God Save the Queen

God Save the Queen (en français Que Dieu protège la Reine ou Que Dieu garde la Reine) est l'hymne national de facto du Royaume-Uni et de la Nouvelle-Zélande. Lorsque le souverain britannique est un homme, on utilise une version alternative qui est en fait le texte original « God Save the King » (Que Dieu protège le Roi ou que Dieu garde le Roi, mais autrement appellé Grand Dieu Sauve le Roi/Reine) d'un motet composé sur une citation biblique (Psaume 20, verset 9).

Il était par le passé l'hymne national de la majeure partie des pays du Commonwealth ; bien que la plupart d'entre eux aient maintenant leur propre hymne national, plusieurs (dont l'Australie et le Canada) le reconnaissent en tant qu'hymne royal.

Le souverain régnant ne chante pas cet hymne puisqu'il s'agit de prier pour lui, mais le consort le chante.

God Save the Queen (en)
Que Dieu protège la Reine
Publication d'une version ancienne dans The Gentleman's Magazine, le 15 octobre 1745.

Publication d'une version ancienne dans The Gentleman's Magazine, le 15 octobre 1745.

Hymne de Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (national[1] et royal)
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (national[2] et royal)
Drapeau de l'Australie Australie (royal)
Drapeau du Canada Canada (royal)
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque (royal)
Drapeau de la Barbade Barbade (royal)

Drapeau de Maurice Maurice (royal) 1968-1992
Drapeau des Bahamas Bahamas (royal)
Drapeau de Grenade Grenade (royal)
Drapeau des Salomon Salomon (royal)
Drapeau du Belize Belize (royal)
Tous les territoires britanniques d'outre-mer
Autre(s) nom(s) God save the King (en)
Que Dieu protège le Roi
(Quand le monarque est un roi)
Paroles origine incertaine
Musique Jean-Baptiste Lully
XVIIe siècle
Fichier audio
God save the Queen (instrumental)
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Historique

Le Royaume-Uni n'a pas d'hymne national officiel, mais le God save the Queen, possédant une longue histoire d'usage dans cette fonction, est utilisé par le gouvernement comme hymne national.

Mélodie

Dans Oxford Companion to Music, Percy Scholes cite un morceau de clavier de John Bull (1619) qui a de fortes similitudes avec l'air moderne, selon le placement des altérations qui, à cette époque et dans certains cas, étaient non écrites et laissées à la discrétion de l'interprète. Il indique également que plusieurs morceaux de Henry Purcell, dont un comportant les notes d'ouverture de l'air moderne, contiennent les mots : « God save the King ».

Dans Les Grotesques de la musique, Hector Berlioz confirme la version selon laquelle la mélodie a été écrite par Jean-Baptiste Lully[3].

Au Royaume-Uni, la première édition définitive de l'air actuel est apparue en 1744 dans Thesaurus Musicus. La chanson serait devenue populaire l'année suivante, après le débarquement de Charles Édouard Stuart, qui marqua la fin des espoirs des Stuart de remonter sur le trône anglais. La Maison de Hanovre, victorieuse, adoptera cet air comme hymne royal britannique.

C'est Haendel qui effectua un arrangement[4] de la mélodie composée à l'origine par Jean-Baptiste Lully, lors de l'arrivée de George Ier en Angleterre[5]. Cependant, cet arrangement n'est plus en usage aujourd'hui[6].

Texte

Dans ses Souvenirs[7], la marquise de Créquy évoque une origine française de l’hymne composé en 1686 pour fêter le rétablissement de Louis XIV après son opération de la fistule anale. L'ancêtre du God save the King serait la chanson Grand Dieu sauve le Roi, écrite par Madame de Brinon, supérieure de la Maison royale de Saint-Louis[8](future école de Saint-Cyr en faveur des orphelines de nobles) et mise en musique par Jean-Baptiste Lully (Haendel de séjour à Versailles en 1714 aurait noté la musique et l'aurait fait traduire par le pasteur Carrey)[9]. Cette chanson n'est pas sans lien avec un chant latin, que la chapelle royale exécutait depuis le règne de Louis XIII et qui avait pour titres « Domine, salvum fac regem », dont les paroles étaient exactement tirées du dernier verset du psaume XIX de David, « Domine, salvum fac Regem et exaudi nos in die qua invocaverimus te ». Toutefois, c'est le Te Deum qui fonctionnait en tant qu'hymne royal officiel[10].

Si la première exécution est officiellement attribuée à l'année 1745[11], une étude récente trouva une exécution plus ancienne par les royalistes de la maison Stuart en 1688 : « God Save Great James our King ». Le chercheur considère que l'origine peut remonter au règne de Charles II († 1660)[12].

Lors du débarquement, en août 1745, au nom de Jacques III Stuart, les partisans de celui-ci l'entonnent à nouveau et dès le mois suivant il est repris par leurs adversaires hanovriens en revendication de la couronne.

Après la mort d'Henry Carey, son fils demanda qu'on reconnaisse la paternité de son père sur cet hymne.

Traduit en allemand en 1790, en pleine période révolutionnaire, perçu alors comme un hymne royal célébrant la royauté, il a été pour cette raison choisi pour être l'hymne du Royaume de Prusse. Le succès de ce chant s'étendit à l'Autriche-Hongrie, pays où il était chanté quotidiennement par tous les écoliers jusqu'en 1918 sous ce titre : « Gott, schütze unseren Kaiser ! ».

Paroles

Il n'y a pas de version officielle de l'hymne. La monarchie reconnaît aujourd'hui par tradition les premier et troisième couplets du texte ci-dessous comme constituant l'hymne national, et précise que d'autres couplets, « ajoutés au fil des ans, […] sont rarement utilisés »[13].

Paroles en anglais Traduction en français

God save our gracious Queen,
Long live our noble Queen,
God save the Queen!
Send her victorious,
Happy and glorious,
Long to reign over us;
God save the Queen!

O Lord, our God, arise,
Scatter her enemies,
And make them fall!
Confound their politics,
Frustrate their knavish tricks,
On Thee our hopes we fix,
God save us all!

Thy choicest gifts in store
On her be pleased to pour;
Long may she reign;
May she defend our laws,
And ever give us cause
To sing with heart and voice:
God save the Queen!

Que Dieu protège notre gracieuse Reine,
Longue vie à notre noble Reine,
Que Dieu protège la Reine !
Rends-la victorieuse,
Heureuse et glorieuse ;
Que soit long son règne sur nous,
Que Dieu protège la Reine !

Ô Seigneur, notre Dieu, surgis
Disperse ses ennemis
Et fais-les chuter ;
Confonds leurs complots,
Déjoue leurs conspirations de filou !
En Toi, nous mettons notre espoir ;
Que Dieu nous protège tous !

Veuille bien verser sur elle
Tes dons les plus précieux ;
Puisse-t-elle régner longuement ;
Puisse-t-elle défendre nos lois
Et nous donner toujours raison
De chanter avec cœur et à pleine voix :
Que Dieu protège la Reine !

Un autre couplet, qui en appelle à l'aide de Dieu pour « écraser les Écossais rebelles », est ajouté officieusement vers 1745 en réaction à la rébellion jacobite en Écosse. Comme les autres couplets agrégés au texte au fil du temps, il a été populaire sans jamais avoir été officiel, et n'est « plus chanté aujourd'hui »[14].

God save the Queen au Canada

God save the Queen n'a pas de statut légal au Canada, même s'il est considéré comme l'hymne royal, c'est-à-dire doit être joué en présence d'un membre de la famille royale ou comme partie du salut accordé au gouverneur général et aux lieutenants-gouverneurs. La traduction française de l'hymne est due au journaliste et historien Benjamin Sulte. En effet, le premier couplet est chanté en français :

« Dieu protège la Reine
De sa main souveraine !
Vive la Reine !
Qu'un règne glorieux,
Long et victorieux
Rende son peuple heureux.
Vive la Reine ! »

God save the Queen en Australie et en Nouvelle-Zélande

En Australie God save the Queen était l'hymne national de jure jusqu'en 1974, quand Advance Australia Fair fut adopté. En 1984, God save the Queen fut proclamé l'hymne royal. En Nouvelle-Zélande, God save the Queen a statut égal avec God Defend New Zealand comme hymne national, mais il est moins souvent joué. Dans les deux pays, il doit être joué en présence d'un membre de la famille royale ou comme partie du salut accordé au gouverneur général et aux lieutenants-gouverneurs.

Autres versions

Dans la culture populaire

  • Joseph Haydn cite les premières notes de l'hymne dans le mouvement lent (Adagio cantabile) de sa Symphonie numéro 98, écrite pour Londres.
  • Carl Maria von Weber plaça la mélodie à la fin de son ouverture "Jubilee", composée pour le cinquantième anniversaire de l'arrivée sur trône du roi de Saxe ; elle fut créée à Dresde en 1818.

Johann Christian Bach, dans son concerto pour harpe en ré majeur God Save the King, présente un thème et variations de l'hymne dans le troisième mouvement de l’œuvre.

  • Niccolò Paganini a composé sur cet hymne une série de variations pour violon, laquelle est restée une pièce majeure du répertoire de l'instrument, fréquemment utilisée comme rappel de concert. Ces variations mettent en valeur de nombreux effets spécifiques (doubles harmoniques, pizzicato de la main gauche, etc.), leur exécution nécessite une très grande virtuosité.
  • Le groupe Queen a enregistré une version instrumentale de l'hymne anglais, sur l'album A Night at the Opera. Il s'agit d'un arrangement instrumental fait par Brian May pour être joué sur sa guitare. L'enregistrement de ce titre sera joué en clôture des concerts du groupe, pendant que les membres saluent le public et chantent les paroles[15]. Cette version a été interprétée par Brian May et son compère Roger Taylor pour le jubilé d'or de la reine Élisabeth II en 2002. Brian May se trouvait sur le toit du palais de Buckingham. Ce passage a été télédiffusé.
  • Une version parodique existe également dans le rugby français[16],[17].
  • Jimi Hendrix au Festival de l'île de Wight 1970.
  • On peut aussi citer une chanson royaliste, datée de 1795, sur le fils de Louis XVI, Louis XVII, emprisonné à la prison du Temple et qui y meurt la même année: "Chanson royale sur Louis XVII". Les paroles sont différentes, mais elles sont chantées sur l'air de God save the Queen[18].

Influence sur d'autres hymnes

De nombreux hymnes se chantent sur l'air du God save the Queen, parmi lesquels :

  • L'ancien hymne national suisse, Rufst du, mein Vaterland, soit « Ô monts indépendants » en français, en usage d'environ 1850 à 1961.
  • L'hymne national du Liechtenstein, Oben am jungen Rhein, en usage depuis 1951.
  • L'hymne de l'Empire allemand, Heil dir im Siegerkranz, en usage de 1871 à 1918.
  • L'hymne royal de Norvège, Kongesangen, en usage depuis 1906.
  • L'ancien hymne royal suédois, Bevare Gud vår kung (en) (Que Dieu protège le Roi), en usage entre 1805 à 1893.
  • L'hymne de l'Empire russe, Molitva russkikh (La Prière des Russes), en usage de 1816 à 1833.
  • L'ancien hymne national de facto des États-Unis, My Country, 'Tis of Thee, en usage jusqu'en 1931. Il demeure une chanson patriotique toujours très populaire.

Dans le sport

Le God Save The Queen est utilisé comme hymne national par différentes équipes en sport :

Les autres pays constituants le Royaume-Uni, utilisent un hymne différent (Flower of Scotland pour les écossais et Land of My Fathers pour les gallois). Certaines équipes irlandaises de sports collectifs représentent l'île de l'Irlande (soit l'Irlande du Nord apparentant au Royaume-Uni plus la République d'Irlande), c'est le cas du rugby, du hockey ou encore du cricket. Ils utilisent ainsi un hymne spécialement créé pour cette union : l'Ireland's Call. Mais toutes les équipes ne sont pas réunies, comme en football par exemple, les nord-irlandais chantent ainsi le God Save The Queen[19].

Autres hymnes britanniques

Notes et références

  1. Hymne national de facto sans statut légal.
  2. Hymne national officiel en même temps que God Defend New Zealand : (en) les hymnes de la Nouvelle-Zélande et (en) le protocole d'utilisation des hymnes néo-zélandais sur le site du Ministry of Culture and Heritage
  3. « Les Grotesques de la musique/ch26 - Wikisource », sur fr.wikisource.org (consulté le 6 janvier 2016)
  4. Celui-ci sera d'ailleurs utilisé par la suite dans l'hymne de couronnement Zadok the Priest,(en) William Forde Thompson, Music in the Social and Behavioral Sciences: An Encyclopedia (livre numérique Google), SAGE Publications, 2014, 1360 pages.
  5. bordeaux-gazette.com
  6. https://books.google.fr/books?id=MXfe4WsmZxMC&pg=PA15
  7. Souvenirs de la marquise de Créquy de 1710 à 1803, Tome I, Chapitre IV, p. 130-132, sur gallica.bnf.fr [lire en ligne]
  8. Bien qu'en 1685, à la suite de l'édit de Fontainebleau, tous les chants liturgiques en français fussent interdits, exception faite du cantique de Jean Racine réservé à cette école : Cantique § Texte en langue vulgaire. Denise Launay, La Musique religieuse en France du concile de Trente à 1804, Société musicologie française, Paris 1993, p. 343.
  9. Marc Lefrançois, Histoires insolites des rois et reines de France, City Edition, , p. 73
  10. En fait, le Domine, salvum fac regem n'était autre qu'un petit motet dans la célébration de la messe. Selon la tradition à la cour de Louis XIV, le Te Deum en latin était le véritable hymne royal. Ce chant fut d'ailleurs beaucoup utilisé lors de la guérison de Louis le Grand en 1686 : « Durant toute l'année 1686, Louis XIV se trouve incommodé par une fistule pour laquelle il subit, avec beaucoup de courage, la « grande opération » le 18 novembre. Mais il faut attendre Noël pour une complète guérison. Pendant, les premiers mois de l'année suivant, la France entière résonne de chants de réjouissances. Le Mercure galant n'exagère pas quand il déclare : « J'aurais à remplir un volume de tous les Te Deum qui ont été chantés en actions de grâces pour le rétablissement de la santé du roi. Ainsi je ne vous parlerai seulement de quelques-uns. » Nous de même : signalons les compositions de Ludet, officier ordinaire de la Musique du roi, chez les Augustins déchaussés, de Lorenzani à l'église de Jacobins réformés de la rue Saint-Honoré, de Moreau, de Nivers, de Desmarest à l'église des Pères de l'Oratoire, de Chaperon à la Sainte-Chapelle, de Oudot à l'église Saint-Hippolyte... Le 8 janvier, on se presse à l'église des Feuillants de la rue Saint-Honoré pour entendre le Te Deum de Lully, entonné par cent cinquante exécutants. Cette pièce avait été composée dix ans auparavant pour le baptême du fils aîné du surintendant, Louis, dont l'illustre parrain n'était autre que le roi. Ce jour de janvier 1687, Lully dirige lui-même son œuvre en battant vigoureusement la mesure avec son bâton. » (Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, p. 160).
    D'ailleurs, après que l'exécution du Te Deum de Paolo Lorenzani par l'armée de Louis XIV eut provoqué un gros conflit avec les habitants espagnols, le roi Soleil dut renoncer entièrement à l'occupation de la Sicile en 1678 (Paolo Lorenzani § Embarquement vers Paris)
  11. (en)http://www.royal.gov.uk/MonarchUK/Symbols/NationalAnthem.aspx
  12. (en)https://books.google.fr/books?id=KaQxOBHa7ogC&pg=PA146
  13. (en) "National Anthem", site officiel de la monarchie
  14. (en) "'Rebellious Scots to crush'", Education Scotland, gouvernement écossais.
  15. Il s'agit d'un clin d'œil à l'Angleterre des années 1960 où les salles de cinéma jouaient l'hymne national devant un public debout et immobile par tradition après chaque séance. Les Rolling Stones y font allusion dans leur chanson Why don't we sing this song all together?
  16. L'une des versions de Les Couilles de mon grand-père (sur l'air de God save the Queen)
  17. Les Anglais ont le pendant avec La Marseillaise.
  18. « Chants royalistes - Chanson royale, sur Louis XVII 1795 », sur chants.royalistes.free.fr (consulté le 6 avril 2017)
  19. « Pourquoi l'Irlande du Nord n'a-t-elle pas son propre hymne ? » (consulté le 25 juin 2016)

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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Angleterre aux Jeux du Commonwealth

L’Angleterre a participé à toutes les éditions des Jeux du Commonwealth depuis les premiers Jeux en 1930 au Canada. Le pays a accueilli les Jeux à deux reprises : en 1934 à Londres, et en 2002 à Manchester. L'Angleterre est l'une des principales puissances sportives du Commonwealth des Nations. Elle a terminé sept fois en tête du tableau des médailles, et se situe deuxième au classement général des médailles, derrière sa sempiternelle rivale : l'Australie.

Parmi leurs performances, les Anglais ont remporté dix fois le lancer de marteau (hommes), neuf fois le lancer de javelot (hommes), huit fois le lancer de poids (hommes), et huit fois le triple saut (hommes). Les Anglais ont été dix fois champions du double mixte en badminton, et huit fois du double chez les femmes.

L'Angleterre n'est pas un État souverain, mais une nation constitutive du Royaume-Uni. Néanmoins, chacune des quatre nations constitutives (Angleterre, Écosse, pays de Galles et Irlande du Nord) envoie sa propre délégation d'athlètes aux Jeux du Commonwealth. À l'inverse des Jeux olympiques, il n'y a donc pas de délégation britannique unifiée à ces Jeux. Les athlètes anglais concourent sous le drapeau anglais, et non pas sous le drapeau britannique. Depuis 2010, l'hymne national pour l'Angleterre aux Jeux est le chant patriotique Jerusalem ; auparavant, les médailles d'or anglaises étaient décernées au son de Land of Hope and Glory. (God Save the Queen étant l'hymne de l'ensemble du Royaume-Uni.),.

Fair Antigua, We Salute Thee

Fair Antigua, We Salute Thee est l'hymne national de l'Antigua-et-Barbuda. Écrit par Novelle Hamilton Richards et composé par Walter Garnet Picart Chambers, il fut adopté en 1967 et fut conservé comme hymne national à l'indépendance en 1981. God Save the Queen est l'hymne royal de l'Antigua-et-Barbuda.

George Wade

Le maréchal de l'armée de terre George Wade (1673–14 mars 1748) servit la Grande-Bretagne en qualité de commandant et commandant en chef des forces armées.

Wade décéda en 1748 et est enterré dans l'Abbaye de Westminster.

God Defend New Zealand

God Defend New Zealand (« Dieu défendez la Nouvelle-Zélande ») est l'un des hymnes nationaux de la Nouvelle-Zélande, l'autre étant God Save the Queen (« Que Dieu protège la Reine »). Les deux sont à titre égal, mais God Defend New Zealand est celui le plus souvent utilisé.

Les paroles de God Defend New Zealand viennent d'un poème écrit dans les années 1870 par un immigrant irlandais: Thomas Bracken. Une compétition est tenue en 1876 pour la composition de la musique pour accompagner le poème, avec récompense de 10 guinées pour le gagnant. Celui-ci est John Joseph Woods, de Lawrence. Il compose la musique tout d'un trait un soir en apprenant l'existence de la compétition.

La chanson devenant de plus en plus populaire au XIXe siècle et au début du XXe siècle, en 1940 le gouvernement néo-zélandais achète les droits d'auteur et en fait la chanson nationale (et non un hymne national officiel) du pays, à temps pour le centenaire de celui-ci. Elle a été utilisée en tant que telle lors des Jeux du Commonwealth (alors appelés les Jeux de l'Empire Britannique) dès 1950, et a été utilisée aux Jeux olympiques pour la première fois lors des Jeux olympiques d'été de 1972, à Munich, à la suite de quoi une campagne commence pour faire qu'elle devienne hymne national.

En 1976 on lance une pétition, présentée au parlement, pour demander son instauration en tant que hymne national. Elle le devient le 21 novembre 1977 après l'autorisation d'Élisabeth II, mais à titre égal que God Save the Queen, jusqu'alors seul hymne national officiel du pays.

Une version alternative officielle pour chant collectif a été composée par Maxwell Fernie et annoncée par le Minister of Internal Affairs d'alors, Allan Highet.

God Save the Queen (chanson)

God Save the Queen est le deuxième single du groupe de punk rock britannique The Sex Pistols. Il sortit durant le vingt-cinquième anniversaire de l'accession au trône de la reine Élisabeth II en 1977 et fut privé de la première place du hit-parade (classé deuxième) grâce à une manipulation du British Phonographic Institute. Les paroles, tout comme la pochette, firent polémique à l'époque, et la chanson fut retirée des ondes de la BBC.

God Save the Queen (homonymie)

God Save the Queen, l'hymne national du Royaume-Uni ;

God Save the Queen, une chanson des Sex Pistols ;

God Save the Queen, un manga de Yuka Suzuki et Hiroshi Mori.

God Save the Queen (manga)

God Save the Queen (女王の百年密室, Joo no Hyakunen Misshitsu) est un manga de Hiroshi Mori et Yuka Suzuki. Il s'agit d'une adaptation d'une nouvelle de Hiroshi Mori publié au Japon en 2001 aux éditions Gentōsha et en français en 2006 aux éditions Soleil Manga dans la collection « Chefs-d'œuvres de Hiroshi Mori ».

God Save the Queen / Under Heavy Manners

God Save the Queen / Under Heavy Manners est le 2e album solo de Robert Fripp sorti en 1980.

C'est un album (ou plutôt deux demi-albums, comme en témoigne le titre de l'ensemble) de Frippertronics, enregistré en concert au cours de l'année 1979. La face « Under Heavy Manners » y ajoute une base rythmique (basse et batterie) pour produire ce que Fripp appelle des « Discotronics ».

Il n'a pas été réédité au format CD.

Hymne national du Tibet

L'hymne national du Tibet (tibétain : བོད་རྒྱལ་ཁབ་ཆེན་པོའི་རྒྱལ་གླུ།, Wylie : bod rgyal khab chen po'i rgyal glu, THL : bö gyelkhap chenpö gyellu) fut composé fin 1949 ou début 1950 par Trijang Rinpoché, précepteur du 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso. Bien qu'interdit dans la région autonome du Tibet, il est considéré comme l'hymne du peuple tibétain par le Gouvernement tibétain en exil.

Dans son livre Sept ans d'aventures au Tibet, l'Autrichien Heinrich Harrer rapporte qu'une série de mesures furent prises lorsque se précisa la menace d'une « libération » du Tibet par la République populaire de Chine, arrivée au pouvoir le 1er octobre 1949. Le nouveau ministre de la défense décida que le tibétain devait être utilisé pour donner les ordres. Un nouvel hymne fut composé pour remplacer la musique de l'hymne national du Royaume-Uni, God Save the Queen que jusque-là on jouait aux parades militaires. Les paroles exaltaient l'indépendance du Tibet et rendaient hommage à son illustre dirigeant, le dalaï-lama.

Jamie Reid

Jamie Reid (1947-) est un artiste graphiste britannique engagé, qui s'est d'abord fait connaître en 1977 en travaillant l'esthétique graphique du mouvement punk. Ses œuvres les plus connues sont la réalisation des pochettes des Sex Pistols : l'album Never Mind the Bollocks, Here's the Sex Pistols et les 45 tours de Anarchy in the UK, God Save The Queen, Pretty Vacant et Holidays in the Sun. Les visuels de ces pochettes ont marqué de façon significative l'esthétique punk, notamment au Royaume-Uni et marquait du même coup la naissance officielle du courant punk rock.

Son travail s'inspire parfois du dadaïsme et de l'économie de moyens du punk (Do it yourself). Par exemple il réalise beaucoup de collages, certains sont des collages de lettres découpées dans les titres des journaux dans le genre d'une demande de rançon.

Kongesangen

Kongesangen (« chanson du roi ») est l'hymne royal de Norvège. Il existe plusieurs versions des paroles. La première version (Gud signe kongen vor) fut écrite par Henrik Wergeland ; la version utilisée aujourd'hui fut écrite par Gustav Jenson pour le couronnement du roi Haakon VII en 1906. Le texte est inspiré de l'hymne britannique, God Save the Queen, et la mélodie est identique.

Liste des hymnes nationaux

Cet article présente la liste des hymnes nationaux des différents pays du monde, membres des Nations unies ou observateurs ou reconnus.

Live Isle of Wight '70

Deuxième des trois albums consacrés à l'Ile de Wight, l'album publié par Douglas en 1991 n'est pas à mettre à son actif. Sans doute meilleur que le premier (qui était catastrophique), il n'en demeure pas moins qu'il y avait vraiment mieux à faire que l'album qu'il a produit.

Le choix des titres opérés par Douglas sur Live Isle of Wight '70 est loin d'être satisfaisant : il écarte Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (pourtant présent sur Hendrix in the West), Spanish Castle Magic (mais sa présence sur la vidéo devient un argument de vente), All Along the Watchtower, Purple Haze (alors inédit) et une large partie de « Machine Gun », préférant nous livrer une version éditée sans musicalité.

La pochette elle-même n'est pas très professionnelle : Voodoo Chile est en fait Voodoo Child (Slight Return) et New Rising Sun n'est pas le titre qu'il publiera en ouverture de Voodoo Soup mais bien Hey Baby (New Rising Sun).

En outre, la mention « contient 7 titres inédits » est mensongère : si Lover Man et In From The Storm figurait bien sur le premier album consacré à Wight (Isle of Wight), Message To Love était présent sur The First Great Rock Festivals of the Seventies, God Save The Queen sur Hendrix in the West, Machine Gun et Red House sur la bande originale du film Jimi Hendrix et Dolly Dagger sur Jimi Hendrix - Live !

Il fallait donc lire « contient 7 titres déjà publiés » !

Autre aspect négatif de Live Isle of Wight '70 : son mixage. Hendrix avait rencontré de gros problèmes techniques lors de sa performance, et le son de sa guitare n'a pas son timbre habituel. Le mixage de Douglas renforce encore le côté métallique du son de la guitare, sans rondeur, presque cauchemardesque...

Never Mind the Bollocks, Here's the Sex Pistols

Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols est l'unique album studio du groupe britannique de punk rock Sex Pistols sorti le 28 octobre 1977 au Royaume-Uni sur le label Virgin Records (le 11 octobre en France par Barclay et le 10 novembre aux États-Unis chez Warner Bros. Records). Enregistré d'octobre 1976 à août 1977 sur plusieurs sessions aux Studios Wessex, à Londres, avec le producteur Chris Thomas et l'ingénieur du son Bill Price, il est majoritairement composé par Steve Jones et Glen Matlock, tandis que Johnny Rotten écrit et chante les paroles dénonçant l'establishment, la monarchie britannique et l'industrie musicale.

Formé et managé par Malcolm McLaren depuis le début de l'année 1974, le groupe prend l'appellation Sex Pistols après l'arrivée du chanteur à l'été 1975. Ils signent avec le label discographique EMI début octobre 1976 et sortent Anarchy in the U.K., leur premier single, le 26 novembre. Mais le mélange de musique et de politique les place au centre de l'attention du Royaume et après un incident lors d'une émission de télévision, EMI rompt le contrat avec les Sex Pistols début janvier 1977. Glen Matlock cède alors sa place à Sid Vicious à la basse mais un nouvel incident impliquant ce dernier met un terme à leur contrat avec A&M Records, signé quatre jours plus tôt. Ils continuent malgré tout de travailler sur leur album et retrouvent un label avec Virgin Records le 18 mai. Leur deuxième single, God Save the Queen, sort deux semaines plus tard, juste avant la tenue du jubilé d'argent de la reine Élisabeth II. Never Mind the Bollocks est achevé durant l'été, tandis que Pretty Vacant est publié le 1er juillet.

Malgré les indignations, les problèmes juridiques et les interdictions de ventes qu'il subit, l'album est un véritable succès critique et commercial s'emparant dès sa publication de la tête du classement des ventes d'albums au Royaume-Uni. Il y est double disque de platine, disque de platine aux États-Unis et disque d'or aux Pays-Bas. La tournée aux États-Unis des Sex Pistols début janvier 1978 s'achève le 17 lorsque Johnny Rotten, isolé des autres membres de la formation, est exclu du groupe par Malcolm McLaren, le laissant sans rien à Los Angeles. Never Mind the Bollocks est de ce fait le seul et unique album des Sex Pistols. Il est considéré comme un des disques précurseurs de la musique punk rock, donnant naissance à des nombreux genres (new wave, post-punk, ska, grunge et emocore notamment) mais aussi comme l'élément déclencheur du mouvement punk et est depuis devenu l'un des symboles de l'anticonformisme.

No Future

No Future est une expression anglaise signifiant pas de futur , pas d'avenir en français, elle désigne :

No Future, est le 18e single de Nanase Aikawa, sorti sous le label Avex Trax le 9 août 2000 au Japon ;

No Future, titre original de Pas d'avenir pour toi !, est le deuxième arc narratif du comic Buffy contre les vampires, saison huit ;

No Future In The Past, est une chanson de Nâdiya et Kelly Rowland ;

No Future, est devenu un slogan du mouvement punk issu de la chanson God Save the Queen des Sex Pistols. Il s'apparentait au départ à une attaque contre la société britannique (pas d'avenir pour toi dans le "rêve anglais"), mais a également généré une vision plus pessimiste et nihiliste de l'idéologie punk.

Oben am jungen Rhein

Oben am jungen Rhein (Au-dessus du jeune Rhin) est l'hymne national du Liechtenstein. Il a été écrit par Jakob Josef Jauch en 1850 et adopté par la principauté en 1951. Il se chante sur une musique dont l'origine est incertaine mais qui pourrait avoir été composée par Jean-Baptiste Lully pour une chanson écrite par la duchesse de Brinon en 1686, Grand Dieu sauve le Roi, avant d'être reprise par les Anglais en 1745 dans le God Save the Queen.

Sept jours au Groland

Sept jours au Groland est une émission satirique diffusée en clair sur Canal+ et en Belgique sur Be 1, le samedi de 20 h 25 à 20 h 50, présentée par Jules-Édouard Moustic (Christian Borde), sous la forme du journal télévisé de la Présipauté de Groland (pays de fiction parodiant la France). En 2007, elle est remplacée par l'émission Bienvenue au Groland, dans la même tonalité.

Il s'agit, avec CANAL International, de l'émission du Groland ayant duré le plus longtemps : cinq ans (2002-2007).

Le générique de l'émission est une reprise du morceau des Sex Pistols God Save The Queen.

Sex Pistols

Sex Pistols [sɛks ˈpɪstəlz] est un groupe de punk rock britannique, originaire de Londres, au Royaume-Uni. Il est formé en 1975 et connu pour être l'initiateur du mouvement punk. À sa formation, le quatuor se compose de Johnny Rotten (Lydon de son vrai nom) au chant, Steve Jones à la guitare, Paul Cook à la batterie et Glen Matlock à la basse. Ce dernier est remplacé par Sid Vicious en 1977. Malgré une courte carrière de trois ans, un seul album studio enregistré, Never Mind the Bollocks, Here's the Sex Pistols et quatre singles, Sex Pistols est décrit par la BBC comme « le groupe de punk rock anglais ultime » (« the definitive English punk rock band »).

Le groupe voit le jour alors que le rock progressif et la pop sont les genres musicaux les plus dominants au milieu des années 1970. Les nombreuses controverses, qui ont à la fois fasciné et choqué l'Angleterre, ont souvent dissimulé sa musique. Le single God Save the Queen de 1977 a été perçu comme une attaque envers la monarchie et le nationalisme britanniques. Les concerts ont souvent, à cause de la violence du public, posé des problèmes entre les autorités et les organisateurs.

En janvier 1978, après une tournée mouvementée aux États-Unis, Johnny Rotten quitte le groupe, annonçant ainsi sa dissolution. Pendant les quelques mois qui suivent, les trois membres restant enregistrent plusieurs chansons pour le film de Julien Temple, The Great Rock 'n' Roll Swindle. Une « fable » selon Temple dans laquelle Malcolm McLaren (manager du groupe) se moque des médias qui lui ont tant reproché de n'avoir été là que pour l'argent. Sid Vicious meurt quelques mois plus tard d'une overdose à New York.

En 1996, Lydon, Cook, Matlock et Jones se réunissent à nouveau, et partent en tournée de juin à décembre 1996. La formation a également entrepris d'autres tournées en 2002, 2003, 2007 et 2008.

Tournoi des Cinq Nations 1972

En 1972, le Tournoi des Cinq Nations est perturbé par le conflit nord-irlandais qui conduit à l'inachèvement de la compétition : huit matches sur dix sont joués du 15 janvier au 25 mars 1972. Les équipes ne peuvent être classées cette année-là car Gallois et Écossais refusent de jouer en Irlande à la suite du massacre de Derry et de lettres de menaces anonymes provenant prétendûment de l'IRA.

À la suite de ces événements, le God Save the Queen n’est plus joué lors de la présentation des équipes. Par souci d'équilibre La Marseillaise n’est pas non plus jouée avant les matches de l'équipe de France à Dublin ainsi que l'hymne irlandais quand le XV du Trèfle se déplace. Ces restrictions ne prennent fin qu'en 1997.

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États non reconnus internationalement

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