Haoussa

Le haoussa, hausa, ou hawsa (en haoussa : Hausanci), est une langue africaine parlée en Afrique de l’Ouest[2], au Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Niger, Nigeria, Soudan, Tchad, Togo et Congo-Brazzaville. Elle est notamment une des trois principales langues apprises et parlées au Nigéria avec le yoruba et l'igbo.

Le haoussa est présent sous divers dialectes, et sert souvent de langue véhiculaire pour d'autres ethnies et régions et serait à ce titre le troisième idiome le plus parlé du continent[3]. Cette langue est assez différente d'une autre grande langue servant de langue véhiculaire en Afrique de de l'Ouest, le mandingue.

Haoussa
Hausa
Pays Nigeria, Cameroun, Niger, Côte d'Ivoire, Ghana, Soudan, Bénin, Burkina Faso, Togo, Tchad,

Centrafrique, Gabon, Congo-Brazzaville

Originaire de Niger et Nigeria
Nombre de locuteurs Nigeria : 48 300 000 (2015)[1]
Total : 63 428 100[1]
Typologie SVO, à tons
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Niger
Codes de langue
ISO 639-1 ha
ISO 639-2 hau
ISO 639-3 hau
Étendue langue individuelle
Type langue vivante
IETF ha
WALS hau
Glottolog haus1257
Échantillon
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme (voir le texte en français)

Mataki na farko

Su dai yan-adam, ana haifuwarsu ne duka yantattu, kuma kowannensu na da mutunci da hakkoki daidai da na kowa. Suna da hankali da tunani, saboda haka duk abin da za su aikata wa juna, ya kamata su yi shi a cikin yan-uwanci.
Hausa language niger
au Niger
Afro asiatic peoples nigeria
au Nigeria

Classification

Le haoussa fait partie de la famille des langues afro-asiatiques (dite aussi chamito-sémitique) et appartient au groupe des langues tchadiques, dont le haoussa est la langue comptant le plus de locuteurs (et à un des quatre sous-groupe de ce dernier, celui des langues tchadiques occidentales).

Origine

Le haoussa est plus le nom d'une langue que d'un peuple. On constate même une certaine hétérogénéité linguistique chez les Haoussa. Ceux-ci constituaient il y a quatre siècles, sept royaumes tous dans le nord du Nigeria, mais la langue débordait largement ces limites[4]. On considère que le centre culturel de cette langue est la ville de Kano, fondée il y a plus de mille ans, qui possède des vestiges d'anciens remparts[4].

Cette langue pose des difficultés pour les linguistes qui y trouvent de fortes analogies avec les langues couchitiques ou même sémitiques[4].

Le fait que la grande majorité des Haoussa soit musulmane a eu des influences certaines sur la langue : ainsi l'arabe a profondément imprégné le vocabulaire du haoussa. Cependant cette langue ne s'écrit guère plus en alphabet arabe[4].

Sa relative facilité favorise également son statut de langue vernaculaire des commerçants[4].

Répartition géographique

Le haoussa est principalement parlé au Nigeria (30 millions de locuteurs), au Niger (9,36 millions) ainsi qu’au Ghana (2 millions), en Côte d’Ivoire (121 000), au Cameroun (400 000), au Tchad (200 000) et au Soudan (600 000).

Le haoussa est parlé au Nigéria par 48 300 000 personnes en 2015, pour 33 300 000 d'entre eux c'est leur langue maternelle et 15 000 000 l'utilisent comme langue seconde. Dans le monde, un total de 63 428 100 personnes le parlent (comme langue maternelle : 43 928 100, langue seconde : 19 500 000)[1].

Il est aussi parlé dans de nombreuses grandes villes commerciales (Dakar, Abidjan, N'Djamena, Lomé, Cotonou, Ouagadougou, Bamako, Conakry, Bangui, etc.).

Aujourd’hui, le haoussa est considérée comme une langue véhiculaire (commerciale) d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Aussi, elle est diffusée par les grandes stations radio du monde telles que la VOA, BBC (Royaume-Uni), CRI (Chine), RFI (France), IRIB (Iran), Deutsche Welle (Allemagne), la Voix de la Russie (Radio Moscou), mais aussi enseignée dans les grandes universités africaines et occidentales (Libye, Niger, Nigeria, Inalco (Paris), Université de Boston, UCLA). L’industrie de la vidéo haoussa est par ailleurs très florissante. Elle produit plus de 1000 films par an.

Au début des années 1980, on considèrait que c'est une des rares langues d'Afrique noire qui disposait d'un journal : « Gaskiya ta fi Kwambo » ( « la vérité surpasse l'argent » )[4].

Statut officiel

Le haoussa est une langue officielle au nord Nigeria, une langue nationale au Niger.

Dialectes

Le haoussa compte plusieurs dialectes, ceux-ci sont dénommées dawranci, kwannanci, kananci, damagaranci, katagumci, hadejiyanci, sokotanci, gobirci, adaranci, kabbanci, zamfaranci, katsinanci, araouci, kurfayanci, zazzaganci, gubanci. Le haoussa présente une faible différenciation dialectale (c'est-à-dire que l’intercompréhension est complète sur l’ensemble de l’aire linguistique).istiques

Caractéristiques

Le haoussa profite d'une relative facilité, comparable à celle du douala, surtout par rapport à la difficulté extrême de langues comme le yoruba ou les autres langues du Sud-Nigeria[4].

La grammaire Haoussa comporte plusieurs spécificités.

Le Haoussa comporte deux genres , masculin et féminin. Plusieurs féminins se forment à partir du masculin en introduisant, plus ou moins directement la voyelle a en finale.La formation des pluriels est très irrégulière : il peut exister deux pluriels distincts pour marquer une plus ou moins grande quantité[4]. Le pronom personnel a un emploi assez original , puisqu'il suit systématiquement le sujet un peu comme quand, en français, on écrit ou on dit : Ton père, il a dit [4]. Et une autre originalité s'ajoute : le pronom personnel varie avec le temps employé. Dans la mesure où le verbe, autre particularité remarquable, est invariable, c'est le pronom personnel qui peut renseigner le locuteur ou le lecteur sur le temps employé[4].

Écriture

Les premiers poèmes composés en haoussa, écrits en alphabet arabe adapté à la notation des langues africaines (ʿajami), datent du début du XIXe siècle. À cette époque également prend naissance une tradition de chroniques versifiées en haoussa, dont la plus connue est la Chronique de Kano (notées également en ʿajami). À cette tradition s’est ajoutée dans les années 1930, à la suite de la colonisation britannique, une production littéraire en alphabet latin dans un sous-ensemble de l’alphabet pan-nigérian (pièces de théâtre, contes, nouvelles, romans, poésie).

La langue écrite est fondée sur le dialecte de Kano. Le Haoussa est écrit depuis plus de 200 ans, tout d’abord dans l’alphabet arabe, puis majoritairement dans l’alphabet latin qui a été introduit au début du XXe siècle, avec 4 consonnes supplémentaires : ɓ, ɗ, ƙ, ƴ (notée aussi ’y), et l’arrêt glottal .

L’écriture en caractères latins utilise également des diacritiques pour indiquer les tons : accents grave (ton bas), aigu (ton haut) et circonflexe (ton descendant), ainsi que le macron pour indiquer les voyelles longues. Si ces diacritiques sont généralement notés dans les dictionnaires, ils ne le sont pas dans les autres textes imprimés : livres et journaux.

Écriture arabe

L’ʿajami est le nom donné à l’écriture arabe utilisée pour écrire le haoussa :

ب [b]
ٻ [ɓ]
ث [tʃ]
د [d]
ط [ɗ]
ف [β]
غ [ɡ]
ه [h]
ج [dʒ]
ك [k]
ق [k’]
ل [l]
م [m]
ن [n]
ر [r], [ɾ]
س [s]
ش [ʃ]
ت [t]
ڟ [ts’]
و [w]
ى [j]
ع [ʔ]
ز [z]
 

Écriture latine

Le boko est le nom donné à l’écriture latine utilisée pour écrire le haoussa :

A a [a], [æ]
B b [b]
Ɓ ɓ [ɓ]
C c [tʃ]
D d [d]
Ɗ ɗ [ɗ]
F f [β]
G g [ɡ]
H h [h]
I i [i]
J j [dʒ]
K k [k]
Ƙ ƙ [k’]
L l [l]
M m [m]
N n [n]
O o [o]
R r [ɽ]
R̃ r̃ [r]
S s [s]
Sh sh [ʃ]
T t [t]
Ts ts [ts’]
U u [u], [uː]
W w [w]
Y y [j]
Ƴ ƴ, ’Y ’y [ʔʲ], [j̰]
Z z [z]
[ʔ]

Au Niger, les digrammes gw kw ƙw ƙy représentent aussi des sons spécifiques et sont considérés comme des lettres à part entière[5].

Exemples

Plusieurs langues ont influencé le vocabulaire du Haoussa.

Le bantou, par exemple, qui a laissé des mots de base du vocabulaire comme nama ( viande), mutum (homme).

L'arabe à travers l'islam lui a transmis des mots dans tous les domaines, jours de la semaine, noms de nombre supérieurs à dix et des mots comme zamani (temps) et alkama (blé)[4].

Et bien évidemment les langues européennes comme l'anglais, à l'origine du vocabulaire moderne et technique. Mais il faut savoir que la prononciation de ces mots en langue Haoussa, les rend parfois méconnaissables. Des exemples classiques étant le mot asibiti ( pour hospital), fasofis (post office) et pensir (pencil crayon).

Mot Traduction Prononciation standard
connaissance sani [sanii]
ciel sama [samma]
eau ruwa [roua]
feu wuta
homme namiji [namidji]
femme mace [matché]
manger ci [tchi]
boire sha [cha]
grand babba
petit karami
nuit dare [daré]
jour rana [râna]
dormir barci [bartchi]
bonjour ina kwana
bonsoir ina wuni
il fait jour gari ya waye
faim yunwa
soif Kishirwa
maison gida
l’Est gabas
l’Ouest Yamma
le Sud (Kudu)
le Nord Arewa
français bafaransi

Conjugaison et Pronom

Mot Traduction Prononciation standard
je/moi ni
tu/toi(masculin) kai
tu/toi (féminin) ke
il/lui shi
elle ita
nous mu mou
vous ku kou
ils/elles/eux su sou
Conjugaison du verbe manger
Présent
Mot Traduction Prononciation
je mange ina ci hinatchi
tu manges kana ci canatchi
il mange yana ci (yanatchi)

Références

  1. Ethnologue [hau].
  2. « Eddy Malou - Vikidia, l’encyclopédie des 8-13 ans », sur fr.vikidia.org (consulté le 16 juin 2019)
  3. collectif, Atlas des peuples : 6 000 ans d'histoire - 200 cartes, Le Monde Hors-Série, (ISBN 978-2368040898), p. 54-55.
  4. Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Paris, Éditions Robert Laffont, , 1734 p. (ISBN 2-221-05947-6), « Le haoussa (hausa) », p. 313, 314 , 322, 323
  5. arrêté 212-99 de la République du Niger

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • (en) Beverle Michaele Lax, The West-A-branch of the Chadic language family : a comparative study of Hausa, Sha, Angas, Karekare, and Dera, Michigan State University, 1986, 132 p. (M.A.)
  • Maurice Delafosse, Manuel de langue haoussa ou Chrestomathie haoussa ; précédé d'un abrégé de grammaire et suivi d'un vocabulaire, Paris, J. Maissonneuve, 1901, 134 p.
  • Hans Vischer, « Rules for Hausa spelling », African Affairs, vol. 11, no 43,‎ (DOI 10.1093/oxfordjournals.afraf.a099513)
  • « Hausa orthography », Africa, International African Institute, vol. 11, no 4,‎ , p. 505–507 (DOI 10.1017/S000197200005453X)
  • (sv) « Världens 100 största språk 2007 (Les 100 langues les plus parlées au monde en 2007) », dans Nationalencyklopedin
  • Les langues, CEDEAO-CSAO, OECD, coll. « Atlas de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest / Série population », (lire en ligne)
  • Louis-Jean Calvet, Les langues véhiculaires, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », , 121 p. (ISBN 2130368883 et 9782130368885, OCLC 240501114)

Liens externes

  • Portail des langues
  • Portail du Nigeria
  • Portail du Niger
  • Portail du Tchad
  • Portail du Soudan
  • Portail du Ghana
Haoussas

Les Haoussas sont un peuple du Sahel essentiellement établi au nord du Nigeria et dans le sud du Niger jusqu'au lac Tchad. Ils parlent la langue haoussa qui appartient au groupe des langues tchadiques, un sous-groupe de la famille des langues afro-asiatiques. Agriculteurs et artisans, les Haoussas ont développé une civilisation urbaine fondée sur la commercialisation d'un artisanat du cuir, du fer, du tissage et des produits agricoles. Aujourd'hui, la plupart d'entre eux vivent toujours dans des petits villages où ils pratiquent la culture vivrière et élèvent du bétail.

Igname

« Igname » est un nom vernaculaire ambigu désignant en français plusieurs espèces de plantes appartenant au genre Dioscorea, famille des Dioscoreaceae, cultivées dans toutes les régions tropicales du globe terrestre, dans un but alimentaire, pour leurs tubercules riches en amidon. Le terme désigne aussi le tubercule lui-même consommé comme légume-racine. En Amérique du Nord et Canada, ce qu'on appelle igname est souvent en fait une patate douce.

« Igname » se traduit par « yam » en anglais. Cela vient d’une racine africaine « nyam » qui signifie « manger » et que l’on retrouve dans plusieurs langues africaines : « yamyam » en haoussa, « nyama » en zoulou. Par exemple, les Peuls disent « ngare nyame » pour dire « venez manger » tandis que les Sérères diront « gari nyam » pour le même usage.

Langue des signes haoussa

La langue des signes haoussa (en haoussa : Maganar Hannu), est la langue des signes utilisée par les personnes sourdes et leurs proches de l'État de Kano dans le nord du Nigeria.

Langue véhiculaire

Une langue véhiculaire est une langue ou un dialecte servant systématiquement de moyen de communication entre des populations de langues ou dialectes maternels différents, tout particulièrement lorsqu'il s'agit d'une langue tierce, différente des deux langues natives. Elle se distingue de la langue vernaculaire, communément utilisée au sein d'une population, sachant qu'une langue peut être à la fois véhiculaire et vernaculaire (par exemple l'anglais à l'international et l'anglais au Royaume-Uni).

Une langue véhiculaire peut être un pidgin, un créole, mais aussi des langues comme le français ou l'anglais, ou encore parfois une langue liturgique entre des communautés multilingues liées par une même religion.

Par métonymie, on emploie parfois les termes de koinè ou de lingua franca pour parler des langues véhiculaires en général, mêmes si ces dernières sont en fait des langues véhiculaires singulières.

Langues au Niger

La langue officielle du Niger est le français Les dix « langues des communautés constituant la nation nigérienne », et donc natives, sont le haoussa (55 %), le djerma (20,8 %) et le songhaï (4,7 %), le tamasheq (8,4 %), le peul (8,3 %) ou fulfulde, le kanouri (4,8 %), l'arabe dialectal (1,2 %), le buduma, le gulmancema, le tassawaq et le toubou. Il existe aussi le gourma (0,5 %).

L'anglais est parlé par 12,70 % des Nigériens en 2012 en tant que langue seconde et non native, c'est la première langue étrangère dans l'enseignement.

Le français est la seule langue d'enseignement de la quatrième année du primaire jusqu'à l'université.

Langues au Nigeria

Le Nigeria compte un grand nombre de langues. Une effectué par SIL International fait état de 529 langues, dont 522 vivantes et 7 éteintes. Langue officielle durant la colonisation, l'anglais a conservé ce statut afin de faciliter l’unité linguistique du pays. Trois langues africaines ont le statut de langues majeures, en attendant de devenir officielles si l'on se réfère à l'article 55 de la constitution (voir ci-dessous) : le haoussa, l’igbo et le yorouba. Elles sont enseignées dans le système scolaire, où chaque élève doit en apprendre au moins une. 27 autres langues ont le statut de langues mineures et l’enseignement primaire débute avec une de celles-ci.

À noter que dans les écoles coraniques (islamiques), l'arabe classique est obligatoire.

L'article 55 de la constitution indique aujourd'hui : « Les affaires du pays sont conduites en anglais ainsi qu’en haoussa, en igbo et en yoruba lorsque des mesures appropriées auront été prises à cet effet ».

Langues tchadiques

Les langues tchadiques sont une des branches de la famille des langues chamito-sémitiques. Ces langues, très nombreuses, sont parlées en Afrique, essentiellement au Nord du Cameroun et au Tchad, par plus de 50 millions de locuteurs.

Le haoussa, la langue tchadique la plus parlée, est présente au Nigeria et au Niger, avec près de 30 millions de locuteurs.

Liste Swadesh du haoussa

Liste Swadesh de 207 mots en français et en haoussa.

Lougguéré Haoussa

Lougguéré Haoussa est un village du Cameroun situé dans le département du Mayo-Tsanaga et la Région de l'Extrême-Nord.

R̃ (minuscule : r̃), appelé R tilde, est un graphème utilisé dans l’écriture du lituanien, du haoussa et du ngizim. Il s'agit de la lettre R diacritée d'un tilde.

Wikipédia en haoussa

Wikipédia en haoussa (Wikipedia) est l’édition de Wikipédia en haoussa. Code : ha:.

Ɓ

Ɓ (minuscule ɓ), appelé B crosse ou B crocheté, est une lettre additionnelle qui est utilisée dans l'écriture de certaines langues d’Afrique de l’Ouest comme le peul, le haoussa, le balante, le bomu, le dan, le kpèllé ; dans certaines langues du Cameroun selon les règles de l’Alphabet général des langues camerounaises ; dans certaines langues du Tchad comme le barma ; ou encore en bushi ou mahorais à Mayotte. Sa forme minuscule est également utilisée par l'alphabet phonétique international.

Ɗ

Ɗ (minuscule ɗ), appelé D crocheté ou D crosse, est une lettre additionnelle qui est utilisée dans l'écriture de certaines langues africaines, comme le barma, le haoussa, le peul ou le shimaore. Sa forme minuscule est également utilisée par l'alphabet phonétique international.

Ƙ

Ƙ (minuscule: ƙ), appelé K crosse ou K crocheté, est une lettre additionnelle de l'alphabet latin utilisée dans l'écriture de la langue haoussa pour représenter un k éjectif (API: /kʼ/).

Dans l'Alphabet phonétique international, ƙ est parfois utilisé pour représenter une consonne occlusive injective vélaire sourde qui est officiellement représentée par [ɠ̥] ou [ɠ̊].

Ƴ

Ƴ (minuscule ƴ), appelé Y crosse ou Y crocheté, est un Y avec un crochet. C'est une lettre additionnelle de l'alphabet latin qui est utilisée dans l'écriture de certaines langues d’Afrique de l’Ouest, comme le barma, le bassari, le bédik, le dagaare, le dadjo, le haoussa (au Niger), le lobiri, le mambay, le noon, le peul, le saafi, le sérère.

ؿ

Yāʾ persan trois points suscrits ‹ ؿ › est une lettre additionnelle de l’alphabet arabe anciennement utilisée dans l’écriture du persan et utilisée en haoussa ou mandinka écrit avec l’adjami. Elle est composée d’un yāʾ persan ‹ ی › diacrité de trois points suscrits.

ٻ

Beaʾ ‹ ٻ › est une lettre additionnelle de l’alphabet arabe utilisée dans l’écriture du fulfulde, du haoussa, seraiki et sindhi.

ڟ

Le ṭāʾ trois points suscrits est une lettre de l'alphabet arabe qui est parfois utilisée dans l’écriture du haoussa. Elle est composée d’un ṭāʾ ‹ ط › diacrité de trois points suscrits.

ݤ

Kāf ouvert trois points souscrits inversés est une lettre additionnelle de l’alphabet arabe proposée durant des ateliers organisés par l’Isesco dans les années 1980 pour l’écriture du haoussa. Elle est composée d’un kāf ouvert ‹ ک › diacrité de trois points souscrits vers le haut. Elle n’est pas à confondre avec le kāf trois points souscrits ‹ ؼ › dont les trois points sont vers le bas.

Langue officielle
Langues nationales
Langue officielle
Langues véhiculaires
Autres langues
Langues officielles
Langues véhiculaires
Autres langues
Langues officielles
Langue véhiculaire
Autres langues

Dans d’autres langues

This page is based on a Wikipedia article written by authors (here).
Text is available under the CC BY-SA 3.0 license; additional terms may apply.
Images, videos and audio are available under their respective licenses.