisme orthodoxe. Ils retrouvent leur indépendance dans la version de la Vulgate, mais le livre de Samuel reste divisé en deux. Dans la tradition juive, les livres de Samuel appartiennent au groupe des Prophètes et viennent alors après le livre des Juges. Dans la tradition chrétienne, ils sont compris dans les livres historiques de l'Ancien Testament et suivent le livre de Ruth.

Jusqu'au XVIIIe siècle, la réalité des faits racontés n'est pas contestée : Samuel aurait raconté les évènements survenus à partir de sa naissance ; puis, à sa mort, les prophètes Gad et Nathan auraient achevé ce récit historique. Mais à partir du XVIIIe siècle, la recherche biblique interroge peu à peu les évidences théologiques jusqu'à ce que l'on aboutisse à une remise en cause complète de l'auteur, de la date d'écriture et de l'historicité du récit. Selon la théorie la plus couramment adoptée, il s'agit d'une compilation de plusieurs récits anciens repris par un ou des rédacteurs appelés « deutéronomistes ». Elle servirait à montrer que pour être agréée par Dieu, la monarchie doit suivre les lois édictées par celui-ci et inscrites dans le Deutéronome.

Comme ils posent la question du rapport entre le pouvoir de Dieu et celui du roi, les livres de Samuel ont été l'objet de nombreux travaux exégétiques — d'autant que dans ces livres apparaît le roi David qui, dans la théologie chrétienne, est un ancêtre de Jésus Christ. Ils ont été aussi l'objet d'adaptations musicales et théâtrales, surtout sous forme de mystères.

Livres des Rois (Bible)

Les Livres des Rois sont deux livres bibliques qui font partie du canon reconnu par les Juifs et toutes les Églises chrétiennes. Dans la Bible juive ils font partie du groupe des prophètes antérieurs qui comprend les livres de Josué, Juges, Samuel et Rois. Dans la Bible catholique les livres des Rois font partie des textes historiques. À l'origine, ils ne formaient qu'un seul livre qui dans la Septante étaient nommés Règnes 3 et 4 et faisaient suite aux Livres de Samuel nommés Règnes 1 et 2. Excepté chez les orthodoxes qui suivent la Septante, ils sont maintenant divisés en Premier livre des Rois (1R) et Deuxième livre des Rois (2R). Ils viennent après les Livres de Samuel et racontent l'histoire d'Israël de la fin du règne de David à la chute du royaume d'Israël et celui de Juda en 586 av. J.-C.. Longtemps considérés comme écrits par le prophète Jérémie, ils sont maintenant le plus souvent considérés comme ayant été écrits par des rédacteurs de l'histoire deutéronomiste après la chute de Jérusalem en -586. Le livre est d'une structure complexe et reprend des thèmes, des formules, des constructions de récit d'une partie à l'autre. Cette écriture a plusieurs fins qui sont d'expliquer pourquoi YHWH a abandonné son peuple malgré ses promesses, de montrer qu'il faut adorer seulement YHWH et que le seul temple accepté par lui est à Jérusalem.

Premier Livre des Chroniques

Le Premier Livre des Chroniques est un livre de l'Ancien Testament. Dans le canon hébreu originel, le Premier et le Deuxième Livre des Chroniques étaient assemblés dans un ouvrage, les Livres des Chroniques.

Une chronique (du mot grec chronicon) signifie un recueil de faits rapportés dans l'ordre de leur succession dans le temps. Le titre grec de ce livre dans la traduction des Septante est paraleipomenon, ce qui signifie « choses omises » (c'est-à-dire : omises par les Livres de Samuel et les Livres des Rois).

Chroniques 1 retrace les événements de la Création du monde à la royauté de David.

Roboam

Roboam ou Rehabam ou de son nom complet Rehabam ben Sholmon (en hébreu רְחַבְעָם (Rehabeʿām) : « Celui qui élargit le peuple », en grec Ροβοὰμ (Roboam), en latin Roboam), fut roi du royaume d'Israël vers -932, à la mort de son père Salomon, puis roi de Juda seul jusqu'en -915 (après le schisme). C'est lui qui fut, selon la volonté divine, à l'origine du schisme qui divisa le royaume d'Israël en 2 royaumes rivaux.

Tafsir (Saadia)

Le Tafsir (arabe : تفسير Commentaire) est une traduction de la Bible hébraïque en arabe (à l'exception, semble-t-il, des Livres des Chroniques), réalisée par Saadia Gaon, entre 922 et 928 EC. Saadia y a en outre adjoint un commentaire qui s'appuie, pour la première fois, autant sur le Texte que sur la tradition juive rabbinique.

Théodoret de Cyr

Théodoret de Cyr (° vers 393 - † vers 460) est un évêque, théologien et historiographe chrétien de langue grecque. Du point de vue théologique, il se rattache à l'École d'Antioche. Il est, avec Eusèbe de Césarée, Sozomène, Socrate le Scolastique et Évagre le Scholastique, l’un des principaux historiens ecclésiastiques de l’Antiquité tardive.

Vittorio le vampire

Vittorio le vampire (titre original : Vittorio the Vampire) est le second livre des Nouveaux Contes des vampires de la romancière américaine Anne Rice. Pour la première fois, le personnage principal, Vittorio, n’apparaît pas dans d’autres livres des Chroniques des vampires.

Livres de l’Ancien Testament
Tanakh
(Bible hébraïque commune aux canons juif et chrétiens)
Livres deutérocanoniques
(canon des Églises catholique et orthodoxe)
Canon orthodoxe grec et slavon
Canon orthodoxe géorgien
Canon orthodoxe éthiopien restreint
Peshitta syriaque

Dans d’autres langues

This page is based on a Wikipedia article written by authors (here).
Text is available under the CC BY-SA 3.0 license; additional terms may apply.
Images, videos and audio are available under their respective licenses.