Gregor Reisch

Gregor Reisch, né à Balingen (Comté de Wurtemberg-Urach) vers 1467 et mort à Fribourg le 9 mai 1525 est un chartreux qui a réalisé la première encyclopédie imprimée, la Margarita philosophica (1504). Gregor Reisch a notamment été l'ami d'Érasme. Il fut le confesseur de l'empereur Maximilien d'Autriche. Il était prieur de la chartreuse de Fribourg.

Gregor Reisch
Margarita philosophica de Gregor Reisch (1504)
Illustration de la Margarita philosophica. Allégorie de la montée dans les sphères du savoir.
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Margarita philosophica

La Margarita philosophica (littéralement La Perle philosophique), d'abord parue en 1496 et réimprimée dès 1504 est une encyclopédie en latin qui couvre l'ensemble des savoirs universitaires de l'époque, résumés en douze sections correspondant aux disciplines du trivium et du quadrivium : grammaire latine, dialectique, rhétorique, arithmétique, musique, géométrie, astronomie, physique, histoire naturelle, physiologie, psychologie et éthique. Les branches du savoir sont divisées en deux grandes classes, les savoirs théoriques et les savoirs pratiques, et celles-ci sont à leur tour subdivisées en sous-classes. Il s'agit d'une compilation de données, mais celles-ci sont exposées par un jeu de questions et réponses entre un maître et son disciple, ce qui était censé donner un tour assez vivant à l'ouvrage. Le format de l'ouvrage se prête à la manipulation, contrairement aux gros volumes in-folio en vigueur à l'époque. Des illustrations aident à traduire les concepts de façon attrayante.

Le mot margarita, qui a donné « marguerite » en français, désignait en latin une perle[1], qui est considérée comme la quintessence d'un travail d'abstraction.

La Margarita philosophica est la première encyclopédie imprimée. Elle connaîtra dix éditions jusqu'en 1599[2].

Sources

Notes

  1. Voir l'étymologie donnée par le dictionnaire du TLFI
  2. Richard Yeo, Encyclopaedic Visions, Cambridge University Press, 2001, p. 7.

Lien externe

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Abécédaire

Un abécédaire (d'après les quatre premières lettres de l'alphabet latin : A, B, C, D) est un support visuel (livre, affiche, broderie) présentant l'ensemble des symboles d'un alphabet, presque toujours listés dans l'ordre alphabétique, puis suivie d'un ou de plusieurs mots dont la première lettre commence par l'initial désignée.

Ex : A - Alphabet, B - Bibliothèque, C - Cartable...

Les abécédaires ont été un support d'enseignement sous la forme d'un petit livre pour les enfants très répandu du XVe au XIXe siècle sous diverses variantes. Ils étaient les premiers textes laissés à la disposition des enfants pour leur propre usage.

Chartreuse de Buxheim

La chartreuse de Buxheim est un ancien couvent de chartreux, aujourd’hui siège des Salésiens de Don Bosco. Il se trouve à Buxheim en Souabe, près de Memmingen (Bavière) et fait partie du diocèse d’Augsbourg. L’établissement religieux, fondé vers 1100 à des fins d’instruction, a passé en 1402 aux chartreux, devenant le couvent Maria Saal, et a été utilisé comme tel jusqu’en 1812. À partir de 1548, c'était la seule chartreuse d’obédience impériale dans le cadre du Saint-Empire romain germanique.

Les bâtiments conventuels, dont la célèbre église Sainte-Marie, sont très largement conservés. Aujourd’hui, certaines parties abritent le Musée allemand des chartreuses, d’autres, avec le gymnase attenant, sont utilisées par les Salésiens comme internat et école de jour. Dans l’église, les stalles de Buxheim passent pour l’un des chefs-d’œuvre de l’art baroque.

Chartreuse de Fribourg-en-Brisgau

La chartreuse de Fribourg est un ancien monastère de l'ordre des Chartreux en Allemagne. Il se trouve à Waldsee, village qui a été rattaché à la ville de Fribourg-en-Brisgau dans le Bade-Wurtemberg. La chartreuse porte aussi le nom de Mont-Saint-Jean-Baptiste (Sankt Johannis des Täufers Berg) en souvenir de la fondation de la première chartreuse, celle de la Grande Chartreuse, près de Grenoble, le jour de la Saint Jean, le 24 juin ; et également en hommage à son fondateur dont saint Jean-Baptiste était le patron, Johannes Snewlin, dit der Gresser.

Encyclopédie

Une encyclopédie est un ouvrage (livre, ensemble de livres ou document numérique) de référence visant à synthétiser toutes les connaissances pour édifier le savoir et à en montrer l'organisation de façon à les rendre accessibles au public, dans un but d'éducation, d'information ou de soutien à la mémoire culturelle. Basé sur des autorités ou des sources valides et souvent complété par des exemples et des illustrations, ce genre d'ouvrage privilégie un style concis et favorise la consultation par des tables et des index. Le terme a pris son sens moderne avec l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772).

En principe, une encyclopédie est différente d'un dictionnaire, car ce dernier a pour objet le sens et l'emploi des mots d'une langue, et est donc intraduisible en tant que tel, alors que l'encyclopédie traite des choses ou réalités du monde et de la culture. Cette distinction n'est toutefois pas rigide, car un dictionnaire doit nécessairement aussi « traiter des choses dans la mesure où cela est nécessaire pour déterminer la signification et l'usage des mots », et bien des dictionnaires modernes accentuent leur caractère encyclopédique, tel Le Petit Larousse, afin d'offrir le maximum de renseignements en un seul volume. Quand ils sont suivis de la préposition (de, du ou des), dictionnaire et encyclopédie peuvent l'un et l'autre désigner un livre de proportions modestes portant sur un domaine restreint (par exemple : La Grande Encyclopédie des fées, Dictionnaire de géographie).

Les finalités ont varié au fil du temps : « Au Moyen Âge comme dans l'Antiquité, en Chine comme dans l'Islam classique, l'encyclopédie moralise, instruit, éduque, intègre socialement ; après le XVIIe siècle, elle ne veut plus qu'informer ». Souvent inféodées à des impératifs religieux ou étatiques, les encyclopédies n'ont réussi que tardivement à s'astreindre à « un exposé critique et impartial des faits et des idées », même si des biais idéologiques ou culturels parviennent encore à s'imposer de façon plus ou moins consciente.

La question de l'organisation interne a soulevé des passions et est liée à la conception que l'auteur se fait du savoir et de la façon dont son ouvrage devrait être utilisé. L'organisation dominante a d'abord été purement thématique, en fonction des disciplines. Le classement alphabétique, qui apparaît dans un dictionnaire au Xe siècle, ne s'imposera définitivement dans une encyclopédie qu'au XVIIIe siècle. Organisation thématique et classement alphabétique peuvent être utilisés de façon croisée en intégrant un ou plusieurs volumes d'index à un ouvrage thématique donné.

Les encyclopédies se sont multipliées pour suivre le rythme d'accroissement des connaissances. La révolution numérique a facilité la mise à jour, la consultation et la dissémination des encyclopédies, mais s'est révélée fatale pour la plupart des encyclopédies classiques, alors que Wikipédia devenait la plus grande encyclopédie en ligne. Au XXIe siècle, en raison de l'accélération des découvertes scientifiques et technologiques, une encyclopédie est plus que jamais un projet ouvert, en évolution permanente.

Jean Pèlerin

Jean Pèlerin, dit Le Viator (vers 1445 - † avant 1524), est secrétaire de Louis XI et chargé de missions diplomatiques. Après avoir servi le roi de France, il se met au service du Duc René II de Lorraine et devient chanoine à Saint-Dié où il participe au fameux Gymnase vosgien puis à la cathédrale Saint-Étienne de Toul où il publiera son célèbre traité de perspective.

Il est principalement connu comme l’auteur du De Artificiali Perspectiva qui introduit pour la première fois dans le dessin en perspective artificielle la notion de « point de distance ». Ce traité fut plagié à de multiples reprises, notamment dans les diverses éditions de la Margarita philosophica de Gregor Reisch.

Il est membre fondateur du Gymnasium Vosagense (Gymnase vosgien), association culturelle et scientifique créée en 1500, avec d'autres personnalités telles que le chanoine Vautrin Lud, le cartographe allemand Martin Waldseemüller, l’helléniste et correcteur d’imprimerie Mathias Ringmann, le latiniste Jean Basin et Nicolas Lud, neveu du chanoine et secrétaire du duc René II de Lorraine.

Johann Thomas Freig

Johann Thomas Freig (parfois aussi Freige, Frey, Freigius ou Frigius) est un philosophe allemand, appartenant à la scolastique tardive, né à Fribourg-en-Brisgau en 1543 et mort à Bâle en 1583. Freig a enseigné et écrit sur plusieurs disciplines, il est en particulier considéré comme l'un des premiers à utiliser le terme de psychologie ("psychologia") pour désigner l'étude de l'esprit.

Logique

La logique, du grec λογική / logikê, est un terme dérivé de λόγος / lógos — signifiant à la fois « raison », « langage » et « raisonnement » — est, dans une première approche, l'étude des règles formelles que doit respecter toute argumentation correcte. Le terme aurait été utilisé pour la première fois par Xénocrate.

Elle est depuis l'Antiquité l'une des grandes disciplines de la philosophie, avec l'éthique (philosophie morale) et la physique (science de la nature). Au Moyen Âge, elle ne figure pas explicitement parmi les sept arts libéraux (trivium : grammaire, dialectique et rhétorique ; quadrivium : arithmétique, géométrie, astronomie et musique). En outre, on a assisté depuis le XIXe siècle (George Boole, Jevons) au développement fulgurant d'une approche mathématique de la logique. Sa convergence opérée avec l'informatique depuis la fin du XXe siècle lui a donné un regain de vitalité. Elle trouve depuis le XXe siècle de nombreuses applications en ingénierie, en linguistique, en psychologie cognitive, en philosophie analytique ou en communication. La logique antique se décompose en dialectique, rhétorique.

Mathias Ringmann

Mathias Ringmann était un humaniste helléniste, géographe, poète, pédagogue et correcteur d’imprimerie alsacien. On lui doit, au même titre que le cartographe Martin Waldseemüller, l'invention du terme America pour désigner le Nouveau Monde, en honneur à l'explorateur Amerigo Vespucci et dont la première occurrence apparait dans le planisphère publié en 1507 et sur lequel ils travaillèrent tous deux.

Maurice Scève

Maurice Scève, né vers 1501 à Lyon et mort vers 1564, est un poète français. Il est l'auteur de Délie, objet de plus haute vertu.

Melencolia (Dürer)

Melencolia I ou La Melencolia est le nom donné à une gravure sur cuivre d'Albrecht Dürer datée de 1514. Le titre est pris de l'œuvre où il apparaît comme un élément de la composition. Melencolia I est souvent considéré comme faisant partie d'une série, Meisterstiche, comprenant également Le chevalier, la mort et le diable (1513) et Saint Jérôme dans sa cellule (1514).

Cette œuvre d'une richesse symbolique exceptionnelle a fait l'objet d'un grand nombre d'études.

Michael Furter

Michael Furter, né au XVe siècle et mort en 1516 ou 1517 à Bâle, dit parfois en français Michel Furter, est un imprimeur d'incunables, relieur et comptable de langue allemande de la seconde moitié du XVe siècle, établi à Bâle, dont les éditions sont très recherchées par les bibliophiles.

Processus (psychologie)

La notion de processus est centrale dans les théories de la psychologie, ce terme désigne généralement les mécanismes fondamentaux qui opèrent dans l'esprit ou le psychisme de l'individu. Suivant les approches (cognitive, sociale, psychodynamique...), le terme processus renvoie donc à des entités théoriques relativement différentes.

Reisch

Reisch peut désigner:

Gregor Reisch (1470, Balingen – 1525), les représentants de l'école philosophique de la fin des réalistes scolaires

Günter (Julius Hermann) Reisch (* 1927, Berlin), réalisateur allemand

Stefan Reisch (* 1941, Németkér), un joueur de football international

Walter Reisch (1903, Vienne – 1983, Los Angeles), un scénariste, réalisateur, producteur et acteur américain d'origine autrichienne

Renaissance allemande

La renaissance allemande fait partie des mouvements de Renaissance nordique. C'est un mouvement culturel et artistique qui s'est propagé sous l'influence de la Renaissance italienne parmi les intellectuels et artistes allemands des XVe et XVIe siècles. Cette propagation est la conséquence des séjours passés par des artistes allemands en Italie afin d'en apprendre plus et de trouver l'inspiration au sein de ce mouvement. L'admiration pour la culture classique a stimulé la création d'Académies en Allemagne et fut l'occasion pour les scientifiques de se concentrer au monde qui les entoure. Ce fut un tournant majeur de l'histoire allemande.

L'Allemagne comptait déjà des universités renommées, dont sept avaient été construites entre 1348 et 1409. Dans ces centres, les humanités ont été introduites après 1440, principalement sous l'influence de Reuchlin, Luder, Ulrich von Hutten et Gregor Reisch. Les savants germanophones assistaient à des conférences en Lombardie et en Toscane et rapportaient les idées humanistes. La connaissance du grec, du latin et de l'hébreu ont rapidement fait partie des bagages des intellectuels allemands (du Saint-Empire romain germanique). Ils ont également pris l'habitude de latiniser leurs noms, à l'instar des humanistes italiens : Crotus Rubeanus et Pierius Graecus, Capnion et Lupambulus Ganymedes, Oecolampadius et Melanchthon sont quelques exemples. Quelques-uns des princes allemands, parmi eux l'empereur Maximilien Ier et le duc de Wurtemberg Eberhard V, ont joué un rôle important dans la fondation de nouvelles universités et dans le patronage des savants. Les villes de Strasbourg, Nuremberg, Augsbourg et Bâle étaient des centres intellectuels où des érudits comme Wimpheling, Brant, Peutinger, Schedel en Pirckheimer, et des artistes comme Albrecht Dürer et Hans Holbein l'Ancien sont venus. Bien que l'esprit de la Renaissance ait été diffusé, la Renaissance allemande conserve un caractère différent de celui de l'Italie : par exemple, le gothique a très peu subi les influences méridionales.

Sciences en Europe au siècle des Lumières

La science en Europe au siècle des Lumières est l'étude de l'histoire des sciences au siècle des Lumières, en particulier en Europe. Certaines idées se répandaient jusqu'en Amérique. L'époque débute à la révolution scientifique des XVIe siècle et XVIIe siècle, pour se terminer vers la Révolution française et est marquée par l’essor des sociétés savantes.

En philosophie et histoire des sciences, l'héliocentrisme accroît son influence et celle de l'aristotélisme perd du terrain, de même que la doctrine médicale de Galien. Au XVIIIe siècle, les autorités scientifiques prennent le dessus des religieuses en termes de philosophie naturelle, tandis que les disciplines de l'alchimie et de l'astrologie perdent leur crédibilité scientifique.

La science du siècle des Lumières européenne favorise l'empirisme et le rationalisme, avec des idéaux d'avancement et de progrès. Néanmoins, Jean-Jacques Rousseau a critiqué les sciences de son époque parce qu'elles éloignaient l'homme de la nature et ne visaient pas à rendre les gens plus heureux.

Durant la Renaissance, les sociétés savantes et les académies avaient remplacé les universités comme centres scientifiques. Ces institutions sont la structure centrale de la maturation de la profession scientifique. La vulgarisation scientifique acquiert également de la popularité parmi la population de plus en plus lettrée. Les encyclopédies sont introduites au public, ainsi que les idées de Newton, par Voltaire et Émilie du Châtelet.

Certains historiens des sciences voient cette période comme peu intéressante. Toutefois, durant le siècle des Lumières, des contributions significatives ont été apportées dans la pratique de la médecine, des mathématiques, de l'électricité. De son côté, la chimie est venue à maturation en tant que discipline scientifique, établissant les fondements de la chimie moderne.

Sebastian Münster

Sebastian Münster ou Sébastien Munster (né en 1488 à Ingelheim, mort en 1552 à Bâle) est un savant humaniste et cartographe originaire du sud de l'Allemagne. Il fut l'auteur de la Cosmographia Universalis.

Münster était un érudit polyvalent : cartographe, historien, astronome, mathématicien et professeur d'hébreu.

Vautrin Lud

Né à Saint-Dié en 1448 et mort dans cette ville en 1527, le chanoine Vautrin Lud fut également maître général des mines de Lorraine, mais c’est surtout en tant que créateur du Gymnase vosgien que son nom est passé à la postérité.

À noter que son prénom présente quelques variantes : Vautrin, mais aussi Gautier, Gauthier, Gaultier, Gualterus, voire Walther en allemand. Son patronyme Lud est dérivé de Ludovic.

Wolfgang Capiton

Wolfgang Capiton, né en 1478 à Haguenau et mort le 4 novembre 1541 à Strasbourg, est un réformateur et un théologien alsacien.

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