Jeffrey Epstein

Jeffrey Epstein, né le à Brooklyn et mort le à Manhattan, est un homme d’affaires américain.

Il devient milliardaire en faisant fortune dans la finance en travaillant chez Bear Stearns puis avec son propre cabinet, J. Epstein & Co.

En 2008 et 2009, il effectue une peine de treize mois de prison (sur une peine de dix-huit mois) dans une affaire de prostitution impliquant une mineure et se voit inscrit sur la liste américaine des délinquants sexuels. En 2019, incarcéré dans l’attente d’un procès pour trafic de mineurs, où il risque la perpétuité, il est retrouvé pendu dans sa cellule. Deux enquêtes sont alors ouvertes à la suite de ce qui est décrit comme un « suicide apparent ».

Jeffrey Epstein
Jeffrey Epstein mug shot
Jeffrey Epstein en 2006.
Biographie
Naissance
Décès
(à 66 ans)
Metropolitan Correctional Center, New York City (en)
Nom de naissance
Jeffrey Edward Epstein
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Bear Stearns, Dalton School (en) (-)
Condamné pour
Solicitation (en) ()

Biographie

Enfance et éducation

Jeffrey Edward Epstein est né dans une famille de classe moyenne à Brooklyn, New York, où son père travaillait pour les espaces verts de la ville[1].

Epstein a étudié à la Lafayette High School de New-York puis à la Cooper Union (de 1969 à 1971), puis au Courant Institute of Mathematical Sciences à l'université de New-York. Il en serait sorti sans diplôme.

Carrière professionnelle

Epstein a enseigné l'analyse mathématique et la physique à la Dalton School de Manhattan (de 1973 à 1975[2]) où il a eu parmi ses élèves le fils du président de Bear Stearns, Alan C. Greenberg[1].

En 1976, Epstein entame une carrière de trader chez Bear Stearns[2], au sein de la division consacrée aux « produits spéciaux » et aux conseils de stratégie fiscale pour les clients les plus riches de la compagnie[2].

En 1980, Epstein devient l'un des associés de Bear Stearns[2]. En 1982, il fonde sa propre entreprise de gestion financière (J. Epstein & Co). Il se voit confier la gestion d'actifs de clients pour l'équivalent de plus d'un milliard de dollars en valeur nette. En 1987, Leslie Wexner, fondateur et président de The Limited (chaîne de magasins basée en Ohio commercialisant des vêtements pour femmes), se rapproche de lui[2]. Wexner achète Abercrombie & Fitch l'année suivante, et, en 1992, convertit une école privée en une énorme résidence, ensuite acquise par Epstein, dans l'un des quartiers les plus riches de Manhattan, l'Upper East Side. En 1996, Epstein rebaptise son entreprise The Financial Trust Company (Société de Fiducie Financière) et il la "délocalise" sur l'île de Saint-Thomas (paradis fiscal), dans les Îles Vierges américaines[2].

En 2003, Epstein fait une offre publique d'achat du New York Magazine, face à d'autres soumissionnaires tels que le publiciste Donny Deutsch, l'investisseur Nelson Peltz (magnat des médias et éditeur du New York Daily News), Mortimer Zuckerman, et le producteur de cinéma Harvey Weinstein. Ils ont finalement perdu l'affaire, en raison d'une surenchère faite par Bruce Wasserstein, investisseur bien implanté à Wall Street qui a versé 55 millions de dollars[3]. En 2004, Epstein et Zuckerman s'engagent à investir jusqu'à 25 millions de dollars pour financer (à parts égales) le magazine Radar, fondé par une célébrité de la pop culture américaine Maer Roshan (qui y a conservé quelques parts)[4].

La plupart des clients de son entreprise sont anonymes, mais des commentateurs ont spéculé que le mode de vie luxueux d'Epstein a notamment été financé par Wexner[2].

En septembre 2002, il a transporté Bill Clinton, Kevin Spacey et Chris Tucker en Afrique dans son jet privé (un Boeing 727) pour promouvoir l'ancien président dans ses efforts de lutte contre le SIDA[2],[5].

Il est également un ami de longue date du Prince Andrew, Duc d'York; ils ont séjourné l'un chez l'autre et ont passé des vacances ensemble en Thaïlande. En décembre 2010, le prince était invité par Epstein pour quelques jours dans sa résidence de New York peu après qu'Epstein avait été poursuivi pour sollicitation de prostitution d'une mineure. Son dîner au manoir a notamment accueilli Katie Couric, George Stephanopoulos, Charlie Rose, et Woody Allen[6]. Les 4 600 m2 de ses appartements sont situés juste à côté de la Cinquième Avenue et surplombent la Frick Collection. Il a la plus grande résidence privée du quartier de Manhattan (qui était autrefois l'école Birch Wathen School (en)).

Epstein a d'autres propriétés immobilières, dont notamment une grande villa à Palm Beach, en Floride, un appartement à Paris (22, avenue Foch[5]) ; un ranch de 4 000 hectares incluant un manoir à Stanley (Nouveau-Mexique)[7],[8] et une maison avec des chambres d'hôtes sur son île privée près de Saint-Thomas, appelé « Petit Saint-James » (Little Saint-James).

Il entretient de multiples connexions avec des personnalités puissantes, riches et célèbres, dont Bill Clinton (il a donné des millions de dollars à sa fondation humanitaire et financé la campagne sénatoriale de sa femme Hillary[5]), Donald Trump et le prince Andrew[9].

Créateur d'une fondation

En 2000, il a créé une fondation qu'il baptise Jeffrey Epstein VI Foundation ; un fonds de recherche destiné à financer des activités dans certains domaines des sciences et de l'éducation. Avant 2003, cette fondation a financé la recherche de Martin Nowak (en) à l'Institute for Advanced Study à Princeton, NJ[2],[10]. En mai 2003, Epstein a établi un Programme d'étude de la dynamique évolutive à l'échelle de la biologie moléculaire à l'Université de Harvard en offrant 30 millions de dollars à l'université[11]. Sous la direction de Martin Nowak, avec comme mission l'utilisation des mathématiques en se concentrant sur des maladies comme le cancer, le Virus de l'immunodéficience humaine et d'autres virus.

La fondation Jeffrey Epstein VI a également financé la recherche en génétique menant à des progrès dans des domaines tels que la maladie d'Alzheimer, la sclérose en plaques, le cancer de l'ovaire, le cancer du sein, la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn. Epstein a donné des fonds à la Société Américaine du Cancer, pour des projets technologiques sur la CCT, un test sanguin visant à détecter des mutations génétiques et la recherche de médicaments inhibiteurs du cancer[12].

Epstein, s'est approché dans le passé de beaucoup de personnalités scientifiques, comme Gerald Edelman, Murray Gell-Mann, Stephen Hawking, Kip Thorne, Lawrence Krauss, Lee Smolin et Gregory Benford[2],[13],[14]. En 2006, l'Epstein Fondation a parrainé une conférence sur Saint-Thomas dans les Îles Vierges américaines avec Hawking, Krauss, et le prix Nobel de la paix, Gerard 't Hooft, David Gross et Frank Wilczek, couvrant des sujets tels que la théorie unifiée de la gravité, les neurosciences, l'origine du langage et des menaces globales pesant sur la planète Terre[14].

Par la suite, sa fondation soutient la recherche sur l'intelligence artificielle. Elle a soutenu Marvin Minsky au MIT (jusqu'à sa mort) et soutient Ben Goertzel à Hong Kong[15],[16].

L'étendue du soutien apporté à d'autres par Epstein dans le cadre de ses actions philanthropiques est inconnue car sa fondation ne communique pas les informations qui sont habituellement publiées par les organismes de bienfaisance. Ceci a soulevé des préoccupations qui ont conduit le Procureur Général de New York à tenter d'obtenir plus d'informations[17].

Implications dans des affaires de prostitution

Reconnaissance de culpabilité et emprisonnement en 2008-2009

En mars 2005, une femme a contacté la police de Palm Beach en affirmant que sa fille de 14 ans avait été emmenée au manoir de Jeffrey Epstein par une fille plus âgée et payée 300 $ après un déshabillage (en sous-vêtements) et avoir été massée[8],[18].

La police a entamé une enquête (11 mois) suivie d'une perquisition concluant qu'Epstein avait payé plusieurs « escorts » pour accomplir des actes sexuels avec lui. Sur la base des dires de cinq victimes présumées et dix-sept témoins sous serment, d'un relevé de notes et d'objets trouvés chez Epstein, les enquêteurs ont conclu que certaines des filles étaient mineures au moment des faits[19]. Un grand nombre de photos de jeunes filles ont été trouvées partout dans la maison (dont certaines avaient été auditionnées plus tôt par la police[18]). Selon les enquêteurs en 2006, Epstein avait caché des caméras dans de nombreux endroits de sa propriété pour enregistrer les rapports sexuels entre des personnalités et des prostituées, à des fins criminelles telles que le chantage[20].

Epstein avait mis en place un système pour recruter des jeunes femmes par d'autres femmes, pour ses services de massage[8]. Deux femmes de ménage ont déclaré à la police qu'Epstein recevait des « massages » chaque jour, quand il était à Palm Beach[18]. En mai 2006, la police de Palm Beach a finalement émis une inculpation pour plusieurs chefs d'accusation dont relations sexuelles illégales avec des mineurs et atteinte à la pudeur[18]. À la demande de son équipe d'avocats (dont Gerald Lefcourt, Alan Dershowitz et, plus tard, Ken Starr[8]), Epstein a subi un test au détecteur de mensonge où il a été demandé s'il connaissait le statut de mineurs des filles (bien qu'un détecteur de mensonge ne soit généralement pas recevable devant la cour d'un tribunal)[21],[22].

Au lieu de suivre les recommandations de la police, les procureurs ont examiné des éléments de preuve faible[21] et l'ont présenté à un grand jury. L'ancien chef de la police de Palm Beach Michael Reiter a plus tard écrit au Procureur de l'État Barry Krischer en se plaignant de la manière « très inhabituelle » dont l'affaire était conduite et en lui demandant de se retirer de l'affaire[8]. Le grand jury n'a retenu qu'une seule accusation criminelle (sollicitation de prostitution[23]), pour laquelle Epstein n'a pas plaidé coupable, en août 2006[24].

En juin 2008, il plaide coupable pour l'accusation de sollicitation de prostitution d'une fille mineure[25]. Epstein a commencé à purger sa peine de 18 mois d'emprisonnement dans un établissement qui l'autorisait à travailler à son bureau six jours sur sept[9]. Il a été libéré après 13 mois et inscrit sur la liste des délinquants sexuels[26]. Il y a une controverse sur la manière dont cette affaire a été traitée[27].

Après que les accusations sont devenues publiques, plusieurs personnes ou entités ayant reçu des dons de la part du milliardaire lui ont renvoyé cet argent, dont Eliot Spitzer, Bill Richardson[10], et le Département de la Police de Palm Beach[19]. L'université Harvard a annoncé qu'elle ne lui retournerait pas l'argent[10]. Plusieurs dons de bienfaisance faits par Epstein au financement de l'éducation des enfants ont également été remis en question[25].

Le 18 juin 2010, l'ancien majordome d'Epstein, Alfredo Rodriguez, a été condamné à 18 mois de prison pour avoir tenté de vendre un enregistrement d'Epstein. L'agent spécial Christina Pryor a examiné l'enregistrement et a convenu qu'il « aurait été extrêmement utile dans les enquêtes et la poursuite des cas, y compris pour les noms et les coordonnées de témoins et pour la détection de victimes supplémentaires »[28],[29].

Nouvelles accusations de 2015-2016

En janvier 2015, une Américaine de 31 ans, V. Roberts, a affirmé (sous serment) qu'à l'âge de 17 ans (et de 1999 à 2002), elle avait été utilisée par Epstein comme « esclave sexuelle » à son service et celui de ses amis puissants, dont le Prince Andrew et un professeur de droit de Harvard, Alan Dershowitz. Elle a affirmé avoir subi des abus physiques qui lui ont fait craindre pour sa vie[30].

Elle a allégué que le FBI pourrait avoir été impliqué dans une couverture[31], évoquant aussi le recrutement d'autres filles[32]. Le Prince Andrew, Epstein et Dershowitz ont tous nié avoir eu des rapports sexuels avec elle, et Dershowitz a intenté une action judiciaire contre ses allégations[33],[34],[35]. Un journal censé appartenir à Roberts a été publié en ligne[36],[37].

Au sein de la BBC, l'émission Panorama a prévu une enquête sur le scandale[38]. Au début de 2015, aucune juridiction n'avait tranché sur ces affirmations[39].

Le 7 avril 2015, le Juge Kenneth Marra a jugé que les allégations nouvelles formulées par Roberts contre le Prince Andrew n'avait pas d'incidence sur l'accord de non-poursuite et devaient être retirées du dossier[40]. Le Juge Marra n'a rendu aucune décision concernant la véracité ou non des affirmations faites par Roberts[41] ; elle a expressément déclaré que Roberts, plus tard, pourrait apporter ses preuves quand son affaire sera portée devant la cour[42].

Le 6 février 2008, une femme (restée anonyme) de Virginie a déposé plainte contre Epstein, devant la cour fédérale en réclamant 50 millions de dollars[43] alléguant que quand elle avait 16 ans en 2004-2005, elle a été « recrutée » pour donner à Epstein un massage, dans son manoir où il aurait eu ensuite des relations sexuelles avec elle pour 200 $[23]. Une plainte semblable (50 millions de dollars demandés) a été déposée par une autre femme en mars 2008, représentée par le même avocat[44]. Plusieurs de ces poursuites ont été non-recevables et d'autres réglées à l'amiable[45]. Epstein aurait jusqu'à présent réglé 17 cas à l'amiable et d'autres cas sont en cours de négociation lors de sa mort[46]. Le 30 décembre 2014, une autre plainte (déposée en Floride) concerne une violation du « Crime Victims' Rights Act ». Dershowitz est accusé d'avoir abusé sexuellement d'une mineure « fournie » par Epstein[47]. Les allégations portées à l'encontre de Dershowitz ont été finalement éliminées après que son avocat a soutenu qu'elles étaient sans fondements[48]. Un document de la cour allègue qu'Epstein a procuré des jeunes filles mineures à « d'éminents politiciens américains, puissants dirigeants d'entreprises, des présidents étrangers, un premier ministre bien connu, et d'autres dirigeants du monde »[49].

En juin 2016, une autre femme a déposé plainte devant un tribunal civil, accusant Epstein et Donald Trump, alors candidat républicain à la présidentielle, de l'avoir violée quand elle avait 13 ans, de manière répétée, en 1994, attachée à un lit, et battue alors qu'elle les suppliait d'arrêter, puis menacée de représailles physiques contre elle et sa famille si elle parlait[50],[51],[52].

Emprisonnement de 2019

Le , Epstein est arrêté pour trafic sexuel de mineurs[53]. La nouvelle procédure concerne de nouvelles victimes et de nouveaux témoins, qui auraient été entendus dans les mois précédents son arrestation[9].

Mort en prison

Annonce et réactions

Le 10 août 2019, l’administration pénitentiaire fédérale américaine annonce son suicide par pendaison dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center (en), à l'âge de 66 ans[54],[55]. Le procureur de New-York, Geoffrey Berman, évoque un suicide « apparent »[56]. Dans les jours qui suivent, le directeur de la prison est muté et deux employés sont suspendus[57].

L'annonce de son décès déclenche un scandale aux États-Unis[58], sa mort étant vue comme un moyen pour de nombreuses personnalités d’échapper à des accusations ou poursuites. La surveillance spéciale dont bénéficiait Epstein depuis le 23 juillet, justement en raison d'une tentative de suicide, avait été rapidement levée[59].

Après sa mort, deux enquêtes sont ouvertes : une par le FBI et une seconde par l'Inspecteur général du département de la Justice des États-Unis[60].

Le 12 août 2019, les secrétaires d’État français Marlène Schiappa et Adrien Taquet réclament l’ouverture d’une enquête en France, des victimes et des complices d'Epstein pouvant être de nationalité française[61].

Enquête

La mort de Epstein, que les autorités ont dans un premier temps qualifié de « suicide apparent », a déclenché de multiples enquêtes sur la façon dont un détenu de cette importance, qui était censé avoir fait l'objet d'une surveillance attentive, a pu mourir sous garde fédérale. La mort du suspect a également suscité l'indignation de ses victimes et de leurs représentants, qui espéraient que le procès d'Epstein l'année prochaine permettrait de rendre justice[62].

Parmi les points qui font polémique, il y a l'absence de surveillance du détenu. Au mois de juillet 2019, Epstein avait été retrouvé dans sa cellule avec des marques autour du cou, et les autorités avaient tenté de déterminer s'il avait été attaqué, ou avait tenté de se suicider. Suite à cet incident, Epstein avait été placé sous « surveillance pour risque de suicide ». Malgré cela, le personnel de la prison n'a pas contrôlé la cellule d'Epstein pendant « plusieurs heures » avant sa mort, violant ainsi le protocole qui prévoit que toutes les 30 minutes quelqu'un vérifie la cellule[62]. En outre, Epstein n'aurait pas dû être seul dans sa cellule. Une personne partageait bien sa cellule mais a été transférée vendredi, pour des raisons non encore élucidées, et il n'a pas reçu de nouveau compagnon de cellule[62]. Epstein, qui avait déjà été placé sous surveillance, est donc resté seul et sans surveillance. Les premiers résultats de l'autopsie n'ont fait que renforcer les questionnements autour de la mort d'Epstein. Le Dr Marc Siegel estime qu'il est maintenant « plus probable » que la mort de Jeffrey Epstein soit un homicide plutôt qu'un suicide, en raison de l'autopsie complète du corps d'Epstein qui a trouvé des os cassés dans le cou, y compris l'os hyoïde. L'os hyoïde, qui se trouve près de la pomme d'Adam, peut être brisé lors d'un suicide par pendaison, mais sa fracture est statistiquement plus fréquente dans les cas de meurtres par étranglement selon le Washington Post[63],[64].

Le 16 août, le rapport d'autopsie confirme que Jeffrey Epstein s'est suicidé par pendaison[65]. Selon des responsables anonymes cités par le New York Times, il aurait utilisé des draps pour se donner la mort[65].

Notes et références

  1. (en) « The Talented Mr. Epstein », sur Vanity Fair News, Condé Nast (consulté le 11 juin 2015).
  2. (en) Landon Thomas Jr., « Jeffrey Epstein: International Money Man of Mystery », New York,‎ (lire en ligne).
  3. (en) David Carr, « MEDIA; Post-Mortems for a Media Deal Undone », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  4. (en) David Carr, « Radar Magazine Lines Up Financing », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  5. Olivier O'Mahony, « Jeffrey Epstein, l'homme qui jonglait avec les milliards et les jeunes filles », Paris Match,‎ semaine du 25 au 31 juillet 2019, p. 62-65 (lire en ligne).
  6. (en) « Prince Andrew talks of royal joy over Prince William’s wedding - Page Six », Page Six.
  7. (en) Trip Jennings, « Gov. to Give Away $50,000 Campaign Gift », Albuquerque Journal,‎ (lire en ligne).
  8. (en) « The Fantasist », New York,‎ (lire en ligne).
  9. « Jeffrey Epstein, milliardaire ami des puissants, arrêté pour trafic sexuel », sur parismatch.com, .
  10. (en) « Harvard to Keep Epstein Gift », The Harvard Crimson, Université Harvard,‎ (lire en ligne).
  11. (en) « People in the News: Jeffrey E. Epstein », sur The Harvard Crimson, june 5th, 2003.
  12. (en) « A Vascular Cause For Alzheimers is Found », Reuters,‎ (lire en ligne).
  13. (en) « Vanity Fair Reminds Us When Jeffrey Epstein Wasn't a Creep - Ray Gustini », sur The Atlantic Wire, (consulté le 8 août 2013).
  14. http://stthomassource.com/content/news/local-news/2006/03/17/physicists-debate-gravity-st-thomas-symposium « Copie archivée » (version du 6 août 2016 sur l'Internet Archive).
  15. (en) « Science Funder Jeffrey Epstein Launches Radical Emotional Software », sur forbes.com, .
  16. (en) « Maverick Hedge Funder Jeffrey Epstein Funds the First Humanoids in Berlin », sur huffingtonpost.com.
  17. (en) « Exclusive: New York attorney general seeks information on financier Epstein's philanthropy », Reuters.
  18. (en) « Billionaire in Palm Beach sex scandal; Investigators: Moneyman Jeffrey Epstein solicited teen masseuses », sur Smoking Gun, .
  19. (en) Andrew Marra, « Jeffrey Epstein craved big homes, elite friends — and, investigators say, underage girls » [archive], sur Palm Beach Post, .
  20. (en) Pooja Bhagat, « Prince Andrew Might Have Been Caught On Tape With 'Sex Slave' », International Business Times AU, .
  21. (en) Dareh Gregorian, « Cops' flops letting mogul get off easy », New York Post,‎ (lire en ligne).
  22. Iacono, W.G. "Forensic 'lie detection': Procedures without scientific basis", Journal of Forensic Psychology Practice, Vol. 1 (2001), No. 1, p. 75-86.
  23. (en) Keller, Larry, « Second teen-sex suit seeks $50 million from Jeffrey Epstein », The Palm Beach Post,‎ (lire en ligne[archive]).
  24. (en) Abby Goodnough, « Questions of Preferential Treatment Are Raised in Florida Sex Case », The New York Times,‎ (lire en ligne).
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  59. Nicolas Berrod, « Pourquoi le «suicide apparent» d’Epstein génère autant de théories du complot », sur leparisien.fr, (consulté le 11 août 2019).
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  61. « Le point sur l’affaire Jeffrey Epstein : abus sexuels sur mineures, suicide apparent et possibles suites judiciaires en France », Le Monde, 12 août 2019.
  62. (en) « Corrections officers did not check on Epstein for ‘several’ hours before his death, violating protocol, person familiar with case says », The Washington Post,‎ (lire en ligne).
  63. (en) Nick Givas, « Was Jeffrey Epstein's death suicide or homicide? Dr. Siegel says one appears 'more likely' », sur Fox News, (consulté le 16 août 2019).
  64. (en) « Autopsy finds broken bones in Jeffrey Epstein’s neck, deepening questions around his death », The Washington Post,‎ (lire en ligne).
  65. Jeffrey Epstein s’est suicidé par pendaison, confirme son autopsie, Le Monde avec AFP, 17 août 2019.

Liens externes

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Alexander Acosta

Rene Alexander Acosta, né le 16 janvier 1969 à Miami, est un avocat et homme politique américain. Membre du Parti républicain, il est secrétaire au Travail dans l'administration du président Donald Trump de 2017 à 2019.

Andrew d'York

Andrew d'York, né Andrew Albert Christian Edward, le 19 février 1960, est un membre de la famille royale britannique.

Il est le deuxième fils d'Élisabeth II, reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, et de son époux le prince Philippe, duc d'Édimbourg. Il occupe la huitième place dans l'ordre de succession au trône britannique.

Avenue Foch (Paris)

L’avenue Foch est une avenue du 16e arrondissement de Paris.

Bill Clinton

William Jefferson Clinton (de son nom de naissance William Jefferson Blythe III), dit Bill Clinton [bɪl ˈklɪntən], né le 19 août 1946 à Hope (Arkansas), est un juriste et homme d'État américain, 42e président des États-Unis en fonction de 1993 à 2001.

Membre du Parti démocrate, il est procureur général d'État en Arkansas de 1977 à 1979 puis gouverneur de 1979 à 1981 ainsi que de 1983 à 1992. Il est marié avec Hillary Rodham, future secrétaire d'État des États-Unis, en 1975, qu'il avait rencontrée pendant ses études à Yale.

Son mandat à la Maison-Blanche est marqué par la plus longue période d'expansion économique en temps de paix de l'histoire moderne américaine, par la ratification de l'ALENA (Accord de libre échange nord-américain), par l'intervention de l'armée américaine en Haïti, par les accords d'Oslo, par l'intervention des troupes de l'OTAN dans la guerre du Kosovo, par le premier attentat contre le World Trade Center à New York (1993) et par les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie. Il est aussi ponctué d'un certain nombre d'affaires comme le scandale du Whitewater et celui de l'affaire Lewinsky, qui lui vaut d'être l'objet devant le Congrès d'une procédure d'impeachment qui n'aboutit pas. Symbole des Nouveaux démocrates, il est ouvert à la déréglementation dans les secteurs de l'agriculture et des télécommunications. Sa présidence s'est déroulée avec un Congrès dominé par les démocrates puis les républicains à partir de 1995.

Le 19 mai 2009, il est nommé émissaire spécial de l'ONU pour Haïti par le secrétaire général Ban Ki-moon. Depuis 1997, il dirige en outre la Fondation Clinton.

Capitaine Rex

Le capitaine Rex, matricule CT-7567, est un personnage de l'univers étendu de Star Wars. Originaire de la planète Kamino, il est fabriqué pour intégrer l'armée de soldats clones, dont les gènes ont été modifiés à partir de ceux du chasseur de primes Jango Fett. Sous le commandement des Jedi Anakin Skywalker et Ahsoka Tano, il a pour mission de servir la République galactique qui souhaite amener la paix dans la Galaxie. Juste avant la transformation de la République galactique en un Empire autoritaire, le capitaine Rex retire sa puce inhibitrice qui l'empêche d'exécuter l'ordre 66, simule sa mort et part s'isoler. Plus tard, à l'initiative d'Ahsoka Tano, il rejoint un réseau de cellules rebelles dont il devient un élément important.

Le personnage est créé par George Lucas, le créateur de Star Wars, pour le film d'animation Star Wars: The Clone Wars et la série télévisée du même nom. Par la suite, le personnage intègre la série Star Wars Rebels. C'est l'acteur américain Dee Bradley Baker qui prête sa voix au capitaine Rex dans la version originale.

En plus des novélisations de plusieurs épisodes de The Clone Wars et Rebels, le capitaine Rex apparaît dans de nombreux romans, bandes dessinées, guides, jeux vidéo et figurines. Le personnage de Rex a généralement été bien reçu par les critiques et est considéré comme l'un des personnages les plus appréciés de la saga.

Disney Legends

Disney Legends est un programme lancé en 1987 par la Walt Disney Company pour récompenser les hommes et les femmes qui ont contribué de manière émérite à l'entreprise. Les décorations sont décernées et remises chaque année lors d'une cérémonie spéciale.

Les personnalités honorées sont choisies par un comité initialement présidé par Roy E. Disney, neveu de Walt Disney et président émérite de la Walt Disney Company. Ce comité est constitué de responsables Disney de longue date, d'historiens et d'autres autorités.

Le trophée de bronze, décerné à chaque récipiendaire et représentant le bras de Mickey Mouse tenant une baguette magique, a été conçu par le sculpteur Andrea Favilli. De plus, chaque nommé reçoit une plaque en bronze comportant ses empreintes, sa signature (ou son nom dans le cas d'une récompense posthume) disposée sur la Disney Legends Plaza des Walt Disney Studios de Burbank. En 1998, une version du trophée d'une hauteur de 4,5 mètres a été dévoilée lors de la cérémonie, ce qui fut l'occasion de rebaptiser la place.

Une autre version géante du trophée existe depuis 1997 dans les Fantasia Gardens du Disneyland Paris et la cérémonie de 2002 eut lieu devant le parc Walt Disney Studios.

La Walt Disney Company décrit le trophée ainsi:

Le trophée des "Disney Legends" comporte trois éléments distincts qui caractérisent les contributions apportées par les talents honorés :

La spirale ... pour l'imagination, la puissance d'une idée.

La main .... tient les dons de compétence, discipline et technique.

La baguette et l'étoile ... représentent la magie : l'étincelle qui s'enflamme quand l'imagination et les compétences se combinent pour créer un nouveau rêve.

Décès en août 2019

Portail de la mort Portail des années 2010

Eugene Scalia

Eugene Scalia (né le 14 août 1963 à Columbus en Ohio) est un avocat américain. Il est membre associé à la firme Gibson, Dunn & Crutcher et le fils du juge de la Cour suprême des États-Unis Antonin Scalia.

Icône gay

Une icône gay est une personnalité historique ou contemporaine particulièrement appréciée en termes de popularité et de référence dans la communauté LGBT.

Parmi les caractéristiques constituant une icône gay, on retrouve souvent le courage dans l'adversité et un désir de liberté, le sens du glamour, l'exubérance, la créativité ou des formes d'androgynie. Ces icônes peuvent être de toute orientation sexuelle ou genre, ouvertement allosexuelles ou pas. Certaines se sont faites les porte-voix des revendications du mouvement LGBT.

Les icônes gays contemporaines incluent principalement des vedettes de la chanson ou du cinéma, le plus souvent associées à une forte personnalité et une fin tragique.

Certaines personnalités historiques sont considérées comme des icônes gays en raison des débats entourant leur orientation sexuelle. De nos jours, il s'agit souvent de chanteuses ou actrices dont beaucoup de fans font partie des LGBT.

Kevin Williamson

Kevin Williamson, né le 14 mars 1965 à New Bern (Caroline du Nord), est un réalisateur, producteur et scénariste américain. Il a créé les séries télévisées Dawson (1998-2003), The Vampire Diaries (2009-2017), Following (2013 -2015). Il est également connu pour son travail de scénariste sur les films Scream, Scream 2 et Scream 4, Souviens-toi... l'été dernier, The Faculty, Mrs. Tingle.

Pizzagate

Le Pizzagate est une théorie conspirationniste prétendant qu'il existe un réseau de pédophilie autour de John Podesta, l'ancien directeur de campagne d'Hillary Clinton, par le biais de diverses interprétations et constructions, notamment en rapport avec une pizzeria et des courriels privés divulgués par WikiLeaks. Cette théorie du complot a émergé sur internet, et particulièrement sur les sites 4chan et Reddit, en novembre 2016.

Cette théorie a rapidement été démontée par les services de police, et les médias américains,,. Ces derniers ont par ailleurs souligné la rapidité et l’emprise que peuvent avoir des constructions collectives comme le Pizzagate sur le rapport qu’entretiennent les individus avec les faits et la vérité,,,,.

Première synagogue roumano-américaine

La Première synagogue roumano-américaine, connue aussi sous le nom de Synagogue Shaarey Shamoyim (en hébreu:שַׁעֲרֵי שָׁמַיִם, Portes du Ciel) ou la Shoule roumaine, est une synagogue orthodoxe, qui pendant plus de cent ans a occupé un bâtiment historique, situé au 89-93 Rivington Street dans le Lower East Side de Manhattan à New York.

La communauté avait été fondée en 1885 par des Juifs roumains, qui se sont installés en grand nombre dans le Lower East Side. Le bâtiment de la Rivington Street, construit vers 1860 a tout d'abord été une église, puis une synagogue, puis de nouveau une église et a été considérablement remanié en 1889. Il a été transformé une seconde fois en synagogue et de nouveau remanié quand la communauté First Roumanian-American congregation l'a acheté en 1902.

En raison de son plafond élevé, de sa bonne acoustique et de ses 1 800 sièges, la synagogue devint célèbre sous le nom de Carnegie Hall des Hazzans. Yossele Rosenblatt, Moshe Koussevitzky, Zavel Kwartin, Moishe Oysher, Jan Peerce et Richard Tucker furent tous Hazzanim de cette synagogue. Red Buttons y a chanté dans le chœur,, George Burns en a été un de ses membres et Edward G. Robinson y célébra sa Bar Mitzvah.

Le nombre de fidèles, qui étaient de l'ordre du millier dans les années 1940, décline pour n'être plus qu'une quarantaine au début des années 2000, en raison du départ des Juifs du quartier Lower East Side . Bien que le bâtiment soit inscrit sur la liste du Registre national des lieux historiques en 1998, la communauté a refusé d'accepter des aides extérieurs pour l'entretien du bâtiment . En décembre 2005, des dégâts des eaux importants endommagent des poutres maîtresses, et les offices se tiennent alors dans le salon de la mère du rabbin. En janvier 2006, le toit de la synagogue s'effondre, et le bâtiment doit être détruit deux mois plus tard.

Toxic (chanson)

Toxic est une chanson de l'artiste chanteuse américaine pop Britney Spears, coécrite et produite par Bloodshy & Avant et extraite du quatrième album de la chanteuse, In the Zone. La chanson est sortie le 12 janvier 2004, sous Jive Records en tant que deuxième single de l'album. Alors que les titres Boom Boom (I Got That) et Outrageous étaient pressentis l'un ou l'autre pour devenir le deuxième single de In the Zone, Britney Spears choisit finalement Toxic. Une chanson dance-pop aux influences electropop, bénéficiant d'une instrumentation variée. Les paroles du titre se réfèrent au fait d'être accro à un amant.

Toxic rencontre le succès dans le monde entier, atteignant le top 5 de quinze pays dont la France en se hissant jusqu’à la 3e place. Il se classe au sommet des charts en Australie, au Canada, en Hongrie, Norvège et au Royaume-Uni. Aux États-Unis, le titre devient le quatrième top 10 de Spears. Le vidéoclip de la chanson met en scène Spears en agent secret à la recherche d'un flacon de liquide vert. Après l'avoir dérobé, elle pénètre dans un appartement et empoisonne son petit ami infidèle. La vidéo comprend également des scènes entrecoupées de Spears nue, le corps recouvert de diamants. Après l'incident de Janet Jackson lors du Super Bowl, le clip a été considéré comme trop osé par MTV et sa programmation a été déplacée en fin de soirée.

Spears a interprété Toxic dans un certain nombre d'apparitions en direct, y compris les NRJ Music Awards en 2004 ainsi que dans trois de ses tournées mondiales. Toxic était la performance d'ouverture lors de la tournée de la chanteuse The Onyx Hotel Tour (2004), où elle chantait au sommet d'un bus portant une combinaison en latex noir; Spears a également interprété des versions remixées de la chanson lors de The Circus Starring: Britney Spears en 2009 et du Femme Fatale Tour en 2011. Toxic a été repris par divers artistes tels que Mark Ronson, A Static Lullaby, Ingrid Michaelson ou encore Yael Naim, ainsi que dans la série télévisée, Glee. La chanson est également apparue dans des longs métrages, En cloque, mode d'emploi, Encore toi !, Warioware : Le film, et dans la série Doctor Who. Toxic permet à Spears de remporter son premier Grammy lors de la cérémonie de 2005 dans la catégorie « Best Dance Recording » ( Meilleur Enregistrement Dance »), tout en acquérant de la crédibilité aux yeux des critiques. La chanson a été incluse dans les classements réalisés par Pitchfork, NME et Rolling Stone comme une des meilleures de la décennie. Toxic a été reconnu pour avoir redéfini le son de la musique dance-pop. Spears a nommé Toxic, comme la chanson favorite de sa carrière.

Willow Rosenberg

Willow Rosenberg est un personnage fictif de la série télévisée Buffy contre les vampires interprété par Alyson Hannigan et doublé en version française par Virginie Ledieu. C'est l'un des personnages principaux de la série, étant la seule avec sa meilleure amie Buffy Summers, l'héroïne, à être présente à l'écran dans tous les épisodes de la série. D'abord présentée comme une lycéenne brillante mais peu sûre d'elle, son personnage quitte peu à peu le rôle de faire-valoir de Buffy pour devenir une sorcière d'une grande puissance. Sa dépendance à la magie devient l'un des arcs narratifs principaux de la saison 6 de la série à la fin de laquelle, consumée par la colère et la peine, elle devient la méchante principale avant d'entamer sa rédemption lors de la saison 7.

Willow est l'un des personnages les plus populaires auprès du public et c'est également l'un de ceux qui ont le plus évolué tout au long de la série, passant d'un rôle de lycéenne nerd à celui d'une jeune femme complexe luttant pour maîtriser ses puissants pouvoirs magiques tout en découvrant et en affirmant son homosexualité. Le couple qu'elle a formé à l'écran avec Tara Maclay a été le premier couple lesbien de la télévision américaine et a donné l'image de l'une des relations romantiques les plus positives de la série. Willow est également apparue dans quelques épisodes de la série télévisée Angel et elle continue à faire partie des personnages principaux des séries de comics qui prolongent la série télévisée.

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