Ibrahim Pacha

Ibrahim Pacha (en arabe : ابراهيم باشا), né en 1789 et mort en 1848, est un généralissime et homme d'État égyptien, fils aîné du vice-roi (al-wāli) d’Égypte Méhémet Ali dont il fut le principal bras armé. Ibrahim a gouverné l’Égypte du 2 mars au 10 novembre 1848.

Il est le père d'Ismail, khédive d’Égypte à partir de 1863. Avec l'aide du français Joseph Anthelme Sève, il introduit la discipline européenne dans l'armée égyptienne.

Ibrahim Pacha
Portrait peint en 1846 par Charles-Philippe Larivière pour le roi Louis-Philippe (Musée du château de Versailles).

Portrait peint en 1846 par Charles-Philippe Larivière pour le roi Louis-Philippe (Musée du château de Versailles).
Titre
Wali d'Égypte, Soudan, Syrie, Hedjaz, Morée, Thasos et Crète

(8 mois et 8 jours)
Prédécesseur Méhémet Ali Pacha
Successeur Abbas Ier
Biographie
Dynastie Dynastie de Méhémet Ali
Date de naissance
Lieu de naissance Dráma, Macédoine, Bulgarie ottomane
Empire ottoman
Date de décès (à 58 ou 59 ans)
Lieu de décès Le Caire, Égypte ottomane
Empire ottoman
Père Méhémet Ali
Mère Amina Khanum Effendi
Enfants Ismaïl Pacha
Religion Islam (hanafisme)

Ibrahim Pacha
Monarques d'Égypte

Biographie

Sa jeunesse

IbrahimBaja
Gravure romantique représentant Ibrahim Pacha (v. 1810-1820).

Ibrahim Pacha est né dans la ville d'origine de son père, Kavala en Macédoine orientale.

En 1805, à l'âge de seize ans, quand son père accède au poste de vice-roi d'Égypte, il est retenu prisonnier par un amiral ottoman. Ibrahim retrouve la liberté quand son père repousse avec succès la tentative d'invasion du Royaume-Uni en Égypte menée par le général Alexander Mackenzie-Fraser.

En 1813, Ibrahim gouverne par intérim l'Égypte lorsque son père part en Arabie pour combattre les wahhabites. En 1816, il succède à son frère Toussoun au poste de commandant de l'armée égyptienne d'Arabie.

Campagne contre les wahhabites

La campagne contre les wahhabites (en) durera près de deux ans, et s’achèvera avec l'anéantissement politique des wahhabites.

Il débarqua à Yanbou, le port de Médine le 30 septembre 1816. Les villes saintes de l'Islam étaient alors tenues par les wahhabites. La mission d'Ibrahim était de les reprendre, et de pourchasser les wahhabites dans le désert du Nejd.

La formation et l'armement de l'armée égyptienne lui donnaient la supériorité militaire sur les wahhabites. Cependant la conquête de l'Arabie fut très laborieuse, à cause de la traversée du désert de Dariya, bastion wahhabite, mais aussi à cause du courage des wahhabites qui ne craignaient pas de mourir.

Ibrahim s'est montré tenace, partageant les difficultés avec son armée et ne se laissant pas décourager par ses échecs. Vers la fin de l'année 1818, il força le chef des Wahhabites, l'imam Soulaymân, petit-fils de Mouhammad ibn 'Abdelwahhâb, à se rendre, prenant ainsi Dariya. L'imam Soulaymân fut transporté en Égypte pour y être emprisonné. Après sa libération en 1828, il fut autorisé à rentrer en Arabie. Il abandonna la prédication et se retira de la vie politique.

Opérations en Morée

Entrevue du général Maison et d'Ibrahim Pacha, à Navarin, septembre 1828
Ibrahim Pacha rencontrant le général français Maison pour négocier son évacuation du Péloponnèse en 1828.

Le 11 décembre 1819, il entre triomphalement au Caire. Après son retour, Ibrahim demande au colonel Sève (dit « Soliman Pacha ») de réformer l'armée sur le modèle européen. En 1824, le sultan ottoman Mahmoud II, qui souhaitait avoir l'aide de l'armée égyptienne dans la guerre d'indépendance grecque (1821-1832), nomme Mehemet Ali gouverneur de Morée.

Ibrahim est envoyé dans le Péloponnèse avec un escadron et une armée de 17 000 hommes. L'expédition part pour la Grèce le 4 juillet 1824, mais pendant plusieurs mois le détachement est dans l'incapacité d'aller plus loin que la Crète ou l'île de Rhodes, par crainte des brûlots grecs. Le 26 février 1825, après la révolte de marins grecs pour le retard du paiement de leur salaire, Ibrahim débarque à Modon. Il mène alors plusieurs campagnes victorieuses, et conquiert la majeure partie de la péninsule. Il défait facilement les Grecs et parvient le 24 avril 1826 à mettre fin au siège de Missolonghi qui a coûté la vie à de nombreux soldats turcs et égyptiens.

Il montre d'abord une certaine clémence vis-à-vis des Grecs, qui sont censés devenir ses administrés. Cependant, à mesure que la guérilla s'éternise et devant la résistance des insurgés grecs qui harcèlent son armée, il détruit en partie le pays et envoie des milliers de Grecs en Égypte pour servir d'esclaves. Ces mesures indignent les puissances européennes, la France, le Royaume-Uni et la Russie qui se liguent pour mettre un terme au conflit. Après la bataille de Navarin le 20 octobre 1827, au cours de laquelle sa flotte est détruite par les Européens, l'Expédition de Morée, menée par la France, le force à capituler et il quitte le pays le 1er octobre 1828.

Campagne de Syrie

Les menées autonomistes de son père Méhémet Ali provoquent des heurts de plus en plus importants avec l'Empire ottoman. Ils adhéraient pleinement au projet d'une nation qui rassemblerait tous les Arabes de l'Égypte à la Mésopotamie[1].

Ces tensions aboutissent à la première Guerre égypto-ottomane en 1831. En Syrie, Ibrahim bat les Turcs, prend Damas le 27 mai 1832, défait l'armée ottomane à Homs le 8 juillet et à Beilan le 29 juillet, puis il envahit l'Anatolie et prend Konya le 21 décembre.

Après la Convention de Kütahya de mai 1833, il reste en Syrie où il devient gouverneur, soutenu par le gouvernement français. En 1834, il réprime la révolte paysanne de Palestine. Beaufort d'Hautpoul l'assiste comme aide de camp entre 1834 et 1837.

Une deuxième Guerre égypto-ottomane éclate en 1839 quand le gouvernement turc se sent assez fort pour reprendre les hostilités. Victorieux à la bataille de Nézib, Ibrahim marche sur Istanbul, mais est arrêté par l'intervention de la Grande Bretagne, de la Russie et de l'Autriche (Traité de Londres). Souhaitant maintenir l'intégrité de l'empire Ottoman, la coalition chasse les forces égyptiennes de Beyrouth, puis d'Acre, tandis que l'Anglais Napier assiège Alexandrie et négocie avec Mehmet Ali, lequel accepte de renoncer à la Syrie contre la reconnaissance de sa souveraineté en Égypte.

Ibrahim quitte la Syrie en février 1841.

Sa mort

Revue passée au Champ-de-Mars en l'honneur d'Ibrahim Pacha, 25 mai 1846
Revue militaire au Champ-de-Mars en l'honneur d'Ibrahim Pacha, le 25 mai 1846, lors de sa visite en Europe.

En 1846, il effectue une visite en Europe de l'Ouest où il est reçu avec respect. Quand son père devient sénile, Ibrahim est nommé régent (mars 1848) puis de facto vice-roi. À sa mort, de phthisie le 10 novembre 1848, il est remplacé par Abbas réputé proche des Britanniques qui s'opposaient à l'idée d'Ibrahim de construire un État moderne égyptien.

Description physique

En 1845, le maréchal de Castellane le décrit ainsi[2] : « Ibrahim Pacha a des yeux spirituels et vifs ; son visage est marqué de petite vérole, il ne manque ni de malice ni de finesse ; il est petit, replet, le cou court, le visage long, la barbe est blanche. Il marche difficilement à cause de son embonpoint ; il se dandine beaucoup ; il est vêtu magnifiquement avec plusieurs décorations en diamant ; il a, comme les personnes de sa suite une veste rouge couverte de galons d’or, une longue ceinture de drap d’or. »

Notes et références

  1. Charles Saint-Prot, Le nationalisme arabe : Alternative à l'intégrisme, page 11
  2. Journal du Maréchal de Castellane, 1804-1862 , Volume 3 p. 343

Liens externes

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Ayas Mehmed Pacha

Ayas Mehmed Pacha (1483 Delvinë-1539 Istanbul) est Grand Vizir de l'Empire Ottoman du temps du Sultan Soliman le Magnifique du 14 mars 1536 au 13 juillet 1539 succédant au vizir exécuté Ibrahim Pacha. Il est originaire de la région de Vlora en Albanie tandis que son père est de Shkodër. Son successeur est Çelebi Lütfi Pacha.

Bakar Ier de Karthli

Bakar Ier de Karthli (en géorgien : ბაქარი I), Shah Nawaz Khan IV puis Ibrahim Pacha (né le 11 juin 1699 ou le 7 avril 1700, mort le 1er février 1750) est un prince de la dynastie des Bagration qui gouverne le Karthli de 1716 à 1719 et en 1723.

Bataille de Navarin

La bataille de Navarin est une bataille navale qui s'est déroulée le 20 octobre 1827, dans la baie de Navarin (ouest du Péloponnèse), entre la flotte ottomane et une flotte franco-russo-britannique dans le cadre de l'intervention de ces trois puissances lors de la guerre d'indépendance grecque. À l'issue des combats, la défaite ottomane est totale.

La bataille de Navarin est considérée comme la dernière grande bataille navale de la marine à voile, avant l'avènement des navires à vapeur, des cuirassés et des obus, mais aussi comme une étape décisive vers l'indépendance de la Grèce et comme l'une des premières « interventions sous un prétexte humanitaire » de l'histoire.

Par le traité de Londres du 6 juillet 1827, la France, le Royaume-Uni et la Russie étaient convenus d'intervenir entre les belligérants de la guerre d'indépendance grecque pour faire cesser les « effusions de sang ». Une flotte tripartite, commandée par Edward Codrington, Henri de Rigny et Login Van Geiden fut envoyée dans ce but. Après avoir réussi à empêcher divers affrontements, les amiraux décidèrent de faire une démonstration de force dans la baie de Navarin où se trouvait la flotte ottomane, essentiellement composée de navires turcs et égyptiens. Celle-ci était ancrée dans une disposition destinée à impressionner la flotte des puissances qu'elle attendait. Des coups de feu tirés d'un navire ottoman, avant que tout ordre ait été donné en ce sens, entraînèrent une bataille qui n'était projetée par aucun des deux adversaires.

Malgré leur infériorité numérique, les navires des puissances étaient largement supérieurs à leurs adversaires. Dans un combat qui se déroula pratiquement à l'ancre et à bout portant, leurs artilleurs firent des ravages dans la flotte ottomane. Les plus petits navires de la flotte des puissances, qui ne s'ancrèrent pas, remplirent avec succès leur mission de neutraliser les brûlots, l'arme ottomane la plus redoutable, ce qui aida à la victoire finale.

Sans perdre un seul navire, mais après avoir subi d'importants dégâts, la flotte franco-russo-britannique détruisit une soixantaine de navires ottomano-égyptiens.

Bataille de Sphactérie (1825)

La bataille de Sphactérie le 8 mai 1825 est une défaite navale grecque lors de la guerre d'indépendance grecque contre les forces égypto-ottomanes commandées par Ibrahim Pacha.

Cheytan Ibrahim Pacha

Cheytan Ibrahim Pacha ou Ibrahim Scheïtan, en turc Şeytan İbrahim Paşa, pacha ottoman mort en 1685. Surnommé Cheytan (« le diable ») à cause de son intrépidité, il occupe plusieurs postes militaires et administratifs en Égypte, Syrie, Morée, dans les provinces d'Erzurum et de Diyarbakır.

En 1676, il est envoyé de Damas pour commander l'armée en Ukraine ottomane pendant la guerre polono-turque de 1672-1676 ; il affronte l'armée polono-lituanienne de Jean Sobieski avec qui il finit par signer la paix.

Pendant la guerre austro-turque de 1683-1699, il participe au siège de Vienne en 1683 puis au premier siège de Buda en 1684. Le 1er août, le gouverneur de Buda, Kara Mohammed Pacha, est tué par une bombe ; Cheytan Ibrahim Pacha lui succède et tient en échec l'armée du Saint Empire. Lors de la retraite de l'armée assiégeante en novembre, le sultan envoie des présents à Ibrahim et lui confère le rang de serasker (commandant en chef) en Hongrie ottomane à la place de Mustafa Pacha de Rodosto. L'année suivante, Ibrahim subit une défaite à la bataille d'Esztergom le 16 août 1685. Peu après, il perd la province d'Uyvar dont la capitale (Uyvar en turc, Neuhaeusel en allemand, Nové Zámky en slovaque) est prise d'assaut par les troupes impériales d'Aeneas Sylvius de Caprara le 19 août, et il doit abandonner la forteresse de Novigrad Podravski.

Ibrahim tente alors d'ouvrir des négociations avec Charles de Lorraine, chef de l'armée chrétienne de la Sainte Ligue, et fait restaurer le pont d'Osijek (Essek) pour évacuer son armée. Condamné pour trahison par la Sublime Porte, il est décapité à Belgrade le 3 décembre 1685 et sa tête portée à Constantinople,.

Damat Ibrahim Pacha

Damat Ibrahim Pacha (turc : Damat İbrahim Paşa, bosniaqueː Damat Ibrahim-Paša Novošehirlija; né en 1517– mort en 1601) est un homme d'État ottoman originaire de Bosnie qui exerce trois fois la fonction de Grand Vizir de l'Empire ottoman.

La première fois du 4 avril au 27 octobre 1596 ; la deuxième du 5 décembre 1596 au 3 novembre 1597 ; et la troisième et dernière fois du 6 janvier 1599 jusqu'au 10 juillet 1601. Il demeure dans l'histoire comme le conquérant de la ville hongroise de Kanije.

Il est également désigné par le titre de damat (c'est-à-direː jeune marié), parce qu'il avait épousé Ayşe Sultan, une princesse de la dynastie ottomane, une des filles du sultan Mourad III. Il ne doit pas être confondu ni avec Pargali Ibrahim Pacha, illustre grand vizir de Soliman II, lui aussi issu du devşirme et autre « Damat » de la cour ottomane ni avec Nevşehirli Damat Ibrahim Pacha, qui occupe la même fonction au début du XVIIIe siècle pendant l'Ère des tulipes dans l'Empire ottoman.

Edward Codrington

Edward Codrington (27 avril 1770 – 28 avril 1851), est un amiral britannique. Il commandait la flotte britannique lors de la bataille de Navarin. Cette victoire lui fut ensuite reprochée.

Hatice Sultan

Hatice Sultan est une princesse ottomane, fille du sultan Sélim Ier et de Ayşe Hafsa Sultan. Elle est la sœur du sultan Soliman le Magnifique.

Hatice Sultan est née en 1496. D'abord, elle épouse Iskender Pacha mais devient veuve. Puis, elle épouse Pargali Ibrahim Pacha, qui est grand vizir depuis 1523. Il reste en fonction jusqu'en 1536 où il est exécuté par le sultan et où ses biens sont confisqués par les autorités. Le couple a deux enfants, avec lesquels ils vivent dans leur palais.

Liste des grands vizirs ottomans

Cet article est une liste des grands vizirs de l’Empire ottoman.

Méhémet Ali

Méhémet-Ali ou Méhémet Ali (en arabe : محمد على (Muhammad Ali)), né à la fin des années 1760 (la date exacte est débattue) à Kavala en Macédoine orientale (alors dans l'Empire ottoman) et mort le 2 août 1849 à Alexandrie en Égypte, est un officier ottoman d'origine albanaise,, vice-roi d'Égypte de 1804 à 1849 et généralement considéré comme le fondateur de l'Égypte moderne,.

Pargalı Ibrahim Pacha

Ibrahim Pacha (né le 22 juillet 1493, mort le 15 mars 1536) aussi connu sous le nom de Pargalı Ibrahim Pacha, est un Grand Vizir de l'Empire ottoman. Il atteint un niveau d'autorité et d'influence devenant ainsi une menace pour son ami d'enfance, le sultan Soliman le Magnifique, qui l'exécute en 1536 au palais de Topkapı.

Piri Mehmed Pacha

Piri Mehmed Pacha (?-1533 Silivri) est Grand Vizir de l'Empire Ottoman du temps du Sultan Sélim Ier du 25 janvier 1518 au 27 juin 1523. Son successeur est Pargali Ibrahim Pacha.

Razgrad

Razgrad (en bulgare : Разград, en turc : Razgrad) est une ville du nord-est de la Bulgarie, chef-lieu de l'oblast homonyme.

La ville, située à 130 km de Varna (sur la mer Noire) et 66 km de Roussé (sur le Danube), est construite sur les ruines de l'ancienne ville romaine d'Abritus et figure déjà avec son nom actuel sur des cartes arabes du XIIe siècle.

Razgrad a l'une des plus importantes populations turques de Bulgarie, avec 27 % de sa population se déclarant turque en 1998. Elle compte environ 35 007 habitants.

Au centre-ville s'élève la deuxième mosquée (de par sa grandeur et après celle de Choumen) datant du XVIe siècle et construite avec des blocs de pierre puisés des vestiges d'Abritus.

Soliman le Magnifique

Soliman Ier (turc ottoman : سلطان سليمان اول (Sultān Suleimān-i evvel) ; turc : I. Süleyman) est probablement né le 6 novembre 1494 à Trébizonde (Trabzon) dans l'actuelle Turquie et mort le 6 septembre 1566 à Szigetvár dans l'actuelle Hongrie. Fils unique de Sélim Ier Yavuz, il fut le dixième sultan de la dynastie ottomane de 1520 à sa mort en 1566. On le nomme Soliman le Magnifique en Occident et le Législateur en Orient (turc : Kanuni ; arabe : القانوني, al‐Qānūnī) en raison de sa reconstruction complète du système juridique ottoman.

Soliman devint l'un des monarques les plus éminents du XVIe siècle et présida à l'apogée de la puissance économique, militaire, politique et culturelle de l'Empire ottoman. Il mena ses armées à la conquête des bastions chrétiens de Belgrade, de Rhodes et de la Hongrie avant de devoir s'arrêter devant Vienne en 1529. Il annexa la plus grande partie du Moyen-Orient lors de ses guerres contre les Séfévides d'Iran ainsi que de larges portions de l'Afrique du Nord jusqu'en Algérie. Sous son règne, la marine ottomane, menée notamment par le grand amiral Barberousse, domina la mer Méditerranée, la mer Rouge et le golfe Persique.

À la tête de son empire en pleine expansion, Soliman instaura des changements législatifs concernant la société, l'éducation, l'économie et le système judiciaire. Son code civil (appelé Kanun) fixa la forme de l'empire pour plusieurs siècles. Soliman était non seulement un poète et un orfèvre, mais également un mécène qui supervisa l'âge d'or de l'art, de la littérature et de l'architecture ottomanes. Il parlait quatre langues : le turc ottoman, l'arabe, le tchaghataï (un dialecte turc apparenté à l'ouïghour) et le persan.

En rupture avec les traditions ottomanes, Soliman épousa l'une des filles de son harem, Roxelane, qui devint Hürrem Sultan ; ses intrigues en tant que reine à la cour et son influence sur le sultan assurèrent sa renommée. Leur fils, Sélim II, succéda à Soliman à sa mort en 1566. Le règne de près de 46 ans de Soliman demeure le plus long de l'histoire de l'Empire ottoman.

Traité de Londres (1827)

Le traité de Londres pour la pacification de la Grèce fut signé le 6 juillet 1827 par les représentants du Royaume-Uni, de la France et de la Russie. L'Autriche et la Prusse, invités aux négociations, refusèrent d'y participer.

Ce traité concernait la Grèce alors en pleine guerre pour son indépendance contre l'Empire ottoman. Son but était de faire cesser le conflit et les effusions de sang. Cependant, il contrevenait aux principes de la Sainte-Alliance qu'il affaiblissait de fait. En effet, il impliquait la reconnaissance d'un nouveau pays (la Grèce) et rompait ainsi l'équilibre européen établi depuis le congrès de Vienne et dont la Sainte-Alliance était la garante.

Ce traité reflétait autant l'intérêt de l'Europe pour la cause grecque que la volonté de chacun des signataires d'être présent en Méditerranée orientale afin de ne pas laisser le champ libre aux deux autres puissances. Il prévoyait une médiation des trois signataires entre les belligérants pour faire cesser les hostilités.

Accepté par la Grèce, mais refusé par la Sublime Porte, il fut à l'origine de l'envoi d'une flotte de « maintien de la paix » britannique, française et russe. Une opération navale, dans l'Ouest du Péloponnèse, qui entrait dans le cadre de l'application de ce traité, déboucha sur la bataille de Navarin. Pour compléter l'application de ce traité, une « force d'interposition » terrestre fut ensuite envoyée par la France : l'expédition de Morée.

Yemişçi Hasan Pacha

Yemişçi Hasan Pasha (albanais) Jemishxhi; 1535, région de Rogovë, Kosovo – 18 octobre 1603, à Istanbul, Turquie) est un homme d'État ottoman.

Hasan, est un Albanais qui passe son enfance dans la région de Rogovë (en), puis à Prizren, où il reçoit sa première éducation. Il poursuit sa formation à l'académie militaire d'Istanbul. Après sa carrière dans l'armée il est nommé grand vizir de l'Empire ottoman de 1602 à 1603. Il est exécuté sur ordre du sultan Mehmed III en 1603.

Il reçoit le surnom de « Damat » (c'est-à-direː jeune marié) pour avoir épousé Ayşe Sultan (en), une fille du sultan Mourad III, le 5 avril 1602 qui avait précédemment été la femme de Damat Ibrahim Pacha et qui épousera ensuite Damat Güzelce Mahmud Pacha

Çandarli (1er) Ibrahim Pacha

Çandarli Ali Pacha, parfois appelé l'ancien, était un homme d'état ottoman qui fut grand vizir de l'empire ottoman de 1421 à 1429.

Il devint le troisième vizir de la famille Çandarli après son père Çandarlı Kara Halil Hayreddin Pacha et son frère Çandarlı Ali Pacha. Son fils Çandarlı Halil Pacha le Jeune ainsi que son petit-fils Çandarlı Ibrahim Pacha le Jeune deviennent eux aussi grands vizirs.

Égypte sous les Alaouites

L'histoire de l'Égypte sous les Alaouites (la dynastie Mohamed Ali) (1805 - 1953) est une période de réformes et de modernisations accélérées qui ont permis à l'Égypte de devenir un des pays les plus développés en dehors de l'Europe. Cependant, ces efforts ont entrainé des dépenses gouvernementales excessives qui ont conduit l'État à la faillite et à la dépendance progressive du Royaume-Uni. Avec l'affaiblissement de ce dernier après les deux guerres mondiales, les mouvements patriotiques et démocratiques égyptiens montèrent en puissance et finirent par obtenir l'indépendance, puis l'abdication du roi et la proclamation de la République arabe d'Égypte.

Émirat de Dariya

L'Émirat de Dariya (en arabe إمارة الدرعية, ‘Imāra ad-Dir‘iyya), qui fut le premier État saoudien (الدولة السعودية الأولى, Al-Dawla Al-Su'odiyah Al-Oula), était un royaume arabe de la dynastie Al Saoud, laquelle avait pris le contrôle de la majeure partie de la péninsule d'Arabie entre 1744 et 1818.

Il naquit lorsque l'émir de Dariya Mohammed ben Saoud (appelé « Ibn Saoud ») conclut un pacte avec l'imam Mohammed ben Abdelwahhab (appelé « Ibn Abdelwahhab ») pour promouvoir la doctrine de celui-ci, le wahhabisme, qui avait pour but de revenir à l'islam originel et d'unifier à nouveau les tribus nomades d'Arabie.

Le nouvel État s'étendit progressivement à une grande partie de la péninsule Arabique, mais fut détruit par les troupes ottomanes menées par Ibrahim Pacha en 1818.

Chefs d'État de l'Égypte depuis 1805
Monarchie (1805-1953)
République (depuis 1953)
Événements
Personnalités

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