Livre des Nombres

Le Livre des Nombres (traduit du grec de la Septante Αριθμοί Arithmoí, en hébreu במדבר Bəmidbar, dans le désert[1]) est le quatrième livre de la Bible. Ce livre regroupe tous les éléments qui ont pris place entre la sortie d'Égypte et l'arrivée en terre promise.

Il doit son titre aux nombreux dénombrements ou recensements des Israélites qu'il comporte, mais cela ne représente pas l'essentiel de l'ouvrage. Ce texte aborde des thèmes variés et on y trouve des récits, des textes de lois, des prophéties et des listes généalogiques. Il relate l'histoire du voyage d'Israël depuis le mont Sinaï jusqu'aux plaines de Moab à la frontière de Canaan. Un de ses enseignements les plus importants est que le peuple de Dieu doit agir selon la foi, faisant confiance à ses promesses, s'il veut continuer avec succès. Il raconte le châtiment infligé par Dieu à Israël pour sa désobéissance et donne des renseignements sur les lois israélites.

La tradition attribue son écriture à Moïse, mais les tensions et contradictions internes du livre, ainsi que le vocabulaire employé et les allusions à des événements historiques, incitent la recherche moderne à situer plutôt son écriture entre le VIIIe siècle av. J.-C. et le VIe siècle av. J.-C..

Il est peu commenté par la tradition et peu travaillé par les chercheurs modernes, si bien qu'il fait figure de parent pauvre dans l'exégèse de l'Ancien Testament[2]. Origène, père de l'exégèse biblique qui attribue facilement un sens allégorique aux Écritures, estime que la lecture de ce livre est rejetée « comme des nourritures lourdes et indigestes » (Homélies sur les Nombres, vers 239-242)[3].

Les Nombres
Plaie des Israélites quand ils mangèrent des cailles (illustration des Figures de la Bible)

Plaie des Israélites quand ils mangèrent des cailles (illustration des Figures de la Bible)

Titre dans le Tanakh Bəmidbar (Dans le désert)
Auteur traditionnel Moïse
Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes
Datation traditionnelle XVIe-XIIe siècle av. J.-C.
Datation historique VIIIe-VIe siècle av. J.-C.
Plus ancien manuscrit Qumrân 2 et 4
Nombre de chapitres 36
Classification
Tanakh Torah
Précédent Lévitique Deutéronome Suivant
Canon chrétien Pentateuque
Précédent Lévitique Deutéronome Suivant

Résumé

Les chapitres 1 à 10 parlent des préparatifs d'Israël pour le départ du Sinaï. Les chapitres 11 à 14 décrivent la marche proprement dite, l'envoi des espions en Canaan et le refus d'Israël d'entrer dans la terre promise. Les chapitres 15 à 19 notent diverses lois et divers événements historiques. Les chapitres 20 à 36 sont l'histoire de la dernière année du peuple dans le désert.

Les exégètes comme Dennis T. Olson, R. K. Harrison (en) ou Dennis R. Cole structurent le livre en deux à sept parties[4]. Selon le bibliste coréen Won Lee, la structure bipartite se fonde sur les chapitres 1 à 10 qui concluent le séjour du peuple au Sinaï qui a commencé dans le Livre de l'Exode (chap.19). Les chapitres 11 à 36 forment un grand récit de migration qui intégrerait des éléments de récits de conquête et de pèlerinage.

Les chercheurs peinent à saisir un fil conducteur dans cet amalgame de prescriptions cultuelles, de listes et de narrations (récits de rébellions, de révoltes, de punitions divines)[2].

Composition

Les tensions et contradictions du livre des Nombres incitent les exégètes à penser que le texte est constitué de plusieurs couches rédactionnelles. La présence de textes de type sacerdotal, rédigé très probablement à l'époque perse, fait consensus. Ces textes qui se retrouvent entre autres dans les chapitres 15, 18-19, 26-31 et 34-36, reflètent des tensions et des luttes de pouvoir et révèlent les différentes perspectives théologiques ou idéologiques du milieu de cette époque[5].

Différents textes non sacerdotaux, qui ne proviennent pas forcément du même milieu, sont aussi présents dans le livre. Il s'agit notamment des chapitres 11-25 (sauf quelques exceptions) et du chapitre 33. Les récits de ces chapitres peuvent provenir de sources plus anciennes et avoir été transmis indépendamment. Par exemple, le récit de Balaam qui est contenu dans les chapitres 22-24, semble provenir de sources pouvant remonter au VIIIe siècle av. J.-C. et avoir été transmis indépendamment du reste du livre[6].

Selon Thomas Römer, il se présente comme un « complément » à la Loi révélée au Sinaï et est le dernier livre du Pentateuque à avoir pris forme[7].

Les nombres

Le texte contient différents exemples de nombres qui sont souvent divisibles, par exemple :

  • « les familles des Rubénites : ceux dont on fit le dénombrement furent quarante-trois mille sept cent trente » : 43730
  • les familles des fils de Gad : quarante mille cinq cents: 40500 = 20*25*81
  • les familles de Juda : soixante-seize mille cinq cents: 76500 = 20*25*9*17
  • les familles de Manassé : cinquante-deux mille sept cents: 52700 = 100*17*31.
  • Chapitre 31 :
    • Le butin (...) était de six cent soixante-quinze mille brebis, soixante-douze mille bœufs, soixante et un mille ânes : 675000, 72000, 61000
    • La moitié, (...) trois cent trente-sept mille cinq cents brebis, (dont six cent soixante-quinze pour le tribut à l'Éternel) : 337500,675
    • trente-six mille bœufs, (dont soixante-douze pour le tribut à l'Éternel) : 36000, 72

Note : 675000=1000*25*9*3 ou 60*90*25*5.

  • Chapitre 7 :
  • deux mille quatre cents sicles : 2400 = 60 * 40 = 5*4*3 * 5*8.
  • Chapitre 16 :
    • quatorze mille sept cents personnes : 14700 = 49*25*4* 3 = 60 * 49 * 5.

Notes et références

  1. En hébreu, ce livre est désigné, selon l'usage, par un de ses premiers mots significatifs, le cinquième du premier verset en l'occurrence. Cf. (en) Ronald B. Allen, The Expositor's Bible Commentary. Numbers, HarperCollins Christian Publishing, , p. 137.
  2. Thomas Römer, Jean-Daniel Macchi, Christophe Nihan, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, , p. 279.
  3. André Méhat, Homélies sur les Nombres, Éditions du Cerf, , p. 513.
  4. (en) Won W. Lee, Punishment and Forgiveness in Israel's Migratory Campaign, Wm. B. Eerdmans Publishing, (lire en ligne), p. 4.
  5. Thomas Römer (éd.), Jean-Daniel Macchi (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, 2009, p=286-288
  6. Thomas Römer (éd.), Jean-Daniel Macchi (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, 2009, p=288-290
  7. Thomas Römer, Jean-Daniel Macchi, Christophe Nihan, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, , p. 290.

Voir aussi

Bibliographie

  • Thomas Römer (éd.), Jean-Daniel Macchi (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, (1re éd. 2004), 902 p. (ISBN 978-2-8309-1368-2, lire en ligne). 
  • (en) Robert Kugler et Patrick Hartin, An Introduction to the Bible, Wm. B. Eerdmans Publishing, , 538 p. (ISBN 978-0802846365, lire en ligne), p. 51-67 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Thomas Römer, The Books of Leviticus and Numbers, Isd, 2008, 742 p.
  • (en) Dennis R. Cole, Numbers. An Exegetical and Theological Exposition of Holy Scripture, B&H Publishing Group, , 352 p. (lire en ligne)
  • (en) Timothy R. Ashley, The Books of Numbers, Wm. B. Eerdmans Publishing, , 667 p. (lire en ligne)
  • (de) Ludwig Schmidt, Das 4. Buch Mose Numeri. Kapitel 10,11-36, Vandenhoeck & Ruprecht, , 224 p. (lire en ligne)
  • (en) Dennis T. Olson, The death of the old and the birth of the new: the framework of the Book of Numbers and the Pentateuch, Scholars Press, , 253 p.
  • Horst Seebass (de), Numeri, Parties 1 à 2, … 22 à 36, publications de 1993 à 2007

Articles connexes

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Aaron (Bible)

Aaron (hébreu : אַהֲרֹן aharone, arabe : هارون Hārūn, grec ancien : Ἀαρών, haut placé ou éclairé) est un personnage du livre de l'Exode, du Lévitique et du livre des Nombres, qui font partie de la Bible. Frère (de 3 ans son aîné) de Moïse , et frère de Myriam (qui était l’aînée de la fratrie), il est issu de la tribu de Lévi lui-même issu du patriarche Jacob, le père des Enfants d'Israël. Dieu en a fait l'interprète de Moïse qui avait un défaut de langue, et ce, afin qu'ils délivrent le peuple d'Israël. C'est le premier grand prêtre d'Israël (Kohen Gadol en hébreu).

Son nom est peut-être d'origine égyptienne (issu de l'égyptien ‘Ȝn, «le nom (du dieu) est grand ») comme celui de Moïse. Selon le professeur Hanna Liss de la Hochschule für Jüdische Studien (de), il s'agit d'un nom artificiel forgé par le rédacteur biblique à partir de l'hébreu אֲרוֹן ’arôn, l’arche (de l’alliance), avec insertion d’un h, comme pour Abram → Abraham.

De même que son frère, c'est un personnage mythique dont l'historicité est inaccessible, comme celle de tous les personnages du Livre de l'Exode.

Balak (parasha)

Balak ou Balaq (בלק — nom de l'un des principaux antagonistes de la parasha, Balak ben Tzippor, le second mot, et premier distinctif de la parasha) est la 40e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la septième du Livre des Nombres.

Elle correspond à Nombres 22:2–25:9. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en fin juin ou en juillet.

Le calendrier juif luni-solaire comprend jusqu'à 54 semaines, le nombre exact variant selon les années, "pleines" ou "défectives". Dans les années avec plus de semaines (par exemple, 2007, 2008, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015), la parashat Balak est lue indépendamment. Dans les années avec moins de semaines (par exemple, 2006 et 2009), la lecture de la Torah combine cette parasha et la précédente, Houkat, afin d'atteindre le nombre de lectures hebdomadaires requis.

Behaalotekha

Behaalotecha, Beha’alotekha, Beha’alothkha ou Behaaloskha selon la prononciation ashkénaze (בהעלותך — héb. pour "lorsque tu feras monter,” le 11e mot, et premier distinctif de la parasha) est la 36e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la troisième du Livre des Nombres. Elle correspond à Nombres 8:1–12:16. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement vers la fin de mai ou au début de juin.

Bemidbar (parasha)

Bemidbar, souvent appelée, mais à tort Bamidbar (במדבר — héb. pour "dans [le] désert,” le cinquième mot, et premier distinctif de la parasha) est la 34e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la première du Livre des Nombres. Elle correspond à Nombres 1:1–4:20. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en mai ou au début de juin.

Bénédiction sacerdotale

La Bénédiction sacerdotale (hébreu: ברכת כהנים, Birkat Cohanim, la bénédiction des prêtres), est la bénédiction que les Cohanim adressent au reste des juifs présents dans l'assemblée lors de la prière de Moussaf (ou même à d'autres prières durant des jours spéciaux comme shabbat, kippour et autres jours de jeûnes), ainsi qu'il leur est ordonné dans le Livre des Nombres, chapitre 6, verset 22-27. Cette bénédiction est récitée, mot à mot, pendant la répétition de la Amidah par le Hazzan et après par le ou les cohanim qui sont montés sur l'estrade sur laquelle est posée l'arche sainte, alors qu'ils sont recouverts de leur talit et qu'ils ont enlevé leurs chaussures.

Depuis 1970, cette bénédiction est récitée solennellement sur l'esplanade du Kotel en présence d'une foule nombreuse deux fois par an, le deuxième jour de Hol hamoëd des fêtes de Pessa'h et de Souccot. Elle est décalée si ce jour tombe un Chabbat : par exemple à Souccot 2011, elle s'est déroulée le dimanche 16 octobre, soit le troisième jour de Hol hamoëd. Plus de 70 000 personnes se sont réunies pour cet événement. Elle était tout particulièrement dédiée au retour sain et sauf de Gilad Shalit.

Cette bénédiction est l'une des particularités qui distinguent les Cohanim du reste du peuple juif depuis la destruction du Temple.

Houkat

'Houkat, Houqat ou Houkas selon la prononciation ashkénaze (חקת — héb. pour “statut” ou “décret,” le neuvième mot, et premier distinctif de la parasha) est la 39e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la sixième du Livre des Nombres.

Elle correspond à Nombres 19:1-22:1.

Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en fin juin ou en juillet.

Le calendrier juif luni-solaire comprend jusqu'à 54 semaines, le nombre exact variant selon les années, "pleines" ou "défectives". Dans les années avec plus de semaines (par exemple, 2008 et 2012), la parashat Houkat est lue indépendamment. Dans les années avec moins de semaines (par exemple, 2006 et 2009), la lecture de la Torah combine cette parasha et la suivante, Balak, afin d'atteindre le nombre de lectures hebdomadaires requis.

Jéricho

Jéricho (prononcer [ʒe.ʁi.ko] ; en arabe : أريحا Rīḥa ou Arīḥā ; en hébreu : יריחו Yerīḥo ; en grec : Iεριχώ) est une ville de Cisjordanie située sur la rive ouest du Jourdain. Son nom est dérivé de la racine sémitique /wrḥ/ « lune » et indique que la ville fut l'un des premiers centres de culte des divinités lunaires. Jéricho a été mentionnée pour la première fois dans le Livre des Nombres. Elle est considérée comme une des plus anciennes villes (bien que ce terme soit aujourd'hui discuté) habitées dans le monde et les archéologues ont mis au jour les restes de plus de 20 établissements successifs, et dont le premier remonte à 9 000 ans av. J.-C. La cité a aujourd'hui une population d'environ 27 000 habitants.

Jéricho a été décrite dans la Torah comme la « ville des palmiers », où d'abondantes sources d'eau tiède et d'eau froide jaillissent et donnent lieu à la culture de citrons, d'oranges, de bananes, de plantes oléagineuses, de melons, de figues et de raisins. La culture de la canne à sucre y est présente dès le Xe siècle. Jéricho est la ville la plus basse du monde avec une altitude proche de -240 m.

Kora'h (parasha)

Kora'h ou Qora'h (קרח — prononciation hébraïque du nom “Koré,” qui peut signifier “calvitie, glace, grêle, ou gel,” second mot, et premier distinctif de la parasha) est la 38e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la cinquième du Livre des Nombres.

Elle correspond à Nombres 16:1–18:32. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en juin ou au début de juillet.

Madian

Madian, Madiane ou Midian est un personnage de la Bible et du Coran.

Massei

Massei, Mass'ei ou Massè (מסעי — héb pour “étapes,” le second mot et premier distinctif de la parasha) est la 43e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah, la dixième et dernière du Livre des Nombres.

Elle correspond à Nombres 33:1-36:13. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en juillet ou en août.

Le calendrier juif luni-solaire comprend jusqu'à 54 semaines, le nombre exact variant selon les années, "pleines" ou "défectives". Dans les années avec plus de semaines (par exemple, 2008), la parashat Matot est lue indépendamment. Dans les années avec moins de semaines (par exemple, 2007 et 2009), la lecture de la Torah combine cette parasha et la précédente, Matot, afin d'atteindre le nombre de lectures hebdomadaires requis.

Matot

Matot, Mattote ou Matos selon la prononciation ashkénaze (מטות — héb pour “tribus,” le cinquième mot et premier distinctif de la parasha) est la 42e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la neuvième du Livre des Nombres.

Elle correspond à Nombres 30:2-32:42. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en juillet.

Le calendrier juif luni-solaire comprend jusqu'à 54 semaines, le nombre exact variant selon les années, "pleines" ou "défectives". Dans les années avec plus de semaines (par exemple, 2008, 2011, 2014), la parashat Matot est lue indépendamment. Dans les années avec moins de semaines (par exemple, 2007, 2009, 2013), la lecture de la Torah combine cette parasha et la suivante, Massei, afin d'atteindre le nombre de lectures hebdomadaires requis.

Moab (royaume)

Moab (ˈmoʊæb ; Moabite:𐤌𐤀𐤁 mʾb; hébreu : מוֹאָב; grec ancien : Μωάβ; Akkadien Mu'aba, Ma'ba, Ma'ab; Egyptien Mu'ab) est le nom historique d'une région montagneuse de Jordanie qui s'étend le long de la côte est de la Mer Morte. Le petit royaume de Moab apparaît au Levant à l'âge du fer. Il existe aux côtés des royaumes d'Israël, de Juda et d'Ammon. Il tombe comme eux sous la domination assyrienne au VIIIe siècle av. J.-C.. L'histoire du royaume est mal connue. Dans la Bible Hébraïque, les Moabites sont apparentés aux Israélites. La Bible présente les rapports conflictuels entre Moab et les royaumes israélites voisins. La découverte archéologique la plus connue en relation avec Moab est la stèle de Mesha, qui décrit la victoire moabite sur un des fils d'Omri, monarque de Samarie. En dehors de la Bible et de la stèle de Mésha, les principales données historiques reposent sur de brèves mentions dans les sources assyriennes.

Nahash

Le nahash de l'hébreu נָחָשׁ (nāḥāš), est un terme hébreu qui désigne un serpent dans la Bible. Nahash est notamment le terme utilisé pour désigner le serpent de la Genèse, qui entraîne la chute d'Adam et Ève. C'est aussi le terme utilisé dans l'épisode de la transformation du bâton de Moïse en serpent dans le Livre de l'Exode et dans l'épisode du serpent d'airain dans le Livre des Nombres.

Nasso

Nasso (נשא — héb. pour "relève,” le sixième mot et premier distinctif de la parasha) est la 35e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la deuxième du Livre des Nombres. Elle correspond à Nombres 4:21–7:89. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement vers la fin de mai ou au début de juin.

O ewiges Feuer, o Ursprung der Liebe (BWV 34a)

O ewiges Feuer, o Ursprung der Liebe! (Ô feu éternel, ô source de l’amour !), (BWV 34a), est une cantate profane incomplète de Johann Sebastian Bach dont seul le livret complet et quelques parties des 2e, 3e et 6e mouvements nous sont parvenues.

Elle a été composée à Leipzig très probablement en 1725 ou 1726 pour la célébration de mariage d'un théologien et jouée vraisemblablement le mercredi 6 mars 1726.

Les textes sont anonymes ou tirés de la Bible ,; Les troisième et quatrième mouvements en particulier mettent en musique les versets 4-6 du psaume 128, alors que le texte du choral final est tiré du Livre des nombres, chapitre 6, versets 24-26.

Comme les mouvements de choral ont été perdus, on ne sait pas de quel thème de choral Bach a pu s'inspirer. Il a retravaillé cette pièce en 1740 pour écrire la cantate homonyme BWV 34.

Ordalie

L'ordalie, ou « jugement de Dieu », était une forme de procès à caractère religieux qui consistait à soumettre un suspect à une épreuve, douloureuse voire potentiellement mortelle, dont l'issue, théoriquement déterminée par une divinité ou Dieu lui-même, permettait de conclure à la culpabilité ou à l’innocence dudit suspect.

L'ordalie, pratiquée en Occident surtout au Moyen Âge, reposait sur des croyances et postulats religieux : si l'accusé était innocent, Dieu, qui le savait, l'aidait à surmonter l'épreuve. Pour autant, cette forme de justice n'était pas nécessairement mise en œuvre par des autorités religieuses. Elle fut finalement condamnée par l'Église chrétienne.

Parasha

Pour la section hebdomadaire de lecture de la Torah, voir Parasha de la semaine.La parasha (héb. פרשה, « exposé », rendu en français par péricope, plur.: parashiot ou parashiyyot) est l'unité traditionnelle de division du texte de la Bible hébraïque selon la seule version admise dans le judaïsme, à savoir le texte massorétique. La division du texte en parashiot est indépendante de la numérotation des chapitres et des versets, qui ne font pas partie de la tradition des Massorètes. Les parashiot ne comportent pas non plus de numérotation. Cette division est la seule autorisée pour les rouleaux de la Torah. Néanmoins, les éditions juives imprimées du Pentateuque et de la Bible hébraïque possèdent les deux notations.

D'après la tradition juive, au retour de la captivité à Babylone, la Torah fut divisée en 54 sections hebdomadaires, également appelées sidrot (sing.: sidra), lesquelles comportent au total 669 sous-sections. Ces sections sont désignées par divers types d'espacement entre elles dans les rouleaux de Torah, ainsi que dans les rouleaux des Nevi'im ou des Ketouvim (en particulier les meguilot), et dans les codex massorétiques, mais certaines se distinguent par leur titre comme la Parashat Zakhor, la Parashat Kriyat Hayam, etc.

Une division du texte en parashiot qui serait incorrecte, que ce soit en indiquant une parasha à un endroit inapproprié ou par l'emploi d'une technique d'espacement inappropriée, rend le Sefer Torah halakhiquement impropre à la lecture selon Moïse Maïmonide.

La division en parashiot trouvée de nos jours dans les rouleaux de Torah des communautés juives ashkénazes et sépharades est basée sur la décision de Maïmonide. Lui-même se base sur le Codex d'Alep.

Pin'has (parasha)

Pin'has ou Pinhas (פנחס — nom de l'un des principaux antagonistes de la parasha, Pinhas ben Eléazar, le sixième mot, et premier distinctif de la parasha) est la 41e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la huitième du Livre des Nombres.

Elle correspond à Nombres 25:10-30:1. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en fin juin ou en juillet.

Shlakh

Shlakh, Shelakh, ou Shlakh Lekha (שלח ou שלח לך — héb. “envoie [pour toi],” ) est la 37e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la quatrième du Livre des NombresElle correspond à *Nombres 13:1–15:41. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en juin.

Livres de l’Ancien Testament
Tanakh
(Bible hébraïque commune aux canons juif et chrétiens)
Livres deutérocanoniques
(canon des Églises catholique et orthodoxe)
Canon orthodoxe grec et slavon
Canon orthodoxe géorgien
Canon orthodoxe éthiopien restreint
Peshitta syriaque

Dans d’autres langues

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