Guérilla

La guérilla (espagnol : guerrilla [ɣeriˈʎa]) est un terme emprunté à l'espagnol utilisé pour décrire des combats d'unités mobiles et flexibles pratiquant une guerre de harcèlement, d'embuscades, de coups de main menée par des unités irrégulières ou des troupes de partisans, sans ligne de front.

Les combattants se livrant à la guérilla sont appelés guérilleros, mais il arrive qu'on emploie le mot guérilla pour désigner l'ensemble des combattants : la guérilla castriste, par exemple.

La guérilla peut être aussi bien urbaine que rurale.

Les tactiques de guérilla sont une des plus anciennes formes de guerre dissymétrique du faible au fort avec des cibles militaires en jargon militaire ; contrairement au terrorisme elles ne visent pas les civils. Les principaux auteurs modernes de la théorie de la guérilla sont Abdelkrim al-Khattabi (voir Bataille d'Anoual), Fidel Castro, Thomas Edward Lawrence, Mao Zedong et Che Guevara, mais sa théorisation est bien plus ancienne : elle remonte à l’empereur byzantin Nicéphore II Phocas[1]. La guerre asymétrique est toujours celle du faible au fort, à la différence de la guerre dissymétrique, avec des cibles collatérales faibles et sans défense, comme la population et l'institution civiles pour l'autorité contestée avec ses forces policières et militaires.

Selon Robert Taber[2], la guérilla a pour but politique de renverser une autorité contestée par de faibles moyens militaires très mobiles utilisant les effets de surprise et avec une forte capacité de concentration et de dispersion. La tactique des commandos britanniques durant la Seconde Guerre mondiale est proche de celle de la guérilla, mais diffère dans le but qui est militaire pour les commandos et politique pour la guérilla. Les « forces spéciales » d'aujourd'hui sont les héritières directes de ces commandos britanniques. Souvent, il y a confusion entre guérilla et commando dont la similarité est dans la tactique et la différence dans la stratégie à la fois militaire et psychologique pour atteindre le but de renverser un gouvernement.

Le but politique se réalise par des stratégies militaires et des stratégies diplomatiques combinées qui orientent et délimitent des tactiques possibles, comme celle du couple « terrorisme et propagande » souvent rencontré et parfois confondu avec la guérilla.

Soviet guerilla
Partisans soviétiques combattant derrière les lignes allemandes en Biélorussie en 1943.
Flickr - Israel Defense Forces - Weaponry Captured in Central Gaza
Des armes saisies par Tsahal. Dans ce butin de guerre figurent les grands classiques des guérilleros depuis la Guerre du Vietnam :une Mitrailleuse Kalachnikov, 3 fusils d'assaut AKM et un Lance-roquettes Type 69.

Étymologie et traductologie

Le mot lui-même provenant du castillan « guerrilla » (littéralement « petite guerre ») a initialement décrit les tactiques pour résister au régime imposé en Espagne par Napoléon Bonaparte notamment par Juan Martín Díez qui est réputé avoir orienté les armées espagnoles vers cette stratégie.

Souvent constaté dans la presse francophone depuis la fin du XXe siècle, l'emploi erroné du terme « guérilla » pour désigner les combattants eux-mêmes (correctement nommés guérilleros[3]) n'est pas une métonymie mais une faute de traduction de l'anglais, langue dans laquelle guérilleros se dit guerillas, faux ami du français « guérilla »[4].

Guerre politique

La guérilla est essentiellement une guerre politique depuis son origine moderne espagnole dans la lutte contre l’invasion napoléonienne. Alors, son champ opératoire dépasse les limites territoriales d’une guerre conventionnelle de conquête territoriale pour entrer dans l’entité politique même : le « zôon politikon » d’Aristote.

La Guerre des Cévennes (1702-1704) opposant des paysans protestants du sud de la France au pouvoir royal qui avait proscrit et cherchait à réprimer toute forme religieuse non catholique peut être considérée comme un prototype de guérilla.

C'est avec les guerres de la Révolution française et du Premier Empire que ce phénomène allait connaître un tournant historique majeur. Les guérillas deviennent alors de véritables stratégies politico-militaires, fortement marquées idéologiquement, le plus souvent « à droite » du fait de l'importance de la motivation religieuse et de leur opposition à la République française (Chouannerie entre autres) ou à l'Empire.

Tout au long du XIXe siècle, cette tendance à l'idéologisation se poursuit, en particulier en Amérique latine. Un glissement idéologique « vers la gauche » se fait alors partiellement sentir. C'est durant la même période que cette idéologie politico-militaire rencontre un courant artistique et littéraire : le romantisme. Dès lors, ces deux mouvements ne cesseront plus de s'influencer mutuellement.

En effet, l’humain est considéré comme l’objectif premier dans une guerre politique et comme la cible militaire de la guérilla. L’humain a son point central critique et névralgique dans l’esprit. Ceci s'illustre dans la devise de l’UNESCO : « Comme c’est dans l’esprit des hommes que naît la guerre, c’est dans l’esprit des hommes que nous devons ériger les remparts de la paix » (« Since wars begin in the minds of men, it is in the minds of men that the defences of peace must be constructed »). La guérilla est une guerre de conquête du cœur et de l’esprit. Lorsque le cœur et l’esprit sont touchés, l’animal social (zôon politikon) est acquis sans recevoir nécessairement une seule balle ou un seul éclat d’obus.

La guérilla naît et se développe dans un environnement politique et à travers un combat constant pour contrôler le domaine de la mentalité politique inhérent à l’animal social qu’est l’humain. La collectivité humaine constitue l’environnement et le contexte qui orientent et délimitent les configurations et les activités possibles de la guérilla, dans la perspective de la théorie des contextes en écopolitique d’une approche écosystémique. C’est en ceci que l’expression de Mao Zedong du « guérillero dans la population, comme un poisson dans l’eau » devienne claire et intelligible dans sa largeur et sa profondeur. En effet, une guérilla conquérante est celle qui correspond à une réponse appropriée au contexte socio-politique et à l’environnement physique. En effet, la guerre et la guérilla sont des formes de communication dans laquelle sont immergées différentes parties prenantes. C’est une forme de relation orienté vers un certain but.

La conception de la guérilla comme une lutte politique a placé les opérations psychologiques au rang des facteurs décisifs pour obtenir des résultats favorables. Alors, la cible à atteindre des guérilleros est le cœur et l’esprit de la population, toute la population, nos troupes, les troupes adverses et surtout la population civile attentiste dont l’adhésion ou la désertion fait la différence entre la victoire ou la défaite de la guérilla. De la Seconde Guerre mondiale au temps présent, les exemples illustratifs sont très nombreux.

L’histoire de l’Armée populaire vietnamienne est une illustration emblématique de cette conception de la guérilla comme guerre politique, de la naissance avec la « Brigade de Propagande Armée » jusqu’aux divisions lourdes des grandes batailles soutenues par la milice locale des paysans en armes qui forment la base des troupes régionales. La guérilla n’est pas seulement les pièges et embuscades de ces paysans en armes des combattants de l’ombre[5].

Guérilla et propagande

La nature et l’environnement de la guérilla ne permettent pas des opérations psychologiques par des médias de masse de haute ou moyenne technologie, comme le cinéma, la radio et la télévision. Par la conquête du cœur et de l’esprit, la guérilla se réfère bien plus aux contacts humains directs de la « propagation épidémique » de proche en proche sur le terrain, comme une contagion pour éveiller les consciences, plutôt qu’à une « irradiation » à partir d’un centre avec des médias de masse entre des personnes qui ne se connaissent pas et ne se reconnaissent pas. Un exemple de « propagation épidémique » est la rumeur qui se répand de proche en proche, comme une contagion, entre des personnes qui se connaissent et se reconnaissent du type « quelqu’un qui a vu quelqu’un qui a vu l’ours ». La rumeur répand une « vérité » plus vraie que la « vérité véridique », comme l’ont montré Edgar Morin et son équipe avec la « Rumeur d'Orléans » de 1968 où des jeunes femmes ont été capturées pour la « traite des blanches », selon cette rumeur. Même s’il n’y a eu aucune disparition signalée à la police, c’était que la police fut complice, dans le coup de ce trafic, selon cette propagation épidémique de la rumeur. Cette vérité véridique de la rumeur résistait à toute validation scientifique en accusant la science complice, en inventant même un sous-marin remontant la Loire navigable seulement par des barges à fond plat et de faible tirant d’eau.

La conscience politique individuelle de la guérilla et les raisons de la lutte sont aussi importantes que l’aptitude au combat. C’est le « Devoir » et « Vouloir » de la guerre psychologique, par rapport au « Pouvoir » et « Savoir » de la quincaillerie et de l’expertise militaires. Cette conscience politique et cette motivation sont rendues possibles par :

  • Le développement du potentiel de lutte des guérilleros en même temps que la raison de cette lutte et la motivation de lutter.
  • La reconnaissance par les guérilleros eux-mêmes du lien vital avec la population dont le soutien est essentiel pour la survie, le développement et la reproduction des deux parties. L’échec de la guérilla de Che Guevara en Bolivie semblait être attribuable à la rupture de ce lien avec la population.
  • Le développement de ce lien comprend la confiance de la population en la guérilla comme un facteur important du changement insurrectionnel qui est la base psychologique pour des politiques mises en place, après de petites victoires en petites victoires. Ainsi, les zones « libérées » deviennent des modèles réduits de la vie future dans la société promise.
  • Le développement de proche en proche de ce lien de confiance en la guérilla dans la reconstruction du pays, de l’échelle locale à l’échelle nationale, de petites victoires en petites victoires, de zones « libérée » en zones « libérées » dans le cours de la guerre de libération. Dans les Guerres d’Indochine, ce fut ces « hiérarchies parallèles » clandestines qui ont fait perdre l’Indochine aux Français, selon Bernard B. Fall, et le Viêt Nam aux américains. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’administration gaulliste a pu mettre en place ces hiérarchies parallèles administratives en concurrence avec l’État français de Vichy.
  • La promotion et la valorisation de la participation des guérilleros et de la population dans les affaires civiques des programmes nationaux de reconstruction.

Le développement, la promotion et la valorisation se fondent sur la capacité des guérilleros à persuader la population dans des rencontres en face-à-face de la dynamique de groupes, au niveau local des petites unités pour la propagation de la rumeur de proche en proche afin d’obtenir le soutien actif de la population, essentiel et vital pour le succès de la guérilla. À cette persuasion dans la promesse du mieux est alliée la dissuasion dans la promesse du pire avec des exécutions publiques, cruelles et ostentatoires des « traîtres » et « collaborateurs ». Ce fut le fait aussi de la Résistance française pendant l’occupation nazie, comme dans toute guérilla.

Trop souvent, nous percevons la guérilla seulement du point de vue des combats tactiques. C’est une erreur fatale et extrêmement dangereuse pour les gouvernements qui affrontaient cette guérilla avec les « forces spéciales » de commandos. Ces gouvernements ont tous perdu en se trompant de guerre et en ignorant (aussi bien dans la signification française de « ne pas savoir » que dans la signification anglaise de « ne pas vouloir savoir ») que la guérilla soit une guerre politique et que le but de la guérilla soit politique dont la lutte armée ne soit qu’instrumentale.

Cette lutte armée n’est qu’un des six piliers (cf. Thomas Edward Lawrence) de même hauteur et de même robustesse pour soutenir toute l’édifice de la guérilla. Il n’y a pas de priorité et d’importance particulières de chacun de ces piliers dans l’ensemble écosystémique du contexte socio-politique et de l’environnement physique. La solidité d’une chaîne est celle du maillon le plus faible.

Délaissant la lutte armée au profit de la non-violence active dans la philosophie indienne, la guerre politique d’indépendance de l’Inde a bien été une guérilla de Gandhi. Dans son objectif d'atteindre un but politique, elle orientait et délimitait les stratégies possibles de confrontation, de négociation et de revendication qui se déployaient dans des tactiques de mise en évidence des exploitations et des oppressions à l’usage local, régional national et international.

Tactiques

Les tactiques de guérilla sont fondées sur le renseignement, l'embuscade, la tromperie (selon Sun Tzu où la guerre est l'art de la tromperie, en contraste à l'utilisation illimitée de la force brute chez Clausewitz et le sabotage. Elles visent à déstabiliser l'autorité établie par de longues confrontations de faibles intensité (d'où la dénomination moderne de « guerre de basse intensité »). Dans le cas d'un occupant étranger impopulaire, le recours à la guérilla peut rendre prohibitif le coût de maintien d'une présence coloniale et entraîner son retrait.

La guérilla menée contre des puissances occupantes doit épargner les civils dans la mesure du possible. Par cette tactique, elle s'assure du soutien de la population. Les civils sont les premières victimes de représailles pour collaboration. De tels crimes sont condamnés par le commandement ou un tribunal de la guérilla. En revanche, les situations de guerre civile conduisent parfois les deux camps à commettre des atrocités contre les civils. Les insurgés peuvent également impliquer la population civile en matière de renseignement et d'approvisionnement et le faire savoir aux autorités légales afin de faire réagir celles-ci. Les forces régulières seront dans l'obligation de prendre des mesures impopulaires (couvre-feu, zones interdites, établissement de laisser passer) qui les détacheront des populations subissant ces mesures. Les réguliers devant la mauvaise volonté de la population risquent fort de commettre des exactions qui certes auront une incidence à court terme sur les capacités de la guérilla mais à long terme sépareront définitivement la population des loyalistes et grossiront les rangs de la guérilla.

Dans la France occupée, c'est l'établissement du Service du travail obligatoire (STO) qui a drainé vers les maquis des milliers de jeunes hommes. Les réquisitions exponentielles ont fait basculer le monde paysan dans sa majorité vers la résistance et ce d'autant plus facilement que nombre de maquisards étaient des gens du pays. En Dordogne, les exactions dont s'est rendue coupable la Légion nord-africaine d'Henri Lafont ont poussé la population locale à mener contre cette unité une lutte armée impitoyable.

Parce qu'ils sont peu nombreux et peuvent se cacher dans la population, les guérilleros sont considérés comme terroristes par leurs adversaires. Ils risquent de ne pas se voir reconnaître le statut de combattant. Le premier protocole additionnel de 1977 des conventions de Genève (qui régit aussi bien les guerres contre une puissance étrangère ou coloniale, les régimes autoritaires ou entre états) reconnaît comme combattant celui qui, en raison de la nature du conflit, ne porte pas d'uniforme aussi longtemps qu'il porte des armes ouvertement pendant des opérations militaires. Cela pourrait donner aux guérillas sans uniforme un statut de combattant dans les pays signataires.

La guérilla est divisée en deux catégories principales : guérilla urbaine et rurale. Dans les deux cas, elle s'appuie sur des sympathisants qui l'approvisionnent et la renseignent. Les guérillas rurales opèrent dans des régions propices aux couvertures et à la dissimulation, notamment en forêt dense et montagneuses. La guérilla urbaine se fond dans la population mais est dépendante de l'aide de citadins. Une assistance étrangère sous forme de soldats, armes, sanctuaires, ou au moins, de témoignages de sympathie accroît l'efficacité d'un mouvement de guérilla. Cette ingérence étrangère peut être utilisée par les autorités en place pour inspirer un sentiment nationaliste à la population et discréditer la guérilla.

La théorie maoïste de la guerre populaire prolongée se divise en trois phases. À la première phase, les guérilleros obtiennent le support de la population au travers d'attaques contre la machine gouvernementale et par la diffusion de propagande. À la seconde phase, la montée en puissance des attaques se fait sur le pouvoir militaire et les institutions vitales. À la troisième phase, le combat conventionnel est employé pour prendre les villes, déborder le gouvernement et contrôler le pays.

Notes et références

  1. Gilbert Dagron et Haralambie Mihaescu. Le Traité sur la guérilla de l'empereur Nicéphore Phocas. CNRS éditions.
  2. (en) The War of the Flea : Guerrilla Warfare, Theory and Practice, Paladin, Londres, 1977
  3. Définition du terme guerillero, Larousse.fr consulté le 6/4/2018
  4. Les faux amis de l'anglais, Éditions Belin, 1999
  5. Psychological operations in guerrilla warfare. A tactical manual for the revolutionary. CIA

Voir aussi

Bibliographie

  • Gérard Chaliand, Voyage dans 40 ans de guérillas, Lignes de Repères, Paris, 2006, (ISBN 2-915752-13-3)
  • Gérard Chaliand, Terrorismes et guérillas, Flammarion, 1985
  • Gérard Chaliand, Stratégies de la guérilla, anthologie historique de la longue marche à nos jours, Mazarine, Paris, 1979, (ISBN 2-86374-013-X)
  • Régis Debray, Révolution dans la révolution [Essai], 1967
  • Jean-Marc Balencie et Arnaud de La Grange, Mondes rebelles : Dictionnaire des mondes rebelles, Paris, Éditions Michalon, 1996-1999-2001, 1677 p. (ISBN 2841861422)
  • Yaacov Falkov, “Partisans, guerre de” in Encyclopédie de la Seconde guerre mondiale, eds. J.F. Muracciole and G. Piketty (Robert Laffont, Paris 2015): 943-950.
  • Ernesto Guevara, La guerre de guérilla, [Essai], 1964.
  • Albert Merglen, La guerre de l'inattendu, Arthaud, Paris, 1966
  • (en) Bard E. O'Neill, War of the Flea: Classic Study of Guerrilla Warfare, Potomac Books, 2002, (ISBN 1-57488-555-3)
  • (en) Thomas Rid et Marc Hecker, War 2.0: Irregular Warfare in the Information Age, Westport, Praeger, 2009.
  • (en) Richard Taber, The War of the Flea : Guerrilla Warfare, Theory and Practice, Paladin, Londres, 1977.
  • Elie Tenenbaum, Partisans et centurions. Une histoire de la guerre irrégulière au XXe siècle, Perrin, 2018.
  • François Maspero, La guerre de guérilla, Guevara Ernesto “Che”, coll. « Cahiers libres », Paris, 1967, 203 p.
  • Marighella Carlos, Mini manuel de guérilla urbaine, Paris, Le Seuil, 1973.
  • Olivier Weber, Le Faucon afghan, Robert Laffont, 2001.
  • Olivier Weber, Le Grand festin de l'Orient, Robert Laffont, 2004.

Articles connexes

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2009 en Colombie

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Années de plomb (Europe)

Les années de plomb en Europe désignent une période allant grossièrement de la fin des années 1960 à la fin des années 1980 en Europe et reprenant l'expression « années de plomb ». Elles se caractérisent par la montée et la présence dans l'ensemble des pays d'Europe de l'Ouest d'un activisme politique violent, pratiquant souvent la lutte armée, notamment pour l'extrême gauche communiste mais aussi pour l'extrême droite néofasciste. L'usage de l'attentat politique devient durant cette période une pratique courante pour des mouvements révolutionnaires, particulièrement en Italie, en Allemagne, en France, mais aussi dans les régimes dictatoriaux (espagnol et grec).

Les historiens aujourd'hui cherchent à éclairer cette période trouble de l'époque contemporaine.

Che Guevara

Ernesto Guevara, plus connu comme « Che Guevara » [ (t)ʃe ɡevara] (en espagnol : [ t͡ʃe ɡeˈβaɾa]) ou « le Che » , né le 14 juin 1928 à Rosario en Argentine et mort exécuté le 9 octobre 1967 à La Higuera en Bolivie, à l'âge de 39 ans, est un révolutionnaire marxiste-léniniste et internationaliste argentin ainsi qu'un homme politique d'Amérique latine. Il a notamment été un dirigeant de la révolution cubaine, qu'il a théorisée et tenté d'exporter, sans succès, vers le Congo puis la Bolivie.

Alors qu'il est jeune étudiant en médecine, Guevara voyage à travers l'Amérique latine, ce qui le met en contact direct avec la pauvreté dans laquelle vit une grande partie de la population. Son expérience et ses observations l'amènent à la conclusion que les inégalités socioéconomiques ne peuvent être abolies que par la révolution. Il décide alors d'intensifier son étude du marxisme et de voyager au Guatemala afin d'apprendre des réformes entreprises par le président Jacobo Arbenz Guzmán, renversé quelques mois plus tard par un coup d'État appuyé par la CIA. Peu après, Guevara rejoint le mouvement du 26 juillet, un groupe révolutionnaire dirigé par Fidel Castro. Après plus de deux ans de guérilla durant laquelle Guevara devient commandant, ce groupe prend le pouvoir à Cuba en renversant le dictateur Fulgencio Batista en 1959.

Dans les mois qui suivent, Guevara est commandant en chef de la prison de La Cabaña. Il est désigné procureur d'un tribunal révolutionnaire qui exécute les opposants. Puis il crée des camps de « travail et de rééducation ». Il occupe ensuite plusieurs postes importants dans le gouvernement cubain qui écarte les démocrates, réussissant à influencer le passage de Cuba à une économie du même type que celle de l'URSS, et à un rapprochement politique avec le Bloc de l'Est, mais échouant dans l'industrialisation du pays en tant que ministre. Guevara écrit pendant ce temps plusieurs ouvrages théoriques sur la révolution et la guérilla.

En 1965, après avoir dénoncé l'exploitation du tiers monde par les deux blocs de la guerre froide, il disparaît de la vie politique et quitte Cuba avec l'intention d'étendre la révolution et de propager ses convictions marxistes communistes. Il se rend d'abord au Congo-Léopoldville, sans succès, puis en Bolivie où il est capturé et exécuté sommairement par l'armée bolivienne entraînée et guidée par la CIA,,. Il existe des doutes et de nombreuses versions sur le degré d'influence de la CIA et des États-Unis dans cette décision.

Après sa mort, Che Guevara devient une icône pour des mouvements révolutionnaires et fait l’objet d’un culte de la personnalité, mais demeure toujours l'objet de controverses entre historiens, à cause de témoignages sur des exécutions d'innocents mais contestées par certains de ses biographes. Un portrait de Che Guevara réalisé par Alberto Korda est considéré comme l'une des photographies les plus célèbres au monde.

Cinéma indépendant

Le cinéma indépendant définit l'ensemble du cinéma produit en dehors des conglomérats médiatiques et réclamant une certaine autonomie par rapport aux méthodes de production, conventions et politiques du cinéma populaire.

Par extension, cette catégorie peut inclure le cinéma amateur, le cinéma expérimental, le cinéma de guérilla et, dans une certaine mesure, le cinéma de genre et certains cinémas nationaux comme Dogme95.

Contre-insurrection

La contre-insurrection, aussi appelée guerre contre-subversive, guerre contre-révolutionnaire, guerre contre-insurrectionnelle, contre-guérilla, guerre révolutionnaire ou encore COIN (de l'anglais Counter-Insurgency), est une doctrine militaire qui vise à obtenir le soutien de la population dans le cadre d'un conflit opposant un mouvement insurgé à une force armée gouvernementale de contre-insurrection. Elle se fonde sur des actions civilo-militaires, le renseignement, la guerre psychologique et le quadrillage du territoire.

Si la doctrine de la contre-insurrection privilégie aujourd'hui des actions civiles, elle a longtemps été associée à un usage immodéré de la force et notamment de la torture. La contre-insurrection, menée par l'armée à qui des pouvoirs et des missions de police avaient été confiées, était pratiquée le plus souvent en dehors de tout cadre judiciaire.

Un des paradoxes de la guerre contre-insurrectionnelle est que plus on protège ses forces, moins on est en sécurité : « Le succès ultime est remporté en protégeant la population, pas ses propres forces. Si les forces militaires restent bloquées dans leurs bases, elles perdent le contact avec la population, donnent l'impression d'avoir peur et cèdent l'initiative aux insurgés. Des patrouilles doivent être menées, le risque partagé et le contact maintenu. »

Culture jamming

Le culture jamming, que l'on peut traduire en français par sabotage culturel ou détournement culturel, est l'acte de subvertir le fonctionnement d'un média de masse existant, en usant de la même méthode de communication utilisée par ce média. Cette pratique s'inscrit dans la lignée d'un processus anticonsumériste dont les fondements historiques remontent au tournant des années 1960 concurremment à l'affirmation des mass médias.

Il peut prendre la forme d'un militantisme satirique qui s'oppose généralement au mercantilisme et aux vecteurs de l'image de marque[pas clair]. Employant l'ironie et l'humour noir, ces actes peuvent s'apparenter à une « guérilla des communications ». Le détournement culturel est parfois qualifié de « subversion des signes », de « guérilla sémiotique » ou d'« attentat sémiotique »[Par qui ?]. Souvent, les sabotages culturels visent à rendre visibles certains présupposés (politiques, sociaux) qui sous-tendent la culture commerciale[Quoi ?]. Différents mouvements activistes l'utilisent pour dénoncer la culture marchande perçue comme hégémonique en tant qu'elle occupe l'ensemble de l'espace communicationnel. Parmi leurs modes d'action : la réappropriation de logos, de slogans publicitaires et des codes d'une marque. D'autres fois, le détournement culturel s'apparente davantage à une pratique créative de l'ordre de la passion amateur (voir les fanfictions), sans porter de revendication politique ou de message protestataire.

L'intention de ces pratiques de la ruse diffère de celle de l'appropriation artistique (produire une œuvre destinée le plus souvent au marché de l'art ou récupérée par celui-ci) et du vandalisme (où destruction ou mutilation sont les buts premiers), bien que les résultats obtenus ne soient pas toujours si éloignés. Le sabotage culturel peut prendre des formes très variées : détournement publicitaire, canular médiatique, détournement de nom de domaine, bombardement Google, remix, mashup vidéo, hacking, slashing, piratages radios et télévisés, contre-surveillance vidéo.

Forces armées révolutionnaires de Colombie

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple (espagnol : Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia – Ejército del Pueblo), généralement appelées FARC, le sigle exact étant FARC-EP, étaient la principale guérilla communiste impliquée dans le conflit armé colombien.

L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001, du Canada et de la Nouvelle-Zélande. Pour les Nations unies, les guérillas colombiennes seraient responsables de 12 % des assassinats de civils perpétrés dans le cadre du conflit armé, les paramilitaires de 80 % et les forces gouvernementales des 8 % restant.

Après quatre années de négociations, leurs représentants signent le 26 septembre 2016 un accord de paix avec le gouvernement visant à mettre en œuvre leur démobilisation définitive,. À la suite de cet accord, les FARC fondent le 31 août 2017 un parti politique légal sous le même acronyme, appelé Force alternative révolutionnaire commune (Fuerza Alternativa Revolucionaria del Común, FARC).

Forces révolutionnaires internationales de guérilla

Les Forces révolutionnaires internationales de guérilla (anglais : International Revolutionary People’s Guerrilla Forces, IRPGF) était un groupe armé anarchiste actif de 2017 à 2018, lors de la guerre civile syrienne.

Guerre d'Afghanistan (2001-2014)

Une phase de la guerre d'Afghanistan de l'histoire contemporaine oppose à partir d’octobre et novembre 2001, les États-Unis, avec la contribution militaire de l'Alliance du Nord et d'autres nations occidentales (Royaume-Uni, France, Canada, etc.), au régime taliban. Cette guerre s'inscrit dans la « guerre contre le terrorisme » déclarée par l'administration Bush à la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington. Le but de l'invasion selon les États-Unis et leurs alliés était de capturer Oussama ben Laden, détruire l'organisation Al-Qaïda qui possédait des bases dans le pays avec la bénédiction des talibans, et renverser ces derniers.

La campagne initiale chassa les talibans du pouvoir, permettant l'instauration d'un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzai à la suite des accords de Bonn de décembre 2001. Les talibans engagèrent alors une guérilla contre la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) qui regroupe les forces armées sous commandement de l'OTAN. Depuis 2006, les forces armées talibanes sont très actives. Le gouvernement afghan de Karzaï, élu président en octobre 2004, n'a que peu de légitimité et ne contrôlait en 2006 que le secteur de Kaboul. En août 2008, il y avait 70 000 soldats étrangers en Afghanistan, 53 000 pour la FIAS et 17 000 pour l'Operation Enduring Freedom américaine ; en 2009 quelque 113 000 soldats étrangers, dont 71 000 américains, sont déployés dans le pays ; en 2012 ce sont environ 150 000 soldats étrangers dont 100 000 américains qui y sont présents ; en août 2013, 87 207 soldats étrangers y sont encore déployés dont 60 000 américains ; enfin au 15 janvier 2014, il reste 58 129 soldats de la Fias dont 38 000 américains; ces chiffres n'incluent pas les nombreux employés des sociétés militaires privées (2 000 hommes de la firme britannique Saladin, ceux de Blackwater, etc.).

En janvier 2009, le think tank International Council on Security and Development a estimé dans un rapport que les talibans étaient actifs dans environ 72 % du territoire afghan, conclusions contestées par le commandement de l'OTAN. Le site National priorities estime [Quand ?] à plus de 765 milliards de dollars le coût de la guerre (pour le cercle de réflexion CSIS, le chiffre s'élevait déjà à 642 milliards en avril 2013). En juillet 2017, le coût pour le département de la défense américain est de 841 milliards de dollars si le budget 2018 est voté en l’état.

Cette guerre est particulièrement liée au conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan et donc à la question de la lutte contre les groupes agissant depuis les régions tribales du Pakistan. Ce conflit est le plus long engagement de l'armée américaine depuis la guerre du Viêt Nam (1959-1975) et le plus coûteux.

Le 31 décembre 2014, l'OTAN met fin à son engagement en Afghanistan après 13 ans de guerre et passe le relais à l'armée nationale afghane.

Guerre d'indépendance espagnole

La guerre d'indépendance espagnole est une guerre qui, dans le contexte des guerres napoléoniennes, opposa l'Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni à la France du Premier Empire entre 1808 et 1814.

Ce conflit porte différents noms selon les pays : « guerre d’Espagne » (à ne pas confondre avec d’autres conflits désignés sous le même terme) ou encore « campagne d’Espagne » pour les Français, « guerre d’indépendance » pour les Espagnols, « guerre péninsulaire » pour les Portugais et les anglophones et, pour finir, « guerre du Français » pour les Catalans.

La guerre commença en 1808 lorsque Madrid se souleva contre l’armée française stationnée dans la capitale espagnole. L’insurrection se généralisa à tout le pays après que Napoléon eut obtenu l’abdication du roi d’Espagne au profit du frère de l’empereur, Joseph. L’armée française se heurta à une guérilla puis à l’armée britannique venue aider le Portugal, également occupé par les troupes de Napoléon. En 1813, les soldats de l’empereur durent refluer en deçà des Pyrénées ; l’invasion de la France par les Espagnols, Britanniques et Portugais commandés par Wellington, devenait imminente.

Guérilla de l'Araguaia

La Guérilla de l'Araguaia est une somme d'actions militaires qui se sont produites durant les années 1970 et mises en place par des opposants au Régime militaire qui dirigeait le Brésil depuis le putsch de 1964. Ceux-ci se proclamaient révolutionnaires.

Le mouvement fut organisé par le Parti communiste du Brésil (PCdoB), dans l'illégalité, entre 1966 et 1974. Au moyen d'une "guerre populaire prolongée", les membres du PCdoB prétendirent implanter le communisme au Brésil, initiant le mouvement dans les campagnes, en imitation de ce qui s'était déjà fait et avait abouti en Chine en 1949 et à Cuba en 1959.

Le théâtre des opérations se trouvait dans la région où les frontières des États du Pará, du Maranhão et du Goiás (aujourd'hui, du Tocantins) se rencontrent. Le nom donné à l'opération vient de sa localisation sur les rives du rio Araguaia, à proximité des villes de São Geraldo et Marabá, au Pará, et de Xambioá, au nord du Goiás, zone actuellement au nord de l'État du Tocantins, appelée aussi Bico do Papagaio ("Bec de Perroquet").

On estime que participèrent à l'opération soixante-neuf guérilleros dont la majorité s'installa dans la région vers 1970, auxquels se joignirent environ dix-sept paysans locaux. Parmi eux, José Genoíno, qui fut détenu par l'Armée en 1972 et deviendra dans les années 1980 président du Partido dos Trabalhadores (PT).

Guérilla irakienne

La guérilla irakienne désigne dans les médias l'ensemble des groupes luttant, à un moment ou un autre, contre la coalition militaire en Irak dirigée par les États-Unis et les forces du gouvernement irakien pendant la guerre d'Irak après l'opération liberté irakienne en 2003 qui fait tomber le gouvernement du Parti Baas.

Mindanao

Mindanao est une île de l'archipel des Philippines. Elle est la deuxième île la plus importante de l'archipel par sa superficie et sa population.

L’île abrite une forte minorité musulmane en rébellion contre le gouvernement et possédant sa propre région autonome.

Nicaragua

Le Nicaragua, en forme longue la république du Nicaragua, en espagnol República de Nicaragua, est un pays d'Amérique centrale. Il est limitrophe du Costa Rica au sud et du Honduras au nord. Il est aussi entouré par l'océan Pacifique et la mer des Caraïbes. Sa capitale et la plus grande ville est Managua.

La population multiethnique de six millions d'habitants comprend des personnes d'ascendance autochtone, européenne et africaine. La langue principale est l'espagnol, mais certains autochtones parlent miskito, rama, sumo, ainsi que le créole limonese (un créole à base lexicale anglaise).

Partisan (guérilla)

Le nom de Partisan peut être donné à une personne pratiquant la guérilla. La guerre de partisans a son origine en 1809 (Espagne) et 1812 (Russie) et a été théorisée dès 1821 par le général russe Denis Davidoff dans un livre qui a eu un grand retentissement, l'Essai sur la guerre de partisans.

Au XXe siècle, le mot a été notamment utilisé pour désigner les organisations paramilitaires de résistants qui s'opposèrent aux régimes fascistes et aux forces militaires de l'Allemagne nazie en Europe au cours de la Seconde Guerre mondiale. Dans ce contexte, le mot a été détourné de son sens originel par les mouvements communistes pour en revendiquer l'appellation, le nom de Partisans étant dès lors utilisé de manière récurrente pour désigner les seuls mouvements de résistance communistes.

Certains chants de partisans sont célèbres :

Chant des partisans : chant utilisé par la Résistance française ;

La complainte du partisan ;

Chant des partisans de l'Amour : chant traditionnel soviétique ;

Les Partisans, chant soviétique ;

Les Partisans Blancs, chant anticommuniste russe blanc ;

Bella Ciao, chant des partisans italiens ;Dans les anciens pays communistes d'Europe centrale et orientale, plusieurs clubs sportifs avaient inséré le mot « Partisan » dans leur nom officiel : par exemple, le Partizan Belgrade.

Résistance philippine à l'occupation japonaise

La résistance à l’occupation japonaise a existé aux Philippines de 1942 à 1945 durant la Seconde Guerre mondiale. Cette résistance composée de réseaux clandestins et de mouvements de guérilla a agi contre l’armée et la police militaire (Kempeitai) japonaises, ainsi que les collaborateurs philippins (Makapili). Les historiens estiment qu’environ 260 000 personnes ont rejoint la guérilla, et que les autres organisations de résistance clandestines comptaient probablement encore plus de membres. Leur efficacité a été reconnue depuis, car l’armée japonaise n’avait le contrôle effectif que de douze des quarante-huit provinces de l’archipel vers la fin de la guerre.

Quelques unités de la résistance ont été officiellement incluses dans l’armée régulière ou la gendarmerie des Philippines. Après-guerre, le dossier épineux des indemnités promises aux vétérans philippins par les États-Unis, puis annulées dès 1946, n’est résolu qu’en 2009.

Sentier lumineux

Le Sentier Lumineux, en espagnol : Partido Comunista del Peru - Sendero Luminoso (PCP-SL), est un parti communiste péruvien fondé dans les années 1970 par Abimael Guzmán, alors professeur de philosophie à l'université d'Ayacucho. Celui-ci prit en 1980 la tête de l'insurrection armée issue d'une dissidence du Parti communiste péruvien, sous le nom de camarade Gonzalo.

Le Sentier Lumineux a participé au conflit armé des années 1980 et 1990 au Pérou, qui a fait 70 000 victimes. L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des États-Unis et de l'Union européenne.

Stay-behind

Les cellules stay-behind ( rester derrière ») sont des réseaux clandestins coordonnés par l'OTAN pendant la Guerre froide.

Implantées dans seize pays d'Europe de l'Ouest, ces cellules visent à combattre une éventuelle occupation par le bloc de l'Est, se tenant prêtes à être activées en cas d'invasion par les forces du Pacte de Varsovie. La plus célèbre de ces cellules et la première à avoir fait l'objet de révélations est le réseau italien Gladio (glaive).

L'existence de ces cellules n'est révélée au grand public par les médias qu'en 1990, mais l'ancien directeur de la CIA William Colby, en 1978, décrit la genèse de ces groupes dans ses mémoires.

Virginie-Occidentale durant la guerre de Sécession

L'État de Virginie-Occidentale des États-Unis est formé à partir de l'ouest de la Virginie et est ajouté à l'Union en tant que conséquence directe de la guerre de Sécession (voir histoire de la Virginie-Occidentale). À l'été 1861, les troupes de l'Union, sous les ordres du général George McClellan repoussent les troupes confédérées du général Robert E. Lee. Cela permet essentiellement aux unionistes dans les comtés du nord-ouest de la Virginie de former un gouvernement qui fonctionne indépendamment comme conséquence de la convention de Wheeling. Avant l'admission de la Virginie-Occidentale, le gouvernement à Wheeling revendique officiellement la compétence sur l'ensemble de la Virginie, bien que, depuis sa création, il est fermement attaché à la formation d'un État séparé.

Même après le départ de Lee, la Virginie occidentale continue d'être la cible des raids confédérés, même après la création du nouvel état, en 1863. Ces actions se concentrent à la fois pour ravitailler l'armée confédérée avec des provisions ainsi que pour attaquer le chemin de fer de Baltimore et de l'Ohio essentiel qui relie le nord-est avec le mid-ouest, comme le raid de Jones-Imboden. La guérilla sévit également dans le nouvel État, en particulier dans les comtés des montagnes Allegheny dans l'est, où les loyautés sont beaucoup plus divisées que dans la partie du nord-ouest unioniste de l'État.

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