La Rose blanche

La Rose blanche (en allemand Die Weiße Rose) est le nom d'un groupe de résistants allemands, fondé en juin 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, et composé de quelques étudiants et de leurs proches. Ce nom aurait été choisi par Hans Scholl en référence à la romance de Clemens Brentano (Les Romances du Rosaire, 1852), ou au roman de B. Traven La Rose blanche (1929)[1]. Ce groupe a été arrêté en février 1943 par la Gestapo et ses membres ont été exécutés.

Scholl-Denkmal, München
Mémorial Scholl devant l'Université Louis-et-Maximilien de Munich.

Contexte historique

Au cours du Troisième Reich, le régime nazi vise à endoctriner et encadrer la jeunesse allemande en créant des organisations réservées à celle-ci. Parmi ces organisations, on peut citer en particulier le Deutsches Jungvolk pour les 10-14 ans et les jeunesses hitlériennes pour les 14-18 ans. L’adhésion à ces organisations est obligatoire en Allemagne à partir de 1939. Inge Scholl, témoin privilégié de la résistance, car sœur aînée de l'un des fondateurs du mouvement, montre dans son livre la Rose Blanche la fascination que pouvaient générer ces communautés sur les jeunes Allemands :

« Autre chose nous séduisit, qui revêtait pour nous une puissance mystérieuse : la jeunesse défilant en rangs serrés, drapeaux flottants, au son des roulements de tambour et des chants. Cette communauté n’avait-elle pas quelque chose d’invincible ? »

Malgré un important mouvement d'exil dans les années 1930, des intellectuels antinazis continuent d'exprimer clandestinement leurs convictions sous le Troisième Reich. Dans le milieu universitaire, la survivance de l'esprit critique incite les étudiants à remettre en cause les principes autoritairement inculqués dans les organisations de jeunesse officielles. Tout en participant aux jeunesses hitlériennes, Hans et Sophie Scholl sont membres d'une autre organisation, la Bündische Jugend (de), interdite par le régime[a 1]. À mesure que l'autoritarisme se renforce, les futurs membres de la Rose Blanche, venant en grande partie de la jeunesse étudiante de Munich, prennent conscience de la nécessité de réagir. Ils réfutent l'idée d'obéissance aveugle et mettent en avant la conscience morale des individus responsables. « Tout peut être sacrifié au plus grand bien de l'État, tout, sauf ce que l'État doit servir », peut-on lire dans le premier tract. La philosophie du mouvement se place résolument à l'opposé du nazisme en proclamant la primauté de l'être humain sur l'entité collective abstraite[a 2].

Activités

Fondation

La Rose blanche est fondée au printemps 1942 dans un atelier de peinture de Munich, par Hans Scholl et Alexander Schmorell. Ce fut d'abord Hans Scholl qui prit l'initiative de distribuer des tracts dans leur lycée, sans prévenir ses compagnons, puis ils décidèrent d'agir en commun. Les jeunes étudiants refusent le totalitarisme sous la coupe duquel se trouve alors l’Allemagne du Troisième Reich et veulent sauvegarder leur indépendance face à la menace nazie. La majorité des étudiants sont catholiques, Alexandre Schmorell est orthodoxe. Hans Scholl a en particulier été inspiré par des sermons de Mgr Von Galen, évêque de Münster, qui s'est élevé contre les assassinats de malades mentaux (Aktion T4) et les atteintes faites à l’Église[2]. Hans et Sophie Scholl, protestants, sont par ailleurs profondément croyants[3].

Ils discutent de la situation politique avec Kurt Huber, professeur à l’université de Munich, réputé pour ses cours de philosophie qui influencent beaucoup d’étudiants. Kurt Huber, d'abord opposé à l'idée de révolte envers un pays qu'il aime, finit par appuyer totalement ses élèves qui ont fondé la Rose blanche. Révoltés par la dictature hitlérienne et les souffrances causées par la guerre, les étudiants décident d’agir pendant l’été 1942.

Membres

Développement

Hans Scholl et Alexander Schmorell rédigent quatre premiers tracts. Ils les envoient par la poste à des intellectuels (écrivains, professeurs, médecins) choisis à Munich, qui sont chargés de reproduire ces tracts et de les renvoyer au plus grand nombre de personnes possible. Inspirés de penseurs comme Goethe et Aristote, leurs écrits contiennent aussi des passages bibliques. Le second tract comprend également une dénonciation explicite de la Shoah : « Depuis la mainmise sur la Pologne, trois cent mille Juifs de ce pays ont été abattus comme des bêtes. C'est là le crime le plus abominable perpétré contre la dignité humaine, et aucun autre dans l'Histoire ne saurait lui être comparé[a 3]. » Ainsi, le refus du totalitarisme hitlérien est d'abord fondé sur une profonde culture humaniste.

Hans Scholl, Willi Graf et Alexander Schmorell sont envoyés sur le front de l'Est en juillet 1942 comme infirmiers de la Wehrmacht. À leur retour en fin d'année, ils prennent contact avec l'Orchestre rouge. Sophie Scholl, la sœur de Hans, s'implique également dans la rédaction et la distribution de tracts.

Le cinquième tract, intitulé « Appel à tous les Allemands », est rédigé pendant l'hiver 42-43, au paroxysme de la bataille de Stalingrad. Il est distribué à des milliers d'exemplaires dans plusieurs grandes villes (Munich, Augsbourg, Stuttgart, Francfort, Salzbourg et Vienne). Le groupe a en effet des ramifications dans d'autres villes allemandes où d'autres étudiants (la jeune Traute Lafrenz par exemple) défendent les mêmes idéaux. Adoptant un ton moins littéraire que les précédents[4], il constitue un appel vibrant à la conscience collective : « Prouvez par l'action que vous pensez autrement ! Déchirez le manteau d'indifférence dont vous avez recouvert votre cœur ! Décidez-vous avant qu'il ne soit trop tard[5]... » Ce tract prône le fédéralisme en Allemagne, rejette « l'idée impérialiste de puissance » et affirme que « seule une coopération généreuse entre les peuples européens permettra de jeter les fondements d'un nouvel ordre[5],[6] ». Après l'anéantissement de La Rose Blanche, des millions d'exemplaires de ce tract seront lâchés sur le territoire allemand par l'aviation anglaise[5], perpétuant ainsi l'œuvre de résistance éthique des étudiants munichois. Des slogans pacifistes et antifascistes sur les murs, et des collectes de pain pour les détenus des camps de concentration s'ajoutent aux actions du groupe, soutenu à partir de 1943 par des intellectuels du sud de l'Allemagne ou de Berlin.

Arrestations

Le sixième tract est la cause de leurs arrestations. Le tract est rédigé par Kurt Huber et dénonce la politique de guerre du Troisième Reich. Les membres de la Rose blanche pensaient que la défaite de Stalingrad sonnerait le glas du Troisième Reich. Hans Scholl et Alexander Schmorell suppriment un passage évoquant la « formidable Wehrmacht ». Le but est maintenant de se tourner vers le peuple. Dans la nuit du 15 au 16 février, ils distribuent entre 800 et 1200 tracts dans Munich. Alors qu'il reste encore quelques exemplaires, ils décident de les distribuer à l'université.

Le 18 février, Hans et Sophie Scholl déposent les tracts restants dans la cour de l'université. Ils rejoignent l'entrée aux alentours de 10 h 45, portant une valise et un cartable qui contient les exemplaires du sixième tract ainsi que certains du cinquième. Ils en déposent devant l’amphithéâtre encore clos et dans les couloirs. Alors qu'ils se dirigent vers la sortie, ils font demi-tour afin de déposer des tracts au premier étage. Ils courent ensuite au second étage où Sophie lance des tracts par-dessus la rambarde. À ce moment-là, ils sont découverts par l’appariteur Jacob Schmid qui les retient jusqu'à l'arrivée de la Gestapo[7].

Christoph Probst et Willi Graf sont arrêtés le même jour ; les autres membres, excepté Jürgen Wittenstein, sont arrêtés dans les jours suivants (Schmorell le 24 février, Huber le 27, Lafrenz le 15 mars). Anneliese Knoop-Graf, sœur de Wilhelm, est également arrêtée en même temps que son frère, sans toutefois avoir été membre du réseau ou au courant des actions de Willi.

Procès

Premier procès

Après leur arrestation, Hans et Sophie Scholl sont amenés au Palais Wittelsbach (en), le principal centre de la Gestapo. Ils y sont interrogés et maintenus en détention jusqu'au 21 février. Lors de son arrestation, Hans Scholl possède un écrit de Christoph Probst, un autre membre du réseau, ce qui conduit à l'arrestation et à l'inculpation de celui-ci.

Hans et Sophie Scholl, ainsi que Christoph Probst, sont jugés par le Volksgerichtshof (« tribunal du Peuple[8] ») présidé par Roland Freisler, venu de Berlin. Ils sont tous trois condamnés à mort sous les chefs de « haute trahison et intelligence avec l'ennemi, incitation à la haute trahison, atteinte à l'effort de défense ». Au cours du procès, Sophie Scholl fait face avec un courage inébranlable et déclare : « Ce que nous avons dit et écrit, beaucoup le pensent. Mais ils n’osent pas l’exprimer. »

Sa défense sonne comme un appel au courage civil, Zivilcourage en allemand (sans argumentation politique ou militaire[9]).

Hans Scholl lui aussi résiste jusqu'à la fin en déclarant : « Dans quelque temps, c'est vous qui serez à notre place. »

Le procès dure à peine trois heures. Ils sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich, le jour même de leur condamnation, le [10].

Deuxième procès

Willi Graf, Kurt Huber et Alexander Schmorell sont également condamnés à mort, le 19 avril 1943, au cours d'un deuxième procès. Kurt Huber et Alexander Schmorell sont guillotinés dans la prison de Munich Stadelheim le . L’exécution de Willi Graf, toujours par guillotine, s'ensuit le 12 octobre de la même année[11].

Autres procès

Grâce à un manque de preuves, Falk Harnack est libéré. Alors qu'il est de nouveau arrêté et interné dans un camp, il réussit à s'évader. Il mourra en 1991 à 78 ans. Au total, seize membres du réseau paient de leur vie, soit par exécution, soit par mauvais traitements dans les camps, leur résistance au nazisme. D'autres participants et personnes qui connaissaient l'organisation sont poursuivis et condamnés à des peines de prison de six mois à dix ans.

Grab Sophie und Hans Scholl Christoph Probst-1
Tombe de Sophie et Hans Scholl, ainsi que de Christoph Probst.

Hommages

  • La place de l'université de Munich, Geschwister-Scholl-Platz, a pris leur nom, et il s'y trouve un mémorial.
  • Un prix littéraire, le prix frère et sœur Scholl, a été créé en 1980. Le but et le sens de ce prix sont de récompenser un jeune auteur contribuant à la liberté d’expression, la bravoure morale, intellectuelle et esthétique et de promouvoir une conscience des responsabilités des temps actuels[12].
  • Le scientifique Freimut Börngen a donné le nom de (7571) Weisse Rose à un astéroïde qu'il a découvert.
  • En République démocratique allemande, de nombreuses rues et infrastructures furent nommées en hommage à la Rose blanche, malgré les racines chrétiennes du mouvement, rejetées par l'idéologie communiste. Un exemple est le lycée professionnel à Wehrsorf, qui était le principal lycée de technologie du bois. On érigea un monument commémoratif mais lors de la fermeture du lycée en 1990, il fut à moitié enterré.
  • À Strasbourg, le pont situé entre le Conseil de l'Europe et la Cour européenne des droits de l'homme est nommé le pont de la Rose Blanche. Une plaque en français et en allemand rappelle les exécutions de février 1943. Chaque 22 février, trois roses blanches ornent cette plaque.
  • Le groupe de dark ambient français Les Joyaux de la princesse a sorti en 1997, en collaboration avec le groupe Regard Extrême, un disque d'hommage à la Rose blanche (Die weiße rose) de 13 titres, dédié à la mémoire de Sophie Scholl[13].
  • L'album Sebolavy de Mickey 3D a pour pochette une photo de Sophie Scholl et sa première chanson se nomme La Rose blanche

Notes et références

  • Inge Jens, Hans et Sophie Scholl, Lettres et Carnets, Paris, Tallandier, 2008
  1. p. 18
  2. p. 23
  3. p. 28.
  • Autres sources
  1. Herbert Molloy Mason. To Kill the Devil. Norton & Co; 1978; page 120.
  2. . Inge Scholl, La rose blanche, éditions de Minuit, p. 39
  3. Pierre Bayard, Aurais-je été résistant ou bourreau ?, Les Éditions de Minuit, 2013, page 89.
  4. Krebs G., Schneilin G. (dir.), Exil et résistance au national-socialisme, 1933-1945, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 1997, page 130.
  5. Geiss P., Henri D., Le Quintrec G. (dir), L'Europe et le monde du Congrès de Vienne à 1945, Manuel d'histoire franco-allemand, Paris, Nathan/Klett, 2008, page 328.
  6. Dossier La Rose Blanche sur le site gouvernemental de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives.
  7. (en) Corinna L. Petrescu, Against All Odds: Models of Subversive Spaces in National Socialist Germany, Peter Lang, 2010, 276 p., pp. 159-160 : « The university janitor, Jakob Schmid, seeing the leaflets fall down and the two students standing at the balustrade, ran up, grabbed them, and told them to follow him. Unbelievable as it might seem, Hans and Sophie Scholl did not make any physical attempt to escape his grab, although physically Hans Scholl was stronger than Jakob Schmid and could have overpowered the 56-year-old easily. »
  8. Tribunal politique réservé aux « ennemis de l'État » suspects de trahison, mis en place par Hitler après l'épisode de l'incendie du Reichstag. Il est marqué du sceau de l'infamie du fait du nombre énorme de condamnations à mort prononcées lorsque Roland Freisler le préside.
  9. (de)Texte de la condamnation à mort de Sophie.
  10. Beck 1999, p. 51
  11. Newborn et Dumbach 2006
  12. Site du prix frère et sœur Scholl
  13. « Les Joyaux De La Princesse / Regard Extrême › Die Weisse Rose », sur gutsofdarkness.com, (consulté le 27 octobre 2016).

Annexes

Bibliographie

  • (de) Inge Scholl, Die Weiße Rose, Francfort-sur-le-Main, Fischer Verlag, (1re éd. 1955) (ISBN 3-596-11802-6). Traduction:
    • Inge Scholl (trad. Jacques Delpeyrou), La Rose blanche, Paris, éditions de Minuit, , 156 p. (ISBN 2-7073-0260-0) (de 1955; préface Gabriel Marcel)
    • Inge Scholl (trad. Jacques Delpeyrou), La Rose Blanche, six allemands contre le nazisme, coll. « double Minuit », , 160 p..
  • (en) Earl R. Beck, Under the Bombs : The German Home Front, 1942-1945, University Press of Kentucky, , 252 p. (ISBN 978-0-813-10977-0), « Stalingrad and All-Out Warfare »
  • (de) Detlef Bald, Die Weiße Rose, Taschenbuch, (1re éd. 2003) (ISBN 3-7466-8116-2).
  • Didier Chauvet, Sophie Scholl, une résistante allemande face au nazisme, L'Harmattan, , 114 p. (ISBN 2-7475-7507-1).
  • (de) Sophie Scholl, Fritz Hartnagel et Thomas Hartnagel (Herausgeber), Damit wir uns nicht verlieren : Briefwechsel, Francfort-sur-le-Main, Fischerverlag, , 496 p. (ISBN 978-3-596-17939-8).
  • (de) Peter Selg, Der geisitige Weg von Hans und Sophie Scholl, Verlag am Goetheanum, , 178 p. (ISBN 3-7235-1275-5).
  • Inge Jens, Hans et Sophie Scholl, Lettres et Carnets, Paris, Tallandier, , 368 p. (ISBN 978-2-84734-436-3).
  • Franz Van der Motte, La rose blanche, le complot de l'intelligence !, Paris, Les points sur les i Éditions, , 90 p. (ISBN 978-2-915640-87-8).
  • J.-M. Garcia Pelegrin, La Rose Blanche, Paris, François-Xavier de Guilbert, , 165 p. (ISBN 978-2-7554-0336-7).
  • Jean-Claude Mourlevat, Sophie Scholl : « Non à la lâcheté », Actes Sud Junior, coll. « Ceux qui ont dit non », , 96 p. (ISBN 9782330015015)
    Prix Historia du livre jeunesse 2013
  • Didier Chauvet, « La Rose blanche », Histoire du Christianisme magazine,‎ .
  • (en) Jud Newborn et Annette Dumbach, Sophie Scholl and the White Rose, Oneworld Publications, , 256 p. (ISBN 978-1-780-74050-8, lire en ligne)

Filmographie

Musicographie

Articles connexes

Liens externes

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Aníbal Cavaco Silva

Aníbal António Cavaco Silva, né le 15 juillet 1939 à Loulé, est un homme d'État portugais, président de la République de 2006 à 2016.

Ministre des Finances durant un an, de 1980 à 1981, il est élu président du Parti social-démocrate (PPD/PSD) en 1985, met fin à la grande coalition avec le Parti socialiste (PS) et remporte les élections législatives anticipées, devenant ainsi Premier ministre du Portugal. Il assume cette charge dix ans durant, jusqu'en 1995, puisque sa politique fut approuvée lors des scrutins parlementaires de 1987 et de 1991, remportant enfin, durant ce dernier, la majorité absolue.

Candidat à l'élection présidentielle de 1996, il est cependant vaincu par le socialiste Jorge Sampaio ; après cet échec, Cavaco Silva décide alors de se retirer du jeu politique.

Cavaco Silva fait son retour politique en 2006 en se présentant une nouvelle fois à l'élection présidentielle, qu'il remporte dès le premier tour avec 50,6 % des voix. Il entre en fonction le 9 mars, devenant le premier président issu du centre droit depuis la révolution des Œillets de 1974. Il est réélu en 2011 dès le premier tour.

Ernesto Zedillo

Ernesto Zedillo Ponce de León, né le 27 décembre 1951 à Mexico, est un homme politique mexicain. Membre du PRI (Partido Revolucionario Institucional), il fut président de la République entre 1994 et 2000.

Eugène Claudius-Petit

Eugène Petit (il a ajouté par la suite son pseudonyme de résistance « Claudius »), est un homme politique français, né le 22 mai 1907 à Angers et décédé le 24 octobre 1989 à Paris. Il participa à de nombreux gouvernements de la IVe République et fut l'initiateur du projet urbanistique de Firminy-Vert.

Grand-croix

Le terme grand-croix (grand'croix est une graphie archaïque toujours utilisée par le Journal officiel ou les ordres eux-mêmes,) désigne la dignité (mais aussi le récipiendaire lui-même) la plus élevée de certaines décorations militaires ou civiles, notamment :

l’ordre royal et militaire de Saint-Louis ;

l'ordre de la Légion d'honneur (voir : Liste des grands-croix de la Légion d'honneur). Dénominations précédentes : grand aigle ou grand cordon ;

l’ordre national du Mérite (voir : Liste des grands-croix de l'ordre national du Mérite) ;

l'ordre de la Réunion ;

l’ordre pro Merito Melitensi (ordre souverain de Malte) ;

l’ordre de l'Empire britannique ;

l’ordre de Saint-Charles (principauté de Monaco) ;

l’ordre de Grimaldi (principauté de Monaco) ;

l'ordre de Léopold (Belgique) ;

l’ordre de Léopold II (Belgique) ;

l'ordre de la couronne (Belgique) ;

l’ordre national du Lion (Sénégal) ;

l'ordre national du Tchad ;

l'ordre de la Rose blanche (Finlande);

l'ordre national (Côte d'Ivoire);

l'ordre de l'Infant Dom Henri (Portugal).

Gustave VI Adolphe

Gustave VI Adolphe de Suède (en suédois : Gustaf VI Adolf av Sverige), né le 11 novembre 1882 à Stockholm et mort le 15 septembre 1973 à Helsingborg, est le fils de Gustave V, roi de Suède, et de Victoria de Bade. Il est roi de Suède de 1950 à sa mort.

Hans Scholl

Hans Scholl, né le 22 septembre 1918 à Ingersheim an der Jagst (de), aujourd'hui un quartier de Crailsheim en Allemagne, exécuté le 22 février 1943 à Munich, était un jeune étudiant en médecine, un résistant allemand au nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale et l'un des piliers du réseau La Rose blanche avec son fidèle ami Alexander Schmorell. Il était le frère de Sophie Scholl.

Kliment Vorochilov

Kliment Iefremovitch Vorochilov (en russe : Климе́нт Ефре́мович Вороши́лов 23 janvier 1881 (4 février 1881 dans le calendrier grégorien) - 2 décembre 1969) est un militaire et homme politique soviétique.

Maison d'York

La maison d'York est une branche cadette de la dynastie Plantagenêt qui a combattu la maison de Lancastre lors de la guerre des Deux-Roses. Son emblème est la rose blanche.

Nelson Rockefeller

Nelson Aldrich Rockefeller, né le 8 juillet 1908 à Bar Harbor (Maine) et mort le 26 janvier 1979 à New York, est un homme d'affaires, philanthrope et homme politique américain membre du Parti républicain, 41e vice-président des États-Unis (18 décembre 1974 – 20 janvier 1977) sous la présidence de Gerald Ford.

Nikolaus von Falkenhorst

Nikolaus von Falkenhorst, né le 17 janvier 1885 à Breslau en Silésie (actuellement Wrocław) et mort le 18 juin 1968 à Holzminden (Basse-Saxe), était un général d'armée allemand qui a servi au sein de la Heer dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il a été récipiendaire de la Croix de chevalier de la Croix de fer. Il a été condamné pour crime de guerre.

Ordre de la Rose blanche

L’ordre de la Rose blanche de Finlande est l’un des trois ordres honorifiques finlandais. Cette distinction récompense les mérites militaires et civils.

Ordre du Lion de Finlande

L'ordre du Lion de Finlande (finnois : Suomen Leijonan ritarikunta ; suédois : Finlands Lejons orden) est une décoration décernée par le président de la Finlande. Il est le Grand Maître de l’Ordre, qu’il administre avec un vice-chancelier et au moins trois membres. Ce collège décerne aussi l’ordre de la Rose blanche de Finlande.

Fondée en 1942, le 11 septembre pour préserver le prestige de l’ordre de la Rose blanche qui devenait trop remis, l’ordre du Lion de Finlande est décerné aux civils comme aux militaires et pour tout type de mérite.

Philippe (roi des Belges)

Philippe de Belgique (Filip en néerlandais, Philippe en allemand), né le 15 avril 1960 au château du Belvédère à Bruxelles, est, depuis le 21 juillet 2013, le septième roi des Belges. Fils aîné du roi Albert II et de la reine Paola, il devient roi en prêtant serment le 21 juillet 2013 à 12 h 12, devant les chambres réunies, en néerlandais, français et allemand, après l'abdication de son père selon l'annonce faite par ce dernier le 3 juillet 2013,.

Rose blanche d'York

La Rose blanche d'York (aussi appelée rose albâtre ou rose argentée) est une rose héraldique, emblème de la Maison d'York et, depuis, emblème floral du comté du Yorkshire en Angleterre.

Traditionnellement, l'origine de l'emblème remonte au XIVe siècle, à Edmond de Langley, premier Duc d'York et fondateur de la Maison d'York en tant que branche cadette de la Maison Plantagenêt, alors régnante.

Sophie Scholl

Sophie Magdalena Scholl, née le 9 mai 1921 à Forchtenberg (Allemagne) et exécutée le 22 février 1943 à Munich, est une résistante allemande au nazisme et l'un des piliers du réseau « La Rose blanche » (Die Weiße Rose) avec son frère Hans.

Sophie de Grèce (1938)

Sophie de Grèce (en grec : Σοφία της Ελλάδας / Sophía tis Elládas ; en espagnol : Sofía de Grecia), princesse de Grèce et de Danemark puis, par son mariage, reine d'Espagne, est née le 2 novembre 1938 au palais de Psychiko, en Grèce. Fille du roi Paul Ier de Grèce et de la princesse Frederika de Hanovre, elle est l’épouse du roi Juan Carlos Ier et la mère de Philippe VI.

Thomas Beecham

Sir Thomas Beecham est un chef d'orchestre britannique né le 29 avril 1879 à St Helens, dans le comté de Merseyside au Royaume-Uni, et mort le 8 mars 1961 à Londres.

Yorkshire

Le Yorkshire [ˈjɔ:kʃə] (en français : comté d’York) est un comté traditionnel d'Angleterre. Ce comté, le plus vaste du Royaume-Uni, est administrativement divisé entre quatre comtés cérémoniaux : le Yorkshire du Nord, le Yorkshire de l'Ouest, le Yorkshire du Sud et le Yorkshire de l'Est. Malgré cela, le Yorkshire est toujours considéré comme une entité culturelle et géographique unique.

La géographie du Yorkshire se caractérise par les grandes étendues protégées des Yorkshire Dales et des North York Moors, bien qu'il abrite également les grands centres urbains de Leeds et Sheffield, qui comptent parmi les plus peuplés d'Angleterre. La rose blanche est son emblème. Le comté même possède son propre hymne régional non officiel, écrit en 1876 : On Ilkla Moor Baht 'at, qui signifie dans le dialecte d'anglais local « Sur Ilkley Moor sans un chapeau ».

Ólafur Ragnar Grímsson

Ólafur Ragnar Grímsson, né à Ísafjörður le 14 mai 1943, est un homme d'État islandais.

Ministre des Finances de 1988 à 1991, il est président de l'Islande de 1996 à 2016.

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