Livre de Jérémie

Le livre de Jérémie (יִרְמְיָהוּ Yirməyāhū) est un livre du Tanakh et de l'Ancien Testament, écrit selon la tradition juive et chrétienne par le prophète Jérémie.

Sa rédaction commence avant la destruction de Jérusalem par les Babyloniens car il était déjà répandu et utilisé par les Juifs durant leur exil à Babylone[1]. La quatrième année de Joachim correspond à 605/604 av. J.-C. ; c’est-à-dire au moment où la bataille de Karkemish fait basculer le Moyen-Orient de la domination égyptienne à celle de Babylone. Selon le texte, lorsqu'il prend connaissance du contenu du livre, le roi Joachim déchire le rouleau et le jette au feu ; Jérémie doit alors le récrire (Jr 36).

Jérémie
Le Prophète Jérémie à la dictée, gravure de Gustave Doré

Le Prophète Jérémie à la dictée, gravure de Gustave Doré

Titre dans le Tanakh Yirmeyahu
Auteur traditionnel Jérémie
Auteur(s) selon l'exégèse Jérémie pour quelques passages, puis auteurs anonymes
Datation traditionnelle vers 580 av. J.-C.
Datation historique entre le IVe siècle av. J.-C. et le IIe siècle av. J.-C.
Nombre de chapitres 52
Classification
Tanakh Nevi'im
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Canon chrétien Livres prophétiques
Précédent Isaïe Lamentations Suivant

Les deux formes du livre de Jérémie

Le livre de Jérémie nous est parvenu sous deux formes :

  • une forme longue, qui est celle de l'hébreu et des versions faites sur l'hébreu, dont la Vulgate par saint Jérome ;
  • une forme courte, qui est celle de la Septante et des versions faites sur elle, dont la Vieille latine (vetus latina).

Le livre de Jérémie a été écrit en hébreu, mais les études récentes concluent que la Septante traduit une forme de Jérémie plus ancienne que celle qui nous est parvenue en hébreu. Il existe, d'ailleurs, à Qumrân un fragment de la forme courte en hébreu.

  • La forme longue présente de nombreux passages supplémentaires ; et à l'examen de ceux-ci, il semble qu'ils aient été introduits dans le livre à l'époque hasmonéenne, autrement dit vers - 140[2] devient la nouvelle limite ultime de la date de rédaction du livre (terminus ad quem).
  • La forme courte présente une organisation des chapitres différente : en particulier, la section des oracles des nations, qui se trouve en fin de livre dans l'hébreu (45-51) prend place beaucoup plus tôt, dans la Septante (25,14-31,44), juste avant l'oracle de la coupe (32), qui termine le chap. 25 dans l'hébreu (25,15-38) ; une large partie du livre est ainsi décalée de 7 chapitres, si l'on compare l'hébreu et la Septante.
  • La composition de la forme courte est en deux parties : chap. 1-20 / 21-52. La première partie se présente comme la retranscription des paroles inspirées à Jérémie lors d'une révélation, la 13e année du roi Josias, tandis que la deuxième partie se situe entièrement au temps de ses fils, Joakim, puis Sédécias. Cette division est donc conforme au titre du livre (1,2-3).
  • La composition de la forme longue divise le livre autrement : 1-25 serait la partie principale, due à l'auteur pour l'essentiel, et 26-52 contiendrait des ajouts à la partie principale, qui prend la meilleure part dans les commentaires.

Les manuscrits de la forme courte

  • Outre quelques fragments de papyrus, la Septante du livre de Jérémie nous est parvenue par trois manuscrits onciaux principaux : le Sinaiticus (S) et le Vaticanus (B), d'une part, deux bibles grecques copiées entre 330 et 340, et d'autre part le Codex Marchalianus (Q), copié au VIe siècle et contenant les livres prophétiques avec, dans les marges, de nombreuses variantes des versions hexaplaires (d'Aquila, Symmaque et Théodotion) de la forme longue de Jérémie.
  • La vetus latina de Jérémie est antérieure à la copie de ces manuscrits et ce qui en reste montre que la rédaction primitive était encore plus courte que la forme courte transmise, qui subit déjà l'influence de la forme longue.

La date de rédaction du livre

  • Selon Jr 36 (LXX 43), Jérémie a dicté son livre en deux temps, la 4e et la 5e année de Joakim (Septante, 4e et 8e année). Pourtant, la majeure partie des chap. 21-52 se situent sous Sédécias, soit après ces dates.
  • Entre la mort d'Assurbanipal (- 627), qui a lieu la même année que la révélation de Jérémie, et la soumission de Jérusalem au roi de Babylone (- 605), qui coïncide avec la première mise par écrit du livre, il s'est écoulé 22 ans ; et cette durée se retrouve 406 ans plus tard, entre la mort de Ptolémée III (- 221) et l'annexion de la Judée par le roi d'Antioche (- 199).
  • La stratégie prônée par Jérémie, qui protège Jérusalem en - 605, est aussi celle qui protège Jérusalem en - 199 : établir des liens avec le futur conquérant.
  • En somme, le livre de Jérémie pourrait être contemporain du moment où Jérusalem passe de la domination lagide (Alexandrie) à la domination séleucide (Antioche) : la première rédaction daterait de - 199 et serait pour l'essentiel Jr 1-20 ; et la deuxième rédaction, en - 195, aurait ajouté Jr 21-52, selon la forme courte[3].
  • La « 5e année » de Joakim, donnée dans la forme longue comme celle de la deuxième mise par écrit, s'explique par le calendrier sabbatique du temple : c'est une année faste, comme l'an - 142, correspondant à l'inauguration de la dynastie hasmonéenne, alors que la « 8e année » est une année néfaste, l'an - 195, où le grand prêtre de Jérusalem est probablement exilé en Égypte.

L'auteur

Quatre chap. de Jérémie font allusion à des événements de la vie de l'auteur :

  • Jérémie reçoit une révélation (Jr 1) quand il est encore jeune, avant d'exercer le métier de prêtre ;
  • Jérémie est expulsé du temple (Jr 20) au moment où il devient prêtre et doit se soumettre à la stratégie du temple, contraire à la sienne ;
  • Jérémie est menacé de mort (Jr 26 / LXX 33), sans doute au moment de la mort de son père, le grand prêtre Helkias, dont il est l'héritier légitime et auquel il succède, malgré tout ;
  • Jérémie met son livre par écrit (Jr 36 / LXX 43) contenant d'abord les paroles révélées, la 4e année de Joakim, puis « beaucoup de choses ajoutées » (v. 32), la 8e année (5e dans la forme longue).
  • Un cinquième événement est indirectement évoqué par le shabbat (Jr 17), il s'agit de la redécouverte de la Loi par son père, la 18e année de Josias, soit cinq ans après la révélation de Jérémie, qui a inspiré cette nouvelle édition des premiers livres de la Bible, pour certains, seulement le Deutéronome, pour d'autres l'Ennéateuque tout entier (soit Pentateuque + Livres historiques). La tradition juive attribue à Jérémie la rédaction des derniers de ces livres.

En somme, Jérémie est un prêtre du temple de Jérusalem, le fils du grand prêtre Helkias éditeur d'un premier canon biblique, auquel il succède, la 1re année de Joakim ; et après l'écriture de son livre, il disparaît, la dernière année de Joakim. Le temps de Josias est une image du passé, et celui de Sédécias, du temps futur.

La stratégie de Jérémie

  • Jérusalem dépend d'un souverain à la puissance déclinante, suscitant la convoitise du « nord ». La révélation que reçoit Jérémie lui dit d'anticiper la conquête par le « nord » en tissant des liens avec lui, et de prendre ses distances avec le souverain déclinant, qui ne défendra pas Jérusalem, en cas d'attaque.
  • Le peuple doit, en même temps, rejeter le culte de « Baal », titre de dieux sémitiques toujours précédé de l'article féminin dans la Septante de Jérémie, qui semble s'appliquer alors à la religion d'Alexandrie, dominée par le culte d'Isis.
  • Il s'agit, enfin, d'imposer à la Samarie le même rejet de « Baal » et la reconnaissance de Jérusalem comme capitale unique de la terre d'Israël.
  • Le temple a comme stratégie la fidélité au souverain déclinant, qui met en péril la survie d'Israël, en cas d'attaque du « nord ».

Genèse du livre de Jérémie

La tradition attribue la rédaction du livre de Jérémie au prophète lui-même, mais les investigations exégétiques modernes résumées dans l'introduction à ce livre de la Traduction Œcuménique de la Bible[4], modifient cette perspective traditionnelle :

  1. à côté d’oracles « d’une authenticité à toute épreuve »[5], de nombreux passages évoquent un travail rédactionnel d’individus appartenant à l’école dite deutéronomique ;
  2. certains récits pourraient avoir été écrits par Baruch ben Neria, proche de Jérémie ;
  3. d’autres passages rapportent indirectement Jérémie : il s’agirait de traditions orales réunies par un compilateur anonyme.

La version de la Septante est assez différente du texte massorétique. Cela implique que le texte a sans doute été retravaillé. Ainsi, seuls les chapitres 2-6, 21-22 et 37-43 sont aujourd'hui encore attribués au prophète Jérémie. Ces premiers textes sont ensuite complétés aux VIe siècle av. J.-C. et au Ve siècle av. J.-C. pour créer le livre proprement dit. Enfin, des ajouts successifs modifient encore le texte jusqu'au IIe siècle av. J.-C.[6].

Contexte

Le peuple israélite se souille avec des orgies et des rites païens. Jérémie doit alors annoncer la désolation de Juda et de Jérusalem, dont le temple ; sont aussi annoncés la captivité du peuple et d'autres malheurs.

Le livre de Jérémie est cité à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament dans l'évangile selon Matthieu aux chapitres 2, 16 et 27. Jésus Christ a associé les paroles de Jérémie (7:11) à celles du prophète Ésaïe (56:7); la hardiesse et le courage de Jésus amenèrent certaines personnes à le prendre pour Jérémie (Matthieu 16:13, 14). La prophétie de Jérémie relative à une nouvelle alliance (Jérémie 31:31-34) est reprise dans l'Épître aux Hébreux, parfois attribué à Paul de Tarse.

Résumé de la forme longue

Les chapitres 1 à 6 contiennent les prophéties prononcées pendant le règne de Josias. Les chapitres 7 à 20 sont des prophéties prononcées du temps de Joaqim. Les chapitres 21 à 38 traitent du règne de Sédécias. Les chapitres 39 à 44 contiennent des prophéties et décrivent les événements historiques qui suivirent la prise de Jérusalem en -586. Le chapitre 45 contient une promesse à Baruch, son disciple scribe, qu'il aurait la vie sauve. Finalement les chapitres 46 à 51 sont des prophéties prononcées contre les nations étrangères. Le chapitre 52 est une conclusion historique.

Le livre de Jérémie contient aussi une allusion à l'existence prémortelle et à la préordination de Jérémie (Jé 1:4–5), la prophétie du retour d'Israël de sa dispersion, prenant « un d'une ville, deux d'un clan pour les ramener en Sion », pays agréable où les royaumes d'Israël et de Juda pourraient demeurer en sécurité et en paix (Jé 3:12–19) et une prophétie de Dieu rassemblant les Israélites déportés dans les « pays du nord » (après l'anéantissement de leur royaume par les Assyriens en -722) en envoyant des « pêcheurs » et des « chasseurs » pour les trouver (Jé 16:14–21). Selon Jérémie, cet événement des derniers jours prendra des proportions encore plus importantes que l'Exode d'Égypte sous Moïse (Jé 16:13–15 ; 23:8).

Contenu

Jérémie est choisi par Dieu pour servir de prophète. Il est assuré de bénéficier de son soutien. Jérémie 1:19 dit : « À coup sûr ils combattront contre toi, mais ils ne l’emporteront pas sur toi, car "je suis avec toi", c’est là ce que déclare YHWH, "pour te délivrer" ».

Infidélité de Jérusalem

La ville est représentée comme une femme prostituée aux dieux étrangers. YHWH invite son peuple à revenir notamment parce qu'il est leur propriétaire (son époux au sens figuré). Ils peuvent revenir à condition d’ôter leurs choses immondes sinon, de la même manière que les Juifs ont quitté Dieu pour servir des faux dieux, Dieu les fera servir des étrangers dans un pays qui n’est pas le leur, en esclavage. En effet, ils vouent un culte au dieu Baal en brûlant leurs fils et filles dans la vallée de Hinnom. Cette vallée, d'après Jérémie, sera appelée « la vallée de la tuerie » et les cadavres de ce peuple deviendront une nourriture pour les oiseaux et les bêtes. Cette annonce correspond à ce qu'est devenue cette vallée, en étant synonyme de la Géhenne, symbole de destruction totale.

La persécution du prophète

Irrité par une prédication de Jérémie, le commissaire en chef du Temple de Salomon met le prophète aux ceps toute une nuit. Du coup, Jérémie envisage de renoncer à prophétiser, mais il ne peut garder le silence car la parole de YHWH « devient dans son cœur comme un feu brûlant, enfermé dans ses os ». Il fait alors une succession d'annonces tragiques : le roi de Babylone assiégera Jérusalem qui sera détruite par la peste, l’épée, la famine et le feu. Concernant les rois, Joachaz mourra en exil, Joachim aura un enterrement d’âne et son fils Joaquin mourra à Babylone.

Plus loin, alors qu'il est menacé de mort pour une raison similaire, Jérémie se défend en clamant son innocence, car il parle au nom du Dieu d'Israël. Quelques anciens, alors gagnés à sa cause, évoquent le souvenir du prophète Michée qui, sous le règne d'Ézéchias, roi de Juda, avait pu proférer d'épouvantables prophéties sans être inquiété.

Condamnations contre les nations

Les chapitres 45 à 49 annoncent une suite de condamnations. Au moyen de trois prophéties parallèles, le malheur est annoncé pour toutes les nations de la terre.

  1. Pour commencer, Nabuchodonosor II est présenté comme l'exécutant des ordres de Dieu chargé de dévaster Juda et les nations alentour, et de continuer en disant de Babylone qu'elle « (…) deviendra des solitudes désolées pour des temps indéfinis (…) ». (Jérémie 25:12).
  2. La vision de la coupe du vin de la fureur de Dieu est réservée pour toutes les nations qui la « boiront et oscilleront et se comporteront comme des hommes pris de folie ». En plus de villes de Jérusalem et de Juda, l’Égypte, la Philistie, l'Édom, Tyr, les pays proches et éloignés, et finalement « tous les autres royaumes de la terre qui sont à la surface du sol ».
  3. Dieu doit se mettre à « rugir d’en haut, contre tous les habitants de la terre ». Cette dernière prophétie force le rapprochement avec les prophéties du livre de l'Apocalypse.

Notes et références

  1. (en) Marc Zvi Brettler, How to read the Bible, Jewish Publication Societ, , p. 173
  2. P.-M. Bogaert, "Le livre de Jérémie en perspective, les deux rédactions antiques selon les travaux en cours", Revue biblique 101, 1994, p. 363-406.
  3. C.-B. Amphoux - A. Sérandour, "La date de la forme courte du livre de Jérémie", dans M. Loubet – D. Pralon (éd.), Eukarpa. Études sur la Bible et ses exégèses, Paris, Cerf, 2011, p. 25-35
  4. Cf. TOB, 2004, p. 919-926
  5. TOB, 2004, p. 926
  6. Thomas Römer (éd.), Jean-Daniel Macchi (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, 2009, p=432-435

Bibliographie

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Arche d'alliance

L'Arche d'Alliance (en hébreu אֲרוֹן הָעֵדוּת, Aron ha'Edout, « Arche du témoignage ») serait le coffre qui, selon la Bible, contient les Tables de la Loi (Dix Commandements) données à Moïse sur le mont Sinaï.

C'est un coffre oblong de bois recouvert d'or. Le propitiatoire surmonté de deux chérubins, qui en forme le couvercle, est considéré comme le trône, la résidence terrestre de YHWH (Exode 25:22). Lorsque le tabernacle fut terminé, l'arche fut mise dans le saint des saints, la partie la plus centrale du Temple de Salomon. (1 Rois 8:1–8).

Ashkenaz

Ashkenaz (version King James), Aschkenaz (version Louis Segond) ou Askénaz (version Martin), de l'hébreu אַשְכְּנָז ('aškĕnāz), est un patriarche biblique, évoqué dans la Table des peuples (Genèse 10). Il est d'ascendance japhétique (par opposition aux Sémites et aux Hamites) puisqu'il est le fils aîné de Gomère, petit-fils de Japhet et arrière-petit-fils de Noé. Ses frères sont Riphath et Togarma.

Dans la Bible hébraïque, Ashkenaz correspond à un peuple établi au sud de la Russie, entre la mer Noire et la mer Caspienne, à proximité de l'Arménie et du cours supérieur de l'Euphrate. En plus de la Genèse, Ashkenaz figure dans un passage du livre de Jérémie, qui appelle les royaumes d'Ararat (une zone géographique correspondant à l'Urartu) et de Minni (les Mannéens) à détruire Babylone. Des chercheurs ont proposé d'identifier Ashkenaz à un peuple appelé Ashkuza (Ashguza ou Ishguza) en akkadien, même si la présence de la lettre nun dans le nom hébreu peut poser problème pour cette identification. Des sources assyriennes mentionnent qu'Ashkuza et ses alliés de Minni ont combattu les Assyriens sous le règne d'Assarhaddon. Ashkenaz est à rapprocher des peuples Scythes.

Dans les Antiquités juives, l'historien juif du Ier siècle Flavius Josèphe tente de rapprocher les généalogies bibliques avec les peuples qui lui sont contemporains. Il indique qu'Ashkenaz (Aschanaxes) correspond au peuple « que les Grecs aujourd'hui appellent Réginiens ». Les « Réginiens » auxquels fait allusion Josèphe ne sont pas clairement identifiés. Il s'agit peut-être d'une région correspondant à la Bithynie, puisque les deux frères d'Ashkenaz, Riphath et Togarma, sont dits occuper des territoires voisins de la Bithynie (Riphath occupe le territoire des Paphlagoniens et Togarma celui des Phrygiens). On peut aussi proposer de voir dans les « Réginiens » les habitants de Rhegium en Grande-Grèce.

Dans la littérature rabbinique médiévale, le nom « Ashkenaz » est utilisé pour désigner l'Allemagne.

Asia Argento

Aria Argento, dite Asia Argento /ˈaːzja arˈd͡ʒɛnto/, née le 20 septembre 1975 à Rome, est une actrice, réalisatrice, scénariste, mannequin, DJ et chanteuse italienne.

Gottlob! nun geht das Jahr zu Ende

Gottlob! nun geht das Jahr zu Ende (Dieu soit loué ! Voilà que l’année se termine), BWV 28, est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1725.

Ich geh und suche mit Verlangen

Ich geh und suche mit Verlangen (Je m’en vais plein de ferveur à ta recherche) (BWV 49) est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1726.

Jérémie

Jérémie (VIe siècle av. J.-C.) est un personnage de la Bible qui apparaît principalement dans le livre de Jérémie, dont il est souvent présenté comme l'auteur. Il est également évoqué dans le deuxième livre des Chroniques. C'est un prophète du Tanakh dans le judaïsme ou de l'Ancien Testament pour les chrétiens.

Il est fêté le 1er mai par l’Église catholique.

Le Livre de Jérémie

Le Livre de Jérémie peut désigner :

le Livre de Jérémie, partie de l'Ancien Testament

Le Livre de Jérémie, roman de JT LeRoy (2001)

Le Livre de Jérémie, film d'Asia Argento adapté du roman (2004).

Le Livre de Jérémie (film)

Le Livre de Jérémie (The Heart Is Deceitful Above All Things) est un film américain réalisé par Asia Argento en 2004.

Le Livre de Jérémie (roman)

Le Livre de Jérémie (The Heart is Deceitful Above All Things) est un roman de JT LeRoy publié en 2001 aux États-Unis, traduit en français en 2005 (ISBN 2-207-25428-3).

Le roman raconte l'histoire d'une enfance détruite, celle de Jeremiah, jeune garçon ballotté entre une mère prostituée qui l'emmène dans ses tribulations sur les routes des États-Unis et des grands parents évangéliques voulant l'arracher à cette vie de débauche pour lui donner une éducation rigoriste et très violente.

C'est un roman dur et très cru, où la violence et le sexe sont omniprésents. Le jeune héros subit les pires exactions de la part de tous les adultes du roman et ne parvient à survivre qu'en se construisant une vision hallucinée du monde qui l'entoure.

JT LeRoy, auteur qui se donne une image trouble et mystérieuse dans la presse, présente ce roman comme plus ou moins autobiographique. L'histoire précède en quelque sorte celle de son premier roman, Sarah, qui connut un grand succès aux États-Unis lors de sa première édition. Il a finalement été révélé en 2006 que le roman avait été écrit par une femme, Laura Albert, et que le personnage de JT Leroy, inventé par cette dernière, était une mystification littéraire.

Le titre français du roman fait référence au Livre de Jérémie de la Bible chrétienne.

Lettres de Lakish

Les lettres de Lakish ou plus exactement ostraca de Lakish sont 22 ostraca écrits en alphabet paléo-hébraïque provenant du site archéologique de Lakish en Israël. Vingt et un ostraca ont été découverts lors des campagnes de fouilles réalisées entre 1932 et 1938 par l'archéologue britannique James Leslie Starkey puis ont été déchiffrés et publiés par le professeur Naftali Herz Tur-Sinai. Un ostracon supplémentaire a été découvert en 1966. Ces ostraca représentent le principal corpus d'inscriptions en hébreu ancien. Ils ont été trouvés dans le niveau archéologique II qui correspond à la dernière phase du gouvernement judéen de la ville de Lakish avant sa destruction par l'armée babylonienne de Nabuchodonosor II en 586 av. J.-C.. Ils apportent d'importants renseignements sur la paléographie, l'orthographe, le vocabulaire et la grammaire de l'hébreu ancien.

À l'époque du royaume de Juda, la ville de Lakish était la deuxième ville la plus importante après Jérusalem. Les ostraca de Lakish sont généralement des correspondances militaires qui traitent de problèmes administratifs, militaires et politiques. Ils reflètent l'atmosphère troublée qui règne en Juda à la veille de la campagne babylonienne. On trouve un écho de cette situation dans le livre de Jérémie. Le style des lettres est elliptique car il fait allusion à un contexte supposé connu à la fois par l'auteur des lettres et leurs destinataires mais qu'il est difficile de reconstituer aujourd'hui.

Les ostraca 1-15 et 18 proviennent d'une pièce adjacentes à la porte extérieure de la ville. Il s'agissait peut-être d'une salle de garde où arrivaient les messages pour le commandant de la forteresse. À trois reprises, le destinataire des lettres est un certain Yaosh (יאוּש). Compte tenu du contexte, il peut s'agir du commandant de la forteresse. Les lettres donnent un aperçu des formules de salutations en usage telle que ישמַע יהוה את אדֹנִי שמֻעֹת טֹב עָתָ כּיֹם « puisse Yahweh faire entendre à mon maître de bonnes nouvelles maintenant » (ostracon 8) ou des formules épistolaires d'un subordonné s'adressant à son supérieur מי עבדך כּלב כּי (my `bdk klb ky) « qui est ton serviteur (sinon) un chien que ... » (ostracon 6).

L'ostracon 3 est une lettre de Hoshaiah à Yaosh. Elle fait allusion à une ambassade menée par le général Coniah fils d'Elnathan en Égypte. Des tractations semblent avoir pour but d'obtenir une aide militaire face à l'invasion babylonienne. Cette lettre fait écho au livre de Jérémie qui indique l'existence d'un parti pro-égyptien à la cour de Juda. Jérémie mentionne aussi un certain « Elnathan fils d'Achbor » en lien avec l’Égypte. Ce dernier y est envoyé par le roi Joaqim pour arrêter le prophète Ouriah. Il est possible que cet Elnathan soit le père de Coniah, même si rien dans l'ostracon ne permet de relier l'ostracon au récit de Jérémie. Un passage obscur fait aussi référence à la mise en garde d'un prophète non nommé mais qui pourrait rendre compte des divisions dans le choix de la politique à mener dans la situation de crise où se trouve le royaume.

L'ostracon 4 se situe dans le contexte de la dernière phase de la campagne babylonienne. Il semble faire allusion à l’abandon d'un avant-poste judéen nommé Beth-harapid, et peut-être à la chute d'Azéqa. Selon Jérémie, Lakish et Azéqa sont les principales forteresses de Juda et ce sont les dernières encore aux mains des Judéens à la veille de la chute de Jérusalem.

Livre de Habacuc

Le livre de Habacuc est un livre de l'Ancien Testament.

Habacuc est un prophète de Juda qui parla de l'état pécheur du peuple, peut-être au cours du règne de Joaqim, roi de Juda (env. 600 av. J.-C.).

Livre de Michée

Le livre de Michée est un livre de l'Ancien Testament.

Le prophète juif Michée a été chargé par Dieu de rétablir la paix et la justice en Israël.

Livre des Lamentations

Le livre des Lamentations ou Lamentations de Jérémie est un livre du Tanakh et de l'Ancien Testament. Il est appelé en hébreu איכה (ʾēḫâ), parfois transcrit Eikha, qui signifie « comment », d'après son incipit. L'auteur est anonyme. Il est constitué de cinq poèmes déplorant la destruction de Jérusalem, probablement composés en Judée ou par des Judéens en exil. Il est traditionnellement attribué au prophète Jérémie. Son contenu se rapporte à une période entre 598 av. J.-C., date de la première déportation, et la prise de Babylone par Cyrus II en 538 av. J.-C..

None Shall Escape

None Shall Escape est un film américain réalisé par André de Toth, sortie en 1944.

L'action se situe en Pologne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le film relate le procès d'un dignitaire nazi qui doit répondre de ses agissements. De plus, par l'évocation de certaines scènes de massacres, None Shall Escape reflète l'expérience personnelle d'André de Toth. Celui-ci filma, en effet, pour une agence d'actualités, des phases de l'invasion nazie en Pologne. Dénué de tout sentimentalisme et pourvu d'une solide base historique, le scénario, dû à Lester Cole, essaie de remonter aux origines les plus lointaines du drame allemand et de la propagation de l'idéologie nazie. Le film met, néanmoins, en garde contre toute mansuétude à l'égard des responsables de crimes contre l'humanité. Avec une évidente clairvoyance (le copyright du film date de 1943), None Shall Escape indique, d'ailleurs, dans son titre, inspiré du livre de Jérémie (44, 14 - "Et il n'y aura ni fugitif ni survivant pour le reste de Juda...), que "nul n'échappera à la sentence."

Premier dimanche de l'Avent

Le premier dimanche de l'Avent se situe entre 4 et 3 semaines avant Noël dans le calendrier liturgique catholique. Il marque le début de l'année liturgique.

Prophète

Prophète, au féminin prophétesse (grec : προφήτης [profétès], docteur, interprète de la parole divine ; devin), est un mot provenant du latin chrétien et emprunté au grec prophêtês qui désigne une personne qui tient, d'une inspiration que l'on croit être divine, la connaissance d'événements à venir et qui les annonce par ses paroles ou ses écrits. La Bible élargit le sens : ce n'est plus spécifiquement une personne qui parle de l'avenir (comme un devin), mais une personne qui parle au nom de Dieu, donnant des messages de sagesse, dénonçant le mal, dictant des conduites à tenir.

Un faux prophète est, selon la Bible qui utilise le terme régulièrement, un prophète reconnu (à tort) de son vivant, généralement quelqu'un qui n'ouvre pas les yeux sur le mal que commet le peuple, mais contesté par un autre prophète qui, lui, parlerait effectivement au nom de Dieu,. Actuellement, on comprend parfois le terme comme un prophète non reconnu par les autres religions ou systèmes de croyances. Les critères pour différencier les deux dépendent de chaque religion. On les trouve par exemple dans des traités comme celui de Jean de Gerson sur l’« esprit de discernement »[réf. nécessaire] ou les textes du Nouveau Testament pour les chrétiens.

Le prophète s'oppose au devin en ce qu'il n'est pas fataliste, il intervient pour que ceux qui l’écoutent changent leur vision et leur comportement, et qu'il ne fonde pas sa connaissance de l'avenir sur l'interprétation d'indices ou de signes concrets : cartes à jouer, vol des oiseaux, tirage au sort, ivresse, etc.

Le prophète se dit au service et mû par la divinité, et va souvent à l'encontre de l'opinion de ses concitoyens. Il forme ainsi un contre-pouvoir, forme d'antidote à l'embourgeoisement institutionnel.

Pour le judaïsme, un prophète annonce des événements à venir si le peuple ne change pas de comportement, et opère à titre de lettre de créance un ou plusieurs miracles.

Pour les chrétiens, « visions et prophétie sont des choses communes dans le peuple de Dieu ». L'Esprit soufflant « où il veut », tout homme peut être prophète, parler au nom de la Transcendance, de Dieu, même occasionnellement, un non-chrétien.

Chez les manichéistes, Mani est le successeur de Jésus et le dernier prophète.

Chez les musulmans, le cycle de la Prophétie est scellé par Mahomet, au sens d'homme inspiré par Dieu, dans les ouvrages traitant de l'islam.D'une façon générale, on qualifie de prophète toute personne qui a fait une prophétie en annonçant par avance un événement que les personnes à qui il s'adressait considéraient comme imprévisible.

Ramah en Benjamin

Ramah en Benjamin (en hébreu רָמָה) est le nom d'une ville biblique de l'ancien Israël située dans le territoire de la tribu de Benjamin dans les Monts de Judée entre Gibeon et Mitzpah en Benjamin. C'est la patrie de Déborah et de Samuel.

Ramah est citée par Jérémie [1] à propos de la déportation des israélites à Babylone :

« On a entendu des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, et n'a pas voulu être consolée, parce qu'ils ne sont plus. »

— livre de Jérémie, verset 31:14

Ce verset est repris par l'Évangile de Matthieu, au verset 2:18, à propos du Massacre des Innocents.

Ramah en Benjamin est identifiée au village palestinien d'Er-Ram, à 8 km au nord de Jérusalem

Tanakh

Tanakh (en hébreu תנ״ך), est l'acronyme

de l’hébreu « תּוֹרָה - נביאים - כתובים », en français : « Torah - Nevi'im - Ketouvim », formé à partir de l'initiale du titre des trois parties constitutives de la Bible hébraïque :

T ת : la Torah תּוֹרָה (la Loi ou Pentateuque) ;

N נ : les Nevi'im נביאים (les Prophètes) ;

K ך : les Ketouvim כתובים (les Autres Écrits ou Hagiographes).On écrit aussi Tanak (sans h à la fin). Le Tanakh est aussi appelé Miqra מקרא,

Terminologie : Tanakh, Ancien Testament et Bible hébraïque.

La division que reflète l'acronyme Tanakh est bien attestée dans des documents de l'époque du Second Temple, dans le Nouveau Testament chrétien et dans la littérature rabbinique, à ceci près qu'au cours de cette période l'acronyme en question n'était pas utilisé ; le terme correct était Miqra (« Lecture », renvoyant à une fonction liturgique du texte), par opposition à Mishna (« Enseignement », « Répétition ») ou Midrash (« Exégèse »). Le terme Miqra continue à être utilisé de nos jours, aux côtés de Tanakh pour dénommer les Écritures hébraïques. En hébreu moderne parlé, Miqra possède néanmoins une connotation plus formelle que Tanakh.

Les livres inclus dans le Tanakh étant pour la plupart écrits en hébreu, on l'appelle également la Bible hébraïque. Bien que l'araméen se soit introduit en bonne partie dans les livres de Daniel et d'Esdras, ainsi que dans une phrase du Livre de Jérémie et un toponyme de deux mots dans le Sefer Bereshit (Livre de la Genèse), ces passages sont écrits dans la même écriture hébraïque. Les passages en araméen sont les suivants : Esdras 4.8, 4.7 et 12.26 ; Jérémie 10.11 ; Daniel 2.4 à 7.28

Selon la tradition juive, le Tanakh est constitué de vingt-quatre livres : la Torah contenant cinq livres, les Nevi'im huit, et les Ketouvim onze.

La Bible hébraïque a exactement le même contenu que l’Ancien Testament protestant mais les livres sont présentés et classés différemment, les protestants comptant trente-neuf livres, et non vingt-quatre.

Ceci est dû au fait que les Chrétiens ont choisi de subdiviser certains livres de la religion juive.

Cependant, l'expression Ancien Testament, utilisée dans la tradition chrétienne, peut paraître péjorative pour des Juifs. D'une part, elle peut être perçue comme une volonté de s'approprier arbitrairement les textes de la religion juive et d'autre part, selon la foi juive, il ne saurait exister de Nouveau Testament hors des textes massorétiques. Tout ceci étant relatif, puisque le christianisme est issu du judaïsme et que les proto-chrétiens étaient eux-mêmes tous Juifs, il résulte que l'expression « Premier Testament » est parfois considérée comme plus respectueuse envers la tradition juive.

En tant que telle, une distinction technique peut être tracée entre le Tanakh et le corpus similaire mais non identique que les Chrétiens protestants nomment Ancien Testament. L'expression de Bible hébraïque est donc préférée par certains érudits, car elle recouvre les aspects communs du Tanakh et de l'Ancien Testament en évitant les biais partisans.

L’Ancien Testament catholique et orthodoxe contient sept Livres non inclus dans le Tanakh. Ils sont appelés Livres deutérocanoniques (lit. « canonisés secondairement » c'est-à-dire canonisés ultérieurement). Ils sont tirés de la Septante, version grecque étendue du Tanakh. Ainsi, dans les Bibles chrétiennes, les Livres de Daniel et d'Esther peuvent contenir des textes deutérocanoniques, n'ayant été inclus ni dans le canon juif ni dans le canon protestant.

Taphnis

Taphnis, ou Tell Defenneh, est à 13,5 kilomètres à l'ouest du canal de Suez près de la ville d'El Qantara et à 19 km au nord est d'el-Salihièh (antique Phacusa). C'était une ancienne cité pharaonique et une place forte.

L'autre nom « Daphnes » de la ville vient du grec « δάφνη », le laurier. En hébreu elle se nomme Takhpankhes / Takhpenes.

Taphnis eut son importance comme place forte quand les pharaons abandonnèrent Thèbes, leur capitale du Sud, pour construire la Thèbes du nord à Tanis. Il semble que Taphnis ne fut vraiment florissante qu'à la Basse époque sous les règnes de Psammétique Ier à Ahmôsis II (XXVIe dynastie).

Taphnis faisait alors partie du XIVe nome de la Basse-Égypte. Cette cité avait été construite sur une branche dérivée du Nil qui irriguait les champs situés entre Tanis et le désert oriental. Les constructeurs de Taphnis étaient essentiellement des Phéniciens recrutés par Pharaon pour surveiller les frontières de l'Égypte.

Selon le Livre de Jérémie, lors de l'invasion babylonienne et la destruction de Jérusalem (-587) un groupe de Judéens comprenant le prophète Jérémie s'y réfugie par crainte de la répression suivant le meurtre du gouverneur Gedolias.

Malgré une destruction possible par Cambyse en -525, les Perses ont, comme à Éléphantine, conservé les implantations saïtes qui protégeaient la frontière face aux Arabes et aux Assyriens.

Le site est exploré en 1885-86 par Flinders Petrie. Il y trouve les ruines d'un ancien camp retranché et les restes d'une ville ainsi que des inscriptions et des tessons, surtout de style grec archaïques, aujourd'hui conservés au British Museum. L'origine de ces installations remonterait à la XIXe dynastie lorsque Psammétique Ier y installe des mercenaires. C'est à ce pharaon ainsi qu'à ses successeurs saïtes jusqu'à Ahmôsis II, que se rapportent la plupart des inscriptions trouvées sur place.

Prophètes de la Bible
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Quatre grands prophètes
Livres des grands prophètes
Douze petits prophètes
Livres des petits prophètes
Autres Ancien Testament
Nouveau Testament
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Premiers prophètes
Derniers prophètes ou
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Livres de l’Ancien Testament
Tanakh
(Bible hébraïque commune aux canons juif et chrétiens)
Livres deutérocanoniques
(canon des Églises catholique et orthodoxe)
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Canon orthodoxe géorgien
Canon orthodoxe éthiopien restreint
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