Israël Finkelstein

Israël Finkelstein est un archéologue israélien, né en 1949 à Petah Tikva. Il est directeur de l'Institut d'archéologie de l'Université de Tel-Aviv et coresponsable des fouilles de Megiddo.

Israël Finkelstein
Israël Finkelstein-2007
Israël Finkelstein en 2007.
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Biographie

On lui doit une contribution aux récentes données archéologiques sur les premiers Israélites en Palestine (fouilles de 1990). C'est une méthode statistique (exploration de surface à grande échelle avec relevé de toutes les traces de vie, puis datation et cartographie par dates) qui a permis la découverte de la sédentarisation des premiers Israélites sur les hautes terres de Cisjordanie. D'après lui, les habitats de forme ovale mis au jour évoqueraient les campements bédouins. La théorie de l'ethnogenèse des Israélites par sédentarisation de pasteurs nomades a été cependant contestée, par William G. Dever par exemple.

En 2001, Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, directeur historique au Ename Center for Public Archeology and Heritage Presentation, en Belgique, publient La Bible dévoilée : les nouvelles révélations de l'archéologie[1],[2]. Il publient un second tome sur les règnes de David et de Salomon, Les rois sacrés de la Bible : à la recherche de David et Salomon[3].

En 2011, Finkelstein publie avec deux collègues un article visant à établir que la Cité de David ne peut pas être le site originel de la ville de Jérusalem, car il n'y a pas d'évidence de son occupation pour les périodes où de nombreux textes documentent la présence d'une population importante[4]. Par analogie avec d'autres sites archéologiques de la région, les auteurs formulent l'hypothèse que le site originel de la ville était situé sous le Mont du Temple, en reconnaissant qu'aucune preuve ne peut en être donnée, vu l'impossibilité de fouiller le site.

En 2016, il cosigne avec Thomas Römer un article consacré à la rédaction de l'histoire d'Abraham où les deux auteurs argumentent que des évidences géographiques et archéologiques combinées à l'exégèse des textes montrent que l'histoire d'Abraham trouve son origine à l'âge du Fer et a été mise par écrit au VIIe siècle av. J.-C.[5].

Principaux chantiers de fouilles

  • 1976-1978 : directeur des fouilles des monastères byzantins du sud du Sinaï
  • 1977 : directeur des fouilles de Bnei Braq
  • 1979-1980 : codirecteur des fouilles de Tel Ira
  • 1980-1987 : directeur des fouilles du Land of Ephraim Survey
  • 1981-1984 : directeur des fouilles de Shilo
  • 1985-1986 : directeur des fouilles de Kh. ed-Dawwara
  • 1987 : directeur des fouilles de Dhahr Mirzbaneh
  • 1992-aujourd'hui : codirecteur des fouilles Megiddo
  • 1995, 1999 : codirecteur des fouilles du Megiddo Regional Survey.

En cours :

Bibliographie

Revues

  • (en) The Archæology of the Israelite Settlement, Jérusalem, 1988, pp. 295-302.
  • (en), « Horvat Qitmit and the Southern Trade in the Late Iron Age II », in Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereinns, vol. 108, 1992, pp. 156-170.
  • (en) avec Naaman N. éd., From Nomadism to Monarchy : Archæological and Historical Aspects of Early Israël, Jérusalem, 1994.
  • (en) « The Archæology of the Days of Manasseh », in Scripture and Other Artifacts : Essays on the Bible and Archæology in Honor of Philip J. King, Coogan M. D., Exum J. C. et Stager L. E. éd., Louisville, 1994, pp. 169-187.
  • (en) « The Great Transformation : The "Conquest" of the Highlands Frontiers and the Rise of the Territorial States », in The Archæology of Society in the Holy Land, Levy T. E. éd., Londres, 1995, pp. 349-365.
  • (en) « Ethnicity and Origin of the Iron Settlers in the Highlands of Canaan : Can the Real Israël Stand Up? », in Biblical Archæologist, vol. 59, 1996, pp. 198-212.
  • (en) « The Territorio-Political System of Canaan in the Late Bronze Age », in Ugarit-Vorschungen, vol. 22, 1996, pp. 221-255.
  • (en) « The Archæology of the United Monarchy : An Alternative View », Levant, vol. 28, 1996, pp. 177-187.
  • (en) avec Lederman Z. and Bunimovitz S., « Highlands of Many Cultures : The Southern Samaria Survey : The Sites », in Tel Aviv, 1997, pp. 898-906.
  • (en) « From Sherds to History : Review Article », Israel Exploration Journal, vol. 48, 1998, pp. 120-131.
  • (en) « State Formation in Israel and Judah : A Contrast in Context, a Contrast in Trajectory », Near Eastern Archæology, vol. 62, 1999, pp. 35-52.
  • (en) « Hazor and the North in the Iron Age : A Low Chronology Perspective », in Bulletin of the American Schools of Oriental Research, vol. 314, 1999, pp. 55-70.
  • (en) « The Rise of Jerusalem and Judah : The Missing Link », in Levant, 2001, pp. 105-115.
  • (en) « The Campaign of Sheshonq I to Palestine : A Guide to the 10th Century bce Polity », Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, vol. 118, 2002, pp. 109-135.
  • (en) « The Philistines in the Bible: A Late-Monarchic Perspective », JSOT, vol.  27, 2002, pp. 131–167.
  • (en) « The Rise of Jerusalem and Judah : The Missig Link », in Vaughn A. G. and Killebrew A. E., editors, Jerusalem in the Bible and Archæology : The First Temple Period, Atlanta, 2003, pp. 81-101.
  • (en) avec Piasetzsky E., « Recent Radiocarbon Results and King Solomon », Antiquity, vol. 77, 2003, pp. 771-779.
  • (en) avec Piasetzsky E., « Wrong and Right ; High and Low—14C Dates from Tel Rehov and Iron Age Chronology », in Tel Aviv, vol. 30, 2003, pp. 283-295.
  • (en) avec Piasetzsky E., « Comment on Tel Rehov : Iron-Age Chronology, Pharaohs, and Hebrew Kings », Science, vol. 302, 2003, p. 568b.
  • (en) avec Na'aman N., « The Judahite Shephelah in the Late 8th and Early 7th Centuries bce », in Tel Aviv, vol. 31, 2004, pp. 60-79.
  • (en) « A Low Chronology Update: Archaeology, History and Bible », in Levy, T.E. and Higham, T. eds., The Bible and Radiocarbon Dating: Archaeology, Text and Science, London, 2005, pp. 31-42.
  • (en) avec Piasetzky, E., I., « 14C Results from Megiddo, Tel Dor, Tel Rehov and Tel Hadar: Where do they Lead Us? », in Levy, T.E. and Higham, T. eds. The Bible and Radiocarbon Dating: Archaeology, Text and Science, London, 2005, pp. 294-301.
  • (en) avec Piasetzky, E., « The Iron I-IIA in the Highlands and Beyond: 14C Anchors Pottery Phases and the Shoshenq I Campaign », in Levant, vol. 38, 2006, pp. 45-61.
  • (en) avec Piasetzky, E., « 14C and the Iron Age Chronology Debate: Rehov, Khirbet en-Nahas, Dan and Megiddo », in Radiocarbon, vol. 48, 2006, pp. 373-386.
  • Le point scientifique sur la question des désaccords de datation est fait dans un compte-rendu de congrès qui rassemble les publications professionnelles : T. Levy and T. Higham, editors, Radiocarbon Dating and the Iron Age of the Southern Levant : The Bible and Archæology Today, Londres, 2005 (27 contributions, 448 pages).

Sur les récentes datations au carbone 14, voir aussi

Place d'Israël Finkelstein au sein de la communauté scientifique

Les récentes contributions professionnelles aux datations par le carbone 14 ont été rassemblées dans un livre : T. Levy and T. Higham, editors, Radiocarbon Dating and the Iron Age of the Southern Levant : The Bible and Archæology Today, Londres, 2005 (27 contributions, 448 pages).

Dans cette publication à comité de lecture, on trouve la contribution de l'ensemble de la communauté scientifique qui travaille en archéologie sur le sujet de la Bible. L'ouvrage fait le point sur la question. La lecture de la table des matières montre clairement qu'Israël Finkelstein est reconnu au sein de cette communauté et qu'il y tient une place très importante (trois contributions acceptées par le comité de lecture).

Notes et références

  1. La Bible dévoilée : les nouvelles révélations de l'archéologie, Paris, Bayard, 2002 (ISBN 2-227-13951-X), réédité en livre de poche dans la collection Folio Histoire aux éditions Gallimard (2004) (titre original : The Bible unearthed : archaeology's new vision of ancient Israel and the origin of its sacred texts, New York, Free Press, 2001)
  2. Henri Tincq, « Deux archéologues contestent la réalité historique de la Bible », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 5 mars 2019)
  3. Les rois sacrés de la Bible : à la recherche de David et Salomon, Paris, Bayard, 2006 (titre original : David and Salomon : in search of the Bible's sacred kings and the roots of Western tradition, New York, Free Press, 2001.)
  4. (en) Israel Finkelstein, Ido Koch & Oded Lipschits, « The Mound on the Mount: A Possible Solution to the Problem with Jerusalem », The Journal of Hebrew Scriptures, vol. 11, no 12,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Israel Finkelstein et Thomas Römer, « Comments on the Historical Background of the Abraham Narrative », sur Academia.edu,

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Bataille de Jéricho

La bataille de Jéricho est un événement lié à la conquête du pays de Canaan, relaté dans le livre de Josué, où le peuple d'Israël fait sonner ses trompettes sous l'enceinte de Jéricho dont l'accès leur était interdit. Ce son fit tomber les murs de la ville.

Canaan (patriarche)

Canaan (en hébreu : כְּנַעַן / כְּנָעַן) est un personnage de la Genèse, le premier livre de la Bible. Il est fils de Cham, lui-même fils de Noé. Un jour, Cham surprend Noé tout nu et en informe ses frères, à la suite de quoi Noé maudit Canaan en le déclarant serviteur de Sem. Ce récit est souvent appelé la Malédiction de Cham.

Canaan donne son nom au Pays de Canaan, tandis que ses trois frères Koush, Misraïm et Pout sont respectivement éponymes de l'Éthiopie, l'Égypte et la Somalie.

Les fils de Canaan sont : Tsidone, Het, le Jébuséen, l'Amoréen, le Guirgachéen, le Hévéen, l'Arqéen, le Sinéen, l'Arvadéen, le Tsémaréen, le Harmatéen

Données archéologiques sur les Philistins

Le terme Philistins, tout comme le terme Hébreux, appartient au vocabulaire de la Bible. Dans la Bible, les Philistins, à l'époque de Saül et de David, sont géographiquement situés sur les terres de l'actuel Gaza jusqu’à Ashdod.

Depuis les prospections archéologiques des années 1990 (voir article : Données archéologiques sur les premiers Israélites), on sait que les premiers Israélites sont d'origine cananéenne et se sédentarisent sur les hautes terres de Cisjordanie à partir de 1200 av. J.-C., où ils pratiquent l'élevage (moutons) et la culture des céréales. Ces prospections nous montrent qu'ils sont en tout petit nombre devant la population cananéenne des vallées et des villes et qu'ils croissent très progressivement. Ils sont attestés sur la stèle de Mérenptah (1207 av. J.-C.).

Selon les données des fouilles (fouilles locales et tablettes assyriennes), les Pelesets (Philistins), repoussés par Ramsès III, s'installent dans de petits royaumes (des cités-États) à Ekron, Ashdod, Ascalon, Gath et Gaza. Ils sont attestés dans les tablettes assyriennes : les souverains assyriens les mentionnent sur la route de l'Égypte.

Si les Peuples de la mer ont fait parler d'eux, les documents archéologiques qu'ils nous ont laissés sont très peu nombreux et les invasions des Peuples de la mer sont assez mal comprises. Cette ignorance a donné lieu à un foisonnement de « théories », qui ne sont, en réalité, que des spéculations sans souci scientifique de la preuve. Cet article vise à recenser ce qui est scientifiquement établi sur les Pelesets (Philistins) et sur leurs relations avec les Israélites.

Données archéologiques sur les premiers Israélites

Cet article concerne la sédentarisation et l'origine des premiers Israélites qui s'installent au début du Fer I (c. -1200 à -1000) dans les montagnes de la vallée du Jourdain, une population dont l'une des caractéristiques est de ne pas consommer de porc et qui est appelée Israël sur la stèle de Merenptah en -1200. Les installations (voir carte) se développent progressivement à partir des contreforts qui dominent le Jourdain, il s'agit à l'origine de populations nomades qui peuplent le territoire de Canaan au Bronze récent. Loin des grands axes de communication sur lesquels se situent les cités-États, les Hautes Terres de Cisjordanie n'étaient peuplées au Bronze récent (c -1550 -1200), que de nomades ou semi-nomades.

L'exposé est centré sur les données archéologiques c'est-à-dire, au départ, les faits bruts, datés et validés par publication dans les revues professionnelles à comité de lecture. Il convient de noter que certaines données sont interprétées différemment selon les auteurs et selon les époques. L'exposé de l'historique des différents modèles archéologiques est décrite dans Histoire des théories sur l'origine des premiers Israélites. Le consensus qui se dégage parmi les experts permet maintenant de reconstituer l'Histoire de l'Israël antique.

Données archéologiques sur les premiers écrits en hébreu ancien

Il s'agit ici de situer l'apparition des premiers écrits en hébreu ancien, ainsi que l'époque de l'alphabétisation de la population du royaume de Juda et du royaume d'Israël.

Exode hors d'Égypte

L’Exode d'Israël hors d'Égypte (hébreu : יציאת מצרים Yetsi'at Mitzrayim, « la sortie d'Égypte ») est un récit biblique selon lequel les Hébreux, réduits en esclavage depuis des siècles par l’Égypte, s’en émancipent pour revenir, sous la conduite de Moïse et Aaron, dans le pays de Canaan et en prendre possession en vertu de la promesse divine faite à leurs ancêtres. La sortie d’Égypte et la longue traversée du désert qui y fait suite sont relatées dans les Livres de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome.

Ce récit est considéré comme l’un des événements fondateurs du judaïsme avec le don de la Torah sur le mont Sinaï, qui fonde sa foi en un Dieu personnel intervenant directement dans l’histoire, et est commémoré lors de la fête de Pessa'h.

Son historicité fait cependant l’objet de débats et critiques dans le milieu académique. Tel que le récit de l'Exode le présente, il ne correspond vraisemblablement pas à la description d'un événement historique. Selon l'historien Nadav Naaman, ce récit de l'Exode et de la conquête de Canaan constitue probablement une construction biblique littéraire et théologique qui évoque la perte du contrôle militaire égyptien en Canaan vécue comme une libération, la mémoire culturelle juive transférant cette situation par la mise en scène d'une sortie d'Égypte.

Goliath (Bible)

Goliath (nom hébreu : גָּלְיָת ; nom arabe : جالوت), aussi connu sous le nom « Goliath de Gath » – du nom d'une des cinq cités-États philistines – est un personnage biblique du Tanakh et de l'Ancien Testament. Dans la Bible, le récit de son combat avec David est au chapitre 17 du Premier livre de Samuel. Dans le Coran, Goliath est connu sous le nom de Jalout.

Har Karkom

Har Karkom (nom hébreu qui signifie « montagne de Safran ») ou anciennement Djebel Ideid (nom arabe qui signifie « montagne des Célébrations » ou « montagne des Multitudes ») est un site archéologique qui fait partie de l'important ensemble des sites du Sinaï. Ce site, qui se trouve dans la partie nord de l'ensemble, comprend une montagne et des vallées. Les sites du Sinaï remontent au Paléolithique et se multiplient pendant la période prédynastique égyptienne. Selon l'inventaire détaillé des sites et des cultes qui s'y déroulent fait par Dominique Valbelle, les sites les plus importants se situent le long du littoral méditerranéen et dans la zone cuprifère des montagnes méridionales : Har Karkom n'est nulle part mentionné (ni le site, ni le culte) dans l'article consacré au Sinaï du Dictionnaire de l'Antiquité.

C'est le paléo-ethnologue italien Emmanuel Anati qui a exploré ce site et l'a fait connaitre du grand public. D'après son analyse, il s'agirait du mont Sinaï mentionné dans la Bible. Le site web officiel du projet Har Karkom présente le travail de terrain, soutient que le site a servi de lieu de culte et donne les raisons pour lesquelles Anati pense qu'il s'agit du mont Sinaï.

Histoire de Jérusalem

Cet article relate les faits saillants de la ville de Jérusalem, une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane, que les Israéliens ont érigée en capitale et que les Palestiniens souhaiteraient comme capitale.

Izbet Sartah

Izbet Sartah est un petit site israélite primitif de l'âge du fer situé dans la forêt de Rosh HaAyin en Israël, à 5 km de l’importante ville cananéenne d'Afek. Il est identifié à la ville d’Eben Ezer mentionnée dans la Bible hébraïque.

Khadija bint Khuwaylid

Khadija ou Khadidja bint Khuwaylid (arabe : خَدِيجَة بِنت خُوَيلِد الطَّاهِرَة) (Entre 555 et 560-619 à La Mecque) est la première épouse du prophète de l'islam Mahomet. Elle est considérée dans l’islam comme « la mère des croyants », tout comme les autres femmes du prophète de l'islam.

La Bible dévoilée

La Bible dévoilée, Les nouvelles révélations de l'archéologie, est un ouvrage de synthèse de l'archéologue Israël Finkelstein et de l'historien et archéologue Neil Asher Silberman, d'abord paru en anglais en 2001 sous le titre de The Bible Unearthed. Traduit en français dès 2002, il présente le résultat de recherches archéologiques permettant, selon les auteurs, d'éclairer les événements rapportés par la Bible.

Il a été complété en 2006 par un second ouvrage, Les Rois sacrés de la Bible, À la recherche de David et Salomon , qui rend compte de datations au carbone 14 réalisées postérieurement avec de nouvelles techniques. La Bible dévoilée, Les révélations de l'archéologie est un film de Thierry Ragobert adapté du livre.

Il s'agit d'un ouvrage scientifique sur des données archéologiques récemment « tirées de terre », d'où le terme unearthed dans le titre original, littéralement « La Bible exhumée ». La traduction française a préféré le mot « dévoilée ». Le livre offre la synthèse d'un nombre important d'articles scientifiques publiés dans des revues professionnelles à comité de lecture, tant par les auteurs eux-mêmes que par leurs collègues, abondamment cités. L'ouvrage discute en détail les travaux de 15 archéologues reconnus, et, tout aussi en détail, de 6 biblistes reconnus. Un film documentaire de quatre heures a été tiré du livre ; sa vocation pédagogique explique le choix fait par France 5 et Arte d'en donner plusieurs diffusions à des heures de grande audience, deux ans de suite, à l'occasion des fêtes de Noël.

Livre de l'Exode

Le livre de l’Exode est le deuxième livre de la Bible et de l'Ancien Testament. Il raconte l'exode hors d'Égypte des Hébreux sous la conduite de Moïse, le don des Dix Commandements et les pérégrinations du peuple hébreu dans le désert du Sinaï en direction de la Terre promise. Son titre originel en hébreu est Shemot, littéralement « les Noms ».

Traditionnellement, la rédaction du livre est attribuée à Moïse, bien que rien dans le texte ne le dise. Cependant, cette idée n'est plus retenue aujourd'hui dans les milieux académiques, et les exégètes et les historiens datent sa rédaction du VIIe siècle av. J.-C., voire plus tard, même s'il est probable que les rédacteurs se soient fondés sur des sources plus anciennes.

L'historicité du livre est de même fortement sujette à caution, l'archéologie ayant dans une large mesure infirmé le récit.

Megiddo

Megiddo est un des plus importants sites archéologiques d'Israël. Le tel de Megiddo est situé à environ 90 km au nord de Jérusalem et à 31 km au sud-est de la ville de Haïfa. Le tel domine la vallée de Jezreel au nord. Il est connu en arabe sous le nom de tell el-Moutesellim. L'ancienne ville de Megiddo a été construite sur un tertre qui se dresse maintenant, à la suite de l'empilement de nombreuses couches archéologiques, à presque 21 mètres au-dessus de la plaine. Aujourd'hui, Megiddo est une importante jonction sur la route principale reliant le centre d'Israël avec la Basse Galilée et les régions du nord.

Neil Asher Silberman

Neil Asher Silberman, né le 19 juin 1950 à Boston, est directeur historique du centre Ename de Bruxelles pour l'archéologie et l'héritage public de Belgique. Il est connu du grand public en tant que coauteur de deux livres écrits avec l'archéologue israélien Israël Finkelstein, La Bible dévoilée et Les Rois sacrés de la Bible.

Silo (Canaan)

Silo ou Siloh (en hébreu : šīloh, שילה, de la racine š-'-l, signifiant « lieu où l'on demande des oracles ») est un des plus importants lieux de culte d'Israël pendant la période des Juges. Selon la Bible, il est situé au centre de la Samarie, au sud de Tirtza, l'ancienne capitale du royaume d'Israël. Il est détruit en 1050 av. J.-C. lors d'une bataille opposant les Philistins aux Hébreux.

Thierry Ragobert

Thierry Ragobert est un réalisateur français de films. Il est notamment connu pour les longs métrages cinéma La Planète blanche – documentaire animalier sur l'arctique – et Amazonia – une fiction animalière en 3D relief. Il a monté et réalisé de nombreux documentaires pour la télévision, notamment une trilogie archéologique sur Alexandrie et la série La Bible dévoilée. Ses films ont été récompensés par de nombreux prix internationaux.

William G. Dever

William G. Dever, né le 27 novembre 1933 à Louisville au Kentucky, est un archéologue américain, spécialiste de la période biblique. Il a été professeur d'archéologie à l'université d'Arizona, à Tucson, de 1975 à 2002.

Dever est un spécialiste des questions relatives à l'historicité de la Bible. Il est un des derniers archéologues reconnus à s’être opposés à ceux qu’il appelle les « minimalistes » qui nient toute valeur historique à la Bible sans jamais toutefois se rapprocher des thèses des maximalistes. Il a notamment écrit Quand la Bible dit Vrai en réponse au livre La Bible dévoilée. Mais, plus récemment, il a fini par se rapprocher des positions minimalistes. « J'ai écrit pour mettre en échec les minimalistes, puis je suis devenu un d'entre eux » (I wrote to frustrate Biblical minimalists, then I became one of them).

Il n'appartient pas au courant de l'Archéologie biblique, dont il considère que la démarche est trop réductrice à la Bible et trop naïve.

Il a repris la théorie de la révolte paysanne, du bibliste George Mendenhall et du sociologue Norman Gottwald, sur l'origine des premiers Israélites. Selon cette théorie , la conquête israélite s'est accomplie lorsqu'un nombre important de paysans cananéens ont renversé leurs maîtres et seigneurs des cités pour devenir la communauté des Israélites. Dever a complété cette théorie en lui ajoutant une argumentation archéologique, selon laquelle l'occupation des hautes terres est attribuée à deux innovations technologiques : la capacité de creuser des citernes dans le roc et celle de les enduire. Israël Finkelstein, l'un des archéologues à qui on doit la découverte des habitats des premiers Israélites, conteste cette thèse en faisant remarquer que la technologie des citernes était connue et utilisée bien longtemps avant l'émergence de l'Israël primitif.

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