Livre de Nahum

Le livre de Nahum (ou Nahoum) est un livre de l'Ancien Testament. Nahum est un prophète juif originaire de Galilée, selon Jérôme de Stridon. Il écrivit ses prophéties entre 642 et 606 av. J.-C. . Les exégètes situent Nahum entre 663 et 612 (prise de Ninive par Babylone)[1]. Ce texte est une prophétie qui s'adresse principalement à la ville de Ninive, capitale du puissant empire assyrien.

Nahum
Auteur traditionnel Nahum
Datation traditionnelle VIIe siècle av. J.-C.
Nombre de chapitres 3
Classification
Tanakh Nevi'im
Précédent Michée Habacuc Suivant
Canon chrétien Livres prophétiques
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Résumé

Le chapitre 1 raconte que la terre sera brûlée à la venue du Messie (seconde venue pour les chrétiens) et parle de la miséricorde et de la puissance du Seigneur. Le chapitre 2 parle de la destruction de Ninive, qui est la préfiguration de ce qui se passera dans les derniers jours. Le chapitre 3 continue à prédire la destruction et la fin misérable de Ninive. Ninive y est comparée à la ville égyptienne de Thèbes, qui a été pillée plusieurs fois par les Assyriens, et définitivement détruite par Assurbanipal, roi d'Assyrie.

Notes et références

  1. Carl-X Keller, Michée, Nahoum, Abacuc, Sophonie, Commentaire de l'Ancien Testament, Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, , p.102

Voir aussi

Liens externes

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Alqosh

Al-Koch, Alqoche, Alqosh, ou al-Qūš est une ville d'Irak, dans la province de Ninive.

Descente d'Inanna aux Enfers

La Descente d'Inanna aux Enfers (ou, dans sa version akkadienne, Descente d'Ishtar aux Enfers) est un mythe sumérien qui raconte comment la déesse Inanna (Ishtar en akkadien) descend aux Enfers afin d'en renverser la dirigeante, sa sœur Ereshkigal, la « Reine des Morts ». La déesse échoue dans cette entreprise : après avoir été dépouillée de tous ses atours, elle meurt et son cadavre est mis à pendre sur un clou. Le dieu Enki intervient indirectement et redonne vie à Inanna. La déesse, sur le chemin du retour, doit cependant, en échange de sa liberté, livrer un autre humain vivant afin qu'il la remplace dans le monde d'en-bas. Elle choisit Dumuzi, son époux, qui est emmené sans ménagements aux Enfers. À la suite des pleurs de la sœur de Dumuzi, Geshtinanna, le sort du malheureux époux est allégé : il ne reste aux Enfers que durant une partie de l’année et y est remplacé par sa sœur durant l’autre partie.

Ce mythe est connu sous deux versions différentes : l'une en sumérien, l'autre en akkadien. La version akkadienne est découverte et traduite en premier dans les années 1860. L'existence de la version sumérienne, plus longue et plus ancienne, est connue au début du XXe siècle mais les épigraphistes mettent une cinquantaine d'années à en reconstituer l’intégralité et à la traduire complètement.

Tant par le nombre de personnages que par les aspects développés dans son intrigue, le récit de la Descente d'Inanna aux Enfers est porteur de nombreuses informations sur la culture mésopotamienne qu'il a marquée à tel point qu'on en retrouve des traces en Grèce, en Phénicie et dans l'Ancien Testament. Au XXe siècle, ce récit est utilisé par certains théoriciens de la psychanalyse pour illustrer certains mécanismes psychiques.

Infini

Le mot « infini » (-e, -s ; du latin in-, préfixe négatif, et finitus, « limité ») est un adjectif servant à qualifier quelque chose qui n'a pas de limite en nombre ou en taille.

La notion d'infini a fortement marqué la pensée occidentale depuis le XVIIe siècle : Alexandre Koyré affirme que « la substitution d'un univers infini et homogène au cosmos fini et hiérarchiquement ordonné de la pensée antique et médiévale implique et nécessite la refonte des principes premiers de la raison philosophique et scientifique ».

Jérôme de Stridon

Jérôme de Stridon, saint Jérôme ou, en latin, « Eusebius Sophronius Hieronymus Stridonensis » , en grec « Εὐσέβιος Σωφρόνιος Ἱερώνυμος » , né vers 347 à Stridon (en), à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie (en actuelle Slovénie ou Croatie), et mort le 30 septembre 420 à Bethléem, est un moine, traducteur de la Bible, docteur de l'Église et l'un des quatre Pères de l'Église latine, avec Ambroise de Milan, Augustin d'Hippone et Grégoire Ier. L'ordre des hiéronymites (ou « ermites de saint Jérôme ») se réfère à lui.

Jérôme suit des études à Rome, se convertit vers l'âge de 18 ans à la suite d'un rêve mystérieux, puis, après un séjour en Gaule, part pour la Terre sainte en 373. Il vit en ermite dans le « désert » de Chalcis de Syrie, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Antioche. Il est ensuite ordonné prêtre à Antioche. En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de traduire la Bible en latin. La marque de confiance que le pape lui avait accordée à cette occasion explique que la tradition et l'iconographie lui reconnaissent la qualité de cardinal, bien que l'institution cardinalice n'ait pas encore reçu, à l'époque, la définition précise que lui conférera au XIe siècle la réforme grégorienne.

À la mort du pape, il doit quitter Rome et retourne en Terre sainte en compagnie de Paula, noble romaine. Ils fondent un monastère double à Bethléem. Durant les 34 dernières années de sa vie, Jérôme se consacre à la composition d'un texte latin de l'Ancien et du Nouveau Testament, qui soit plus fidèle aux manuscrits originaux grecs et hébreux. Concurremment il rédige ses commentaires sur la Bible.

Il meurt en 420 et ses restes sont d'abord enterrés à Jérusalem puis auraient été transférés à la basilique Sainte-Marie-Majeure, l'une des quatre grandes basiliques de Rome.

Les catholiques le considèrent comme l'un des Pères de l'Église et, avec les orthodoxes, le vénèrent comme saint. Depuis Boniface VIII, en 1298, il est qualifié de docteur de l'Église.

Sa traduction de la Bible constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l'Église catholique. Il est considéré comme le patron des traducteurs en raison de sa révision critique du texte de la Bible en latin qui a été utilisée jusqu'au XXe siècle comme texte officiel de la Bible en Occident.

Nahum

Nahum (נַחוּם, consolation en hébreu) est le septième des douze petits prophètes qui vécut à la fin du VIIe siècle av. J.-C. dans le Royaume de Juda. Il est l'auteur d'un des livres du Tanakh ou Ancien Testament.

Nahum (homonymie)

Nahum ou Naum ou Nahoum (selon les graphismes) est un nom propre qui signifie consolation en hébreu et qui peut désigner :

Nahum (VIIe siècle av. J.-C.), septième des douze petits prophètes qui vécut dans le Royaume de Juda.

Naum de Preslav (° vers 830 - †910) ou en bulgare Naum Preslavski ou Nahoum d'Okhrid ou Nahum d'Ohrid, évêque de Bulgarie ; fêté le 23 décembre ou localement le 27 juillet avec ses condisciples Clément d'Ohrid, Gorazd, Sabas et Angelar.

Ninive

Ninive (en akkadien Ninu(w)a ; en arabe نينوه, Naynuwa ; en araméen ܢܝܢܘܐ ; en hébreu נינוה, Nīnwē) est une ancienne ville de l'Assyrie, dans le Nord de la Mésopotamie. Elle se situait sur la rive est (gauche) du Tigre, au confluent du Khosr (ou Khoser, Koussour), dans les faubourgs de la ville moderne de Mossoul, en Irak, dont le centre se trouve de l'autre côté du fleuve. Les deux sites principaux de la cité sont les collines (les « tells ») de Kuyunjik et de Nebī Yūnus.

Ninive est l'une des plus anciennes cités de Mésopotamie. Elle était un important carrefour de routes commerciales traversant le Tigre. Elle occupait une position stratégique sur la grande route entre la mer Méditerranée et le plateau iranien, ce qui lui a apporté la prospérité, de sorte qu'elle est devenue l'une des plus grandes cités de toute la région. Elle doit néanmoins sa plus grande expansion urbaine au choix du roi assyrien Sennacherib d'en faire la capitale de son grand empire au début du VIIe siècle av. J.-C. Ninive est alors entourée de remparts de briques sur une longueur de 12 km. L'espace total de la cité couvrait 750 hectares à son apogée. L'ensemble de ce vaste espace est aujourd'hui une superposition de ruines recouvertes à certains endroits par les nouvelles banlieues actuelles de la ville de Mossoul. Depuis 2014 et la prise de contrôle de Mossoul par l'État islamique, les ruines de Ninive ont fait l'objet d'importantes destructions.

Le site de Kuyunjik occupe une place importante dans la redécouverte du Proche-Orient ancien au milieu du XIXe siècle par les archéologues qui mettent au jour ses palais et leurs bas-reliefs, ainsi que par les milliers de tablettes cunéiformes qui y ont été exhumées dès les premiers chantiers de fouilles et ont permis la naissance de la discipline assyriologique. Ce même tell présente la séquence archéologique la plus longue de la Mésopotamie, depuis les premières traces d'habitations au VIe millénaire av. J.-C. jusqu'aux dernières vers les XIIIe – XIVe siècles apr. J.-C. Les fouilles de Ninive ont donc livré une partie substantielle des sources des connaissances actuelles sur l'empire assyrien et plus largement la culture de la Mésopotamie antique.

Petits prophètes

On appelle petits prophètes douze prophètes auxquels sont attribués des livres de la Bible hébraïque ou de l'Ancien Testament.

Prophètes de la Bible
Premier prophète du judaïsme
Quatre grands prophètes
Livres des grands prophètes
Douze petits prophètes
Livres des petits prophètes
Autres Ancien Testament
Nouveau Testament

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