Hazal

Ḥaza"l (חכמינו זכרם לברכה akhamenou, zikhram livrakha « nos sages, de mémoire bénie ») est un terme générique désignant, dans le judaïsme rabbinique, les dirigeants spirituels du peuple d'Israël et les décisionnaires en matière de Halakha (Loi juive) dans la période s'étendant du Second Temple à la clôture du Talmud de Babylone, au VIe siècle de l'ère commune.

Les Sages se situent à une période cruciale de l'histoire juive, où les Juifs passent d'un statut de nation juive centrée autour de leur terre, la Judée et de leur Temple, à un peuple dont le centre est principalement spirituel[1]. Ils jouent un rôle crucial dans la transmission des traditions orales juives rabbiniques, sous forme orale d'abord, écrite ensuite.

Époques

Les Sages sont divisés en groupe selon leur époque, et l'œuvre principale de cette époque :

  • les Tannaïm (litt. répétiteurs) sont les Sages de la Mishna, qui l'ont mise par écrit ou dans les enseignements y sont consignés. La période tannaïtique s'étend du Second Temple à la clôture de la Mishna, vers 220 EC. Elle est elle-même subdivisée :
    • les hommes de la Grande Assemblée (אנשי כנסת הגדולה Anshei Knesset haguedola) sont un groupe mal connu de Sages, pour la plupart anonymes. La Grande Assemblée est, selon la tradition, fondée par Ezra le Scribe ; les trois derniers prophètes mentionnés dans le canon biblique juif, Zacharie, Aggée et Malachi, y siègent et transmettent aux Sages les enseignements des prophètes. Les premiers membres de l'Assemblée dont le nom est mentionné sont le Grand-prêtre Simon le Juste, identifié à Shimon ben Onias I (310-291 ou 300-270 AEC) ou II (219-199 AEC), et son disciple Antigone de Sokho.
    • les Zougot (« duos »), formés du Nassi (président du Sanhédrin) et du Av bet din (vice-présidents), s'étalent sur cinq générations, et environ un siècle. Le dernier zoug, Hillel et Shammaï, est le plus célèbre. C'est à dater de ces deux Sages que les interprétations et écoles se multiplient.
    • la période des Tannaïm proprement dits s'étend également sur cinq générations, d'environ 40 avant l'ère commune à la clôture de la Mishna. Outre la Mishna, ils ont développé une littérature riche et variée, comprenant entre autres la Tossefta, recueil parallèle et complémentaire à la Mishna, des traductions araméennes de la Bible des traités de chronologie juive et biblique selon la tradition (Seder Olam Rabba), ainsi que les Midrashim, des sommes de commentaires du texte biblique, à visée légalistique (comme la Mekhilta) ou homilétique. Selon certains, c'est aussi de cette époque que date le Sefer Yetzira, ouvrage de cosmogonie considéré comme l'un des premiers livres de Kabbale connus.
  • les Amoraïm (litt. ceux qui disent) sont les Sages de la Guemara (litt. étude [de la Mishna]), opérant pour les uns en terre d'Israël et pour les autres en Babylonie. Ils sont à l'origine des Talmuds de Jérusalem (en réalité de Galilée), et de Babylone, respectivement, ainsi que de midrashim dont Genèse Rabba et Lévitique Rabba. Rav Achi (352 – 427 EC) et Ravina (422 - 500 EC), compilateurs du Talmud de Babylone, closent cette période.
  • les Savoraïm (litt. raisonneurs) sont les Sages des académies talmudiques de Babylonie qui s'occupent d'éditer le Talmud de Babylone. Leur période s'étend du Ve siècle au début de la période des Gueonim, vers 589 EC.

Rôle des Sages

Selon un concept central du judaïsme pharisien, puis rabbinique, la Torah que Moïse a reçue sur le Sinaï comporte, outre sa composante écrite, la Torah orale, un enseignement oral qui l'explicite et ne peut en être dissocié. Elle aurait été fidèlement transmise de bouche à oreille de Moïse à Josué, aux Anciens, aux prophètes puis, à l'arrêt de la prophétie, aux hommes de la Grande Assemblée, qui devient, du fait de l'hellénisation des classes dirigeantes en Judée, le Sanhédrin[2].
Le Sanhédrin joue un rôle judiciaire et législatif dans la société judéenne ; il a en outre le pouvoir d'émettre de sa propre autorité des décrets préventifs (gzerot) et des mesures alléviantes (taqqanot), parmi lesquelles la lecture du Livre d'Esther lors de la fête de Pourim[3], l'obligation de se laver les mains avant de manger du pain, etc.

La tradition orale serait demeurée stable jusqu'aux débuts de l'ère commune[4]. Cependant, les guerres judéo-romaines, et leurs conséquences désastreuses pour les Juifs, ainsi que la multiplication de courants de pensée considérés par les Pharisiens comme hérétiques, entraînent un morcellement du savoir et en conséquence, la décision de braver l'interdit traditionnel de cristalliser les enseignements oraux sous forme écrite[5].

Les premiers efforts de systématisation de la loi orale semblent être le fait de Rabbi Akiva, un Tanna de la troisième génération[6]. D'autres compilations sont entreprises par ses collègues et élèves, comme la Mekhilta, recueil d'exégèses halakhiques sur le Livre de l'Exode, regroupées par versets, ou le Sifra, un ouvrage de même nature sur le Lévitique. Les efforts de ces Sages et leurs successeurs se concrétisent deux générations plus tard sous la forme de la Mishna, éditée par Rabbi Juda Hanassi, dont les bonnes relations avec l'empereur Antoninus permettent une période de calme relatif, propice à l'accomplissement d'un tel travail[7].

Cependant, la Mishna génère elle-même un enseignement oral : sa concision, voire son laconisme, et son absence de références directes au texte biblique supposent des connaissances préalables nécessaires à sa bonne compréhension. Cette tâche d'élucider les paroles des maîtres de la génération précédente incombe aux Amoraïm, dont les enseignements donnent lieu à la Guemara. Ceux-ci doivent par ailleurs, sans dévier des opinions des Tannaïm, apporter des réponses à des situations inconnues de leurs prédécesseurs.
La Guemara des Sages galiléens sera compilée vers l'an 400 EC, dans un contexte de persécutions chrétiennes anti-juives. Celles des Sages babyloniens le sera environ un siècle plus tard, lors d'une accalmie politique sous le règne de Yazdgard Ier[8].

Bien qu'il n'ait jamais été officiellement officiellement clôturé, le Talmud est considéré, à l'époque des Gueonim qui succèdent aux Savoraïm, comme un cadre formé, dont il n'est pas possible, ni permis, de dévier, à l'exception de quelques rarissimes taqqanot édictées par les Gueonim.

En vertu du principe de yeridat hadorot (en) (déclin spirituel des générations), il est interdit à toute génération ultérieure aux Sages de contredire leurs enseignements (il est toutefois permis de contredire un Sage en s'appuyant sur l'opinion d'un autre Sage, à condition que tous deux appartiennent à la même période) en matière de Halakha.

Notes et références

  1. Sages, dans le Dictionnaire Encyclopédique du Judaïsme, publié sous la direction de Geoffrey Wigoder, éd. Cerf/Robert Laffont, Paris, 1996
  2. Wanderings: Chaim Potok's History of the Jews, Chaim Potok, Knopf, New York, p. 191
  3. T.B. Meguila 2a.
  4. Iggeres Sherira Gaon, p. 19
  5. T.B. Guittin 60b ; voir aussi Josy Eisenberg, Une histoire des Juifs, P. 178.
  6. Avot deRabbi Nathan chap. 18, T.J. Shekalim v. 48c et T.B. Guittin 67a ; voir aussi Épiphane, Panarion 33:9 et la fin du chap. 15.
  7. Sherira, p. 18 - 20
  8. Jastrow & Bacher, ASHI, in Jewish Encyclopedia, ed. Funk & Wagnalls, 1901-1906

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • (he) Iggeres Rav Sherira Gaon, traduite et annotée par le Rav N.D. Rabinowich, H. Vagshal Publishing Ltd., Jérusalem 1991
  • Portail de la culture juive et du judaïsme
100 mètres dos féminin aux Jeux olympiques d'été de 2012

L'épreuve de 100 m dos femmes des Jeux olympiques d'été de 2012 a lieu le 29 et le 30 juillet au London Aquatics Centre.

Beth Guvrin

Beth Guvrin est une ancienne ville de la Shéphélah en Israël, entre la rivière Guvrin et la rivière Marésha, à proximité du kibboutz Beth Govrin. Elle est mentionnée par Flavius Josèphe sous le nom Beth Govri et par Hazal sous le nom Beth Gouvria. La signification de ce nom en araméen est la maison des Hommes. Selon le Midrash, il y avait des géants dans les grottes aux alentours du village, d'où son nom. À l'époque romaine, elle est renommée Éleuthéropolis. Le site était déjà identifié comme Baitogabra dans la Géographie de Ptolémée. Les Croisés l'appellent Bethgibelin. L'identification d'Edward Robinson d'un village arabe dépeuplé appelé Beit Jibrin avec la ville ancienne a été confirmée par des fouilles archéologiques.

Bizim Hikaye

Bizim Hikaye est une série télévisée turque en 70 épisodes de 120 minutes adaptatée de la série britannique Shameless diffusée entre le 14 septembre 2017 et le 23 mai 2019 sur la chaîne Fox.

Cette série est inédite dans les pays francophones.

Championnat de Hongrie d'échecs

Le championnat d'échecs de Hongrie est organisé depuis 1906, d'abord de manière irrégulière puis chaque année depuis 1945.

Concours Eurovision de la chanson 1989

Le Concours Eurovision de la chanson 1989 fut la trente-quatrième édition du concours. Il se déroula le samedi 6 mai 1989, à Lausanne, en Suisse. Il fut remporté par la Yougoslavie, avec la chanson Rock Me, interprétée par Riva. Le Royaume-Uni termina deuxième et le Danemark, troisième.

Elionée ben Canthara

Elionée ben Canthara ou Elioheini ben Haqqayyaph est un grand prêtre du Temple de Jérusalem au milieu du Ier siècle.

Il est nommé par Agrippa Ier en 43. Il s'agit probablement du même grand prêtre que le "Canthéras" déposé par Hérode de Chalcis, lorsque celui-ci reçoit le pouvoir de désigner les Grand-prêtres, après la mort d'Agrippa Ier en 44.

Selon Flavius Josèphe, Canthéras est le surnom du grand prêtre Simon ben Boethos. Elionée se rattache donc à la famille de Boethus, une des quelques familles dont les grands prêtres étaient issus pendant la période du Second Temple. Bien que le nom Canthara soit proche du nom Katros, autre famille de grands prêtres mentionnée dans le Talmud, Hazal considère les familles de Boethus et de Katros comme des familles distinctes (T.B. Pessahim 57a).

La mishna se réfère à un Elihoeinai ben Hakof (אליהועיניי בן הקף) comme à un des grands prêtres qui a préparé les cendres de la vache rousse (mishna Parah 3,5). Hakof (Haqqayyaph) peut désigner le grand prêtre Caïphe (Caiaphas dans le texte grec de Flavius Josèphe ou des Évangiles), lui aussi de la famille de Boethus.

Engin Altan Düzyatan

Engin Altan Düzyatan, né le 26 juillet 1979 à Izmir, est un acteur turc.

Il a pris goût au théâtre au lycée et il a étudié à l'université de Dokuz Eylül. Après avoir terminé ses études, il est parti vivre à Istanbul où il a commencé par être top modèle puis acteur. Il a représenté la collection de Beymen Club avec comme partenaires les actrices Hazal Kaya et Naz Elmas.

Ephraim Urbach

Ephraim Elimelech Urbach, en hébreu : אפרים אלימלך אורבך, né le 26 mai 1912 et mort le 3 juillet 1991, est un chercheur sur le judaïsme. Il est principalement connu pour son travail sur la littérature et la pensée rabbinique, Hazal, l'histoire de la halakha et de la aggada et pour ses recherches sur les Tossafot.

Ephraim Urbach est né dans une famille hassidique à Włocławek alors dans l'empire russe, puis dans la deuxième République de Pologne. Il poursuit des études universitaires et obtient le titre de docteur, il enseigne ensuite dans les universités de Breslau et de Rome. Parallèlement, il est ordonné rabbin par le séminaire rabbinique de Breslau.

Il émigre en Palestine mandataire en 1938. Après son aliya, il enseigne le judaïsme au lycée hébraïque Rehaviah puis s'engage dans l'armée britannique où il sert comme aumônier rabbinique durant la Seconde Guerre mondiale. Il prend également part à la Guerre israélo-arabe de 1948-1949.

Après l'indépendance d'Israël, il est nommé directeur de l'école religieuse Maale, puis inspecteur des écoles secondaires au ministère de l'éducation. En 1953, il est associé à l'équipe enseignante de l'université hébraïque de Jérusalem comme maître de conférence sur le Talmud et l'histoire de la halakha, puis en 1956 comme professeur. Il est également membre de l'académie de la langue hébraïque et président de l'académie israélienne des sciences et lettres de 1980 à 1986.

Urbach fait partie de ceux qui s'opposèrent à David Ben Gourion à la suite de l'affaire Lavon. Il s'oppose également à la législation religieuse, à la dispense du service militaire pour les élèves de yeshivot et aux interventions des élèves de yeshiva en archéologie.

Il est le candidat du Likoud et du Mafdal au poste de président de l'État d'Israël lors de l'élection présidentielle de 1973, mais il perd face à Ephraïm Katzir.

Il est enterré au cimetière juif du mont des Oliviers à Jérusalem.

Gaziantep

Gaziantep, avant 1920 Antep (Dîlok en kurde, Telouch en arabe), est une ville de Turquie, préfecture de la province du même nom, située au sud-est de l’Anatolie ou nord-ouest de la Mésopotamie, à proximité de la Syrie.

Initialement nommée Aintab par les Arabes, ou Antep par les Turcs, elle fut - pour saluer la résistance de ses habitants turcs contre les alliés en 1920 et 1921 - renommée Gaziantep (Antep la victorieuse) en 1928.

Pôle industriel dans une région relativement peu développée, elle compte une population estimée à 1 889 466 habitants.

Grand prêtre d'Israël

Le grand-prêtre (en hébreu : כהן גדול, Kohen Gadol, Kohen ha-Gadol ou Kohen ha-Rosh) est le titre que portait le premier des prêtres, dans la religion israélite ancienne et dans le judaïsme classique, depuis l'émergence de la nation israélite jusqu'à la destruction du Second Temple de Jérusalem en 70 ap. J.-C. Les grands-prêtres, comme d'ailleurs tous les prêtres, appartenaient à la lignée d'Aaron.

Pendant la période du Second Temple, le grand-prêtre exerça souvent la charge de président du Sanhédrin. Son rôle déclina avec l'occupation romaine (à partir de 63 av. J.-C.), puis la fonction de Grand-prêtre disparut avec la destruction du Second Temple. On estime que la période du Premier Temple compta 18 grands-prêtres, et celle du Second Temple environ 60.

Grande Assemblée

La Grande Assemblée, Grande Synagogue ou Grand Synode (hébreu : כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה Knesset HaGuedolah) est, selon la tradition juive rabbinique, une assemblée de Sages créée à l'époque d'Esdras ; elle aurait assuré la direction spirituelle du peuple juif au retour d'exil de 410 à 310 avant l'ère commune, à une époque où la transmission de l'enseignement est essentiellement orale. Ils auraient fait évoluer radicalement la physionomie du judaïsme en le détachant du culte lié au temple et en érigeant l'étude comme mitzva suprême.

Au-delà de la tradition, sur un plan historique on ne sait rien de cette institution ni de la façon dont elle était constituée, pas plus qu'on ne peut en établir une chronologie.

Halakha

La Halakha (hébreu : הלכה « Voie », Halokhe selon la prononciation ashkénaze, plur. halakhot) regroupe l’ensemble des prescriptions, coutumes et traditions collectivement dénommées « Loi juive ».

Essentiellement fondée sur la Bible hébraïque et, dans le judaïsme rabbinique, sur le Talmud, la Halakha guide la vie rituelle ou les croyances de ceux qui la suivent et les nombreux aspects de leur vie quotidienne. Basée sur les acquis des générations précédentes et les discussions et débats portant sur les problèmes de la génération présente, elle connaît de nombreuses variantes entre les diverses communautés et factions juives, du fait de leur dispersion dans le temps et l’espace.

Elle est, jusqu’à l’ère moderne, le pilier et ciment de nombreuses communautés juives, qui sont régies par ses règles civiles et religieuses. Avec l’avènement de la Haskala et de l’émancipation des Juifs, ceux-ci se retrouvent citoyens de pays pratiquant la « séparation de l'Église et de l'État », et elle devient pour beaucoup « facultative ». De nouveaux courants émergent qui s’écartent du modèle traditionnel, renommé orthodoxe, pour proposer des alternatives plus souples et moins fidèles aux sources, tandis que les courants demeurés observants campent sur les lois en vigueur jusque-là voire ne tolèrent plus le moindre changement ou nouveauté. L’État moderne d'Israël, en sa qualité d'« État juif », se fonde partiellement sur la Halakha orthodoxe pour quelques domaines de statuts familiaux et personnels, notamment les lois sur le mariage et le divorce.

Hazal Kaya

Leyla Hazal Kaya, plus connu sous le nom d'Hazal Kaya, est une actrice turque née le 1er octobre 1990 à Gaziantep.

Epoux : ali atay

Hébreu mishnaïque

L'hébreu mishnaïque ou mishnique (hébreu : לשון חז״ל (lashon Hazal) « langue de nos Sages ») est la forme d'hébreu utilisé par les Tannaïm dans la rédaction de la Mishna.

L'hébreu mishnique se caractérise par une intrusion progressive de l'araméen dans les commentaires talmudiques de la Loi, par une évolution de la grammaire et par l’élargissement du vocabulaire par rapport à l’hébreu biblique. Cet hébreu reflète la langue parlée à la fin de la période du Second Temple.

À l'hébreu mishnaïque succède l'hébreu rabbinique dit aussi hébreu médiéval.

Littérature rabbinique

La littérature rabbinique comprend tout ce qui fut écrit par les rabbins du Moyen Âge à nos jours. Les Juifs distinguent traditionnellement la Sifrout 'Hazal (« littérature de nos Sages, de mémoire bénie »), couvrant la période d'élaboration de la Mishna à la clôture du Talmud, des écrits rabbiniques ultérieurs, la littérature rabbinique proprement dite. La définition académique du terme n'inclut à l'inverse que le Talmud, le Midrash et œuvres satellites, et exclut les œuvres de composition plus tardive.

Rishonim

Les Rishonim (hébreu : ראשונים « Premiers ») sont, au sens propre, les décisionnaires en matière de Loi juive dont les opinions ont été émises après le déclin des académies talmudiques de Babylone (c. 1038) et avant la rédaction du Choulhan Aroukh (c. 1565), cet intervalle étant dénommé la période des Rishonim dans l'historiographie juive traditionnelle. Le terme est également appliqué aux rabbins et grandes figures juives de cette période.

Sokho

Sokho (שוכה ou שכה dans la Bible hébraïque, שוכו dans la littérature talmudique) est le nom de plusieurs villes de l'Israël antique mentionnées dans le Tanakh, par Hazal ou par d'autres sources.

L'une de ces villes se situe dans les monts de Hébron, dans un tel connu aujourd'hui sous le nom de khirbet Shuwaiqa. Une deuxième, plus célèbre, se situe dans la vallée d'Elah en Israël. Une autre ville du nom de Sokho mentionnée dans la Bible se situe dans la vallée de Hefer, entre Netanya et Hadera.

Dans le livre de Josué, Sokho (dans la vallée d'Elah) relève de la tribu de Juda (Josué 15:35).

Dans le Premier livre de Samuel, les Philistins y établissent leur camp lors du combat entre David et Goliath. Dans le Premier livre des Rois, Sokho est l'une des villes gouvernées par l'un des douze intendants représentant le roi Salomon.

Antigone de Sokho, mentionné dans les Pirke Avot et dans le traité Avot deRabbi Nathan, vient, semble-t-il, de Sokho dans la région de Hébron. À l'époque byzantine, Eusèbe de Césarée cite un lieu du nom de Sokho entre Bet Guvrin et Jérusalem. Cette ville apparaît dans la mosaïque de Madaba (Σωκω).

Sokho est l'un des quatre lieux apparaissant sur les sceaux LMLK (avec Hébron, Ziph et MMST). Les sceaux LMLK sont des sceaux imprimés sur des anses des jarres de stockage datant de l'Age du Fer. Une des hypothèses traditionnelles est que ces quatre lieux étaient des places fortes du royaume d'Ezechias où étaient rassemblées des provisions en cas d'attaque du royaume. Autour du tel lui-même, on a trouvé 13 sceaux.

Aujourd'hui, Sokho dans la vallée d'Elah est connue par être couverte de lupins.

Turquie au Concours Eurovision de la chanson

La Turquie participe au Concours Eurovision de la chanson, depuis sa vingtième édition, en 1975, et l’a remporté à une reprise, en 2003.

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