Livre d'Amos

Le livre d'Amos est un livre de la Bible hébraïque.

Amos
Chapitre 2 d'Amos dans le pOxy846

Chapitre 2 d'Amos dans le pOxy846

Auteur traditionnel Amos
Datation traditionnelle IXe siècle av. J.-C.
Nombre de chapitres 9
Classification
Tanakh Nevi'im
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Canon chrétien Livres prophétiques
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Présentation

Le prophète Amos, dont le nom signifie « porteur », était originaire de Thekoa, une ville du royaume de Juda, au sud de Jérusalem. Amos était berger et homme de la terre (Amos 1. 1 ; 7. 14). Sa connaissance de la vie agricole transparaît à plusieurs reprises dans sa manière de s’exprimer (Amos 2. 13 ; 3. 12 ; 4. 9 ; 5. 8 ; 6. 12 ; 7. 1, 2). Selon ses propres indications, Amos prophétisa aux jours des rois Ozias de Juda (791-740 av. J.-C.) et Jéroboam II d’Israël (793-753 av. J.-C.). La période pendant laquelle les règnes de ces deux rois coïncident s’étend de 767 à 753 av. J.-C., de sorte que le ministère du prophète Amos doit se situer principalement au cours de ces années.

Beaucoup de prophéties d'Amos invitent Israël et ses voisins à retourner à la justice.

Amos condamne Israël pour sa vie luxueuse, car les riches dépouillent les pauvres pour se bâtir des maisons d'ivoire, où ils festoyaient somptueusement.

Le jugement de Dieu sera exécuté à coup sûr, sur les nations voisines (Syrie, la Philistie, Tyr, Édom, Ammon, Moab et Juda), mais surtout sur Israël pour avoir haï et maltraité leurs frères israélites, pour avoir opprimé les pauvres, pour avoir commis l'immoralité, et pour avoir traité irrespectueusement les prophètes et les naziréens suscités par Dieu. La punition divine est inexorable. Il n'existe aucun refuge où s'enfuir pour échapper, aucun lieu n'est hors de portée de Dieu. Finalement, les rescapés seront rassemblés et possèderont une sécurité durable.

Ce livre se réfère au reste de la Bible, il contient de nombreuses références à l'histoire biblique et aux lois de Moïse. Pour les chrétiens du Ier siècle, les écrits d'Amos étaient divinement inspirés. Le martyr Étienne et Jacques, le frère de Jésus (Actes 15:14-18) ont attiré l'attention sur certaines de ses prophéties.

Résumé

Les chapitres 1–5 appellent Israël et ses voisins au repentir. Le chapitre 3 explique que le Seigneur révèle ses secrets aux prophètes et que, pour cause de transgression, Israël sera détruit par l'ennemi. Les chapitres 6–8 prophétisent la chute d'Israël de nombreuses années avant l'invasion assyrienne. Le chapitre 9 prophétise qu'Israël sera rappelé dans son pays.

Bibliographie

  • André Neher, Contribution à l'étude du prophétisme, 1950, Ed.: Vrin, 2000, (ISBN 2-7116-0588-4)
  • Roland Meynet, Le livre du prophète Amos, en collab. avec P. Bovati, Rhétorique biblique 2, Les Éditions du Cerf
  • Jésus Asurmendi, Amos et Osée, Cahiers Évangile n°64, Les Éditions du Cerf, 2001.

Liens externes

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Amos (prophète)

Amos (עָמוֹס en hébreu) est le troisième des douze petits prophètes de la Bible. Il est l'auteur du Livre d'Amos, constitutif du Tanakh ou Ancien Testament.

Années 1180 av. J.-C.

XIIIe siècle av. J.-C. |

XIIe siècle av. J.-C. |

XIe siècle av. J.-C.

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Balthazar (roi)

Balthazar (Bēl-šar-uṣur) ou Bêl-Shana-Usur ou Bêl-Shar-Utsur ou Belšazar ou Belshazzar ou Belsazar, en babylonien : Bel-šarru-usur ou Bel-šarru-uṣur[réf. nécessaire] "Bel protège le Roi", en grec : Βαλτάζαρ (Baltázar), en latin : Balthasar, en hébreu: בלשאצר Balthazar ou Belshazzar, était le fils de Nabonide et de la reine Nitocris et il fut fait corégent par son père en 553. Il assura le gouvernement de l'empire lors de l'exil volontaire de ce dernier dans l’oasis de Teima.

C'est un personnage des chapitres 5 et 8 du Livre de Daniel (Tanakh) où il est décrit comme le roi lors de la prise de la ville par les Mèdes et les Perses.

Crucifixion

La Crucifixion (du latin classique crucifixio) désigne le crucifiement de Jésus de Nazareth, considéré par les chrétiens comme le Christ. Selon les textes néotestamentaires, Jésus-Christ fut condamné à mort par le préfet romain Ponce Pilate, et exécuté par le supplice de la croix.

Les péricopes de l'arrestation de Jésus, de son procès, du portement de Croix et de sa crucifixion, font partie du récit de la Passion. Le passage de la crucifixion à la résurrection de Jésus est aux fondements de la religion chrétienne.

Figuier sycomore

Le figuier sycomore ou sycamore (Ficus sycomorus) est un arbre de la famille des moracées.

Gartl

Un Gartel (yiddish : גאַרטל, « petite ceinture ») est une ceinture portée (généralement mais non exclusivement) par les Hassidim durant les prières. Elle marque la séparation des parties supérieures et inférieures du corps, représentant respectivement l'esprit et le penchant animal. L'usage est cité dans le Talmud par Abbaye (Traité Shabbat 10a).

Hébreu biblique

L'hébreu biblique (appelé en hébreu עברית מקראית Ivrit miqra'it, עברית תנכי"ת Ivrit tanakhit ou לשון המקרא Lashon HaMiqra) est un ensemble de dialectes archaïques dans lesquels ont été rédigés de nombreux documents, dont le plus notable est la Bible hébraïque (à l'exception des Livres et sections rédigés en judéo-araméen).

On suppose que l'hébreu biblique était la langue quotidienne des Hébreux et des Israélites. Bien qu'il ne fût déjà plus en cours à la période romaine, il continua d'être enseigné dans les écoles juives, mais aussi dans les séminaires théologiques chrétiens, et l'est encore dans les écoles publiques en Israël. Il fait par ailleurs l'objet d'une étude assidue de la part des linguistes et des archéologues opérant sur le territoire correspondant à la terre d'Israël.

Des éléments d'hébreu biblique sont par ailleurs employés dans la littérature hébraïque moderne, les médias et, occasionnellement, la conversation. L'hébreu biblique est en effet aisément lu par quiconque parle l'hébreu moderne. Toutefois, ces deux formes diffèrent par le vocabulaire, la grammaire et la phonologie.

Inscriptions de Deir Alla

Les inscriptions de Deir Alla sont un groupe d'inscriptions en écriture araméenne découvert sur le site archéologique de Deir Alla (en) en Jordanie dans la vallée du Jourdain. Elles ont été découvertes en 1967 par une équipe néerlandaise et sont conservées au musée archéologique d'Amman. Ces inscriptions mentionnent les visions d'un personnage appelé « Balaam » qui est également connu par la Bible hébraïque, notamment dans le livre des Nombres (22-24).

Le Livre mangé

Le Livre mangé est une parabole de l'Ancien Testament. Elle est citée dans le livre d'Ézechiel. Elle parle de digérer la parole de Dieu pour la faire écouter au peuple.

Livre de Tobie

Le Livre de Tobie, parfois appelé Livre de Tobit (Tobie étant le fils de Tobit dans la Septante), est un livre deutérocanonique de l'Ancien Testament. Il raconte l'histoire d'un Israélite de la tribu de Nephthali nommé Tobie (le texte latin de la Vulgate donne le même nom au père et au fils, Tobias). Déporté à Ninive, il devient aveugle après avoir reçu de la fiente d'oiseau dans les yeux et envoie son fils Tobie recouvrer une dette en Médie auprès de leur parent Gabaël.

Le texte est écrit en grec et figure dans la Septante. Rédigé sans doute initialement en hébreu ou en araméen, l'original a été perdu, mais un fragment en araméen avec un texte correspondant en grec a été retrouvé dans les années 1950, dans la grotte no 4 près des ruines de Qumrân parmi les manuscrits de la mer Morte. Ce livre ne figure pas au canon des Écritures hébraïques et ne se trouve donc pas dans le Tanakh. Il est déclaré canonique par l'Église au concile de Carthage III en 397, mais il était déjà largement utilisé par les différentes communautés chrétiennes. Il figure donc dans le canon deutérocanonique de l'Église catholique tout comme dans celui de l'Église orthodoxe.

Il est repris par la Vulgate. Clément d'Alexandrie le reconnaît comme partie de la Sainte Écriture et Ambroise de Milan le qualifie de liber propheticus.

Le Livre de Tobie est le seul de la Bible où la Terre promise est qualifiée de « Terre d'Abraham ».

Mont Carmel

Le mont Carmel, en hébreu הַר הַכַּרְמֶל, Har HaKarmel, littéralement en français « le vignoble de Dieu », est une montagne côtière d'Israël surplombant la mer Méditerranée. La ville de Haïfa se trouve en partie sur le flanc du mont Carmel, ainsi que quelques petites villes, comme Nesher ou Tirat Carmel.

En raison de la végétation luxuriante sur les pentes des collines, ainsi que de la présence de nombreuses grottes sur le versant plus raide, le massif du Carmel est devenu le repaire de criminels. Pendant la Première Guerre mondiale, le mont Carmel a joué un rôle stratégique important. La bataille de Megiddo a eu lieu à la tête d'un passage à travers la crête du mont Carmel, qui surplombe la vallée de Jezreel au sud. Le général Edmund Allenby a conduit les forces britanniques, lors de cette bataille qui a été le point tournant dans la guerre contre l'Empire ottoman. La vallée de Jezréel avait déjà été l'hôte de nombreuses batailles, (y compris la bataille de très grande importance historique de Megiddo) entre les Égyptiens et les Cananéens, mais c'est seulement dans la bataille du XXe siècle que les crêtes du Carmel ont elles-mêmes joué un rôle important, en raison de l'évolution des munitions.

Nazir

Le naziréat (en hébreu נֶזֶר) est un phénomène religieux, attesté par les écritures bibliques, la littérature extra-biblique et l'archéologie, au sein de la religion ancienne d'Israël (pré-exilique) et du Judaïsme ancien (587 avant JC - 70 après JC). Ce phénomène consiste pour un homme ou une femme à prendre ou recevoir le statut de nazir (en hébreu : נזיר) en s'abstenant de se couper les cheveux et de boire du vin.

La recherche exégétique et historique distingue deux formes de naziréat :

- le naziréat guerrier,

- le naziréat votif, lui-même divisé en trois manières de vivre ce vœu.

Ozias

Selon la Bible, Ozias (aussi nommé Azarias), fils d'Amasias et de Jecolia, a été roi de Juda durant 52 ans, au milieu du VIIIe siècle av. J.-C.. Il y est décrit comme chef militaire, roi bâtisseur et ayant développé l'agriculture, avant de devenir lépreux. Il fut contemporain des prophètes Isaïe, Osée et Amos.

Petits prophètes

On appelle petits prophètes douze prophètes auxquels sont attribués des livres de la Bible hébraïque ou de l'Ancien Testament.

Peuple élu

Un peuple élu (ou peuple choisi) est un peuple qui se dit choisi par une instance supérieure, généralement Dieu.

Différents groupes se sont considérés élus pour diverses missions comme celle d'être l'agent de Dieu sur Terre. Ce statut est souvent associé à une grande rigueur personnelle ou collective auto-imposée, afin de remplir les attentes de Celui qui élit. La notion est le plus couramment associée aux Juifs puisque la Bible hébraïque désigne sous le terme de « peuple choisi » les enfants d'Israël qui ont désormais pour vocation de former une « nation sainte » (גוֹי קָדוֹשׁ) après avoir reçu le « Verbe » ou « Loi de Dieu », sous la forme de la Torah communiquée par Dieu à Moïse.

Après le schisme entre judaïsme et christianisme, les chrétiens se proclament verus Israël mais les Juifs se réaffirment seuls élus car selon les textes, cette élection est subordonnée au respect de l'ensemble des préceptes édictés dans la Torah.

L'appellation se teinte par conséquent d'ironie et de mépris pour un peuple abaissé qui continue à se proclamer choisi et par conséquent différent de la norme. Les Juifs n'ont cependant pas considéré cette élection comme une preuve ou marque de supériorité mais au contraire un surplus de responsabilités comme l'énonce le prophète Amos (Livre d'Amos 3:2) : « C'est vous seuls que J'ai distingués entre toutes les familles de la terre, c'est pourquoi, Je vous demande compte de toutes vos fautes ».

Peuple élu (judaïsme)

Dans le judaïsme, le concept d'élection (hébreu : be'hira) est la croyance selon laquelle les enfants d'Israël sont le peuple élu (hébreu : ʿam niv’har ou ʿam segoula), choisi pour contracter une alliance avec Dieu. Cette idée, énoncée la première fois dans la Torah, est reprise et élaborée dans les Livres ultérieurs de la Bible hébraïque, et particulièrement développée dans la littérature rabbinique.

Peuples de la mer

Les Égyptiens antiques appelaient « peuples de la mer » (peuples étrangers de la mer ou peuples du Nord) des groupes de différents peuples venus par la mer attaquer par deux fois au moins, mais sans succès, la région du delta du Nil, sous les règnes de Mérenptah et de Ramsès III, à la fin du XIIIe siècle et au début du XIIe siècle avant notre ère, à la fin de l'âge du bronze récent (période du Nouvel Empire).

On identifiait parmi eux les Lukkas (Lyciens), Pelesets (Philistins), Shardanes et Shekeleshs, entre autres. Certains de ces mêmes peuples sont présents dans les textes provenant de régions plus au nord, sur les côtes d'Anatolie méridionale et du Levant, où ils mettent à mal les royaumes dominés par les Hittites et prennent part à leur chute. Certains d'entre eux s'installent ensuite au Proche-Orient, les plus connus étant les Philistins.

Il s'agit donc apparemment de mouvements migratoires d'ampleur, auxquels peuvent sans doute être attribuées les nombreuses destructions observées sur plusieurs sites côtiers de Méditerranée orientale à cette période. Ce phénomène prend place dans une dynamique conduisant à l'effondrement des royaumes dominant le Moyen-Orient et l'Est méditerranéen à la fin de l'âge du bronze récent, dans lequel il semble avoir eu un rôle déterminant. En raison d'une documentation textuelle peu abondante et souvent difficile à interpréter, ses modalités et ses causes restent encore très mal comprises : l'origine des peuples de la mer et les causes de leurs déplacements sont floues, et leur existence en tant qu'entité collective ne semble pas avoir été durable.

Philistins

Les Philistins (assyrien : Palastu ou Pilistu ; hébreu : פְּלִשְׁתִּים, pelištīm) ou Peleset sont un peuple de l'Antiquité connus par différentes sources textuelles (assyriennes, hébraïques, égyptiennes) et archéologiques.

Les Philistins apparaissent dans des sources égyptiennes au XIIe siècle av. J.-C. et sont présentés comme des ennemis de l'Égypte venus du nord, mélangés à d'autres populations hostiles connues collectivement sous le nom de peuples de la mer.

Après leurs affrontements avec les Égyptiens, les Philistins se sont fixés sur la bande côtière du sud-ouest de la terre de Canaʿan, c'est-à-dire dans une région longeant la Méditerranée depuis l'actuelle bande de Gaza jusqu'à Jaffa.

Leurs cités ont dominé la région jusqu'à la conquête assyrienne de Teglath-Phalasar III en -732. Ils sont par la suite soumis aux empires régionaux, et semblent progressivement s'y assimiler. Les dernières mentions des Philistins datent du IIe siècle av. J.-C., dans le premier livre des Maccabées.

La langue des Philistins reste inconnue, dans la mesure où on ne leur connaît aucune production textuelle. Il est possible que ce soit à l'origine une langue indo-européenne, mais les preuves en sont ténues.

Prophètes de la Bible
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Quatre grands prophètes
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Livres des petits prophètes
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