Gaza

Gaza (en arabe : غزة (/ɣɑːzə/) ; parfois appelée en anglais Gaza City pour la distinguer de la bande de Gaza qui désigne la région dans son ensemble) est la ville qui donne son nom à ce territoire longiligne appelé « bande de Gaza ». Le terme Gaza city en français est un abus de langage pour la ville de Gaza. Après avoir été mise sous l'autorité civile et militaire de l'Autorité palestinienne dès l'application des accords de Jéricho et Gaza de 1994 avec Israël, elle est depuis juin 2007 la ville la plus importante sous l'autorité du Hamas.

La ville de Gaza compte près de 700 000 habitants[1] tandis que la population totale de la bande de Gaza dépasse 2 000 000 personnes[1], dont environ un tiers vit dans des camps de réfugiés palestiniens[2], un autre tiers étant constitué des réfugiés vivant en dehors des camps[3]. Ses habitants s'appellent les « Gazaouis ».

Gaza découle de la racine cananéenne du mot fort, à travers le nom hébreu de la ville, Ġazzā la forte ou forteresse.

Une particularité est qu'environ 60 % de la population de la ville serait constituée de personnes âgées de moins de 18 ans[4].

Gaza
غزة
Vue de Gaza.

Vue de Gaza.
Administration
Pays Drapeau de la Palestine Palestine
Territoire palestinien Bande de Gaza
Gouvernorat Gouvernorat de Gaza
Démographie
Gentilé Gazaoui
Population plus de 635 514 hab. (2015[1])
Géographie
Coordonnées 31° 31′ 00″ nord, 34° 27′ 00″ est
Altitude m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Palestine (administrative)

Voir sur la carte administrative de Palestine
City locator 12.svg
Gaza

Étymologie

Le nom de Gaza découle de la racine cananéenne Ġazzā, la forte ou forteresse[5].

Lieux remarquables

Le centre-ville comporte un certain nombre de monuments importants. La mosquée Al Omari, ancienne église datant du XIIe siècle, a gardé son architecture gothique caractéristique et a été agrandie au XIIIe siècle sous les Mamelouks qui lui ont notamment ajouté un minaret. L'édifice a été gravement endommagé au cours de la Ière Guerre Mondiale, et restauré sous le Mandat britannique. Le musée de la ville occupe un édifice d'époque mamelouke et ottomane, le Qasr el-Pasha, magnifiquement restauré au début des années 2000. C'était au XVIIe siècle la résidence du gouverneur ottoman de Palestine et le général Napoléon Bonaparte y a installé son quarter-général lors de son passage dans la ville en 1798. Gaza compte également un hammam datant de l'époque ottomane, restauré récemment. On trouve enfin l'église Saint-Porphyre, qui daterait du début du Ve siècle, centre de la communauté orthodoxe de la ville, dont l'état actuel paraît remonter à l'époque des croisades. Le centre-ville compte encore d'anciennes maisons familiales en pierre locale, également de l'époque ottomane[6].

Gaza Beach
La plage de Gaza

Le dédale de ses rues et ruelles était souvent le théâtre d'affrontements entre l'armée israélienne et les Palestiniens, jusqu'au désengagement israélien de cette région.

Histoire

4551 - Istanbul - Museo archeol. - Zeus - sec. II d.C. - da Gaza - Foto G. Dall'Orto 28-5-2006
Zeus : statue du IIe siècle trouvée à Gaza

Antiquité

La première référence à la ville de Gaza remonte au règne de Thoutmôsis III. La ville est également citée dans les lettres d'Amarna. Son intérêt principal réside dans sa position stratégique sur la route côtière reliant l'Égypte et la Syrie. C'est alors un marché important et un poste avancé égyptien faisant partie du « Chemin d'Horus » (série de forteresses réparties entre Tcharou[7] et Gaza)[8].

Dans les années -1190, les Philistins, un des peuples de la mer originaires de Crète selon une tradition biblique[9] s'installent sur la côte sud cananéenne (de Gaza à Jaffa), après avoir attaqué l'Égypte. Les Philistins laisseront leur nom bien plus tard à l'ensemble du territoire, que les Romains appelleront « Palestine ».

La ville philistine était une ville murée d'environ 80 ha, construite sur une colline à environ 45 m au-dessus du niveau de la mer, à environ 2,4 km de la mer Méditerranée.

Gaza est aussi mentionnée dans la Bible, comme l'une des villes principales des Philistins en guerre contre Israël : c'est notamment là que Samson est capturé[10] et qu'il meurt en faisant s'écrouler un temple philistin.

En 525 av. J.-C., la cité est conquise par Cambyse II, grand roi achéménide de l'empire perse, pour servir de tête de pont à toutes ses campagnes vers l'Égypte.

La ville est prise en 332 av. J.-C. par Alexandre le Grand à l'issue d'un siège. Les habitants sont massacrés ou réduits en esclavage.

En 145 av. J.-C., Gaza est conquise par Jonathan Maccabée, frère de Juda Maccabée et fondateur de la dynastie judéenne des Hasmonéens.

Moyen Âge

La ville est considérée comme le lieu où serait mort Hachim ibn Abd Manaf, l'arrière-grand-père de Mahomet au cours d'une expédition commerciale, d'où le nom classique de « Gaza de Hashem »[11].

La conquête de Gaza par les Arabes intervint très tôt, sans doute en 634. Elle n'est pas évoquée par les sources arabes mais l'est par les sources byzantines: la population civile dut payer tribut aux Arabes et la garnison, constituée de 60 soldats, fut emprisonnée et mise à mort quelque temps plus tard. Sous les Omeyyades une garnison militaire et un atelier monétaire furent implantés en ville. L'islamisation de la cité fut progressive: c'est là que naquit l'imam al-Chafii (fondateur de l'école de jurisprudence chafiite), mais ce n'est pas là qu'il vécut et enseigna.

La cité fit peu parler d'elle jusqu'au XIIe siècle et, au moment de la Croisade, elle avait beaucoup décliné. Elle était en ruines et peut-être désertée quand les Croisés vinrent en 1149 réoccuper le site et y construire un château-fort dans la partie la plus élevée. Ce château fut confié à la garde des Templiers. Au sud du château se développa la ville franque avec une grande église gothique qui est aujourd'hui la grande mosquée de Gaza. Une autre église, plus petite, est toujours aujourd'hui l'église orthodoxe Saint Porphyre. Tenue par les Templiers, apparemment prospère si l'on en juge par la qualité de sa grande église, Gaza constitua l'avant-poste du Royaume Latin de Jérusalem face à l'Égypte. Les sources franques la nomment Gazara, et en ancien français Gadres. Elle ne constituait pas un lieu de pèlerinage, et sa renommée en France ne venait que d'une chanson de geste composée vers 1170, Li Fuerre de Gadres (le sac de Gaza), évoquant la prise de la ville par Alexandre le Grand.

À la fin de 1170, Saladin s'empara de la ville basse mais échoua à prendre le château. Ce n'est qu'en 1187, au lendemain de la bataille de Hattin, qu'il obtint l'évacuation de Gaza par les Templiers et la remise des forteresses de Gaza et de Darom (Deyr el-Balah, au sud de Gaza). Le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion reprit Darom et Gaza en 1192, mais négocia ensuite avec Saladin l'abandon de ces positions trop exposées, qu'il fit évacuer après en avoir détruit les fortifications.

En 1239, un retour offensif des Francs fut brisé à Beyt Hanun, bourgade du nord de Gaza dont la mosquée abrite les tombes des musulmans qui furent tués au cours de cette bataille. En 1244 eut lieu à Hirbiyyah (en latin Furbia, en français la Forbie) une bataille bien plus importante opposant une coalition égypto-khowarizmienne et une coalition syro-franque : le roi al-Salih Ismail de Damas avait promis aux Templiers de leur restituer Gaza en cas de victoire, mais ils furent défaits. Gaza demeura au pouvoir des Ayyoubides d'Égypte, puis de Syrie, jusqu'en 1260 où la ville fut occupée un temps par les Mongols avant d'être reprise par le chef mamelouk Baybars.

L'époque des Mamelouks (fin XIIIe - début XVIe siècle) fut pour Gaza une période prospère de renaissance, malgré des crises.

Temps modernes

Les Ottomans mettent fin au règne des Mamelouks en 1516 après la bataille de Khan Younès. La ville de Gaza et toute la région sont administrées par la province ottomane d'Égypte.

Durant la Première Guerre mondiale, les troupes britanniques, commandées par le général Allenby, s'emparent de Gaza des mains de l'Empire ottoman à l'issue de la troisième bataille de Gaza en novembre 1917. Elle reste sous le mandat britannique jusqu'à l'évacuation des britanniques en mai 1948 à la suite de la décision de partage de la Palestine du 29 novembre 1947.

De 1948 à 1967, la bande de Gaza est administrée par l'Égypte. À la suite de la crise du canal de Suez, elle est occupée par Israël de novembre 1956 au 7 mars 1957. Outre 4000 prisonniers, cette occupation causa la mort de 930 à 1200 Palestiniens pour une population totale de 330 000 personnes[12]. Elle est à nouveau occupée après la Guerre des Six Jours.

Entre 1976 et 1981, un mouvement issus des Frères musulmans égyptiens, le Hamas, crée à Gaza l'université islamique de Gaza et d'autres institutions islamiques (al-Mujamma al-islami, al-Jam'iyya al-islamiyya, etc.).

En 1987, débute à Gaza que la première Intifada, la « révolte des pierres », avant de s'étendre à l'ensemble des territoires occupés jusqu'en 1993, année des accords d'Oslo.

Le , l'OLP obtient la gestion de Gaza et de la région de Jéricho. Le président Yasser Arafat et l'Autorité palestinienne s'installent à Gaza.

En juin 2007 le Hamas prend le pouvoir à Gaza et chasse les tenants de l'Autorité palestinienne (voir Prise de Gaza de juin 2007).

Géographie

Climat

Gaza a un climat chaud, semi-aride avec des hivers doux et secs, et des étés chauds. Les mois les plus chauds sont juillet et août, avec la température moyenne étant de 33 °C. Le mois le plus froid est janvier avec des températures généralement à 7 °C. La pluie est rare et se situe généralement entre novembre et mars, avec des taux de précipitations annuelles d'environ 116 mm (4,57 pouces).

température moyenne à gaza
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7 7 9 13 15 18 20 21 19 17 12 8 14
Température maximale moyenne (°C) 17 17 20 26 29 31 33 33 31 28 24 19 26

Personnalités historiques

Proverbes, anecdotes

La gaze, tissu précieux commercé au Moyen Âge à l'instar de la mousseline (de Mossoul) ou du damas (de Damas), est originaire de Gaza.

Notes et références

  1. Population estimée à 635 514 ha par le Bureau central palestinien de statistique (ici, p. 36) à fin 2015 ; soit près de 700 000 ha à fin 2018 (635 514 x 1,029^3).
  2. (en) « Gaza’s children bounce their way into record books at Summer Games », sur www.un.org (consulté le 23 juillet 2010)
  3. (fr) « Des millions de réfugiés palestiniens au Proche-Orient », sur www.monde-diplomatique.fr (consulté le 23 juillet 2010)
  4. (fr) « Que faire de Gaza ? », sur www.rfi.fr (consulté le 23 juillet 2010)
  5. (en) « Gaza meaning », sur abarim-publications.com, (consulté le 30 mars 2018).
  6. Pèlerinage, sciences et soufisme : L'art islamique en Cisjordanie et à Gaza, collection L'art islamique en Méditerranée, Edisud
  7. Poste frontière à l'est du Delta du Nil.
  8. Dominique Valbelle, « Recherches archéologiques récentes dans le Nord-Sinaï », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 133, no 3,‎ , p. 594-607
  9. J. Elayi, Histoire de la Phénicie, Paris, 2013
  10. cf. Juges, 16
  11. Muhammad, M. A. Cook, Oxford University Press, 1983, page 13
  12. Henry Laurens, Cours au Collège de France, La question de Palestine à partir de 1949, cours du 6 décembre 2006 Consultable en ligne.
  13. « Weatherbase: Climate Information for Gaza », Weatherbase

Voir aussi

Bibliographies

Articles connexes

Liens externes

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Autorité palestinienne

L’Autorité nationale palestinienne (en arabe السلطة الوطنية الفلسطنبية, As-Solta al-Wataniya al-Filastiniya) est le nom de l'entité gouvernementale qui administre les habitants arabes de Cisjordanie et de la bande de Gaza dans les zones A et B de Palestine définies par les accords d'Oslo II. Elle a un président et une assemblée élue au suffrage universel, une police (mais pas d'armée) et des représentants dans plusieurs pays. Depuis janvier 2013, l'Autorité nationale palestinienne représente l'État de Palestine.

Bande de Gaza

La bande de Gaza (arabe : قطاع غزة, Qita' Ghazzah) est une bande de terre de 41 km de long sur la côte orientale de la mer Méditerranée dans le bassin Levantin, au Proche-Orient. Elle tire son nom de sa principale ville, Gaza. D'une largeur de 6 à 12 km et d'une superficie de 360 km2, son territoire est entouré au nord, à l'est et au sud-est par l’État d’Israël, et au sud-ouest par l’Égypte. En 2018, la population est estimée à plus de 2 million d'habitants, appelés Gazaouis.

L'histoire récente de ce territoire palestinien, habité depuis plus de trente-cinq siècles, a été largement liée, depuis la fin du mandat britannique sur la Palestine, aux conflits entre ses voisins égyptiens et israéliens, qui l'ont occupé successivement. La bande de Gaza a accueilli nombre de réfugiés palestiniens déplacés par le conflit israélo-arabe. La bande de Gaza et la Cisjordanie constituent les territoires revendiqués par l'Autorité palestinienne pour l'établissement d'un État palestinien.

Le processus de paix concrétisé par les accords d'Oslo signés en 1993 a placé la bande de Gaza sous l'administration intérimaire de l'Autorité palestinienne et, après la seconde intifada, en 2005 Israël s'est complètement retiré de la bande de Gaza ; toute la population juive (9 000 habitants) en a été évacuée.

L'autorité du Président Mahmoud Abbas est mise à mal depuis la victoire électorale du mouvement islamiste Hamas de 2006, puis la violente prise de pouvoir de ce même mouvement qui y exerce le pouvoir effectif depuis juin 2007. Depuis, la bande de Gaza est isolée par un blocus israélo-égyptien et est le théâtre d’affrontements avec Israël dont trois majeurs en 2009, 2012 et 2014. Selon l'ONU, la bande de Gaza pourrait devenir « invivable » en 2020, en raison du blocus israélien et égyptien qui conduit à un approvisionnement limité en énergie et en eau, à la dégradation du système de santé et au très fort taux de chômage.

Championnat de la Bande de Gaza de football

Le Championnat de la Bande de Gaza de football est l'un des deux championnats de première division placée sous l'égide de la fédération de Palestine de football.

Conflit israélo-arabe

Le conflit israélo-arabe est le nom donné aux relations tendues entre l'État d'Israël et les États arabes environnants, depuis la création d'Israël le 14 mai 1948. Il a eu pour points d'orgue sept conflits armés : la guerre de 1948, la guerre de Suez en 1956, la guerre des Six Jours en 1967, la guerre d'usure en 1967, la guerre du Kippour en 1973, la première guerre du Liban en 1982, et la seconde guerre du Liban en 2006.

Ce conflit occupe une place majeure dans la géopolitique du Proche-Orient, où plusieurs problématiques l'accompagnent : l'instabilité de la région (à cause de la non-reconnaissance de l'État d'Israël par la majorité des pays arabes), le contrôle par Israël des lieux saints de Jérusalem (ville sacrée des trois monothéismes), les colonies israéliennes de la Cisjordanie et du Golan, et le contrôle par Israël du bassin du lac de Tibériade (importante ressource d'eau potable).

Le conflit israélo-arabe est parallèle et en partie lié au conflit israélo-palestinien, caractérisé par la question des réfugiés palestiniens, par l'exacerbation du sentiment national palestinien (né dans les années 1920 mais jamais concrétisé par la création d'un État) et par l'apparition à la fin des années 1960 de groupes d'activistes palestiniens perpétrant des attentats, des prises d'otages et des détournements d'avions.

Conflit israélo-palestinien

Le conflit israélo-palestinien (CIP) désigne le conflit qui oppose Palestiniens et Israéliens au Proche-Orient. Il oppose deux nationalismes (le nationalisme juif et le nationalisme arabe palestinien) et inclut une dimension religieuse importante, notamment du fait qu'Israël est un État juif, à majorité juive et que les Palestiniens sont majoritairement musulmans.

L'opposition arabe au sionisme se marque dès le début du mandat britannique sur la Palestine, avec de nombreuses émeutes et massacres et une rébellion arabe entre 1936 et 1939. Après la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Juifs qui se révoltent. Ne pouvant plus le gérer, les Britanniques transmettent le dossier à l'Organisation des Nations unies qui fin 1947 vote le partage de la Palestine. Le lendemain, la guerre civile éclate qui six mois plus tard est suivie de la première guerre israélo-arabe. La région voit l'exode d'Arabes palestiniens pendant cette guerre, l'arrivée en Israël de réfugiés juifs en provenance des pays arabes entre 1948 et 1952, puis un nouvel exode depuis la Cisjordanie vers la Jordanie, pendant la guerre des Six Jours ainsi que l'arrivée en Israël de près de 600 000 Juifs en provenance des pays arabes, chassés de chez eux. Les mouvements de populations ont débouché sur le problème des réfugiés palestiniens, qui sont près de 5 millions aujourd'hui, à ne pas avoir été intégrés par leurs pays hôtes. Depuis le rejet du plan de partage de la Palestine mandataire par les pays arabes, les Nations unies ont à ce jour émis près d'une centaine de résolutions par le Conseil de Sécurité et l'Assemblée générale, afin de résoudre le conflit. Plusieurs négociations et conférences de paix ont également eu lieu.

Le conflit s'est développé au cours de plusieurs périodes distinctes :

De 1948 à 1967, le territoire de la Palestine mandataire est administré en majeure partie par Israël fondé en 1948, la bande de Gaza passant sous le contrôle de l'Égypte, et la Cisjordanie étant occupée puis annexée en 1950 par la Jordanie (le Royaume hachémite de Transjordanie, indépendant depuis 1946).

De 1967 à 1993, l'issue de la guerre des Six Jours met les populations de Cisjordanie et de Gaza sous administration israélienne. Le sentiment national palestinien s'exprime par la voix de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

De 1993 à 2000, le processus d'Oslo conduit à la reconnaissance de l'État d'Israël par l'OLP, et établit une Autorité intérimaire palestinienne.

De 2000 à 2005, la Seconde intifada marque le blocage du processus de paix israélo-palestinien. La bande de Gaza, d'où Israël s'est retiré en 2005, est dirigée par le Hamas, qui en a pris le contrôle par la force en juin 2007. Depuis 2006, la bande de Gaza est soumise à un blocus par Israël.

Guerre de Gaza de 2008-2009

La guerre de Gaza est une opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, qui débuta le samedi 27 décembre 2008 à 11 h 30 du matin UTC+2 (9 h 30 du matin UTC) caractérisée par des raids et bombardements aériens suivis par une offensive terrestre lancée le 3 janvier 2009 vers 19 heures 30 (heure normale d'Europe centrale),. L'objectif déclaré des Israéliens était de mettre fin aux tirs de roquettes Qassam du Hamas lancés depuis la bande de Gaza, en particulier sur la ville voisine de Sderot, et à son réapprovisionnement en armement, en s'en prenant aux militants du Hamas et en détruisant des infrastructures qu'il utilise, en particulier les centaines de tunnels creusés sous la frontière entre la bande de Gaza et le Sinaï égyptien.

Le dimanche 18 janvier au matin, un cessez-le-feu est décidé par le gouvernement israélien, qui dit avoir atteint son objectif. Quelques heures plus tard, le Hamas annonce à son tour un cessez-le-feu d'une semaine afin de laisser le temps aux forces israéliennes de quitter la bande de Gaza et d'ouvrir les points de passage pour l'aide humanitaire et les produits de première nécessité, mais Israël dit que le retrait se fera sans prendre en compte ce délai ; d'après des responsables israéliens, toutes les troupes israéliennes ont quitté le territoire palestinien dès le 21 janvier. Le Hamas déclare lui aussi avoir gagné la guerre, avançant que « notre peuple ne s'est pas rendu », et affirme qu'il va se réarmer et que la fabrication d’« armes saintes » est son objectif. En pratique, le cessez-le-feu n'a cependant pas totalement mis fin aux tirs des deux camps.

Cette opération militaire a suscité une large réprobation dans l'opinion internationale, en raison du caractère jugé disproportionné de la riposte israélienne, du nombre de victimes civiles parmi les Palestiniens, et de l'utilisation par l'armée israélienne d'armes dont l'usage est restreint ou limité par le droit international humanitaire. Cependant, les gouvernements restent beaucoup plus nuancés dans leur réactions diplomatiques, tels le gouvernement égyptien de l'époque Moubarak qui se montra très critique vis-à-vis du Hamas ou le gouvernement allemand pour qui le Hamas a « rompu unilatéralement le cessez-le-feu ».

Guerre de Gaza de 2012

La guerre de Gaza de 2012 (également connue en tant qu'opération Pilier de défense, « Colonne de nuée » ou « Colonne de nuages », en hébreu עמוד ענן, ʿAmúd ʿAnán), est une offensive militaire qui a été menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza du 14 novembre 2012 au 21 novembre 2012 après l’assassinat de Ahmed Jaabari, chef militaire des Brigades Izz al-Din al-Qassam.

Pour Israël, le casus belli est constitué par les attaques transfrontalières et tirs de roquettes contre le territoire israélien de moyennes et longues portées du Hamas, du Jihad islamique et diverses autres organisations islamistes de la bande de Gaza. Ces hostilités s'inscrivent dans le contexte des confrontations entre Israël et le Hamas depuis le début de l'année 2012.

Guerre de Gaza de 2014

La guerre de Gaza de 2014 est un conflit armé se déroulant durant les mois de juillet et d'août 2014, opposant l'État d'Israël à diverses forces paramilitaires palestiniennes dont le Hamas et le Jihad islamique. De même nature que la Guerre de Gaza de 2008-2009, elle se caractérise par des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza vers Israël et par des raids et frappes aériennes suivis d'une offensive terrestre lancée le 18 juillet 2014.

L'objectif déclaré des Israéliens est de mettre fin aux tirs de roquettes du Hamas depuis la bande de Gaza, en s'en prenant à ses infrastructures, en particulier les dizaines de tunnels creusés sous la frontière israélienne, les sites de lancement de roquettes et leurs unités de fabrication.

L'objectif des groupes paramilitaires palestiniens est de faire lever le blocus de la bande de Gaza, rompre leur isolement politique et appliquer leur Jihad contre Israël.

Bien qu'ayant de multiples causes, tant économiques que politiques, ces combats sont une conséquence directe de plusieurs événements s'étant déroulés au mois de juin 2014 dont le meurtre de trois adolescents israéliens en juin 2014, suivi de l'arrestation en Cisjordanie d'approximativement 400 Palestiniens,) dont la majorité des membres du Hamas en Cisjordanie. En réaction à ces événements, différents groupes paramilitaires dont le Hamas et le Jihad Islamique attaquent le territoire israélien par des tirs de roquette en ciblant plusieurs grandes villes israéliennes. En réponse, l'État d'Israël lance le 8 juillet 2014, l'opération Bordure protectrice (en hébreu : מִבְצָע צוּק אֵיתָן, Mivtza' Tzuk Eitan, littéralement « Opération Roc inébranlable »), offensive militaire de l'armée israélienne dans la bande de Gaza contre le Hamas et le Jihad islamique palestinien.

L'armée israélienne détruit au moins 34 tunnels d'attaques et deux tiers des 10.000 roquettes du Hamas sont épuisées ou détruites.

Du 8 juillet au cessez-le-feu du 26 août, l'armée israélienne dénombre 4 564 roquettes et mortiers tirés depuis la bande de Gaza vers Israël dont 735 furent interceptées et 224 explosèrent dans des zones résidentielles. Les services de renseignements de l'armée israélienne dénombrent 875 roquettes ayant explosé dans la bande de Gaza, et n'excluent pas l'hypothèse d'un bombardement volontaire. Amnesty International qualifie les attaques à la roquette du Hamas qui font des victimes civiles des deux côtés, de crime de guerre, et de plus met en cause le Hamas, pour l'utilisation et le stockage de ces armes dans des zones densément peuplées.

Amnesty International accuse le Hamas d'exécutions, d'enlèvements, d'arrêts extrajudiciaires et de l'utilisation de l'hôpital al-Shifa pour détenir, interroger et torturer des suspects. Selon le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, 861 membres du Fatah sont tués lors du conflit, dont plus de 120 par le Hamas. À ceux-ci s'ajoutent approximativement 30 à 40 prisonniers palestiniens exécutés sous suspicion de collaboration. Le conflit est aussi accompagné par des exécutions sommaires. Le 27 juillet une dizaine d'opposants au Hamas sont exécutés et le lendemain d'autres sont tués lors de la distribution de denrées alimentaires à Beit Hanoun. Le même jour, le Hamas tire dans une foule d'habitants de Shuja'iyya, protestant contre la destruction de leur quartier et tue une vingtaine de personnes.

Le conflit suscite des réactions mitigées de la part de la communauté internationale et provoque un mouvement contestataire appelant à une fin rapide des hostilités de la part des belligérants, en raison du caractère jugé disproportionné de la riposte israélienne et du nombre de victimes civiles parmi les Palestiniens, ainsi que des nombreuses ruptures de cessez-le-feu par les mouvements palestiniens impliqués dans ce conflit.

Guerre des Six Jours

La guerre des Six Jours s'est déroulée du lundi 5 au samedi 10 juin 1967 et opposa Israël à l'Égypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban.

Cette guerre fut déclenchée comme une « attaque préventive » d'Israël contre ses voisins arabes, à la suite du blocus du détroit de Tiran aux navires israéliens par l'Égypte le 23 mai 1967 (les Israéliens avaient préalablement annoncé qu'ils considéreraient cet acte comme un casus belli). Le soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe était détruite ; le soir du sixième jour, les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes étaient défaites. Les chars de l'armée israélienne bousculèrent leurs adversaires sur tous les fronts. En moins d'une semaine, l'État hébreu tripla son emprise territoriale : l'Égypte perdit la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï, la Syrie fut amputée du plateau du Golan et la Jordanie de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Plus symbolique encore que la défaite arabe fut la prise de la vieille ville de Jérusalem.

Les résultats de cette guerre, épisode du conflit israélo-arabe, influencent encore aujourd'hui la géopolitique de la région. Si Israël s'est depuis retiré de certains territoires annexés, le Sinaï et la bande de Gaza, d'autres ont été annexés : le plateau du Golan et Jérusalem-Est — un acte non reconnu par la communauté internationale — et une partie de la Cisjordanie est toujours occupée.

Hamas

Le Hamas (en arabe : حماس, « ferveur »), acronyme partiel de harakat al-muqâwama al-'islâmiya (arabe : حركة المقاومة الإسلامية, « Mouvement de résistance islamique »), est un mouvement islamiste palestinien constitué d'une branche politique et d'une branche armée, principalement actif à Gaza. Créé en 1987 par Sheikh Ahmed Yassin, Abdel Aziz al-Rantissi et Mohammed Taha, tous trois issus des Frères musulmans, sa charte affirme que « la terre de Palestine est une terre islamique ». Il prône la destruction de l'État d'Israël et l'instauration d'un État islamique palestinien sur tout le territoire de l'ancienne Palestine mandataire, avant de demander « l’établissement d’un État palestinien entièrement souverain et indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem pour capitale ».

Dans le cadre du conflit israélo-palestinien, le Hamas se définit lui-même comme un mouvement trouvant ses principes dans le Coran et se battant au nom de l'islam. Les militants du Hamas, dont ceux des Brigades Izz al-Din al-Qassam, prennent pour cible aussi bien les militaires que les civils israéliens. Entre avril 1993 et 2005, le Hamas a organisé des attentats suicides visant essentiellement des civils. Le dernier attentat-suicide contre Israël revendiqué par le Hamas remonte ainsi à janvier 2005 ; il a déclaré en avril 2006 renoncer à ce type d'actions, préférant alors tirer des roquettes de type Qassam et des missiles Grad sur des villes israéliennes, dont Sdérot, Ashdod, Ashkelon et Beer Sheva.

Le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par plusieurs pays. D'autres n'accordent ce qualificatif qu'à sa branche armée.

Liste des États non reconnus internationalement

Certaines entités géopolitiques contemporaines, existant ou non de fait, souhaitent être reconnues de droit comme des États souverains, mais se heurtent, pour des raisons diverses, à un manque de reconnaissance diplomatique, le plus souvent motivé, officiellement, par l'absence de concertation internationale et locale lors de leurs déclarations initiales d'indépendance. Ces entités revendiquent l'indépendance d'un territoire, qu'elles contrôlent parfois partiellement ou entièrement, leur indépendance n'étant reconnue que par une partie ou aucun des autres États.

Dans la pratique, le niveau de reconnaissance des États peut s'établir par le fait qu'ils sont :

membres de l'ONU et reconnus par tous les autres États-membres de l'ONU,

membres de l'ONU mais non reconnus par un ou plusieurs autres États-membres de l'ONU,

non membres de l'ONU mais reconnus par un ou plusieurs autres États-membres de l'ONU,

non membres de l'ONU et reconnus seulement par un ou plusieurs autres États non membres de l'ONU,

non membres de l'ONU et reconnus par aucun autre État.Le présent article liste les quatre dernières catégories d’États.

Palestine

Le nom Palestine (en latin : Palaestina, dérivé du grec ancien Παλαιστίνη / Palaistínê ; en arabe فلسطين / Falistīn et en hébreu : פלסטין) désigne la région historique et géographique du Proche-Orient située entre la mer Méditerranée et le désert à l'est du Jourdain et au nord du Sinaï. Si le terme « Palestine » est attesté depuis le Ve siècle av. J.-C. par Hérodote, il est officiellement donné à la région par l'empereur Hadrien au IIe siècle, désireux de punir les Juifs de leur révolte en 132-135 ap. J.-C.

La zone n'est pas clairement définie. Elle est centrée sur les régions de la Galilée, de la Samarie et de la Judée. Ses limites sont au nord la Phénicie et le mont Liban et au sud la Philistie et l'Idumée. À l'époque des croisades, le Pérée au nord-est de la mer Morte, la Batanée et la Décapole au-delà du Jourdain y étaient attachés. La Palestine peut désigner le territoire situé uniquement à l'ouest du Jourdain. Le terme est aussi utilisé comme équivalent à la terre d'Israël.

La région comprend aujourd'hui l'État d'Israël, les territoires palestiniens occupés, la bande de Gaza et parfois également une partie du royaume de Jordanie, le Liban du Sud et le plateau du Golan,.

Historiquement, elle correspond à Canaan, à la Terre d'Israël et fait partie de la région de Syrie (Syrie-Palestine). Dans les traditions abrahamiques, elle est la Terre promise aux enfants d'Israël, la Terre sainte du christianisme et une terre sainte de l'islam.

Palestine (État)

La Palestine, en forme longue l’État de Palestine, en arabe دولة فلسطين (Dawlat Filastin), est un proto-État qui aspire à l'indépendance politique des Palestiniens dans les territoires aujourd'hui occupés par Israël et dans la Bande de Gaza. La Palestine est représentée par l'OLP jusqu'à la création de l'Autorité palestinienne en 1994, ainsi que par les principales organisations islamistes palestiniennes, le Hamas et le Jihad islamique palestinien. La création d'un État palestinien souverain est l'objectif du nationalisme palestinien.

Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les frontières, la capitale et la reconnaissance internationale de la Palestine font l'objet de débats et controverses. Les frontières revendiquées par la Palestine sont celles de la Cisjordanie, gouvernée partiellement depuis 1994 par l'Autorité palestinienne, et de la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas depuis 2007. La Cisjordanie est occupée par l'État d'Israël depuis 1967 et la fin de la guerre des Six Jours. La Palestine revendique Jérusalem-Est comme capitale bien qu'elle n'administre pas la ville dans les faits, le siège du gouvernement étant à Ramallah.

La déclaration du 15 novembre 1988 de l'Organisation de libération de la Palestine en exil à Alger a été retenue par l'État de Palestine comme sa déclaration d'indépendance. Il est reconnu immédiatement par la Ligue arabe et l'Organisation de la coopération islamique. Et en 2011, la Palestine est acceptée par l'UNESCO tel qu'une organisation. L'État de Palestine est reconnu le 29 novembre 2012 comme État observateur non-membre de l'ONU.

En 2017, l'État palestinien est reconnu par 136 États (70,5 %) sur les 193 membres que compte l'Organisation des Nations unies.

Palestiniens

Le terme Palestiniens désigne aujourd'hui un ensemble de populations arabophones établi principalement dans la région géographique de la Palestine (dans les Territoires palestiniens, en Jordanie et en Israël). Dans son acception juridique, il désigne l'ensemble des personnes de nationalité palestinienne.

L'identité nationale palestinienne s'est affirmée progressivement depuis le XXe siècle, et s'est essentiellement précisée au cours du conflit israélo-arabe, à mesure que celui-ci se poursuivait sous la forme d'un conflit israélo-palestinien. Ils revendiquent la reconnaissance par Israël de l'État de Palestine.

Seconde intifada

La seconde intifada ou Intifada el-Aqsa (arabe : الإنتفاضة الفلسطينية الثانية ou إنتفاضة الأقصى, hébreu : אינתיפאדת אל-אקצה) désigne l'ensemble des événements ayant marqué la révolte palestinienne entre septembre 2000 et 2006.

Le début de la seconde intifada est marqué par la visite de l'Esplanade des Mosquées / Mont du temple par le chef de l'opposition israélienne (Ariel Sharon) le 28 septembre 2000 et la mort de Mohammed al-Dura 2 jours plus tard. Elle se marque par des émeutes palestiniennes dans les territoires occupés auxquelles se joint la population arabe israélienne. Elle est immédiatement réprimée par l'armée israélienne. Après 15 jours, on compte plus de 100 morts côté palestinien et 10 côté israélien auxquels s'ajoutent 14 Arabes israéliens (en) tués par la police israélienne. Le 30 octobre, la violence grimpe d'un cran quand le Hamas et le Djihad islamique lancent une campagne d'attentats-suicides avec une quarantaine d'attaques perpétrées jusqu'à la fin 2001.

Les Israéliens répondent en lançant l'opération Rempart en avril 2002 marquée par la bataille de Jénine, la construction d'une Barrière de séparation israélienne. Suivront également plusieurs opérations militaires dont l'opération Arc-en-ciel (mai 2004), l'opération Pluies d'été (juin 2006), Opération Plomb durci (nouvel an 2009) suivie par la Guerre de Gaza,

Certains auteurs considèrent que le soulèvement prend fin en 2003 avec l'amorce de la Feuille de route pour la paix du Quartet pour le Moyen-Orient, l'accord sur une trêve avec Israël entre les différentes factions palestiniennes, et le début des pourparlers de paix entre Ariel Sharon et Mahmoud Abbas. D'autres auteurs considèrent qu'elle prend fin avec le cessez-le-feu observé par le Hamas, conséquence de mesures politiques et diplomatiques pour certains, ou de la force de dissuasion des assassinats ciblés pour d'autres. Marquée notamment par la rencontre de Charm-el-Cheikh entre Sharon et Abbas (8 fév. 2005), et le désengagement unilatéral israélien de Gaza, l'année 2005 est une autre date communément admise pour le terme de ces événements,,. Enfin, certains auteurs considèrent que les moyens d'actions ont changé, mais que la seconde Intifada se poursuit jusqu'à nos jours avec les attaques à la roquette contre Israël.

Sinaï

Le Sinaï est une péninsule égyptienne d'environ 60 000 km2, à la forme triangulaire et située entre la mer Méditerranée (au nord) et la mer Rouge (au sud). Elle est géographiquement située en Asie du Sud-Ouest. Sa frontière terrestre longe le canal de Suez à l'ouest et la frontière entre l'Égypte et Israël et la bande de Gaza au nord-est. La limite orientale de la péninsule est marquée par une faille tectonique qui écarte, année après année, la mer Rouge. Des gisements de pétrole, de fer et de manganèse sont exploités dans le nord et dans le centre-sud. D'anciennes mines existent depuis des millénaires.

Cette région au climat désertique chaud est aujourd'hui habitée par plus de 400 000 Égyptiens, principalement au nord le long de la frontière israélienne et de la bande de Gaza. Les villes les plus connues sont : Charm el-Cheikh et Taba, qui sont des destinations touristiques importantes.

Le point le plus élevé, situé au sud de la péninsule, est le mont Sainte-Catherine culminant à 2 642 m et qui est aussi le sommet le plus haut d'Égypte. Le mont Sinaï, en arabe : جبل موسى ou Djebel Moussa (« Montagne de Moïse ») (2 285 m), voisin, est d'après la Bible le lieu où Moïse aurait reçu les Dix Commandements. Toutefois, les historiens et les archéologues rejettent généralement l'idée que le site marquerait l'emplacement du mont décrit dans la Bible. À proximité des deux sommets se trouve le monastère Sainte-Catherine, fondé au Ve siècle et la plus ancienne architecture byzantine préservée jusqu'à aujourd'hui.

Territoires palestiniens occupés

Les Territoires palestiniens occupés, aussi appelés Territoires palestiniens, font référence aux territoires de la Cisjordanie (incluant Jérusalem-Est) et de la bande de Gaza, conquis par Israël lors de la guerre des Six Jours en 1967.

L’Organisation des Nations unies (ONU) emploie la dénomination « territoires occupés » dans les résolutions 242 puis « territoires palestiniens occupés » depuis les années 1970. La résolution 58/292 du 14 mai 2004 de l'Assemblée générale des Nations unies avalise la notion de « territoire palestinien occupé, incluant Jérusalem-Est ». Les Israéliens y font référence par l'acronyme Yesha pour « Judée, Samarie, Gaza » ou les dénomment brièvement « les territoires ». Le gouvernement israélien y voit un « territoire disputé » au statut non défini.

Le terme est utilisé par les Nations unies pour décrire les territoires sous le contrôle de l'Autorité palestinienne depuis 1993. Ceux-ci sont revendiqués pour devenir l'État de Palestine. Depuis 2017, les États-Unis ne décrivent plus les territoires comme étant « occupés »,.

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