Livre de Judith

Le Livre de Judith est un livre deutérocanonique de la Bible. Il relate comment la belle et jeune veuve Judith (יְהוּדִית ; Yehudit ; « Louée » ou « Juive », en grec : Ιουδίθ) écarte la menace d’une invasion assyrienne en décapitant le général ennemi Holopherne, et restaure du même coup la foi du peuple juif en la puissance salvatrice de son Dieu. Contenant des incohérences historiques et géographiques, ce texte est généralement considéré par les protestants comme un roman pieux et patriotique, mais l’Église catholique et l'Église orthodoxe qui l’ont admis dans le canon lui attribuent plus de valeur historique que le courant protestant[1].

Il en existe trois versions en grec dans lesquelles on distingue la trace linguistique de l’original hébreu, plusieurs versions latines dont celle de la Vulgate – « hâtivement traduite » de l’araméen selon l’aveu de saint Jérôme – et plusieurs versions tardives en hébreu, dont une dans laquelle l’ennemi est séleucide et non assyrien[2].

Sa date de rédaction est en général située au IIe siècle av. J.-C.[2]. Il ferait partie des textes inspirés par la révolte des Maccabées[3].

Intrigue

L’intrigue[4] raconte que Nabuchodonosor roi d’Assyrie vainc les Mèdes et envoie dans sa 12e année de règne le général Holopherne en campagne de conquête vers l’ouest. Pour cela, Nabuchodonosor le met à la tête d'une armée immense. Holopherne avance avec succès, détruisant sur son passage les sanctuaires locaux et exigeant que Nabuchodonosor soit honoré comme un dieu. L’armée assyrienne arrive finalement à une passe aux portes d'Israël et fait le siège d’une ville nommée Bethulia, située de l’autre côté, bien qu'Achior, le chef des Ammonites les ait prévenus que le Dieu d'Israël donnera la victoire aux siens s'ils ne fautent pas. Or, à bout de ressources, les Béthuliens désespèrent et sont pour cela tancés par la veuve Judith, une descendante de Siméon, qui leur reproche leur peu de foi. Elle décide de se rendre accompagnée d’une servante au camp d’Holopherne en lui faisant croire qu’elle lui apporte de précieuses informations sur les Juifs. Impressionné par sa beauté, celui-ci accepte de l’écouter et l’invite à un festin, puis dans sa tente où elle profite de son ivresse pour le décapiter. Elle revient avec la tête d’Holopherne à Bethulia où son succès galvanise les habitants. Ils attaquent et mettent en déroute les Assyriens affaiblis par la perte de leur général.

Fiction historique

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Judith tenant la tête d’Holopherne, Cristofano Allori, 1613 (Royal Collection, Londres).

Le Livre de Judith est généralement considéré comme une fiction, mais l’Église catholique en propose une lecture plus historique dans laquelle Judith aurait réellement existé, même si son histoire a été réécrite en empruntant des éléments à différentes époques.

Le texte basé sur un original en hébreu abonde en détails incompatibles avec l’histoire juive traditionnelle, ce que certains[2] interprètent comme la preuve qu’il fut d'emblée présenté comme une fiction. Le Nabuchodonosor roi de Ninive du Livre de Judith ne correspond vraiment à aucun de ses homonymes connus de l’histoire, en particulier le roi de Babylone (r. 605562 av. J.-C.) qui soumit Jérusalem. Son désir d’être honoré comme un Dieu n’est attesté historiquement que pour les souverains séleucides. Le nom de Judith, féminin de Juda, peut se comprendre comme « la Juive », interprétation qui irait dans le sens d’une nature symbolique et non historique du personnage. Néanmoins, l’Église pointe l’existence d’une généalogie détaillée – bien que variant selon les versions – de l’héroïne comme indiquant l’existence d’une Judith historique. Les détails sans intérêt littéraire concernant les circonstances de la mort de son mari, reproduits dans différentes versions, pourraient également être d'authentiques éléments biographiques[1]. Bethulia semble être une ville fictive, bien que Shechem ait pu être proposée comme modèle pour sa description[2]. Par ailleurs, le nom de Béthulia ressemble au mot hébreu « vierge », et il existe une version tardive en hébreu qui fait de Judith, non une veuve de Bethulia, mais une vierge de Jérusalem aux prises avec un roi séleucide au lieu d’un roi assyrien. Bien que beaucoup pensent qu’il s’agit d’une réinterprétation de l’histoire d’origine[2], certains supposent au contraire que cette version historiquement plus vraisemblable conserve la forme authentique et que la transformation de Bethulia « vierge » en nom de ville est une invention ultérieure[1]. Des équivalences entre des personnages du livre de Judith et des figures historiques ont été mises en évidence, notamment par S. Zeitlin (dans S. Enslin et S. Zeitlin, The Book of Judith, Leyde, 1972, p. 28-30). Le roi Nabuchodonosor pourrait être la transposition littéraire du souverain séleucide Antiochos IV qui persécuta les Juifs et provoqua la révolte des Maccabées. Holopherne pourrait correspondre à l'officier séleucide Nikanor dont Judas Maccabée trancha la tête, selon l'auteur du deuxième livre des Maccabées (2 Maccabées 15, 30), comme le rappelle Christian-Georges Schwentzel (Rois et reines de Judée, 2013, p. 71). Judith remet la tête d'Holopherne aux habitants de Béthulie qui l'accrochent à leur muraille, tandis que Judas Maccabée suspend la tête de Nikanor à l'enceinte de la citadelle de Jérusalem. Selon Schwentzel, « l'auteur (du livre de Judith) propose à son lecteur une sorte de jeu de décryptage de la réalité historique sous la fiction littéraire » (Rois et reines de Judée, 2013, p. 69). Mais, Marie-Françoise Baslez ("Polémologie et histoire dans le livre de Judith", Revue biblique 111, 2004, p. 362-376) rapproche aussi la figure d'Holopherne de celle d'un autre général séleucide, Lysias.

Description biblique

Pendant la 18e année de règne de Nabuchodonosor II, la Judée est conquise par Holopherne, le général en chef de Nabuchodonosor II, désireux d'annexer à son empire les pays voisins et de se faire adorer comme le seul Dieu

« Mais il n'en dévasta pas moins leurs sanctuaires et coupa leurs arbres sacrés, conformément à la mission reçue d'exterminer tous les dieux indigènes pour obliger les peuples à ne plus adorer que le seul Nabuchodonosor et forcer toute langue et toute race à l'invoquer comme dieu. »

— Judith 3.8

Holopherne et ses hommes assiègent bientôt Béthulie, une place forte située sur une montagne de Judée et s'emparent de la source qui ravitaille en eau la ville, un stratagème afin d'obliger la population à se livrer aux envahisseurs

« Durant trente quatre jours l'armée assyrienne, fantassins, chars et cavaliers, les tint encerclés. Les habitants de Béthulie virent se vider toutes les jarres d'eau et les citernes s'épuiser. On ne pouvait plus boire à sa soif un seul jour, car l'eau était rationnée. Les enfants s'affolaient, les femmes et les adolescents défaillaient de soif. Ils tombaient dans les rues et aux issues des portes de la ville, sans force aucune. »

— Judith 7.20-22

Épuisés et résignés, tous les habitants se réunissent autour d'Ozias, le prince de la cité ; ils décident de prier leur Seigneur Dieu durant cinq jours à l'issue desquels ils se livreront aux assyriens si aucun secours ne leur parvient

C'est dans ce contexte qu'intervient l'action de Judith, jeune et belle femme d'une grande sagesse et très pieuse depuis son veuvage survenu trois ans auparavant. Elle rencontre Ozias et d'anciens chefs de la ville, leur fait part d'un plan, sans en dévoiler la nature, afin de sauver son peuple

« Écoutez-moi bien. Je vais accomplir une action dont le souvenir se transmettra aux enfants de notre race d'âge en âge. Vous, trouvez-vous cette nuit à la porte de la ville. Moi, je sortirai avec ma servante et, avant la date où vous aviez pensé livrer la ville à nos ennemis, par mon entremise le Seigneur visitera Israël. Quant à vous, ne cherchez pas à connaître ce que je vais faire. Je ne vous le dirai pas avant de l'avoir exécuté. »

— Judith 8.32-34

Parée de ses plus beaux atours,

« [...] elle se fit aussi belle que possible pour séduire les regards de tous les hommes qui la verraient. »

— Judith 10.4

Judith parvient au camp d'Holopherne ; elle précise au général son plan, d'inspiration divine, destiné à lui livrer les Hébreux. Séduit et convaincu par la sagesse de ses paroles, Holopherne la laisse agir en toute liberté, lui permettant même, chaque soir, de sortir du camp pour aller adorer son Dieu

« [...] Moi, ta servante, je sortirai de nuit dans le ravin et j'y prierai Dieu afin qu'il me fasse savoir quand ils auront consommé leur faute. »

— Judith 11.17

Le quatrième soir, Holopherne donne un grand banquet, où sont invités ses officiers et Judith, qui a su gagner sa confiance. À la fin du repas, Judith

« fut laissée seule dans la tente avec Holopherne effondré sur son lit, noyé dans le vin. »

— Judith 13.2

C'est le moment idéal pour mettre en œuvre son plan ; elle invoque le Seigneur en silence, puis

« Elle s'avança alors vers la traverse du lit proche de la tête d'Holopherne, en détacha son cimeterre, puis s'approchant de la couche elle saisit la chevelure de l'homme et dit : Rends-moi forte en ce jour, Seigneur, Dieu d'Israël!. Par deux fois elle le frappa au cou, de toute sa force, et détacha sa tête. Elle fit ensuite rouler le corps loin du lit et enleva la draperie des colonnes. Peu après, elle sortit et donna la tête d'Holopherne à sa servante qui la mit dans la besace à vivres, et toutes deux sortirent du camp, comme elles avaient coutume de le faire pour aller prier. Une fois le camp traversé, elles contournèrent le ravin, gravirent la pente de Béthulie et parvinrent aux portes. »

— Judith 13.6-10

Composition littéraire

Le Livre de Judith est d'un point de vue littéraire l'un des meilleurs exemples de la littérature poétique de l'époque du Second Temple de Jérusalem. Il est rédigé en prose et comprend seize chapitres. Il intègre aussi deux compositions poétiques : la prière de Judith avant d'entrer dans le camp d'Holopherne (chapitre 9) et la prière de louange du peuple d'Israël après la fuite de l'ennemi (chapitre 16).

Sources et commentaires

Le Livre de Judith est un livre deutérocanonique qui fait partie de la Septante et entre donc dans les canons de l'Ancien Testament selon l'Église latine et les Églises orientales (orthodoxes, coptes, etc.)

Saint Jérôme traduisant la Bible en latin (la Vulgate) a inclus le Livre de Judith expliquant que le concile de Nicée (325) avait voulu le considérer comme partie de l'Écriture Sainte. Cependant, il ne reste pas de sources écrites de discussions ayant trait au Livre de Judith pendant ce concile; il s'agirait alors d'un point de vue de transmission. Les Pères de l'Église ont considéré ce livre comme canonique et l'apôtre Paul cite des passages dans la Première épître aux Corinthiens qui se rapportent à Judith (Judith 8:14 - 1 Cor. 2:10 et Judith 8:25 - 1 Cor. 10:10). Des textes de saint Clément de Rome, de saint Clément d'Alexandrie, de Tertullien, de saint Ambroise et de saint Augustin (et de l'Église d'Afrique) considèrent le Livre de Judith comme canonique.

Les premiers commentaires les plus approfondis du Livre de Judith sont le fait du moine bénédictin Raban Maur au IXe siècle.

Texte grec. Le texte est conservé en grec dans la Septante, il n'existe pas d'original en hébreu ou en araméen. Il existe trois sources en grec avec des traces de tournures sémitiques hébraïsantes. La plus importante est dans le Codex Vaticanus, suivi du Codex Alexandrinus, et du Codex Sinaiticus.

Texte latin. Le texte grec a d'abord été traduit en araméen (mais cette version a été perdue) et a servi à la traduction élaborée par saint Jérôme. La version grecque en 84 versets est plus longue que la version latine. Jérôme raconte qu'il l'a travaillée en une seule nuit et trop rapidement (magis sensum e sensu, quam ex verbo verbum transferens)[5] et qu'il s'est appuyé sur la version « chaldéenne » (araméenne) pour mieux comprendre.

Exemple de différence (Septante 2:27)

  • Version grecque: καὶ κατέβη εἰς πεδίον Δαμασκοῦ ἐν ἡμέραις θερισμοῦ πυρῶν καὶ ἐνέπρησε πάντας τοὺς ἀγροὺς αὐτῶν καὶ τὰ ποίμνια καὶ τὰ βουκόλια ἔδωκεν εἰς ἀφανισμὸν καὶ τὰς πόλεις αὐτῶν ἐσκύλευσε καὶ τὰ παιδία αὐτῶν ἐξελίκμησε καὶ ἐπάταξε πάντας τοὺς νεανίσκους αὐτῶν ἐν στόματι ρομφαίας
  • Version latine: et post haec descendit in campos Damasci in diebus messis et succendit omnia sata omnesque arbores ac vineas fecit incidi

Influence artistique et littéraire

L’histoire de Judith est un thème souvent traité dans le vitrail médiéval et en peinture à partir de la Renaissance. Nombre de peintres y ont puisé un symbole de la femme libératrice, ou castratrice, selon le point de vue. On peut rapprocher ce thème de celui de la lutte de David contre Goliath qui a connu un succès comparable. Parmi les œuvres les plus célèbres, on compte des tableaux de Botticelli, Lucas Cranach, Artemisia Gentileschi et Klimt. Dans la peinture européenne, Judith constitue une sorte de double positif de Salomé, autre femme belle et castratrice qui décapita Jean le Baptiste.

Le tableau du Caravage (1571-1610)  représentant Judith  en train de trancher la tête d’Holopherne, aurait été découvert en avril 2014 dans un grenier près de Toulouse[6]. La France l’a classé trésor national avec interdiction de sortir de France jusqu’en novembre 2018[7].  

Iconographie

Augustins - Judith et la tête d'Holopherne 1896 - Victor Ségoffin - Inv. 48 4 1
Judith et la tête d'Holopherne 1896 - Victor Ségoffin

Œuvres littéraires, musicales et théâtrales

Oratorios

Au cinéma

Art contemporain

Galerie

Judit y Holofernes, por Caravaggio

Le Caravage
Judith décapitant Holopherne

Michelangelo Buonarroti 038

Michel-Ange
Judith emportant la tête d'Holopherne

GENTILESCHI Judith

Artemisia Gentileschi
Judith décapitant Holopherne

Gustav Klimt 039

Gustav Klimt
Judith I

Notes et références

  1. The Catholic Encyclopedia Book of Judith
  2. . Jewish Encyclopedia Book of Judith
  3. Cahier Évangile no 132, SBEV Éd. du Cerf, juin 2005
  4. Plan et résumé de l’intrigue sur introbible.free.fr ; Traduction en français sur catholique.org
  5. Jérôme, Praef. in Lib.
  6. Philippe Dagen et Emmanuelle Jardonnet, « Un Caravage a-t-il été découvert dans un grenier en France ? », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 22 septembre 2017)
  7. Arrêté du 25 mars 2016 refusant le certificat prévu à l'article L. 111-2 du code du patrimoine (lire en ligne)
  8. Musée de Brooklyn - Centre Elizabeth A. Sackler - Judith
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Ancien Testament

L'Ancien Testament ou Ancienne Alliance (en grec : ἡ Παλαιὰ Διαθήκη // hê Palaià Diathếkê) ou Premier Testament est l'expression utilisée dans la tradition chrétienne pour désigner l'ensemble des écrits de la Bible antérieurs à Jésus-Christ. L'Ancien Testament est donc la Bible juive (également appelée Bible hébraïque ou Tanakh). Pour les chrétiens, il forme la première partie de la Bible, la deuxième partie, appelée Nouveau Testament, étant constituée de l'ensemble des livres relatifs à la vie de Jésus-Christ (Évangiles, Actes des Apôtres, Épîtres, Apocalypse).

Betulia liberata

La Betulia liberata (La Béthulie libérée) K. 118/74c est un oratorio de Wolfgang Amadeus Mozart composé en 1771 pour Padoue lors du premier voyage en Italie, sur un livret de Pietro Metastasio, inspiré du Livre de Judith de la Bible.

Bible de Jérusalem

La Bible de Jérusalem est le nom donné à une série de traductions de la Bible en français élaborées sous la direction de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, un établissement français d’enseignement supérieur et de recherche basé à Jérusalem et dirigé par l’ordre dominicain (catholique).

Holopherne

Holopherne est un personnage du livre de Judith, qui fait partie des livres deutérocanoniques de l'Ancien Testament. C'est un général envoyé en campagne par Nabuchodonosor II.

Nabuchodonosor II, qui désigne ailleurs dans la Bible un roi des Chaldéens régnant sur Babylone de 605 à 562 av. J.-C., est présenté dans ce texte comme roi d'Assyrie.

Judith (Genèse)

Judith est le nom de deux personnages bibliques apparaissant dans l'Ancien Testament. En hébreu, son prénom signifierait « louée ».

Une première Judith apparaît dans le livre de la Genèse.

Une autre Judith apparaît dans le livre biblique Livre de Judith, qui fait partie des Livres deutérocanoniques.

Judith (Giraudoux)

Judith est une pièce de théâtre en trois actes de Jean Giraudoux, écrite en 1931 et créée le 4 novembre 1931 au Théâtre Pigalle dans une mise en scène de Louis Jouvet.

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Judith (poème)

Judith est un poème en vieil anglais. Il s'agit d'une version du récit biblique du Livre de Judith, dans lequel l'héroïne Judith décapite le général assyrien Holopherne pour sauver le peuple juif d'une invasion. Ce sujet, très populaire au Moyen Âge, est également l'objet d'une homélie (en) d'Ælfric d'Eynsham.

Le poème, dont la date de rédaction et l'auteur sont inconnus, ne subsiste que de manière fragmentaire dans le Codex Nowell. Il est placé à la fin de ce recueil, après le texte de Beowulf. Seuls les chants X, XI et XII en sont conservés, pour un total de 348 vers. Au-delà du texte biblique, il s'inspire des écrits des Pères de l'Église et de la tradition hagiographique médiévale.

Judith II

Judith II est un tableau peint par Gustav Klimt, en 1909. Il mesure 178 cm de haut sur 46 cm de large. Il est conservé à la galerie internationale d'art moderne, à Venise. Il représente Judith, l'héroïne du livre de Judith, mais est également considéré comme une représentation du personnage biblique de Salomé. Elle tient la chevelure de la tête aux yeux clos soit d'Holopherne, soit de Saint Jean-Baptiste.

Judith aux portes de Béthulie

Judith aux portes de Béthulie est un tableau peint en 1847 par Jules-Claude Ziegler.

L’histoire de Judith extraite du livre de Judith est sujet à la représentation de nombreux peintres comme Le Caravage, Botticelli ou Gustav Klimt. Le tableau est conservé au musée des Beaux-Arts de Lyon en France.

Judith décapitant Holopherne

Judith décapitant Holopherne est un thème artistique tiré du Livre de Judith, particulièrement représenté dans la peinture européenne du XVIIe siècle. Judith entre dans la tente d'Holopherne, un général assyrien sur le point de mener une offensive contre la ville de Béthulie (en). Il s'enivre au point de perdre connaissance ; Judith le décapite, et emporte sa tête dans un panier (la tête est souvent représentée dans un panier portée par une servante de Judith, plus âgée qu'elle).

Les peintres représentent généralement l'une des deux scènes suivantes : la décapitation d'Holopherne allongé sur son lit, ou Judith tenant la tête d'Holopherne, parfois aidée par sa servante. Un vitrail du XVIe siècle fait exception en représentant deux scènes : l'une, la plus grande, au centre, représente Judith et Holopherne assis pendant un banquet ; l'autre, plus petite, représente Judith et sa servante mettant la tête d'Holopherne dans un sac, le corps sans tête figurant à l'arrière-plan.

Judith et Holopherne (Le Caravage)

Judith et Holopherne ou Judith décapitant Holopherne (en italien, Giuditta e Oloferne) est un tableau du Caravage peint vers 1598 et conservé à la Galerie nationale d'art ancien de Rome.

Juditha triumphans

Juditha triumphans devicta Holofernis barbarie, numéro RV 644 dans le catalogue de Vivaldi, est un oratorio d'Antonio Vivaldi, le seul à nous être parvenu des quatre qui ont été composés par le musicien vénitien. Le livret, œuvre de Iacopo Cassetti, se fonde sur le récit biblique du livre de Judith.

Commandée par les autorités de la République de Venise l'œuvre a été composée et représentée en 1716 à l'Ospedale della Pietà pour célébrer la victoire du chef des armées vénitiennes, le maréchal Matthias von Schulenburg, sur les Turcs à Corfou en juillet 1716. De par les circonstances dramatiques et glorieuses à l'origine de sa création, Juditha triumphans est aujourd'hui considéré comme l'hymne vénitienJuditha triumphans fut mise en scène à la Pietà en novembre et connut un grand succès. L'histoire de Judith et sa victoire contre l'envahisseur Holopherne était une allégorie de Venise vaincue et envahie par les Turcs. Le général vainqueur, von der Schulenburg, était présent à la représentation.

La Giuditta

La Giuditta peut se référer à l'un des nombreux oratorios italiens.

Toutes ces œuvres intitulées La Giuditta concernent la figure de Judith, issue d'apocryphes bibliques, qui a libéré la ville assiégée de Bethulia par séduction et la décapitation de l'ennemi, le Général Holopherne. Judith et Holopherne sont les deux rôles principaux communs à toutes les versions. Les caractères accessoires, tels que, dans la plus vaste Giuditta de Scarlatti, Achior, capitaine révolté par la brutalité d'Holopherne qu'il passe à l'armée Israélite, n'apparaissent pas dans les autres versions.

La Giuditta (3 voix)

La Giuditta (R.500.9), est un oratorio du compositeur italien Alessandro Scarlatti. Il est pour trois solistes (SAT), cordes et basse continu, sur un livret du prince Antonio Ottoboni (père du cardinal Pietro Ottoboni) et créé à Naples, vers 1690.

Basé sur le Livre de Judith, il raconte l'histoire de l'héroïne des Hébreux qui a libéré la ville assiégée de Bethulia après avoir séduit et décapité le général Holopherne, chef de l'armée du roi assyrien.

L'oratorio est souvent intitulé La Giuditta « de Cambridge », depuis que le manuscrit est conservé à la Rowe Music Library, pour le distinguer d'un autre oratorio du même nom d'Alessandro Scarlatti, mais à 5 voix, dénommé La Giuditta « de Naples » (1693).

La Giuditta (5 voix)

La Giuditta (R.500.9) est un oratorio pour cinq solistes (SSATB), deux flûtes, trompette, trombones, cordes et basse continue, du compositeur italien Alessandro Scarlatti et un livret du cardinal Benedetto Pamphilj, créé à Rome lors d'une représentation privée, en 1693, sans doute au Collège Clementine et dédié au cardinal Fieschi.

L'histoire est basée sur le Livre de Judith, et raconte les péripéties de l'héroïne hébreue qui a libéré la ville assiégée de Bethulia après avoir séduit et décapité le général Holopherne. Le même thème sera utilisé par Vivaldi en 1716 pour son oratorio Juditha triumphans.

Bien que créé à Naples, La Giuditta est un exemple typique de l'oratorio romain, dans la veine de Carissimi, Legrenzi et Stradella, tout en annonçant ceux de Haendel.

Cet oratorio à cinq voix est connu comme La Giuditta « de Naples » (où se trouve le manuscrit), pour le distinguer d'un autre oratorio d'Alessandro Scarlatti avec le même titre, mais à trois voix, dénommé La Giuditta « de Cambridge ».

Un autre manuscrit a été découvert dans la collection du Morristown National Historical Park (en) New Jersey. Ce manuscrit semble être l'original et il date de la même année que la création en 1693. Il est donc antérieur à la version conservée au Conservatoire de musique San Pietro a Majella de Naples.

Peinture religieuse

La peinture religieuse est une forme de peinture qui aborde des thèmes relatifs à la religion.

La peinture religieuse renvoie essentiellement aux trois monothéismes. La peinture de scènes religieuses est très largement répandue dans le monde entier, de l'Europe à l'Asie en passant par l'Amérique. Elle a constitué une très large part de la production artistique des peintres à certaines époques.

Tribu de Siméon

La tribu de Siméon est une des douze tribus d'Israël. Cette tribu descend de Siméon, fils de Jacob et Léa. Dans le livre des Juges, cette tribu se lie à la tribu de Juda pour mener ensemble la conquête du sud du pays de Canaan.

Judith, l'héroïne du livre de Judith, est issue de cette tribu.

Livres historiques de l'Ancien Testament (dans l'ordre des Septante)
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