Livre de l'Exode

Le livre de l’Exode est le deuxième livre de la Bible et de l'Ancien Testament. Il raconte l'exode hors d'Égypte des Hébreux sous la conduite de Moïse, le don des Dix Commandements et les pérégrinations du peuple hébreu dans le désert du Sinaï en direction de la Terre promise. Son titre originel en hébreu est Shemot, littéralement « les Noms ».

Traditionnellement, la rédaction du livre est attribuée à Moïse, bien que rien dans le texte ne le dise. Cependant, cette idée n'est plus retenue aujourd'hui dans les milieux académiques, et les exégètes et les historiens datent sa rédaction du VIIe siècle av. J.-C., voire plus tard, même s'il est probable que les rédacteurs se soient fondés sur des sources plus anciennes.

L'historicité du livre est de même fortement sujette à caution, l'archéologie ayant dans une large mesure infirmé le récit.

Exode
Passage de la mer Rouge par Nicolas Poussin

Passage de la mer Rouge par Nicolas Poussin

Titre dans le Tanakh Shemot (Les Noms)
Auteur traditionnel Moïse
Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes
Datation traditionnelle XVIe-XIIe siècle av. J.-C.
Datation historique VIIIe-IIIe siècle av. J.-C.
Plus ancien manuscrit Qumrân 1, 2, 4 et 7
Nombre de chapitres 40
Classification
Tanakh Torah
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Canon chrétien Pentateuque
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Étymologie

Selon l'usage qui veut qu'un livre de la Torah soit désigné par l'un des premiers mots qui y figure, le titre hébreu du livre de l'Exode est Shemot (שְׁמוֹת, Noms, le livre commençant par Weelleh Shemot, « voici les noms » des enfants d'Israël qui sont descendus en Égypte). Les traducteurs grecs de la Bible hébraïque ont choisi dans la Septante le terme « Exode » qui provient des mots grecs ex (ἐξ), « au-dehors » et hodos (ὁδός), « route ». Le mot grec employé dans la Septante est « ΕΞΟΔΟΣ » (Ἔξοδος)[1]. Ce mot n'est utilisé en français que depuis le XVIIIe siècle. .

Résumé et plan

Résumé

D'après le texte, la situation des Hébreux en Égypte a beaucoup changé depuis leur venue dans ce pays à l'époque de Joseph, fils de Jacob (cf. la Genèse, 37 - 50). Un nouveau Pharaon, « qui n'a pas connu Joseph » (Ex 1,8), s'est levé sur le pays et réduit les enfants d'Israël en esclavage.

Moïse, enfant de la tribu de Lévi, trouvé sur le Nil par la fille de Pharaon, puis élevé à la cour royale, doit fuir l'Égypte après le meurtre d'un Égyptien. Il se réfugie au pays de Madiân où il épouse Séphora, la fille du prêtre Réuel (ou Jethro), qui lui donne deux fils, Gershom et Éliézer. Il partage la vie des nomades en gardant les troupeaux. Après l'épisode du Buisson ardent, au cours duquel Dieu lui apparait et lui commande de libérer les Israélites, il revient en Égypte.

David Roberts-IsraelitesLeavingEgypt 1828
Sortie des Israélites d'Égypte (1828) par David Roberts.

Avec son frère Aaron, il se rend à la cour de Pharaon pour demander l'autorisation de cesser le travail, afin de célébrer une fête dans le désert. Pharaon refuse, et impose aux Hébreux non seulement de reprendre leur travail, mais aussi d'aller faucher la paille nécessaire pour la confection des briques.

Après une suite de prodiges et les dix plaies qui affligent les Égyptiens, les Israélites sont libérés, ou chassés (selon le point de vue). La fête juive de la Pâque, Pessa'h, et des Azymes trouve là son origine. Au bout d'une semaine, ils traversent la mer, qui s'écarte miraculeusement pour leur livrer passage, et qui se referme derrière eux sur leurs poursuivants. Après ce nouveau prodige, les Israélites entament un long périple vers le pays de Canaan, en passant par le désert du Sinaï. Sur le mont Sinaï, Moïse reçoit de Dieu le Décalogue.

Plan

Le livre de l'Exode peut se diviser en trois parties : (1) l'esclavage du peuple en Égypte, (2) son départ d'Égypte sous la direction de Moïse et (3) sa consécration au service de Dieu dans sa vie religieuse et politique.

La première partie, les chapitres 1 à 15,21, explique l'oppression d'Israël en Égypte, l'appel de Moïse, la sortie d'Égypte, l'institution de la Pâque, la marche vers la mer, la destruction de l'armée de Pharaon, saluée par le chant de victoire de Moïse[2].

La deuxième partie, les chapitres 15,22 à 18, parle de la rédemption d'Israël et des événements qui se produisent au cours du voyage de la mer vers le Sinaï, les eaux amères de Marah, l'apparition des cailles et de la manne, les débuts de l'observance du sabbat, l'eau miraculeuse du rocher d'Horeb et la bataille contre les Amalécites à Rephidim ; l'arrivée de Jéthro au camp et son conseil concernant le gouvernement civil du peuple[2].

La troisième partie, les chapitres 19 à 40, traite de la consécration d'Israël au service de Dieu pendant les événements solennels du Sinaï. Dieu met le peuple à part comme royaume de sacrificateurs et comme nation sainte ; il donne les dix commandements et ses instructions concernant le tabernacle, son ameublement et le culte qu'on doit y pratiquer. Viennent ensuite le récit du péché commis par le peuple quand il adore le veau d'or, et le compte-rendu de la construction du tabernacle et de sa consécration. "La nuée couvrit la Tente du Rendez-vous et la gloire de Yahvé remplit la Demeure." (Ex 40,34)[2].

Composition du livre et recherches historiques

Exégèse moderne

Selon le professeur d'Ancien Testament Jean-Daniel Macchi, la finalité du livre de l'Exode n'est pas de raconter historiquement la sortie d'Égypte et la conquête d'un nouveau pays mais d'annoncer la rencontre entre un « peuple » élu et un Dieu inconnu qui devient, via la médiation de Moïse, le dieu d’Israël, si bien que ce livre biblique est parfois qualifié d'« Évangile de l'Ancien Testament »[3]. Il marque également le passage d’une identité tribale et généalogique (les douze tribus d'Israël correspondant aux douze fils de Jacob) vers une identité « nationale » fondée sur leur Dieu qui fonde une nouvelle Alliance et demande l'érection d'un sanctuaire au pied du Sinaï. Le récit sacerdotal du livre de l'Exode s'inspire ainsi d'un scheme commun à différents mythes de création dans le Proche-Orient ancien, telle l'épopée babylonienne d'Enuma Elish[4].

L'historicité de l'exode, tel que raconté dans la Bible, fait encore aujourd'hui l'objet de nombreuses controverses[5]. La recherche historique et archéologique s'est penchée sur ce récit, et malgré l'acharnement des chercheurs, personne ne peut aujourd'hui affirmer avec certitude qui était le pharaon de l'Exode, quelle était précisément la route de l'Exode, ni même où se trouve exactement le mont Sinaï. Il semble ainsi plus probable que le récit biblique de l'exode soit en réalité le résultat d'un processus rédactionnel complexe, collectionnant la mémoire de différents souvenirs, et non un récit historique au sens moderne du terme[6].

Selon l’exégèse moderne, le récit de l'Exode résulte de la combinaison de plusieurs récits. Dans le récit le plus ancien, l'objectif des Hébreux n'est pas de quitter définitivement l’Égypte mais d'aller vénérer leur dieu YHWH dans le désert. L'obstination de Pharaon à ne pas les laisser partir conduit YHWH à jeter Pharaon et son armée dans la mer. C'est cet acte qui est célébré dans le Cantique de la mer de Myriam. Il n'est pas encore question de traversée de la mer par les Hébreux. Moïse apparaît comme une figure royale qui, en reprenant des éléments de la légende de la naissance de Sargon d'Akkad, est considéré comme une sorte d'anti-Sargon II. Ce récit ancien peut provenir de « traces de mémoire » d'un exode qui ont été conservées dans la tradition orale et dont le roi d'Israël Jéroboam II a pu vouloir faire une tradition nationale « officielle ». Le texte est ensuite retravaillé pendant des siècles[7]. Le récit de la vie de Moïse contenu dans le livre est considéré comme étant l'un des plus anciens, et daterait de l'époque de la royauté. Divers indices vont dans ce sens, comme le fait que la naissance de Moïse est à rapprocher de la légende de Sargon d'Akkad ou que la première version de l'épisode du veau d'or serait une réflexion sur le culte du royaume du Nord à l'époque royale[8]. Le Code de l'Alliance (Exode 20,22-23,19) est aussi probablement fixé avant la fin du VIIIe siècle av. J.-C.[8]. Cette tradition est ensuite transférée au royaume de Juda après la chute du royaume d'Israël par les Assyriens en 722 av. J.-C.. Le récit initial est retravaillé par des auteurs influencés par l'idéologie deutéronomiste. Les plaies d'Égypte viennent comme une punition de Pharaon pour avoir désobéi aux ordres de YHWH. Le rôle de Moïse en tant que prophète est renforcé. Il n'est plus seulement une figure royale, il devient le premier des prophètes dont le récit de la vocation est comparable à celui du prophète Jérémie. Les textes sacerdotaux présentent une perspective différente. Pharaon ne dispose pas de libre arbitre. C'est YHWH qui endurcit son cœur et ne le laisse pas accepter le départ des Hébreux. Le refus de Pharaon permet à YHWH de manifester sa puissance à travers les plaies. Les textes sacerdotaux font aussi le lien entre l'Exode et les patriarches du livre de la Genèse. La traversée de la mer Rouge est mise en parallèle avec le récit de la création, de la séparation des eaux et de l'apparition de la terre sèche. Le passage de la mer Rouge est une sorte d'acte créateur qui fonde le peuple d'Israël[9].

Selon Israël Finkelstein, les premières couches rédactionnelles du récit de l'exode ont été écrites du temps du roi Josias pour faire un parallèle avec la situation conflictuelle qu'il entretenait avec l’Égypte à la fin du VIIe siècle. C'est dans la cour de Juda qu'est réalisée la rédaction de cette tradition qui invente le personnage de Moïse comme médiateur (entre son peuple et le pharaon, transposition du roi assyrien Sargon), reprenant ainsi le modèle des récits patriarcaux qui se rapportent à Moïse et s'inspirent de la propagande perse[10]. Enfin le récit « josianique » est repris et augmenté dans le milieu deutéronomiste, puis combiné avec l'œuvre sacerdotale par des rédacteurs pentateuqueux ou hexateuqueux. Selon l'historien Wolfgang Oswald, la naissance de l'exode prend forme à l'époque où le pharaon Nékao II[11] reprend le contrôle du Levant, tue Josias, emmène captif son successeur Joachaz, installe Joaqim et lui impose un traité de vassalité[12].

De toute évidence, un travail de reprise et de mise en forme du texte est ensuite effectué durant les siècles qui suivent. Les récits les plus tardifs sont largement postérieurs à la période monarchique. Il s'agit de passages concernant la conclusion et le rétablissement de l'alliance (Exode 19 ; 24 et 32-34), ainsi que du Décalogue, qui est largement considéré aujourd'hui non plus comme l'origine, mais comme la synthèse de la tradition législative d'Israël[13].

Tentative de datation de l'Exode d'après la Bible

Si l'on lit la Bible de manière littérale, elle permettrait alors de situer la date de l'Exode par deux fois, savoir : le vœu de Jephté, 300 ans après l'entrée en Canaan (Jg 11,26), et la quatrième année de Salomon, marquant le début de la construction du Temple, 480 ans après la sortie d'Égypte et l'entrée en Canaan (1 R 6,1).

On place généralement le règne de Salomon durant le Xe siècle av. J.-C. Donc, si l'on compte 480 ans en arrière depuis ce règne, cela situerait l'exode durant le XVe siècle av. J.-C., période où l'Égypte s'affranchit de l'influence des Hyksôs. C'est cette datation biblique qui a conduit Flavius Josèphe à identifier les Hébreux avec les Hyksos[14],[15].

Il faut toutefois se méfier des chiffres ronds qui se trouvent dans la Bible. Ils ne sont pas forcément à prendre au sens littéral[N 1]. De plus, l'opinion de Flavius Josèphe ne prouve rien, étant donné que ses écrits ont un but plus théologique qu'historique, et surtout qu'il écrit plusieurs siècles après les faits supposés.

Le pharaon de l'Exode

De nombreuses théories ont été avancées pour tenter d'identifier le pharaon de l'Exode, si toutefois il existe. Ces théories proposent des noms de pharaons ayant régné sur l’Égypte sur près de cinq siècles, soit entre le XVIIe et XIIe siècles av. J.-C.

Il n'existe aucun consensus quant à l'identité de ce pharaon. De plus, les historiens penchent de plus en plus pour un récit de l'Exode composé vers le VIe siècle av. J.-C., dans le but de faire un parallèle avec l'exil à Babylone. L'exode pourrait aussi avoir été inspiré en partie par la lointaine histoire de l'expulsion des Hyksôs.

L'itinéraire de l'Exode

Le trajet de la sortie d'Égypte a fait l'objet de nombreuses spéculations, car l'identification des lieux signalés par la Bible n'est pas certaine.

Selon la Bible, l'Exode commence à partir de Ramsès, une ville-entrepôt (non identifiée). Les Israélites campent d'abord à Sukkôt, puis à Etam, dans la direction du désert, avant de revenir à Pi-Hahirôt, au bord de la mer (identifiée généralement à la mer Rouge). Dans la campagne égyptienne de Tsoân une ville égyptienne[16] construite sept ans après la ville d'Hébron[17] la mer se fendit lors de l'Exode pour laisser passer les Hébreux[18].

Le Pharaon meurt lors de la traversée de la mer, puis les Israélites traversent le désert de Shur, vers Mara, et atteignent ensuite Elim. A Mara, les voyageurs rencontrent un puits qui ne contient qu'une eau amère. Après les protestations du peuple, Moïse découvre des plantes qui rendent le breuvage acceptable.

À Réphidim, dans le désert de Sin, une troupe de Bédouins amalécites attaque les Hébreux, mais ces derniers s'en sortent sans trop de dommages. Ils parviennent alors au pied du mont Sinaï, et c'est là que Dieu révèle la Loi à Moïse. Le livre de l'Exode s'achève peu après.

Le papyrus d'Ipou-Our

Le papyrus d'Ipou-Our actuellement conservé au Musée des antiquités de Leyde en Hollande sous la référence 344 (recto) décrit une catastrophe très similaire à celle du Livre de l'Exode. Il a été trouvé à Memphis, en Égypte au XIXe siècle puis ce texte en cursive hiératique est traduit en 1909 par Sir Alan Henderson Gardiner — égyptologue anglais.

Le papyrus — daté de la XIXe dynastie (contemporain du Nouvel Empire) — regrette l'abandon par les esclaves de leur maître, à l'occasion de violents cataclysmes: Nil en sang, famine, sécheresse, fuite d'esclaves emportant les richesses des égyptiens, et la mort ravageant tout le pays[19].

Interprétation

La révélation du nom divin

C'est dans le livre de l'Exode que Moïse demande à Dieu : « Moïse dit à Dieu : "Voici, je vais trouver les Israélites et je leur dis : “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Mais s’ils me disent : “Quel est son nom ?”, que leur dirai-je ?" Dieu dit à Moïse : "Je suis celui qui est [Ehyeh Asher Ehyeh אֶֽהְיֶה אֲשֶׁר אֶֽהְיֶה]" (littéralement "Je serai ce que Je serai" ) » (Ex 3,13-14).

Cet extrait correspond donc à la révélation du nom divin : Dieu est celui dont l'essence (ou la nature) est d'être. Mais la révélation faite à Moïse est personnelle, ou personnaliste, et non pas seulement abstraite ou philosophique. C'est Dieu lui-même qui parle et qui dit : "Je suis".

Selon Thomas Römer, dans ses cours au Collège de France, Ehyeh Asher Ehyeh serait à entendre comme « Je suis celui qui est », sous entendant facétieusement « cela ne te regarde pas de connaître mon nom ».

Évocation dans l'art

Le 24 décembre 2014 sort le film Exodus: Gods and Kings, de Ridley Scott, qui s'inspire librement des événements de l'exode racontés dans la Bible en évitant toute référence divine.

Notes et références

Notes

  1. 480 ans, c'est 12 fois 40 ans, soit douze générations.

Références

  1. Daniel Farhi, Francis Lentschner, Un judaïsme dans le siècle: dialogue avec un rabbin libéral, Berg international, , p. 105.
  2. Jean-Daniel Macchi, Introduction à l'AT, p. 257.
  3. Thomas Römer, Jean-Daniel Macchi, Christophe Nihan, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, , p. 256.
  4. Thomas Römer, Jean-Daniel Macchi, Christophe Nihan, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, , p. 96.
  5. Jean-Daniel Macchi, Introduction à l'AT, p. 259.
  6. Jean-Daniel Macchi, Introduction à l'AT, p. 260-261.
  7. Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, p. 117.
  8. Jean-Daniel Macchi, Introduction à l'AT, p. 263.
  9. Thomas Römer, La sortie d'Egypte : la construction d'une histoire mythique..
  10. Thomas Römer, « Les récits patriarcaux contre la vénération des ancêtres : une hypothèse concernant les "origines" d'"Israël », in Le livre de traverse, Cerf, 1992, p. 213-225.
  11. 2R 23,29.
  12. Thomas Römer, L'oppression en Égypte, Chaire Milieux bibliques du Collège de France, 27 février 2014, 23 min 30 s.
  13. Jean-Daniel Macchi, Introduction à l'AT, p. 264.
  14. Contre Apion. Œuvre de Flavius Josèphe citant Manéthon. Contre Apion I, 74-94, 231-250.
  15. Aux origines d'Israël. Quand la Bible dit vrai, Éditions Bayard, 2005, p25. Édition originale : Who where the Early Israelites and where did they come from ?, éditions Eerdmans, 2003, (ISBN 0-8028-0975-8).
  16. Nb 13,22, Ps 78,12, Es 19,11, Es 30,4, Ez 30,14.
  17. Nb 13,22.
  18. Ps 78,12-13.
  19. http://www.info-bible.org/histoire/archeologie/papyrus-ipuwer.htm.

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • Henri Meschonnic, Les noms, Traduction de l'Exode, Desclée de Brouwer, 2003, (ISBN 2-220-05193-5)
  • Roland Meynet, Appelés à la liberté, Lethielleux, 2008, (ISBN 978-2-283-61255-2)
  • James K. Hoffmeier (en), Israel in Egypt : The Evidence for the Authenticity of the Exodus Tradition, Oxford University Press, 1999, (ISBN 0-19-513088-X)
  • Jacques Gruot, Moïse, une approche littérale, Yvelinedition, 2009, (ISBN 9782846682275)
  • Finkelstein et Silberman, La Bible dévoilée, Gallimard, 2004, (ISBN 9782070429394)
  • Thomas Römer (éd.), Jean-Daniel Macchi (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, (1re éd. 2004), 902 p. (ISBN 978-2-8309-1368-2). 

Liens externes

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Aaron (Bible)

Aaron (hébreu : אַהֲרֹן aharone, arabe : هارون Hārūn, grec ancien : Ἀαρών, haut placé ou éclairé) est un personnage du livre de l'Exode, du Lévitique et du livre des Nombres, qui font partie de la Bible. Frère (de 3 ans son aîné) de Moïse , et frère de Myriam (qui était l’aînée de la fratrie), il est issu de la tribu de Lévi lui-même issu du patriarche Jacob, le père des Enfants d'Israël. Dieu en a fait l'interprète de Moïse qui avait un défaut de langue, et ce, afin qu'ils délivrent le peuple d'Israël. C'est le premier grand prêtre d'Israël (Kohen Gadol en hébreu).

Son nom est peut-être d'origine égyptienne (issu de l'égyptien ‘Ȝn, «le nom (du dieu) est grand ») comme celui de Moïse. Selon le professeur Hanna Liss de la Hochschule für Jüdische Studien (de), il s'agit d'un nom artificiel forgé par le rédacteur biblique à partir de l'hébreu אֲרוֹן ’arôn, l’arche (de l’alliance), avec insertion d’un h, comme pour Abram → Abraham.

De même que son frère, c'est un personnage mythique dont l'historicité est inaccessible, comme celle de tous les personnages du Livre de l'Exode.

Bo (parasha)

Bo (hébreu : בא “va”) est la quinzième parasha (section hebdomadaire) du cycle annuel juif de lecture de la Torah et la troisième parasha du Sefer Shemot (Livre de l'Exode).

Elle est constituée d'Exode 10:1–13:16. Les Juifs de la Diaspora la lisent le quinzième Sabbath après Sim'hat Torah, généralement en janvier ou au début de février.

Buisson ardent (Bible)

Le Buisson ardent est, dans la tradition biblique, la révélation du Dieu Eternel à Moïse dans le pays de Madian. Lors de ce passage, YHWH l’appelle de l’intérieur d'un buisson qui brûle sans jamais se consumer. Dieu se donne également un nom ineffable qu'il confie à Moïse. Cette théophanie a lieu sur le mont Horeb et est relatée dans le Livre de l'Exode, chapitre 3.

L'arbuste présenté au monastère Sainte-Catherine du Sinaï comme étant le « Buisson ardent » de la Bible est une ronce commune (appelée aussi « mûrier sauvage »).

Dix plaies d'Égypte

Les dix plaies d'Égypte sont les dix châtiments que, selon le Livre de l'Exode, Dieu inflige à l'Égypte en exigeant que Pharaon laisse partir le peuple d'Israël.

Décalogue

Le Décalogue (en hébreu עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת : Assereth ha-Dibberoth) — les Dix Paroles pour le judaïsme, traduit par les Dix Commandements pour le christianisme — est un court ensemble écrit d'instructions morales et religieuses reçues, selon les traditions bibliques, de Dieu par Moïse au mont Sinaï.

Dans la Torah, il est écrit que la transmission de ces instructions morales sous la forme de tables gravées provient « du doigt de Dieu ». La Bible parle de « dix paroles » (Ex 34:28 ; Dt 4:13), ce que la version des Septante rend par le mot δεκάλογος / dekálogos, d'où le terme français de « Décalogue ».

Dîme

La dîme ou dime ou décime (du latin : decima, « dixième ») est une contribution, habituellement en soutien d’une œuvre chrétienne.

Autrefois, elle était un impôt spirituel que les juifs devaient payer pour aider les démunis (orphelins, veuves, étrangers) et les serviteurs de Dieu, selon la loi (livre de l'Exode).

Aujourd'hui dans les Églises chrétiennes, les points de vue varient. La première position sur le sujet relate que la dîme était une exigence de la loi de l'Ancien Testament. Dans le Nouveau Testament, elle reste un modèle de générosité, libre au croyant, sans obligation. La deuxième position explique que la dîme est toujours à payer sous peine de malédiction pour vol de Dieu. Pour la troisième position, le concept de la dîme était uniquement pour les juifs et n'est plus valable pour l’Église.

Exode hors d'Égypte

L’Exode d'Israël hors d'Égypte (hébreu : יציאת מצרים Yetsi'at Mitzrayim, « la sortie d'Égypte ») est un récit biblique selon lequel les Hébreux, réduits en esclavage depuis des siècles par l’Égypte, s’en émancipent pour revenir, sous la conduite de Moïse et Aaron, dans le pays de Canaan et en prendre possession en vertu de la promesse divine faite à leurs ancêtres. La sortie d’Égypte et la longue traversée du désert qui y fait suite sont relatées dans les Livres de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome.

Ce récit est considéré comme l’un des événements fondateurs du judaïsme avec le don de la Torah sur le mont Sinaï, qui fonde sa foi en un Dieu personnel intervenant directement dans l’histoire, et est commémoré lors de la fête de Pessa'h.

Son historicité fait cependant l’objet de débats et critiques dans le milieu académique. Tel que le récit de l'Exode le présente, il ne correspond vraisemblablement pas à la description d'un événement historique. Selon l'historien Nadav Naaman, ce récit de l'Exode et de la conquête de Canaan constitue probablement une construction biblique littéraire et théologique qui évoque la perte du contrôle militaire égyptien en Canaan vécue comme une libération, la mémoire culturelle juive transférant cette situation par la mise en scène d'une sortie d'Égypte.

Haggada

La Haggada ou Haggadah de Pessah (hébreu : הגדה של פסח, où הַגָּדָה, haggada, signifie récit, pluriel haggadot) est un texte en hébreu ancien utilisé pour la cérémonie du Seder durant Pessa'h, la Pâque juive. La Haggada est ancienne puisqu'elle date de l'époque de la Mishnah, c'est-à-dire d'il y a environ deux mille ans.

La Haggada raconte l'histoire et les péripéties des Hébreux menant à leur exil d'Égypte. Le contenu provient des événements narrés dans la Bible hébraïque, dans le livre de l'Exode. Elle est lue pendant le Seder et contient les rites à pratiquer durant cette lecture.

Josué

Josué, en hébreu יְהוֹשֻׁעַ (Yĕhōshúaʕ), ou Josué fils de Noun (יהושוע בן נון), est un personnage biblique du Livre de l'Exode et surtout du Livre de Josué.

Josué est le successeur de Moïse dans la conduite du peuple hébreu vers la Terre promise. Il mène la conquête du pays de Canaan puis y installe les tribus d'Israël.

Manne

La manne (en hébreu מָן, man) est la nourriture des Hébreux dans le désert, d'après l'Ancien Testament, Livre de l'Exode (16).

Mekhilta deRabbi Shimon

La Mekhilta deRabbi Shimon (Hébreu: מכילתא דרבי שמעון בר יוחאי Mekhilta deRabbi Shimon bar Yohaï) est un Midrash halakha sur le Livre de l'Exode, interprété selon la méthode de Rabbi Akiva. Il est nommé d’après Rabbi Shimon bar Yohaï, le premier Sage à y être mentionné.

Le midrash n’est mentionné nulle part dans la littérature talmudique mais il est cité par des auteurs médiévaux qui l’appellent Mekilta deRabbi Shimon bar Yohai, Mekilta Ahrita deRabbi Shimon (« L’autre Mekhilta, de Rabbi Shimon ») ou Mekhilta Aheret (« Une autre Mekhilta »). L’on n’en connaît, jusqu’au début du XXe siècle que ces citations. Il a depuis été reconstitué par David Zvi Hoffmann puis par Jacob Nahum Epstein et son disciple Ezra Sion Melamed.

Menorah

La menorah (hébreu : מְּנוֹרָה IPA [mnoː'ɾaː]) est le chandelier (ou candélabre, autre acception conventionnelle) à sept branches des Hébreux, dont la construction fut prescrite dans le livre de l'Exode, chapitre 25, versets 31 à 40, pour devenir un des objets cultuels du Tabernacle et plus tard du Temple de Jérusalem. C’est le plus vieux symbole du judaïsme, mais également le plus important bien avant l’étoile de David apparu tardivement. On retrouve la Menorah reproduite dans énormément de synagogues anciennes, et sur toutes sortes d'objets. Depuis 1949 la ménorah forme les armoiries de l’État d’Israël et apparaît sur tous ses documents officiels.

Myriam

Myriam (de l'hébreu: מרים) est selon la Torah la sœur aînée de Moïse et d'Aaron, fille d'Amram et de Yokébed. Elle apparaît pour la première fois dans la Bible hébraïque, dans le Livre de l'Exode.

Nahash

Le nahash de l'hébreu נָחָשׁ (nāḥāš), est un terme hébreu qui désigne un serpent dans la Bible. Nahash est notamment le terme utilisé pour désigner le serpent de la Genèse, qui entraîne la chute d'Adam et Ève. C'est aussi le terme utilisé dans l'épisode de la transformation du bâton de Moïse en serpent dans le Livre de l'Exode et dans l'épisode du serpent d'airain dans le Livre des Nombres.

Peqoudei

Peqoudei, Pekoudei, Pequoudè, Pekoudè, Pqoudei ou Pkoudei (פקודי – Hébreu pour “inventaires”, le second mot et premier distinctif de la parasha) est la vingt-troisième parasha (section hebdomadaire) du cycle annuel juif de lecture de la Torah, la onzième et dernière parasha du Sefer Shemot (Livre de l'Exode).

Elle est constituée d'Ex 38,21–40:38.. Les Juifs de la Diaspora la lisent le 22e ou 23e Sabbath suivant Sim'hat Torah, généralement en mars.

Le calendrier juif étant lunisolaire, le nombre de semaines dans une année varie, selon que l'année soit 'pleine' ou 'défective'. Dans le premier cas, où l'année compte 54 semaines (par exemple, 2008, 2011, et 2014), la parashat Peqoudei est lue séparément. Dans le second cas, l'année compte moins de 54 semaines (par exemple, 2007, 2009, 2010, 2012, 2013, et 2015), et la lecture hebdomadaire combine Peqoudei avec la parasha précédente, Vayaqhel, afin d'ajuster le cycle annuel de lecture au calendrier.

Pithôm

Tjekou ou Per-Atoum, en hébreu Pithôm de l'égyptien pr-'itm -la maison du dieu Atoum-, en grec Heroon-polis ou Héroopolis, aujourd'hui Tell er-Retabeh dans l'oued Tumilat, était la capitale du huitième nome de Basse-Égypte.

Terouma (parasha)

Terouma, Teroumah, Trouma ou Troumah (תרומה – Mot hébreu pour “don” au sens de “contribution”, le douzième mot et premier distinctif de la parasha) est la dix-neuvième parasha (section hebdomadaire) du cycle annuel juif de lecture de la Torah et la septième parasha du Sefer Shemot (Livre de l'Exode).

Elle est constituée d'Exode 25:1–27:19. Les Juifs de la Diaspora la lisent le dix-neuvième Sabbath suivant Sim'hat Torah, généralement en février ou au début de mars.

Veau d'or

Dans la Bible, le Veau d’or (en hébreu : עֵגֶּל הַזָהָב (‘ēggel hazāhāv)) est un symbole de l’idolâtrie.

Église d'Écosse

L'Église d'Écosse (Church of Scotland en anglais, The Scots Kirk en scots, Eaglais na h-Alba en gaélique écossais) est l'Église nationale d'Écosse. C'est une Église presbytérienne résultant de la Réforme écossaise de 1560, commandée, entre autres, par John Knox. Elle est connue informellement sous son nom écossais, The Kirk.

Depuis un acte de 1921, l'Église d'Écosse a été reconnu église nationale, mais non Église d'État, contrairement à l'Église d'Angleterre, qui reste la religion d'État en Angleterre. En conséquence, quoique le monarque britannique soit le chef de l'Église d'Angleterre, il est seulement un « membre ordinaire » de l'Église d'Écosse. Il détient le pouvoir de nommer le Haut Commissaire, qui est son représentant à l'Assemblée générale, sauf s'il désire y assister en personne. Le président de l’Église d’Écosse est le modérateur de l'Assemblée générale de l'Église d'Écosse, élu pour un an par l'Assemblée générale, conformément à la constitution presbytéro-synodale de cette église.

La devise de l'Église est en latin : Nec tamen consumebatur —' Pourtant, il ne se consumait pas ', allusion au livre de l'Exode 3,2 et au buisson ardent, qui, avec le drapeau de l'Écosse, forme l'emblème de l'Église.

Livres de l’Ancien Testament
Tanakh
(Bible hébraïque commune aux canons juif et chrétiens)
Livres deutérocanoniques
(canon des Églises catholique et orthodoxe)
Canon orthodoxe grec et slavon
Canon orthodoxe géorgien
Canon orthodoxe éthiopien restreint
Peshitta syriaque
Le Livre de l'Exode
Personnages
Événements
Lieux
Objets
Littérature
Peinture
Cinéma
Musique
Articles connexes

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