Fleur

En biologie, chez les plantes à fleurs (angiospermes), la fleur constitue l'organe de la reproduction sexuée et l'ensemble des « enveloppes » qui l'entourent. Après la pollinisation, la fleur est fécondée et se transforme en fruit contenant les graines. Les fleurs peuvent être solitaires, mais elles sont le plus souvent regroupées en inflorescences.

Très tôt, les fleurs ont attiré l’attention des humains, qui les utilisent et les cultivent pour la parure (couronne de fleurs), pour l’ornementation intérieure (fleurs coupées, bouquets, ikebana) et extérieure (jardins, plates-bandes, etc.). Elles sont utilisées en parfumerie, pour leurs fragrances, ainsi qu'en teinture, pour leurs pigments. Les fleurs comestibles servent à la préparation de boissons et de mets.

Les fleurs ont souvent inspiré les artistes, peintres, poètes, sculpteurs et décorateurs. La culture des fleurs est la floriculture, une branche de l'horticulture.

Flower poster 2
Diverses fleurs « simples » et Composées de différentes familles.

Structure

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Schéma théorique d'une fleur. 1. Réceptacle floral ; 2. Sépale ; 3. Pétale ; 4. Étamine ; 5. Pistil ou gynécée.
Illustration Flower anatomy1
Morphologie de la fleur d’Oxalis acetosella. 1. Pétale ; 2. Sépale ; 3. Anthère ; 4. stigmate ; 5. Ovaire ; 6. Fruit ; 7. Graine.

La plupart des fleurs sont hermaphrodites[1], c'est-à-dire qu'elles ont à la fois des organes reproducteurs mâles et femelles : elles ont un pistil et des étamines. Les étamines sont la partie mâle (qui libère du pollen), et le pistil la partie femelle (qui contient les ovules). Certaines plantes comme le pistachier ou le kiwi ont des fleurs qui ne sont pas hermaphrodites : elles sont soit mâles, soit femelles, les scientifiques parlent de fleurs gonochoriques. D'autres plantes comme l'avocatier ont des fleurs qui sont successivement mâles et femelles, on parle alors d'hermaphrodisme successif.

La fleur hermaphrodite est constituée de pièces florales insérées sur un réceptacle floral. Lorsque la fleur est complète, elle comprend quatre verticilles de pièces florales. De l'extérieur vers l'intérieur, on rencontre :

  1. le calice, formé par l'ensemble des sépales ;
  2. la corolle, formée par l'ensemble des pétales ;
  3. l'androcée, c'est-à-dire l'ensemble des étamines (partie mâle), qui produit le pollen ;
  4. le gynécée ou pistil, formé par l'ensemble des carpelles (partie femelle).

Calice et corolle forment le périanthe, enveloppe stérile, qui joue un rôle protecteur pour les pièces fertiles, et attractif pour les animaux pollinisateurs.

Ce plan théorique de la fleur, que l'on trouve typiquement chez le bouton d'or (Renonculacées), est sujet à de nombreuses variations. On rencontre par exemple des fleurs sans pétales, dites « apétales ». Une fleur mixte est une fleur qui possède à la fois étamines et pistil.

« La fleur double est celle dont quelqu'une des parties est multipliée au-delà de son nombre naturel, mais sans que cette multiplication nuise à la fécondation. Les fleurs se doublent rarement par le calice, presque jamais par les étamines. Leur multiplication la plus commune se fait par la corolle. Les exemples les plus fréquents sont dans les fleurs polypétales, comme œillets, anémones, renoncules ; les fleurs monopétales doublent moins communément. Cependant on voit assez souvent des campanules, des primevères auricules, et surtout des jacinthes à fleur double. Ce mot de fleur double ne marque pas dans le nombre des pétales une simple duplication, mais une multiplication quelconque. Soit que le nombre des pétales devienne double, triple, quadruple, etc., tant qu'ils ne multiplient pas au point d'étouffer la fructification, la fleur garde toujours le nom de fleur double ; mais, lorsque les pétales trop multipliés font disparaître les étamines et avorter le germe, alors la fleur perd le nom de fleur double et prend celui de fleur pleine. »[2]

Développement

Induction florale

L'induction florale est le phénomène qui permet la transformation du méristème apical caulinaire en méristème floral. Cette transition peut être induite par vernalisation (froid), photopériodisme (la longueur du jour), thermopériodisme (la température), etc.

Modèle ABC

ABC Model

La formation des fleurs est contrôlée par 3 gènes principaux : A, B et C. Le gène A agit sur le développement des sépales et des pétales, le gène B sur le développement des pétales et des étamines et enfin le gène C, sur le développement des étamines et du pistil. Le développement des pétales et des étamines nécessitent donc l'activation de deux gènes à la fois.

Deux gènes supplémentaires ont été découverts ultérieurement, le gène D nécessaire à la mise en place des ovules et le gène E nécessaire au développement des quatre verticilles (calice, corolle, androcée, gynécée) et des ovules.

La fleur dans le cycle de la plante

Angiosperm life cycle diagram-fr
Cycle de vie d'une angiosperme.

Chez les angiospermes, ou plantes à fleurs, la fleur est le siège des organes de la reproduction. La reproduction a lieu par pollinisation des carpelles par le pollen émis par les étamines. La pollinisation peut notamment avoir lieu à l'aide d'insectes (entomogamie), ou du vent (anémogamie).

Dans le cas fréquent de l'entomogamie[3], les fleurs attirent et utilisent les pollinisateurs par divers moyens :

  • Les couleurs de leur corolle, plus ou moins vives et, pour certaines, uniquement perçues dans l'ultraviolet par certains insectes.
  • La fragrance. Les fleurs sont souvent parfumées, leur odeur pouvant porter jusqu'à plus d'un kilomètre dans un air non pollué et assez humide.
  • L'offre en nectar et pollen. Le nectar sucré est butiné par de nombreux insectes, notamment les abeilles, les papillons et les syrphes, mais aussi pour certaines espèces de chauve-souris ou d'oiseaux (colibris). La plante sécrète aussi des substances rendant ce nectar amer pour que chaque pollinisateur n'en consomme pas trop. Le parfum floral, l'amertume et le caractère sucré du nectar, par un dosage équilibré des substances attirantes et repoussantes, garantissent aux plantes une reproduction optimale. Le parfum floral, notamment pour les fleurs qui se font polliniser de nuit (chèvrefeuille), a un double rôle : attirer et guider les pollinisateurs qui sont récompensés par du nectar et du pollen. Mais la fleur émet aussi des composants rendant le nectar assez amer pour que l'insecte n'en prélève pas trop ou pour éloigner des consommateurs qui ne seraient pas aptes à féconder l'espèce.

La plante émet aussi des substances protectrices pour sa fleur et pour les organes de cette fleur. Ce sont des composés insecticides et fongicides toxiques tels que la nicotine du tabac. On a ainsi montré que des plants de tabac sauvage (Nicotiana attenuata) génétiquement modifiés pour ne pas produire de nicotine ou de benzylacétone (parfum qui contribue à l'odeur du cacao, du jasmin et de la fraise) sont nettement moins bien fécondés et produisent jusqu'à cinq fois moins de graines[4],[5],[6].

  • Des leurres visuels ou olfactifs. Une orchidée prend l'apparence d'un insecte tel l'Ophrys bourdon ; des plantes prennent l'aspect ou l'odeur de la viande pourrie, ce qui attire les mouches qui les pollinisent.
  • Des dispositifs « piégeant » provisoirement des insectes, le temps qu'ils se couvrent de pollen.

L’éclosion des fleurs, ou floraison, est souvent très éphémère, mais ce phénomène est chez certaines plantes compensé par l'éclosion échelonnée de séries ou grappes de fleurs.

Mouvements des fleurs

SunflowerSunset2
Une idée fausse veut que le tournesol soit doué d'héliotropisme positif. Seules les fleurs en boutons sont capables d'un mouvement, les fleurs arrivées à maturité ont une tige devenue trop rigide et restent orientées dans la direction est /sud-est toute la journée[7].

Des fleurs présentent des mouvements dans des directions consécutifs à un stimulus extérieur et que l'on nomme tropismes, notamment par rapport à la lumière solaire (héliotropisme floral, surtout chez des plantes de montagne ou de climat froid). Elles sont animées par un organe appelé pulvinus qui est situé à la base du pédoncule floral. Ce mouvement favoriserait la reproduction en attirant les pollinisateurs[8], en augmentant la température des organes reproducteurs (réflexion de la lumière parles pétales sur le pistil)[9].

De nombreuses fleurs présentent des nasties qui sont des mouvements dans des directions non déterminées par une composante vectorielle du stimulus. Les stimuli sont constitués soit de variations journalières de la température pour la thermonastie (par exemple, fleur de tulipe, de rose), soit de l'alternance jour/nuit pour la nyctinastie. Dans ce dernier cas, les fleurs s'ouvrent le matin et se ferment complètement le soir ; elles font de même par temps humide ou très nuageux. Ce phénomène a un impact positif sur la croissance (protection contre le froid et l'humidité nocturne) mais peut aussi, par le processus d'exaptation, jouer un rôle de défense contre les herbivores la nuit, sachant que certains consommateurs de ces fleurs, les limaces et les chevreuils, sont surtout actifs de nuit[10].

Évolution

Floral evolution
Évolution florale depuis 140 Ma, représentée par les diagrammes floraux[11].

Les angiospermes sont un groupe monophylétique, apparu relativement récemment et qui s'est rapidement diversifié en co-évoluant avec les insectes ou d'autres animaux pollinisateurs anthophiles, pour donner les environ 250 000 espèces actuelles de plantes à fleur.

Les plus anciens fossiles de plante à fleur sont Archaefructus, probablement aquatique et datée d'il y a 120 millions d'années (début du crétacé). Cette fleur découverte en Chine n'avait ni pétales ni sépale mais des carpelles, et des étamines dispersés le long d'une tige, non ancrés sur un même point[12]. Montsechia vidalii découverte dans les Pyrénées espagnoles est également une plante aquatique datant de 130 millions d'années[13]. Par la méthode phylogénétique de la reconstitution des états ancestraux, des chercheurs ont fait le portrait-robot[14] du plus ancien ancêtre commun de toutes les fleurs, il y a 140 millions d'années, qui s'avère être une fleur hermaphrodite dont la majorité des pièces florales ne sont pas insérées en spirale mais en verticille[15], ce qui contredit la théorie euanthe du botaniste américain Charles Edwin Bessey qui suggère que les Angiospermes sont monophylétiques, dérivant d'une fleur primitive de type Magnolia[11].

Une équipe du CNRS répond en partie à la question : comment est apparue une structure aussi complexe que la fleur ? L'étude d’une plante gymnosperme, Welwitschia mirabilis, qui pousse dans des déserts de Namibie et d’Angola et peut vivre plus d’un millénaire, montre que ses cônes mâles possèdent quelques ovules stériles et du nectar, ce qui révèle une tentative échouée d’inventer la fleur bisexuelle. Les chercheurs ont trouvé dans son génome des gènes similaires à ceux responsables de la formation des fleurs et organisés selon la même hiérarchie. Angiospermes et gymnospermes ont donc hérité d'un ancêtre commun. Le mécanisme aboutissant à la fleur n’a pas été inventé il y a environ 150 millions d'années : il a été hérité et utilisé par la plante[16],[17].

Perception par l’humain

La présence de fleurs dans le paysage, la ville, l'environnement intérieur (chambre d’hôpital, classe, bureau, cellule de prison…) induit un sentiment et des réactions psychophysiologiques, qui varient selon les personnes, les cultures, les saisons, et les contextes, qu'on commence à pouvoir quantifier.

Par exemple, on a demandé[18] à 119 étudiants (52 hommes et 67 femmes, âgés en moyenne de 21 ans, répartis en 3 groupes) de remplir une tâche en 10 minutes. Le premier groupe, de contrôle, devait remplir des pots avec de la terre. Le deuxième groupe devait repiquer des plantes non fleuries (Viola × wittrockiana Sakura Sakura). Le troisième groupe devait repiquer des plants de la même espèce, mais en fleurs. Des tests ont été faits avant et après l'expérience : électroencéphalogramme (EEG), électromyogramme (EMG), enregistrements du nombre de clignements d'yeux par minute et Profile of Mood States (POMS) — test mesurant les variations de l'humeur du sujet. Le ratio ondes alpha/ondes bêta avec les yeux fermés a considérablement augmenté sauf chez ceux qui ne manipulaient que de la terre. L'amplitude des ondes bêta avec les yeux ouverts a diminué chez ceux manipulant les plantes, et particulièrement les plantes fleuries de même que l'électromyogramme et la fréquence de clignotements des yeux. Le sentiment de fatigue était significativement réduit chez ceux qui ont rempoté les plantes fleuries par rapport aux autres groupes, confirmant l'effet de relaxation physiologique que procurent les plantes fleuries, plus encore que les plantes non fleuries[18].

Galerie

Rafflesia sumatra

La plus grande fleur simple du règne végétal, la Rafflesia arnoldii peut atteindre 1 m de diamètre et peser jusqu'à 10 kg.

Titanwurz Wilhelma

L'Arum titan possède la plus grande inflorescence du monde, pouvant atteindre près de 3 m.

Mallick Ghat Flower Market, Kolkata 03

Marché aux fleurs à Calcutta.

Jonquille gros plan

Jonquille

Tulipe rouge macro

Tulipe rouge macro

White wild flowers

Fleurs sauvages blanches en Jordanie.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • (en) Sauquet, H. et al., « The ancestral flower of angiosperms and its early diversification », Nature Communications, vol. 8, no 16047,‎ (DOI 10.1038/ncomms16047, lire en ligne).
  • (en) Guillaume Tcherkez, Flowers: Evolution of the Floral Architecture of Angiosperms, Science Publishers, , 182 p. (ISBN 9781578083114).

Notes et références

  1. « Biologie végétale », sur www.afd-ld.org (consulté le 1er février 2016)
  2. Jean-Jacques Rousseau, Lettres écrites de la montagne, 1764.
  3. « Évolution et caractéristiques-Les angiospermes - Reproduction », sur uel.unisciel.fr (consulté le 1er février 2016)
  4. Expériences de l'Institut Max Planck d'écologie chimique (ICE) d'Iéna (Brigham Young University's Lytle Ranch Preserve, Utah, USA) sous le contrôle de l'USDA-APHIS, publiées en 2008.
  5. Danny Kessler, Klaus Gase, Ian T. Baldwin, « Field Experiments with Transformed Plants Reveal the Sense of Floral Scents », dans Science, vol. 321, no 5893, 29 août 2008, p. 1200-1202 DOI:10.1126/science.1160072.
  6. D. Kessler, I. T. Baldwin, « Making sense of nectar scents : The Effects of Nectar Secondary Metabolites on Floral Visitors of Nicotiana attenuata », dans The Plant Journal, vol. 49, 2007, p. 840-854.
  7. (en) Hagop S. Atamian, Nicky M. Creux, Evan A. Brown, Austin G. Garner, Benjamin K. Blackman, Stacey L. Harmer, « Circadian regulation of sunflower heliotropism, floral orientation, and pollinator visits », Science, vol. 353, no 6299,‎ , p. 587-590 (DOI 10.1126/science.aaf9793).
  8. (en) Shu Zhang, Hong-Lian Ai, Wen-Bin Yu, Hong Wang, De-Zhu Li, « Flower heliotropism of Anemone rivularis (Ranunculaceae) in the Himalayas: effects on floral temperature and reproductive fitness », Plant Ecology, vol. 209, no 2,‎ , p. 301–312.
  9. (en) Britta Kjellberg, Staffan Karlsson, Ingar Kerstensson, « Effects of heliotropic movements of flowers of Dryas octopetala L. on gynoecium temperature and seed development », Oecologia, vol. 54, no 1,‎ , p. 10–13.
  10. (en) Pavol Prokop, Peter Fedor, « Why do flowers close at night? Experiments with the Lesser celandine Ficaria verna Huds (Ranunculaceae) », Biological Journal of the Linnean Society, vol. 118, no 3,‎ , p. 698-702 (DOI 10.1111/bij.12752).
  11. (en) Hervé Sauquet & al, « The ancestral flower of angiosperms and its early diversification », Nature communications, vol. 8, no 16047,‎ (DOI 10.1038/ncomms16047).
  12. Ge Sun, Qiang Ji, David L. Dilcher, Shaolin Zheng, Kevin C. Nixon et Xinfu Wang, « Archaefructaceae, a New Basal Angiosperm Family », dans Science, vol. 296, no 5569, 2002 p. 899 DOI:10.1126/science.1069439.
  13. (en) Bernard Gomez, Véronique Daviero-Gomez, Clément Coiffard, Carles Martín-Closasc et David L. Dilcher, « Montsechia, an ancient aquatic angiosperm », Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), vol. 112, no 35,‎ (DOI 10.1073, résumé)
  14. Reconstruction 3D de cette fleur ancestrale
  15. Périanthe et androcée verticillé, gynécée spiralé.
  16. D'où viennent les fleurs ? http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/cp_origine_fleurs_ok.pdf
  17. D'où viennent les fleurs ? https://www.franceinter.fr/emissions/la-une-de-la-science/la-une-de-la-science-27-fevrier-2017
  18. K. Yamane, M. Kawashima, N. Fujishige, M. Yoshida, 2004, « Effects of Interior Horticultural Activities with Potted Plants on Human Physiological and Emotional Status », dans Acta Horticulturae 639, XXVI International Horticultural Congress : Expanding Roles for Horticulture in Improving Human Well-Being and Life Quality, ISHS (Résumé).
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Angiosperme

Les Angiospermes (Angiospermae Lindl., 1830), ou Magnoliophytes (Magnoliophyta), sont une division de plantes vasculaires du groupe des Spermatophytes (les plantes à graines). Ces végétaux, qui portent des fleurs puis des fruits, sont couramment appelés plantes à fleurs. Angiosperme signifie « graine dans un récipient » en grec par opposition aux gymnospermes (graine nue). Elles représentent la plus grande partie des espèces végétales terrestres (90 % à 96 % de la biodiversité végétale en dehors des océans), avec 369 000 espèces répertoriées en 2015, sachant que près de 2 000 nouvelles espèces sont découvertes par an. Les Angiospermes comprennent les Dicotylédones et les Monocotylédones.

D'un point de vue systématique, les Angiospermes forment un taxon considéré comme monophylétique. Les plus proches parents des Angiospermes sont les Gnétophytes, les Cycadophytes, les Ginkgophytes et les Coniférophytes, c'est-à-dire principalement les conifères. Avec ces groupes, elles constituent les plantes à graines (Spermatophytes).

Les Angiospermes diffèrent cependant des autres plantes à graines par la présence des caractères suivants :

la condensation des organes reproducteurs en une fleur ;

la présence d'un ovaire enveloppant les ovules, et qui se développera pour donner un fruit ;

la double fécondation de l'ovule, qui donnera l'embryon et son tissu nourricier, l'albumen.La fleur et le fruit, qui sont propres à ce groupe, entraînent, pour de nombreuses espèces, une interaction avec les animaux dans la reproduction (pollinisation par les insectes, zoochorie…).

Les Angiospermes dominent les paysages naturels terrestres tropicaux et tempérés, comme la savane ou la forêt. Elles laissent la place aux résineux (Pinophytes) et aux lichens dans les biotopes les plus froids. Elles sont aussi présentes dans les milieux aquatiques (Zostère…).

Belle fleur jaune

La Belle fleur jaune est une ancienne variété de pomme d'hiver. Cette pomme est donc particulièrement appréciée pour sa longue durée de conservation.

Chevalement

Le chevalement (ou chevalet) est un assemblage de madriers et de poutres.

Il s'agit soit d'un élément qui supporte un mur ou une partie de construction, utilisé en réhabilitation de bâtiments, pour reprendre provisoirement les charges de la structure existante dans un autre plan et permettre par la suite une reprise en sous-œuvre de la structure existante, soit il s'agit d'une structure permettant la manutention d'un puits de mine.

Il existe différents types de chevalements qui varient selon leur forme, leur taille et les matériaux utilisés pour les construire.

Chrysanthème

Les chrysanthèmes sont des plantes annuelles ou vivaces appartenant à plusieurs genres de la famille des Asteraceae, dont certaines espèces sont très cultivées comme plantes d'ornement. Le terme de « chrysanthème » est un mot du genre masculin qui signifie étymologiquement « fleur d'or ».

Concours des villes et villages fleuris

Le concours des villes et villages fleuris est un concours créé en 1959 en France pour promouvoir le fleurissement et les espaces verts urbains. Originellement piloté par les services de l’État, sa coordination nationale en est assurée depuis 1972 par le Comité national pour le fleurissement de la France, rebaptisé Conseil national des villes et villages fleuris en 2001. Il est ouvert à toutes les communes de France.

Lorsqu'une commune participe au concours, elle reçoit un niveau allant de 1 à 4 fleurs. Les niveaux de 1 à 3 fleurs sont désignés par le comité régional. Ce comité peut sélectionner les communes susceptibles d'obtenir un niveau supérieur comme la quatrième fleur et le Trophée « Fleur d'Or » qui sont attribués par le conseil national.

À la suite de la session 2018, plus de 4 923 communes ont obtenu un niveau, dont 257 ont obtenu le niveau 4 fleurs. Le trophée « Fleur d'Or » a été attribué à une quarantaine de communes depuis son instauration en 2008. Ce dernier est accordé à un nombre limité de villes et villages classés 4 fleurs.

Le niveau obtenu ne peut pas être qualifié de « label » : en effet en France, le mot « label » est réservé aux dénominations officielles, les pseudo-labels sont des « marques distinctives créées par un syndicat professionnel ou un organisme parapublic et apposées sur un produit commercialisé pour en garantir la qualité, voire la conformité avec des normes de fabrication ».

Eau de fleur d'oranger

L’eau de fleur d'oranger est un co-produit (eau de distillation ou hydrolat) issu de l'hydrodistillation des fleurs de l'oranger amer (bigaradier) pour la fabrication d'essence de néroli.

L’eau de fleur d'oranger doit contenir, selon le Codex alimentarius, un minimum de 0,3 g par litre de composé aromatique. Selon la profession, une eau, jugée « de bonne qualité », en contient entre 0,5 et 0,6 g. Au-delà de 0,9 g, l’huile essentielle n'est plus miscible et commence à se séparer, il se forme alors à la surface de l'hydrolat ce que l’on appelle des « yeux ». Dans les pays où l’eau de fleur d’oranger est d'usage (Maroc, Algérie, Tunisie et Liban), ces « yeux » sont des signes d'une eau de qualité.

Elle possède une saveur très parfumée, sucrée, et un parfum suave caractéristique de fleur d'oranger. Son utilisation est très populaire en Afrique du Nord où elle sert à aromatiser entre autres pâtisseries (corne de gazelle) et boissons. Dans le midi de la France, elle est aussi utilisée pour aromatiser la navette de Marseille, la fouasse, les échaudés, la flaune, etc.

Appréciée pour ses vertus apaisantes et adoucissantes, l'eau de fleur d'oranger est aussi utilisée dans l'industrie de la cosmétique et de la parfumerie (les eaux florales).

Fleur de lys

La fleur de lys, ou fleur de lis, (⚜) est un meuble héraldique. C'est l'une des quatre figures les plus populaires avec les multiples croix, l'aigle et le lion. Elle est habituellement classée parmi les figures naturelles.

La fleur de lys ne représente pas le lys (Lilium sp) que l'on trouve dans les jardins (utilisé plus rarement en héraldique sous le nom de lys de jardin) mais est une représentation stylisée de l'iris des marais.

Du fait de sa valeur dans la tradition chrétienne, la fleur de lys était symboliquement très présente sous la forme d'aigrette trifide, dans l'Empire byzantin puis dans les royaumes francs et le royaume lombard. Ce symbole fut utilisé par les souverains carolingiens puis par leurs successeurs, empereurs ottoniens et rois capétiens. C'est sous le règne de Louis VII, que l'expression « fleur de lis » apparut et que les fleurs de lis d'or sur champ d'azur devinrent les armes de France et l'emblème spécifique des rois de France.

Fruit (botanique)

Le fruit, en botanique, est l'organe végétal contenant une ou plusieurs graines. Caractéristique des Angiospermes, il succède à la fleur par transformation du pistil. La paroi de l'ovaire forme le péricarpe du fruit et l'ovule donne la graine.

Inflorescence

L'inflorescence (du latin inflorescere : fleurir) est la disposition des fleurs sur la tige d’une plante à fleur. Cette disposition, dont le motif s'apparente à une fractale, est souvent caractéristique d’une famille, par exemple le spadice des Aracées, et lui a parfois donné son nom : l'ombelle est l'inflorescence typique des Ombellifères (aujourd'hui Apiacées), le capitule celle des Composées (aujourd'hui Astéracées).

Dans les inflorescences, les fleurs simples tendent parfois à se spécialiser. C’est le cas notamment dans les capitules dont les fleurs périphériques, portent une ligule qui simule le pétale d’une fleur simple.

On distingue les inflorescences indéfinies et les inflorescences définies, selon que l’axe principal de l’inflorescence est terminé par un bourgeon ou par une fleur.

L'inflorescence est un des moyens d'attraction des pollinisateurs par l'effet de groupe qu'elle procure. Ce rassemblement de fleurs augmente généralement le taux des visites et la diversité des pollinisateurs, car il offre à ceux-ci une mine concentrée de ressources plus visibles et une facilitation de l'atterrissage. De plus, l'inflorescence simule une grande fleur plus prometteuse de récompenses (nectar, pollen).

Liste des gares du RER d'Île-de-France

La liste des gares du RER d'Île-de-France propose un aperçu des gares actuellement en service du réseau express régional d'Île-de-France. Ce réseau, bien que circulant souvent sur des infrastructures plus anciennes, a ouvert le 9 décembre 1977. Il comprend 249 gares depuis le 13 décembre 2015, date de mise en service de la gare Rosa-Parks.

Pour alléger les tableaux, seules les correspondances avec les transports guidés (métros, trains, tramways, funiculaire, etc.) et les correspondances en étroite relation avec la ligne sont données. Les autres correspondances, notamment avec les lignes de bus, sont reprises dans les articles de chaque gare.

Lys

Les lys ou lis sont des plantes herbacées de la famille des Liliaceæ appartenant au genre Lilium.

Plante annuelle

Les plantes annuelles sont des plantes dont le cycle de vie, de la germination jusqu'à la production de graines, ne dure qu'une année.

Dans la classification de Raunkier, elles correspondent à la classe des thérophytes. Ces plantes passent l'hiver uniquement sous forme de graines.

En horticulture, les plantes annuelles sont généralement cultivées pour leurs fleurs (on parle souvent de fleurs annuelles). Elles sont appréciées pour leur capacité à fleurir rapidement en jardin pendant les saisons d'été et d'automne. D'autres ne subsistent que par des graines de ces plantes qui ne vivent qu'une saison.

Pédoncule

En botanique, on appelle pédoncule la pièce florale en forme de tige (parfois on parle improprement de « queue »), qui porte les fleurs, puis, après la fécondation, les fruits. Une fleur sans pédoncule, ou à pédoncule très court, est dite sessile.

Anatomiquement, le pédoncule a la structure d'une tige (comme le pétiole, qui porte la feuille). Il est généralement vert et dépourvu de feuilles. Cependant le pédoncule floral peut porter des feuilles, souvent réduites, et parfois transformées en bractées, vertes ou colorées qui annoncent la fleur ou l'inflorescence. Ainsi chez Euphorbia pulcherrima, l'élément décoratif est constitué par des bractées rouge vif, alors que l'inflorescence est insignifiante. Chez certaines plantes, le pédoncule est coloré.

L'extrémité du pédoncule, plus ou moins profondément transformée, constitue le réceptacle floral sur lequel sont insérées les différentes pièces constituant la fleur (pétales, sépales, etc.) ou les différentes fleurs dans le cas des fleurs composées (cf. capitule). Cette extrémité se présente parfois sous forme d'une masse plus ou moins renflée appelée thalamus qui porte les carpelles et les étamines.

Le pédoncule peut être ramifié, notamment dans le cas des inflorescences en grappe. Dans ce cas, les ramifications sont appelées « pédicelles ».

Dans certains cas, le pédoncule subit des transformations remarquables après la fécondation de la fleur :

chez l'anacardier, il se renfle et devient charnu, formant un faux-fruit appelé pomme de cajou, qui porte à son extrémité le fruit véritable ou noix de cajou ;

chez les fraisiers, la fraise résulte de la transformation en faux-fruit du thalamus ;

chez l'arachide, une partie du pédoncule appelée gynophore s'allonge démesurément et se recourbe vers le bas, ce qui permet l'enfouissement de l'ovaire qui se transformera en gousse d'arachide dont la maturation se fait sous terre.Les pédoncules de cerises, dits « queues de cerises » (Prunus avium ou griottier), sont réputés avoir des propriétés diurétiques et sédatives du système urinaire et sont inscrits à ce titre à la pharmacopée française. Ces queues de cerises font partie cependant des plantes médicinales en vente libre.

Le chêne pédonculé (qui se distingue du chêne rouvre aux fruits sessiles) doit son nom au fait que ses fruits, les glands, sont portés par un long pédoncule.

Pétale

En botanique, un pétale est une pièce florale qui entoure le système reproducteur des fleurs. Constituant l'un des éléments foliacés dont l'ensemble compose la corolle d'une fleur, il correspond à une feuille modifiée.

La pigmentation des pétales fait partie, avec le parfum et le nectar, des stratégies d'attraction des pollinisateurs : les couleurs (pas forcément vives) affichées par de grandes fleurs solitaires ou isolées ainsi que par des inflorescences de petites fleurs, sont dues à l'accumulation de pigments qui fournissent un signal optique ou produisent de la chaleur, favorisant la visite des fleurs par les pollinisateurs.

La corolle est la partie interne du périanthe qui comprend les deux verticilles stériles d'une fleur. Les pétales sont généralement différents des sépales. Lorsqu'ils sont d'aspect identique, on parle de tépales. Dans une fleur complète, les pétales constituent souvent la partie la plus visible et colorée qui entoure les parties fertiles. Le nombre des pétales est un indicateur de la classification des plantes : on en compte généralement quatre ou cinq (le plus souvent) chez les dicotylédones, et trois (ou un multiple de trois) chez les monocotylédones.

Rose (fleur)

La rose est la fleur des rosiers, arbustes du genre Rosa et de la famille des Rosaceae. La rose des jardins se caractérise avant tout par la multiplication de ses pétales imbriqués qui lui donne sa forme caractéristique.

Appréciée pour sa beauté et sa senteur, célébrée depuis l’Antiquité par de nombreux poètes et écrivains ainsi que des peintres pour ses couleurs qui vont du blanc pur au pourpre foncé en passant par le jaune et toutes les nuances intermédiaires, et pour son parfum, elle est devenue la « reine des fleurs » dans le monde occidental (la pivoine lui dispute ce titre en Chine), présente dans presque tous les jardins et presque tous les bouquets.

La rose est l’une des plantes les plus cultivées au monde et elle occupe la première place dans le marché des fleurs. Mais on oublie souvent que les rosiers sont aussi des plantes sauvages (le plus connu en Europe est l’églantier) aux fleurs simples à cinq pétales, qui sont devenus à la mode, pour leur aspect plus naturel, depuis quelques décennies sous le nom de « roses botaniques ».

Les rosiers cultivés sont le résultat de plusieurs millénaires de transformations d’abord empiriques, puis dès la fin du XVIIIe siècle, méthodiques, en particulier par l’hybridation. Les variétés sont innombrables, on estime à plus de 3 000 le nombre de cultivars disponibles actuellement dans le monde. L’existence des roses remonte bien avant l’antiquité, preuve en est les fossiles retrouvés dans l’ouest américain et datés de plus de 40 millions d’années.

Rosidae

La sous-classe des Rosidae, écrite aussi Rosiidae, regroupe des plantes dicotylédones. Avec plus de 100 familles et plus de 50 000 espèces, les Rosidae sont la seconde sous-classe des Magnolopsides, représentant à elle seule plus du quart des plantes à fleur.

Six familles forment à elles seules plus de la moitié des effectifs : les Fabaceae, les Euphorbiaceae, les Rosaceae, les Myrtaceae, les Melastomataceae et les Apiaceae, familles comptant chacune entre 3 000 et 12 000 espèces.

Rosidées

Dans la classification phylogénétique APG III (2009), les Rosidées sont un clade important. Les Astéridées et les Rosidées sont les deux principaux clades des Dicotylédones vraies.

Les clades des Rosidées sont des Eudicotylédones supérieures dialypétales disciflores, à fleurs cycliques, hétérochlamydes, (tétra-) pentamères, à étamines libres, ovule bitégumenté et crassinucellé.

Tournesol

Le tournesol, ou anciennement héliotrope et maurelle (Helianthus annuus), est une grande plante annuelle, appartenant à la famille des Astéracées (Composées), dont les fleurs sont groupées en capitules de grandes dimensions. Le genre Helianthus comprend une cinquantaine d'espèces, toutes originaires d'Amérique du Nord, dont le topinambour (Helianthus tuberosus L.).

Cette plante est très cultivée pour ses graines riches en huile alimentaire de bonne qualité (environ 40 % de leur composition). Le tournesol est, avec le colza et l'olivier, l'une des trois sources principales d'huile alimentaire en Europe.

Le mot « tournesol » est emprunté à l'italien girasole, « qui tourne avec le soleil ». Il existe de nombreux noms ou expressions vernaculaires pour le désigner : grand-soleil, soleil des jardins, soleil commun, graine à perroquet, hélianthe…

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